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Archives pour la catégorie 2. La Psychoéducation
La psychoéducation – perspective d’avenir
Ce texte porte sur la présentation de la psychoéducation, son histoire ses fondements et ses besoins d’évolution.
L’autrice est Irina Bordunova, psychoéducatrice en milieu scolaire.
La psychoéducation- perspectives de l’avenir
Essai d’explication du comportement humain. Approche globale et neuropsychologique
Le but de ce texte est de présenter les différents éléments neuropsychologiques qui orientent le comportement humain. Il se veut une courte synthèse intégrative[1] de mes connaissances suite à mes publications sur le sujet et mes nombreuses lectures en neurosciences.
Certains des concepts qui font partie du texte sont définis dans le glossaire à la fin du document. Ils sont identifiés dans le texte par un astérisque*.
[1] Je parle d’une courte synthèse, ce qui laisse entendre que le comportement humain est bien entendu plus complexe que ce que je présente dans le présent texte. Je puise le contenu principalement dans des écrits (livres) que j’ai déjà publiés ou en voie de l’être et qui fait référence à de multiples sources. Pour approfondir et aller plus loin, vous pouvez lire : Potvin, P. (2023). Humain. À la découverte de qui nous sommes. Kindle Direct Publishing. Disponible chez Amazone.ca
Essai d’explication du comportement humain 22-09-2025
Publié dans 2. La Psychoéducation
Bilan du décrochage scolaire au Québec – Facebook Live
Voici un lien d’une entrevue-conférence sur FB Live dont les sujet est: Bilan du décrochage scolaire au Québec – demandé par ÉDUCAIDE et animée par Éva Milko.
Si vous trouvez ce document pertient, je vous encourage à le partager sur votre réseau.
Voici le texte de l’entrevue conférence du 2 octobre 2024
Question 1 : Bienvenue, Pierre Potvin, c’est un plaisir de vous avoir avec nous aujourd’hui. Une première question pour commencer cette entrevue : d’après vos recherches, comment évolue le décrochage scolaire depuis ces dernières années ? Reste-t-il stable ou bien a-t-il augmenté ?
Depuis 20 ans le décrochage scolaire est en baisse.
Selon le MEQ 2022 on observe une baisse importante du décrochage[1] :
- en 2000 c’était 21.5 % (27% G et 16% F.)
- en 2021 c’était 13.8% (17.1% G et 10.6% F.)
- L’écart entre les garçons et les filles est toujours présent.
- Malgré les progrès de la lutte au décrochage, cela reste un problème important.
Selon mon collègue Égide Royer expert dans le domaine, actuellement les statistiques sont faussées par le nombre élevé d’immigrés non inscrit à l’école.
Actuellement l’une des préoccupations du ministère de l’Éducation c’est le problème de l’absentéisme scolaire.
L’absentéisme est un facteur de risque important du décrochage scolaire.
Question 2 : Selon vos recherches, qui sont les jeunes les plus à risque de décrocher ?
Selon notre étude réalisée en 2014 auprès de 3160 élèves et 239 enseignants publiée dans Potvin (2018). Avec le logiciel de dépistage des élèves à risque le logiciel Premiers signes :
- Les jeunes de milieux défavorisés.
- Milieu défavorisé 33% à risque / Milieu régulier 26%
- Les garçons sont plus à risque.
- Garçons de milieu défavorisé 40% à risque / Milieu régulier 30%
- Les élèves qui dès la maternelle, la 1re et 2e année sont identifiés à risque.
- Les élèves qui présentent des problèmes d’apprentissage 43% des élèves à risque.
- Les élèves qui présentent des problèmes comportement extériorisés (opposition – violence) 30% des élèves à risque. Au secondaire c’est autour de 50% (avec le logiciel LDDS).
Problème des garçons à l’école
- L’écart entre les garçons et les filles persiste dans le temps.
- Plus de femmes que d’homme inscrits au CÉGEP et à l’Université. Au CÉGEP 60% des femmes obtiennent leur diplôme. Malgré cela les femmes gagnent 9% de moins en revenu salarial.
- Dès le préscolaire le problème des garçons s’observe : problème de langage, problème de comportement.
Note. Le problème des garçons et l’investissement en services ne doivent pas nuire à la préoccupation de la réussite des filles à l’école.
Sous-question : Quelles sont les principales causes qui les poussent à abandonner leurs études ?
On parle de causes multifactorielles, chaque jeune a son histoire. D’une façon générale :
- Dans notre étude longitudinale au secondaire, le facteur prédictif important était le rendement scolaire dans les matières de base.
- Venir d’un milieu défavorisé.
- Cumuler des échecs depuis le primaire – affecte l’estime de soi, la confiance dans sa réussite – la motivation.
- L’absentéisme nuit à la réussite scolaire – parent démuni devant ce problème.
- Ce qui est nouveau actuellement c’est la pénurie de main-d’œuvre ce qui peut favoriser de ne pas poursuivre ses études sachant qu’il est possible d’avoir un emploi.
Raisons évoquées
- Garçon : mésentente avec les enseignants – exclusion – travailler pour avoir de l’argent
- Filles : souvent une question de problème familial – aide à la maison – problème de santé – parfois grossesse.
Intervention préventive
- Dépistage au préscolaire – au primaire et au secondaire.
- Agir dès les premiers signes.
- Interventions universelles (gestion de classe) et ciblées : exemple : le répertoire de pratiques Agir dès les premiers signes
- Accompagner les jeunes à risque et leur famille au primaire et au secondaire. Implanter un programme validé : Trait d’Union ou adaptation et validation de Check and Connect (Motiv’action), Agir dès les premiers signes, Mentorat.
- Accès sans condition aux activités parascolaires (élèves à risque beaucoup plus de chances de ne pas décrocher si inscrit en activité parascolaire – Sport – informatique – robotique – arts – sciences, etc.).
- La participation à des activités parascolaire peut avoir des impacts positifs sur le sentiment d’appartenance à l’école, le climat de l’école, la réussite scolaire, la construction de son identité et de ses compétences.
Sous-question : Avez-vous remarqué des disparités géographiques dans le décrochage scolaire ou des âges particulièrement vulnérables ?
Je ne suis pas habilité pour bien répondre à cette question, mais il est clair qu’il existe des régions et des CSS ou les taux de décrochage scolaire est plus élevé.
Le professeur et sociologue Michel Perron de l’UQAC (retraité) a fait plusieurs travaux sur le sujet et même développé une application informatisée illustrant les statistiques par région.
Pour la question d’âge il semble bien que ce soit au deuxième cycle du secondaire et vers les 16 ans.
Question 3 : Le décrochage scolaire est souvent associé à des difficultés personnelles et familiales. Pouvez-vous nous parler des impacts psychologiques que subissent les jeunes décrocheurs ?
- Se sentir exclu
- Dévalorisation de l’estime de soi
- Sentiment de malaise – de frustration – pas bien dans cet environnement de l’école
- Atteinte à la motivation et à l’engagement scolaire.
- Perte de la possibilité de réaliser ses rêves.
- Pour certains, touche la santé mentale (dépression, anxiété) et la santé physique.
Question 4 : Les jeunes issus de milieux défavorisés semblent particulièrement touchés par le décrochage. Pouvez-vous expliquer pourquoi ces jeunes sont plus vulnérables et comment leur environnement socio-économique contribue à leur décrochage ?
- Souvent le milieu familial est perturbé, dysfonctionnel et cause du stress chez le jeune.
- Parent dépassé et peu disponible pour le suivi scolaire, la présence à l’école.
- Une transmission intergénérationnelle, un développement d’impuissance acquise (on a de la difficulté à s’en sortir).
- Peu ou pas de valorisation des études. Certains parents n’ayant pas eux-mêmes finit leur secondaire ou ayant eux-mêmes décrochsé.
- Un manque de modèles positifs et inspirants pour les études.
Question 5 : Quelles sont les conséquences à long terme du décrochage scolaire, tant sur le plan personnel que professionnel pour ces jeunes ? On sait, par exemple, qu’ils peuvent vivre davantage d’anxiété ou de dépression.
Plusieurs des jeunes à risque sont plus vulnérables et cumulent des facteurs de risque.
- Plus de problèmes de santé physique et psychologique
- Une perte importante de revenu au cours d’une vie.
- Toutefois, il semble que l’écart de salaire entre diplômés du secondaire et universitaire se rétrécit. Ceci peut favoriser le décrochage scolaire.
- Peu ou pas de formation professionnelle – emploi mal rémunéré et conditions difficiles.
- Plus de risque de délinquance
- Plus haut taux de chômage
Question 6 : Le mentorat joue un rôle central dans le Parcours Hubble. Pourquoi est-il si important pour ces jeunes et quels impacts avez-vous observés grâce à ce genre d’accompagnement, tant au niveau psychologique que scolaire ?
- Il y a le mentorat classique. Habituellement un adulte d’expérience qui accompagne une personne plus jeune ou débutante (ex : Les Grands frères). Nous avons expérimenté ce genre de mentorat au secondaire. Les mentors étaient des enseignants(es) de l’école. Ce n’était pas centré sur le scolaire. Les mentorés et les mentors ont beaucoup apprécié leur expérience et ce fut très positif pour les deux.
- Il y a le mentorat de type accompagnement scolaire des jeunes à risque de décrochage scolaire. Ce type d’accompagnement a fait ses preuves et fait partie des programmes de prévention comme Trait d’union du CTREQ et l’adaptation par Michel Janosz du programme Check and Connect (Motiv’Action).
- Le Parcours Hubble utilise le mentorat et c’est une pratique reconnue efficace.
- Participe à développer les compétences de l’élève dans ses relations interpersonnelles.
- Aide au développement de l’estime de soi, de croire dans ses capacités lorsque le mentor fait sentir au mentoré qu’il croit en lui.
- Peut avoir une influence sur la motivation scolaire si l’école fait partie des discussions.
- Réaliser de nouvelles expériences d’activités avec le mentor ouvre la porte et permet d’élargir sa vision de l’avenir ou de renforcer ses rêves.
Sous-question : Pouvez-vous nous dire quelles sont les conditions gagnantes pour que le mentorat agisse positivement sur la motivation scolaire d’un jeune ?
- Le succès de ce mentorat va dépendre de la qualité de la relation de bienveillance de la part du mentor.
- Du degré de confiance du mentoré et son degré d’engagement.
- La participation du mentoré au choix de son mentor lorsque c’est possible.
- L’ingrédient principal est : Je crois en toi, dans tes qualités, dans ta capacité de réussir.
- Développer son estime de soi, sa confiance dans un contexte hors de l’école peut avoir de bonne répercussion sur la motivation scolaire de l’élève.
- Recevoir des conseils pratiques sur le vécu scolaire aide le jeune dans ses réussites scolaires.
Question 7 : Le parcours Hubble comprend également 2 jours d’atelier en immersion et l’attribution d’une bourse de persévérance sur plusieurs années. En quoi le fait d’être avec d’autres jeunes loin de l’école et de recevoir de l’argent les aide à retrouver leur motivation scolaire ?
- Dans les deux jours d’ateliers, le jeune va être en contact avec divers expériences et témoignages, avec d’autres jeunes comme lui, ce qui peut contribuer à le stimuler, à découvrir de nouveaux horizons.
- Déjà d’être choisi pour recevoir une bourse c’est très valorisant. Cela démontre au jeune qu’il en vaut la peine. Qu’on croit dans ses capacités.
- Recevoir de l’argent pour un adolescent peut être très stimulant et contribuer à soutenir matériellement ses études. Surtout s’il vient d’un milieu défavorisé.
- Le tout peut déclencher la spirale ascendante.
Question 8 : Selon vous, quelles seraient les actions prioritaires à mettre en place au Québec pour réduire le taux de décrochage scolaire et soutenir ces jeunes ?
- Poursuivre ou implanter le dépistage des élèves à risque dès la maternelle. Les outils existent, entre autres, le logiciel Premiers signes 2
- Intervenir tôt et Agir dès les premiers signes surtout auprès des élèves qui présentent des problèmes d’apprentissage et/ou de problème comportement extériorisé.
- Poursuivre ou implanter le dépistage des élèves à risque au secondaire. Les outils existent, entre autres, le Logiciel du Dépistage du Décrochage Scolaire (LDDS)
- Accompagner les jeunes à risque de décrochage au secondaire en implantant des programmes tel Trait d’Union.
- Que toutes les écoles puissent offrir à tous les élèves des activités parascolaires sans sélection (aptitudes – rendement scolaire).
- Ne plus maintenir le système d’écoles à trois vitesses (privée – école avec activités parascolaires – école sans activités parascolaires).
Question 9 : Pouvez-vous nous en dire plus sur vos initiatives de recherche sur le décrochage scolaire ?
- J’ai dirigé ou co-dirigé deux études longitudinales d’une durée de 11 ans chacune – l’une au primaire et l’autre au secondaire.
- Avec l’aide du CTREQ participé à développer deux logiciels de dépistage du décrochage scolaire. L’un au préscolaire primaire Premiers signes -l’autre au secondaire le Logiciel de Dépistage du Décrochage Scolaire (LDDS).
- Avec l’aide du CTREQ j’ai produit deux guides de prévention – l’un pour le primaire et l’autre pour le secondaire.
- Plusieurs de mes outils en éducation et psychoéducation qui se rapportent au décrochage scolaire sont accessibles gratuitement sur mes sites Internet :
Sous-question : Comment une école qui souhaiterait en bénéficier pourrait s’y prendre ?
- Je consacre maintenant mon temps à la prévention du décrochage scolaire en mettant l’accent sur le dépistage au préscolaire et primaire. Je fais la promotion du logiciel Premiers signes 2.
