Archives de l’auteur : Pierre Potvin

CTREQ: Le RIRE une foule d’information en éducation à portée de main

Extrait du CTREQ: Le RIRE (Réseau d’information sur la Réussite éducative)

http://www.ctreq.qc.ca/le-rire-une-foule-dinformations-a-portee-de-main/?utm_medium=email&utm_campaign=Infolettre%20du%2030%20janvier%202019&utm_content=Infolettre%20du%2030%20janvier%202019+CID_64b5a2703edac78b74a9193622f2875a&utm_source=InfoCTREQ&utm_term=LE%20RIRE%20%20UNE%20FOULE%20DINFORMATIONS%20%20PORTE%20DE%20MAIN

Comment les parents peuvent-ils favoriser la persévérance chez leurs enfants

Extrait du RIRE du CTREQ.

http://rire.ctreq.qc.ca/2019/01/comment-les-parents-peuvent-ils-favoriser-la-perseverance-chez-leurs-enfants/?utm_medium=email&utm_campaign=Infolettre%20du%2030%20janvier%202019&utm_content=Infolettre%20du%2030%20janvier%202019+CID_64b5a2703edac78b74a9193622f2875a&utm_source=InfoCTREQ&utm_term=Pour%20en%20savoir%20plus

(science) Explication des saisons – animation

Voici une animation vraiment bien faite qui explique les saisons et les périodes de glaciation 

(Musique) Crying – K D Lang

Voici la très belle chanson de Roy Orbison CRYING interprétée par KD Lang
https://www.youtube.com/watch?v=JNbnFVBVnz0&start_radio=1&list=RDJNbnFVBVnz0

Les problèmes émotifs et comportementaux à l’école : petite encyclopédie de l’enseignant efficace: Table des matières

Les problèmes émotifs et comportementaux à l’école : petite encyclopédie de l’enseignant efficace
Égide Royer

Égide Royer, vient publier un ouvrage fort intéressant et pratique pour les enseignants, enseignantes et les éducateurs éducatrices qui interviennent auprès d’élèves qui présentent des problèmes de comportement.

60 chapitres, 425 pages.

Un outil de PRATICIEN pour des PRATICIENS qui présente concrètement, solidement appuyé par la recherche dans le domaine, comment prévenir et composer à l’école avec les problèmes émotifs et comportementaux des enfants, des adolescents et des jeunes adultes. Comment intervenir auprès d’un élève désobéissant? Gérer les comportements perturbateurs en classe? Aider les adolescents anxieux? Prévenir l’absentéisme? Composer avec les enfants qui mordent? Reconnaître les premiers signes de maladie mentale chez les adolescents et les jeunes adultes? Un « must » à conserver à portée de main pour tous les enseignants et les éducateurs spécialisés, actuellement en formation ou en emploi.

Un outil adapté aux salles de classe par Égide Royer

Professeur associé en adaptation scolaire au Département d’études sur l’enseignement et l’apprentissage, Égide Royer a lancé un outil adapté à la réalité des salles de classe intitulé la Petite encyclopédie de l’enseignant efficace: les problèmes émotifs et comportementaux à l’école.

(Extrait du Journal de l’université Laval)

Le professeur associé y suggère plusieurs moyens concrets pour lutter contre les absences répétées d’un élève. Il propose ainsi aux enseignants et enseignantes d’accueillir chaleureusement l’élève à son retour – une marque d’attention – tout en le complimentant sur une tâche bien exécutée ou en l’orientant vers des activités valorisantes. Une façon bien plus efficace d’encourager sa présence à l’école que de se contenter de commentaires négatifs!

 

Très pratico-pratique, ce livre vise à fournir des conseils directement applicables par les éducateurs et éducatrices spécialisés, et les enseignants et enseignantes du primaire et du secondaire. Il se compose de chapitres courts et d’un index. Ce livrepermet de trouver rapidement de l’information à propos de sujets aussi divers que l’anxiété en classe, la conduite agressive, les morsures ou les mythes concernant l’apprentissage. L’ouvrage contient aussi des suggestions pour pratiquer les renforcements positifs ou pour réfléchir à la portée des suspensions scolaires.

 

Aux yeux de son auteur, cette encyclopédie ressemble donc en quelque sorte aux listes de vérification qu’utilisent certains professionnels et professionnelles, comme les pilotes d’avion avant chaque envolée. «Avec ce livre, j’ai voulu donner accès aux enseignants et enseignantes aux résultats des nombreuses publications sur les jeunes en difficulté qui ont des problèmes émotifs et de comportement, explique Égide Royer. Trop souvent, les enseignants et enseignatnes ne savent pas comment agir avec ce sous-groupe d’élèves, qui se retrouvent en grand nombre dans beaucoup d’écoles publiques.»

Selon le chercheur en adaptation scolaire, le réseau scolaire québécois souffre actuellement d’une grande inégalité. Les écoles privées et publiques à projet éducatif particulier recrutent les meilleurs élèves, tandis que les classes ordinaires regroupent un nombre disproportionné d’élèves en retard d’apprentissage ou aux prises avec des difficultés émotives et comportementales.

Les outils et stratégies proposés par le livre visent donc à aider les enseignants et enseignantes à choisir des pratiques qui ont fait leurs preuves. Bien connues des chercheurs et chercheuses, elles restent, selon lui, très peu enseignées encore par les facultés de sciences de l’éducation. «Face à une situation difficile comme une bagarre, un enfant qui mord, un élève agressif, il faut bien sûr intervenir, mais aussi comprendre l’environnement et le contexte autour des situations», précise le chercheur et psychologue.

Souvent sollicité à titre d’expert par les différents partis politiques ou les ministres de l’Éducation, Égide Royer apporte aussi son concours actuellement au Collège de Bois-de-Boulogne à Montréal. Ce cégep met sur pied un profil en enseignement des sciences humaines, qui va notamment aborder dans son programme la façon d’intervenir avec les jeunes en difficulté. L’auteur de la Petite encyclopédie y présentera d’ailleurs une conférence le 13 février pour proposer des pistes de solution visant à contrer la pénurie d’enseignants au Québec

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Voici la table des matières

table des matières-encyclopédie

Toutes ces règles à suivre pour être une bonne personne (texte de Patrice Lagacé)

Ce texte de Patrice Lagacé, journaliste à La Presse, est une caricature des nombreuses règles à suivre pour être une bonne personne, mais avec un fond de vérité. Il rejoint le texte sur le Bonhomme de neige qui suscite la controverse.
http://pierrepotvin.com/wp/index.php/2018/11/23/humour-le-bonhomme-de-neige-qui-suscite-la-controverse/

ARK

Une dame que nous appellerons MH est venue me rappeler sur ma page Facebook que j’ai encore des croûtes à manger avant d’être un citoyen modèle, avec ces mots lapidaires : « En regardant Deuxième Chance ce soir, j’ai été surprise (déçue ?) de constater que vous portez un manteau Canada Goose… Ark. »

Je me le suis tenu pour dit.

(Deuxième chance est une émission que je coanime à Radio-Canada et Canada Goose est une marque de manteaux d’hiver chauds, parfaits pour nos rudes hivers québécois.)

J’imagine que MH est la meilleure amie des animaux, et comme les manteaux Canada Goose sont faits avec des plumes d’oiseaux, dans son univers, j’en conclus que ÇA NE PASSE PAS.

 

À voir le nombre de photos d’oiseaux qui agrémentent sa page Facebook, j’imagine que c’est pourquoi MH a cru bon – utile, nécessaire, urgent, même – de venir dire à un parfait étranger que ses choix vestimentaires sont ark, pitoyables, sans plus d’explications, parce que dans l’univers des gens dont la vie tourne autour d’une cause, cette cause se passe d’explications.

Je ne dis pas que Canada Goose a raison de faire ses manteaux avec des plumes d’oiseaux. Je ne dis pas que les animaux sont heureux de se faire plumer pour qu’on se fabrique des manteaux chauds.

Je constate juste qu’être une Bonne Personne, c’est de plus en plus difficile, parce qu’il y a de plus en plus de règles – écrites et non écrites – qui sont appliquées avec de plus en plus de zèle par de plus en plus de gens hyper galvanisés par la cause qui leur est chère, une cause qui en vient à supplanter toutes les autres à leurs yeux.

Disons que ça fait beaucoup de monde qui donne des contraventions de goût, de style, de bienséance à tout vent.

Je ne dis pas que ces causes sont mauvaises. Je dis qu’il y a beaucoup, beaucoup de causes qui en viennent à définir beaucoup, beaucoup de gens. Ça fait beaucoup de lieutenants de la police des choses correctes qui se chargent de vous faire savoir que vous êtes un tab***** d’écœurant de ne pas suivre le pas de la parade sans laquelle leur vie à eux n’a pas de sens.

Pas de Canada Goose, donc.

Pas de manteau Made in China.

Des vacances, oui, mais pas en avion. Au pire, en char électrique.

Pas de poêle à bois.

Pas de char électrique, la fabrication d’une voiture électrique étant plus polluante – semble-t-il – que l’empreinte carbone d’une voiture à essence.

Pas de char, point.

Des vacances, donc, OK. Mais à vélo (à vélo fabriqué au Québec).

Pas de viande.

Pas de tout-inclus.

Pas de bars du Chili, pas de crevettes de Thaïlande.

Pas de course au cochon graissé.

Pas de pailles, ça pogne dans le nez des tortues. Et le plastique crée des océans de déchets dans les océans, c’est bien connu.

Donc, pas de sacs en plastique.

Pas d’emballage en plastique.

Pas d’emballage, point.

Zéro déchet, c’t’un minimum.

***

Je précise ici que je ne suis pas nécessairement en désaccord avec toutes ces règles écrites et non écrites, règles qu’il faut suivre pour ne pas être un mauvais citoyen, une mauvaise personne.

Je dis que je m’y perds, je dis que j’ai hâte que sorte en librairie le livre des règles – de TOUTES les règles – qui vont m’aider à devenir – et à rester – une Bonne Personne.

Un livre qui ne sera ÉVIDEMMENT pas imprimé sur du papier vierge, qui sera plutôt imprimé sur du papier recyclé, ce qui permet « de sauver l’équivalent de 9 arbres, d’économiser 32 001 litres d’eau », comme j’ai lu à la fin d’un livre pendant mes vacances des Fêtes, vacances que j’ai prises au Québec, dans un chalet où il y avait malheureusement un poêle à bois.

(Le livre s’intitule Les villes de papier de Dominique Fortier, un livre d’une délicate beauté qui imagine la vie intérieure de la poétesse américaine Emily Dickinson, dont voici un joli extrait : « Emily n’est pas dupe. Ses poèmes ne sont pas des enfants de papier. Ce sont, tout au plus, des flocons de neige… »)

Parlant de neige, avant que j’oublie…

Pas de souffleuse, jamais, pas même après la bordée de neige de ce week-end. (Au fait, il faut dire « fin de semaine », because l’anglicisation qui nous guette.)

***

Pas de Nutella, le Nutella est fait avec de l’huile de palme, et l’huile de palme, c’est la déforestation.

Pas de gazon, ça bouffe beaucoup trop d’eau, le gazon. Pas d’amandes non plus, la culture de l’amande nécessite beaucoup trop d’eau.

Pas trop de vêtements, s’il vous plaît, l’industrie du textile contribue à tuer la planète.

Pas autre chose que du lait maternel, jamais.

Parlant de lait, ne pas jeter au recyclage le collet de plastique qui se trouve sous le bouchon de la pinte de lait sans couper ledit collet : le bec des oiseaux peut rester coincé dedans (j’ai lu cela sur la page Facebook de la MH ci-dessus mentionnée).

Pas de blagues sur les religions.

Pas de blagues offensantes.

Pas de zoos.

Végétalisme, végétalisme, végétalisme. Au pire, végétarisme.

Pas de poules pas-élevées-en-liberté-qui-ne-reçoivent-pas-de-massage-trois-fois-par-semaine.

Pas de chats dégriffés. Pas de chats qui sortent dehors. Pas d’animaux achetés dans les animaleries.

Pas de dreads si t’es Blanc.

Pas de fourrure.

Pas la chanson Baby, It’s Cold Outside. Pas le livre To Kill a Mockingbird. Pas le livre Tom Sawyer. Pas Tintin.

Au cinéma, au théâtre : pas de gai qui joue un non-gai. Pas de pas handicapé qui joue un handicapé.

Pas le mot « handicapé » : il faut dire « personne handicapée ».

Pas l’expression « personne handicapée », au fait, la règle a changé depuis le dernier paragraphe, il faut plutôt dire « personne en situation de handicap ».

Comme il faut dire « personne en situation d’itinérance » ou « personne en situation de pauvreté ». Elles sont ainsi mieux logées et moins pauvres, dans l’ordre.

Pas de tablette, l’empreinte environnementale de nos bidules intelligents est en train de tuer la planète.

Pas d’iPhone, donc.

Pas de tablette avant 5 ans.

Pour les femmes : pas de maquillage, pas de Photoshop, pas de chirurgie esthétique, pas de soutien-gorge, pas de voile, pas de décolleté.

Pas de coiffes amérindiennes à Osheaga. Ni ailleurs.

Pas de jouets genrés.

Pas de fusils-jouets.

Ai-je dit végétalisme ?

Recycler. Composter. Réutiliser.

Acheter un panier de légumes d’un fermier qui récolte ses tomates et ses carottes en tracteur à voile à moins de 32 km de chez soi.

Pas d’OGM.

Pas jouer à te tirailler avec ton enfant.

Pas courir dans la cour d’école, pas de ballon-chasseur.

Pas de chambre rose pour bébé Jade.

Pas de chambre bleue pour bébé Thomas.

Pas de couleurs genrées.

Pas de genre, au fait. Pas de « Il » ou de « Elle » à l’UQAM.

Pas de Fortnite.

Pas de gluten.

Pas « Mademoiselle ».

Pas dire le mot « vieux », dire « personne en situation de vieillissement relatif ».

Pas faire d’enfants, on est trop sur la planète, ça tue la planète.

Cette liste sera caduque dans un mois.

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En enseignement et en apprentissage: la relation avant tout!

Si vous êtes enseignant: un brillant texte de David Brooks du NY Times.

« Cette percée précoce dans le domaine des neurosciences nous a rappelé qu’un travail essentiel pour une école est:

– de donner aux élèves de nouvelles choses à aimer;
– un domaine d’étude intéressant;
– de nouveaux amis.

Cela nous a rappelé que ce que les enseignants enseignent réellement:

-c’est eux-mêmes
– leur passion contagieuse pour leurs matières et leurs étudiants.

Cela nous a rappelé que:

-les enfants apprennent des personnes qu’ils aiment et que l’amour, dans ce contexte, signifie vouloir le bien d’autrui et offrir des soins actifs à la personne toute entière. »

 

Ce la s’appelle de la Bienveillance (le caring) (Potvin, 2019).

Le RIAQ: Réseau d’Information des Aînées du Québec

Le RIAQ: Réseau d’Information des Aînées du Québec

Chères lectrices et chers lecteurs voici une information sur le RIAQ – le Réseau d’Information des Aînées du Québec. Attention, vous n,avez pas besoin d’être un aîné pour profiter des services en informatiques de cet organisme.

Ce qui est particulièrement intéressant, ce sont les ateliers sur les technologies et le dépannage informatique. Plusieurs ateliers peuvent être suivis librement sous forme de présentation vidéo. 

Je suis membre depuis trois ans et je vous le recommande.

C’est quoi le RIAQ?

Le RIAQ, une organisation a but non lucratif,  a pour but d’aider les québécois avec l’Internet.

Cet  organisme existe et est dirigé par des aînés depuis 1996.

Les services offerts sont:

  1. Un site web riaq.ca dont la spécialité est l’informatique, la santé et le voyage.

  2. Un service en ligne de dépannages informatiques.

  3. Plus d’une centaine d’ateliers gratuits d’environ une heure en informatique. Ces ateliers sont donnés à distance chaque semaine et le membre peut y participer directement avec son ordinateur donc de chez lui. Il peut dialoguer avec l’animatrice et l’animateur et voir son écran.

  4. Un service d’information au sujet des arnaques possibles en Internet.

  5. Des groupes de discussion pour les 50 ans et plus.

  6. Dans le cadre de la «Librairie gratuite du RIAQ», des milliers de livres virtuels et gratuits sont téléchargeables du site.

  7. Des infolettres adressées directement aux membres.

  8. La possibilité de présenter vos œuvres dans la section «Arts et lettres» puis «Œuvres des membres».

  9. La possibilité de préparer vos récits de voyages et de les rendre disponibles via le site du RIAQ.

  10. La présence du RIAQ dans FACEBOOK (facebook.com/riaq.ca)

    et YOUTUBE (www.youtube.com/user/VideoRIAQ) …

 

www.riaq.ca

Série de mini-conférences – capsule vidéo

Série de mini-conférences vidéo : Qui sommes-nous, nous, les humains?

