Archives de l’auteur : Pierre Potvin

Devenir psychoéducateur au Québec – admission par équivalences

Voici une série de capsules vidéo réalisée par l’Ordre des psychoéducateurs et des psychoéducatrices du Québec (OPPQ) destinée à informer les personnes qui ont une formation similaire (d’autres pays) et visant à faire l’analyse de l’équivalence de leurs compétences.

Introduction

https://www.youtube.com/watch?v=IvjsoIqkMH4&feature=youtu.be

La formation

https://www.youtube.com/watch?v=X_JWBOaYmw0

La psychoéducation auprès de diverses clientèles et divers milieux – santé et services sociaux

https://www.youtube.com/watch?v=gUScKJobc9Y

La pratique de la psychoéducation en milieu scolaire

https://www.youtube.com/watch?v=R1v3IFFcnA0

Processus d’admission en psychoéducation par équivalence

https://www.youtube.com/watch?v=2swd06xOsWI

 

La neuro-éducation sous le feu de la critique (Normand Baillargeon)


Normand Baillargeon

12 octobre 2019CHRONIQUE

De temps en temps, je vous proposerai quelques résultats de recherche qui méritent d’être connus. En voici… l’une d,entre elles.

https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/564641/du-cote-de-la-recherche?utm_source=infolettre-2019-10-12&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

La neuro-éducation est à la mode et on fait toutes sortes de grandes promesses en son nom. Mais de nombreux chercheurs restent critiques et sceptiques. Si vous souhaitez connaître certains de leurs arguments, je vous invite à lire un texte de Jeffrey S. Bowers paru en 2016.

La neuro-éducation, rappelle-t-il, est l’application à l’enseignement en classe des résultats des neurosciences. Elle prétend pouvoir améliorer celui-ci en proposant de nouvelles manières plus efficaces de procéder.

Le point de vue de Bowers est radical. Il soutient d’abord et s’efforce de montrer qu’il n’existe aucun exemple de pratique nouvelle qu’aurait proposée la neuro-éducation. Ce qu’elle met en avant est en effet ou bien trivial, parce qu’évident, ou bien trompeur, parce que connu par des recherches menées ailleurs qu’en neurosciences, ou bien non justifié, parce que ce qui est préconisé ne découle pas de ce qu’enseignent les neurosciences ou se trompe à propos de ces qu’elles permettent d’affirmer.

Pire : Bowers affirme qu’il y a de bonnes raisons de penser que non seulement la neuro-éducation n’a pas amélioré l’enseignement, mais qu’elle ne pourra pas non plus l’améliorer dans l’avenir.

Référence de l’article de Jeffrey S. Bowers paru en 2016.

http://www.scalab.cnrs.fr/images/bowers.response.PsyReview.pdf

Abolition des commissions scolaires et les CA des Centres de services scolaires

Le gouvernement de la CAQ va abolir les Commissions scolaires pour les transformer en Centres de services scolaires. Je ne peux pas me prononcer sur cette transformation, car je ne me sens pas la compétence pour juger du bien fondé. Toutefois, je serais très surpris si le changement de structure permettrait une économie de quelque 40 millions de $. Habituellement les changements de structure aboutissent à des surplus de dépenses.

Là où je veux intervenir c’est sur la composition des CA des nouveaux Centres de services scolaires. Il est mentionné que les parents seront les plus représentés. Ainsi l’on mentionne que les CA seront composés de 8 parents, 4 enseignants et de 4 personnes de la communauté.

Je ne comprends pas cette sur-représentation des parents. La gestion et l’orientation de notre système d’éducation (ces centres de services scolaires – les écoles) ne peuvent pas être orientés – dirigés par des parents. Je trouve important que les parents soient présents (peut être 4), mais certainement pas la majorité (8).

La gestion de notre système d’éducation doit être principalement remise entre les mains des professionnels formés en sciences de l’éducation: enseignants – directions – professionnels de l’éducation. 

Est-ce qu’on accepterait que les hôpitaux soient orientés par les patients? Je ne comprends pas.

La motivation de nos comportements et le Circuit de récompense  – une analyse neurobiologique

 

Introduction

On le sait, le comportement humain, la motivation, les émotions sont des produits de notre cerveau. Chaque geste, chaque émotion et chaque pensée mettent en jeu une activité neuronale complexe avec la participation de différentes régions du cerveau et l’entrée en jeu de neurotransmetteurs, d’hormones, d’activités biochimiques et électriques.

Un aspect de notre cerveau qui me fascine, c’est le circuit de récompense. Qu’est-ce qui se passe lorsque nous avons un besoin vital ou non vital? Quelle est la place du désir, de la récompense ou du plaisir dans la réponse à un besoin?

Ce texte se réfère à deux sources principales : Pierre Potvin (2017). Qui sommes-nous, nous, les humains? et Bernard Sablonnière (2012). La chimie des sentiments.

Le circuit de récompense

Le neuroscientifique Damasio (1999) fait observer que la récompense conduit les organismes à s’ouvrir et à se tourner vers leur environnement, à l’approcher, à le rechercher, et ce faisant, à augmenter et leur chance de survie et leur vulnérabilité. Au contraire, la punition conduit les organismes à se refermer sur eux-mêmes, à se figer et à se retirer de leur entourage.

Afin de favoriser la survie de l’espèce, la nature a prévu de nous récompenser lorsqu’on assumait nos fonctions vitales, comme se nourrir, réagir à l’agression et se reproduire. Au cours de l’évolution de notre espèce, s’est développé dans notre cerveau un circuit de neurones dans des régions dont le rôle est de récompenser l’exécution de ces fonctions vitales par une sensation agréable (le plaisir, la sensation de satisfaction lors de la réponse à un besoin).

Ce réseau pour la récompense et la punition relie des régions parmi les plus primitives du cerveau. La zone du mésencéphale, l’aire tegmentale ventrale, qui reçoit des informations sur les besoins de l’organisme lié à la satisfaction de nos besoins vitaux. C’est aussi un circuit d’apprentissage qui nous incite à renouveler les expériences agréables acquises au cours de notre existence. Associé à la mémoire, ce réseau est à la base de nos motivations et donc de la plupart de nos comportements. Il est à la base des résultats qui récompensent nos efforts, des sensations agréables, des compliments ou des gratifications qui nous incitent tout naturellement à reproduire les comportements et à persévérer .

Le processus de récompense, ou de renforcement, lors de la réalisation de nos comportements est fondamentale, puisqu’il favorise la reproduction ou la répétition de nos comportements. Il est indispensable à notre survie, car il nous fournit la motivation nécessaire à la réalisation des actions ou des comportements qui nous protègent et nous permettent de survivre.

Ce système de renforcement est constitué d’une composante affective en lien avec le plaisir provoqué par les récompenses (sensation agréable), ou au déplaisir provoqué par les « punitions » (l’inhibition du plaisir, le blocage et la sensation désagréable), d’une composante motivationnelle en lien avec le désir d’obtenir la récompense ou à éviter l’état désagréable et enfin d’une composante cognitive évaluative de l’importance de l’événement ou de la situation, soit l’attribution du sens.

Pour Sablonnière (2012), ce médecin chercheur en biologie moléculaire, désirer c’est se mobiliser et activer un comportement menant à l’acquisition de l’objet désiré ou au but à atteindre qui a pour conséquence, lors de l’atteinte, de ressentir le plaisir provoqué par la récompense. Le désir se situe à mi-chemin entre le besoin et la récompense (le plaisir).    

Il existe un trio important dans notre organisme : le besoin, le désir et le plaisir qui sont associés au circuit de récompense qui lui est programmé dans notre cerveau. Au départ, il y a le besoin auquel est associé le désir qui est cet empressement à trouver l’objet qui nous manque (la nourriture, les objets de consommation, le pouvoir ou l’argent). « Le désir déclenche un ressenti, véritable moteur du comportement motivé par l’obtention d’une récompense (le plaisir ».

Regardons maintenant le processus neurobiologique de l’action du circuit de récompense tel que le présente Sablonnière (2012, p. 108). « Lorsqu’une récompense est en vue, le désir est déclenché par la libération dans le tronc cérébral d’un neurotransmetteur, la dopamine. Celle-ci active différentes régions du circuit de la récompense : les ganglions de la base du striatum et pallidum,  le noyau accumbens, l’amygdale et le cortex orbitofrontal. Ce qui déclenche un comportement impulsif et nous pousse à agir. Une fois la récompense obtenue, la dopamine active la libération des neurotransmetteurs du plaisir : endorphine, endocannabinoïde et sérétonine.  Les neurotransmetteurs du plaisir exercent des effets euphoriques et relaxants. Ils diminuent le stress, l’anxiété et induisent la sensation de bien-être et celle du plaisir ».

Sablonnière (2012, p. 109) poursuit son analyse du circuit cérébral de la récompense en décrivant ce qui se passe dans le cerveau :

  1. Les perceptions sensorielles de l’objet du désir (ex : l’odeur d’un croissant au beurre, le visage d’un être aimé) intégrées dans le cortex parviennent à deux régions du tronc cérébral, l’aire tegmentale ventrale et le noyau accumbens, déclenchant la libération de dopamine.

  2. Cela active le cerveau limbique (cerveau des émotions), qui analyse l’affect émotionnel (agréable ou désagréable) de l’objet du désir.

  3. Parallèlement, le cortex préfrontal va prendre ou non la décision d’aller vers cet objet.

  4. Le noyau accumbens envoie alors les informations liées à cette décision vers le tronc cérébral et les voies motrices pour enclencher l’action (ex : entrer dans la boulangerie ou embrasser son partenaire).

  5. Une fois la récompense obtenue, l’activation de l’hypothalamus va donner naissance aux ressentis affectifs et corporels du plaisir ( chaleur, joie, sensation de bien-être).

« Le circuit de récompense (besoin-désir-plaisir -récompense), se déclenche pour tout comportement de motivation. C’est la perspective d’une récompense ultérieure (argent, affection, pouvoir, etc.) qui nous incite à produire un effort physique ou mental »  (Sablonnière (2012, p. 109)

Application
(un essai – non validé)

Pour mieux voir les schémas cliquez dessus

Note. Disons que c’est un peu plus complexe que cela dans la réalité, car entre en jeu d’autres facteurs qui vont favoriser ou entraver l’action, l’obtention du désir et la satisfaction.

Prenons l’exemple du besoin vital qu’est la faim. Pour réaliser le désir de manger, il faut avoir accès à la nourriture. Aussi, si je dois respecter un régime, il se peut qu’entre en jeu une interdiction de satisfaire le besoin de manger, pour le moment, etc. L’analyse qui va se faire dans le cortex préfrontal va m’amener vers une autre solution pour répondre à mon besoin, ou de ne pas y répondre.

L’autre exemple, la solitude. Lorsque vient le désir de voir des amis, il y a un processus d’analyse de l’affect (agréable ou désagréable). Je vais m’interroger à savoir si c’est la bonne solution. Le souvenir de la dernière rencontre avec des amis, si ce fut désagréable, il est possible que cette solution doive être remplacée par une autre. Vous voyez que finalement c’est complexe. 

Si vous avez une façon d’analyser ces exemple ou le processus du circuit de récompense vous êtes bienvenues dans la zone des commentaires.

Références

Potvin, P. (2017). Qui sommes-nous, nous, les humains. Les Éditions Première chance. Chapitre 6 Le cerveau – Le cerveau et le système de récompense et de punition (p. 89-93).

Bernard Sablonnière (2012). La chimie des sentiments. Éditions Jean-Claude Gawsewitch 199 p.(UQTR – QP 401 S23)  

Bernard Sablonnière est médecin biologiste, professeur de biologie moléculaire à l’université Lille-II, chercheur à l’Iserme, spécialiste des maladies neurodégénératives.

Autres livres de Bernard Sablonnière

Bernard Sablonnière (2016). Les nouveaux territoires du cerveau. Éditions Odile Jacob sciences 237 p. (UQTR – QP 376 S233)  

Bernard Sablonnière (2013). Le cerveau. Les clés de son développement et de sa longévité. Éditions Jean-Claude Gawsewitch 255 p. (UQTR – QP 376 S23)  

 

 

 

Mon nouveau site Internet: Productions Pierre Potvin

Présentation de mon nouveau site Productions Pierre Potvin

Il me fait plaisir de vous présenter mon nouveau site Internet
http://www.pierrepotvin.com/wp/livres 

Ce site est dédié à la promotion de mes livres, mais également aux outils de soutien à l’intervention psychoéducative dont je suis  auteur ou co-auteur.

Partagez la bonne nouvelle si vous trouvez cela pertinent.

 

Mon parcours – 5 minutes d’entrevue-Un aîné inspirant

Voici une belle entrevue je crois sur mon parcours scolaire et professionnel.
Durée 5 minutes  – Émission MA tv Ère libre – un aîné inspirant

Mettre le curseur de 21 min. jusqu’à 25 min.

https://matv.ca/montreal/mes-emissions/ere-libre/les-baby-boomers-et-le-pouvoir-des-personnes-agees

Entre animaux: jeux – amitiés… presque humain

Impressionnant les relations entre animaux différents… amitiés – jeux… presque humain

Livres sur le développement personnel – Marthe Saint-Laurent

Voici deux livres sur le développement personnel qui peuvent être intéressant pour vous. Auteure: Marthe Saint-Laurent

https://marthesaintlaurent.com/livres/

Éditeur Québec livre  http://www.quebec-livres.com/

1-4

POUR EN FINIR AVEC LE JUGEMENT DES AUTRES ET LA CULPABILITÉ

Mais qu’est-ce que les autres vont penser? Cette question habite nos pensées et conditionne nombre de nos gestes.

En cherchant ainsi l’approbation de notre entourage, nous faisons la preuve de notre désir d’être aimés. En effet, craindre le regard de l’autre, c’est vivre dans l’angoisse de ne pas être à la hauteur de ce qu’il attend de nous et de lui déplaire. Sournoisement, la peur du jugement d’autrui s’installe ; nous plongeons dans l’abyssale culpabilité de ne pouvoir combler ses attentes.

À la question de départ s’ajoute alors une deuxième interrogation, tout aussi nocive car elle entrave notre liberté : « Et si je n’étais pas aimé DE TOUS ? » Dans cet ouvrage essentiel, l’auteure démontre que le jugement de ceux qui nous entourent n’est que le reflet de notre propre jugement.

Quelle image avons-nous de nous-mêmes ? Quel regard posons-nous sur notre entourage ? Et si, pour cesser de nous sentir continuellement coupables, il nous fallait avant tout reconsidérer notre perception de nous-mêmes ?

Cet ouvrage fait le point sur notre fragilité et sur notre trop grande disposition à laisser les autres nous définir.

***

1-8

APRÈS LE FOND DU GOUFFRE : LA RÉSILIENCE HEUREUSE

La résilience se retrouve parmi les éléments les plus importants qui assure notre qualité de vie à la suite d’une épreuve. Apprendre la résilience, c’est apprendre à vivre! N’est-ce pas le plus beau cadeau que d’être conscient de notre valeur réelle dans toute sa grandeur d’âme, afin d’atteindre la réalisation de notre être dans toute sa pureté!

Certaines personnes frappées par des circonstances adverses restent accablées par le destin. D’autres, au contraire, rebondissent et émergent encore plus fortes de l’épreuve. Cette faculté de se remettre en route lorsqu’on a vécu un événement traumatique s’appelle la résilience.

On a beaucoup entendu parler de la résilience au cours des dernières années, sans toujours savoir de quoi au juste il s’agit. Dans ce livre, Marthe Saint-Laurent choisit de témoigner de son expérience personnelle pour nous guider pas à pas vers les escales nécessaires à une reconstruction de soi.  Ainsi, elle décrit les étapes de la révolte, de l’incubation, de la chute, du deuil, de la compréhension, du relèvement et enfin, de la gratitude.

Trois livres pour la rentrée scolaire – 30% de rabais Béliveau Éditeur

Profitez de l’occasion de la rentrée scolaire pour vous procurer trois de mes livres avec un rabais de 30% Béliveau Éditeur – mot-clé « Scolaire ».

Pour voir la tables des matières voir:
http://pierrepotvin.com/wp/index.php/mes-livres/

Le passé oriente notre futur, mais l’on peut modifier le parcours

Dans le cadre de nos échanges dans le Groupe de codéveloppement, j’ai reçu un courriel avec une liste de phrases favorisant la réflexion. L’une de ces phrases disait:  

Pourquoi est-ce que le pare-brise d’une voiture est-il si large et les rétroviseurs sont si petits? parce que notre passé n’est pas aussi important que notre futur!  Alors, regarde vers l’avant et avance!