- Les directions des CSS, les directions d’établissement, les enseignants et les professionnels de l’éducation peuvent avoir accès gratuitement au logiciel en m’écrivant à : potvin@uqtr.ca.
- Par le virtuel, je peux offrir des conseils.
- Pour information sur le logiciel, voir sur mon site : https://pierrepotvin.com/wp/premiers-signes-v2/
Conclusion
- Le dépistage tôt dans le vécu scolaire de l’élève est un facteur de protection important.
- Agir dès les premiers signes de difficulté – apprentissage – comportement.
- L’implantation de programmes reconnus efficaces.
- L’utilisation du mentorat comme approche.
- Faire vivre de nouvelles expériences qui ouvrent l’horizon à des possibilités de métiers, de carrières.
- En ordre d’importance pour changer les attitudes des jeunes à risque :
- Efficace : utiliser l’information par des personnes compétentes dans le domaine touché.
- Très efficace: utiliser le témoignage par l’histoire de succès de personnes qui ont vécus des difficultés scolaires.
- Extrêmement efficace: le jeune à risque vit une expérience pratique comme un court stage, une visite d’un milieu de travail, etc. À la condition que l,expérience du jeune soit positive.
Selon la connaissance que j’en ai, le Parcours Humble avec l’utilisation du mentorat et l’aide financière par une bourse de persévérance est une approche gagnante pour la prévention du décrochage scolaire.
Publications pertinentes
Potvin, P. (2012). Prévenir le décrochage scolaire. Mieux comprendre la réussite ou l’échec scolaire de nos enfants et adolescents. Collection Psychoéducation : fondements et pratiques. Béliveau éditeur.
Potvin, P. (2015). Comprendre l’apprentissage pour mieux éduquer. Une approche psychoéducative. Collection Psychoéducation : fondements et pratiques. Béliveau éditeur.
Potvin P. (2018). Élève à risque d’échec scolaire. Un regard sur la résilience et les facteurs de protection. Collection Psychoéducation : fondements et pratiques. Béliveau éditeur.
Potvin, P. (2024). Prévention du décrochage scolaire et mentorat. https://pierrepotvin.com/wp/decrochage-scolaire-synthese-2024/
__________________________
[1] Les statistiques du MEQ. Cet indicateur représente la part des élèves du secondaire en formation générale des jeunes (FGJ) qui ont quitté le secondaire une année donnée, alors qu’ils n’avaient aucun diplôme ni qualification. Les élèves identifiés comme sortants sans diplôme ni qualification sont ceux qui n’ont obtenu ni diplôme ni qualification lors de l’année d’observation et qui ne sont pas inscrits l’année suivante en formation générale des jeunes (FGJ), en formation générale des adultes (FGA), en formation professionnelle (FP) ou au collégial.
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Parcours Hubble : partir à la rencontre de soi-même pour rêver plus grand – (Prévention du décrochage scolaire)
Le parcours Hubble de l’organisme EDUCAIDE vise la prévention du décrochage scolaire. Il se complète par une bourse d’études pour les jeunes du secondaire. Le programme cible particulièrement les jeunes à risque en milieu défavorisé.
L’article a été rédigé par Éva Milko et j’ai aigi comme chercheur expert.
https://static1.squarespace.com/static/65f84b9172ed8b13ba012bdb/t/66fc48f8963f2250c8f9372d/1727809785188/Article+Educaide+FINAL.pdf
ÉDUCAIDE : https://www.educaide.ca/
Le parcours Hubble : https://www.educaide.ca/parcours-hubble
Si vous trouvez le document pertient, je vous encourage à le partager sur votre réseau.
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Bibliographie. Textes ou livres de Pierre Potvin
À tous ceux et toutes celles qui s’intéressent à mes écrits. Voici un document vous permettant d’avoir accès soit à de l’information sur un livre ou un lien Internet direct avec un document ou encore un lien pour télécharger un outil dont je suis l’auteur. Les documents sont présentés par thèmes
Bibliographie 07-08-2024
Table des matières
Les livres
Décrochage scolaire
Outils
Neuropsychologie
Psychologie
Éducation
Psychoéducation
Intelligence artificielle
Politique internationale
Société violence conjugale
Société – multiples défis
Laïcité et immigration
Mini-conférences – vidéos
Réflexions multiples
Éléments autobiographiques
Autres
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation, 3. Réflexion
Mots-clés : Bibliographie
Décrochage scolaire – prévention et mentorat – synthèse 2024
Voici un document synthèse sur la prévention du décrochage scolaire et le mentorat
Décrochage scolaire synthèse mai 2024
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Glossaires en lien avec mes publications
Partie 1 Termes en lien avec l’Univers
Partie 2 Termes en lien avec la neuropsychologie
Partie 3 Termes en lien avec l’éducation et la psychoéducation
Partie 4 Termes en lien avec la recherche et le transfert des connaissances
Partie 1 Termes en lien avec l’Univers et sciences
Big Bang. Explosion gigantesque considérée comme l’origine de l’expansion de l’Univers, selon la théorie cosmologique généralement admise (18).
Cosmologie. La cosmologie est la science qui étudie la structure, l’origine et l’évolution de l’Univers considéré dans son ensemble (5).
Galaxie. Ensemble d’étoiles, de poussières et de gaz interstellaires tournant autour de son centre et formant une entité bien définie dans l’Univers. La galaxie à laquelle appartient le Soleil s’appelle la Voie lactée (5)
Hominidé. Famille de mammifères comprenant tous les grands singes actuels et passés (humains, chimpanzés, gorilles, orangs-outans) ainsi que tous leurs ancêtres (5).
Homo sapiens. Signifie Homme sage. Sapiens en latin signifie Savant. La longue marche de l’humanité débute il y a 12 millions d’années. Nous les humains, sommes des Homo sapiens nés d’Homo erectus, lui-même une sous-espèce d’Homo habilis dont son ancêtre était l’Australopithèque (5).
Mammifères. Les mammifères : classe d’animaux vertébrés, dont les femelles, à reproduction généralement vivipare, allaitent leurs petits avec des mamelles. Ils sont généralement recouverts de poils, ayant une température constante, une respiration pulmonaire et un système nerveux central développé (5).
Paléoanthropologie. Science des caractéristiques physiques, sociales, politiques, religieuses et culturelles de l’être humain, en le comparant aux animaux, ou en comparant divers peuples ou sociétés. C’est une discipline scientifique qui étudie l’évolution biologique de l’homme (40). C’est la branche de l’anthropologie physique qui étudie l’évolution humaine (54).
Univers. Ce terme est utilisé dans cet ouvrage dans le sens de l’univers astronomique, de l’ensemble des corps célestes. C’est l’ensemble de la matière répandue dans l’espace et dans le temps et de tout ce qui existe, régi par un certain nombre de lois (5).
Partie 2 Termes en lien avec la neuropsychologie
Acétylcholine. C’est un neurotransmetteur qui joue un rôle important dans le système nerveux central, où il est impliqué dans la mémoire et l’apprentissage et dans le système nerveux périphérique, notamment dans l’activité musculaire et les fonctions végétatives (5).
ADN. L’ADN (Acide Désoxyribonucléique) : est le porteur chimique de messages. Substance chimique qui contient, sous forme codée, de nombreuses informations nécessaires au fonctionnement des cellules d’un être vivant (5).
Adrénaline. Hormone sécrétée par la glande médullosurrénale lors d’un état de stress ou en vue d’une activité physique, entraînant une accélération du rythme cardiaque, une hausse de la pression artérielle, une dilatation des bronches, etc., permettant de répondre à un besoin d’énergie, par exemple pour faire face au danger (5).
Amygdale cérébrale. Structure du lobe temporal médian, ou interne, jouant un rôle dans la mémorisation de la signification émotionnelle des expériences. L’amygdale cérébrale est une structure cérébrale essentielle au décodage des émotions comme le plaisir, et aussi des stimuli menaçants pour l’organisme. Elle est impliquée dans la consolidation des émotions. De nombreux travaux de recherche en neurosciences ont confirmé le rôle de l’amygdale cérébrale et du cortex préfrontal sur les émotions. Elle joue aussi joue un rôle important dans le traitement de signaux d’émotion psychosociale, particulièrement en ce qui concerne la peur. L’amygdale cérébrale détermine si une menace (reconnue de façon innée ou par l’apprentissage) est présente et, si c’est le cas, engage les réponses corporelles établies par l’évolution pour traiter les dangers (5).
Elle est essentielle à la mémoire émotive. Cet organe fait partie du système limbique. Elle est particulièrement activée lors d’épisodes de peur, et traite l’aspect émotionnel des souvenirs. Elle joue également un rôle essentiel lors de la prise de décision, de l’attention et de la mémoire.
L’amygdale cérébrale participe au traitement de la pertinence affective des événements que nous vivons, nous aide à évaluer comment ces événements facilitent ou interfère avec nos buts et nos besoins. Elle est impliquée dans la mémoire à long terme (5).
Anxiété. L’anxiété est la peur chronique qui persiste malgré l’absence de menace directe. Cette anxiété peut conduire à de la peur panique (2).
Bagage génétique (gène – patrimoine génétique – gène). Héritage du patrimoine génétique transmis par la lignée parentale. Ensemble des caractéristiques génétiques dont hérite un individu. (2).
Biopsychologie. La biopsychologie est une discipline des neurosciences qui étudie le lien entre le système nerveux (le cerveau) et la psychologie. C’est en quelque sorte l’étude des interactions entre les perceptions, les sensations et les réactions physiologiques. Elle se subdivise en six sous-disciplines : psychologie physiologique, psychopharmacologie, neuropsychologie, psychophysiologie, neurosciences cognitives et psychologie comparative (2).
Bonheur. Le bonheur peut être considéré comme un état de plénitude, de satisfaction ou de sérénité. Un état agréable et équilibré de l’esprit et du corps (54).
Cellule. Élément constitutif de tout être vivant. Chez les animaux pluricellulaires, elles sont spécialisées : cellules nerveuses, musculaires, osseuses, sanguines, etc. (5).
Cerveau. Le cerveau fait partie du système nerveux. C’est l’étage le plus élevé dans la hiérarchie fonctionnelle du système nerveux central. Le cerveau repose sur le tronc cérébral et comprend les deux hémisphères du télencéphale, le diencéphale et le thalamus. Il joue un rôle essentiel dans les processus adaptatifs complexes : apprentissage, attention, perception, motivation (2).
Cerveau reptilien. Le cerveau reptilien est la partie du cerveau la plus ancienne, qui assure les fonctions vitales de notre organisme et contribue à la survie grâce à un répertoire limité de comportements réflexes et instinctifs qui permettent la satisfaction des besoins essentiels : reconnaître les sources de nourriture et se la procurer, reconnaître ses semblables, définir son territoire et trouver un gîte, reconnaître les prédateurs et s’en protéger, trouver des partenaires et s’accoupler (2).
Cervelet. Partie de l’encéphale située en arrière du tronc cérébral et qui joue un rôle important dans l’équilibration et la coordination des mouvements musculaires (17).
Conscience. La conscience de base ou primaire permet de situer ce qui se passe dans son corps en le distinguant de l’extérieur. La conscience de niveau supérieur qui appartient à l’être humain permet de réfléchir sur ce qui est ressenti de le situer dans le temps (le passé, le présent et le futur), favorise l’introspection (6). Font également partie de la conscience, le fait de raisonner, de planifier, de faire appel à des souvenirs (30).
Ce qui favorise la conscience, c’est entre autres, l’attention, la concentration, de même que les émotions qui déclenchent divers phénomènes dans notre organisme soutenant la conscience (23). De plus, le langage est un incontournable pour favoriser la conscience.
Ce qui permet à l’être humain d’être conscient ce sont deux régions cérébrales qui communiquent entre elles, soit le thalamus, sorte de station relais située au milieu du cerveau et reliant de nombreuses régions et le réseau préfrontal pariétal, la zone la plus polyvalente et la plus importante du cortex. Il semble que les hémisphères cérébraux sont intimement liés à la conscience de la personne (14).
Cortex préfrontal. Le cortex préfrontal est une large région du cerveau située dans sa moitié antérieure (à l’avant) du cerveau. Il est relié à : l’intellect, la cognition (capacité d’apprentissage), au raisonnement, à la conscience, à la concentration, à la production des idées abstraites, au jugement, aux actions planifiées, à la pensée réfléchie, à l’imagination et aussi à d’inhiber les comportements indésirables.
De plus, le cortex préfrontal est relié aux actions morales. Il permet le désir, le plaisir, la souffrance. Cette région cérébrale jouerait un rôle dans l’intégration émotionnelle et dans l’évaluation cognitive de l’émotion et du contexte lié aux stimuli. Une lésion bilatérale du cortex préfrontal entraîne des troubles de la personnalité : perte du sens critique, d’esprit d’initiative, indifférence face à soi-même et à son entourage, incapacité d’expression des émotions (6).
Cortex cingulaire. Sur la face médiane à l’avant du cerveau, le cortex cingulaire s’active lorsque nous éprouvons un état de malaise (6).
Cortisol. Un neurotransmetteur qui est associé à la réaction au stress (36)
Croyance. Les croyances représentent ce que l’on croit vrai. Ce sont des constructions mentales établies à partir d’informations reçues, de l’éducation reçue, des expériences vécues et qui amènent à adhérer à une thèse ou à des hypothèses, de façon telle qu’elles sont considérées comme des vérités absolues ou des assertions irréfutables, et ce, indépendamment des preuves (2).
Déterminisme. Le déterminisme conçoit que l’existence d’un phénomène est déterminée, fixée à l’avance, de sorte que, une fois les conditions posées (exemple : les gènes), le phénomène se produira immanquablement (5).