Tiré de mon livre: Qui sommes-nous, nous, les humains?

http://pierrepotvin.com/wp/index.php/2017/09/29/nouveau-livre-qui-sommes-nous-nous-les-humains/

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 Naissance de l’univers et de la vie
https://www.youtube.com/watch?v=8l0FnhU8nEI

 Évolution de l’espèce et ce qui nous caractérise
 https://youtu.be/J3z12SweBI4

Le cerveau
 https://youtu.be/OyXfrJU-asw

Conscience et Apprentissage
https://www.youtube.com/watch?v=PCieHvXA0aw

La motivation
https://www.youtube.com/watch?v=epZAO1QyCeM

Les émotions
https://youtu.be/076yv_RyOf4

Les croyances et les valeurs
https://youtu.be/x_ylGqWBHkw

La personnalité
https://youtu.be/Y4PwYYA3lgs

La famille, l’éducation familiale et scolaire.
https://www.youtube.com/watch?v=BeMoPTJXsz4

L’environnement socioéconomique. Milieu aisé et milieu défavorisé
https://youtu.be/TGs1hkLC6gM

La culture
https://youtu.be/EANij-94rcE

La révolution numérique et technologique
http://www.youtube.com/edit?o=U&video_id=pwjmTl9kfd8

La recherche du bonheur et la quête de sens
 https://youtu.be/iNE70TQ9oDs

Le temps… passe trop vite… (une courte vidéo conférence)

Voici une courte vidéo sur la notion du temps et le fait qu’il passe trop vite.

https://www.youtube.com/watch?v=kM019e9vh7M&feature=share

Trois constats alarmants sur nos écoles (Égide Royer)

TROIS CONSTATS ALARMANTS SUR NOS ÉCOLES

Je vous invite, en ce début d’année, à porter attention à trois indicateurs critiques de notre système éducatif : ils rendent nécessaire la prise, par le ministre de l’Éducation, de trois décisions importantes en 2019.

42 % 

C’est la proportion des jeunes québécois qui fréquentent, au secondaire, une école privée ou publique à projet particulier. Ces élèves ont deux fois plus de chances d’accéder au cégep et, respectivement, neuf et six fois plus de chances d’aller à l’université que ceux inscrits à une école « ordinaire » publique.

Dois-je de nouveau le rappeler, le réseau scolaire québécois est considéré comme le plus inégalitaire au Canada. Plusieurs écoles privées et publiques à projet éducatif particulier continuent à recruter souvent les meilleurs élèves et ceux qui présentent les difficultés scolaires les moins importantes. Ce tamisage amène plusieurs écoles « ordinaires » à accueillir un nombre disproportionné d’élèves présentant des retards d’apprentissage importants ou des besoins particuliers, entre autres en ce qui a trait aux difficultés émotives et comportementales.

Il est impératif qu’en 2019, la réussite de tous les élèves devienne une responsabilité partagée par toutes les écoles, qu’elles soient privées, publiques à projet éducatif particulier ou « ordinaires ». Toute école secondaire devrait compter au minimum, dans l’état actuel de la situation de l’adaptation scolaire au Québec, de 18 à 20 % d’élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation et d’apprentissage, les deux tiers de tous ces élèves étant des garçons.

33 % 

C’est le taux de diplomation, après sept années passées au secondaire, des élèves en difficulté ou handicapés au Québec (EHDAA). Il est de 60 % ailleurs en Amérique du Nord. Le taux de décrochage (sortie sans diplôme) de ces élèves est d’ailleurs 3,4 fois plus élevé que celui des élèves ordinaires. Leur taux d’inclusion dans les classes ordinaires francophones n’est que de 60,3 % alors qu’il est de 84,1 % dans les écoles anglophones.

Pourtant, une importante étude américaine de Laura A. Schifter (2016) révèle que, pour toutes les catégories de handicaps, les élèves inclus dans des classes où se trouvent leurs homologues non handicapés ont des taux d’obtention du diplôme du secondaire dans les temps attendus nettement plus élevés que les élèves regroupés en milieu ségrégué, même si l’on tient compte des facteurs individuels et communautaires, y compris le type de handicap ou de difficulté ainsi que le revenu familial. D’autres recherches sur la question indiquent également que ces élèves obtiennent de meilleurs résultats scolaires lorsqu’ils sont encouragés à suivre un parcours ordinaire qui présente les mêmes exigences que celles que doivent remplir les élèves sans handicap.

La classe ordinaire doit être en 2019 la première option valorisée pour l’offre de services éducatifs aux jeunes qui présentent des difficultés d’apprentissage, des problèmes de comportement ou tout autre besoin particulier. Tous les décideurs, et entre autres les organisations syndicales, doivent résister à la tentation de revenir aux classes spécialisées pour compenser l’iniquité actuelle de notre système scolaire. Recourir aux pratiques de ségrégation du siècle dernier serait encore plus injuste, consacrant très tôt dans leur vie l’échec scolaire et la sous-scolarisation de plusieurs milliers de ces jeunes.

50 %

C’est la proportion des adultes souffrant de troubles associés à l’anxiété et au contrôle de l’impulsivité, qui affirment en avoir vécu avant l’âge de 12 ans les premiers signes identifiables, selon une étude de Kessler et coll. (2012). Pour leur part, la majorité des adolescents chez qui on a diagnostiqué un trouble d’opposition ou de dépression rapportent qu’ils en ont ressenti les premiers symptômes avant leur entrée au deuxième cycle du secondaire. Enfin, la majorité des élèves ayant une phobie ou un TDAH en ont décelé les premiers signes dès la maternelle ou la première année.

Il ne fait aucun doute que la santé mentale des jeunes a un impact sur leur réussite scolaire.

Il est impératif que dès 2019, des programmes de santé mentale en milieu scolaire soient offerts universellement et deviennent partie intégrante de la culture et des valeurs de l’école. Il faut en effet être en mesure de prévenir ces problèmes plutôt que d’uniquement y réagir. Pour ce faire, il importe de favoriser, entre autres, le développement de la « littératie en santé mentale » (mental health literacy) des enseignants et des autres intervenants scolaires, pour leur permettre de repérer rapidement les premières manifestations de problèmes éventuels de santé mentale, d’apporter les adaptations pertinentes et, au besoin, de diriger ces élèves vers les professionnels pouvant leur venir en aide.

UN LEADERSHIP MINISTÉRIEL À EXERCER EN 2019

À la lumière de ces trois indicateurs et des constats qui en découlent, le ministre de l’Éducation se doit de faire au moins les trois gestes suivants dans la prochaine année : 

1- Modifier d’ici décembre 2019 la Loi sur l’instruction publique et la Loi sur l’enseignement privé afin que toutes les écoles du Québec soient dans l’obligation d’offrir, en respectant les taux de prévalence en adaptation scolaire, des services éducatifs à tous les jeunes, sans discrimination quant à la nature des difficultés ou du handicap.

2- Réviser en profondeur la politique de l’adaptation scolaire en y affirmant dès les premières pages qu’à compter de septembre 2020, toutes les écoles deviennent inclusives et que les 2,6 milliards annuellement consacrés aux élèves handicapés et en difficulté seront accessibles autant aux écoles privées que publiques.

3- Établir, d’ici la rentrée de septembre 2019, un plancher garanti de services professionnels dans toutes les écoles du Québec avec entre autres l’objectif d’intervenir très tôt dans la vie des jeunes vulnérables et tout particulièrement dans celle des élèves qui présentent des difficultés émotives, comportementales et de santé mentale. Tout jeune québécois dont le développement ou la santé mentale inquiète un enseignant devrait être rencontré par un professionnel dans les 30 jours suivant l’expression de cette préoccupation.

* Égide Royer publiera ce mois-ci, chez École et Comportement, Les problèmes émotifs et comportementaux à l’école : petite encyclopédie de l’enseignant efficace 

Lien de l’article.

http://plus.lapresse.ca/screens/c425f744-210b-4b24-9f2d-dd40b239c95f__7C___0.html?utm_medium=Facebook&utm_campaign=Internal+Share&utm_content=Screen&fbclid=IwAR2Qo4PHEmNtmQcbY0TvN-YLXuZZLOJz9z5Q9MnDq3NFf9XwqWmgtflC_Xc

Choisir le bonheur – s’aimer soi-même (texte de: Stéphane Laporte)

Choisir le bonheur …

Super texte de Stéphane Laporte, 12 décembre, 2018

Le problème, ce n’est pas qu’une personne aime quelqu’un de son sexe, de l’autre sexe, de son ancien sexe, ou de son sexe à venir. Le problème, ce n’est pas d’être hétérosexuel, homosexuel, transsexuel, bisexuel, métrosexuel, allosexuel ou aurevoirsexuel. Le problème, c’est de ne pas s’aimer. De ne pas s’aimer soi-même. D’être tristesexuel.

Tous les drames sont causés par ça. Des petites chicanes aux tueries. De ce que l’on fait aux autres parce que l’on ne s’aime pas soi-même.

Le premier coming out de tous les humains, ça devrait être : « J’ai une nouvelle à vous annoncer… Je m’aime ! » Après, tout irait mieux.

Mais avant, faudrait savoir ce que c’est, s’aimer. S’aimer vraiment.

S’aimer, ce n’est pas penser qu’on est le meilleur. Qu’on est plus beau que les autres, plus fin que les autres, plus intelligent que les autres. S’aimer, ce n’est pas se servir en premier. Et ne penser qu’à soi. Ça, ce n’est pas s’aimer. C’est se mentir. Parce que si chaque personne pense qu’elle est meilleure que les autres, c’est que tout le monde se ment. Et se mentir, c’est le contraire de s’aimer. C’est nier sa vérité.

S’aimer, ce n’est pas avoir besoin de se mesurer aux autres pour apprécier qui l’on est. S’aimer, c’est réaliser qu’on est un mélange de nos parents, de notre famille, de notre société, de notre culture, de notre environnement, de nos amis, de nos lectures, de nos voyages, de notre isolement, de nos joies, de nos peines, de nos désirs, de nos présences et de nos absences. Qu’on est fait de tout ça. Qu’il n’y a pas deux personnes avec ce mélange-là. Même pas notre jumeau. Qu’on est unique. Donc incomparable. On n’est pas le meilleur des autres. On est le meilleur de soi. Si on s’aime. Parce que si on ne s’aime pas, on peut rapidement devenir le pire de soi. Et ça, ce n’est pas beau.

S’aimer, c’est se dire à soi-même : « Écoute bibi, on va passer la vie ensemble, on n’a pas ben ben le choix, alors on va tout faire pour profiter de chaque instant. Parce que ça ne dure pas longtemps. »

S’aimer, c’est épouser sa réalité. Et ne jamais se laisser tomber. Une fois qu’on s’aime, on fait quoi ? On va vers les autres, pour que cet amour-là fasse des petits. Dans tous les sens du mot.

Admettons qu’on y arrive, qu’on réussit à s’aimer soi-même. Que tout s’éclaircit dans notre tête et dans notre cœur. Comment fait-on pour que les autres s’aiment eux-mêmes, aussi ? Parce que tant qu’ils en seront incapables, on risque d’en payer le prix.

On fait quoi ? On les aime. On les aide. Et surtout, on leur sacre patience. Arrêtons de juger tout le temps ce dont l’autre a l’air, ce que l’autre fait ou ne fait pas. C’est le jugement qui ferme les gens. Qui les fait pourrir par en dedans. Et quand ça sort, ça fait mal. À tout le monde.

Faut arrêter de mettre des gens dans des cases. Personne n’est bien dans une case. C’est trop étroit. C’est peut-être rassurant. Ça fait ordonné. Mais ça fausse toutes les données. Quand on joue au hockey, on a besoin de savoir qui fait partie de quelle équipe. Pas dans la vie. Dans la vie, on est tous dans la même équipe. Pas besoin de se catégoriser. De s’ajouter des préfixes. On est tous sexuels. C’est clair. Surtout l’été. Après ça, soyons-le avec qui on veut, on ne s’en portera que mieux.

Bien sûr, il faut créer des organisations pour défendre les groupes opprimés. Mais il faut viser le jour où l’orientation sexuelle ne sera pas plus provocante que l’orientation musicale. Je vais savoir si tu aimes Brahms ou Bieber si je prends le temps de te connaître. Si je ne le prends pas, écoute qui tu veux. Ça ne change rien à ma musique à moi. Je vais savoir si tu aimes embrasser les gars ou les filles si je prends le temps de te connaître. Si je ne le prends pas, embrasse qui tu veux. Ça ne change rien à ma sexualité à moi.

Pour dominer les peuples, rien de mieux que de leur faire croire que leur malheur est dû aux autres. À une race. À un sexe. À une classe. Ça rassemble. Et ça fait oublier que leur malheur est dû à ceux qui les dominent.

On n’en sort pas. Des gens qui s’aiment s’unissent avec des gens qui les aiment. Des gens qui ne s’aiment pas s’unissent avec des gens qui ne les aiment pas.

Faut s’aimer. S’aimer à 1, à 2, à 100, à 1000, à 8 millions, à 8 milliards.

Le décrochage scolaire: Les Instances Régionales de Concertation (IRC) sur la persévérance scolaire et la réussite éducative

Voici un très bon article sur l’analyse des Instances Régionales de Concertation et le décrochage scolaire au Québec. Voir plus bas mes commentaires à l’auteur Jean Bernachez (UQAR)

Les instances régionales de concertation (IRC) sur la persévérance scolaire et la réussite éducative

Analyse politique d’un instrument d’action publique visant à contrer le décrochage scolaire au Québec
Jean Bernatchez, Université du Québec à Rimouski

IRC et décrochage

 

Mes commentaires sur l’article

Bonjour Jean, j’ai reçu via la « veille » Google scholar ton article Analyse politique d’un instrument d’action publique visant à contrer le décrochage scolaire au Québec.  Après lecture, je veux te féliciter pour ce très bel et bon article.

Ton article est bien écrit, clair, rigoureux et surtout prudent concernant les liens possibles entre les actions des IRC et la baisse possible du décrochage scolaire. 

C’était une première fois que je voyais un article rigoureusement écrit sur les IRC et sur une visée évaluative. Malgré la reconnaissance que je fais à l’endroit des travaux de Michel Perron (cofondateur de la première IRC (CRÉPAS, 1996), j’ai toujours été critique et très réticent sur l’importance accordée au Québec à ce mouvement « périscolaire ». Michel Perron est bien au courant de ma vision et cela, pour moi, n’enlève rien à son engagement et à tout ce qu’il a fait en persévérance scolaire.

Dans ton article, tu es très prudent concernant le lien de causalité possible (les effets) entre les actions des IRC et la diplomation. Félicitation.  

Quelques commentaires

  • très intéressant les présentations historiques p. 26, 30 et 34 – j’ai appris.

  • p. 29 , je ne partage pas la mention que le décrochage commence dès la conception de l’enfant. Selon ma compréhension, il débute avec le préscolaire lors des expériences d’échecs scolaires, de frustration et de dévalorisation qui se cumulent. 

  • p.29 les déterminants extrascolaires ne sont pas, à mon avis, aussi importants que les déterminants scolaires. Selon nos travaux (Fortin, Potvin, Royer et Marcotte – étude longitudinale de 11 ans – 1996-2007) ainsi que ceux de Hattie (2009) ce sont les variables de proximité à l’élève qui ont le plus de poids (ce qui se passe en classe entre l’enseignant et l’élève – la famille et les parents) et toutes les actions directes sur l’élève. Le périscolaire (ce que font globalement les IRC) est important et influence ces variables de proximité, mais ces actions n’ont pas le même poids. La SIAA en a payée le prix en ayant des actions (péri-classe) qui ne pénétraient pas la classe.

Voilà brièvement mon point de vue. J’aime tellement ton article que je vais le mettre sur mon site. 

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Souhaits des fêtes et de la nouvelle année 2019

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Bonne nouvelle année 2019


Cher(e)s ami(e)s et collègues,  je tiens à vous souhaiter une belle période des fêtes et une bonne nouvelle année 2019

Surtout de la santé, de l’harmonie dans vos relations
tant familiales que professionnelles

De beaux projets créatifs, innovants qui seront
une source de bienveillance pour notre société qui en a bien besoin
et aussi d’aide aux personnes en difficulté

Un merci particulier à tous ceux et toutes celles qui sont abonné(e)s  à mon Blogue et/ou qui lisent fidèlement mes  articles

 

L’immigration et le mieux vivre ensemble

Depuis quelques années au Québec comme dans plusieurs autres pays du monde, particulièrement dans les pays de l’Union européenne, l’immigration représente de plus en plus un grand défi. Plusieurs pays sont en guerre ou souffrent de pauvreté très importante ce qui amène des populations à vouloir s’installer dans des pays voisins ou même éloignés. Aux États-Unis, au Canada et particulièrement au Québec et en Ontario de nombreux réfugiés forcent les frontières.