Voici ma réflexion sur cette phrase avec laquelle je ne suis pas en accord. Elle rejoint aussi un point de vue que j’ai déjà entendu avec laquelle je suis  aussi en désaccord. Du genre: L’analyse paralyse. Voici la phrase:

Pour moi, « Le passé n’est pas aussi important que notre futur ».   Au contraire, le passé est le socle d’orientation du futur. Tous nos circuits neuronaux sont construits à partir de notre bagage génétique et de l’action épigénétique venant de nos apprentissages, de notre environnement, de nos expériences, etc. Pour bien regarder vers l’avant, il faut être capable de comprendre, analyser ce passé afin de se libérer de certaines contraintes inscrites dans notre réseau neuronal.  Pour bien orienter le futur, il faut bien comprendre le passé.

Une analogie.   Lorsqu’on veut améliorer un programme d’intervention (peu importe lequel), il faut au départ bien comprendre le programme (comme bien se connaître), l’analyser dans ses détails et regarder ses forces et ses inefficacités. C’est en regardant ce qu’il a été et en améliorant ses failles qu’on pourra en faire un bon programme dans le futur.

Conclusion. Si personnellement je n’aurais pas regardé dans mon rétroviseur pour comprendre mon passé – ma façon de fonctionner, par les psychothérapies, par les échanges avec mon épouse, par l’analyse de mes journaux personnels, j’aurais possiblement beaucoup de difficulté à m’épanouir aujourd’hui et dans le futur et à ne pas répéter des conditionnements inscrits dans mon réseau neuronal.

***

Une autre façon de voir l’application de cette phrase – Réflexion d’une participante du Groupe de codéveloppement:

Peut être que cette réflexion s’adresse à ceux et celles qui cherchent toujours à vivre dans leur passé, à retrouver ce qu’ils avaient hier et s’empêchent d’apprécier aujourd’hui pour réussir à avancer sereinement vers demain ?

Vieillir d’une façon sereine et teintée de bien-être

 

Ce texte se réfère au livre d’Olivier  DeLadoucette (2014). Le nouveau guide du bien vieillir. Éditions Odile Jacob (670 p). Ce chercheur en gérontologie est psychiatre à l’hôpital Pitié Salpêtrière et président de la fondation IFRAD pour la recherche sur la maladie d’Alzheimer. Il est également professeur en psychologie du vieillissement à l’université Paris-V[1]. Ce texte, présente un compte rendu adapté de lecture de cet excellent Guide.

Le but que je poursuis est de mettre l’accent sur comment il est possible, tout en vieillissant, de mener une vie active et empreinte de bien-être. Dans ce compte rendu adapté de lecture, j’ai volontairement retenu les principaux aspects positifs du vieillissement et de des conditions pour bien vieillir.

Les différents types d’âge liés au vieillissement

L’âge lié au vieillissement varie selon le point de référence que l’on lui associe. Nous pouvons retrouver différents âges ayant différentes représentations du vieillissement: l’âge chronologique, comme d’avoir 70 ans qui correspond à l’âge à partir de sa date de naissance; l’âge des artères qui signifie l’âge biologique;  l’âge administratif (bornes des temps sociaux) qui dit qu’à 65 ans, c’est l’âge de la retraite;  l’âge des désirs qui est le fait de garder en soi suffisamment de complicité avec l’enfant que l’on fut; on n’a pas l’âge de ses artères, mais l’âge de ses désirs; l’âge social qui apporte un changement dans le statut social; l’âge de la jeunesse qui est le temps des apprentissages et des acquisitions; l’âge adulte, celui de la maternité ou du travail; l’âge de la vieillesse le temps de la retraite et du repos (17, 20).

La conscience de son vieillissement

C’est surtout à partir de 50 ans que l’on prend conscience qu’être en vie c’est précieux et que le temps nous est compté (11). Malgré le fait que l’on est conscient de changements progressifs dans notre corps, dans nos énergies, l’on ne réalise vraiment qu’on vieillit que lorsque les processus en cause affecteront sérieusement nos activités quotidiennes (19).

Avec les changements inhérents à l’avance en âge se produit alors graduellement une prise de conscience de sa propre finitude qui déclenche certains questionnements existentiels : Quel est le sens de ma vie? Quelle est la finalité? Comment accepter et comprendre ma disparition future? (171).

 

Les différents types de vieillissement

La recherche en gérontologie a fait ressortir trois types de vieillissement. Le Vieillissement normal qui correspond à une norme statistique de performance et d’activité pour un âge donné, en l’absence de maladie; le Vieillissement réussi (successful aging) qui se caractérise par une absence de maladie et une réduction des déficits liés au vieillissement avec une bonne adaptation aux transformations physiques et sociales dues à l’âge, ce sont des personnes âgées, heureuses, en bonne santé et satisfaites de leur existence; et enfin, le Vieillissement pathologique qui s’accompagne de maladies liées à l’âge, mais aussi non dues à l’âge (20).

Toujours selon les études en gérontologie, les personnes qui vieillissent avec succès possèdent en commun trois particularités fondamentales :

  • Elles présentent très rarement des maladies, en particulier celles qui sont susceptibles d’entrainer des pertes d’autonomie;
  • Elles maintiennent un niveau d’aptitudes intellectuelles et physiques élevé;
  • Elles sont satisfaites de leur vie et conservent de bons investissements sociaux (539).

Il existe dans notre société moderne, avec la venue des baby-boomers, les progrès de la médecine et l’augmentation de l’espérance de vie, une promotion d’une idéologie du vieillissement, celui du vieillissement suractif qui se voudrait le « modèle des vieillissements ».  

Cette promotion d’une vieillesse très active nous exhibe des nouveaux retraités qui font des marathons, grimpent les montagnes, sautent en parachute, font l’amour (avec ou sans viagra), réalisent des voyages en Chine et au Tibet tout en ayant une bonne pension, une bonne santé, de nombreux petits enfants qu’ils gardent régulièrement. OUF! (c’est de moi le OUF).

Cette conception de la réussite du vieillissement par le maintien ou la création d’activités à un rythme aussi soutenu que celui d’un adulte d’âge moyen peut convenir à certaines personnes, mais n’est pas réaliste pour la plupart des personnes vieillissantes. Cette hyper promotion par la publicité et les médias sociaux peut à la longue avoir des effets pervers sur une grande partie des personnes âgées qui faute des possibilités physiques, sociales, financières, intellectuelles ou autres, ne peuvent rester dans la course. De même, ceux qui aspirent à profiter plus tranquillement de la vie pourraient se sentir rejetés, car non conformes à l’idéologie en cours. Ce vieillissement suractif est une idéologie centrée sur le « faire » et « l’avoir » au détriment de sur « l’être » (162). C’est un choix de vie, mais pas nécessairement en soit le plus épanouissant.

 

Le bien-être et le vieillissement

Ce qui est important avant tout, c’est de vieillir en se sentant bien. Ne pas se laisser influencer par les pressions sociales qui prônent une idéologie du vieillissement « actif », « productif ». Que notre style de vie de personne âgée corresponde à nos désirs, nos valeurs, nos aspirations et non à la pression sociale du modèle « supposément idéal ».

L’on défini le bien-être comme pouvant être considéré comme un sentiment agréable qui résulte du fait d’être bien (154).

Selon plusieurs études, le degré de satisfaction par rapport à la vie varie peu en vieillissant, quel que soit le nombre d’années. Lorsque le sentiment de bien-être est évalué en fonction de la satisfaction à l’égard de la vie, il est préservé, voire accru avec l’avance en âge (155).

Les critères qui sont habituellement associés au bien-être chez les personnes âgées sont les suivants :

  • La personnalité et la santé sont des variables déterminantes du bien-être (155).
  • En ordre de rang d’importance. L’on retrouve : la santé, les considérations familiales, les problèmes économiques, le statut social et les conditions politiques (154).
  • La perception subjective de l’état de santé est la variable la plus fortement corrélée au bien-être des personnes âgées (156).
  • Le bien-être est capable d’épouser parfaitement les besoins et les moyens individuels au fur et à mesure de leur évolution (159).
  • Le vieillissement réussi (dans le bien-être) est l’aptitude d’un individu à maintenir trois comportements fondamentaux : éviter les maladies, maintenir un haut niveau d’activité intellectuelle et physique, rester engagé dans la vie (540).
  • Appartenir à un réseau relationnel, familial, amical ou social représente un des facteurs de santé et de longévité les plus fiables (543).
  • Ce n’est pas tant la diversité ni l’importance des rôles sociaux qui comptent dans les activités, mais la satisfaction personnelle qu’elles procurent (544).
  • Le sentiment d’utilité demeure un critère important pour avoir un sentiment de réussite et de bien-être (544).

Le vieillissement réussi est-il réservé seulement aux personnes en bonne santé?

La réponse c’est non! Certes, il est préférable de conserver le plus longtemps possible une bonne santé (intégrité corporelle), toutefois, il faut faire attention à la dérive du vieillissement réussi et disqualifier les individus qui n’auraient pas maintenu dans leur vieillesse des capacités physiques suffisantes (546).

La santé est une condition non obligatoirement, nécessaire et jamais suffisante pour réussir son avance en âge, et certains individus âgés malades conservent, malgré tout, une grande vitalité (539).

Il existe des personnes très âgées qui malgré des conditions d’existence difficiles, continuent à prendre plaisir à la vie. C’est la capacité d’adaptation et non l’existence ou l’absence d’un handicap qui détermine alors la qualité du vieillissement (547).

La générativité, la sérénité et la sagesse

Pour atteindre la sagesse et la sérénité lors du vieillissement, il faudra en arriver à comprendre et accepter les choix et les expériences qui ont fait notre vie. Accepter sans anxiété la perspective d’une fin prochaine (la finitude). Cette étape est le moment où, au terme d’une longue évolution, à la lecture des expériences positives et négatives du passé, il devient possible d’être ce que l’on est, d’affirmer une identité propre en dehors des repères sociaux, de donner un sens à sa vie et de mieux accepter l’idée de sa fin (126-127).

Pour parvenir à cet ultime degré de développement humain, il faudra accepter le bilan de son existence, en particulier ses choix de vie, assumer la responsabilité de ses échecs comme de ses réussites, et conserver sa dignité et son estime de soi. À cette étape, il y aura un intérêt détaché pour la vie et une acceptation de l’idée de sa propre finitude (180).

Conclusion

Vieillir peut se voir et surtout se vivre d’une façon intéressante en éprouvant du bien-être et de la sérénité. L’état d’une bonne santé, bien que souhaitable, n’est pas une condition essentielle. Ce qui semble ressortir des études en gérontologie sur le bien vieillir c’est avant tout la capacité d’utiliser les bonnes stratégies d’adaptation aux changements (physique, affectif, sociaux); rester actif physiquement, intellectuellement et dans ses relations sociales; avoir des projets de vie qui donnent un sens à sa vie et à son sentiment d’utilité. Enfin, s’ajoute à ces quelques conditions l’importance de développer une vie spirituelle qui permet de dépasser la seule centration matérialiste et consommatriste.

 

 

[1] Les numéros entre parenthèses réfèrent à la page du volume de DeLadoucette.

Les nouveaux élèves issus d’une nouvelle société

 

Auteur : Jeanne Dumas (Face Book 27 août 2019)

 

« Nous vivons, pour la première fois, dans une société où l’immense majorité des enfants qui viennent au monde sont des enfants désirés. Cela entraîne un renversement radical : jadis, la famille « faisait des enfants », aujourd’hui, c’est l’enfant qui fait la famille. En venant combler notre désir, l’enfant a changé de statut et est devenu notre maître : nous ne pouvons rien lui refuser, au risque de devenir de « mauvais parents »…( Déclaration de Philippe Meyrieu, pédagogue)
Ce phénomène a été enrôlé par le libéralisme marchand : la société de consommation met, en effet, à notre disposition une infinité de gadgets que nous n’avons qu’à acheter pour satisfaire les caprices de notre progéniture.
Cette conjonction entre un phénomène démographique et l’émergence du caprice mondialisé, dans une économie qui fait de la pulsion d’achat la matrice du comportement humain, ébranle les configurations traditionnelles du système scolaire.
Pour avoir enseigné récemment en CM2 après une interruption de plusieurs années, je n’ai pas tant été frappé par la baisse du niveau que par l’extraordinaire difficulté à contenir une classe qui s’apparente à une cocotte-minute.

Dans l’ensemble, les élèves ne sont pas violents ou agressifs, mais ils ne tiennent pas en place. Le professeur doit passer son temps à tenter de construire ou de rétablir un cadre structurant. Il est souvent acculé à pratiquer une « pédagogie de garçon de café », courant de l’un à l’autre pour répéter individuellement une consigne pourtant donnée collectivement, calmant les uns, remettant les autres au travail.
Il est vampirisé par une demande permanente d’interlocution individuée. Il s’épuise à faire baisser la tension pour obtenir l’attention. Dans le monde du zapping et de la communication « en temps réel », avec une surenchère permanente des effets qui sollicite la réaction pulsionnelle immédiate, il devient de plus en plus difficile de « faire l’école ». Beaucoup de collègues buttent au quotidien sur l’impossibilité de procéder à ce que Gabriel Madinier définissait comme l’expression même de l’intelligence, « l’inversion de la dispersion ».
Dès lors que certains parents n’élèvent plus leurs enfants dans le souci du collectif, mais en vue de leur épanouissement personnel, faut-il déplorer que la culture ne soit plus une valeur partagée. »

Des réflexions profondes qui méritent notre attention

Voici des réflexions profondes qui méritent notre attention. Je les partage avec vous

  • Nous ne sommes pas parfait, aucun de nous ne l’est. Nous nous trompons et ensuite nous pardonnons et c’est ce qui nous permet de nous améliorer (extrait du film La dernière chanson, auteur inconnu – 17-08-2019).

  • Ce n’est pas ce que vous ne savez pas qui pose problème. C’est ce que vous savez avec certitude et qui n’est pas vrai (Mark Twain).

  • Humilité. L’homme humble ne se croit pas inférieur aux autres, mais il a cessé de se croire supérieur (André Comte-Sponville, cité par Christophe André – 2019 – Liberté).

  • L’âge ride la peau, mais perdre son idéal ride l’âme (Gerald McArthur).

  • Malheur à celui qui n’est jamais tombé (Félix Leclerc).

  • Dans ce monde il faut être un peu trop bon pour l’être assez (Marivaux, cité par Pennac, 2007).

  • Il savait que les dynamiques familiales sont presque aussi uniques que les empreintes digitales. (Connelly, M. Sur un mauvais adieu, 2018).

  • La seule chose qui permet au mal de triompher est l’inaction des hommes de bien. (Edmund Burke).

  • Ça prend toute une vie pour apprendre à vivre (Pierre Potvin).

  • Ce dont on ne sait pas parler, il convient de garder silence (Ludwid).

  • Je m’étais encombré de problèmes en négligeant de savourer un simple trésor, vivre! (Schimtt, 2017 – La nuit de feu).

  • Les deux jours les plus importants de votre vie sont : le jour où vous êtes né et le jour où vous découvrez pourquoi (Mark Twain).

  • Le monde est dangereux à vivre! – Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, – mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire (Einstein).

Nous sommes Québécois : le nationalisme et l’interculturalisme québécois

 

Les origines historiques du nationalisme québécois

Le nationalisme québécois s’est développé au cours des siècles à partir de la colonie de la Nouvelle-France et par la suite plus fortement suite à la Conquête britannique de 1760 avec un pique lors de l’arrivée de la Révolution tranquille.

Après la Conquête britannique, c’était avant tout une idéologie axée sur la survivance des canadiens-français au sein du Canada. Celui d’une nouvelle nation en terre d’Amérique et de sa résistance face à l’assimilation anglo-saxonne.

L’accent de survivance s’accentue après l’Union des Canada (1841). L’ancienne majorité franco-catholique du Bas-Canada  bascule en infériorité et en position marginale dans le « Canada-Uni » où le nationalisme libéral s’accommode de l’impérialisme britannique et de l’ultramontanisme du clergé catholique.

Le rôle du clergé catholique d’ultramontanisme.