Dopamine. C’est un neurotransmetteur qui module l’humeur et joue un rôle central dans le renforcement positif et la dépendance. Elle est associée au plaisir et provoque le bien-être. Elle joue un rôle dans le circuit de la récompense. La dopamine est apparue très tôt au cours de l’évolution et joue un rôle dans de nombreuses fonctions essentielles à la survie de l’organisme comme la motricité, l’attention, la motivation, l’apprentissage et la mémorisation. Mais surtout, la dopamine est un élément clé dans le repérage de récompenses naturelles pour l’organisme. Ce neurotransmetteur permet de maintenir l’attention, de réguler les pensées, les émotions, les comportements (47).
Émotions. Les émotions correspondent à des états affectifs dont la durée et l’intensité varient et qui sont accompagnés de réactions physiologiques. Certaines émotions sont agréables (joie, intérêt), d’autres désagréables (colère, peur, tristesse). Ce sont nos émotions qui nous révèlent si nos besoins sont satisfaits ou non et jusqu’à quel degré. Elles nous informent de manière précise sur notre équilibre psychique (2).
Nos réactions physiques à certaines émotions comme la peur, la surprise, la tristesse, etc. seraient « programmées ». La programmation de notre réaction à la peur (cerveau reptilien) peut s’orienter vers trois types de réactions : fuir, figer sur place ou combattre. Les différentes fonctions cérébrales sont tellement intégrées que l’émotion est omniprésente dans tout le cerveau (2).
Le réseau affectif englobe les zones du système limbique. Est le siège des émotions liées à l’apprentissage, tels l’intérêt, la motivation et le stress (39). L’émotion et la cognition fonctionnent en interaction pour guider les processus d’apprentissage.
Encéphale. Ensemble constitué par le cerveau, le cervelet et le tronc cérébral, centres nerveux des vertébrés qui se trouvent dans la boîte crânienne (5).
Environnement. L’ensemble des éléments qui entourent la personne ou qui agissent sur la personne : qualité de l’eau, de l’air, de la nourriture, de l’habitation, du milieu socio-économique, de l’éducation, de la culture, etc. Il existe aussi l’environnement intérieur, celle qui est au sein de notre organisme. Des stimuli, des sensations peuvent venir de l’intérieur et être interprétés par le cerveau (7).
Épigénétique. Étude des changements héréditaires causés par l’activation et la désactivation des gènes. L’épigénétique décrit l’ensemble des mécanismes ayant lieu au niveau des gènes et qui peuvent être influencés par l’environnement et l’histoire individuelle ainsi qu’être potentiellement transmissibles d’une génération à l’autre (5).
Éthologie. Science qui étudie les mœurs et les comportements des espèces animales dans leur milieu naturel (18).
Espèce. La création d’une espèce se produit lorsque deux populations sont séparées et que des différences génétiques empêchent la possibilité d’engendrer une progéniture viable (20).
Esprit. L’esprit représente l’ensemble des opérations conscientes et inconscientes du cerveau, que c’est un flux de configurations mentales qui se présente sous forme « d’images » (sonores, visuelles, tactiles, etc.) (16). Pour les scientifiques, l’esprit est un produit du cerveau. Pour ceux qui ont une approche non matérialiste (spirituelle ou religieuse), l’esprit n’est pas matériel (15).
Évolution. Dans le langage courant, l’évolution signifie tout processus de formation ou de changement progressif. En science biologique, l’évolution signifie un processus qui produit des changements dans le patrimoine génétique par des mécanismes (telle la mutation ou la sélection naturelle) se transmettant d’une génération à la suivante (35).
Gène. Un gène est une portion d’ADN qui contient l’information nécessaire pour la production d’une substance indispensable à la cellule ou à l’organisme tout entier. Élément du chromosome qui est à l’origine des caractères héréditaires de chaque personne et constitue le support de leur transmission de génération en génération (18).
Homéostasie. Désigne les réactions physiologiques coordonnées, et en grande partie automatisées, qui sont indispensables au maintien des états internes stables dans un organisme vivant. L’homéostasie implique la régulation automatique de la température, de la concentration d’oxygène, du pH de notre corps (17, 41). Capacité d’un système à maintenir son équilibre interne face à des perturbations extérieures.
Selon le principe de l’homéostasie, tout écart à la norme se traduit par la mise en jeu de mécanismes tendant à ramener « l’état perturbé » à sa dimension initiale (48).
Hémisphère. L’hémisphère gauche chez la plupart des gens est associé au langage, à la pensée rationnelle et à l’analyse. L’hémisphère droit est plus considéré comme le siège de l’émotion, de la création, de l’intuition et de l’analyse spatiale (50).
Hérédité. Processus génétique par lequel les organismes vivants transmettent leurs caractéristiques à leurs descendants (20).
Héritabilité. L’héritabilité est un concept mathématique qui quantifie l’apport hypothétique des gènes sur un phénotype (trait de personnalité, comportement, etc.). C’est une statistique qui permet d’estimer le degré d’influence probable des facteurs génétiques pour un phénotype donné, dans une population donnée. Afin de vérifier le poids relatif de la génétique par rapport au rôle de l’environnement, on utilise le coefficient d’héritabilité (H2). Héritage du patrimoine génétique transmis par la lignée parentale. Ensemble des caractéristiques génétiques dont hérite un individu (5).
Hippocampe. L’hippocampe est une partie du cerveau localisée dans le lobe temporal, dans chaque hémisphère. C’est l’un des centres de la mémoire et du repérage dans l’espace (5). L’hippocampe a pour rôle de stocker les souvenirs et de favoriser l’association des émotions à des contextes. L’hippocampe et les régions cérébrales proches jouent un rôle très important dans la formation des nouveaux souvenirs (la mémoire épisodique) ainsi que dans la mémoire spatiale (50).
Homozygote. Cellules homozygotes. Se dit d’un être dont les cellules possèdent deux gènes identiques d’un caractère donné. Individu homozygote. Se disent des cellules qui ont cette caractéristique (18). Jumeaux homozygotes.
Hypothalamus. Organe situé dans le cerveau, sous le thalamus. Il serait l’ordinateur de notre vie végétative et de nos besoins (faim, soif, sexualité, sommeil, etc.). Si l’émotion est agréable, on éprouve une impression de bien-être et de plaisir. L’hypothalamus stimule alors la libération de neurotransmetteurs comme les endorphines. Il est également à la base de la mémorisation des peurs. Il régule la faim, la soif, la température corporelle, la sexualité et le sommeil, ainsi que les centres de la libido, de la douleur et du plaisir y sont situés (43).
Inné. Peut être considéré comme une sorte de préprogrammation interne à notre organisme qui permet, sous certaines conditions, le développement de notre organisme lors du processus de maturation (5). L’inné se distingue de l’acquis, qui découle de l’apprentissage, de l’expérience.
Intelligence « L’intelligence est la faculté nous permettant de relier entre elles des informations pour raisonner, résoudre des problèmes ou atteindre des objectifs » (47). « L’intelligence dépendrait de l’efficacité des connexions, c’est-à-dire la vitesse de l’échange d’informations entre différentes régions du cerveau. La clé de l’intelligence se trouve (…) dans la capacité de notre cerveau à mettre en place une toile de communication dense formée par environ 30 000 milliards de filaments » (47). « Ce qui augmente l’intelligence humaine c’est la capacité du cerveau de stoker en mémoire le plus grand nombre d’informations possible, et à les solliciter le plus rapidement possible, pour les comparer, les utiliser, avec une vitesse d’exécution la plus rapide possible » (47).
Jumeaux monozygotes. Les jumeaux monozygotes sont issus d’un seul ovule fécondé par un seul spermatozoïde. Cet ovule fécondé se divise en deux embryons. Ces jumeaux ont exactement les mêmes chromosomes. Ils ont une parfaite ressemblance, et ont le même sexe. Les jumeaux dizygotes proviennent de deux ovules qui ont été fécondés par deux spermatozoïdes. Ces jumeaux ont des chromosomes différents, ils ne se ressemblent pas autant et n’ont pas forcément le même sexe (2).
Lobe frontal et lobe pariétal. Le lobe frontal et lobe pariétal reliant le cortex frontal et pariétal
Ces régions sont impliquées dans les traits de caractère et de l’adaptation de chacun à son environnement : anxiété, prise de risque, mémoire, autocontrôle, intelligence (52).
Matérialisme. Dans le présent ouvrage, ce terme s’applique à la science et croit que la matière est le seul constituant de l’univers et que l’esprit n’est qu’une manifestation de la matière. Que fondamentalement, toute chose est composée de matière et que tout phénomène est le résultat d’interactions matérielles. Ferry et Vincent (22) entendent par « matérialisme » la position qui consiste à postuler que la vie de l’esprit est tout à la fois produite et déterminée par la matière, c’est-à-dire, pour l’essentiel, par la nature et par l’histoire. Ceci comprend autant les idées philosophiques que religieuses, que les valeurs et la culture, etc. La science est forcément matérialiste et se caractérise par deux traits fondamentaux : le réductionnisme et le déterminisme. Au matérialisme peut s’ajouter le « Monisme matérialiste qui conçoit le monde comme purement physique où il n’y a que la matière et l’énergie (19). Rappelons que, la thèse moniste, désigne une vision qui s’oppose aux arguments spiritualistes ou dualistes selon lesquels l’esprit et la conscience sont chez l’homme d’une essence distincte de celle de la matière cérébrale (12).
Maturation. C’est un processus normal de développement par lequel un organisme atteint sa taille, sa structure organique et sa construction corporelle telles qu’elles sont inscrites dans ses gènes. La maturation détermine les étapes successives du développement de l’organisme. À chacune de ces étapes correspondent des fonctions et des capacités différentes et par conséquent des comportements différents (2).
Mémoire. La mémoire est la fonction du cerveau qui nous permet de stocker (dans plusieurs zones de celui-ci), conserver et rappeler les diverses expériences passées, les informations ou les apprentissages réalisés. Il existe plusieurs types de mémoire (mémoire sensorielle, mémoire de travail, mémoire à long terme) (2).
Ledoux (30) est d’avis que la connaissance de ce que nous sommes, notre manière de penser de nous-mêmes, de ce les autres pensent de nous et la façon dont nous agissons sont pour une large part apprise et ces informations nous sont accessibles à travers la mémoire.
Notre mémoire est en quelque sorte notre « disque dur » où sont emmagasinés les nombreux apprentissages que nous réalisons au cours de notre vie. La mémoire est essentielle aux apprentissages que l’on fait, car elle en garde les traces et permet le rappel des informations déjà apprises.
Il existe trois sous-systèmes de la mémoire, soit la mémoire sensorielle (ou perceptive), la mémoire de travail et la mémoire à long terme. Ces mémoires sont distribuées dans les deux hémisphères.
Les trois types de mémoires forment l’ensemble du processus mnésique, qui se caractérise par diverses opérations : L’acquisition de l’information; L’encodage de l’information à partir de la mémoire sensorielle et de travail, La consolidation, Le stockage dans la mémoire à long terme; Le rappel à la conscience (remémoration) de cette information (45).
S’ajoute à ces éléments l’importance des divers types de mémoires (procédurale, sémantique et épisodique).
Mémoire à long terme. Elle sert à emmagasiner l’ensemble de nos apprentissages au cours de notre vie. Elle contient les événements significatifs et retient le sens des mots, les représentations et les diverses habiletés apprises. Sa capacité est énorme et son temps de rétention peut durer des années. C’est en quelque sorte notre « disque dur » où sont emmagasinés les nombreux apprentissages que nous réalisons au cours de notre vie. (2)
Mémoire de travail (à court terme). La mémoire de travail sert temporairement le processus mnémonique lors de l’entrée de l’information par les mémoires sensorielles ou encore lors du rappel d’informations stockées dans la mémoire à long terme. C’est une mémoire de transition. Cette mémoire enregistre temporairement les informations et sa capacité de stockage est limitée à environ 7 items à la fois. La notion de travail signifie ici, entre autres, que cette mémoire combine les informations venant de diverses sources de mémoire pour, par exemple, construire des phrases, réaliser un calcul mental, etc. (2)
Mémoire sensorielle. C’est une mémoire de très courte durée associée à nos divers sens : la vision, l’odorat, l’ouïe, le goût, le toucher, le sensori-moteur. Ce sont des mémoires sensorielles. Elles ont un double rôle, soit de traiter une nouvelle perception (stimulus visuel, auditif, olfactif, etc.) ou de déclencher le rappel d’une information (un souvenir) enregistrée dans la mémoire à long terme suite à cette stimulation sensorielle (2).
Métabolisme Ensemble des réactions biochimiques qui permet les échanges de matières et d’énergie à l’intérieur du corps. Il comprend des réactions de synthèse (anabolique) et des réactions de dégradation organique (catabolique) (41).
Moelle épinière. Centre nerveux situé dans le canal rachidien et assurant la transmission de l’influx nerveux entre le cerveau, les organes et les membres (5).
Molécule. Particule formée de deux ou de plusieurs atomes. Particule de matière constituée d’un assemblage précis d’atome. Les molécules de matière organique sont complexes : elles comprennent du carbone France et de l’azote (N), et sont généralement constituées d’un grand nombre d’atomes (5).
Monozygotes et dizygotes (jumeaux). Les jumeaux monozygotes sont issus d’un seul ovule fécondé par un seul spermatozoïde. Cet ovule fécondé se divise en deux embryons. Ces jumeaux ont exactement les mêmes chromosomes. Ils ont une parfaite ressemblance, et ont le même sexe. Les jumeaux dizygotes proviennent de deux ovules qui ont été fécondés par deux spermatozoïdes. Ces jumeaux ont des chromosomes différents, ils ne se ressemblent pas autant et n’ont pas forcément le même sexe (2).