Au Québec la venue des réfugiés, des demandeurs d’asile, mais aussi de l’immigration régulière représente un défi en ce qui concerne l’intégration dans la société québécoise. Ce qui pose problème c’est particulièrement la maîtrise de la langue et l’emploi.

Dans la dernière décennie, l’on a éprouvé au Québec un malaise grandissant causé par le fait que de nombreux immigrés ne maîtrisent pas la langue française (langue officielle du Québec) et qu’une grande métropole comme Montréal s’anglicisait graduellement.

Un autre irritant se manifeste par la présence de signes religieux dans notre société (port de signes ostentatoires – le voile islamique), mais aussi par les demandes d’accommodements religieux (lieux de prière dans des institutions publiques, être servie par une femme médecin et non un homme, avoir des horaires de piscine qui séparent homme et femmes, etc.).

Avec la Révolution tranquille des années 1960 le Québec s’est détaché de l’emprise de la religion catholique et s’est orienté vers une société laïc. Le port de signes religieux comme le voile islamique, entre autres, de même que certaines demandes d’accommodements viennent remettre en question une valeur fondamentale au Québec, soit l’égalité homme femme. Le vivre ensemble est depuis quelque temps menacé et représente un défi important.

Selon le Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO) près de la moitié de la population québécoise est d’avis que l’immigration présente un grand, voire un très grand risque pour le Québec en lien avec l’arrivée de dizaines de milliers d’immigrants par année au Québec. Le motif de cette crainte dépend du répondant : ça peut être un risque perçu pour sa sécurité, pour son emploi, pour la culture ou d’autres raisons.

L’importance de l’immigration 

Note: voir l’article de Pierre Fortin économiste qui nuance grandement les propos qui suivent (voir le lien plus bas)

Au Québec les statistiques de la démographie démontrent que nous sommes en perte en ce qui a trait aux naissances. L’un des objectifs de l’immigration consiste à contrer la dénatalité, afin de combler le manque des naissances par l’arrivée de nouveaux citoyens. Ainsi, depuis l’an 2000, la migration est devenue la principale source d’accroissement de la population du Québec, passant devant l’accroissement naturel. 

Selon CEFAN (2018),  les mouvements migratoires ont contribué pour 57,7 % à cet accroissement démographique, alors que l’accroissement naturel n’y a contribué que pour 42,3 % (CEFAN).

D’autre part, certains pays, dont le Canada, accueillent beaucoup d’immigrants pour des raisons économiques considérant que l’apport de nouveaux immigrants contribuera positivement à la croissance économique du pays  (CEFAN).

Un autre aspect de l’importance de l’immigration est la question de la pénurie de main-d’œuvre pour les emplois. Là aussi l’immigration fait partie des solutions.

Dans un autre registre, le Québec a toujours été une terre d’accueil pour les émigrés venant de plus de 15 pays différents, francophones, anglophones et allophones. Au cours de l’année 2014 les principaux pays d’origine étaient : Iran, France, Algérie, Chine, Haïti, Maroc, Cameroun, Côte d’Ivoire, Tunésie (Wikepedia).  Antérieurement nous avons de nombreux italien, Grecs,  Asiatiques,  Irlandais, Vietnamiens, Haïtiens et bien d’autres. Leur richesse culturelle est venue façonner positivement notre culture québécoise.

Conditions pour favoriser le mieux vivre ensemble

  • Ce qui me semble important pour favoriser un mieux vivre ensemble est de favoriser à ce que les différents immigrés puissent se sentir bien ensemble en partageant des lieux communs témoignant de leur culture (quartier d’une ville, association, etc.).

  • Toutefois il ne faut pas que cela devienne des lieux hermétiques, fermer aux autres comme c’est le cas par exemple des juifs hassidiques installé à Montréal.

  • Pour favoriser un mieux vivre ensemble il faut accepter certains accommodements raisonnables qui ne contreviennent pas avec nos valeurs fondamentales (exemple : l’égalité homme femme).

  • Qu’il y ait une reconnaissance plus grande des diplômes et des formations étrangères permettant d’avoir accès aux ordres professionnels du Québec (médecin, ingénieur, avocat, enseignant, etc.).

  • Que le soutien à l’apprentissage de la langue officielle soit facilité avec des formations efficaces.

Références

Bélaire-Cirino, M (2018 juin). Les québécois craignent l’immigraion plus que la pollution. Le Devoir. https://www.ledevoir.com/societe/530632/les-quebecois-et-leur-systeme-de-sante

CEFAN (Chaire pour le développement de la recherche sur la culture d’expression française en Amérique du Nord) Histoire du français au Québec. La modernisation du Québec http://www.axl.cefan.ulaval.ca/francophonie/HISTfrQC_s4_Modernisation.htm#1_Le_rattrapage_de_la_Révolution_tranquille_(1960-1966)__
repéré le 21-07-2017

Wikipedia . Immigration au Québec.

***

Une excellente analyse de l’économiste Pierre Fortin de l’UQAM
Immigration: où sont les avantages

https://lactualite.com/lactualite-affaires/2016/02/10/combien-vaut-un-immigrant/

Série de conférences: Qui sommes nous, nous, les humain?

Mini-conférences : Qui sommes-nous, nous, les humains?

Note: Les mini-conférence sont accessibles, mais je suis à transformer les présentations Power point en vidéos – Rendu à la série 2

Voici une série de mini-conférences en PowerPoint. Le contenu de ces conférences est tiré de mon livre Qui sommes-nous, nous, les humains? Elles sont courtes et vont à l’essentiel. Vous avez deux choix de visionnement:

  • le PDF présente le PowerPoint sans son, vous défilez les diapositives à votre rythme pour une lecture seulement. Cliquez sur le lien pour le visionnement.
  • le Diaporama avec son ou je présente chaque diapositive. Vous pouvez aussi accélérer avec votre souri ou les flèches de votre ordinateur en fonction de vos besoins. Cliquez sur le lien pour le téléchargement

Tiré de mon livre: Qui sommes-nous, nous, les humains?
http://pierrepotvin.com/wp/index.php/2017/09/29/nouveau-livre-qui-sommes-nous-nous-les-humains/

**********


Mini-conférences : Qui sommes-nous, nous, les humains?
Série 1
4 parties

Partie 1.  Naissance de l’univers et de la vie

Présentation en vidéo You tube (6 minutes)   https://www.youtube.com/watch?v=8l0FnhU8nEI

Présentation PowerPoint  Humain Partie 1 PDF  


Partie 2. Évolution de l’espèce et ce qui nous caractérise

Présentation en vidéo You tube (9 minutes)  https://youtu.be/J3z12SweBI4

Présentation PowerPoint     Humain Partie 2 PDF


Partie 3. Le cerveau

Présentation en vidéo You tube (14 minutes) https://youtu.be/OyXfrJU-asw

Présentation PowerPoint    Humain Partie 3 PDF

Partie 4. Conscience et Apprentissage

Présentation vidéo You tube ( 12 minutes ) https://www.youtube.com/watch?v=PCieHvXA0aw

Présentation PowerPoint   Humain Partie 4 PDF


Mini-conférences : Qui sommes-nous, nous, les humains?
Série 2
4 parties

Partie 1.  La motivation

Présentation en vidéo You tube (13 minutes):   https://www.youtube.com/watch?v=epZAO1QyCeM

PDF. Présentation PowerPoint    Humain -série 2 – partie 1 PDF 


Partie 2. Les émotions

Présentation en vidéo You tube ( 14 minutes ) https://youtu.be/076yv_RyOf4

Présentation PowerPoint    Humain -série 2 – partie 2 PDF 


Rendu ici pour les vidéos

Partie 3. Les croyances et les valeurs

Présentation vidéo You tube (10 minutes)  https://youtu.be/x_ylGqWBHkw

Présentation PowerPoint    Humain -série 2 – partie 3 PDF 


Partie 4. La personnalité

Humain -série 2 – partie 4 PDF Présentation PowerPoint sans son.

Présentation PowerPoint en Diaporama avec son – durée (?) min.
http://pierrepotvin.com/8.%20Banque%20d’outils/Humain%20-s%C3%A9rie%202%20-%20partie%204%20%20pps.pps


Mini-conférences : Qui sommes-nous, nous, les humains?
Série 2
5 parties

Partie 1. La famille, l’éducation familiale et scolaire.

Version PDF Humain -série 3 – partie 1 PDF

Version PPS avec son (voix sonore)
http://pierrepotvin.com/8.%20Banque%20d’outils/Humain%20-s%C3%A9rie%203%20-%20partie%201%20%20pps.pps

Partie 2. L’environnement socioéconomique. Milieu aisé et milieu défavorisé

Version PDF Humain -série 3 – partie 2 PDF

Version PPS avec son (voix sonore)
http://pierrepotvin.com/8.%20Banque%20d’outils/Humain%20-s%C3%A9rie%203%20-%20partie%202%20pps.pps

Partie 3. La culture

Version PDF Humain -série 3 – partie 3 PDF

Version PPS avec son (voix sonore)
http://pierrepotvin.com/8.%20Banque%20d’outils/Humain%20-s%C3%A9rie%203%20-%20partie%203%20pps.pps

Partie 4. La révolution numérique et technologique

Version PDF Humain -série 3 – partie 4 PDF
Version PPS avec son (voix sonore)
http://pierrepotvin.com/8.%20Banque%20d’outils/Humain%20-s%C3%A9rie%203%20-%20partie%204%20pps.pps

Partie 5. La recherche du bonheur et la quête de sens

Version PDF Humain -série 3 – partie 5 PDF
Version PPS avec son (voix sonore)
http://pierrepotvin.com/8.%20Banque%20d’outils/Humain%20-s%C3%A9rie%203%20-%20partie%205%20pps.pps

Catherine Dorion député QS – Être député – la Culture – Avoir du temps –

Très beau discours de Catherine Dorion député de Québec Solidaire et réaction au discours d’ouverture du premier ministre François Legault.

Mots clés : Rôle de député, Culture, Le culte de la performance et de la production, Le temps de vivre

https://quebec.huffingtonpost.ca/2018/12/06/catherine-dorion-a-parle-de-la-solitude-des-temps-modernes-dans-son-premier-discours_a_23611118/

Article intéressant sur le discours de Catherine Dorion, par Patrick Lagacé  La Presse

http://plus.lapresse.ca/screens/79b75a81-a5ac-44fb-9143-f7d8701560c7__7C___0.html?utm_medium=Facebook&utm_campaign=Microsite+Share&utm_content=Screen&fbclid=IwAR1JYDPR5esegw_s16vZ0Gy0I3zPdL4FKhNQcVEjVjy94JtJke98Z2aQMko

Les jeunes de plus en plus affectés par des problèmes de santé mentale

L’Institut de la Statistique du Québec.
Très bon article sur la santé mentale des jeunes avec plusieurs données statistiques comparatives

https://www.ledevoir.com/societe/sante/542919/bilan-sante-jeunes-qc?utm_campaign=Autopost&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#Echobox=1544019947

Guide pratique pour accompagner les élèves en problème de comportement

Ce Guide très pratique pour les enseignants et les professionnels de l’éducation est un Repère et Outils pour aider et accompagner les élèves en difficulté de comportement. Il a été développé par une équipe de l’ Académie de Toulouse en France. Diffusé sur le site du RIRE du CTREQ.

https://drive.google.com/file/d/1KlKjkd8L_cnfnXVzN3bH6368gJ85gksG/view

(Humour – caricature – film d’animation) La quête du bonheur à tout prix

La quête du bonheur à tout prix  « Happiness » durée 4 minutes
Sur un aire de l’opéra de Carmen L’amour est enfant de bohème

 https://www.facebook.com/TrulyMind/videos/339804403454581/?t=4

L’acceptation, le lâcher-prise et vivre l’ici et maintenant

 

Note : le titre est de moi et j’ai abrégé le texte – |…| Je dois préciser que je suis en partie en accord avec le contenu de ce texte, à savoir, qu’il est important de vivre le temps présent et de ne pas passer beaucoup de temps à ressasser le passé et les regrets. Toutefois, je crois très important de connaitre son histoire, son passé, de l’accepter, de faire la paix avec. Notre histoire oriente nos vies.

***

Auteur du texte : Paulo Coelho – reçu de Madeleine Gauthier – capté sur Facebook
Paulo Coelho, né le 24 août 1947 à Rio de Janeiro, est un romancier et un interprète brésilien. Il a acquis une renommée internationale avec la publication de L’Alchimiste, vendu à 85 millions d’exemplaires. Il a vendu 225 millions d’exemplaires à travers le monde

***

Il est toujours nécessaire de savoir quand se termine une étape de la vie.
Si tu insistes à vouloir rester en elle au-delà du temps nécessaire, tu perds la joie et le sentiment du reste.

Il faut fermer des cercles, ou fermer des portes, ou fermer des chapitres, comme tu voudras les nommer.

L’important est de pouvoir les fermer, et laisser aller les moments de la vie qui se clôturent: Ton travail s’est terminé ? Ta relation amoureuse s’est terminée ? Tu ne vis plus dans cette maison ? Tu dois partir en voyage ?

Tu peux passer beaucoup de temps de ton présent « anéanti » dans les pourquoi, en te repassant le film et en essayant de comprendre le pourquoi du comment de telle ou telle chose. L’usure qui s’en suit sera infinie, parce que dans la vie, toi, moi, tes amis, tes enfants, tes frères et sœurs, tous et toutes sommes sur le chemin vers la fermeture de chapitres, tournant la page, terminant avec des étapes, ou avec des moments de la vie et continuant à aller vers l’avant.

Nous ne pouvons pas être dans le présent en regrettant le passé. Ni même en nous demandant pourquoi. Ce qui s’est passé est passé, et il faut le lâcher, il faut s’en détacher |…|. Les faits passent et il faut les laisser partir !
Voici pourquoi, quelquefois il est si important de détruire les souvenirs, offrir les cadeaux, changer de maison, déchirer des papiers, jeter des documents, et vendre ou offrir les livres.

Laisser partir, lâcher, se détacher |…|. Il faut laisser partir, il faut tourner la page, il faut seulement vivre ce que nous avons au présent…

Le passé est passé |…|.

Ferme la porte, tourne la page, ferme le cercle.

(Humour) Le bonhomme de neige qui suscite la controverse

Auteur inconnu – reçu de mon ami Simon Papillon (23 nov. 2018)

Note : Certaines images ou certains textes présentés dans cette section proviennent de sources circulant sur Internet. Si vous êtes titulaire des droits d’auteur d’un document reproduit ici et souhaitez qu’il soit retiré ou que la source soit précisée, veuillez communiquer avec l’auteur du site.

Petite histoire DRÔLE que celle de ce bonhomme de neige…mais en même temps cette caricature est-elle celle de notre NOUVELLE société Québécoise… ???

Il a neigé toute la nuit. Donc ce matin…


8h00: je fais un bonhomme de neige


8h10: une féministe passe et me demande pourquoi je n’ai pas fait une bonne femme de neige.


8h15: je fais une bonne femme de neige.


8h17: La voisine féministe se plaint de la poitrine trop généreuse de ma bonne femme de neige. Ça rabaisse les bonne femmes de neige à un objet sexuel.


8h20: le couple gai du quartier me mentionne que ça aurait pu être deux bonhommes de neige.


8h22: le trans genre me demande pourquoi je n’ai pas simplement fait une personne de neige avec des pièces détachables.


8h25: les végétaliens du bout de la rue se plaignent du nez en carotte. Les carottes sont de la nourriture et non pas un objet de décoration.


8h28: je me fais traiter de raciste parce que le couple de neige est blanc.


8h31: la famille musulmane de la rue me demande de mettre une burqa à la bonne femme de neige.


8h40: la police débarque pour me dire qu’une plainte a été déposée. 


8h42: la féministe se plaint encore… le balai de la bonne femme de neige doit être enlevé parce que ça donne une image de ménagère aux femmes

.
8h43: le conseiller pour l’égalité des gens menace de m’évincer.


8h45: le journaliste de TVA se pointe. On me demande si je connais la différence entre un bonhomme et une bonne femme de neige. Je réponds: des boules de neige. On me traite de sexiste.


9h00: je passe au bulletin de nouvelles comme un terroriste, raciste et homophobe qui cherche le trouble en ces moments difficiles avec la météo.