Les Patriotes prônaient des idées libérales, démocratiques et laïcistes tout à fait à l’opposition du clergé catholique et son approche d’Ultramontanisme et conservatrice qui condamnait bec et ongle le libéralisme et accordait une importance primordiale à la foi catholique et au devoir de soumission à l’autorité légitime anglaise. Ce fut alors une longue période (jusqu’à la Révolution tranquille) d’un puissant nationalisme catholique, qui domina la société québécoise durant un siècle.

Dans cette approche Ultramontanisme et conservatrice du clergé catholique canadien-français, face à la crainte de l’assimilation par la majorité anglophone, l’on renforce le modèle des sociétés de type traditionnelles en rejetant l’idée que le peuple est souverain et que l’Église et l’État doivent être séparés[1]. Les valeurs conservatrices sont renforcées et l’on censure toutes les idées et la littérature du siècle des Lumières et des communautés libérales et scientifiques de la France, des États-Unis et de la Grande-Bretagne.

L’idéologie de la survivance passe donc par l’obéissance à l’État, la censure, le contrôle des institutions sociales par l’Église (éducation, santé, etc.) et la promotion des valeurs traditionnelles et familiales dont le but est l’accroissement du nombre de Canadiens-français catholiques[2].  Cette censure de l’Église va affecter sévèrement le développement social, économique et culturel normal de la province de Québec jusqu’à la Révolution tranquille.  

D’une idéologie de la survivance des canadiens-français à un nationalisme orienté vers la souveraineté

L’on prend conscience de notre identité de « colonisé ». Le peuple québécois a été culturellement aliéné et dépersonnalisé. La seule solution devient l’indépendance nationale afin de nous libérer de la domination coloniale du Canada anglais.  C’est la naissance de la Révolution tranquille et du Parti québécois durant les années 1960-1970. Un vent de fraîcheur souffle sur le Québec et s’actualise en un processus de modernisation de l’État québécois. Émerge alors un nouveau nationaliste visant la libération nationale et la formation d’un pays.

Le pluralisme, la diversité, la majorité dominante,

Le Québec se transforme, l’immigration et l’intégration des différentes ethnies font leur œuvre et transforme le visage du Québec. Pointe alors des idées démocratiques qui inspirent une nouvelle façon de concevoir le nationalisme québécois. La nation québécoise comme entité politique doit pouvoir réunir diverses communautés socioculturelles afin de répondre au défi du pluralisme de la société québécoise.

Dans ce contexte, la culture québécoise doit s’appuyer sur un fondement symbolique (langue commune, valeurs, croyances, symboles, identités, traditions…). L’État quant à elle doit se soucier de maintenir et de protéger cette culture. De plus, ce fondement symbolique est forgé dans l’histoire, et est davantage associé à la culture fondatrice ou majoritaire.

L’interculturalisme québécois et le multiculturalisme canadien

Dans l’évolution de la société québécoise et canadienne, deux visions s’affrontent : le multiculturalisme canadien et l’interculturalisme québécois qui sont deux visions politiques et historiques diamétralement opposées.

L’origine de l’interculturalisme. Le Québec a rejeté la politique canadienne du multiculturalisme adoptée en 1971, le premier ministre Robert Bourassa ayant fait valoir que ce modèle ne convenait pas à la situation et aux aspirations du Québec.

L’interculturalisme québécois veut échapper aux dogmes du multiculturalisme canadien afin que la majorité historique de langue française au Québec[3] ne devienne pas un groupe culturel parmi d’autres comme c’est le cas avec l’approche du multiculturalisme canadien du gouvernement fédéral..

L’interculturalisme, contrairement au multiculturalisme canadien, reconnaît qu’au Québec il y a une majorité francophone et l’existence d’une culture commune. La culture québécoise. Cette culture doit servir de socle pour l’intégration des immigrants. Sans être assimilés, les immigrants s’intègrent et adoptent les valeurs de la culture québécoise et contribue à la nourrie.

La culture québécoise est bien vivante, elle n’est pas qu’histoire et origines, elle est moderne, distincte au sein de la francophonie et passablement métissée. Elle s’est nourrie des influences françaises, anglaises et américaines, de même que d’autres influences (irlandaises, grecs, italiennes, haïtiennes, etc.).

Le multiculturalisme canadien

Il faut donc reconnaître qu’a son origine, le multiculturalisme est une politique fédérale, conçue et mise en œuvre pour minoriser le Québec et briser l’élan qu’il avait pris depuis la Révolution tranquille.

Ce multiculturalisme fut mis de l’avant par le premier ministre Pierre-Eliott Trudeau, en 1971 et enchâssé dans la Charte canadienne des droits et libertés, en 1982. Ce multiculturalisme rabaisse le peuple québécois à un statut de gros groupe ethnique appelé à coexister avec d’autres groupes ethniques au sein d’une diversité dépourvue d’ancrage dans une culture commune. C’est impensable pour le peuple québécois.

Ma vision du nationalisme et de l’interculturalisme québécois

  • Le Québec est une Nation distincte avec sa langue (le français) et sa culture;
  • Tous les habitants du Québec sont des Québécois;
  • Au Québec, il y a une majorité francophone et l’existence d’une culture commune;
  • Cette culture sert de socle à l’intégration des immigrants. Il leur est demandé (aux nouveaux arrivés) de parler la langue officielle du Québec – le français et d’adhérer aux valeurs de la culture québécoises (démocratie, laïcité, égalité homme/femme, primauté du droit, l’exercice des droits et libertés de la personne se fait dans le respect de ceux d’autrui et du bien-être général, etc.) ;
  • Il n’est pas demandé aux immigrants de s’assimiler. Ils peuvent conserver des aspects de leurs culture et de leurs valeurs à la condition que ce ne soit pas en contradiction avec la culture et les valeurs québécoises. Ainsi, les nouveaux arrivés, sans être assimilés, s’intègrent et adoptent les valeurs de la culture québécoise et la nourrissent.
  • Contrairement à ce que prône le multiculturalisme, le peuple québécois n’est pas un peuple avec un statut de gros groupe ethnique appelé à coexister avec d’autres groupes ethniques au sein d’une diversité dépourvue d’ancrage dans une culture commune.

Certaines interdictions (selon mon point de vue –pas appliquées nécessairement actuellement)

  • En aucune façon une pratique culturelle ou religieuse ne doit venir remettre en cause le bien-être général de la population;
  • D’une façon générale il n’y n’a pas d’accommodement qui a pour motivation une pratique religieuse. Le Québec étant un État laïque;
  • Il n’y n’a pas d’accommodement qui touche la valeur fondamentale d’égalité homme/femme (exemple, en santé, une femme qui demande d’être vue par un médecin homme);
  • Le port du voile – Niqab et Burqa n’est pas accepté dans l’espace civique et publique, car il contrevient à la valeur fondamentale d’égalité homme/femme;
  • Autres (à venir)

Références

Ce texte fut inspiré par les lectures des articles suivants :

Beaudry, B. (2015). Nationalisme francophone au Québec.
https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/nationalisme-francophone-au-quebec

Wikipédia. Nationalisme québécois.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Nationalisme_qu%C3%A9b%C3%A9cois

Fatima Houda-Pépin. Le PLQ. Le parti de l’interculturalisme. JDM 10 août 2019
https://www.journaldemontreal.com/2019/08/09/plq-le-parti-de-linterculturalisme

Robert Dutrisac. Jeunes Libéraux : division sur l’interculturalisme. 10 août 2019 Le Devoir
https://www.ledevoir.com/opinion/editoriaux/560411/jeunes-liberaux-divisions-sur-l-interculturalisme

Gérard Bouchard. Des malentendus autour de l’interculturalisme Le Devoir 15 août 2019.
https://www.ledevoir.com/opinion/idees/560626/des-malentendus-autour-de-l-interculturalisme?utm_source=infolettre-2019-08-15&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

 

Autre texte intéressant

Gérard Bouchard. Des malentendus autour de l’interculturalisme Le Devoir 15 août 2019.
https://www.ledevoir.com/opinion/idees/560626/des-malentendus-autour-de-l-interculturalisme?utm_source=infolettre-2019-08-15&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

Guillaume Rousseau. Des malentendus autour de la convergence culturelle (Le Devoir 16 août 2019
https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/560692/des-malentendus-autour-de-la-convergence-culturelle?utm_source=infolettre-2019-08-16&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

 

[1] Il existe un pacte entre l’Église catholique et le colonisateur anglo-saxon. Laissez-nous le contrôle du peuple canadien-français par notre langue et notre religion et l’on vous assure la paix sociale par l’obéissance (Potvin, 2019).

[2] L’Église survalorise les grosses familles, la défense contre la contraception et l’avortement. La femme devient une génitrice (Potvin, 2019 – inspiré par ma conjointe Yolande Potvin Historienne des mentalités).

[3] Le Québec qui est la nation cofondatrice du Canada.

Qu’est-ce qui nous distingue, nous les Québécois?

Un beau texte sur notre identité à l’occasion de la laïcité de l’État
Texte dans La Presse de Francis Vailles

http://plus.lapresse.ca/screens/fa66531c-6155-4be9-bf84-ee3e3056bf43__7C___0.html?utm_medium=Facebook&utm_campaign=Microsite+Share&utm_content=Screen&fbclid=IwAR3AFKrp9NSfFSLD8Mdsuz8j6whWsUnQYpwe54oWSVu_CkfZS2mNmC6l2Vc

Connaissance de soi: profils de personnalité

Lors de l’écriture de mon livre Mon journal personnel.  Un outil pour se connaître à tout âge, j’ai découvert une approche que je ne connaissais pas concernant les types de personnalités.

La méthode se nomme l’Ennéagramme qui permet d’identifier 9 typologies de profils de personnalités. Je suis un universitaire et un chercheur et je suis très prudent sur les théories et les outils en psychologie. Celui-ci, je dois le dire, n’est pas validé scientifiquement et cela me dérange un peu.

Toutefois, j’ai répondu au questionnaire et les résultats m’ont étonné. Je me suis vraiment reconnu dans un profil et même découvert certains aspects de ma personnalité que je n’arrivais pas à bien identifier. Ce n’est pas la première fois que je passe en ligne des tests de personnalité validés et je peux vous dire que celui-ci m’étonne.

Je me suis limité aux descriptions des profils et au test en ligne. Je ne suis pas à l’aise avec les origines et l’aspect « théorique » qui entoure l’instrument.  Je recommande seulement le test et les 9 profils.

Voici le lien sur le résumé des 9 profils ou typologies. Vous avez aussi sur cette page en haut à gauche les 9 descriptions détaillées des profils.
https://www.eclecticenergies.com/francais/enneagramme/introduction

Voici le lien pour passer le test en ligne. C’est un peu long (+- 70 items : – Non – En partie – Oui )
https://www.eclecticenergies.com/francais/enneagramme/test

Le résultats vous donne votre profil principal de personnalité et aussi les autres tendances. Exemple: 2w5 et 5w3

Si vous décidez de répondre au questionnaire j’aimerais ça que vous m’écriviez un courriel afin de savoir si vous considérez l’outil valide pour vous.

Pierre.Potvin@uqtr.ca 

 

Lexique sur le transfert de connaissances en éducation

Voici un document très utile afin de bien utiliser la terminologie en transfert de connaissances en éducation ainsi qu’en recherche

https://www.ctreq.qc.ca/wp-content/uploads/2017/08/CTREQ-Lexique_VF.pdf

Notre identité québécoise, la laïcité, le point de vue d’une musulmane, etc.

Voici les liens avec de très bons textes qui touchent Notre identité québécoise, la laïcité, le point de vue d’une musulmane, etc.

Ma réflexion: Quand les personnes valorisent la différence, la beauté de la diversité, je partage seulement en partie cette valeur.  Être Québécois suppose comme identité que l’on conserve un noyau dur de valeurs communes et que ce n’est pas dilué comme peut le faire le multiculturalisme survalorisé par les anglophones et le fédéral.

Le Québec de l’enfance de l’auteure (Sofia Alami ), était ce qu’il était parce qu’il y avait encore un équilibre des valeurs dans la population. Cet équilibre tant à disparaître avec la diminution démographique des québécois et les manifestations de plus en plus visibles de signes et de pratiques religieuses qui nous déséquilibre dans notre évolution identitaire.

Liens:

https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/556413/la-difference-quebecoise-en-amerique-du-nord-est-mal-toleree?utm_source=infolettre-2019-06-11&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

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Photo: Jacques Nadeau Le Devoir «On ne peut comprendre une identité, fût-elle la nôtre, sans un regard sur son devenir, sur sa formation dans le temps», affirme l’auteur. J’ai lu, vendredi …

https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/556207/j-ai-mal-a-mon-identite-quebecoise

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L’identité est une chose fascinante. Elle dépend de notre rapport à ce qui nous entoure et elle peut évoluer dans le temps. Le Québec de mon enfance m’a fait sentir pleinement québécoise.

https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/556408/pour-une-meilleure-comprehension-mutuelle

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Réflexion proposée par Sofia Alami à la suite d’un texte publié le 7 juin.

 

La méditation à l’école contre l’anxiété chez les enfants

La méditation gagne du terrain dans les écoles

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JEAN-BENOIT LEGAULT
La Presse Canadienne
Montréal

https://www.lapresse.ca/actualites/education/201906/08/01-5229376-la-meditation-gagne-du-terrain-dans-les-ecoles.php

Maux de ventre, gorge serrée, sanglots, ongles rongés jusqu’au sang… Les élèves des écoles primaires du Québec semblent de plus en plus anxieux, et leurs enseignants se sentent souvent impuissants face à la situation.

Certains se tournent maintenant vers la méditation pour leur venir en aide.

« On voit vraiment un gain de popularité important en milieu scolaire depuis quelques années, qui dépasse la vitesse à laquelle on fait de la recherche », a confié la docteure Catherine Malboeuf-Hurtubise, du département de psychologie de l’Université Bishop’s.

Environ 12 % des élèves du secondaire auraient reçu un diagnostic de trouble de santé mentale tel que l’anxiété, la dépression ou le déficit d’attention, selon l’Institut de la statistique du Québec.

Elsa Monsché, qui enseigne au niveau primaire depuis plus de 20 ans dans l’est de l’île de Montréal, a implanté un programme de méditation dans sa classe de 5e année en septembre 2018.

« Je remarque depuis que j’enseigne que les enfants sont de plus en plus anxieux, a-t-elle dit. Ils ont de la difficulté à gérer leurs émotions reliées à l’anxiété et il y a beaucoup d’anxiété de performance. J’ai fait de l’anxiété au début de la quarantaine, et j’ai trouvé ça extrêmement difficile à gérer même si je suis une adulte. Quand ce sont des enfants en plus, ils ne savent pas encore comment bien gérer ça, donc je voulais les outiller pour en faire des adultes capables de gérer leur anxiété plus facilement que moi j’ai pu la gérer quand ça m’est arrivé. »

S’il est encore trop tôt pour mesurer l’impact exact qu’a la méditation sur le stress et l’anxiété des enfants, des constatations anecdotiques permettent de croire qu’ils sont nombreux à intégrer la pratique à leur vie quotidienne et à en retirer des bienfaits.

Enseignants démunis

« Les professeurs veulent implanter des interventions qui visent à ralentir le rythme un peu, a expliqué Mme Malboeuf-Hurtubise. Les profs nous disent qu’ils ne se sentent pas outillés pour aider leurs élèves à mieux gérer leur stress, à mieux gérer leur anxiété. Ils notent la détresse psychologique de leurs élèves et ils sont à la recherche d’outils qui pourraient les aider. Ils se sentent un peu démunis […] et (la méditation) est un outil qu’on propose parmi plusieurs autres. »

Les ressources dont ils disposent à cette fin se multiplient.

Le manuel « Mission Méditation » développé par Mme Malboeuf-Hurtubise et le chercheur Éric Lacourse est très populaire auprès des enseignants du Québec.

Mme Monsché a plutôt suivi la formation offerte par l’Institut CIME.

« Le programme que j’ai suivi est fait pour des enfants de cet âge-là, a-t-elle expliqué. On amène ça tranquillement […] un peu comme un outil. Les enfants se reconnaissent dans la situation de départ et dans le questionnement qui leur est amené. »

Mme Malboeuf-Hurtubise et ses collègues offrent de leur côté quatre ou cinq ateliers chaque année à l’intention des enseignants et autres intervenants en milieu scolaire.