Noradrénaline. Un neurotransmetteur important pour l’attention, les émotions, le sommeil et l’apprentissage. Joue également un rôle de soutien de la motivation et de l’intérêt. La noradrénaline est aussi libérée comme une hormone dans le sang, où elle contracte les vaisseaux sanguins et augmente la fréquence cardiaque. Ce neurotransmetteur joue un rôle dans les troubles de l’humeur comme le syndrome maniaco-dépressif (ou trouble bipolaire) (2).
Neurone. Cellule du système nerveux spécialisé dans la réception et la transmission des signaux électrochimiques, la génération et le traitement des influx nerveux (2).
Neuropsychologie. Sous-discipline de la biopsychologie qui étudie, entre autres, les effets psychologiques des lésions cérébrales chez les patients humains (2).
Neurosciences cognitives. Subdivision de la psychobiologie qui étudie les bases neuronales de la cognition, comme la pensée, la mémoire, l’attention et les processus perceptifs complexes (2).
Neurosciences. Ensemble des disciplines qui concernent l’étude du fonctionnement du système nerveux dans ses aspects moléculaires, cellulaires et synaptiques jusqu’aux fonctions comportementales et cognitives (2).
Neurotransmetteur. Domaine de la chimie du cerveau. Les neurotransmetteurs contribuent au transport des messages entre les cellules nerveuses. Un messager chimique qui traverse la fente synaptique entre des neurones. Lorsqu’il est libéré par le neurone émetteur, le neurotransmetteur diffuse sa substance à travers la synapse et s’associe aux récepteurs sur les neurones receveurs et influence le déclenchement de l’influx nerveux (37).
Noradrénaline. Un neurotransmetteur important pour l’attention, les émotions, le sommeil et l’apprentissage. Joue également un rôle de soutien de la motivation et de l’intérêt. La noradrénaline est aussi libérée comme une hormone dans le sang, où elle contracte les vaisseaux sanguins et augmente la fréquence cardiaque. Ce neurotransmetteur joue un rôle important pour l’attention, les émotions, le sommeil et l’apprentissage et également dans le soutien à la motivation et à l’intérêt. Il participe aussi dans les troubles de l’humeur comme le syndrome maniaco-dépressif (ou trouble bipolaire) (2).
Noyaux accumbens. C’est un ensemble de neurones faisant partie du système de récompense qui sont actifs à déployer la dopamine associée au désir, à la sensation de plaisir et de récompense (8).
Ocytocine. Hormone produite par l’hypothalamus et dont la voie de sortie est par l’hypophyse postérieure (33). Cette hormone augmenterait l’empathie et l’attachement aux autres et réduirait le stress tout en favoriserait le bien-être.
Ontogénie Développement de l’individu du moment où l’œuf est fécondé jusqu’à l’âge adulte (18).
Néocortex. Le cerveau cognitif (le plus récent, le nouveau ou néocortex, nouvelle écorce), permet la conscience, la rationalité. Le néocortex est la partie la plus évoluée de notre cerveau. Il forme la couche externe des hémisphères cérébraux. Le néocortex a permis de franchir le seuil de la conscience réflexive, le langage, la pensée abstraite, l’imagination, le raisonnement logique, le calcul, la conceptualisation, l’abstraction, la prévision et l’intention délibérée (2).
Pensée. C’est une activité mentale, consciente la plupart du temps et qui est produite par le cerveau. Peut faire suite à des perceptions, des images, des sensations, des représentations. Peut se concrétiser dans des idées, des opinions, des évaluations, etc. C’est aussi, une représentation psychique, un ensemble d’idées propres à un individu ou à un groupe, une façon de juger, une opinion (façon de penser), un trait de caractère (avoir une pensée rigoureuse), etc. (6).
Phylogénétique. Discipline qui a pour objet d’étudier la formation et l’évolution des espèces animales et végétales afin d’établir leur parenté (18).
Plasticité du cerveau. C’est un processus qui fait en sorte que des connexions neuronales se développent ou se renforcent, alors que d’autres sont affaiblies ou éliminées selon les besoins. Cette propriété du cerveau à se modeler en fonction de l’expérience vécue, de se modifier en fonction de l’apprentissage est qualifiée de plasticité du cerveau.
Procaryote. Être vivant, généralement unicellulaire, qui ne possède pas de noyau bien déterminé, et dont le cytoplasme est dépourvu d’organites. C’est un organisme unicellulaire dépourvu de noyau contenant de l’ADN. Les bactéries sont des procaryotes (5).
Protéine. C’est un composé organique formé de longues chaînes d’acides aminés et qui se trouve en abondance dans la matière vivante. Les cellules sont capables de fabriquer des protéines, ce sont de grosses molécules chargées de nombreuses tâches. Parmi ces protéines se retrouve : l’hémoglobine du sang qui transporte l’oxygène dans le corps, la myosine des muscles, qui peut se contracter et provoquer des mouvements, ou encore certaines hormones, qui transportent des informations d’un organe à l’autre (5).
Sciences cognitives. Elles forment une discipline à la jonction des neurosciences, de la psychologie, de la linguistique et de l’intelligence artificielle. C’est un ensemble de disciplines scientifiques visant l’étude et la compréhension des mécanismes de la pensée humaine, animale ou artificielle et plus spécifiquement de tout le système cognitif (perception, intelligence, le langage, le calcul, le raisonnement, la conscience (2).
Sélection naturelle. En biologie, la sélection naturelle est l’un des mécanismes moteurs de l’évolution des espèces. Elle peut être définie comme étant l’avantage reproductif procuré par les conditions de l’environnement aux individus ayant un caractère avantageux vis-à-vis de cet environnement et leur assurant une descendance plus importante que les individus n’ayant pas ce caractère. Elle peut également se définir comme un tri qui s’opère naturellement au sein d’une espèce (54). Ferry et Vincent (22) précise que la sélection naturelle est assortie de l’idée de gradualisme qui veut que les organes et les systèmes biologiques complexes apparaissent par l’accumulation progressive au cours des générations de mutations génétiques aléatoires favorisant une meilleure adaptation au milieu et finalement une capacité accrue de reproduction. Ce gradualisme peut être interrompu par des changements plus massifs.
Sérotonine. C’est un neurotransmetteur qui joue un rôle dans la régulation de l’humeur, entre autres sur la dépression et également sur le sommeil et l’éveil aussi, lors du calcul de la prise de risques. Elle est impliquée dans la dépression, le suicide, les comportements impulsifs et l’agressivité. (53)
Signaux sensoriels. Avant de parvenir à la conscience, les signaux sensoriels sont traités et transformés (23). Il y a une intégration des perceptions des différents sens au sujet d’un même objet (exemple, la vision d’un chat, les sons qu’il émet, les odeurs, le toucher de son poil) (5).
Stimulus. Peut être défini comme tout événement ou combinaison d’événements observables et mesurables, provenant de l’environnement externe ou interne de l’organisme. (32)
Stress. C’est une réponse physiologique à une menace physique ou psychologique. Peut se définir comme une expérience subjective pouvant s’avérer positive – eustress (bien-être, défi, dépassement de soi) ou négative – distress (frustration, malaise) (2).
Synapse. C’est un mot grec signifiant serrer, joindre, connecter. Chaque neurone se termine par un corpuscule nerveux terminal qui est séparé du neurone voisin par un mince espace, la fente synaptique. Cette jonction fonctionnelle est appelée synapse (synapsus = liaison – point de jonction) (5).
Système limbique. Le système limbique est impliqué dans l’olfaction, les émotions, les apprentissages et la mémoire. Il traite l’information d’une façon plus primitive, mais avec l’avantage d’être plus rapide et plus adapté à des réactions essentielles de survie. Parmi ses principales fonctions, il y a celle de mémoriser les comportements agréables ou désagréables. C’est entre autres cette zone du cerveau qui, chez l’humain, est en partie responsable de tout le spectre des émotions, de l’agréable au désagréable (50).
Le système limbique joue un rôle important dans les émotions (corps amygdaloïde et gyrus du cingulum). Il contrôle tout ce qui régit le bien-être psychologique. Il permet, entre autres, de reconnaître les expressions faciales qui expriment la colère ou la crainte, aide à évaluer le danger et peut déclencher la réaction de peur. Il peut également engendrer des problèmes d’anxiété et de dépression (50). Il contrôle nos réactions instinctives et émotionnelles (peur, colère, plaisir) et les associe aux zones les plus évoluées du cortex cérébral.
S’il détecte un danger ou une occasion exceptionnelle pour la survie, il déclenche immédiatement une alarme qui annule en quelques millisecondes les opérations du cerveau cognitif (néocortex) et interrompt son activité.
Il comprend tout le spectre des émotions agréables aux émotions désagréables et il mémorise les comportements agréables ou désagréables.
Le cerveau limbique comprend principalement l’hippocampe, l’amygdale cérébrale et l’hypothalamus. Il interagit aussi avec le cortex préfrontal, ce qui fait que les émotions sont liées de près à la cognition et aux pensées (51).
Système nerveux. Le système nerveux regroupe l’ensemble des organes qui interviennent dans la réception des stimuli ainsi que dans la production, la transmission et le traitement de l’influx nerveux. L’ensemble des informations issues du monde extérieur comme du milieu intérieur est analysé en permanence par le système nerveux pour donner naissance à la perception, à la mémoire, et induire des comportements moteurs ainsi que des pensées (5).
Thalamus. Le thalamus est spécialisé dans la réception et l’intégration de nos perceptions sensorielles. Il joue le rôle de l’ordinateur de nos perceptions. Il comprend plusieurs parties spécialisées qui s’occupent de la vision, de l’audition, du toucher, sauf l’odorat qui à son centre à part, le bulbe olfactif. Il joue un rôle dans nombre de pulsions et d’émotions et constitue une partie importante du système limbique (5).
Système de récompense et de punition. Afin de favoriser la survie de l’espèce, la nature a « prévu » de récompenser l’individu lorsqu’il assume ses fonctions vitales comme se nourrir, réagir à l’agression et se reproduire. L’exécution de ces fonctions vitales est récompensée par une sensation agréable (le plaisir, la sensation de satisfaction lors de la réponse à un besoin). Ce système de récompense comprend également celui de la punition qui permet de faire face aux situations déplaisantes. Lorsque ce système est activé et qu’il y a libération d’adrénaline, l’organisme se prépare alors à la lutte ou à la fuite. Situé dans le cerveau, le système de renforcement est constitué d’une composante affective en lien avec le plaisir provoqué par les récompenses (sensation agréable), ou le déplaisir provoqué par les punitions (sensation désagréable) (5).
Tronc cérébral. Tronc nerveux qui est constitué par le bulbe rachidien, la protubérance annulaire et le mésencéphale (5).
Partie 3 Termes en lien avec l’éducation et la psychoéducation
Absentéisme scolaire. L’absentéisme est défini comme un comportement marqué par la répétition d’absences. Il existe divers types d’absentéisme scolaire : l’absentéisme de retard, l’absentéisme intérieur aussi appelé « drop in », le zapping ou l’absentéisme choisi et l’absentéisme chronique (1).
Acquis. C’est l’acquisition de savoirs, d’habiletés suite à l’apprentissage et à l’expérience. L’acquis se distingue de l’inné, qui serait d’ordre génétique. Par opposition à la maturation ou à l’inné, ce qui est appris (acquis) a trait aux transformations qui interviennent suite aux apprentissages provoqués par les divers éléments de l’environnement et par l’éducation (2).
Activité psychoéducative. En psychoéducation, la notion d’activité dépasse les seules situations d’apprentissage d’un contenu très bien ciblé (comme les arts, les activités physiques, académiques, de loisirs, etc.) ; on conçoit comme « activité » « tous les moments de la vie de l’individu qui peuvent devenir l’occasion de développer son potentiel, qui sont des occasions d’apprentissage (2).
Adaptation. Dans le contexte de l’évolution, l’adaptation est le processus qui permet aux plus aptes à survivre et à transmettre leur matériel génétique.
Amotivation (résignation acquise). C’est une perte de motivation qui peut survenir suite à l’expérience répétée de l’impossibilité de réussir, d’un aboutissement constant à l’échec. Cette situation peut conduire à la résignation ou au découragement (5).
Apprentissage. Apprendre peut être conçu comme l’acquisition des connaissances et le développement des habiletés, des attitudes et des valeurs qui s’ajoutent à nos structures cognitives. D’un point de vue neuropsychologique, l’apprentissage est vu comme la construction de structures cognitives en lien avec la mémoire (2).
Les structures mentales, les systèmes neuronaux, les divers types de mémoires nous permettent d’apprendre. Du point de vue psychophysiologique, l’apprentissage produit un changement au sein d’un réseau de connexions d’un système neuronal. Le réseau de la reconnaissance comprend les zones sensorielles telles que le cortex visuel. Il reçoit des informations provenant de l’environnement et les transforme en connaissances. Il reconnaît et classe ce que l’on voit, entend ou lit. Le réseau stratégique, dont fait partie le cortex préfrontal, planifie et coordonne les actions orientées vers un but (21).
Attitude : Une attitude représente un état mental et neuropsychologique de préparation à répondre, organisé à la suite de l’expérience et qui exerce une influence directrice ou dynamique sur la réponse de l’individu à tous les objets et toutes les situations qui s’y rapportent (2).
Béhaviorisme. Le béhaviorisme est issu de la tradition philosophique anglaise de l’empirisme associationniste. Cette théorie est essentiellement une psychologie de l’apprentissage (« tout s’apprend »). Pour le béhaviorisme, l’apprentissage consiste en un changement de comportement reposant sur l’acquisition, le renforcement et l’application d’associations entre des stimuli provenant de l’environnement et des réponses observables de l’individu (2).