9h10: on me demande si j’ai des complices. Mes deux enfants sont arrêtés…

Le Culte de la performance: témoignage de Grands-parents à leurs petits-enfants

Préambule

Depuis quelque temps j’ai un nouveau projet d’écriture Les défis de vivre dans le monde d’aujourd’hui ? L’un des chapitres aborde le culte de la performance ou la pression à la performance.

En discutant avec ma conjointe ont s’est rendu compte que tous les deux nous étions préoccupés depuis quelque temps par la survalorisation de la performance dans notre société moderne. 

Le témoignage qui suit de Grands-parents à petits enfants est issu de cette réflexion

 

Témoignage comme grands-parents à nos petits enfants

Comme grands-parents nous sommes préoccupés par le culte de la performance qui existe actuellement dans la société. Les discours et les écrits sur le sujet ne sont pas rares et ils décrivent bien les mauvais effets que ces pressions excessives à la performance peuvent entraîner (épuisement professionnel, perte de la santé, dépression chez des étudiants, voir même le suicide).

On sait que de trop grandes pressions peuvent être faites dans certains Collèges ou facultés universitaires sur les étudiants et que quantité d’étudiants prennent des médicaments pour augmenter leur concentration et leur production alors que cela aura des effets secondaires ennuyants et dérangeants sur leur santé.  La société pousse les personnes à être performantes dans tous les secteurs de leur vie (études, travail, loisirs, famille, etc.) ce qui est insensé, et peut aboutir à ce que des personnes deviennent contrôlées dans leur vie de tous les jours et alors dépossédées en fait de pouvoir sur leur propre vie.

 Comme grands-parents, nous croyons que ce qui est important concernant nos petits-enfants, ce n’est pas le type de carrière ou de profession qu’ils vont choisir (comptable, électricien, informaticien, plombier, ingénieur, pharmacien, médecin, infirmière, chimiste, chercheur universitaire, artiste peintre, sculpteur, musicien ou autre), mais comment le métier ou la profession choisie va permettre l’épanouissement de chacun et chacune de nos petits-enfants. Ce qui est très important à ne pas oublier, c’est que chaque métier ou profession conditionne les personnes à vivre des heures et des heures à accomplir tel genre de travail. Alors, la question essentielle c’est : Quel est le genre de travail, qui par lui-même, peut le plus apporter de satisfactions importantes à nos petits-enfants?  

Vos Grands-parents

Enfant désorganisé – Ces tout-petis qui explosent

Une description des désorganisations de tout petits. Cela n’a pas de sens comment notre système d’éducation tolère l’intolérable. On nuit aux enfants qui se désorganisent et au personnel. Cette tolérance n’a pas sa place dans notre système d’éducation (sous prétexte d’intégration ou d’inclusion). Ces enfants ont besoin de services spécialisés, de classes spéciales avec intégration graduelle en classe régulière après avoir appris la gestion de la colère, des émotions. Il existe plein de programmes de ce types (voir les travaux de Line Massé et ses publications de programmes)

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La dépression, la santé mentale, c’est encore tabou

La dictature du bonheur. La dépression, la santé mentale, c’est encore tabou
Un texte de Éric-Pierre Champagne

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L’histoire des services à la jeunesse:tremplin vers le future – acte du colloque 17 novembre 2017

Actes du colloque sur: Les services à la jeunesse – au Québec

La thématique proposée : d’où venons-nous? Où en sommes-nous?
Quelles leçons en tirer pour le futur.

D’où venons-nous? Considérant les lois, les commissions et rapports de
toutes sortes, les recherches, les réformes, les changements sociaux et
organisationnels multiples d’une part et en s’inspirant des gens témoins
et acteurs de l’histoire d’autre part, pointer les faits saillants, les enjeux
significatifs et les constats pour en tirer des leçons et identifier les conditions
gagnantes qui transcendent les époques.

Où en sommes- nous ? Considérant l’actuelle réforme du système de santé
et des services sociaux, les différentes problématiques auxquelles sont
confrontés les services à la jeunesse, il devient important de dresser un constat
des enjeux actuels, des menaces et opportunités qui se présentent en regard
de différents volets : le profil des intervenants, la formation, les lois et politiques
gouvernementales, les structures, la réorganisation des services, les courants
scientifiques dominants.

Cahier Histoire des services

Témoignage: D’itinérante à doctorante

Témoignage , le portrait de Jayne Malenfant. De la résilience à l’état pur.

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Témoignage d’une enseignante: Le jour où Katya Dufault a craqué

Voici le texte du journaliste Patrick Lagacé de La Presse (25-10-2018) sur le témoignage d’une enseignante de secondaire 2 dans une école publique du Québec.

Prenez le temps de lire ce texte du témoignage d’une enseignante de secondaire qui a décidé de démissionner. C’est à faire brailler! Cela rejoint mes analyses – classes ordinaires, devenues ingérables – la sélection et ses effets pervers (privé et programmes particuliers). C’est vraiment dépriment ce qu’on a fait de notre système d’éducation. Je ne le reconnais plus. Moi je me rappelle de mes années au secondaire et comment c’était intéressant et stimulant (au public). Bon, évidemment les temps ont changés, les enfants et les adolescents ne sont plus ceux des années 1950 ou 1960 et c’est correct. Toutefois, il faut revaloriser la profession enseignante et faire en sorte que la première mission des enseignants est d’enseigner et des élèves d’apprendre. 

 

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Kathya Dufault. L’enseignante en question signe un article: S’enfuir pour sauver sa peau.

http://plus.lapresse.ca/screens/bf2564f7-6207-48b4-9cc1-cc050271b64c__7C___0.html?utm_medium=Facebook&utm_campaign=Microsite+Share&utm_content=Screen&fbclid=IwAR1XlvFovJgm9lAq7NtLeNU0LsdTMDoOuseCIyo-0A1nYrAVt2xn37_nWqw

Malheureusement pour elle, sa sortie sur les média lui a valu comme conséquence de perdre son emploi.

https://www.985fm.ca/nouvelles/faits-divers/173901/apres-le-cri-du-coeur-dune-enseignante-la-commission-scolaire-lui-montre-la-porte?fbclid=IwAR3-0-vvKTq1V8lvjtKG7i1rhgj3qOuPf-_rS2JhgwMN7T68KjK1phC3fIQ

Le ministre de l’éducation intervient et veut briser la loi du silence en éducation
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Différences entre psychoéducation et éducation spécialisée –

Voici ce qui circule sur les réseaux sociaux, concernant la différence entre l’éducation spécialisée (TES) et la psychoéducation

Propos tenu sur Facebook – Groupe : Les trésors de l’éducation spécialisée (15 octobre 2018)

Question de démarrage

Est-ce que c’est toujours claire dans vos milieux la différence entre une psychoéducatrice et une éducatrice spécialisée dans leur champ d’intervention et de compétences?

 

Les réponses

… du tout…. beaucoup se pilent sur les pieds par soucis de trop en faire :/

… À ce sujet, j’ai étudié au Bac en psychoéducation et à notre dernier cours d’identité professionnelle, on n’a pas relevé tant de différences entre une TES et une psychoed. Mise à par les actes réservés, les psychoed poussent sur la théorie et les TES poussent le côté pratique/terrain.

…  Presque aucune à part dans l’évaluation ….et le salaire !!!! 😡

…  Malheureusement pas beaucoup… J’ai déjà entendu dire que la psychoéducation est l’éducation spécialisée de l’université…

…  Je n’ai pas de psychoed dans mon milieu, mais une bonne amie à fait le BAC et maîtrise, elle m’envoyait ses travaux pour que je les corrige et honnêtement je pouvais même la conseiller sur le contenu jusqu’à la maîtrise sans problème . Comme les autres ont dit, c’est seulement sur la portion des évaluations que je ne pouvais pas!

… Oh je suis étonnée… j’arrive de France et moi qui comptait compléter ma formation de TES avec un certificat ou un baccalauréat en psychoéducation ! Vous auriez d’autres idées de formations complémentaires ?

…  Dans ma CS, la psychoed fait des rencontres individuelles & des animations de classe. Elle pousse plus niveau « psychologie » …

 

Ma réponse

Elle est bien bonne cette question de différence entre la psychoéducation et l’éducation spécialisée. Il y a 30 ans on se posait ce genre de question. Avec parfois les mêmes réponses que maintenant.

Pour faire simple disons que l’éducation spécialisée c’est 3 ans d’études Collégiale et la psychoéducation c’est: 2 ans de collège et 5 ans d’université = 7 ans d’études. À cela l’on peut ajouter un autre 3 à 5 ans d’année universitaire pour avoir un Ph.D = 10 à 12 ans d’études possibles en psychoéducation.

Ceci dit, l’éducation spécialisée a quelque chose de très précieux c’est le contact direct avec la clientèle et son côté « pratique » résoudre des problèmes. La psychoéducation a débuté comme cela il y a 50 ans. La force de la TES c’est la technique (les multiples moyens) et sa faiblesse « être trop technique » au détriment de l’analyse et de l’évaluation soutenu par les connaissances scientifiques.

La force de la psychoéducation c’est la science, la culture, le champ de connaissances qui permet d’avoir une « métavision » des problèmes. Les dangers, c’est de la « forcer » à s’éloigner du contact direct avec la clientèle, de la spécialiser en évaluation et en rôle conseil.

Mais pour moi, c’est une étape de transition. Mon message: les deux professions doivent collaborer ensemble – mettre les forces de chacune des professions ensemble – faire alliance et se reconnaître mutuellement.

Éducation spécialisée et psychoéducation

https://aidersonenfant.com/educateur-specialise-ou-psychoeducateur-comment-choisir-le-bon-professionnel-pour-aider-mon-enfant/

Fondements de la psychoéducation et recherche en éducation et en psychoéducation

Une entrevue vidéo réalisé par Claude Bilodeau à l’occasion du colloque L’histoire des services à la jeunesse: tremplin vers le futur, le 27 novembre 2017

Durée de la vidéo 61 minutes

  • 0.00 min.  à 2.30 min.     Carrière
  • 2.30 min.  à 7.30 min.     Les leçons de Boscoville
  • 7.30 min.  à 16.00 min.   Relation d’aide et conditions de formation universitaire
  • 16.00 min.à  31.00 min.  Le système d’éducation du Québec
  • 31.00 min.à  43.00 min.  Évolution de la psychoéducation – les fondements – le rôle conseil et l’évaluation
  • 43.00 min.à  49.00 min.  La recherche, les données probantes, les bonnes pratiques, le savoir d’expérience
  • 49.00 min. à 61.00 min.  L’avenir, la psychoéducation – l’école idéale.

 

Résumé. Homme de réflexion et éducateur dans l’âme, Pierre Potvin parle avec émotion des leçons de Boscoville et de sa vision des éléments clés de l’approche psychoéducative, notamment du développement d’une relation construite dans l’action du quotidien, de l’importance de croire au potentiel du jeune et aussi de la capacité d’utilisation des événements du vécu partagé. Il traite de certaines inquiétudes concernant le rôle d’intervenant et celui de rôle conseil chez les psychoéducateurs. Il insiste sur l’importance des types de recherche et de certains enjeux de recherche en psychoéducation. Suites à ses travaux des dernières années, il jette un regard critique sur le système d’éducation et propose une vision de l’école de demain. Il rêve d’une école qui est un milieu de vie, une école bienveillante et aussi accueillante pour les jeunes en plus grandes

 

Les 10 incontournables pour une politique de la réussite éducative au Québec – proposés par Égide Royer

Voici la proposition d’Égide Royer (expert en éducation) de 10 incontournables qui devraient faire partie de la politique de la réussite éducative pour le ministère de l’éducation du Québec. C’est une proposition de grille d’analyse pour tous.

Je suis personnellement en accord avec ces 10 incontournables.

http://plus.lapresse.ca/screens/777bf04a-02bc-42bc-ad69-70d06040d2ab__7C___0.html

Un projet de société – Le lobby le plus puissant: Nous

Le discours d’une jeune femme (Catherine Dorion) candidate de QS au élection provinciale du Québec dans Taschereau.

Quelle belle énergie de jeunesse, quel beau Projet de société. Un délice rafraîchissant dans la campagne actuelle « sans odeur et sans saveur ».  (durée 7 min.)

https://www.facebook.com/catherinedorionqs/videos/352721472130656/?t=4

Autre belle intervention de Catherine Dorion: Lettre à ceux qui ont bâti le Québec – hommage aux aînés

Cri du cœur d’une psychoéducatrice sur le terrain – le manque de ressources

Voici un texte qui est le cri du cœur d’une psychoéducatrice sur le terrain qui témoigne du manque de ressources pour répondre aux besoins de santé (physique et mentale), entre autres, pour les personnes itinérantes.

 

Texte publié sur Facebook, le 13 septembre 2018. Reproduit avec la permission de l’auteure.

Commentaire de ma part: Comment est-ce possible dans notre beau Québec, en Amérique du Nord, dans un pays prospère, d’être aussi inefficace, de tourner en rond pour finalement ne pas arriver à aider les personnes en besoin.

***

Texte de: Geneviève Chénard

Aujourd’hui, je suis moralement fatiguée:

– J’ai demandé l’aide d’une amie orthopédagogue pour un charmant jeune homme de 14 ans qui a doublé une année… C’est génial parce qu’on va réussir à l’aider en trouvant les bons problèmes…. d’apprentissage! Je trouve ça juste très dommage que cela doive se rendre à nous, au privé, à 14 ans, avant que quelque chose ne soit fait;

– J’ai laissé deux messages en deux semaines à un député provincial pour m’aider dans la recherche d’une solution pour financer l’aide d’un petit garçon…. 2 messages. Oui, je sais qu’il est en campagne électorale… je demandais un appel, max 30 minutes. Aujourd’hui, la personne au téléphone m’a demandée de comprendre qu’il est en campagne électorale et qu’il devait aujourd’hui même aller porter son matériel informatique à Québec (faut crère qu’il n’a pas le bluetooth)… Je lui ai demandée de comprendre elle aussi que c’était assez important que le garçon soit vu, elle m’a dit que rien ne se ferait avant les élections… bon ben coudonc

– Un itinérant s’est pointé à la clinique. Oui, mal poli, pas très propre, voire même désagréable avec ma stagiaire. Il est revenu quand j’étais là. Environ 65 ans (au moins en fait), alcoolique, en marchette (avec ben de la misère à marcher), respire très mal et les jambes pleines de plaies… bref, j’ai appelé des ressources… la seule de St-Jérôme qui offre un hébergement d’urgence est un 2e étage sans ascenseur, ils le refusent donc (tsé, la marchette). J’appelle la police pour trouver une solution (tsé?, il peut même pas vraiment marcher pour traverser la rue pour l’hôpital là), mais la répartitrice me dit que ça fait 3 jours que les policiers essaient de l’aider et que ça marche pas, fait que là, ils sortiront pas pour lui… moi de dire: « euh ok, fait que là, je fais quoi avec lui dans mon bureau? », j’ai donc demandé au sergent de me rappeler pi je me suis débrouillée (merci à ma collègue Jennifer aussi)!

Finalement, en collaboration avec la ressource qui ne pouvait pas le prendre (le 2e étage avec pas de marchette possible), on lui a payé un taxi qui l’a mené à la gare, qui a patienté avec lui pour l’aider à monter dans l’autobus, dont le chauffeur l’aidera à descendre, pour que OldBrewery Mission le prenne ce soir à Montréal (je vous rappelle que la clinique est à St-Jérôme). C’est poche en tabarnak comme moyen, je le sais. Mais c’était ça où je le laissais sur le bord de la porte parce que j’ai pas les moyens d’y payer un taxi à 200$ pour aller à Montréal, que la police sortirait pas pour ça, que je pouvais pas là, sur le champ, abandonner mes autres clients pour aller le reconduire, etc.

Le sergent m’a rappelée… il m’a racontée qu’il pensait que j’étais une TS du public qui demandait l’aide des policiers pour expulser monsieur de mon bureau… parce que les policiers sont eux-mêmes allés le porter à l’hôpital 3 fois…. la première fois, selon le flic, la TS a dit au monsieur qu’elle ne pouvait rien faire à cause qu’aucune ressource de la ville ne pouvait le prendre (tsé, un 2e étage sans ascenseur, faut croire que tous les itinérants sont valides ??) et elle l’a référée à un endroit où il devait payer (????) alors le gars a rappelé les policiers ce qui nous mène à … , la deuxième fois, la ts a rappelé les policiers pour qu’ils reviennent le chercher et le mettent dans un autobus, les policiers ont refusé à cause de l’état de santé du monsieur et ont demandé à la ts de travailler son dossier, la troisième fois, ils ont brandi la menace d’une P-38 (hospitalisation contre le gré pour évaluation). La TS a jugé qu’il était apte à se trouver une ressource… on sait toujours pas pourquoi il respire de même.