« La formation est très expérientielle […], a-t-elle dit. On leur fait vivre les méditations, on les fait méditer, et ensuite aussi on leur offre la possibilité de s’exercer, de méditer. »

Bien accueillie

La méditation pratiquée dans les écoles n’est pas celle des gens assis en cercle qui chantent « ahoummm » en faisant brûler de l’encens. Elle s’inspire plutôt de la méditation de la pleine conscience, qui appelle à faire une pause pour prendre pleinement conscience des émotions qui nous habitent en ce moment.

Mme Malboeuf-Hurtubise parle plutôt d’une « présence attentive », qui a été adaptée par le professeur Jon Kabat-Zinn à partir des écrits bouddhistes pour diminuer la douleur de ses patients et qui s’est tranquillement adaptée à l’enfance.

« Les enfants sont très ouverts d’esprit, très curieux, rappelle-t-elle. Le livre a été conçu pour proposer des activités qui ne sont pas trop arides pour les enfants, qui sont ludiques, qui sont concrètes, donc ils aiment ça. »

Tout cela vise à favoriser une meilleure santé mentale, ajoute la chercheuse. L’enfant qui est dans l’instant présent, qui prend le temps de se « déposer », de voir quelles émotions il ressent dans le moment présent, de prendre conscience de ses pensées et de ses sensations physiques sera ensuite plus à même de reconnaître les moments où il est plus anxieux et donc de briser « le processus de spirale d’anxiété qui prend beaucoup d’ampleur », a-t-elle dit.

Mme Monsché demande à ses enfants de méditer deux minutes après la récréation du matin et deux minutes en revenant du dîner. Les élèves ont aussi la liberté de méditer quand ils en ressentent le besoin.

« La méditation de l’arbre, la méditation du ballon, la méditation du coeur ouvert… Elles ont toutes des significations et elles sont toutes différentes pour être utilisées dans des contextes différents : si tu te sens stressé, si tu as peur de quelque chose, si tu as envie de te calmer… », a-t-elle expliqué.

Elle a pris soin d’expliquer aux parents que la pratique de la méditation n’a rien à avoir avec une religion ou une autre. Les échos qui lui sont ensuite parvenus étaient pratiquement tous positifs : des parents ont fait état d’enfants qui méditaient chez eux, dans leur chambre ou encore dans un coin qu’ils avaient aménagé spécifiquement à cette fin.

« Je pense que ce sont des outils que, s’ils ne les utilisent pas maintenant en 5e année, je pense qu’à certains moments de leur vie ça va leur rester, a lancé Mme Monsché. Je pense que c’est une pratique que certains vont avoir adoptée à partir de maintenant. Ça fait son petit bout de chemin. »

Cela étant dit, comme n’importe quelle autre matière enseignée à l’école, la méditation ne rejoindra pas tout le monde.

« Il y en a encore pour qui c’est difficile de s’arrêter, a-t-elle confié. J’en ai qui embarquent plus que d’autres. Je les vois, ils sont dans leur état, c’est leur deux minutes, mais pour d’autres je vois que c’est vraiment plus difficile. Ils ne dérangeront pas, mais ils ne feront pas vraiment la méditation. J’ai un lot d’enfants qui a de la difficulté à s’arrêter, à s’intérioriser. Je me dis que si je n’avais pas mis ça en place, si je n’avais pas fait ces pauses-là dans la journée, selon moi ce serait pire. »

 

Pourquoi croit-on les fausses nouvelles

 

Je vous présente un excellent texte  que m’a fait parvenir une membre de notre groupe de codéveloppement  Lise Casaubon (qu’elle a reçu elle-même de son fils) au sujet des fausses nouvelles Pourquoi croit-on les fausses nouvelles? Une présentation de 10 raisons et aussi comment notre cerveau fonctionne et parfois nous joue des tours. 

Le texte est un peu long, mais il vaut la peine d’être lu.

Je me suis déjà fait jouer un tour avec la fausse nouvelle sur le maire de Dorval, la viande de porc et les musulmans.  L’auteur du présent texte cite cet exemple à la fin du document. De plus, il suggère quelques moyens pour éviter de se faire prendre par de fausses nouvelles.

 

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1173415/pourquoi-croyance-fausses-nouvelles-complots-cerveau-biais-cognitifs

Débat Maternelle 4 ans vs CPE : partie 2 – réflexion suite aux mémoires déposés au Gouv.

Cet article est une suite à ‘article: Débat maternelle 4 ans vs CPE : veut-on préscolariser nos enfants de 4 ans ou non?

Note: Ce débat n’est pas récent, en 1984 (il y a 35 ans),le chercheur Richard Cloutier, signait un rapport de recherche La garderie ou la maternelle, quelle différence pour l’enfant

Mes réflexions sont influencées par la présentation de certains mémoires à la commission parlementaire sur le projet de loi 5  touchant l’implantation des maternelles 4 ans.

D’excellents mémoires ont été présentés, entre autres ceux de:

  • L’Ordre des psychologues du Québec
  • Égide Royer, psychologue et spécialiste en adaptation scolaire
  • André Lebon, au nom de 70 acteurs en éducation, santé et services sociaux, dont des chercheurs
  • Georges Tarabulsy, psychologie Université Laval et chercheur d’expérience en petite enfance
  • Sylvana Côté (Richard E Tremblay) (GRIP)
    Monique Brodeur (chercheuse et ex-doyenne de la Faculté d’éducation UQAM)
  • Association Québécoise des CPE
  • Association des Directeurs généraux des commissions scolaires, Association de parents – garde scolaire, Organismes communautaires (Parents), Syndicats d’enseignants, etc.

La vision des chercheurs et des praticiens apportent une richesse à la compréhension des enjeux. Toutefois, la polarisation, les points de vues en opposition rendent difficiles la possibilité de se faire une idée claire sur les choix à faire. Le débat tourne autour de: doit on investir à renforcer et déployer les services à la petite enfance (CPE – garderies) ou ajouter le déploiement de la maternelle 4 ans? Se limiter aux milieux défavorisés ou déployer à tous les milieux?

Voici ce que je retiens d’important des présentations des mémoires et qui aide à se faire une meilleure idée des éléments importants à retenir, malgré la polarisation des points de vue.

  • Les recherches. Il n’existe pas à l’heure actuelle d’études longitudinales ou de recherches qui démontrent que l’environnement des CPE (garderie) ou de la maternelle 4 ans est plus efficace l’un que l’autre pour favoriser la réussite éducative et prévenir le décrochage scolaire au secondaire. Sur ce sujet, les recherches restent flous et contradictoires. Ce qui est démontré par la recherche, c’est que si l’on intervient tôt sur le développement des enfants, particulièrement ceux qui sont vulnérables, les chances de favoriser la réduction des vulnérabilités et de favoriser la réussite éducative est plus grande. Toutefois, lors des audiences sur la maternelle 4 ans, certains chercheurs, selon leurs expertises, vont orienter leurs recommandations dans des directions opposées. Favorisant un milieu plutôt qu’un autre (CPE vs Maternelle 4 ans) : Exemple de chercheurs entendus – Égide Royer, Jacques Moreau,Philip Merrigan, Sylvana Côté, Georges Tarabulsy, Monique Brodeur.

 

  • Il est important de comprendre que les chercheurs qui présentent un mémoire et qui favorisent un environnement plutôt qu’un autre se basent sur leur champ de recherche. Dans le débat actuel, deux champs de recherche sont ciblés: la recherche en éducation (favoriser la réussite éducative et prévenir le décrochage scolaire) et la recherche sur le développement de la petite enfance (domaine de la famille, de la santé et des services sociaux) – favoriser le développement du plein potentiel des enfants et contrer les vulnérabilités. Ce sont deux finalités importantes, justifiées et complémentaires.

 

  • Pas d’opposition entre service de garde et maternelle 4 ans. L’on doit éviter d’opposer les services à la petite enfance (CPE, garderies) et l’offre de la maternelle 4 ans. Il est important d’offrir une panoplie de services aux parents. Selon les milieux et les régions (grande ou petite population) l’offre de services doit être variée pour répondre à la réalité du milieu (CPE – garde en milieu familial, Maison de la famille, maternelle 4 ans, halte garderie, etc.). Il est mentionné que pour les parents, la proximité (question de transport) la flexibilité, le coût sont des éléments importants dans le choix de services.

 

  • La qualité des services. Ce qui est le plus important, peu importe le type de service – CPE – garderie ou maternelle 4 ans  – c’est la qualité des services. Cette qualité de service dépend de l’environnement adéquat pour les enfants de 4 ans, la qualité du programme, la qualité et l’expertise des intervenants (enseignante ou technicienne). Plusieurs intervenants ont insisté sur cette importance de qualité.

 

  • Pas seulement la qualité du développement global. Le programme d’intervention doit dépasser le développement global de l’enfant (les cinq sphères de développement). Il faut ajouter, dans une approche ludique, la littératie et la numératie effectuée par des pédagogues formées dans ce domaine éducatif – enseignante de prématernelle. Également ajouter, suite au dépistage, l,intervention ciblée par l’intervenante et les services professionnels.

 

  • Une politique nationale de la petite enfance. Avoir une vision d’ensemble des besoins selon les territoires, selon les besoins des parentes. Avoir une stratégie de déploiement des ressources. Travailler en concertation, collaboration – les trois ministères – Santé et services sociaux – Famille – Éducation.

 

  • La qualité de la formation. Que ce soit en CPE ou en maternelle 4 ans, les intervenantes doivent être bien formées en ce qui concerne le développement des enfants, la compréhension des vulnérabilités et la capacité de dépister. Il faut bonifier la formation au Collégial et à l’Université à la lumière des nouvelles connaissances. Aussi, offrir des formations continues aux intervenantes.

 

  • Dépister et intervenir tôt. Une priorité doit être mise à dépister les enfants vulnérables, mais non seulement les dépister, mais surtout offrir le service professionnel pour intervenir et les aider. L’un des problèmes actuels, c’est la non-disponibilité des services professionnels suite au dépistage d’enfants ayant une vulnérabilité. Les ressources professionnelles pour intervenir auprès des enfants vulnérables dépistés sont prioritaires. Dépister tôt a du sens s’il y a l’intervention qui l’accompagne.

 

  • Le milieu défavorisé. Le milieu défavorisé est une priorité. Toutefois, beaucoup d’enfants sont vulnérables en dehors des milieux défavorisés. Le déploiement de la maternelle 4 ans dans tous les milieux est alors souhaitable. Selon une étude, 36% des enfants qui ont une vulnérabilité à 5 ans sont de milieu défavorisé alors que c’est 25% qui proviennent de milieu non défavorisé.

 

  • Intervenir auprès des enfants et des parents. Il ne suffit pas d’intervenir seulement auprès des enfants, mais aussi auprès des parents pour les accompagner dans leur rôle de parent. L’effet des programmes est de beaucoup supérieur s’il comprend les deux volets (enfant, parent).

 

  • La période estivale et la maternelle 4 ans. Il faut offrir en parallèle à l’implantation des maternelles 4 ans, des services de garde ou des camps de jour durant la période estivale.

 

  • Évaluation de l’implantation. Très important d’évaluer l’implantation des maternelles 4 ans afin de faire les ajustements nécessaires au fur et à mesure.

 

  • Recherche longitudinale. Investir dans un projet d’étude longitudinale afin de vérifier les effets préventifs possibles et comparatifs entre les enfants qui fréquentent une maternelle 4 ans et ceux qui fréquentent seulement les services de CPE ou de garderie. Recherche difficile à réaliser étant donné les multiples variables associées à contrôler.

Ma position:

Dans un but de favoriser la réussite éducative, la qualification à la fin du secondaire et la prévention du décrochage scolaire au secondaire, je crois important d’investir dans  le déploiement de la maternelle 4 ans pour tous. À la condition d’appliquer les recommandations présentées plus haut. Ceci dit, je crois aussi important de poursuivre le développement de qualité des services de garde en petite enfance (CPE – garderies, etc.). À mon avis, il faut poursuivre le développement des deux environnements et donc investir dans les deux. Je crois important aussi d’investir en priorité dans les milieux défavorisés.

Il est important de noter que l’équipe du GRIP Sylvana Côté (Richard Tremblay) recommande l’investissement dans les CPE. Je dois dire que cette équipe de recherche est hautement qualifiée.

Note importante. En s’appuyant sur les études longitudinales québécoises, Sylvana Côté (Richard Tremblay) recommandent d’investir dans les CPE en milieu défavorisé. Selon cette équipe de recherche c’est dans cet environnement que l’on peut espérer les meilleurs résultats pour le développement de l’enfant et la prévention.

Une référence importante sur les programmes en petite enfance
Sous la direction de George M. Tarabulsy, Julie Poissant, Thomas Saïas et Cécile Delawarde: Programmes de prévention et développement de l’enfant. 50 ans d’expérimentation. PUQ.

Quelques mémoires choisis,  présentés à la commission parlementaire

Sylvana Côté – Directrice du GRIP (avec Richard E Tremblay)
http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-parlementaires/travaux-commissions/AudioVideo-80667.html

Égide Royer – psychologue  expert en adaptation scolaire
http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-parlementaires/travaux-commissions/AudioVideo-80665.html

Ordre des psychologues du Québec
http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-parlementaires/travaux-commissions/AudioVideo-80647.html

Georges Tarabulsy – Chercheur en petite enfance
http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-parlementaires/travaux-commissions/AudioVideo-80647.html

André Lebon
http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-parlementaires/travaux-commissions/AudioVideo-80679.html

Monique Brodeur
http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-parlementaires/travaux-commissions/AudioVideo-80779.html

 Point de vue de Camil Bouchard – sur Facebook

Pierre Potvin C’est plus compliqué que cela Marie-Claude Gagnon – voir mon analyse suite aux présentation de mémoires à la commission parlementaire – d’excellents mémoires – Les chercheurs ne s’entendent pas .
  • Camil Bouchard Les chercheurs s’entendent sauf un ou deux Pierre!😉
    Pierre Potvin Favorables: Janosz, Perron, Potvin, Royer, Brodeur. Je reconnais qu’il y a plus de chercheurs favorable aux développement des CPE.

    Camil Bouchard Pierre Les chercheurs favorables émettent des conditions que le gouvernement ne rencontrent aucunement dans son application. La complémentarité est évacuée, la question des ratios est escamotée (1 enseignant et 1/2 éducatrice ne font pas un ratio correct à temps complet il me semble), la gratuité est factice, l’environnement des élèves problématiques, et j’en passe y compris le fait que l’on déshabille Jacques pour habiller Paul. Le Québec était à l’avant-garde et est en train de copier les verniers de la classe.

     

  • Pierre Potvin Ton point de vue Camil, est hautement « fondé » sur différents savoirs (entre autres – Le Québec fou de ses enfants). Mon soutien favorable en effet suppose des conditions de mise en oeuvre

Ma France à moi- Monologue

Un très beau monologue sur « Ma France à moi ». Dans le cadre de la finale d’un grand. concours

Collectif: Lettre d’appuie à l’implantation de la maternelle 4 ans

À partir du 28 mai 2019, il y aura une commission parlementaire sur le projet d’implantation de la maternelle 4 ans dans le système d’éducation québécois. La présente est une initiative pour appuyer ce projet.  

Collectif pour la réussite éducative La maternelle 4 ans , un moyen concret
pour viser la réussite de nos jeunes

 

Collectif pour la réussite éducative La maternelle 4 ans , un moyen concret pour viser la réussite de nos jeunes Alors que le taux de réussite stagne à 80%, il ne saurait être question de se priver d’une mesure universelle complémentaire aux CPE qui vise à intervenir tôt pour favoriser la réussite.

Avec l’accès universel à la maternelle 4 ans et les Centres de la petite enfance, notre gouvernement inscrit le Québec parmi les sociétés progressistes qui ont à cœur l’égalité des chances à l’école et le développement du plein potentiel de tous les enfants. Pas question de mettre en compétition deux services de qualité!

L’EQDEM rapporte qu’entre 2012 et 2017, le risque de vulnérabilité des enfants à la maternelle 5 ans a augmenté dans 4 des 5 domaines de développement : 26% de ces enfants entrent à l’école avec un facteur de vulnérabilité dans un des cinq domaines de développement que sont:

● La santé et le bien-être
● Les compétences sociales
● La maturité affective
● Le développement cognitif et langagier
● Les habiletés de communication

C’est sur cette base que nous croyons qu’il est urgent de débuter la préscolarisation de nos enfants dès l’âge de 4 ans avec le projet de maternelles 4 ans temps plein proposé par le gouvernement du Québec sur tout le territoire québécois.