Besoin. Un besoin représente un manque dont la présence est « ressentie » comme indispensable. Le besoin c’est l’écart entre ce qui existe présentement et ce qui est nécessaire ou souhaitable (2).
Climat de classe. Le climat de classe possède les caractéristiques suivantes : une dimension des relations interpersonnelles, à savoir la chaleur affective des enseignants, la satisfaction à leur égard ou, au contraire, des tensions entre eux et les élèves et le favoritisme ; une dimension du développement personnel de l’élève, soit l’engagement et l’application scolaire ; une dimension du maintien du système, comme l’ordre et l’organisation dans la classe (13).
Cognitif (cognition). Vient du latin cognitio, qui signifie connaissance, action d’apprendre. La psychologie cognitive est à l’origine des processus de connaissance : perception, mémoire, langage, attention. Cognition est un processus intellectuel supérieur comme la pensée, la mémoire, l’attention et les processus perceptifs complexes (2).
Cognitivisme et cognitiviste. C’est le nom d’une école de pensée particulière au sein des sciences cognitives, un courant de recherche scientifique qui conçoit que la pensée est un processus de traitement de l’information. Le cerveau est comparé au fonctionnement d’un ordinateur, comme un système complexe de traitement de l’information, qui utilise des structures de stockage (la mémoire) et des opérations d’analyse et de recherche en mémoire, par exemple l’identification de catégories (2).
Comportement (behavior). Un comportement est tout mouvement, activité ou manifestation observable et mesurable (ou potentiellement mesurable) d’un organisme. Un geste, une activité motrice, une communication verbale ou non verbale (2). Certains de nos comportements sont instinctuels, « cerveau reptilien », mais la grande majorité est sous le contrôle, heureusement, de notre néocortex, de nos apprentissages, de notre culture et de notre éducation (17).
Conditionnement opérant (skinnérien). Le conditionnement opérant stipule qu’un comportement se modifie selon les contingences (antécédents et conséquences) qu’on lui associe. Les comportements opérants sont émis par la personne et sont sensori-moteurs, alors que les comportements répondants (conditionnement classique) sont provoqués par un stimulus et sont une réponse physiologique automatique (2).
Conditionnement classique (répondant, pavlovien). Essentiellement, cet apprentissage consiste à associer en contiguïté deux stimuli, dont l’un est neutre (S1) (il sera conditionné) et l’autre a le potentiel de déclencher une réponse physiologique (S2). Le stimulus neutre précède le stimulus déclencheur (2). L’exemple classique est le conditionnement du chien de Pavlov. Présentation de la nourriture qui fait saliver le chien, peu à peu on associe un signal sonore à la nourriture. Conditionné au son, le chien salivera lors du signal sonore.
Conditionnement vicariant (ou apprentissage par observation). Avec ce type d’apprentissage par observation du comportement d’une autre personne (un modèle), l’observateur en arrive à modifier son comportement comme s’il avait lui-même « vécu la situation » avec ses conséquences. Dans ce type de conditionnement, les mêmes stimuli antécédents et subséquents qui contrôlent le comportement du modèle contrôlent également celui de l’observateur. Le comportement de l’observateur se trouve ainsi modifié suite à l’observation du comportement du modèle (2).
Connaissance. La connaissance concerne un domaine précis qui se caractérise par des informations, des faits, des principes qu’on développe en cours d’éducation, lors des études ou suite à l’expérience (3).
Constructivisme. Selon cette approche, on apprend en agissant sur les choses et les gens qui nous entourent et sur notre environnement. Suite à notre action, on en déduit des lois en lien avec notre environnement. C’est donc une vision interactionniste (environnement vs personne) dans laquelle le sujet est très actif dans le processus d’apprentissage (2).
Contexte environnemental (CE). Le contexte environnemental joue un rôle dans le processus d’apprentissage. Il se compose de la culture et de l’ethnie de l’apprenant, du milieu socioéconomique et socioculturel d’origine, des croyances collectives et des normes sociales qui peuvent l’influencer (2).
Décrochage scolaire. Au Québec, un élève est considéré comme décrocheur s’il n’a pas obtenu de diplôme d’études secondaires et ne fréquente pas un établissement d’enseignement. Il importe cependant de distinguer le décrochage de l’abandon scolaire, ou interruption définitive de la fréquentation scolaire. On considère habituellement que cinq années doivent s’être écoulées depuis le décrochage pour parler d’abandon scolaire (1).
Déterminants de la réussite éducative scolaire. On entend par déterminant un facteur qui détermine un état de santé ou un problème, un facteur en cause. La notion de déterminant a été tout d’abord utilisée dans le domaine de la santé (on parle des déterminants de la santé). En éducation, on entend par déterminants de la réussite ou du décrochage scolaire les principaux facteurs qui contribuent à favoriser la réussite éducative ou au contraire les principaux facteurs qui entrent en jeu dans le décrochage scolaire. C’est en quelque sorte une autre façon d’identifier les facteurs de risque ou de protection en se concentrant cependant sur les facteurs ayant le plus d’influence (1).
École efficace. On emploie différents termes pour parler d’école efficace : « bonne école », « école efficace » et « école exemplaire ». Par école efficace on veut signifier que tous les élèves apprennent, actualisent leur potentiel et sont bien préparés à faire face à leur vie d’adulte. En milieu défavorisé, l’école efficace se définit comme celle dont la performance scolaire des élèves, mesurée à l’aide d’épreuves standardisées, rejoint ou surpasse celle d’élèves provenant de quartiers mieux nantis (1).
Engagement scolaire. L’engagement scolaire comprend trois dimensions principales, à savoir : la dimension comportementale, qui implique l’aspect disciplinaire (être assidu, répondre aux consignes de la classe et de l’école, etc.), l’aspect scolaire (l’engagement dans les apprentissages, s’appliquer dans ses devoirs, s’impliquer dans les discussions en classe, etc.) et l’aspect parascolaire (participer aux activités sociales et parascolaires) ; la dimension affective, qui implique l’attrait ou la valorisation de l’école, la perception de l’utilité des matières et de l’école et le sentiment d’appartenance à l’école ; la dimension cognitive, qui comprend l’investissement cognitif dans l’apprentissage (l’effort, la volonté d’apprendre, etc.) et l’autorégulation des apprentissages (sentiment de compétence, attribution de la réussite et de l’échec, etc.) (11).
Facteurs de protection. Les facteurs de protection réfèrent aux influences qui changent ou améliorent notre réponse à une situation menaçante. Ils compensent les facteurs négatifs et leurs effets (46). Ils diminuent la possibilité qu’une personne présente des difficultés d’adaptation ou d’apprentissage.
Facteurs de risque. Les facteurs de risque augmentent la possibilité qu’une personne présente des difficultés d’adaptation ou d’apprentissage. Il existe une fluctuation individuelle en réponse aux facteurs de risque. Devant une situation semblable, les personnes ne réagissent pas de la même façon (46).
Gestion de classe. La gestion de classe est devenue un processus complexe de planification, d’organisation et de contrôle de tout ce qui se rapporte à la classe. Elle comprend : la gestion des activités d’apprentissage, du temps, de l’espace et du matériel, des règles, des procédures et des routines, des interactions sociales en classe, de la relation enseignant-élève, de l’animation et de ses techniques (38).
Motivation. La motivation prédispose ou incite la personne à accomplir certains comportements dirigés vers la satisfaction de besoins ou l’atteinte de certains buts. La motivation est constituée d’un ensemble d’énergie psychologique et physique qui se traduit par un état dynamique ayant ses origines dans les perceptions que l’apprenant a de lui-même et de son environnement et qui l’incite à choisir une activité, à s’y engager et à persévérer dans son accomplissement afin d’atteindre un but (2).
Motivation scolaire (Source de la…). La motivation scolaire comprend trois sources principales : la perception de soi, de sa compétence ou de son sentiment d’efficacité ; la perception de la valeur d’une matière ou d’une activité scolaire et la perception de contrôlabilité La motivation scolaire est constituée d’un ensemble d’énergie psychologique et physique traduisant par un état dynamique qui a ses origines dans les perceptions qu’un élève a de lui-même et de son environnement et qui l’incite à choisir une activité, à s’y engager et à persévérer dans son accomplissement afin d’atteindre un but (2).
Motivations intrinsèque et extrinsèque. La motivation intrinsèque est la recherche d’une activité pour l’intérêt qu’elle procure et serait liée à un fort sentiment d’autonomie. La curiosité, les besoins de découverte, d’exploration seraient de l’ordre de la motivation intrinsèque, soit la satisfaction de réaliser une activité pour elle-même. Alors que la motivation extrinsèque serait régie par les renforcements externes l’action est récompensée. Contrairement à la motivation intrinsèque, le plaisir issu de l’activité elle-même n’est pas, dans la motivation extrinsèque, ce qui motive l’apprenant (2).
Potentiel d’adaptation. En psychoéducation, le Pad représente tout ce que possède le sujet placé devant une situation d’apprentissage. Ses capacités, ses répertoires de connaissances, d’expériences antérieures, ses talents et motivations. C’est la partie interne de la personne (2).
Potentiel expérientiel. En psychoéducation, le Pex représente la situation d’apprentissage proposée avec toutes ses composantes. Une expérience d’apprentissage qui va permettre de se développer, de relever des défis, de se construire. C’est la partie externe de la personne, l’environnement psychoéducatif proposé (2).
Problème de comportement extériorisé. Les problèmes dits extériorisés ou sur-réactifs se manifestent au regard des stimuli de l’environnement : paroles et actes injustifiés d’agression, d’intimidation, de destruction, ou encore des refus persistants dans un encadrement justifié (4).
Problème de comportement intériorisé. Les comportements intériorisés (sous-réactifs) peuvent se manifester chez l’élève par une peur ou une anxiété excessive face aux personnes et aux situations nouvelles, par des comportements anormaux de passivité, de timidité, de dépression, de dépendance ou de retrait (4).
Psychoéducation. La psychoéducation est une approche d’intervention qui vise à rétablir et à développer les capacités adaptatives de la personne et à contribuer au développement du milieu, dans le but de favoriser l’adaptation optimale de l’être humain en interaction avec son environnement (4).
Résignation. La résignation acquise peut se manifester par la perte de la motivation, qui va survenir après des expériences répétées d’impossibilité de réussir, d’aboutissement constant à l’échec. Cette situation peut conduire à la résignation ou au découragement (2).
Réussite éducative. Le terme réussite éducative est très vaste et peut porter à confusion. Ce terme peut être défini comme une visée du développement global des jeunes, au niveau physique, intellectuel, affectif, social et moral (spirituel). Le bien-être, l’accomplissement de soi, le bonheur en constituent les résultats ultimes (4).
Réussite éducative familiale. La réussite éducative familiale concerne la mission éducative de la famille et vise à offrir à l’enfant un milieu de vie familial sécurisant et chaleureux, une relation parent-enfant bienveillante, des pratiques éducatives saines, un haut degré d’engagement parental envers la réussite éducative scolaire et le développement de valeurs humaines et spirituelles de grande qualité (4).
Réussite éducative scolaire. La réussite éducative scolaire est la mission confiée aux écoles primaire et secondaire du Québec en vertu de la Loi sur l’instruction publique Amendée en décembre 2002, qui précise que l’école « a pour mission, dans le respect du principe de l’égalité des chances, d’instruire, de socialiser et de qualifier les élèves, tout en les rendant aptes à entreprendre et à réussir un parcours scolaire » (4).
Sciences de l’éducation. Les sciences de l’éducation font appel à différentes disciplines : histoire, sociologie, pédagogie, didactique, psychologie de l’apprentissage, neuroscience, linguistique, etc. La finalité d’une telle perspective interdisciplinaire est de développer un être humain instruit et éduqué en favorisant diverses formes d’apprentissages et d’expériences de socialisation (3).
Socioconstructivisme. Théorie qui met l’accent sur la dimension relationnelle de l’apprentissage. L’apprenant élabore ses connaissances et sa compréhension par l’entremise de la comparaison de ses perceptions avec celles de ses pairs et celles de ses professeurs. Dans cette approche, on conçoit que l’’individu construit ses savoirs avec la médiation d’autrui (2).
Styles éducatifs parentaux. Il existe trois dimensions des styles éducatifs : l’engagement parental (chaleur, affection), l’encadrement parental (supervision) et l’encouragement à l’autonomie (encouragement à l’esprit critique). Pour chaque style, ces dimensions seront plus ou moins accentuées.
Ces trois dimensions s’expriment dans quatre types de styles éducatifs parental : le style autoritaire (punitif, contrôlant et disciplinaire), le style démocratique (valorisant et encourageant l’autonomie), le style permissif (supervisant peu, tolérant et peu structuré) et le style désengagé (1).
Style éducatif autoritaire. Le style autoritaire est caractérisé par des parents qui cherchent à modeler, contrôler les comportements et les attitudes de leurs enfants par un ensemble de règles et de normes strictes (1).
Style éducatif démocratique. Le style éducatif démocratique est caractérisé par un ensemble de normes claires qui sont établies par les parents, par une mise en application de ces normes, par l’utilisation de sanctions lorsque cela s’avère nécessaire, par de l’encouragement à l’autonomie et par une communication ouverte entre les parents et les enfant (1).
Style éducatif désengagé. Ce style se caractérise par la combinaison d’une faible sensibilité et d’un faible contrôle de la part du parent à l’égard de son jeune. Le parent désengagé ou négligent est dépassé par ses propres problèmes et est peu sensible aux besoins de son jeune, qu’il laisse à lui-même sans supervision. Le contexte de développement qui résulte de ce type de style est flou et instable, sans limites à respecter et sans soutien (1).
Style éducatif permissif. Le style permissif est défini par le fait que les parents sont tolérants et acceptants à l’égard de leurs enfants ; ils utilisent très peu les punitions ; ils exigent relativement peu de leurs enfants. Ils sont aussi peu structurés (1).