Bon, ok, j’ai pas interrogé les TS de l’hôpital…mais le policier m’a racontée que souvent, il va mener des gens intoxiqués ou malades et qu’il les retrouve dans la rue 1 à 2 heures plus tard. C’est peut-être pas juste la faute aux TS, ni aux médecins, plusieurs sans abris sont difficiles à aider (santé mentale, toxicomanie, etc). mais, calvaire que je suis fatiguée de voir du monde tourner en rond à tous les jours parce que la ressource d’accueil n’a pas d’argent pour se relocaliser, parce que l’hôpital n’a pas de lits sociaux, parce que y’a eu 50 000 000$ de coupures dans les services sociaux publics en 5 ans dans les Laurentides, parce qu’on tourne les coins ronds, parce qu’on ne se parle pas, parce qu’on en fait le moins possible parce que si on fait ce qu’on devrait, on est fatigué….

Pi je ne vous parle même pas du gars analphabète, sans téléphone, qui est déjà débarqué à la clinique parce qu’il a reçu une lettre de la RAMQ qui lui demandait d’appeler (hahahahahahaha) pour avoir sa carte pour être soigné… pi que là, pour avoir sa carte, ça y prenait un numéro pi le remplissage d’un formulaire …. ah ben oui!

Ou encore de la clinique Sida Amitié qui accepte les patients sans carte d’assurance maladie pour traiter le sida et l’hépatite et qui ne vivent donc que de dons ou presque vu que le médecin ne peut pas charger ses actes professionnels vu le pas de RAMQ..parce que sa clientèle est démunie (sur tous les plans)

Ou encore des parents qui font des arrêts d’agir physiques sur leurs enfants pi qui débarquent dans mon bureau, complètement à bout, en pleurant et en se serrant la ceinture parce que la psychoéducation, c’est pratiquement pas couvert par les assurances collectives mais que y’a des mois, voire des années d’attente au public…

Trompez vous pas, j’adore ma job, pi je suis partie au privé pour aider réellement….mais je peux pas tous les ramasser juste parce que …. parce que …

Bref, à soir, je suis fatiguée

Souvenir de l’attaque des tours du Word Center du 11 septembre 2001

Voici un très beau vidéo avec la chanson The Sound of Music sur le drame de l’attaque des tours du Worl Center de New York le 11 septembre 2001

https://vimeo.com/188560917?ref=fb-share

https://vimeo.com/188560917?ref=fb-share

Intervention précoce: maternelle 4 ans plutôt que CPE ?

Note: Suite à diverses nouvelles lectures, analyses de critiques, j’ai apporté quelques ajustement à mon argumentaire. Entre autres, de réduire la comparaison maternelle 4 ans et CPE. (19-02-2019)

Mise en contexte

La mise en oeuvre en septembre 2019 par le gouvernement du Québec (CAQ) de maternelles 4 ans déclenche un débat en éducation et dans la société qui opposent les partis politiques et certains chercheurs en éducation. Deux groupes principaux s’affrontent: les Pro investissement dans le réseau des CPE et les Pro implantation de maternelles 4 ans.

L’enjeu principal est la prévention de l’échec scolaire et ultérieurement du décrochage scolaire chez les élèves du secondaire.

Certains chercheurs, dont moi-même,  soutenons que la prévention demande l’établissement en premier lieu de maternelle 4 ans en milieu défavorisé et idéalement d’un réseau de maternelles 4 ans pour tous les enfants du Québec peu importe leur milieu. 

D’autres chercheurs et intervenants en petites enfance proposent plutôt un investissement plus grand dans le système actuel des CPE (Centre de petite enfance – les garderies). 

Ce débat en éducation – CPE ou maternelle 4 ans pour tous, s’est actualisé, entre autres, lors d’une entrevue à 24/60 R-C lundi soir (10 septembre 2018) entre Égide Royer spécialiste en adaptation scolaire de l’Université Laval et une chercheuse de l’UQAM Nathalie Bigras spécialiste en CPE et petite enfance. 

Rappelons que la motivation première d’implanter des maternelles 4 ans, soit en milieu défavorisé ou dans tous les milieux, c’est une question de prévention en intervenant tôt dans le développement des enfants. Cette intervention vise principalement la préparation à la scolarisation, entre autres, par les apprentissages fondamentaux en littératie (lecture et écriture) et en numératie. Nombre de recherches ont bien démontré que bon nombre d’enfants, particulièrement en milieu défavorisé (mais pas seulement) n’ont pas les préalables nécessaires aux apprentissages scolaires en arrivant à la maternelle 5 ans et au primaire avec des retards dans certains domaines de leur développement. 

Ceux qui sont favorables aux CPE plutôt qu’à la maternelle 4 ans 

Parmi les principaux arguments des chercheurs en petite enfance, c’est qu’à l’âge de 4 ans l’environnement des CPE offre une qualité d’interactions et un climat de vie très favorable à la petite enfance (3 ans et 4 ans) et qu’à cet âge il faut préconiser une  approche d’exploration plutôt qu’une approche d’apprentissage préscolaire réalisée par le milieu scolaire et les enseignantes formées en préscolaire. 

L’autre argument, c’est le danger d’affaiblir le réseau déjà fragilisé des CPE. Qu’il serait plus pertinent d’investir l’argent  dans le développement du réseau des CPE et garderies.

Il y a aussi d’autres arguments comme la non faisabilité du projet à cause du manques d’espace (locaux), du manque de ressources, etc.

Quelques critiques sur l’approche CPE plutôt que maternelle 4 ans

Les pro CPE et garderies mentionnent que « la scolarisation hâtive » de tous peut mettre les plus jeune à risque ». Pour moi, c’est le contraire. Cette préscolarisation à 4 ans peut permet aux enfants de développer les préalables nécessaires à la scolarisation.  

Les pro CPE et garderies voient une menace pour le système de garde au Québec en instaurant les maternelles 4 ans pour tous. Ils souhaitent un investissement plus grand dans les CPE et les garderies.

Ma vison c’est qu’il faut les deux systèmes qui sont complémentaires et qu’ils n’ont pas la même mission. Oui les trois première années sont très importantes et il faut avoir un système de CPE et de garderies de grande qualité et accessibles pour tous. Il n’est pas question que les maternelles 4 ans remplacent les CPE et les garderies. Les deux système doivent collaborer ensemble – ministère de la famille (CPE et garderie) et ministère de l’éducation (maternelle 4 ans). Partager les compétences aussi.

Quelques statistiques sur l’état actuelle des CPE et des garderies.

 

Au Québec, selon statistique Canada il y a plus de 91 000 enfants de 4 ans

Les données tirées de l’Association québécoise des CPE démontrent que le système actuel en petite enfance ne peut pas assurer la mission d’offrir à tous les enfants de 4 ans du Québec des interventions précoces de qualité dans le but de favoriser le plein développement, la prévention des retards et la préparation à la scolarisation future au primaire.

Selon mon analyse, les CPE et les garderies supervisées se partagent environ 47 % de cette population. De son côté le Ministre de l’Éducation J-F Roberge  (entrevue de dimanche 17-02-2019) mentionne qu’en ce moment les CPE n’accueillent que 25% des enfants de 4 ans, ce qui fait que 75% ne sont pas en CPE, et 20% ne sont dans aucun service de garde.

Ainsi, l’implantation graduelle de maternelles 4 ans pour tous serait la stratégie qui permettrait de s’assurer que tous les enfants de 4 ans reçoivent des services éducatifs de qualité. Bien entendu, parallèlement il faut poursuivre le développement de l’implantation de CPE et de garderies accessibles à tous et aussi à un prix convenable.

Pourquoi moi je suis favorable à la maternelle 4 ans 

Tout d’abord je dois préciser aux lecteurs et lectrices que je crois important de poursuivre le développement du réseau des CPE, car c’est un acquis de grande qualité pour les familles et les enfants du Québec. Notre système de garderie (CPE) avec son personnel (les éducatrices en petite enfance – formation collégiale) fait un excellent travail pour le développement des enfants et comme soutien aux familles.

Ceci dit, la stratégie de miser sur un réseau de maternelle 4 ans pour les enfants en milieu défavorisé d’abord, puis étendu à tous les enfants de 4 ans du Québec s’appuie sur le principe de l’intervention préventive précoce afin que tous les enfants soient préparés aux apprentissages scolaires. Ce n’est pas la mission directe, à ma connaissance, des CPE. C’est aussi de favoriser le dépistage des difficultés chez l’enfant, d’identifier les besoins particuliers dès la petite enfance (4 ans et 5 ans) et  dès les premiers signes  de difficulté offrir des services. 

Nombre d’études ont bien démontré que pour prévenir les difficultés scolaires et le futur décrochage au secondaire, qu’il faut intervenir d’une façon précoce dès les premiers signes. Qu’il existe deux types d’interventions préventives : l’universelle et la ciblée (pour les enfants en besoins particuliers). Que la prévention doit miser sur les apprentissages liés à la littératie (lecture – écriture) et à la numératie ainsi qu’au développement de la socialisation (le vivre ensemble)

L’avantage des maternelles 4 ans 

  • Le milieu de l’éducation avec les maternelle 4 ans a pour mission première, entre autres,  le développement global des enfants et plus directement le développement de préalables d’apprentissages préscolaires liés à la littératie (lecture – écriture) et à la numératie (à ma connaissance);

  • Le milieu scolaire à non seulement le personnel enseignant formé en pédagogie de l’enseignement au préscolaire, mais comprend également des ressources professionnels spécialisés pour soutenir les enseignantes et les enfants en besoins particuliers (orthopédagogue, orthophoniste, éducatrice spécialisée, psychoéducatrice, psychologue scolaire, etc.);

  • Pour favoriser la réussite éducative et scolaire ainsi que prévenir le décrochage scolaire ultérieurement au secondaire il ne faut en plus de dépister tôt, offrir des services d’intervention préventive aux enfants en difficulté. Particulièrement en milieu défavorisé, mais pas seulement là. cette intervention préventive doit se faire tôt dès l’âge de 4 ans.

  • L’approche, tout en respectant le niveau de développement des enfants (4 ans et 5 ans) ne doit pas se limiter à une approche par le jeu et par l’exploration, mais aussi par une approche systématique d’apprentissage préscolaire en littératie et en numératie.

Proposition de solution

  • Afin de préserver nos acquis d’un système de CPE de bonne qualité et de profiter de l’expertise du personnel en petite enfance, l’implantation de maternelles 4 ans doit se réaliser en collaboration avec le réseau des garderies et tenir compte des conséquences négatives possibles de perte de clientèles pour le réseau des CPE;

  • L’on doit favoriser une  collaboration  étroite (organisationnelle et financière) entre les ministères et organismes responsables du réseau des CPE et du préscolaire (4 ans et 5 ans) (commissions scolaires – écoles);

  • Que la maternelle 4 ans soit sous la responsabilité d’une enseignante formée en préscolaire, mais  accompagnée d’une technicienne en petite enfance (en collaboration avec les CPE);

  • Que l’implantation se réalise progressivement en débutant par l’implantation en milieu défavorisé et en deuxième étape auprès de tous les milieux;

  • Qu’il faut s’assurer que le programme de prématernelle s’appuie sur des pratiques reconnues par la recherche et le savoir d’expérience évalué. 

Il est important de comprendre qu’il existe aussi beaucoup d’arguments favorables au déploiement plus grand  des CPE (service de garde). En voici plusieurs.

Voici une analyse des coûts de l’implantation de maternelles 4 ans, selon Marc St-Pierre ex Directeur général d’une commission scolaire (12 septembre 2018) – publié sure Facebook

Dans ce dossier-là, si tu sais compter, ne compte pas sur la CAQ. Quand j’ai fait un rapide calcul des impacts financiers de ce projet, je suis arrivé sensiblement au même montant que le bureau d’enquête du JdM. Pour une CS comme celle où je travaillais (25 000 élèves) et où les écoles sont à pleine capacité, il faudrait créer près de 3600 places pour accueillir les maternelles 4 ans, soit 200 classes à pleine capacité, soit le ratio maximum de 18 enfants de 4 ans par groupe. Si on devait regrouper toutes ces classes dans écoles dédiées, il faudrait construire au moins 4 grosses écoles primaires pouvant accueillir trente classes chacune. À 14-15 millions par école, on en est à quelque chose comme 50-60 millions pour une seule commission scolaire. Et on n’a pas encore engagé les profs requis, les accompagnatrices en salle de classe, les professionnels, TES et autres, ni les éducatrices des services de garde, personnel de soutien, le transport de ces enfants, etc. Alors, quand la CAQ dit pouvoir faire tout ça avec 150 millions et un peu plus pour les 72 commissions scolaires du Québec, permettez-moi de douter. Ça va prendre un gros « dix-roues » de poudre de perlimpinpin pour y arrive

Une suite de Marc St-Pierre tirée de Facebook 15-02-2019

Marc St-Pierre On ne s’entend pas encore sur quoi « enseigner » et comment intervenir en maternelle 5 ans. Après quelques années dans le cadre d’une implantation progressive du 4 ans en milieu défavorisé, la qualité n’est pas encore au rendez-vous, encore une fois en raison d’approches non-partagées, de formation et d’accompagnement insuffisants. Et ne te trompe pas, je suis allé plaidé en commission parlementaire en faveur du 4 ans en milieu défavorisé. On aurait dû poursuivre prioritairement l’implantation en milieu défavorisé, resserer la concertation avec les CPE, assouplir la règle des codes postaux pour régir l’admissibilité et consolider le programme. Au lieu de ça, on se lance tête baissée dans une implantation mur à mur, défiant toute logique sous-tendant le déploiement efficace d’actions découlant de politiques publiques qui prennent appui sur des données probantes. 

Point de vue qui favorise la maternelle 4 ans
https://www.journaldemontreal.com/2019/02/23/une-maternelle-pour-la-reussite-des-enfants?fbclid=IwAR3etGEkjJJKlY9o-vtURS5wnSEbatmgFlXIUif4ufjUXxBWqjCVGUTY2As

 

https://www.ledevoir.com/societe/education/548473/la-maternelle-une-invention-francaise?fbclid=IwAR1rWjWFfyX-RlqQn8taEduXGD_NcPQY8jiHj935Jnekfg1AWeOX_8ddXFU

https://www.journaldemontreal.com/2019/03/07/innover-dans-la-tourmente?fbclid=IwAR0qSKs1jVk3BineYr5RcrCjyML4xeY0h066PyhyNoG8cXvcQ8K1vdJwAJc

Une solution créative – une maternelle 4 ans dans un CPE

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1154617/cpe-garderie-maternelle-ordre-psychologues-mrc-montcalm?fbclid=IwAR2npl_Rwor3ywDR_Lilc51yR4uoPt4766U2AIuTbvEuBDdwj3Rt_QuhxOI

Point de vue qui favorise les CPE plutôt que les maternelles 4 ans : Une mauvaise affaire pour tous – Article signé par plusieurs universitaires.

http://plus.lapresse.ca/screens/4e7d70dc-38f0-48b7-bec6-c7c8a9409627__7C___0.html

Études sur les maternelles 4 ans – résultats jugés inefficaces

https://www.lesoleil.com/actualite/education/lecole-a-4ans-inefficace-ee68d08cff7d9bc60e4d6c86809b824c

Autre article d’analyse

https://www.journaldequebec.com/2019/01/22/pas-de-maternelle-4-ans-a-tous-les-coins-de-rue

Point de vue de Camil Bouchard (Auteur de: Un Québec fou de ses enfants). 

https://www.lesoleil.com/opinions/point-de-vue/maternelles-4-ans-arguments-revus-et-corriges-e2c04b30a9a691810470889b726952d2?utm_campaign=lesoleil&utm_medium=article_share&utm_source=facebook&fbclid=IwAR1mWbcn-7o82Yjl2Uew6wIjPDP8jfggzgBcZx-m5K-ngtlXKd6Va6mi190

Propos de Marie Malavoie ex-ministre de l’éducation: CPE maternelle 4 ans
https://www.ledevoir.com/opinion/idees/548280/un-detournement-de-sens

 

Autre article intéressant

https://www.journaldequebec.com/2019/03/13/maternelle-4-versus-cpe-8-propositions-pour-soutenir-le-developpement-des-enfants

Une critique un peu « raide » de mon argumentaire
(sur Facebook – 18-02-2019).

Propos tenus par: Dave DesRosiers

J’ai de la difficulté avec la posture: Je suis pro maternelle 4 ans… Elle me semble incompatible avec une posture de chercheur, surtout quand vos arguments pour la maternelle 4 ans témoignent essentiellement d’une méconnaissance flagrante du réseau des CPE et de la petite enfance. Je tente de les reprendre ici:

– Reprocher aux CPE de privilégier le développement global plutôt que les pré-requis scolaire est complètement farfelu. Premièrement, ils privilégient un développement global parce que le développement d’un tout-petit EST global. Et même à l’intérieur de cette perspective, je ne compte plus les initiatives d’éveil à la lecture et à l’écriture dont j’ai été témoin, sans même oeuvrer directement dans ce réseau.