L’école est le lieu où l’on retrouve des services professionnels qui peuvent soutenir les pratiques pédagogiques des enseignantes et enseignants. Certains enfants auront ainsi accès à un système de dépistage précoce des problèmes de développement et à des mesures d’intervention adaptées. Une mesure qui, selon l’Observatoire des Tout-Petits, est appuyée par 84 % des acteurs du monde de l’éducation et par 87% de la population québécoise.

La création d’un cycle de 2 ans consacré à l’éducation préscolaire aura des effets bénéfiques significatifs. Le fait d’avoir, dans le même établissement, des classes de maternelle pour les enfants de 4 ans et 5 ans facilitera la mise sur pied d’une équipe pédagogique dédiée exclusivement au préscolaire. Celle-ci pourra être attentive au développement des enfants sur un continuum de deux ans; ce qui aura vraisemblablement un effet favorable sur la transition vers le 1 er cycle du primaire diminuant ainsi les écarts d’apprentissage qui ont un impact sur la réussite de l’enfant.

Comme pour la maternelle 5 ans, les parents seront libres de faire le choix qu’ils croient le meilleur pour leur enfant. Nous n’avons aucun doute que la fréquentation de la classe de maternelle par les enfants de 4 ans fera ses preuves et sera reconnue comme un choix judicieux par les parents, tout comme l’est actuellement la maternelle 5 ans. De plus, les enfants de 4 ans qui fréquenteront la maternelle temps plein pourront bénéficier d’une enseignante et d’une éducatrice.

Chaque dollar investi en vue de donner aux enfants un meilleur départ dans la vie permet un retour sur l’investissement allant de 4 à 9 dollars ultérieurement (Center on the Developing Child 2007). C’est donc un investissement judicieux.

Il nous faut se souvenir que plusieurs décisions en éducation n’ont pas été perçues au départ comme une nécessité. Ce fut précisément le cas de la maternelle 5 ans à demi-temps devenue temps plein qui est fréquentée par la presque totalité des enfants de cet âge sans que ce soit prescrit par la Loi. Appuyé par :

Carl Ouellet, président de l’AQPDE Association québécoise du personnel de direction des écoles

Lise Madore, présidente de la FQDE Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement

Lucille Doiron, présidente directrice générale de L’institut des troubles d’apprentissage

Pierre Potvin Ph. D., professeur associé, Université du Québec à Trois-Rivières

MichelJanosz, Ph. D., professeur titulaire, Université de Montréal

Michel Perron, Ph. D., professeur retraité, Université du Québec à Chicoutimi

Égide Royer, psychologue, professeur retraité, Université Laval

Guy R. Brisson, professeur titulaire retraité, INRS

Joël Monzée, docteur en neurosciences, directeur de l’Institut du développement de l’enfant et de la famille

Isabelle Gadbois, présidente-directrice générale de l’Association des orthopédagogues du Québec

Richard Leonard, D. 3 Ec. Gest. Ed Orthopédagogue, auteur, chargé de cours et directeur d’école à la retraite

Huguette Drouin Ph. D. Professeure substitut retraitée, Agente de recherche Université de Montréal

Yolande Brunelle, chargée de cours en éducation préscolaire et en enseignement primaire, UQAM

Renée Pinard, chercheure en éducation

http://plus.lapresse.ca/screens/25d8ebc1-5ef9-4c37-85b9-c02e77e94ea2__7C___0.html

Violence conjugale: Prix du mérite exceptionnel à La Séjournelle

 

 

 Médaille du lieutenant-gouverneur du Québec
pour mérite exceptionnelle

Shawinigan, le mercredi 22 mai 2019 – Une cérémonie de remise de la Médaille du lieutenant-gouverneur pour mérite exceptionnel suivie d’une réception civique ont eu lieu, mercredi, afin de rendre hommage aux accomplissements de l’organisme La Séjournelle. Cet événement s’est tenu sous la présidence d’honneur du lieutenant-gouverneur du Québec, l’honorable J. Michel Doyon, en présence du maire de Shawinigan, monsieur Michel Angers, et de plusieurs invités.

« Encore trop présente de nos jours, la violence conjugale est une spirale destructrice pour les victimes qui peinent parfois à s’en sortir faute de moyens, d’aide et de support. La Séjournelle contribue de façon significative au mieux-être de la société et c’est avec beaucoup de respect et de considération que je lui remets la Médaille du lieutenant-gouverneur pour mérite exceptionnel », a ajouté l’honorable J. Michel Doyon, lieutenant-gouverneur du Québec. »

« La Séjournelle et les personnes qui gravitent autour de cet organisme font un travail incroyable auprès des femmes et des enfants victimes de violence conjugale », explique monsieur Angers. « La Médaille du lieutenant-Gouverneur pour mérite exceptionnel est pleinement méritée; elle met en lumière des personnes de cœur qui, au quotidien, posent des gestes qui font une différence significative dans la vie d’autrui. La Ville de Shawinigan est privilégiée de pouvoir compter sur une ressource comme La Séjournelle. »

« La Séjournelle est très reconnaissante de l’honneur qui lui est rendu aujourd’hui » de mentionner madame Isabelle Bourdeau, présidente de La Séjournelle. Elle ajoute « qu’au fil de ses 35 ans d’actions et de luttes, ce sont le courage et la détermination des femmes et les enfants victimes de violence conjugale, le soutien de sa communauté et l’engagement de ses partenaires qui motivent jour après jour l’équipe de La Séjournelle à Rêver l’impossible, pour réaliser le plus que possible ».

Notons que la Médaille du lieutenant-gouverneur pour mérite exceptionnel est à l’usage exclusif du lieutenant-gouverneur en fonction des valeurs et des causes qu’il soutient. Dans le cas de La Séjournelle, la candidature n’est pas venue d’un tiers; c’est au Cabinet du lieutenant-gouverneur du Québec lui-même qu’on a remarqué l’organisme afin de lui rendre hommage.

À propos de La Séjournelle

La Séjournelle est une ressource d’aide et d’hébergement qui vient en aide aux femmes et aux enfants victimes de violence conjugale depuis 1984. La Séjournelle offre des services gratuits et confidentiels aux femmes, aux enfants ainsi qu’à leurs proches (parents, amis, collègues, etc.) Elle a également développé un volet « Recherhe et développement » en collaboration avec l’Université du Québec à Trois-Rivières

Source
Véronique Gagnon-Piquès
Service des communications et des relations avec les citoyens
Ville de Shawinigan

819 536-7200 | information@shawinigan.ca

Note: je suis chercheur collaborateur à La Séjournelle avec la directrice générale et psychologue Denise Tremblay depuis plus de 20 ans

Les accommodements « irraisonnables »

En cette période de réflexion et de débat sur la laïcité (PL21 sur la laïcité de l’État – mai 2019), voici un article de la société Radio-Canada (Thomas Gerbet) Accommodements religieux : des employeurs dépassés par certaines demandes. Les exemples donnés dans cet article sont fondés et tirés d’un rapport du service-conseil de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. Ce sont des requêtes d’aide en matière d’accommodements religieux.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1169777/accommodement-religieux-raisonnable-emploi-entreprise-commission-religions-rapport-commission-droits-discrimination-conge

C’est vraiment incroyable les demandes d’accommodements pour motifs religieux qui sont faites à des employeurs par des employés (une bonne partie musulmans – pas tous). 

Personnellement je souhaiterais qu’un Québec laïc ne permettent aucun accommodement au travail pour motif religieux. Cela ouvre la porte à « l’anarchie » à de l’exagération, à du non sens. Ce sont les deux chartes qui ouvrent la porte à ces accommodements. Les seuls accommodements que j’accepterais seraient en relation avec : une condition de santé, un handicap, l’âge (adaptation personne âgée), la grossesse.

 Je crois (sous toute réserve) que le PL21 ne permettra pas ces demandes d’accommodement pour motif religieux. Je ne sais pas si cela va s’appliquer à tout le monde ou seulement les employés de l’État en autorité.

Je suis favorable à la pratique d’une religion – une vie spirituelle. C’est une valeur importante pour moi. Toutefois, cette pratique pour moi doit rester dans les lieux et les espaces prévus à cette fin: les églises, les mosquées, chez-soi. 

Un retour dans le passé: la gymnastique artistique

J’aimerais partager avec vous une expérience enrichissante que j’ai vécu jeudi dernier le 9 mai 2019. Ce fut un retour dans mon passé, en plongeant dans l’univers d’une pratique de gymnastique artistique réalisée par de jeunes gymnastes (12- 15 ans) (programme de sport études) qui se déroulait au Centre Père Sablon à Montréal.

J’étais invité par l’équipe d’un programme télévisuel Ère libre de MAtv (vidéotron). Cette initiative était celle de mon ami et ancien collègue de psychomotricité Claude Pelletier.  L’entrevue portait sur mon parcours d’élève doubleur à professeur d’université. L’idée était de témoigner sur la résilience et comment le sport a été salutaire pour moi. 

Ce fut l’occasion de replonger dans de très beaux souvenirs de mon expérience de gymnaste qui m’a conduit vers l’éducation physique, la psychomotricité, Boscoville (centre de rééducation), la psychoéducation et la carrière de chercheur universitaire.

J’ai pu admirer cette belle jeunesse québécoise. Ces jeunes athlètes gymnastes m’ont vraiment impressionné par leurs talents en acrobatie au sol, sur le cheval d’arçons, à la barre fixe et aux anneaux. Je me revoyais en compétition de gymnastique artistique à 15 ans.

Je regardais la barre fixe ou les barres parallèles avec en tête les mouvements que je savais très bien exécuter, mais en sachant parfaitement que mon corps était incapable maintenant de les réaliser. Malgré tout, j’étais tenté de sauter sur les barres parallèles.

L’émission devrait passer à l’automne prochain à MAtv. Voici quelques photos.

 

Les Élèves HDAA et les garçons traînent de la patte à l’école

 

Note: Les statistiques datent de 2016 et depuis il y a eu un peu d’amélioration, mais le problème reste alarmant.

Triste statistiques.

  • Seulement 25 % des élèves en difficulté terminent leur secondaire

  • 65% des Élèves HDAA qui n’ont ni diplômes ni attestations ou certifications sont des garçons.

  • Ce qui est vraiment étonnant c’est que seulement 17% des Élèves HDAA  obtiennent une certification ou attestation qui sont supposé être des « programmes » adaptés à cette clientèle.

  • L’école Vanguard,   elle, réussit à diplômer 75% de ses élèves qui ont une trouble d’apprentissage. Important: c’est une école spéciale, avec des critères de sélection, privée mais avec un statut particulier.

Le secteur de l’adaptation scolaire québécois nécessite une analyse évaluative du dispositif dans son ensemble.

Article sur le sujet

https://www.journaldemontreal.com/2016/12/16/25–des-eleves-en-difficulte-terminent-leur-secondaire

https://www.journaldequebec.com/2019/05/10/peu-deleves-en-difficulte-finissent-leur-secondaire?fbclid=IwAR3ThkJoXhMw9shz7r_EEf_NTShuCIq195d3uBSCUzo4Y_ih0sVf29Ikkas

La mort d’une fillette de 7 ans, martyrisée par ses parents : une analyse d’un système défaillant

 

État de situation

Le Québec est sous le choc, il n’a su protéger une fillette de 7 ans martyrisée par ses parents et morte des suites de ses blessures. Elle a passé à travers les mailles du filet de sécurité des services de la Direction de la protection de jeunesse (DPJ).

Il faut bien s’entendre, c’était un cas lourd et complexe pris en charge depuis plusieurs années. Les faiblesses du système de protection ont permis à la dynamique de la famille proche et élargie de l’enfant d’avoir le dessus sur un système affaibli par plusieurs facteurs en cause. Ce système comprend les politiques gouvernementales (la loi de la protection de la jeunesse),  la justice (les avocats à l’Aide à la jeunesse), la DPJ, l’école que fréquentait l’enfant, ainsi que les services médicaux et sociaux.

Soulignons qu’il y a quelque 100 000 signalements par année à la DPJ. Une augmentation très importante ces dernières années. Que se passe-t-il dans nos familles québécoises pour que ce taux de signalement soit aussi élevé et augmente d’année en année. Mis à part l’explication  que de plus en plus de personnes se soucient de signaler des cas à la DPJ.

La mort de cette fillette de 7 ans est dramatique et devient un électrochoc pour tout le Québec. C’est un cas extrême, qui va servir de déclencheur pour analyser l’ensemble du système. Il est important de comprendre qu’il en existe des centaines d’autres cas qui sans mourir,  restent mal protégés. D’autre part, certains mentionnent que des milliers d’enfants et d’adolescents sont sauvés par le système, malgré ses faiblesses. Reste que la situation demande de prendre le temps de faire le point, d’analyser en profondeur notre système de protection qui finalement protège mal certains de nos enfants.

Analyse du système défaillant

Qu’on échappe une enfant et qu’elle finisse par mourir de maltraitance ne peut être attribué à une seule cause. C’est tout le système de protection de l’enfance qui est en péril, qui est en cause.

Ce n’est pas une situation nouvelle, une remise en cause de la DPJ fait partie du paysage québécois depuis des années. Lorsqu’on lit sur le sujet, on se rend compte qu’avec le temps les problèmes ont empiré.

Plusieurs facteurs sont pointés du doigt, en voici quelques-uns parmi les plus importants :

  • Les coupures financières dans le domaine de la santé et des services sociaux ont provoqué des conséquences négatives sur les services aux populations vulnérables.

  • La disparité des services selon les régions a mis en péril certaines régions moins bien servies.

  • La quantité énorme de cas à traiter, la lourdeur et la complexité des problèmes ont augmenté d’année en année.

  • Les conditions de travail très difficiles des intervenants qui doivent assumer une trop grande quantité de dossiers; le manque de supervision clinique;  la difficulté à recruter des intervenants qui sont de plus en plus jeunes et sans expérience pour faire face à la complexité des cas;  l’épuisement professionnel des intervenants qui les amène à quitter ce domaine de pratique et qui a pour conséquence de provoquer un taux de roulement du personnel qui empêche une vraie prise en charge des enfants, des adolescents et de leurs familles. Le lien de confiance étant très difficile à établir lorsqu’il n’y n’a pas de stabilité dans le personnel responsable du dossier.

  • La réforme du réseau de la santé et des services sociaux amenée par le PL-10. Ce qui a entrainé un bouleversement dans les équipes de gestion des services sociaux, dont la DPJ, et une perte importante de l’expertise acquise durant plusieurs années.

  • Dans cette réforme, l’intégration des services sociaux au système de santé qui en plus d’être le parent pauvre du système, s’appauvrit encore plus – le Gros mange le petit. Les services sociaux et la santé mentale sont les parents pauvres du système.

  • Une conception de la gestion axée sur les résultats (GAR) dans une approche tayloriste que certains appellent la gestion industrielle déshumanise les soins. « La fameuse approche Lean, nouvelle bible de gestion des services de santé et services sociaux, qui a gagné progressivement du terrain » (propos utilisés par une ex-DPJ – Danielle Tremblay). Qui dans bien des situations empêchait de maintenir la primauté des enjeux cliniques. Cette approche de gestion met les intervenants sociaux en conflit de loyauté – répondre aux réels besoins cliniques de la clientèle en étant déchirés par la pression au rendement, à la productivité, à la performance, à l’efficience.

  • Une idéologie de pratique qui pousse à laisser l’enfant dans son milieu familial à tout prix, parfois au péril de sa santé et de son développement lorsque les services d’encadrement de la famille et de l’enfant ne sont pas au rendez-vous.

  • Une réduction des milieux spécialisés pour l’enfance en grande difficulté (écoles spécialisées, autres ressources spécialisées pour enfant) avec l’idéologie du virage milieu.

Solutions

  • Sortir les services sociaux du giron de la santé et du modèle médical. Donner une plus grande autonomie et un financement protégé aux services sociaux.

  • Augmenter les ressources professionnelles dans le domaine des services sociaux et de la DPJ.

  • Offrir des conditions de travail moins stressantes et professionnellement plus intéressantes aux intervenants sociaux. Ce qui va favoriser à diminuer le roulement du personnel.

  • Offrir de la supervision professionnelle et l’occasion de travailler en équipe multidisciplinaire aux intervenants sociaux.