Troubles de comportement. Les troubles de comportement sont des difficultés d’adaptation majeures qui affectent plusieurs sphères de la vie du jeune en même temps (sphères scolaire, familiale, sociale, personnelle, etc.). Les trois principaux troubles de comportement observés dans les milieux scolaires sont le trouble des conduites (TC), le trouble oppositionnel avec provocation (TOP) et le trouble de déficit d’attention/hyperactivité (TDAH) (1).
Types d’élève non à risque. Deux types d’élèves sont considérés non à risque, soit l’élève de type attachant et l’élève de type indifférent (1).
Types d’élève à risque au primaire. Il existe quatre types d’élèves à risque au primaire, soit le type peu motivé, le type difficulté d’apprentissage, le type difficulté de comportement extériorisé et type difficulté de comportement intériorisé (1).
Types d’élève à risque au secondaire. Il existe quatre types d’élèves à risque au secondaire, soit le type peu motivé et peu intéressé, le type présentant un trouble de comportement, le type présentant des comportements antisociaux cachés et le type dépressif (1).
Valeur. Elles concernent ce que nous considérons comme très important pour nous. Elles sont les repères qui nous servent pour effectuer nos choix les plus importants et orientent pour une large part nos actions et nos comportements. Elle peut être considérée comme une manière d’être ou d’agir qu’une personne ou une collectivité reconnaissent comme idéale et qui rend désirables ou estimables les êtres ou les conduites auxquels elle est attribuée (2).
Partie 4 Termes en lien avec la recherche et le transfert des connaissances
Accompagnement d’une équipe-école. L’accompagnement est une approche de soutien qui peut s’appliquer à une personne, à un groupe de personnes ou à une collectivité. Le but est le développement des compétences professionnelles par l’utilisation des « meilleures pratiques ». Cette approche de soutien demande aux accompagnés un engagement à réfléchir, à analyser et à avoir un regard critique sur leur pratique; à s’engager dans l’action, dans l’expérimentation et dans la réflexion critique sur leurs actions (3).
Une démarche d’accompagnement est basée sur trois dimensions caractéristiques de l’innovation : 1) une révision de la structure organisationnelle ; 2) une révision des pratiques pédagogiques et éducatives appliquées directement à l’élève ; 3) un accompagnement d’une intensité et d’une durée décroissante favorisant la pérennité des changements et le développement de l’autonomie des milieux (3).
Agent de transfert de connaissances. L’agent de transfert peut être considéré comme un spécialiste du transfert, dont l’activité principale ou secondaire consiste à rechercher des informations principalement issues de la recherche ou de la pratique professionnelle, à les traiter, à les structurer en connaissances et à les transmettre à son milieu aux fins d’utilisation par les praticiens (3).
Alliance. Le terme alliance signifie un accord, un partage entre des personnes ou des groupes de personnes. En transfert de connaissances, l’alliance s’applique entre les chercheurs et les praticiens, entre le milieu de la recherche et celui de la pratique. L’alliance signifie la collaboration, la coopération ou le partenariat entre les producteurs de connaissances et les utilisateurs (3).
Approche bidirectionnelle en transfert de connaissances. Dans l’approche bidirectionnelle, chaque acteur, autant le chercheur que le praticien, conserve son rôle respectif. Cette approche repose sur l’établissement d’une relation de collaboration entre chercheurs et praticiens, relation qui nécessite une reconnaissance réciproque des compétences de chaque personne associée à la réalisation du projet. L’expertise du praticien repose sur la connaissance de son milieu et sur son expérience, tandis que celle du chercheur repose sur son expertise théorique du problème et de la méthodologie de recherche. C’est l’approche qui favorise le mieux le lien entre la recherche et la pratique, entre les chercheurs et les praticiens et celle qui facilite le transfert de connaissances (3).
Approche de l’autodéveloppement en transfert de connaissances. L’autodéveloppement est une approche où le milieu devient autonome dans le développement de ses connaissances en recherche et en utilisation des connaissances dans la pratique. Elle se centre sur l’autodéveloppement du praticien qui devient en quelque sorte un praticien-chercheur. En fait, il n’y a pas dans cette approche une nécessité d’alliance avec le chercheur universitaire (3).
Approche de résolution de problème en transfert de connaissances. L’approche de résolution de problème se préoccupe avant tout des besoins spécifiques des praticiens qui sont à la recherche d’une solution à un problème concret. Ce sont les utilisateurs qui définissent le problème. Le chercheur joue un rôle plus utilitaire et les utilisateurs sont plus actifs (3).
Approche linéaire en transfert de connaissances. L’approche linéaire est à l’origine de la conception du transfert de connaissances. Le mouvement va du chercheur au praticien ou de l’université au terrain. Dans cette approche de transfert, les milieux comme les praticiens sont des participants plutôt réceptifs qu’actifs (3).
Bonne pratique (Evidence-Based Practice -EBP). Une bonne pratique est celle qui s’appuie sur des savoirs scientifiques et des savoirs d’expérience. On peut qualifier de « bonne pratique » celle qui a fait ses preuves puisqu’elle a permis d’obtenir de bons résultats. Elle peut donc être qualifiée d’exemplaire. C’est une pratique réussie, testée et validée qui mérite d’être partagée. C’est aussi une pratique dite efficace, laquelle, si elle est appliquée selon certaines prescriptions testées scientifiquement, atteindra les objectifs et les effets attendus (3).
Changement (changement de pratique). Le changement de pratique ou l’ajustement de pratique ou encore l’amélioration d’une pratique font partie du développement professionnel. La notion de changement englobe autant l’ajustement que le développement d’un répertoire d’actions renouvelées (3).
Communauté d’apprentissage professionnelle (CAP). Une CAP fait appel à une culture collaborative au sein d’une équipe. L’apprentissage se fait avec d’autres collègues qui souhaitent aussi améliorer leur pratique visant à favoriser les apprentissages des élèves ou à réduire les difficultés auxquels ceux-ci font face. Ce groupe structuré utilise un processus de co-apprentissage selon une approche d’analyse des pratiques, de critiques constructives et de réflexions sur la pratique. Le rôle du groupe y est important, car l’apprentissage se « construit » par l’interaction entre les personnes (3).
Communauté de pratique. La communauté de pratique regroupe des personnes qui collaborent dans le but de résoudre des problèmes issus de leur travail professionnel. Ces personnes, en partageant leurs connaissances, leurs expertises, apprennent ensemble; c’est un apprentissage collectif qui permet à chacun de développer son expertise (3).
Concept. Un concept présente des traits stables et communs à une classe d’objets qui sont généralisables à tous les objets présentant les mêmes caractéristiques. Le concept fait référence à un objet construit dans le monde scientifique. Exemple : le concept arbre comprendra des racines, un tronc et des branches (3).
Concept opérationnalisé. Le concept opérationnalisé s’applique au domaine de la recherche où le concept théorique sera « réécrit » afin de passer d’un état abstrait et théorique à un état observable ou mesurable (3).
Culture apprenante. Une organisation qui développe une culture apprenante se donne les moyens d’investir dans un apprentissage continu de ses membres et de l’organisation. Elle met à profit ses acquis et tire les leçons appropriées de ses expériences. Elle met en place un processus d’amélioration continue (3).
Déduction. Définition d’un mot, d’une expression en des termes qui permettent de reconnaître explicitement le concept par l’énoncé de ses caractéristiques observables. La déduction est une façon de penser qui nous permet de conclure à partir d’observations et qui va du général au particulier (3).
Définition opérationnelle. C’est la définition d’un mot, d’une expression en des termes qui permettent de reconnaître explicitement le concept par l’énoncé de ses caractéristiques observables (3).
Développement professionnel. Le développement professionnel est un processus d’apprentissage continu dont le but est de développer les compétences des praticiens dans l’exercice de leurs fonctions. Il demande du changement, de la transformation et l’amélioration des pratiques. Le développement professionnel contribue au développement du savoir d’expérience (3).
Dogmatisme. Le dogmatisme est représenté par une attitude que certains chercheurs peuvent avoir à l’égard des praticiens. Il s’appuie sur des vérités jugées incontestables et rejette la critique. Le dogmatisme peut caractériser certains scientifiques, certains chercheurs ou, encore, la science. On peut aussi l’appliquer à certains praticiens et à leur savoir d’expérience qui se campent dans certaines idéologies desquelles ils ne dérogent pas (3).
Données probantes. L’expression « probant » signifie qui permet d’être sûr de quelque chose, qui s’appuie sur une preuve. On parle d’une pratique qui s’appuie sur des données probantes, d’une pratique qui tient compte de l’utilisation des meilleures connaissances actuellement disponibles. C’est une approche en lien avec l’Evidence-Based Practice (EBP). Voir aussi Bonne pratique et Evidence-Based Practice (3).
Empirique. Empirique est un adjectif qui s’applique à ce qui a source dans l’expérience (par opposition à la connaissance rationnelle). Il qualifie également toute connaissance faisant confiance à l’expérience immédiate. L’expression recherche empirique ou étude empirique signifie que la recherche ou l’étude est basée sur l’expérimentation ou l’observation. Le mot empirique signifie que les informations recueillies sont issues de l’expérience quotidienne, de l’observation ou de l’expérimentation. Ce courant théorique conçoit que toute connaissance provient de l’expérience et s’appuie sur des données sensorielles en lien avec l’environnement. La connaissance scientifique s’élabore par induction à partir de l’observation de faits, de données sensorielles qui vont susciter des hypothèses mises à l’épreuve par expérimentation (3).
Groupe de codéveloppement. C’est une approche de formation en groupe qui utilise l’apprentissage les uns et des autres afin d’améliorer et de consolider la pratique des uns et des autres (3).
Innovation en éducation. L’innovation en éducation se définit comme un processus délibéré de transformation des pratiques par l’introduction d’une nouveauté curriculaire, pédagogique ou organisationnelle qui fait l’objet d’une dissémination et vise l’amélioration durable de la réussite éducative des élèves ou des étudiants (1).
Intervention. C’est une expression qui signifie une action quelconque du praticien. L’expression « intervention » englobe les diverses pratiques : enseignante, professionnelle (psychoéducative) et de gestion (3).
Méta-analyse. La méta-analyse est une méthode de recherche qui utilise les statistiques et permet de vérifier à partir de résultats de plusieurs études sur un même thème, le degré d’effet de l’intervention ou du facteur sur la variable critère. Exemple : une méta-analyse des recherches sur l’effet de la motivation scolaire sur la réussite scolaire au secondaire (3).
Modèle. Schéma, image, discours organisé qui représentent la complexité des situations abordées. Un modèle simplifie toujours la situation étudiée (3).
Paradigme. Ensemble de présupposés, de croyances et de valeurs qui déterminent le point de vue d’une discipline ou d’un champ de connaissance. Les paradigmes sont des cadres de référence qui standardisent la construction des savoirs. Ils sont partagés par les chercheurs qui travaillent au sein d’une même communauté scientifique (3).
Posture. La posture peut être vue comme une attitude d’un chercheur ou d’un praticien à l’égard d’une situation, d’un problème ou d’une autre personne. C’est une prise de position, un regard sous un angle particulier ou, encore, une façon d’aborder un problème. Exemple : la posture du chercheur ou la posture du praticien (3).
Praticien-chercheur. On doit distinguer le praticien réflexif qui réfléchit à sa propre pratique, qui l’analyse et l’évalue du praticien-chercheur qui, lui, n’a pas comme objet de recherche sa pratique, mais plutôt l’objet (le problème) sur lequel porte sa pratique (10).
Pratique exemplaire (Best practice). Une pratique exemplaire est une « Bonne pratique », une pratique « modèle » qui est validée. Voir Bonne pratique (3).
Pratique professionnelle. Une pratique professionnelle se rapporte à l’action, à l’intervention concrète d’un professionnel. Elle comprend un ensemble de gestes posés par un professionnel dans l’exercice de sa profession (3).
Rationalisme. Ce courant de pensée conçoit que l’acquisition et la justification des idées sur le monde extérieur sont fondées sur des idées innées que possède chaque individu. Le rationalisme est l’antithèse de l’empirisme. La connaissance proviendrait essentiellement de la raison par un processus de logique déductive. Dans cette approche, l’apprentissage privilégie les idées, l’analyse, la théorie, la déduction, les inférences, l’argumentation et les preuves par les idées. La raison serait suffisante (2).
Recherche. La recherche en science est un ensemble d’activités rigoureuses et vérifiables dont le but est le développement des connaissances. Elle repose sur le principe qu’il existe une explication rationnelle à tout phénomène qui s’explique par la relation de cause à effet. La recherche devrait permettre de les comprendre (21).
Recherche développement. Elle peut faire partie de ce qu’on appelle la recherche appliquée. Elle a pour finalité d’apporter des solutions à des problèmes et de développer des produits utiles pour le soutien à l’intervention (programmes, méthodes, outils, logiciels, etc.) (31).
Recherche évaluative. La recherche évaluative vise à évaluer le processus ou le résultat d’un programme, d’un projet, d’un outil ou d’un service. Elle contribue au développement des connaissances en intervention, porte sur des programmes et s’inscrit par le fait même dans un processus de changement. Elle se situe aux niveaux explicatif et descriptif. La recherche évaluative se préoccupe principalement des effets de l’intervention, de la relation de cause à effet. En approche quantitative, elle utilise habituellement une méthode expérimentale ou quasi-expérimentale (3).
Recherche fondamentale. La recherche fondamentale a comme finalité l’acquisition de nouvelles connaissances sur les fondements de phénomènes ou de faits observables, sans qu’aucune application ou utilisation pratique soit directement prévue. Il existe différents niveaux de complexité des connaissances issues ou visées par la recherche fondamentale, soit : de décrire le phénomène en question, de l’expliquer ou encore de le prédire (3).