– Affirmer que les éducatrices en CPE ne sont pas formées à la pédagogie préscolaire relève d’une grande méconnaissance du réseau et de la qualité des interventions et de la préparation à l’école qui s’y fait. Pour le moment, les quelques données disponibles indiquent qu’on trouve une plus grande qualité éducative (qui incluait aussi le développement de concept/connaissance) dans les CPE que les maternelles 4 ans actuellement déployées sur le territoire.

– En quoi la pénurie de professionnels disponibles en petite enfance se résorberait une fois les enfants de 4 ans intégrés dans le réseau scolaire. Je connais moins ce dernier, mais assez pour comprendre que les ressources professionnelles sont déjà surchargées et qu’elles auront peu de temps à consacrer à cette toute nouvelle clientèle. Tant qu’à engager des nouvelles ressources, consacrons-les aux bons endroits.

– Je suis bien d’accord avec vous que l’intervention doit être précoce et universelle, mais ce n’est aucunement un argument propre à la maternelle 4 ans…

– Votre dernier argument sur l’approche par le jeu ne tient pas du tout la route des connaissances actuelles sur le sujet et semble réduire le jeu à un simple passe-temps. Je vous invite vraiment à vous documenter sur le sujet avant de lancer de telles affirmations. Petite suggestion rapide, un outil comme le CLASS pourrait vous intéresser et vous démontrer tout l’intérêt d’interactions éducatives de grande qualité dans un contexte de jeu libre, mais accompagné.

Bref, votre « argumentaire » pro maternelle 4 ans me semble vraiment mal appuyé et je vous invite à approfondir votre réflexion avant de lancer de telles affirmations, surtout considérant l’autorité que vous confère votre statut de chercheur. Il ne s’agit pas juste d’un enjeu corporatiste entre deux réseaux, mais bien de s’appuyer sur les meilleures pratiques. Mon emploi n’est pas du tout mis en péril par les maternelles 4 ans, mais mon expertise en petite enfance me permet d’affirmer sans hésitation que ce projet fait complètement fausse route pour répondre aux besoins des tout-petits et à leur éventuelle scolarisation.

Et dans un monde aux ressources humaines et financières limitées, nous n’avons malheureusement pas le choix d’opposer les deux mesures, alors nous avons tout intérêt à poursuivre la discussion…

***

  • Lui ayant communiqué qu’il avait été pas mal « raide » à mon égard
    –
    Mes excuses, mon intention n’était pas de vous attaquer de manière si incisive. Si je suis votre page facebook, c’est d’abord parce que j’ai un respect pour votre contribution en éducation. Je suis probablement plutôt sensible sur le sujet par les temps qui courent et les arguments que vous avez repris, je les entend fréquemment actuellement et ils sont vraiment éloignés de ce que je côtoie professionnellement.
     

  • Dave DesRosiers Ceci étant dit, je ne pense pas que l’on puisse totalement éviter « d’opposer » ces deux dispositifs. Comme je l’ai mentionné dans mon commentaire initial, les ressources limitées feront nécessairement en sorte que ces deux modèles ne pourront co-exister très longtemps pour les enfants de 4 ans. Est-ce que les services éducatifs offerts aux enfants de 4 ans qui existent actuellement pourraient être améliorés? Certainement! Est-ce que les ressources immenses que l’on s’apprête à consacrer aux maternelles 4 ans seront la meilleure amélioration possible avec tout cet argent? Personnellement, je ne crois pas du tout..

Qualité des services en CPE et garderies
https://www.lapresse.ca/actualites/education/201805/22/01-5182693-qualite-des-services-de-garde-au-quebec-on-nest-pas-dans-lexcellence.php?fbclid=IwAR0SHfSQ7rZMOoXqACB4ViBAhOZdmjWFYK67yq7Tp-QdBaN4ryucWUU4HJo

 

Pro CPE plutôt que maternelle 4 ans

https://www.lapresse.ca/actualites/education/201902/22/01-5215799-lopposition-a-la-maternelle-4-ans-sorganise.php

Références

Afin d’informer le lecteur et la lectrice sur ma connaissance du domaine du préscolaire voici quelques éléments importants.

J’ai réalisé avec ma collègue Louise Paradis (sc. de l’éducation de l’UQTR) une étude longitudinale pour la direction de la recherche du ministère de l’éducation d’une durée de 11 ans. Soit de la maternelle 5 ans à la fin du secondaire. Avec le CTREQ, je suis auteur et coauteur d’un outil de dépistage des élèves à risque (préscolaire et primaire)  (Logiciel Premiers signes) ainsi que d’un répertoire de pratiques préventives pour les problèmes de comportement en classe Agir dès les premiers signes. J’ai accompagné et formé des enseignantes de maternelle et du primaire à l’utilisation du logiciel de dépistage dans deux commissions scolaires (CSCR et CSMB). Enfin, j’ai travaillé comme éducateur et spécialiste en psychomotricité en garderie éducative  durant deux ans, à raison d’une journée semaine (il y a de nombreuses années).

Note: Mon degré de connaissances de ce qui se fait dans les CPE et les garderie, reste limité. Mon expertise est plus en éducation.

Potvin, P. (2018). Élève à risque d’échec scolaire. Un regard sur la résilience et les facteurs de protection. Béliveau Éditeur

Potvin, P. (2010). Premiers signes. Logiciel de dépistage des élèves à risque au préscolaire et primaire. CTREQ

Leclerc, D., Potvin, P. et Massé, L. (2016 – avril). Perceptions du type d’élève, du cheminement anticipé, de l’attitude des enseignants à la maternelle, première, deuxième année et qualification des élèves à la fin du secondaire : Diplomation ou décrochage ? Revue de psychoéducation 45 (1) 113-130.

Potvin, P., et Paradis, L (2000). Facteurs de réussite dès le début du primaire. Rapport de recherche. Présenté à la Direction de recherche du ministère de l’Éducation du Québec. Université du Québec à Trois-Rivières. 180p.

Système d’éducation au Québec : quatre questions adressées aux partis politiques (automne 2018)

Dans le cadre de la campagne électorale au Québec, l’émission de TV de Radio-Canada 24-60 avec Anne-Marie Dusseault a demandé à ses téléspectateurs et téléspectatrices de lui envoyer des questions concernant le système d’éducation qui s’adressaient aux représentants des quatre partis politiques.

Voici les questions que j’ai envoyées :

Questions 1. Le double système d’éducation – privé et public

Pourquoi est-ce qu’au Québec l’on maintient un double système d’éducation (privé et public) en subventionnant généreusement le privé (60% de financement) au détriment du système public qui se voit perdre de sa meilleure clientèle. Les conséquences sont multiples, le système public absorbe en grande majorité les clientèles en difficulté et est poussé à développer à l’image du système privé des écoles à vocations particulières qui sélectionnent les élèves sur leur rendement et leurs aptitudes. On s’éloigne d’une valeur fondamentale au Québec soit « l’égalité des chances » au profit de l’élitisme. Pourquoi maintenir ce double système alors que l’ensemble des autres provinces subventionne très peu ou pas du tout leur système privé   Question : Est-ce qu’un parti politique aura le courage de favoriser l’intégration de ces deux systèmes et réduire le financement de l’école privé?

Voir l’excellent article sur les méfaits de la sélection (école privée et publique)
https://www.ledevoir.com/opinion/idees/536510/la-segregation-scolaire-au-secondaire-une-derive-largement-ignoree

Question 2. La diplomation en adaptation scolaire (EHDAA)

Le taux de qualification ou de diplomation en adaptation scolaire (EHDAA) est très faible (à peine 52%), et encore plus faible chez les garçons.  Est-ce qu’un parti politique s’engage à étudier en profondeur ce qui se passe dans le secteur de l’adaptation scolaire au Québec  ? 

Question 3. Les hommes enseignants sont très peu présents en éducation

Les hommes enseignants sont très peu présents dans les programmes de formation des enseignants et par conséquent dans les écoles primaires et secondaires. Forcément l’éducation manque d’une influence « masculine » qui pourrait aider, entre autres, le problème de scolarisation des garçons qui manque de modèle masculin. Est-ce qu’un parti politique envisage une stratégie afin d’attirer plus d’hommes dans la profession enseignante?

Question 4. La maternelle 4 ans et les CPE

La maternelle 4 ans est une stratégie reconnue pour favoriser la prévention de l’échec scolaire. D’autre part nous avons un système de qualité en petite enfance (les CPE). L’une des stratégies afin de profiter de l’expertise de ces deux mondes (CPE-petite enfance et enseignement préscolaire) c’est l’alliance entre les deux systèmes (CS et CPE). Est qu’un parti politique a pour stratégie de voir à réaliser cette alliance afin d’implanter des maternelles 4 ans pour tous?

 

 

Une belle leçon de vie

Une belle leçon de vie

https://www.facebook.com/christophe.duprat.52/videos/1703460923065421/?t=134

Entrevue sur l’éducation (Daniel Pennac)

Voici une vidéo d’une courte conférence sur l’éducation (7 min.) de Daniel Pennac (Écrivain et ancien professeur). Il était un mauvais élève et pourtant il est devenu un professeur et un écrivain de renom.

Une grande sagesse dans ses propos. J’adore.

2018: un moment propice pour l’éducation (Égide Royer)

Un article d’Égide Royer sur l’importance de l’éducation lors des élection 2018 au Québec.

La Presse +. Nous avons demandé à cinq spécialistes ce qu’ils souhaitaient jeter, transformer, conserver et ajouter dans leur secteur d’activités pour la nouvelle année. Aujourd’hui, Égide Royer aborde le thème de l’éducation.

http://plus.lapresse.ca/screens/51d6e26f-5da1-4a47-b595-9d8953fea0ce__7C___0.html

Ma mère – (texte de Stéphane Laporte)

Voici le merveilleux texte de Stéphane Laporte sur sa mère

Ma mère
Texte de Stéphane Laporte (août 2018)

Ma mère est couchée dans sa chambre toute rose. Cette chambre où j’allais me réfugier quand j’avais peur la nuit. Quand j’avais fait un mauvais rêve et que je n’arrivais pas à m’en sortir. Elle me prenait dans ses bras, me chuchotait à l’oreille, pour ne pas réveiller mon père : « Tout va bien aller, Stéphane… » Et tout allait bien, parce qu’elle était là.

Ma mère est couchée dans son bon vieux lit. Ce lit dans lequel j’allais faire des siestes, l’après-midi. Durant ces années avant l’école, où toutes mes journées tournaient autour de maman. On se collait, l’un sur l’autre. Elle me lisait des contes de fées. Et durant cette heure-là, j’avais l’impression d’en vivre un, parce que j’étais avec elle. Et qu’elle était la plus belle.

Ma mère est couchée, les yeux ouverts. Ses yeux qui m’ont toujours regardé avec amour. Qui ont toujours cru en moi. Et même si plein d’autres yeux me regardent froidement, me regardent avec dédain, parce que je ne suis pas comme eux, parce que je suis différent, ça ne m’arrête pas. Ça ne me brise pas. Parce que c’est ceux de maman qui comptent pour moi. C’est elle qui sait qui je suis. Ce dont je suis capable. C’est elle qui m’a fait. Avec amour.

Ma mère est couchée, je lui tiens la main. Cette main que j’ai tenue pour aller à l’école. Pour traverser la rue. Pour monter les escaliers. Pour aller dans la mer. Pour aller partout où je voulais aller. Un jour, je l’ai lâchée. Pour devenir un homme.

Et toutes les autres mains qui viennent se blottir dans la mienne, pour m’aimer ou pour m’aider, c’est à cause de la sienne, si je sais les serrer. Si je sais les aimer, si je sais les aider, en retour.

Ma mère est couchée, je lui tiens la main. Et dans cette main, il y a un chapelet. Un chapelet qu’elle serre toutes les nuits. Comme on tient une corde pour gravir une montagne. Pour se rendre au ciel. Ma mère a la foi. Pas la foi des commandements, pas la foi rigide, pas la foi extrême. Non. Une foi toute pure. Tranquille. Gentille. Profonde. Elle ne cherche jamais à l’imposer. C’est pas une foi pour nuire aux autres. C’est une foi pour les protéger.

Toutes ses prières, tous ses psaumes, toutes ses messes, toutes ses croix au mur, tous ses petits anges, tous ses chapelets, ça se résume en une phrase, en une croyance qui guide son être : il faut être bon pour être bien. Ma mère est bonne et bien. Tant mieux, si c’est grâce à Dieu.

Ma mère est couchée dans sa chambre rose. Là où j’allais pour avoir moins peur. Aujourd’hui, j’y suis encore pour ça. J’ai peur. Comme je n’ai jamais eu peur. Le mauvais rêve est devenu réalité. Ma mère est en train de mourir. Couchée dans son bon vieux lit, là où elle me lisait des contes de fées. Ils vécurent heureux jusqu’à la fin des temps. La fin des temps est arrivée.

Elle a les yeux ouverts. Ses yeux si pétillants, dans lesquels elle a mis tout ce qu’elle aime : sa famille, ses amis, sa maison, ses fleurs, ses livres, ses peintures, ses voyages. Ses yeux qui rendent joyeux tous ceux qu’elle croise. Parce que trop ronds. Parce que trop bons. Ses yeux ne sont plus comme avant. Il y a une fissure dedans. De laquelle s’échappe son âme. Doucement. Inexorablement. Comme les grains d’un sablier. Ses yeux se vident lentement.

Je lui tiens toujours la main. Elle ne me la tient plus. Pour la première fois. Elle ne respire plus. Elle est morte.

Ma mère est morte.

Et durant un instant, je me demande si je suis vivant.

Un morceau de moi est parti avec elle, sûrement.

Est-ce sa chambre rose, son bon vieux lit, ses yeux encore ouverts, sa main encore dans la mienne, son chapelet, mais j’ai l’impression que c’est elle qui me console. La première. Qu’elle me chuchote : « Tout va bien aller, Stéphane… »

Ma mère est morte, mais ce n’est pas ça qui va l’empêcher de m’aimer encore.

C’est ça, l’amour d’une mère. De ma mère.

Je t’aime, Maman.

 

Le lien de l’article
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La neuroéducation peut-elle directement améliorer l’enseignement en classe ?

Voici un article critique sur la neuroéducation

Didier Goudeseune 

juillet 18, 2018

Source Info CTREQ http://par-temps-clair.blogspot.com/2018/07/la-neuroeducation-peut-elle-directement.html

Un compte-rendu et une synthèse personnelle de la première partie d’une conférence essentielle donnée par Franck Ramus, associé à quelques développements autour d’un article polémique de Jeffrey S. Bowers, auquel il se réfère.

***

Enseigner est une pratique

Enseigner n’est ni une science, ni un art. Il y a une fausse dichotomie entre science et art, ce n’est ni l’un ni l’autre. Considérer ces perspectives, c’est oublier la réelle nature et responsabilité de la profession d’enseignant, envers les élèves qui lui sont confiés :

Enseigner est, avant toutes choses, une pratique (comme la médecine, la psychologie clinique ou l’ingénierie) qui doit être fondée sur des connaissances scientifiques : 

  1. Sur son propre objet : les apprentissages scolaires

  2. Sur une évaluation scientifique de ses pratiques (comme la médecine, la psychologie clinique, l’ingénierie)

Comme pour la médecine la psychologie clinique ou l’ingénierie, on peut distinguer :
1. La science fondamentale qui est vraiment l’objet de la connaissance et qui offre un cadre théorique : la psychologie pour l’éducation, la biologie pour la médecine et la mécanique pour l’ingénierie.

2. La science appliquée qui porte sur les pratiques concrètes : les sciences de l’éducation pour les pratiques éducatives, les sciences médicales pour les pratiques médicales ou les sciences de l’ingénieur pour les pratiques de l’ingénieur. 

L’assise fondamentale est que l’enseignement se traduit par une pratique qui doit être fondée sur des connaissances scientifiques plutôt que sur des croyances, des intuitions, des philosophies, des expériences personnelles, des anecdotes ou des idéologies. La connaissance scientifique est ce que l’on a de plus fiable. Ce que l’on attend d’un médecin ou d’un ingénieur, on est en droit de l’attendre à un enseignant à qui l’on confie l’éducation d’un enfant. 

La méthode scientifique

L’éducation est un domaine sur lequel tout le monde a un avis, beaucoup d’entre nous sont parents, nous avons tous été élèves un temps considérable. Fort de ces expériences prolongées, tout le monde a un avis sur ce à quoi ressemblerait la bonne manière d’enseigner, sur ce qui conviendrait à l’épanouissement intellectuel des enfants et adolescents.