  • Ramener à l’avant une approche de gestion basée sur des enjeux cliniques et non seulement sur la performance et les impératifs de gestion. S’éloigner de l’approche du modèle médical.

  • Si l’enfant est maintenu dans sa famille, s’assurer d’un suivi et d’un soutien thérapeutique aux parents et à l’enfant.

  • Pour les cas lourds et complexes, avoir des ressources spécialisées dans chaque région du Québec (école spécialisée – centre jeunesse spécialisé).

Texte d’une ex-directrice de la DPJ

https://www.lavoixdelest.ca/actualites/le-fil-groupe-capitales-medias/lettre-dune-ex-dpj-55a3bd68b40e48e15d22052c162863e5?utm_campaign=lavoixdelest&utm_medium=article_share&utm_source=facebook&fbclid=IwAR3qOv812pZ7zNvoKZDHOBC2TBNz49r5GbzvPgFQqFXkboIlzdYiwiPP_ZE

Deux  articles sur le vécu des travailleurs sociaux

https://www.lapresse.ca/actualites/201905/07/01-5225136-des-travaiCleurs-sociaux-en-grande-detresse.php

https://plus.lapresse.ca/screens/177658ee-17af-4031-a1cc-a189622649cc__7C___0.html?utm_campaign=201905071800-lpp-tuesday-aws&utm_source=newsletter-mardi&utm_medium=email

Analyse d’un psychoéducateur

https://www.ledevoir.com/opinion/idees/553977/plaidoyer-en-faveur-de-la-bientraitance?fbclid=IwAR0HlYFb3ySoMcnmvaC4a-K4DUGChF9j7XHpzknts5FkSqhZXyTPms1r9Ro

 

Une fausse nouvelle au sujet du porc et la demande d’une famille musulmane au maire de Dorval

LA CITÉ DE DORVAL DÉNONCE LA CIRCULATION D’UNE FAUSSE NOUVELLE SUR INTERNET

Publié le 27-01-2015

Depuis plusieurs semaines, une fausse nouvelle circule sur les réseaux sociaux et dans les chaînes de courriels à propos du maire de Dorval qui aurait prétendument refusé de donner suite à une demande de parents musulmans à l’effet de retirer le porc de la cafétéria des écoles de la municipalité. Dans cette nouvelle, on y cite également les supposés propos du maire à l’endroit des musulmans.

La Cité de Dorval souhaite dénoncer cette fausse information et s’indigne contre cette usurpation d’identité de personnes travaillant pour la municipalité. Des internautes d’un peu partout dans le monde ont publié cette fausse nouvelle comme si elle était vraie, et le maire de Dorval souhaite maintenant remettre les pendules à l’heure en affirmant qu’en aucun cas, ni lui, ni ses représentants n’ont émis de tels propos.

Bien qu’il soit difficile de retracer l’origine de ce canular, nos recherches nous poussent à croire qu’elle aurait débuté aux États-Unis. Une fausse nouvelle similaire avait également circulé sur Internet à propos d’un maire de Belgique en 2013.

https://www.ville.dorval.qc.ca/fr/nouvelles/article/la-cite-de-dorval-denonce-la-circulation-dune-fausse-nouvelle-sur-internet

Laïcité au Québec: une analyse de Boucar Diouf

Opinion Boucar Diouf
La Presse 30 mars 2019

Laïcité : c’est reparti !

Boucar Diouf
Humoriste, conteur, biologiste et animateur

Note : le texte en italique pour attirer l’attention est de moi (Pierre Potvin)
Le texte est un peu long mais vaut la peine d’être lu.

J’ai hâte que ce dossier soit réglé pour qu’on puisse reprendre le crachoir aux extrêmes qui dictent le débat sur ce sujet qui divise le Québec depuis si longtemps.

Je parle ici des gens qui associent très souvent à tort tout ce qui les dérange à de la xénophobie en mélangeant religion, culture, race et identité dans des épisodes qui font souvent les manchettes. Mais je parle aussi de ces xénophobes qui pensent presque absurdement que la laïcité devrait être un programme d’interdiction des religions dans l’espace public d’un pays où la liberté de conscience est un droit fondamental.

Il est vrai qu’au cœur de la tension, ce sont surtout les groupuscules d’intégristes qui aspirent à mélanger religion et politique qui affrontent dans les réseaux sociaux, avec la complicité des médias traditionnels, des gens dont l’intolérance ou l’athéisme militant amènent à penser que la religion est un épiphénomène que la simple raison et l’argument scientifique devraient suffire à annihiler. C’est le fameux syndrome de Voltaire qui prédisait qu’il ne faudrait pas plus d’un siècle pour ne trouver la Bible que chez les antiquaires. On peut dire qu’il s’est gouré royalement, parce que la Bible reste encore un best-seller international indémodable.

Chassez le surnaturel et il revient au bungalow ! Voilà ce que le Québec, qui pensait avoir remis la religion à sa place, découvre avec l’ouverture des frontières.

Une situation qui sème une panique démesurée chez certains. Que voulez-vous, quand on a ramé si fort pour sortir des griffes d’une forme de totalitarisme religieux pendant une grande partie de son histoire, il est absolument normal d’être méfiant envers toute autre forme de cabale. Celui qui a déjà été mordu par un serpent se méfie parfois de ses lacets, disait mon grand-père. Malheureusement, à trop se méfier, on finit parfois par sursauter inutilement devant des leurres soigneusement manipulés par ceux qui gagnent à nous faire hyperréagir.

Il faut mettre fin à ce duel des extrêmes où la nuance et la retenue sont rarement applaudies par les plus belliqueux. Dans un coin, il y a les gens qui pensent faussement qu’immigrer, c’est renoncer à ce qu’on est pour devenir entièrement l’autre qui accueille. Et à l’autre bout, il y a ceux qui demandent à tout le monde de s’adapter à leur entièreté parce que le moindre compromis n’est pas une option pour eux. Entre ces deux groupuscules extrêmes qui déchirent le tissu social, il y a la majorité silencieuse qui se fait traiter de xénophobe ou se fait insulter dans sa croyance sincère et profonde.

Pourtant, n’en déplaise aux extrémistes de tous bords, le vivre-ensemble est une recherche de consensus. Par conséquent, il nécessite de marcher les uns vers les autres. C’est donc une grosse erreur que de laisser les plus radicaux s’autoproclamer les porte-parole d’un sujet aussi important et clivant. La seule façon de leur enlever le crachoir, c’est de tracer une ligne claire pour tout le monde.

La laïcité est un mouvement qui était en marche au Québec bien avant l’ouverture massive de ses frontières à l’immigration. Je suis de ceux qui croient qu’elle est un pilier important d’un vivre-ensemble désireux de célébrer davantage le « ensemble » que le « vivre ». Cette séparation entre l’État et la religion n’efface pas les appartenances et les croyances de qui que ce soit. Au contraire, elle aménage des cours de récréation à l’abri des représentations, car aucun signe d’appartenance ostentatoire n’est aussi banal et innocent que ne voudrait le faire croire son porteur.

Imaginez si Richard Henry Bain se retrouvait devant un juge arborant un macaron du Parti québécois. Est-ce que le magistrat réussirait à le convaincre que ce signe n’aurait aucun effet sur sa décision finale ? La même logique s’applique aux signes religieux ostentatoires chez les employés de l’État ayant un pouvoir de coercition. Que penserait, par exemple, un immigrant d’origine palestinienne qui conteste sa condamnation par un juge portant une kippa ?

À l’inverse, que penserait un jeune automobiliste portant une kippa qui se fait remettre une contravention discutable par une policière en hijab ?

Dans les trois exemples précédents, on peut parier que les signes affichés seront, à tort ou à raison, automatiquement associés à un sentiment anticipé d’injustice.

Depuis 13 années, toutes les élections au Québec sont hantées par la laïcité et force est d’admettre que c’est l’irresponsabilité du PQ et du PLQ qui a mené au pourrissement généralisé de la situation que nous connaissons maintenant. Largement mandaté par la population pour tracer une ligne de démarcation, le gouvernement Legault a décidé courageusement de prendre le taureau par les cornes. Mais il devra attacher sa tuque avec de la broche, car ça va brasser très fort et je ne parle pas seulement des campagnes de victimisation parrainées par la gauche moralisatrice dont le relativisme culturel semble devenu le seul projet social.

Le premier ministre Legault a beau dire à ses troupes de faire preuve de retenue, la tempête sera grosse et inévitable, surtout si lui-même continue de faire le lien entre laïcité et protection de l’identité québécoise. La laïcité est un simple principe de séparation entre l’État et la religion, et l’associer à la protection d’une identité, c’est prêter largement flanc à ceux qui disent que ce projet se fait contre eux.

En plus de la rébellion à l’intérieur du Québec qui s’organise massivement, le gouvernement Legault devra aussi faire face aux missiles provenant de l’élite médiatique et intellectuelle de l’anglophonie multiculturaliste canadienne, qui traitera le Québec francophone de tous les noms d’oiseaux. Elle demandera aussi au gouvernement Trudeau de répondre par la bouche de ses canons. Autrement dit, après l’affaire SNC-Lavalin, une nouvelle patate chaude québécoise se dessine donc pour le gouvernement Trudeau, qui devra jongler avec ce dossier qui a tout le potentiel de se transformer en dynamite électorale fatale au PLC.

Le Parti libéral du Québec aussi gagnerait sagement à ne pas trop diaboliser ce projet s’il ne veut pas traîner un lourd boulet à la prochaine campagne électorale. Pour cause, si le PLQ démonise l’initiative de la CAQ, il ne pourra faire autrement que de dire à son électorat traditionnel ce qu’il ferait avec cette loi une fois de retour au pouvoir. Bref, il faudra que le PLQ promette en campagne électorale de tout changer. Ce qui serait la chronique de sa crucifixion définitive dans le vote francophone, car ceux qui croient que ce dossier, qui touche une fibre trop profonde, mourra de sa belle mort se trompent royalement. Heureusement pour le PLQ, la parole sur ce dossier est confiée à une personne de retenue et de discernement qui s’appelle Hélène David.

Entre le multiculturalisme free-for-all britannique et la laïcité à la française, le Québec a bien le droit de trouver une fine ligne de consensus social.

En Angleterre, le multiculturalisme est une marmite en ébullition dont le couvercle est solidement vissé, la pression s’y accumule et l’explosion qu’on refuse de voir est imminente. En France, la marmite en ébullition est sans couvercle et les chaudes projections qui en émanent provoquent des brûlures irréparables dans le vivre-ensemble. Au Québec, ce dont on a besoin, c’est une simple soupape pour évacuer le surplus de pression de notre presto qu’on veut plus interculturel. Évidemment, les sifflements de vapeur chaude feront siler abondamment les oreilles d’ici l’été.

Moi, j’ai hâte que ce dossier soit évacué pour parler des enjeux hautement plus importants pour la grande majorité des immigrants. Je pense ici à la reconnaissance des acquis et des diplômes, le peu d’ouverture des ordres professionnels aux diplômés venus d’ailleurs. Dans les vraies affaires, il y a aussi le taux de chômage très élevé dans certaines communautés issues de l’immigration, la discrimination à l’emploi, la représentativité des minorités dans les institutions étatiques et les déficits d’investissement dans les programmes de francisation et d’employabilité qui aident ceux qui arrivent à voir la lumière qui illuminait leur rêve d’expatriés.

 

(Livre) Une alliance psychoéducative

Voici un nouveau livre de Denis Beauregard en collaboration avec Juan Morin et Rina Petretta, tous trois psychoéducateur et psychoéducatrices. Publié en 2018.

 

Ce livre se réfère à la longue expérience des auteur.e.s en intervention psychoéducative.

Il y a eu l’alliance, puis l’alliance thérapeutique. Pour l’intervenant en vécu partagé ou en soutien au vécu partagé, il y a maintenant l’alliance psychoéducative : concept-outil issu de la pratique.

L’expérience sur le terrain nous a fait découvrir que l’alliance psychoéducative constitue un outil accessible, riche et utile à tout intervenant éducatif dans tous ses accompagnements.

L’alliance psychoéducative s’appuie sur la partie saine des gens dont elle favorise la croissance, ici et maintenant, tout en prenant en compte les sensibilités, les limites et les vulnérabilités des acteurs en présence.

Le creuset de l’alliance psychoéducative lui donne sens, couleur et profondeur. Par la priorité que l’alliance psychoéducative donne à la personne ou au groupe accompagné, par la considération et la reconnaissance de la liberté par sa démarche appuyée par des composantes clairement définies, par sa précision, par sa souplesse et sa solidité, par son appui sur la conscience, l’alliance psychoéducative a souvent fait la différence entre la croissance et l’étiolement.

Le contenu de ce livre représente un point de vue issu de la pratique, le nôtre. Nos réflexions constituent une réponse partielle et contextuelle aujourd’hui à des questions éducatives « éternelles ».

Pour vous procurer le livre aux Éditions Premières Chance
http://leseditionspremierechance.com/produit/alliance-psychoeducative-denis-beauregard-joan-morin-rina-petretta/

La tables des matières

Table des matières Alliance pséd.

Lettre d’appui au projet de loi 21 sur la laïcité de l’État

Lettre d’appui au projet de loi 21 sur la laïcité de l’État

Lettre des universitaires, intellectuel.le.s et citoyen.ne.s pour le projet de Loi sur la laïcité de l’État

Le projet de loi no 21 :
un nouveau jalon dans la laïcisation progressive de l’État du Québec

Micheline LABELLE
Professeure émérite de sociologie et fondatrice de l’Observatoire international sur le racisme et les discriminations, Université du Québec à Montréal (UQAM)

Daniel TURP
Professeur titulaire à la Faculté de droit de l’Université de Montréal

et autres signataires…

Nous soussignés et soussignées, universitaires, enseignant.e.s au sein de collèges d’enseignement général et professionnel ainsi que d’établissements d’enseignement primaire et secondaire du Québec et autres intellectuel.le.s et citoyen.nes du Québec, nous réjouissons de la présentation du projet de Loi sur la laïcité de l’État (Projet de loi n° 21). Celui-ci vise à enchâsser la laïcité dans une nouvelle loi fondamentale du Québec et à affirmer, comme le prévoit son premier article et ce que l’Assemblée n’a jamais fait à ce jour, que « [l]’État du Québec est laïque ».  Le projet de loi no 21 fait en outre reposer la laïcité de l’État sur les quatre principes que sont : 1° la séparation de l’État et des religions; 2° la neutralité religieuse de l’État; 3° l’égalité de tous les citoyens et citoyennes et; 4° la liberté de conscience et la liberté de religion.

Le projet de loi ne se limite donc pas à mettre en œuvre le seul principe de la  neutralité mais  ajoute  une pierre à l’édifice de la laïcité. Il s’inscrit dans une histoire qui a vu le Québec procéder à une laïcisation progressive des institutions publiques, réalisée notamment par la déconfessionnalisation des commissions scolaires et des écoles publiques du Québec.

Comme l’ont fait de nombreuses autres nations du monde, le Québec veut traduire le principe de laïcité dans des règles visant à régir et interdire le port des signes religieux par des personnes exerçant des fonctions au sein de l’État ou au sein de certains établissements d’enseignement ainsi que par celles qui donnent et reçoivent un service de l’État Québec, au nom du devoir de réserve en ce qui concerne les convictions politiques ou religieuses  Destinées à fixer la portée et aménager l’exercice des libertés et des droits fondamentaux au Québec, nous considérons que ces nouvelles règles n’empêcheront pas de telles libertés et droits de s’exercer dans le respect des valeurs démocratiques, de l’ordre public et du bien-être général  des citoyens du Québec, et comme le prévoira la nouvelle version de l’article 9.1 de la Charte des droits et la libertés de la personne (Charte québécoise), dans le respect de la « laïcité de l’État ».

Nous sommes par ailleurs d’avis qu’il est opportun de mettre la future Loi sur la laïcité de l’État à l’abri de contestations fondées sur la Charte québécoise et la Charte canadienne des droits et libertés, en s’appuyant respectivement sur les clauses de dérogation des articles 52 et 33 de ces deux lois. La raison en est fort simple. L’ultime interprète de la Charte canadienne, ainsi que de la Charte québécoise, sera la Cour suprême du Canada. Se fondant sur l’article 27 de la Charte canadienne selon laquelle « [t]oute interprétation de la présente charte doit concorder avec l’objectif de promouvoir le maintien et la valorisation du patrimoine multiculturel des Canadiens », dont il faut rappeler qu’elle a été adoptée sans l’assentiment du gouvernement, du parlement et du peuple du Québec, le tribunal canadien de dernier ressort est susceptible de dire, comme il l’a fait dans une décision antérieure relative à l’obligation de témoigner devant un tribunal à visage découvert, qu’une loi interdisant le port d’un signe constitue une « réponse laïque […] incompatible avec la jurisprudence et la tradition canadienne, et restreint la liberté de religion là où aucune limite n’est justifiable ».