Recherche-action. La recherche-action vise à résoudre des problèmes issus du milieu de la pratique. Elle se caractérise par la production d’un savoir qui se développe dans et par l’action réalisée par les chercheurs et les praticiens. Les questions et les hypothèses sont formulées à partir des interrogations provenant de la pratique. L’analyse des données s’intègre dans un processus d’interprétation réciproque entre chercheurs et praticiens (26).
Relation de bienveillance. Plusieurs termes définissent le concept de bienveillance, tels que : compassion, sentiments, émotions, sollicitude, valorisation, intérêt, reconnaissance des autres, etc. Dans sa forme la plus simple, la relation bienveillante se définit comme une rencontre entre deux êtres humains où l’on observe une personne qui donne de la chaleur humaine et une autre qui reçoit cette chaleur humaine, sans toutefois faire référence à une que la relation entre ces individus soit intime (4).
Savoir. Le savoir est un ensemble de connaissances développé lors des apprentissages (les études, l’expérimentation, l’expérience). On dénombre trois grands types de savoirs : le savoir théorique (un ensemble de connaissances), le savoir-être et le savoir-faire. Le savoir peut être issu de la recherche ou de l’expérience. Le savoir est composé de toutes les formes d’information venant de notre éducation familiale, de nos études, des divers médias (télévision, le web et médias sociaux). Ces nombreuses informations sont emmagasinées dans la mémoire à long terme et nous sont très utiles tout au long de notre vie. Ce sont des savoirs théoriques qui permettent de comprendre et d’interpréter les choses (2).
Savoir d’expérience. Le savoir d’expérience est une intégration et une application des différents savoirs (savoir théorique, savoir-être et savoir-faire) qui font partie du développement de la compétence professionnelle (3).
Savoir théorique. Le savoir théorique est composé de toutes les formes d’information qui permettent de comprendre et d’interpréter les choses. Ce type de savoir comprend des notions, des concepts, des connaissances, des règles, des principes, etc (3).
Savoir-être. Ce savoir concerne tous les apprentissages liés aux émotions, intérêts, motivations, croyances, valeurs, attitudes, relations interpersonnelles, habiletés sociales. Ce savoir concerne tous les apprentissages liés aux émotions, intérêts, motivations, croyances, valeurs, attitudes, habiletés sociales (3).
Savoir-faire. Le savoir-faire peut être considéré comme un savoir procédural. C’est un savoir instrumental, c’est le comment faire (3).
Science. La science vise à découvrir et à énoncer des lois auxquelles obéissent les phénomènes étudiés et à les rassembler dans des théories. Les connaissances issues de la science sont considérées comme exactes, objectives et rationnelles. La science permet de vérifier la relation de cause à effet, la prévisibilité d’évolution telle que suscitée expérimentalement ou constatée par l’observation (3).
Théorie. Une théorie est un ensemble de concepts, de définitions et de propositions qui sont en relation les uns avec les autres afin d’expliquer, d’interpréter certains aspects de la réalité que l’on cherche à comprendre (27).
Transfert de connaissances. Le transfert de connaissances consiste à transformer, adapter des connaissances issues de la recherche ou de la pratique pour les rendre accessibles et utiles à des utilisateurs. Le transfert de connaissances inclut la recherche d’information, l’évaluation, l’adaptation et l’adoption de cette information ainsi que son application dans un milieu donné (3).
Références
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(3) Potvin P. (2016). Alliance entre le savoir issu de la recherche et le savoir d’expérience. Collection Psychoéducation : fondements et pratiques. Béliveau éditeur.
(4) Potvin P. (2018). Élève à risque d’échec scolaire. Un regard sur la résilience et les facteurs de protection. Collection Psychoéducation : fondements et pratiques. Béliveau éditeur.
(5) Potvin P. (2023). Humain, À la découverte de qui nous sommes. Kindle Direct Publishing. Amazon.ca.
(6) Potvin, P. (2023). À la découverte de notre cerveau. Document inédit
(7) Potvin, P. (2024). Essai d’explication du comportement humain. Approche globale et neuropsychologique. Document inédit.
(8) Potvin, P. (2024). Essai d’explication du comportement humain. Approche globale et neuropsychologique. Document inédit.
Autres sources de références
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(45) Richard, D. et Orsal D. (2007). Neurophysiologie. Organisation et fonctionnement du système nerveux. 3e édition. Dunod.
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(50) Sélection Reader’s Digest (2009). Un cerveau tonique pour la vie. Édition, Sélection Reader’s Digest.
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(53) Sussan, R. (2014, juin). Apprentissage, motivation, émotions : comment apprenons-nous. Compte rendu de la conférence de Frédéric Alexandre. Université de Bordeaux.
(54) Wikipédia.
Mon coffre à outils vers la réussite (scolaire)
Voici la présentation d’un programme prometteur sur la réussite scolaire et éducative des jeune de 10-18 ans. Ce programme est développé par Mathieu Desa.
Présentation sommaire du programme
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Simulation avec chatGPT – quoi faire avec un élève du primaire qui s’oppose
J’ai fait une simulation d’une question posée à chatGPT (IA) d’une enseignante du primaire qui avait des difficultés à gérer les commportements d’opposition d’un élèves de 12 ans.
C’est tout de même incroyable ce que l’IA peut faire dans son rôle d’assistance professionnelle. Je suis très impressionné par la réponse de ce robot intelligent, cet outil de modèle de langage textuel (c’est l’expression utilisée par chatGPT). Nous avons de la concurrence professionnelle.
Voici les réponses.
Ma question à chatGPT: Je suis enseignante au primaire en 6e année. J’ai un garçon de 12 ans qui s’oppose à tout et qui ne suit pas les règles de la classe. Que puis-je faire?
Réponse de ChatGPT
Il peut être difficile de gérer un élève qui s’oppose fréquemment et ne suit pas les règles. Voici quelques suggestions qui pourraient vous aider à aborder cette situation :
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Comprendre les raisons : Essayez de comprendre les raisons derrière son comportement. Il pourrait y avoir des problèmes personnels, familiaux ou scolaires qui contribuent à son attitude. Prenez le temps de discuter avec lui pour mieux comprendre sa perspective.
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Établir une relation de confiance : Développez une relation positive avec l’élève en montrant de l’empathie et en créant un environnement où il se sent écouté et respecté. Cela peut ouvrir la voie à une meilleure communication.
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Fixer des attentes claires : Établissez des règles et des attentes claires en classe, et assurez-vous qu’elles sont bien comprises par tous les élèves. Cela inclut les conséquences en cas de non-respect des règles.
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Encourager la responsabilité : Impliquez l’élève dans la création des règles de classe et des conséquences en cas de non-respect. Cela peut lui donner un sentiment de responsabilité et l’encourager à respecter les règles établies.
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Renforcer le comportement positif : Mettez l’accent sur le renforcement positif en reconnaissant et en récompensant les comportements appropriés. Cela peut encourager l’élève à adopter des comportements plus positifs.
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Communication avec les parents : Maintenez une communication ouverte avec les parents de l’élève. Partagez vos observations, discutez des préoccupations et collaborez pour mettre en place des stratégies cohérentes à la maison et à l’école.
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Interventions individuelles : Si nécessaire, envisagez des interventions individuelles, comme des séances de counseling ou la participation à un programme de gestion du comportement. Ces interventions peuvent aider à aborder les problèmes sous-jacents.
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Collaboration avec d’autres enseignants : Si l’élève a des difficultés dans d’autres matières, collaborez avec les autres enseignants pour développer des stratégies cohérentes dans toutes les matières.
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Soutien supplémentaire : Si les problèmes persistent, envisagez de solliciter l’aide du conseiller scolaire, de l’orthopédagogue ou d’autres professionnels de l’éducation pour obtenir des conseils supplémentaires.
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Suivi régulier : Faites un suivi régulier avec l’élève pour évaluer les progrès et ajuster les stratégies au besoin. Assurez-vous qu’il sait que vous êtes là pour le soutenir.
Il est important de traiter chaque élève individuellement et d’adapter les approches en fonction de ses besoins spécifiques. Si le comportement de l’élève pose des problèmes graves, il peut être nécessaire de travailler en étroite collaboration avec l’équipe éducative et les services de soutien de l’école.
J’ai demandé à ChatGPT des sources de références
Voici sa réponse:
Je comprends que vous cherchiez des sources de références pour vous aider dans la gestion du comportement de l’élève. Malheureusement, en tant que modèle de langage textuel, je n’ai pas la capacité d’inclure des liens vers des sources spécifiques. Cependant, je peux vous recommander quelques ressources générales qui pourraient être utiles dans la gestion du comportement en classe au primaire :
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« Positive Discipline in the Classroom » de Jane Nelsen : Ce livre offre des conseils pratiques sur la discipline positive en classe, mettant l’accent sur l’encouragement des comportements appropriés plutôt que sur la punition.
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« The Tough Kid Book » de William R. Jenson et Ginger Rhode : Ce livre propose des stratégies spécifiques pour gérer les comportements difficiles chez les élèves, y compris ceux qui s’opposent souvent.
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« How to Reach and Teach Children and Teens with ADD/ADHD » de Sandra F. Rief : Si l’élève présente des signes d’attention déficitaire avec hyperactivité, ce livre offre des conseils pratiques pour enseigner et gérer le comportement de ces élèves.
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« Lost at School: Why Our Kids with Behavioral Challenges are Falling Through the Cracks and How We Can Help Them » de Ross W. Greene : Ce livre explore des approches collaboratives pour résoudre les problèmes de comportement en impliquant l’élève dans le processus.
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« The Classroom Management Book » de Harry K. Wong et Rosemary T. Wong : Ce livre propose des stratégies de gestion de classe efficaces pour créer un environnement d’apprentissage positif.
Pour trouver ces livres, vous pouvez utiliser des librairies en ligne, des bibliothèques locales ou des plateformes de recherche académique. Vous pouvez également demander à votre établissement scolaire s’il dispose de ressources spécifiques pour la gestion du comportement en classe.
Pour des articles de recherche spécifiques, vous pourriez explorer des bases de données académiques telles que JSTOR, PubMed ou ERIC, en recherchant des termes tels que « gestion du comportement en classe », « opposition chez les élèves du primaire », etc. Ces bases de données peuvent fournir des articles évalués par des pairs et des recherches empiriques sur le sujet.
En outre, il peut être bénéfique de consulter les ressources pédagogiques fournies par votre établissement scolaire, les conseils scolaires locaux ou les organismes éducatifs régionaux, qui pourraient offrir des formations et des ressources adaptées à votre contexte spécifique.
Autres réponses
Domaines de recherche à explorer :
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Psychologie de l’enfant : Des recherches sur le développement psychologique des enfants peuvent fournir des informations sur les comportements opposants et les meilleures approches pour y faire face.
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Gestion du comportement en classe : Des études sur les techniques de gestion du comportement en classe, en particulier pour les élèves du primaire, peuvent offrir des stratégies efficaces.
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Psychologie de l’éducation : La psychologie de l’éducation se penche sur la compréhension des processus d’apprentissage et du comportement en milieu éducatif.
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Décrochage scolaire en Tunisie – Thèse de doctorat de Aicha JLassi
Voici la thèse de doctorat en sociologie de Aicha JLASSI Le décrochage scolaire : l’exemple tunisien, ainsi que trois articles issus de la thèse.
Cette recherche doctorale recense plusieurs travaux québécois sur le décrochage scolaire dont ceux de : Laurier Fortin, Michel Janosz, et Pierre Potvin.
La recherche utilise le logiciel Premiers signes2 et le répertoire de pratique Agir dès les premiers signes.
These De Doctorat PDF 22-12 2023
Trois articles sur le décrochage sont issus de cette recherche doctorale.
Article Facteurs
article mécanismes
articleValidationEng
En 2004, selon Aicha JLASSI il y aura un article sur l’utilisation du logiciel de dépistage Premiers signes2 et le répertoire de pratique Agir dès les premiers signes.
Nous poursuivons depuis trois ans notre collaboration avec le codirecteur de la thèse le professeur Ali Elloumi et Aicha JLASSI.
Note: Fait remarquable en plus d’être chercheure Aicha JLASSI est enseignante au primaire en Tunisie.
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Mes livres publicité de la maison d’édition Béliveau éditeur
Voici une belle information sur mon livre Mon journal personnel et d’autres livres aussi.
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Les garçons et l’école. Comprendre et agir
Voici un document synthèse ayant pour thème Les garçons et l’école. Comprendre et agir. En espérant que ce document vous soit utile.
Bonne lecture
Garçon et l’école
Autre article.
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Dépistage des élèves à risque au préscolaire et au primaire avec l’utilisation de Premiers signes. 32 ans de recherche (1991 à 2023)
Voici un document sur les élèves à risque au préscolaire et au primaire. Ce sont les résultats de mes travaux de recherche qui ont utilisé le logiciel de dépistage Premiers signes.
En espérant que cela vous soit utile
Rapport de recherche 1er Signes FIN
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Meilleures mini-conférences YouTube / Pierre Potvin
Résilience: d’élève doubleur à professeur d’université
(283 vues)
https://www.youtube.com/watch?v=2E6fgxHQyJE
Le problème des garçons à l’école (907 vues)
https://www.youtube.com/watch?v=0M2KUhgljvc
La famille, l’éducation familiale et l’éducation scolaire.
(1 223 vues)
https://www.youtube.com/watch?v=BeMoPTJXsz4
Psychoéducation et Éducation (805vues)
https://www.youtube.com/watch?v=gGNsHoLBapg
Adresse de ma chaîne You Tube
https://www.youtube.com/channel/UCT87AO3maMpQf4C1b9KEVCA
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Message aux membres du site Psychoéducation Éducation et Société
Bonjour à toutes et tous, membre de mon site Internet Psychoéducation Éducation Société
Je vous remercie de faire partie du Site comme membre. Vous êtes quelques 160 personnes à être inscrits.