Beaucoup de points de vue et d’affirmations dans le cadre de l’éducation (que ce soit dans des débats, dans des articles, dans des livres pédagogiques) sont souvent énoncés sans justification particulière, sans preuve et se réduisent dès lors à des opinions régulièrement contradictoires, qui se confrontent les unes aux autres. Cela mène à une cacophonie ambiante permanente, voire à un relativisme contre-productif où tout le monde aurait en partie tort, en partie raison.

Comment se faire un avis ? Qu’est ce qui permet de savoir qui a raison ? Comment différencier science et pseudoscience ? Comment distinguer les faits établis des affabulations ?

De tous les critères de choix, le meilleur qu’on connaisse finalement c’est la méthode scientifique. C’est la science qui va nous amener des éléments de preuve entre les différentes opinions. 

Les neurosciences auraient-elles dès lors champ libre dans le domaine de l’éducation ? Seraient-elles porteuses d’un vent nouveau ? 

Un enjeu de marketing promotionnel

Il faut faire attention à la distinction entre approche de marketing et apport scientifique réellement pertinent.

La neuroéducation est à la mode: beaucoup de livres, d’articles, de conférences, de formations, de logiciels éducatifs sont proposés. Les enseignants sont incités à prendre le train en marche, d’un domaine qui ne leur est pas naturellement familier. L’allusion aux neurosciences peut ainsi être, chez certains auteurs, un outil promotionnel utilisé pour créer une impression de crédibilité et jouer sur l’autorité de scientifiques. 

Invoquer le cerveau et les neurones rend crédule

Diverses recherches scientifiques ont montré très clairement qu’invoquer des concepts des neurosciences ou montrer des images du cerveau, limite l’esprit critique et donne l’impression que c’est solide et convaincant.

Le problème est que cela influe sur l’acceptation des idées présentées. Lorsqu’une explication est donnée en invoquant des concepts de neurosciences, elle va sembler plus plausible, a plus de chances de s’imposer. 

Les neurosciences ont un côté séduisant qui peut engendrer des effets pervers. 

IRM et salles de classe, le grand écart

Des références en neuro-imagerie sont parfois avancés comme éléments de preuve. Des troubles de l’apprentissage comme la dyslexie peuvent être mis en évidence par ce moyen. Cependant la relation entre des activations dans le cerveau et des phénomènes d’amélioration liés à l’apprentissage n’est pas automatique. Ce n’est pas parce que l’on constate des phénomènes en imagerie cérébrale que des implications et des résultats automatiques peuvent être inférés au niveau de l’apprentissage. 

Une IRM cérébrale n’a pas de lien direct avec une pratique de salle de classe et ne peut que difficilement faire l’impasse de recherches approfondies en sciences de l’éducation.

Le passage obligé par la psychologie cognitive et les sciences de l’éducation

Il est plus facile de caractériser les capacités cognitives des enfants sur la base de mesures comportementales que sur la base de mesures cérébrales. Par conséquent, les neurosciences offrent rarement un aperçu de l’enseignement sans passer par l’intermédiaire de la psychologie.

Dans le cadre des troubles de l’apprentissage, les neurosciences sont utilisées pour caractériser les déficits sous-jacents. La démarche naturelle serait alors que l’enseignement vise à corriger les déficits en les ciblant par ses pratiques. 

Cependant, les formes d’enseignement les plus efficaces peuvent souvent reposer sur le développement de compétences compensatoires (non altérées). Les neurosciences seules ne peuvent ainsi servie à déterminer si l’enseignement devrait cibler les compétences affaiblies ou non. A nouveau, le passage par la psychologie cognitive et les sciences de l’éducation s’impose. 

La psychologie se préoccupe du comportement et le comportement est la seule mesure pertinente pour évaluer la valeur d’une intervention pédagogique. 

En fait, la relation pourrait même être plus performante dans l’autre sens. Si l’enfant apprend, cela se reflète avant tout dans son comportement et ses capacités cognitives. La preuve que le cerveau a changé en réponse à l’enseignement n’est pas essentielle pour l’enseignant. Mais c’est intéressant à caractériser pour les neurosciences, ainsi les enseignants peuvent aider les neuroscientifiques dans leurs recherches. 

Par contre, les neurosciences sont pertinentes et cruciales quand elles révèlent des contraintes d’ordre médical, comme la nécessité de fournir aux enfants malentendants des implants cochléaires avant l’âge de 3 ans. Elles ont également un potentiel important dans le diagnostic préventif de troubles qui sont susceptibles dès lors d’être directement pris en compte par des pratiques éducatives. 

Emballement autour de la plasticité cérébrale

J’ai déjà abordé la notion de plasticité cérébrale en neurosciences et ses implications dans le cadre du développement du cerveau dans de précédents articles.

Le danger lié aux conceptions sur la plasticité cérébrale en matière d’enseignement tiennent à un point de vue réducteur, qui est celui de croire que l’on peut inconditionnellement modifier son cerveau, que tout est possible, on peut apprendre, il suffit de le vouloir vraiment. 

En réalité, pour ce qui est du fonctionnement courant de l’enseignement et de l’apprentissage, les notions de plasticité n’apportent rien de neuf, juste un éclairage biologique sur des phénomènes précédemment observés par la psychologie cognitive : les humains sont capables d’apprendre et ils sont capables de changer. 

Si on apprend quelque chose, si quelque chose se modifie dans nos pensées ou dans notre fonctionnement cognitif, c’est nécessairement parce que quelque chose s’est modifié au sein des neurones qui constituent notre cerveau. C’est trivial, on n’a pas besoin des neurosciences pour le savoir. 

Trivialités des neurosciences éducatives

Les neurosciences avancent à partir d’expériences chez les souris et les rats, que l’émotion est pertinente pour l’apprentissage dans les écoles. Un apprentissage efficace n’a pas lieu lorsque l’apprenant éprouve de la peur ou du stress. Le principal système émotionnel à l’intérieur du cerveau est le système limbique et il a de fortes connexions avec le cortex frontal (le site principal pour le raisonnement et la résolution de problèmes). Lorsqu’un apprenant est stressé ou craintif, les connexions avec le cortex frontal deviennent altérées, avec un impact négatif sur l’apprentissage.

Mais encore une fois, cette conclusion est triviale : tout le monde sait que les élèves stressés ou craintifs font des apprenants peu efficaces ! 

D’autres exemples de neurosciences éducatives aux conclusions triviales existent sur l’importance du sommeil, de l’alimentation, d’un environnement enrichi sont bons pour l’apprentissage alors que la négligence, les mauvais traitements et la malnutrition sont mauvais; que l’apprentissage est un phénomène social et que, par conséquent, l’apprentissage collaboratif est souvent plus efficace que l’apprentissage seul, que la motivation et l’étude dans des environnements calmes améliorent l’apprentissage et ainsi de suite. 

Réinventions de la roue

Régulièrement, les neurosciences ne fournissent pas d’idées nouvelles sur la meilleure façon de dispenser l’enseignement, elles apportent des preuves certes, mais qui confirment d’autre recherches comportementales en psychologie.

Par exemple, les neurosciences éducatives revendiquent l’utilité d’une sensibilisation précoce à une seconde langue. Or des données de recherches en psychologie sont arrivées à la même conclusion depuis longtemps. Même chose pour l’effet de test, largement démontré en psychologie cognitive. 

Utilisations injustifiées des neurosciences pour motiver l’enseignement

Diverses formations, articles, livres ou interventions destinées à proposer des améliorations de l’enseignement, sous le couvert des neurosciences, véhiculent des mythes pédagogiques ou des conceptions tellement vulgarisées et bancales qu’elles en sont dénaturées : les spécificités du cerveau gauche et droit, le cerveau triunique, les styles d’apprentissage, etc.

Un certain nombre d’auteurs soutiennent que les neurosciences éducatives sont utiles dans la formation des enseignants pour les aider à être critique et rejeter des méthodes bidon justifiées par les neurosciences. Plutôt que d’introduire les neurosciences dans la formation des enseignants, ne vaudrait-il mieux pas éviter toutes les formes d’enseignement motivées par les neurosciences et favoriser ceux de la psychologie cognitive ?

En conclusion

Tout ce qu’on fait dire aux neurosciences sur l’éducation d’une manière ou d’une autre est rarement vraiment légitime. Les vrais résultats des neurosciences ont très peu de pertinence directe pour l’éducation.

Souvent sous le terme neuroéducation, dans les meilleurs ouvrages sur le sujet,  il est surtout fait appel à des concepts de psychologie cognitive
, comme l’attention, la mémoire de travail, la récompense, la motivation, la métacognition, l’autorégulation, le stress, l’inhibition, la récupération en mémoire, les fonctions exécutives, les effets de fréquence, … 

Ces concepts de la psychologie sont étudiés également en neurosciences où l’on étudie leurs bases cérébrales et neuronales. Peut-être que ces concepts de psychologie sont déguisés en neurosciences pour les faire apparaître plus crédible?

Tout ce que proposent les neurosciences ou la psychologie cognitive, notamment sur le fonctionnement du cerveau n’est pas pertinent dans le domaine de l’enseignement. Toutes deux peuvent être instructives et valider certaines théories qui sont susceptibles d’avoir des implications dans l’enseignement. Mais leur mise en pratique repasse par des expérimentations en salles de classe qui nécessite l’implication des sciences de l’éducation. Il n’y a pas de raccourci possible pour une validation scientifique. 

La mode des neurosciences est une arme à double tranchant, ça rend les choses plus convaincantes, au moins en apparence, mais ça peut revenir comme un boomerang. Certains enseignants sont enthousiastes, d’autres développent un scepticisme qui peut mener à un rejet du discours de la psychologie et à travers ça de l’éducation fondée sur les preuves. 

Bibliographie

Franck Ramus , Les neurosciences peuvent-elles éclairer l’éducation?, Conférence à l’École normale supérieure – PSL, 16 Mars 2018, https://youtu.be/2j11lMgvXR4

Jeffrey S. Bowers, The practical and principled problems with educational neuroscience, Psychological Review, Vol 123(5), Oct 2016, 600-612

Voici une autre référence sur le sujet

http://pierrepotvin.com/wp/index.php/2016/04/06/neurosciences-neuroeducation-prudence/

 

Le regard dans le temps – (Texte sur le vieillissement)

Voici un texte merveilleux sur le vieillissement

 

Édition de La Presse + du 29 juillet 2018, 
section DÉBATS

OPINION

LE REGARD DANS LE TEMPS

LÉON GILBERT SUTTON, ANCIENNEMENT CONSULTANT EN ADMINISTRATION DE LA SANTÉ

Se pourrait-il qu’au fur et à mesure que se déroulent nos rubans de vie, notre passage sur la toile du temps nous suggère d’ajuster et d’adapter notre regard aux nouvelles réalités que nous dévoile la vieillesse ?

La première et sans doute la plus fondamentale de ces réalités est que nous consacrons une vie entière et une somme colossale d’énergie à apprendre, à se doter d’outils de toute nature pour mieux comprendre et saisir les réalités et l’univers qui nous entourent pour enfin réaliser en fin de parcours que nous ne savons à peu près rien, tant le savoir humain est vaste, infini et complexe et que les grands mystères de la vie demeurent entiers. En d’autres termes, on apprend, on étudie, on cherche, on lit et on réfléchit pendant 75 ans pour réaliser que l’on ne sait à peu près rien. Quel paradoxe !

La deuxième, et c’est probablement parce que l’on approche du crépuscule de nos vies, que l’on parcourt les derniers chapitres de nos histoires, c’est le caractère précieux et le grand privilège de la vie. Enfant, on commande à l’univers de nous obéir ; adolescent, frondeur et insouciant, on dépense nos énergies comme si nos réserves étaient illimitées. Adulte, on porte courageusement le fardeau des responsabilités familiales et du marché du travail dans le cadre d’une survie économique fragile.

UN GRAND PRIVILÈGE

Et tout à coup, on se réveille retraité pour comprendre comment chaque moment et instant de vie qui nous est accordé est précieux, un grand privilège à goûter et dont il faut être profondément reconnaissant, pleinement conscient qu’en ces temps modernes que nous traversons, les contraintes du nouveau contexte dans lequel nous vivons auraient fait que nous n’y aurions pas eu accès (septième survivant de dix naissances, né en 1942).

La troisième dimension de ce nouveau regard est le passage de la certitude et de l’acquis à l’incertitude et à la relativité de toutes les réalités qui nous entourent. En vieillissant, non seulement et c’est probablement dû à l’expérience acquise et au recul que suggère cette dernière, on devient plus critique et plus sceptique par rapport aux vérités et aux absolus qui nous ont animés tout au cours de notre vie. Mais on perçoit aussi avec plus de lucidité toute la relativité de ce qui nous entoure et a servi à nous définir et nous identifier dans le passé.

On réalise que tout est en mouvement, en changement, en transformation et en évolution et que ces réalités d’hier ne sont plus pertinentes, n’ont plus la même assurance et n’offrent plus les mêmes garanties et que leur fondement est plus qu’ébranlé et fissuré.

Ce qui était vrai hier est remis en cause, n’a plus sa place au registre des certitudes et on se demande pourquoi on a cru à tant de balivernes et dépensé autant d’énergie à défendre des vérités toutes relatives et passagères, au nom de valeurs, d’idéaux et d’absolu alors que les problèmes existentiels de fond, la vie, la mort, l’univers, Dieu demeurent des mystères insondables et sans réponse.

Enfin, en quatrième lieu, on sent la fragilité subtilement et progressivement, parfois cruellement et soudainement, faire son œuvre. Le vivant est sur sa courbe descendante et les énergies à dépenser pour ralentir l’entropie biologique sont plus intenses, plus assidues, concentrées et focusées. Et curieusement, ces trahisons du corps, et malheureusement aussi de l’esprit, nous ramènent à la fragilité et à la vulnérabilité de l’enfance. Ce revirement progressif de situation délimite la frontière et érige le mur des limites de nos capacités. Une transformation de nos êtres qui s’accompagne d’une profonde humilité et de la plus vive reconnaissance à l’égard de l’entourage qui nous protège et nous soutient, nous permettant ainsi de goûter en toute sérénité les derniers moments heureux de nos vies.

Quatre angles et quatre dimensions de l’évolution du regard dans le temps de nos vies. Limites de nos connaissances, grand privilège des vivants, relativité des anciennes certitudes, la diminution de nos capacités et possibilités, quatre prises de conscience garantes d’une certaine sérénité et joie de vie dans la vieillesse avant l’éblouissement du dernier souffle et l’accès à l’ultime mystère du vivant.

Le lien de ce texte

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Remettons en question la loi naturelle : les forts dominent les faibles

 

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Préambule

Ce texte réflexif est déclenché par ce qui se passe dans ma cour entre des écureuils qui se chamaillent pour avoir de la nourriture (des noix) et une émission de télévision présentant les aristocrates britanniques et leurs vies de richesse dans les grands manoirs anglais alors que les domestiques et le peuple vivent dans la pauvreté. Mon propos est un peu caricatural, mais contient un fond important de vérité.

Le lecteur intéressé par ce propos pourra consulté mon livre Qui sommes-nous, nous, les humains? dans mon chapitre 1. Origine de notre univers et de la vie – L’évolution des organismes vivants et la théorie de Darwin. Je suis beaucoup plus nuancé sur la question de la loi de la nature.

http://pierrepotvin.com/wp/index.php/2017/09/29/nouveau-livre-qui-sommes-nous-nous-les-humains/

 

***

Je prends conscience que l’histoire du monde, de l’humanité se passe dans ma cour. Oui, c’est très simple finalement de comprendre la source des guerres, l’écart entre les riches et les pauvres, et bien d’autres comportements humains de domination.

J’apprenais dernièrement les excès des aristocrates britanniques qui vivaient dans leurs grands manoirs dans une richesse incroyable alors que leurs domestiques travaillaient sans relâche avec un salaire dérisoire. C’était très proche de l’esclavagisme. Aucun contact n’était permis entre cette classe d’aristocrates et les domestiques faisant partie du petit peuple. Les aristocrates exploitaient leurs terres ancestrales et vivaient de loisirs et de fêtes incroyables dans une richesse excessive. J’apprenais aussi que cette hiérarchie a coûté la vie aux voyageurs du Titanic qui étaient en troisième classe. Eux ils se sont noyés, mais pas les riches aristocrates privilégiés. Même l’espérance de vie est écourtée pour les moins nanties.

C’est à cet instant que j’ai réalisé que dans ma cour ce qui se passe entre les écureuils représente exactement la dynamique des hiérarchies de classe et des abus de pouvoir. La principale cause étant cette « loi naturelle du plus fort dominant le plus faible »  qui favorise la survie et la transmission des gènes d’une génération à l’autre au profit des plus forts.