Dans ces circonstances et du fait que la liberté de religion, y compris la liberté de manifester sa religion, a été érigée en liberté quasi-absolue au Canada, voire en liberté hiérarchiquement supérieure aux autres libertés fondamentales, et notamment la liberté de conscience, il appartient à l’Assemblée nationale du Québec, dont la loi constitutive rappelle que celle-ci est « par l’intermédiaire des représentants élus qui la composent, […] l’organe suprême et légitime d’expression et de mise en oeuvre de ces principes [démocratiques de gouvernement] », d’avoir le premier et le dernier mot en donnant sa réponse laïque à la question du port des signes religieux et à faire naître une tradition québécoise en la matière.

Nous soussignés et soussignées, récusons par ailleurs, les accusations de racisme et  de discrimination à l’égard des minorités de diverses cultures et religion par ceux et celles qui proposent une conception québécoise de la laïcité distincte de la conception qui prévaut au Canada, aux États-Unis d’Amérique et au Royaume-Uni et qui se rapproche davantage de celle de pays tout aussi démocratiques que sont la France, la Belgique et la Suisse. Nous constatons que des organisations de la société civile au Québec, telles l’Association québécoise des Nord-Africains pour la laïcité (AQNAL) et l’organisme Pour les droits des femmes (PDF) au sein desquels militent notamment des personnes de culture musulmane ont exprimé leur appui à cette conception québécoise de la laïcité; sans compter également un fort appui provenant de divers,es citoyen.nes. issu.e.s d’autres minorités dont témoignent les recherches sur le terrain et sondages effectués depuis la dite « crise des accommodements raisonnables». Dans ce domaine il n’y a pas d’opposition binaire entre majorité et minorités ethnoculturelles comme le sous-tend un certains discours politique et administratif réducteur de la réalité.

Si le projet de loi no 21 constitue une avancée dans la voie de laïcisation progressive du Québec, cette laïcisation ne sera toutefois pas achevée avec l’adoption de la Loi sur la laïcité de l’État. De nouveaux gestes devront s’imposer encore pour assurer une application cohérente et intégrale du principe de la laïcité que le projet de loi no 21 contribuera à consolider et dont l’adoption par l’Assemblée nationale du Québec est aujourd’hui éminemment souhaitable.

Le projet de loi sur la laïcité, une évolution logique du Québec (Dossier)

La loi 21 sur la laïcité de l’État a été adopté par le gouvernement le dimanche 16 juin 2019 à 10.30h.
Le Québec est maintenant un État Laïque

Au Québec, le mouvement de laïcité de l’État à débuté graduellement. C’est avec la Révolution tranquille des années 1960 et Vatican 2 que les religieux abandonnent leur costume religieux (abandon d’un signe ostentatoire),  par la suite il y aura la déconfessionnalisation du système d’éducation. Malgré ces changements, l’État québécois n’est pas encore considéré comme un État laïque. C’est donc maintenant, pour la première fois, par le projet de loi 21, que l’État québécois peut devenir un État laïc.

Le projet de loi 21 sur la laïcité de l’État est une suite logique de la Révolution tranquille. Dans notre histoire,  nous avons vécu les jours sombres du contrôle excessif de la religion catholique sur le peuple québécois. Cette emprise tentaculaire contrôlait le système d’éducation et le corps des femmes. C’est également par son alliance avec l’État que le pouvoir de l’Église s’exerçait. C’est maintenant chose du passé et la loi 21 vient garantir qu’il n’y aura pas de retour en arrière.

Les symboles religieux étaient omniprésents au Québec avant la Révolution tranquille. Tout nous rappelait la religion : le crucifix dans les maisons, les icônes et statuettes dans les résidences, les écoles, les hôpitaux et autres endroits publics. L’habillement des religieux et les prescriptions de l’Église pour le contrôle des vêtements des femmes faisaient partie des exigences de la religion.

Rappelons que peu importe les religions, l’une de leurs missions est d’exercer un contrôle sur les pensées, les croyances, les valeurs et les comportements des fidèles. C’est ce que nous avons vécus au Québec. De leur côté, les pratiquants  témoignent de leurs croyances et de leurs valeurs religieuses en utilisant les signes qui signalent à autrui leurs identités religieuses (la croix, la kippa, le hijab, le kirpan, etc.) (1).

La laïcité de l’État signifie la séparation de l’État et des religions. Ce n’est pas un mouvement contre les religions, mais une neutralité religieuse de l’État qui signifie que toutes les religions sont sur le même pied d’égalité et que tous les citoyens et citoyennes sont égaux (hommes et femmes). Il n’y a donc absolument pas de discrimination fondée sur la race ou la religion comme certains l’entendent. De plus, la loi 21 n’est pas raciste, car le racisme affirme la supériorité d’un groupe sur un autre alors que la loi 21 affirme le contraire, soit légalité de tous les citoyens et citoyennes. Elle n’est pas non plus discriminatoire ou inégalitaire, puisse que toutes les formes de signes religieux de toutes les religions sont touchées autant chez les hommes que chez les femmes. À ce sujet, il est possible que le voile islamique chez les femmes donne l’impression d’être davantage visée, mais c’est parce que ce signe est plus « visible » et plus présent que les autres.

Les mouvements actuels de contestation de ce projet de loi par certains groupes sont anti démocratiques puisque le gouvernement (CAQ) de Legault a été élu démocratiquement à l’automne dernier par la majorité du peuple québécois. Ce même gouvernement a toujours été clair dans ses intentions, dans son programme politique concernant la laïcité de l’État. C’est ça la démocratie, parfois ça nous convient et parfois ça ne nous convient pas, mais il faut respecter ce que la majorité à décidé.

(1) Le sociologue Guy Rocher, en 2010, mentionne:  » La neutralité de l’État s,exprime par la neutralité de l’image donnée par ses représentants. Ces derniers doivent donc éviter d’afficher leur appartenance religieuse, politique ou philosophique. L’école publique n’est plus neutre si le corps enseignant ou la direction affichent ouvertement leur adhérence à une religion ».

Très bon texte sur les fondements de la laïcité

https://www.ledevoir.com/opinion/idees/581887/quebec-racisme-et-laicite-le-malheureux-amalgame

Très bon texte sur le Québec et sa différence avec les autres province et la laïcité

https://www.lapresse.ca/debats/opinions/201911/15/01-5249891-loi-sur-la-laicite-de-letat-le-canada-contre-le-quebec.php

Autre très bon texte de Louise Beaudoin sur la laïcité

https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/551662/laicite-et-progressisme?utm_source=infolettre-2019-04-08&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

Autre très bon texte de Louise Mailloux sur la laïcité (clause dérogatoire)

https://www.ledevoir.com/opinion/idees/551714/la-disposition-de-derogation-un-geste-d-affirmation-politique

Lettre d’appui au projet de laïcité

http://pierrepotvin.com/wp/index.php/2019/04/08/urgent-mouvement-dappui-au-projet-de-loi-21-sur-la-laicite-de-letat/

Bon texte sur l’intégrisme et le lien avec la laïcité
https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Fwww.ledevoir.com%2Fopinion%2Fchroniques%2F551986%2Fintegrista&title=%C2%ABIntegrista%C2%BB!

Et Aussi:

https://www.journaldemontreal.com/2019/05/13/la-laicite-garante-de-la-cohesion-sociale

https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/551452/droits-et-devoirs

 

Un beau texte de Boucar Diouf

http://plus.lapresse.ca/screens/ed53f98f-0a69-43a5-9e3b-f926e76e68a0__7C___0.html?fbclid=IwAR1MsOZwwE31JWuwrbcSl8JleA_9F_fQJdBRvtU5VdXKJRrcvB8KK0TPK48

Un point de vue différent sur le sens du voile. Juste pour nous mêler un peu plus.

https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/552160/le-voile-islamique-mieux-comprendre-pour-agir

Très bon texte du journaliste Mathieu Bock-côté sur la laïcité, l’opposition des anglophones et des ethnies de Montréal

https://www.journaldemontreal.com/2019/04/20/expulser-symboliquement-les-quebecois-de-chez-eux#cxrecs_s

Autre texte sur la position de QS face au voile et à la laïcité

https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/552990/pourquoi-je-quitte-quebec-solidaire?utm_source=Le+courrier+des+id%C3%A9es&utm_campaign=a1637bb690-EMAIL_CAMPAIGN_2019_04_26_10_31&utm_medium=email&utm_term=0_14c415178d-a1637bb690-115391429

Texte de Denise Bombardier  pro loi 21 et la lettre des universitaires en santé mentale contre

https://www.journaldemontreal.com/2019/04/30/un-barrage-contre-la-loi-21#cxrecs_s

Texte de Richard Martineau énumérant tous ceux qui sont contre la loi 21

https://www.journaldemontreal.com/2019/04/30/un-barrage-contre-la-loi-21#cxrecs_s

Texte intéressant de Fatima Houda-Pépin (ex-député libéral)

https://www.journaldemontreal.com/2019/05/15/pourquoi-je-suis-pour-la-laicite

Le pouvoir juridique est aussi politique – analyse de Louis Mailloux philosophe – Laïcité

https://www.ledevoir.com/opinion/idees/568881/loi-sur-la-laicite-le-pouvoir-judiciaire-joue-aussi-un-role-politique?utm_source=Le+courrier+des+id%C3%A9es&utm_campaign=c9cf3e06e8-EMAIL_CAMPAIGN_2019_12_13_07_51&utm_medium=email&utm_term=0_14c415178d-c9cf3e06e8-115391429

Projet de loi 21 sur la laïcité de l’état

Aujourd’hui le jeudi 28 mars 2019 c’est un moment très important pour le Québec avec le dépôt du projet de loi 21 sur la laïcité de l’état.

Afin de contrer les contestations judiciaires particulièrement liées à la Charte Canadienne des droits et libertés, le gouvernement va appliquer la clause dérogatoire (clause nonobstant) permettant durant 5 ans d’éviter les contestations judiciaires.

http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/projets-loi/projet-loi-21-42-1.html

(Chanson) Tu trouveras la paix dans ton cœur (Hommage à Renée Claude)

Tu trouveras la paix dans ton cœur

Merveilleuse chanson en hommage à Renée Claude (chanteuse québécoise) atteinte de la maladie d’Alzheimer. (voir le lien plus bas)

Les paroles sont très belles, ça peut prendre toute une vie avant de comprendre que le bonheur peut se trouver en soi et pas ailleurs. Gros défi dans le monde d’aujourd’hui qui nous bombarde de messages publicitaires

Tu trouveras la paix dans ton cœur... de Stéphane Venne (1971)… quelle belle chanson.

  • Tu trouveras la paix dans ton cœur
  • Et pas ailleurs, et pas ailleurs
  • La seule vraie tranquillité
  • Le grand repos, l’immobilité
  • …
  • Tu peux cesser de la chercher
  • Ce n’est qu’en toi qu’elle peut commencer
  • Il est en dedans de toi
  • Les merveilleux couchers de soleil
  • …
  • Ils attendent que tu les réveilles au plus profond de toi
  • Y a la plage immense ou tu es toute seule
  • Dans le plus chaud de toi
  • Loin au dedans de toi
  • Tu trouveras la paix dans ton cœur
  • Et pas ailleurs, et pas ailleurs…

Dans cette vidéo on peut entendre parmi les plus belles voix du Québec: Diane Dufresne, Ginette Reno, Louise Forestier, Isabelle Boulay, Luce Dufault, Laurence Jalbert, Ariane Moffatt, Marie-Denise Pelletier, Catherine Major, Marie-Élaine Thibert et bien entendu Céline Dion.

https://www.youtube.com/watch?v=ctwvvoX8BaM&list=PLY7UmitvagRM3OOu3gbhF0gbHgWokDGvk

(humour – hiver 2019) Il neige encore

Note : Certaines images ou certains textes présentés dans cette section proviennent de sources circulant sur Internet. Si vous êtes titulaire des droits d’auteur d’un document reproduit ici et souhaitez qu’il soit retiré ou que la source soit précisée, veuillez communiquer avec l’auteur du site.

Petite vidéo musicale: il neige encore

Conférence de consensus : La mixité sociale et scolaire – CTREQ

La conférence de consensus – (Fiche résumé) : La mixité sociale et scolaire

http://www.ctreq.qc.ca/des-recommandations-pour-une-ecole-au-benefice-de-toutes-et-de-tous/?utm_medium=email&utm_campaign=Infolettre%20du%2013%20mars%202019&utm_content=Infolettre%20du%2013%20mars%202019+CID_7c7257e36b96ed0bbef1785210f7d89a&utm_source=InfoCTREQ&utm_term=Pour%20en%20savoir%20plus

Le Rapport sur la conférence de consensus et les recommandations

http://www.ctreq.qc.ca/wp-content/uploads/2019/03/VF_CTREQ-Conf%C3%A9rence-de-consensus-Cahier-des-recommandations-28299-v7.pdf

Les neurosciences et le développement de l’enfant (Dr Catherine Gueguen)

Conférence du Dr Catherine Gueguen, pédiatre, au sujet de son livre « pour une enfance heureuse » qui explique l’apport des neurosciences affectives dans la compréhension du développement de l’enfant. Il s’agit d’une véritable révolution qui provient en majeure partie de chercheurs américains et qui est mise à la portée des parents français dans cette vidéo et ce livre époustouflants. Je ne peux que conseiller très vivement l’écoute de cette conférence!

https://www.youtube.com/watch?v=DvcJtn7ZCfU

Anxiété généralisée – comment s’aider.

Un texte un peu humoristique fort pertinent sur l,anxiété et les moyens pour s’aider.

http://lepharmachien.com/anxiete/?fbclid=IwAR2jDfq51Eal4fALbQXmBZKi6ao1UQ0tPFAtxMO9Nt0TBZYCAGJWn22-xEU

Les compétences du XXIe siècle (Normand Baillargeon)

Un texte intéressant de Normand Baillargeon sur une critique des compétences du XXIe siècle

https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/548973/les-competences-du-xxie-siecle

Article sur le numérique en éducation du même auteur
https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/553609/de-l-ecole-et-des-ecrans?utm_source=infolettre-2019-05-04&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

(chanson) My Way

 La chanson My Way est l’adaptation en anglais de la chanson Comme d’habitude, composée et interprétée à l’origine par Claude François (un français) en 1967.

Écrite par Paul Anka (un canadien), cette version a été popularisée par l’interprétation de Frank Sinatra (un américain) à partir de 1969.

Donc, une musique d’origine française et des paroles d’un Canadien, ce succès planétaire n’a rien d’Américain !

 La présentation faite dans ce vidéo est magistral et grandiose!

 

https://www.youtube.com/watch?v=wfqx0k4Kez0

Débat Maternelle 4 ans vs CPE : veut-on préscolariser nos enfants de 4 ans ou non?

 

Le débat sur la question des maternelles 4 ans et des CPE nous amène à une question de fond qui n’a pas encore été posée (à ma connaissance) : voulons-nous préscolariser les enfants du Québec à partir de 4 ans? Pour moi, c’est la réponse à cette question qui peut nous aider a solutionner en partie le débat actuel.

Comment m’est venue cette question? C’est simple. C’est en prenant connaissance des deux programmes du gouvernement du Québec qui s’adressent à la petite enfance. Pour les CPE : Accueillir la petite enfance. Le programme éducatif des services de garde du Québec. (mise à jour). Pour les maternelles 4 ans : Programme de formation de l’école québécoise – Éducation préscolaire 4 ans.

Les deux programmes se préoccupent du développement global des petits dans toutes les sphères de leur personne.  Celui des CPE présente le programme pour les 0-5 ans et est bien centré sur la stimulation de toutes les sphères de développement. Celui de la maternelle 4 ans s’en tient uniquement à l’enfant de prématernelle 4 ans et touche également toutes les sphères de développement.