Qu’est-ce qui se passe dans notre cour? C’est simple. Nous avons un grand terrain avec d’immenses pins et une haie de cèdres, ce qui est un terrain fertile pour les écureuils. Tous les jours, mon épouse Yolande met des noix pour les nourrir.

Il y un écureuil noir, plus petit, plus chétif et moins gras que les autres qui est particulièrement fin avec mon épouse. On lui donne le nom de p’tit noir.  Il s’approche de la porte patio, n’a pas peur de nous, fait des cabrioles dans la porte moustiquaire, se lève sur ses pattes arrière et nous regarde droit dans les yeux. Mon épouse l’adore. Par contre, il y a un autre écureuil gris, plus gros, plus gras qui souvent empêche le p’tit noir de venir manger les noix. Il cour après notre préféré le p’tit noir qui a peur et se pousse sans pouvoir venir manger de noix. Il arrive même que durant des jours on ne voie plus le p’tit noir et le gros gras gris à toute l’assiette de noix pour lui.

Notre p’tit noir est mince, maigre et complètement dominé par le gros gras gris qui profite de sa domination pour monopoliser toute la richesse de la nourriture qui lui profite bien. Exactement comme les aristocrates britanniques.

Voilà pourquoi je dis que l’histoire de l’humanité se passe dans ma cour. Oui, ce fait anodin explique en bonne partie : l’esclavage, l’écart entre les riches et les pauvres, les guerres, l’inégalité homme femme, les tricheries pour faire de l’argent, les paradis fiscaux et bien d’autres phénomènes de quête de richesse par la domination.

Cette « loi de la nature » inscrite dans nos gènes d’Homo sapiens pour des raisons de survie n’est plus nécessaire pour nous comme elle l’était auparavant et comme elle continue de l’être dans la nature auprès des autres animaux des autres espèces comme c’est le cas des écureuils.

Il n’existe aucune raison justifiable pour reproduire chez nous les humains, ce qui se passe entre notre écureuil le p’tit noir et le gros gras gris. De plus, nous avons appris avec le temps que la survie de notre espèce devait passer par la coopération, la compassion, la socialisation et le partage. En groupe, ensemble les humains sont plus forts et survivent mieux. Pour ce faire, on a inventé l’éducation, les lois, l’éthique, la démocratie, etc.

Il est donc important que nous prenions conscience qu’il ne faut pas tolérer tout ce qui peu nuire à la démocratie, tout ce qui favorise les hiérarchies excessives, l’abus de pouvoir, le racisme, les écarts entre les riches et les pauvres, les inégalités homme femme. Tout ce qui ressemble à la domination du gros gras gris  sur le p’tit noir.

La pire attitude à avoir est l’insouciance de ce qui peut arriver aux autres, aux plus démunies. Finalement de devenir insensible à ce qui se passe autour de nous.

 

 

 

Hommage à Romain Rousseau professeur chercheur en éducation

Romain Rousseau. Décédé le 9 juillet 2018 à l’âge de 78 ans.


Hommage à Romain Rousseau 1939-2018

Romain est décédé le lundi 9 juillet 2018 à l’âge de 78 ans et six mois. La cérémonie religieuse des funérailles à eu lieu le samedi 21 juillet à l’église de Trois-Pistole. Une grande cérémonie à eu lieu avec des témoignages de son frère, de ses enfants (Pierre et Nadia) d’une représentante de la chorale de l’église où Romain était chef de choral.  Plus de 300 à 400 personnes ont assisté à la cérémonie.

***

Août 1982, il y a 36 ans,  je quitte Montréal, l’École de psychoéducation de l’université de Montréal comme professeur et je suis engagé au département des sciences de l’éducation de l’UQAR. C’est mon premier contact avec Romain qui était alors le directeur du département et m’avait invité à déjeuner au Restaurant chez Marie-Antoinette de Rimouski.

Durant plus de 10 ans nous avons collaboré ensemble à réaliser des recherches en éducation. Romain avait créé, entre autres, le Laboratoire d’Étude et d’Action pour le Développement de la Recherche en Éducation (LÉADRE) de l’UQAR. Les membres fondateurs étaient :Romain R. Simon Papillon, Yolande Tremblay et Pierre Potvin.

Durant la période active de recherche au LÉADRE les collaborateurs et collaboratrices proches de Romain étaient: Yolande Tremblay (décédée), Simon Papillon et Renée Pinard en lien avec sa thèse de doctorat dirigée par Romain.

Voici un exemple des productions scientifiques réalisées ensemble de 1982 à 1992 :

  • 10 articles scientifiques, dont deux plus célèbres.

    • Potvin, P., & Rousseau, R. (1993). Attitudes des enseignants envers les élèves en difficulté scolaire. Revue canadienne d’éducation, 18(2), 132-149.Prix Louis-Philippe Audet / Michel Allard, de l’Association canadienne des chercheurs en éducation (ACCE). Prix du meilleur article en français pour l’année 1993 pour Revue canadienne d’éducation. Article très cité.

    • Pinard, R., Potvin, P., & Rousseau, R. (2004). Le choix d’une approche méthodologique mixte de recherche en éducation [version électronique]. Recherches qualitatives, 24, 58-81. Article très cité issu de la thèse de doctorat de Renée Pinard 

  • 8 conférences communes. Dans ces conférences Simon Papillon est souvent co-auteur et parfois Yolande Tremblay.

  • 5 rapports de recherche.

Romain était un grand pédagogue (Prix du meilleur professeur Université du Québec) et un grand chercheur en éducation. Il a formé beaucoup d’enseignantes et d’enseignants et des chercheurs.

Romain fut pour moi un ami avec des qualités humaines de grande beauté.  Voici quelques souvenirs :

  • Lorsqu’on travaillait en recherche avec Simon Papillon, Yolande Tremblay, il y avait une place importante pour l’humour et Romain riait de bon cœur. Chacun racontait son histoire drôle. Simon P. était expert en la matière.

  • Lorsque Romain venait à Trois-Rivières pour une visite à sa fille Nadia, nous nous retrouvions avec d’autres collègues que Romain aimait bien – Chez St-Hubert BBQ.

  • Je retiens de Romain, son grand sourire, sa joie de vivre, son dévouement (aider les étudiants de doc. en statistiques), son engagement, sa foi – discrète.

Lors de mon appel téléphonique du lundi 2 juillet (une semaine avant son décès), les derniers mots de Romain lorsque je lui ai demandé : qu’est que je pourrais te souhaiter Romain? Sa réponse : Que notre amitié continue à grandir.

En plus d’être un excellent professeur universitaire et chercheur en éducation, Romain était musicien – compositeur de musique sacré, très habile en bricolage, adorait la nature, la joie de vivre et était auteur de livre de poésie : Lettres sur l’usage de la vie – Poésie. Romain Rousseau Éditeur. 2014. Regards sur le fleuve en soi – 2018

Tout au long des années, j’ai maintenu avec Romain un contact. Je suis triste de perdre ce lien d’amitié. J’espère que Romain m’entend et surtout qu’il est bien.

 

L’avis de décès de Romain Rousseau
https://www.domainefuneraire.com/avis-de-deces/Romain-ROUSSEAU-237166


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Voici le texte poétique en hommage à Romain de la part de Raynald Horth et de sa conjointe Thérèse. Raynald a été professeur chercheur au département des sciences de l,éducation de l’UQAR. Collègue et ami de Romain.

CHER ROMAIN

Ton idéal ontologique,
ta profonde axiologie,
ton épistémologie originale
et ta praxéologie réflexive
ont fait de Toi un
professeur et un chercheur exceptionnels.

 

Toi et Micheline, vous avez tissé
vos enfants dans des morceaux de ciel.
Vous avez appris à vos enfants
et à vos petits-enfants la poésie du merveilleux.

Romain, tu es un contemplatif, tu as une profonde intériorité. Tu aimes te retrouver dans les beautés de la musique et rédiger tes recueils de poésie.

Tu as en Toi ce qu’il y a de plus beau chez l’être humain : la bonté et la générosité.

Ta  bonté et ta générosité sont éternelles puisqu’elles sont portées par tes enfants et tes petits-enfants…

AU REVOIR
Raynald et Thérèse

Toile de Renald Horth (juillet 2018) Quintessence

Ma peinture représente l’âme de Romain lorsqu’elle s’est envolée
pour le Grand Voyage.

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Voici le texte en hommage à Romain de la part de Renée Pinard. Renée a été dirigée dans ses études doctorales en éducation par Romain et codirigé par moi.

Renée Pinard Saint-Fabien sur mer

Saint-Fabien sur Mer, le 26 juillet 2018

Mon conjoint et moi offrons nos sympathies à tous ceux et celles qui souffrent du départ de Romain. 
A lui, j’adresse ces mots :

Cher Romain

Lorsque j’ai été informée de ta santé déclinante, d’abord la tristesse m’a envahie puis, j’ai pensé : s’il y a un être humain prêt à l’inéluctable, ce doit bien être toi, homme de foi et d’amour! Mais pas sans te battre d’abord, ce que tu as fait. Et l’inéluctable est arrivé. Est-ce que tu voyais la mort comme un dernier accomplissement ici sur la terre? Comme tu le dis : Tu as d’abord regardé cette rumeur avec appréhension et après l’avoir sondée avec ta foi et ta raison, tu as dû l’accueillir avec confiance.

Nous t’avons accompagné à l’Église de Trois-Pistoles où tant de gens de toutes origines s’étaient rassemblés. Cette église est à ton image, plus grande que nature dans sa magnificence et la musique et la voix qui se sont fait entendre étaient étonnantes de beauté. J’ai compris par là qu’on voulait te remercier de tout ce temps consacré à plusieurs causes et qu’on t’avait réservé le plus beau.

Je t’ai exprimé de nombreuses fois ma reconnaissance pour la qualité de l’accompagnement dont j’ai été le sujet lors de mes études doctorales. J’étais alors une praticienne en réflexion sur son travail professionnel qui voulait explorer de nouvelles façons d’agir. Je souhaite clamer encore haut et fort à quel point je fus privilégiée de t’avoir comme directeur de thèse et Pierre Potvin, comme codirecteur. Vous m’avez offert un accompagnement hors du commun fait de respect, d’écoute, de rigueur, de soutien, de confiance en mon projet d’action. Vous vous êtes retrouvés hors de vos zones habituelles de recherche, m’aviez-vous dits, mais prêts à m’accompagner sur cette voie, tout en balisant mon parcours de rigueur. Vous avez contribué grandement à transformer un projet d’action-recherche professionnelle en une œuvre dont je suis fière encore aujourd’hui.

Après coup, j’ai compris qu’il n’était pas donné à tous les étudiants de vivre un accompagnement fait de passion et de raison, d’humanité et de rigueur. Il y a bien des étudiants malheureux ou, à tout le moins, insatisfaits au pays des études avancées en ce qui a trait à l’accompagnement qu’ils reçoivent.

Il y a si peu de grèves entre St-Fabien et Trois-Pistoles et pourtant je n’ai pas osé les marcher jusqu’à toi, n’osant interrompre le fil de ta vie déclinante, sachant combien ce fil portait encore d’amour, de projets, d’engagements et d’accomplissements, mais aussi d’énergie vacillante, de douleur et de recueillement.. Je t’ai alors souhaité plein de lumière courageuse et sereine pour affronter la suite de tes jours et de tes nuits. Le fleuve qui t’apportait tant d’apaisement et la salicorne qui pointait le bout de son nez ont dû te témoigner réconfort et espoir tant que ce fut possible, en plus de la famille et des amis qui t’ont entouré de leur bienveillante présence. L’heure de l’ultime vague, comme tu en parles dans « Tes lettres sur l’usage de la vie », a sonné. J’espère que la musique et l’écriture ont été tes alliées tant que ce fut possible et qu’elles t’accompagneront dans cet autre ailleurs dans lequel tu as mis ta foi.

Ma reconnaissance éternelle, Romain, pour la qualité de la présence reçue lors de mes études doctorales.

On rêve souvent d’un mentor à certaines étapes de notre vie. Tu as été le mien.

Renée Pinard

(Musique) Starmania – S.O.S d’un terrien en détresse

Starmania, S.O.S d’un terrien en détresse

Une voix exceptionnelle – de toute beauté

https://www.facebook.com/share2give/videos/950854838425554/UzpfSTEwMDAwNTM4MDIwNjkzOTo5OTQ2NDEyOTczOTE4Njg/?from_close_friend=1

Une autre version du même artiste

https://www.youtube.com/watch?v=44jyecSwdlE

Acro aux médias sociaux -illustration par une bande dessinée

Mis sur Facebook le 4 juillet 2018 par Jacques Tondreau

Quelle force que la bande dessinée! En quelques minutes, il est possible de dépeindre l’état du monde et surtout d’en prévoir l’issu probable. On trouve le plus souvent l’antidote dans le poison, on peut espérer que face à une telle déshumanisation des relations humaines, nous trouverons à résister et à construire autre chose de nouveau. Jacques Tondreau

https://www.facebook.com/ACIDMATH.ME/videos/1293348460774554/

Les générations se succèdent, mais ne se ressemblent pas

Dans le cadre d’un projet d’écriture sur les défis de vivre aujourd’hui, j’ai écrit un chapitre sur les différentes générations, leurs valeurs et le changement. Sont intégrés divers commentaires issus de mes souvenirs d’enfance. 

Extrait de mon livre: Potvin, P. (2020). Onze défis à relever pour mieux vivre dans le mon d’aujourd’hui. Marcel Broquet. La nouvelle édition

Chapitre 2 Les générations.

 

Brève Histoire du Québec

Dans le cadre d’un projet d’écriture sur les défis de vivre aujourd’hui, j’ai écrit une brève histoire du Québec et de son évolution. Sont intégrés divers commentaires issus de mes souvenirs d’enfance.

Chapitre 1 – Histoire du Québec

 

 

L’intimité, pour soi?

Un texte de ma professeure d’écriture: Christiane Asselin (17-06-2018)

Vendredi midi, je suis arrêtée, comme ça, parce que mon cœur s’ennuyait d’elle, voir ma petite sœur d’adoption. Il faisait beau. Elle m’a accueillie avec ses grands bras. De véritables locomotives d’amour, ses bras.

Nous nous sommes assises, en plein soleil. J’allais lui porter un présent, juste parce que j’aimais à la fois le cadeau et mon amie… Juste parce qu’elle est toujours là. Juste parce que nous nous disons les vraies affaires, elle et moi. Nous n’avons pas mis ces moments de grâce sur Facebook. Vous comprenez, on les voulait pour nous. Égoïstement ? Je ne sais pas. Mais on les désirait pour nous

Assises au beau soleil, nous avons échangé. Vous saisissez, le véritable verbe : ÉCHANGER ? Elle ne préparait pas ses réponses pendant que je parlais. Absorbée, aimante, elle écoutait. Je ne pensais pas non plus à mes réparties quand elle se confiait. J’étais attentive, intéressée. Non, nous n’avons jamais eu l’idée d’immortaliser ces moments de bonheur simple sur Facebook. Voyez-vous, nous les aurions perdus, il me semble. Ils n’étaient qu’à nous. Et moi, je suis jalouse de ces instants de plénitude. Les diffuser, c’est les diluer. Vous comprenez ?

Nous avons passé deux heures en toute intimité, bouteille d’eau fraîche à la main. Seules au monde. À deux. C’est un privilège, vous savez, être deux. Ce n’est pas une course à la photo ni à la dispersion. Mais peut-être suis-je trop pudique. Mes moments de complétude, je les veux dans ma mémoire. Je refuse de les partager.

Or, lorsque je remarque tant d’images de repas, de promenades amoureuses et de clichés sur Facebook, je suis toujours extrêmement mal à l’aise. C’est comme si j’entrais dans une chambre nuptiale. Et je ne saisis plus où se situe la frontière, entre le privé — et par là, l’unique — et ce que nous « postons » sur les divers liens sociaux.

Il me semble qu’il fait bon ne pas tout lire sur tous, ne pas tout dire à tous, ne pas tout voir, de tous. Il me semble qu’il faut savoir se préserver un coin secret, celui de l’amour, celui de l’amitié. Il me semble, en fait, que certaines épiphanies nous appartiennent beaucoup plus si nous ne les surmultiplions pas. Elles restent en nous, chaudes, ancrées en nos mémoires et impérissables.

Et… si un jour notre vie nous fait l’odieux cadeau piégé qu’est la maladie d’Alzheimer, à quoi cela nous aura-t-il servi de l’avoir étalée sur les liens sociaux ? Nous ne saurons même plus comment les utiliser !