Ce qui m’a frappé, c’est que le programme de maternelle 4 ans est centré sur l’apprentissage et est très opérationnalisé. L’aspect pédagogique de l’apprentissage y ressort.  Donc, une préoccupation de préscolarisation menant à la maternelle 5 ans et au primaire.

Alors, si l’on veut préscolariser les enfants de 4 ans, le milieu à choisir et les professionnels à choisir ce sont les pédagogues du milieu de l’éducation. Si ce n’est pas ce choix, alors il faut s’orienter vers les CPE et les garderies.

Un programme donne de bonnes indications de la mission du milieu qui l’applique et oriente aussi sur quel personnel à la formation pour le réaliser. Pour le programme de la petite enfance CPE ce sont les techniciennes en service de garde qui sont les mieux outillées pour le réaliser. Pour le programme préscolaire, ce sont les enseignantes formées à l’université en éducation préscolaire et enseignement primaire.

À mon avis, le programme de prématernelle 4 ans peut très bien s’implanter autant dans un environnement de CPE que dans un milieu scolaire, à la condition que ce soit une enseignante formée à l’université qui le réalise.

Ma position dans ce débat, c’est de dire oui à la préscolarisation des enfants de 4 ans en ayant un duo formé d’une enseignante de prématernelle et d’une éducatrice en petite enfance.

Autres articles – la taille du groupe joue sur le développement cognitif de l’enfant.

https://www.ledevoir.com/societe/education/554271/maternelle-4-ans-10-enfants-par-classe-tant-mieux?utm_source=infolettre-2019-05-14&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

Article sur l’importance de la maternelle 4 ans : Égide Royer

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1172422/egide-royer-maternelles-4-ans-amelioration-reussite-scolaire?fbclid=IwAR3C8bVukjvxzGmRCzyMvWUADyzfY9Uciyyyo-jnp_CcHJJCkXEPk1S04B4

Article sur l’idée de créer une maternelle 4 ans dans un CPE

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1154617/cpe-garderie-maternelle-ordre-psychologues-mrc-montcalm

Une campagne de désinformation par la CSN sur la maternelle 4 ans
https://www.journaldemontreal.com/2019/06/01/profs-victimes-de-salissage?fbclid=IwAR3uMZFPfat2b5hbOLvkxycU4wTmyip0UQNqM8QwVohn9-Be6_YJxyzvWAU

Les enseignants : la psychologie cognitive plutôt que les neurosciences.

 

Titre officiel: Ce que les enseignants doivent savoir sur la science de l’apprentissage …

Natalie Wexler 

Note : C’est un texte en anglais traduit par Google
(donc très imparfait). |…| signifie que j’ai enlevé des passages
 

Version originales en anglais
https://www.forbes.com/sites/nataliewexler/2019/02/19/what-teachers-need-to-know-about-the-science-of-learning-and-what-they-dont/?fbclid=IwAR2_8o-wqWgEVLDXX9o0djBgmQmS1Dv-FmRcJNUkOvJl0DVXwYhvP5NHlvQ#6b1650065829

 

Dernièrement, on a tenté de familiariser les enseignants avec «la science de l’apprentissage». Mais seuls certains aspects de cette science aident réellement les enseignants à faire leur travail. D’autres perdent leur temps.

Vous pensez peut-être qu’avant que les futurs enseignants ne prennent leurs fonctions, ils apprennent ce que les scientifiques ont découvert sur la façon dont les enfants apprennent. En fait, de nombreux enseignants ne sont pas au courant de ces recherches et, pour des raisons complexes, certains sont hostiles aux recommandations scientifiques.

Les efforts récents visant à mettre les éducateurs en contact avec ces résultats, notamment par les doyens des écoles d’enseignement et par les enseignants eux – mêmes , commencent à porter leurs fruits. Et certaines fondations, notamment celles dirigées par Mark Zuckerberg et Bill Gates, consacrent des ressources importantes à la diffusion de la science de l’apprentissage dans les salles de classe.

Mais il existe deux catégories fondamentales d’apprentissage scientifique: les neurosciences cognitives et la psychologie cognitive. Certains efforts, en particulier l’initiative Zuckerberg, sont axés sur les neurosciences plutôt que sur la psychologie, tandis que d’autres mêlent les deux. C’est un problème car, quelle que soit sa valeur, les neurosciences sont nettement moins utiles aux enseignants.

Quelle est la différence? Les neurosciences se concentrent sur la structure du cerveau et les régions activées lorsque des personnes s’acquittent de diverses tâches. La psychologie, quant à elle, met l’accent sur l’esprit et le comportement. La distinction peut sembler théorique, mais ce n’est pas le cas.

Les neurosciences sont attrayantes, en partie parce que les données semblent indiscutables: il suffit de regarder comment différentes parties du cerveau « s’illuminent » |…|  Les changements dans le cerveau peuvent ou non avoir un impact sur le comportement.

La psychologie cognitive, en revanche, a permis de mieux comprendre ce qui rend l’enseignement et l’apprentissage efficaces. Il est bien établi, par exemple, que les élèves ont davantage envie de se poser des questions au sujet de quelque chose qu’ils ont lu – ou d’être interrogés par l’enseignant – que de relire et de mettre en évidence le texte. Les psychologues ont également montré que la compréhension de la lecture est beaucoup plus liée aux connaissances de base et au vocabulaire d’un lecteur sur un sujet particulier qu’aux compétences supposées de compréhension générale de la lecture. Mais comme ces résultats ne sont pas largement connus, les élèves sont plus susceptibles de relire et de mettre en valeur que de se poser eux-mêmes des questions, et les enseignants du primaire sont beaucoup plus susceptibles de se concentrer sur des compétences de compréhension illusoires que pour développer les connaissances des élèves

Lorsque les neurosciences apportent un soutien à une approche pédagogique particulière, il ne s’agit souvent que de confirmer quelque chose que nous savons déjà de la psychologie cognitive. Par exemple, des études psychologiques ont montré qu’il est plus efficace d’espacer l’apprentissage sur une période donnée |…|.

Selon le psychologue cognitif Daniel Willingham, familiariser les enseignants avec les neurosciences est un « gaspillage colossal » de leur temps. L’expert des tests, Dylan Wiliam, affirme qu’il n’est pas au courant d’«une seule découverte en neuroscience qui aide les enseignants», et il n’est pas certain qu’il y en aura dans le futur. Certains neuroscientifiques s’accordent pour dire que la psychologie cognitive fait le gros du travail intellectuel lorsqu’il s’agit de guider les enseignants.

Se focaliser sur le cerveau plutôt que sur l’esprit est parfois non seulement inutile, mais aussi néfaste; cela peut empêcher les éducateurs d’explorer des moyens efficaces de résoudre les difficultés d’apprentissage qui relèvent de la psychologie plutôt que de la neuroscience. Un exemple typique est la communauté de la dyslexie, qui a adopté les neurosciences qui mettent en lumière l’aspect de la lecture appelé décodage, c’est-à-dire la connexion des sons avec des lettres. Il existe des preuves que l’activation et la structure du cerveau des individus dyslexiques diffèrent de celles des lecteurs typiques.

Laissant de côté la question de savoir si ce type de preuve est nécessaire pour résoudre les difficultés de décodage, l’orientation de la communauté vers les neurosciences a posé problème en ce qui concerne l’autre élément important de la lecture: la compréhension. Dans la mesure où les enseignants d’élèves dyslexiques se sont concentrés sur la compréhension (ce qui n’est pas si grave), ils ont envisagé les problèmes en termes de déficits neurobiologiques de la «fonction exécutive», de la compréhension du langage oral ou de la mémoire de travail. Ou, comme la plupart des enseignants, ils ont constaté un manque d’aptitudes supposées en compréhension, comme la capacité de faire des déductions ou de visualiser des images. Ce sur quoi ils ne se sont pas concentrés, du moins jusqu’à récemment, est de fournir aux étudiants ce que la psychologie a jugé être le facteur le plus important pour la compréhension: la connaissance.

Rien de tout cela ne veut dire que les neurosciences manquent de valeur. Les scientifiques devraient certainement continuer à élargir nos connaissances sur le cerveau. Leurs résultats pourraient aider ceux qui posent les diagnostics à déterminer les causes profondes des difficultés d’apprentissage et d’autres aspects du comportement humain. La question est de savoir si les enseignants doivent consacrer leur temps limité à l’apprentissage des neurosciences.

Selon un argument, si les enseignants en savaient plus sur les neurosciences, ils seraient moins sensibles aux « neuromythes », croyances persistantes et répandues sans fondement probatoire, comme l’idée selon laquelle différents élèves ont des styles d’apprentissage différents. Mais pourquoi ne pas simplement dire aux enseignants que ces mythes sont faux? Ou mieux encore, ne pas répandre les mythes en premier lieu? Comme Daniel Willingham l’a fait remarquer , «les enseignants… ne devraient pas avoir besoin d’apprendre les neurosciences pour se protéger des charlatans».

Un autre argument est que les neurosciences peuvent identifier les troubles d’apprentissage avant qu’ils ne se manifestent dans le comportement. Même si cela est vrai – ce qui n’est pas clair – les enseignants eux-mêmes ne sont pas en mesure d’analyser le cerveau de leurs élèves pour prédire ceux qui sont à risque.

Le principal argument en faveur de la connaissance des enseignants en neurosciences est que cela peut les aider à gérer les élèves souffrant de « stress toxique », un traumatisme chronique souvent associé à la pauvreté, qui peut affecter le cerveau des élèves de manière à nuire à leur capacité d’apprentissage. Lorsque de tels élèves agissent en classe ou ont du mal à se concentrer, les enseignants doivent comprendre que le meilleur moyen de contrer les effets du stress toxique est de créer une atmosphère chaleureuse et propice . Dans le même temps, cette connaissance peut ne pas être très utile si l’approche pédagogique de l’enseignant n’est pas informée de la psychologie cognitive. Si les enseignants utilisent des méthodes qui ne fonctionnent pas, les élèves vont probablement être frustrés et avoir l’impression d’échecs, tout comme les enseignants eux-mêmes.

Les enseignants ont un travail difficile et nous perdons assez de temps avec des cours de formation et des sessions de «développement professionnel» qui ne leur fournissent que peu d’informations utiles. N’ajoutons pas au problème en leur demandant de se renseigner sur les schémas d’activation du cortex préfrontal, de la jonction bilatérale temporo-pariétale et des structures médiales postérieures. Ils ont besoin d’informations pratiques sur ce qui aide réellement les étudiants à apprendre.

Natalie Wexler est l’auteur de « L’écart de connaissances: la cause cachée du système éducatif américain en ruine – et comment y remédier », publié par Avery en août 2019. Elle est également co-auteur de Judith C. Hochman,  » La révolution de l’écriture: un guide pour faire avancer l’écriture de tous les sujets et de toutes les classes « (Jossey-Bass, 2017). Ses articles et essais ont paru dans le New York Times, le Washington Post et d’autres publications.

 

 

L’éloge du tiraillage à l’école (Revue L’actualité)

Voici une entrevue parue dans la revue L’actualité sur l’éloge du tiraillage à l’école. Précisons que tiraillage ne veut pas dire battaille.

https://lactualite.com/societe/2019/02/06/pierre-potvin-eloge-du-tiraillage/?utm_campaign=daily&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_content=article1_button&fbclid=IwAR0J2WrYXdOIPF5kgAOzJXDThdkjYlDKP1f_dT4sUcUyRobIfFBU3N6ZhBg

Entrevue radiophonique à QUB avec Richard Martineau
Voir: 
Un bilan positif pour le projet « zone de chamaillage » d’une école

https://www.qub.radio/balado?id=d3600861-fa50-40d7-b6a6-a96f000320f5

Autre article sur le tiraillage dans la cour d’école
https://www.lapresse.ca/actualites/education/201902/24/01-5215940-zone-de-tiraillage-entre-eleves-un-franc-succes.php?fbclid=IwAR3P2uHLWmMc-uCwiKAeN1WSwZorOH4OKM6FhyhgLtHZT709NA5apLvoxZY

 

L’importance des jeux de bataille chez les enfants en CPE – Chercheur Daniel Paquet.

https://www.lesoleil.com/actualite/education/plaidoyer-pour-les-jeux-de-bataille-dans-les-cpe-b0e553cf032be720925926a7a0ad5bef?fbclid=IwAR1dSG2Jd3ofzFjnlku8rgzcMQFekE8Z-L7xftMgUdSt5lNbe8R4-Kvzo_g

Autre article sur le sujet

https://naitreetgrandir.com/fr/etape/1_3_ans/jeux/fiche.aspx?doc=jeux-bataille&fbclid=IwAR0Nk9ckYXd5oD1n2K9DNZ6bSZoTdk0relwHT5rlafCJT8AwY2TEj0pjGgo

Réactions aux jeux dans la cour d’école

J’aimerais qu’on parle de la cour d’école… Moi et ma collègue on travaille très fort depuis le début de l’année afin de diminuer les comportements de violence et les conflits sur la cour.

    • Animation d’atelier en classe sur la gestion de conflit

    • Présence à chaque récréations à l’extérieur et animation de jeux structurés (tout le monde est invité mais j’ai des amis qui doivent jouer avec moi et on se pratique à jouer adéquatement.)

    • Formation et mise en place du projet Jeune leader (Mes grands animent des jeux pour les plus petits pendant les récréations et sur l’Heure du diner.

  • Sensibilisation et tournée de classe à plusieurs reprises sur plusieurs sujets. (fort de neige par exemple)
Tout ces gestes que nous posons au quotidien donnent des résultats positifs mais ;
Je serais preneuse de vos idées afin d’aider nos élèves à s’occuper adéquatement (il ne savent pas quoi faire .. ) et de continuer de diminuer la violence et de rendre notre cour plus harmonieuse.

Brina Bisso A mon école j’ai implanté des jeux de « bataille » supervisé, a des moment et un endroit précis durant la semaine. Les règles sont claires et j’ai modélisé le bon comportement en jouant avec eux. Donc les jeux de bataille qui fini mal on diminuer ! Et les petits garçons apprécie beaucoup

  • Annie McClure idem dans l’école ou va mon gars, ils ont fait une zone « bataille »… mon gars adore ce coin de tiraillage autorisé (et ça a beaucoup diminuer ceux d’avec sa soeur en fin de journée alors maman aussi est très contente) 😉

Le stress: approche psychoéducative

Voici une vidéo sur le stress diffusée à l’occasion des journées de la psychoéducation (février 2019). Cette conférence donne une idée de comment la psychoéducation travaille. Dans le cas ici: sur le stress.

http://www.ordrepsed.qc.ca/fr/grand-public/jdlp2019/

Le problème des garçons à l’école (vidéo conférence)

Voici une vidéo conférence du problème des garçons à l’école (durée 35 min.)

https://www.youtube.com/watch?v=0M2KUhgljvc

En complément, voir le dossier : Le problème de la réussite scolaire des garçons 

http://pierrepotvin.com/wp/index.php/2017/01/15/le-probleme-de-reussite-scolaire-des-garcons/

L’autocompassion favorise la motivation scolaire

L’autocompassion est préférable à la question du développement de l’estime de soi. Personnellement j’ai toujours été un peu réticent en regard de l’exagération qu’on met en éducation scolaire et familiale sur le développement de l’estime de soi. Ce texte met l’emphase sur l’autocompassion un allier de la motivation scolaire.

http://rire.ctreq.qc.ca/2019/02/lien-autocompassion-motivation-scolaire-et-bien-etre-emotionnel/?utm_medium=email&utm_campaign=Infolettre%20du%2013%20fvrier%202019&utm_content=Infolettre%20du%2013%20fvrier%202019+CID_1c0b0c98f9d991bfcf5ce8b1bd75efec&utm_source=InfoCTREQ&utm_term=Pour%20en%20savoir%20plus

 

(Humour – vidéo) L’école d’hier et d’aujourd’hui

Une belle caricature humoristique de l’école d’hier et d’aujourd’hui. Presque la réalité. (5 minutes).

Résilience: d’élève doubleur à professeur d’université

Je crois en toi -Conférence témoignage sur mon vécu scolaire

https://www.youtube.com/watch?v=2E6fgxHQyJE

L’intelligence artificielle et le futur – Vidéo conférence du Dr. Laurent Alexandre

Question: L’intelligence artificielle peut-elle dominer l’intelligence humaine?

https://www.youtube.com/watch?v=4UJaIA6Rz7o&feature=youtu.be