Je sais que vous êtes de diverses professions: psychoéducation, enseignant, psychologue, orthopédagogue, étudiant, parents, administrateurs et bien d’autres.
Je sais aussi que vous venez de plusieurs pays francophone: Québec (Canada), France, Belgique, Suisse, Maroc, Tunisie, Algérie, et bien d’autres.
J’aimerais mieux vous connaître (votre nom, votre profession et votre lieu de résidence) et j’apprécierais beaucoup que vous m’écriviez un courriel
Pierre.Potvin@uqtr.ca
En précisant:
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Votre nom
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Votre ville et Pays
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Votre langue maternelle
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Votre profession
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L’organisme ou l’établissement de votre lieu de travail
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Ce que vous appréciez particulièrement du site – ceci pourra me permettre de l’améliorer.
NOTE: Si vous n’êtes pas abonné au site, mais que vous le fréquentez, je vous invite aussi à répondre au petit questionnaire en précisant que vous n’êtes pas membre.
Merci de me répondre, sachant que votre temps est précieux.
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation, b. Société
Nouveau livre: Une autobiographie – D’élève doubleur à professeur d’université. Une histoire de résilience
Bonjour à toutes et tous.
C’est avec plaisir que je vous informe de la publication de mon nouveau livre D’élève doubleur à professeur d’université. Une histoire de résilience
Vous pouvez vous procurer le livre en version papier ou numérique sur Amazon.ca
https://www.amazon.ca/-/fr/Pierre-Potvin-ebook/dp/B0BBBM3XRP/ref=sr_1_5?__mk_fr_CA=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&keywords=potvin+stone&qid=1661092927&s=books&sr=1-5
Présentation
Dans ce livre, j’offre aux lectrices et aux lecteurs un témoignage sur mon parcours de vie débutant par mon vécu scolaire d’échec au primaire et la résilience qui m’a permis de relever les défis pour en arriver à être un professeur-chercheur universitaire. J’y décris mon parcours de résilience.
Ce livre se veut particulièrement un message d’espoir pour les parents, grands-parents, enseignants et éducateurs confrontés avec des enfants et des adolescents aux prises avec l’échec scolaire ou avec des problèmes d’adaptation qui nuisent à leur bien-être. Les professionnels de la psychoéducation et de l’éducation spécialisée y trouveront les fondements de leur profession.
Malgré des conditions familiales très difficiles et un vécu scolaire catastrophique au primaire, j’ai réussi dans la vie. Cette réussite, je la dois à des rencontres de personnes bienveillantes qui croyaient en moi, que j’appelle mes mentors, et aussi dans mon investissement dans le sport et le travail étudiant à l’adolescence.
Ce témoignage de mon vécu de résilient se conclut par quelques constats que je livre aux lecteurs et aux lectrices afin de leur laisser les principaux apprentissages que m’a permis mon vécu et mon expérience de recherche en éducation, en psychologie et en psychoéducation.
« Ce récit personnel illustre le long parcours scolaire et universitaire que l’auteur a réussi à accomplir, démontrant ainsi sa grande capacité de détermination et de résilience ». Raymond Gagnier.
« Cet écrit nous apprend autant qu’il nous bouleverse, et c’est là une autre immense qualité de l’auteur. Je vous souhaite une très bonne lecture ». Christiane Asselin.
« D’élève doubleur à professeur d’université présente une histoire de résilience. C’est une contribution exceptionnelle à la problématique de la réussite scolaire. Ce livre permet de comprendre quelles sont les véritables causes de l’échec scolaire et d’identifier les éléments individuels et structurels des facteurs de protection et de résilience qui mènent à la réussite scolaire et professionnelle ». Raynald Horth.
« Ton histoire de vie est une belle “mise à nu” de ton personnage et crois-moi, ce témoignage, rempli d’une grande authenticité, demande beaucoup d’audace et de transparence et fait foi d’une grande sagesse dans la synthèse que tu fais de ta vie… » Diane Rousseau.
Table des matières, préface, prologue et introduction
Doubleur – Table des matières – préface – prologue – introduction
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation, a. Mon vécu
Information sur la psychoéducation (Ordre des psychoéducateurs et des psychoéducatrices du Québec)
Voici une information à jour sur la psychoéducation au Québec.
https://ordrepsed.qc.ca/
Information sur plusieurs professions en relation d’aide – éducation spécialisée, travail social, conseiller d’orientation, etc.
Publié dans 2. La Psychoéducation
Projet de recherche en Violence conjugale : PDC-Jeunesse – Résumé
Ce résumé a été réalisé par le professionnel de la recherche Bryan Dallaire-Tellier étudiant à la maîtrise en psychoéducation à l’UQTR.
Le modèle du Processus de domination conjugale (PDC) est un modèle dynamique et interactif qui a été développé en 1997 par la Séjournelle, maison d’hébergement pour femmes et enfants victimes de violence conjugale, en collaboration avec département de psychoéducation de l’UQTR[1]. Ce modèle dynamique et interactif permet d’évaluer entre autres la sécurité des acteurs et leurs facteurs de risque et de protection, pour en arriver à mettre en place des actions permettant d’assurer leur sécurité. Toutefois, ce modèle était conçu pour évaluer les situations des femmes victimes de violence conjugale.
Le présent projet de recherche vise à adapter le modèle du PDC pour créer le PDC Jeunesse. Le modèle intégrera désormais l’enfant dans la famille afin de mettre en lumière le concept de co-apprentissage de domination et de victimisation de son point de vue. De cette façon, la violence conjugale pourra être expliquée dans tout le système familial, comme elle est réellement présente. En effet, les enfants ne sont pas seulement exposés à la violence conjugale, ils en sont victimes. Ils sont partie prenante dans la situation, comme chacun de leurs parents.
Ainsi, l’adaptation du PDC en intégrant les enfants permettra entre autres de mieux comprendre le phénomène de la violence conjugale chez les enfants. Pour les intervenants étant appelés à intervenir auprès de la clientèle jeunesse, ceci pourrait ultimement les outiller à effectuer des interventions optimales dans le contexte.
Membres du comité aviseur du projet de recherche (à son origine)
- Bourque Annie-Claude, intervenante femmes et enfants victimes de violence conjugale et chargée de projet – La Séjournelle
- Croteau Julie, directrice générale, La Volte-Face
- Dallaire-Tellier Bryan, agent de recherche, La Séjournelle
- Lapierre Simon, professeur titulaire, École de service social, Université d’Ottawa
- Messier-Newman Karine, directrice, Carrefour sécurité en violence conjugale
- Potvin Pierre, professeur-chercheur titulaire retraité du département de psychoéducation à l’UQTR
- Tremblay Denise, directrice générale, La Séjournelle
- Trudel Josée, responsable des dossiers violence conjugale au CIUSSS-MCQ
Pour plus d’information, communiquez avec Pierre.Potvin@uqtr.ca
[1] Pierre Potvin, Ph.D., ps.éd. professeur-chercheur au département de psychoéducation de l’UQTR et Manon Bouchard étudiante à la maîtrise en psychoéducation jouant le rôle de professionnelle de recherche à La Séjournelle..
Publié dans 2. La Psychoéducation
Un exemple de ce qui n’est pas de la psychoéducation
Il y a souvent de la confusion en ce qui concerne ce qu’est la psychoéducation au sens de ce qui a été créé au Québec depuis les années 1950 et qui est décrit par l’OPPQ.
Voici un exemple d’un écrit en psychiatrie qui donne une fausse information sur ce qu’est la psychoéducation.
«La psychoéducation peut être définie comme une intervention didactique et psychothérapeutique systématique qui vise à informer les patients et leurs proches sur le trouble psychiatrique ». Favrod, 2015 (FAUX)
Pour en savoir plus sur la psychoéducation, entrez le mot psychoéducation dans le module de recherche (search) il y a plusieurs articles sur le sujet.
http://www.cres-paca.org/_depot_arkcms_crespaca/_depot_arko/articles/3388/etp-et-psychoeducation_doc.pdf
Publié dans 2. La Psychoéducation
Accès possible au logiciel de dépistage Premiers Signes 2
Bonjour à tous et toutes.
Voici de l’information sur le logiciel de dépistage des élèves à risque Premiers Signes 2
Il est maintenant plus facilement accessible dans tous les pays francophones.
Premiers Signes permet de dépister les élèves à risque, de la maternelle (5 ans) à la 6e année (de 6 ans à 12 ans). Il a été conçu par Pierre Potvin, en collaboration avec le CTREQ[1] suite à une étude longitudinale d’une durée de 11 années (de la maternelle à la fin du secondaire). Ont également contribués au développement de l’outil : le service informatique de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et la Commission scolaire du Chemin du Roy (CSCR).
La version 2 du logiciel Premiers signes
La nouvelle Version (2020) conserve les mêmes propriétés de validité que la version originale de Premiers signes (2010). Des améliorations ont été apportées en ce qui concerne la présentation visuelle, l’ajout d’informations et avec un accès direct via Internet. Cette version 2 est accessible dans tous les pays francophones via un lien Internet.
Cette nouvelle version permet également de nommer des responsables du logiciel (superviseur) qui pourront créer de façon autonome des utilisateurs/trices et gérer leur accès à l’application. Une documentation pour soutenir les superviseurs/es dans leur rôle sera disponible.
Actuellement les pays qui participent à l’utilisation de l’outil sont : Québec (Canada), France, Belgique, Algérie, Tunisie, Cameroun.
But du logiciel
Le logiciel Premiers signes V2 est un outil validé dont le premier but est de dépister les élèves à risque d’échec scolaire au préscolaire (5 ans) et au primaire (6 ans – 12ans) et qui seraient éventuellement à risque de décrochage scolaire au secondaire.
Si vous êtes intéressé par cet outil, communiquez avec moi via le courriel : Pierre.Potvin@uqtr.ca
Pour d’autres informations, voir : https://pierrepotvin.com/wp/index.php/premiers-signes-v2/
[1] Centre de Transfert pour la Réussite Éducative du Québec (CTREQ)
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Tour d’horizon sur le décrochage scolaire
Voici un bref tour d’horizon sur le décrochage scolaire. Ce texte est fondé sur mes réponses à 13 questions que m’ont posées trois étudiants(es) du CÉGEP Sorel-Tracy au Québec (études collégiales de deux années après le secondaire et avant l’université). C’est dans le cadre d’un cours de fin d’année et de formation que ces étudiants(es) ont réalisés(es) un travail ayant pour thème la motivation et le décrochage scolaire. Les trois étudiants(es) sont: Axel Bender, Noémie Champagne et Fékrïa Joad.
Le lien pour écouter l’entrevue audio
https://www.youtube.com/watch?v=cr8z6UMjyXY&t=11s
Contenu écrit de l’entrevue
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Parlez-moi un peu de vous et de votre cheminement scolaire
J’ai vécu mon enfance et adolescence dans un milieu familial pauvre. L’école primaire a été une catastrophe – redoublement deux fois – violence physique d’un directeur et violence psychologique d’enseignantes. Par contre, au secondaire ce fut le bonheur total, j’avais du succès dans mes études, j’étais actif dans les activités parascolaires (gymnastique de compétition). De plus, j’avais un travail étudiant comme livreur dans une épicerie. Aussi, j’ai eu l’occasion de rencontrer des mentors, des adultes bienveillants qui croyaient en moi. Ces différents facteurs positifs m’ont orienté vers le succès à l’école et par la suite plusieurs formations universitaires du certificat au doctorat. Pour plus d’information voir ma biographie sur mon site : www.pierrepotvin.com/wp Menu l’auteur
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Qu’est-ce qui a fait en sorte que vous avez fait preuve d’autant de persévérance dans vos études?
Mon père avait des problèmes de santé physique et mentale et ne travaillait pas. Très tôt durant mon enfance et adolescence, il devenait clair pour moi que je ne voulais pas lui ressembler, vivre une vie difficile comme lui. Il devenait impératif pour moi de réussir dans la vie. C’était incontournable. Adolescent le sport de compétition m’a aidé à apprendre à vivre l’effort pour apprendre, à persévérer dans mes projets. Mon enseignant d’éducation physique qui était aussi mon entraîneur m’a beaucoup aidé en croyant en moi. J’aimais apprendre, je voulais réussir, j’étudiais et travaillais fort et j’étais très organisé à l’image de ma mère.
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Quels sont les aspects qui favorisent le décrochage scolaire?
Les recherches sur le décrochage scolaire mentionnent pour la plupart que les causes du décrochage sont multiples. Une étude longitudinale que nous avons menée en suivant durant 11 ans des élèves du secondaire démontre que le principal facteur de prédiction du décrochage c’est le rendement scolaire dans les matières de base ou l’échec scolaire. Les causes qui ressortent sont entre autres, les difficultés d’apprentissage ainsi que les difficultés de comportement; le fait d’être un garçon. Le processus menant au décrochage scolaire débute très tôt, soit en maternelle 5 ans et même plus tôt en garderie.
Un autre facteur qui favorise le décroche chez les élèves c’est de ne pas être aidé dès le début des difficultés. Dans ce cas, les échecs s’accumulent, la frustration augmente ainsi que la perte de motivation scolaire.
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Croyez-vous que la pandémie ait un impact considérable sur la motivation scolaire?
Pour des élèves ou étudiants déjà vulnérables et potentiellement décrocheurs(euses), la motivation peut être déjà faible, la baisse d’accompagnement, d’encadrement dû à la pandémie et de l’enseignement à distance peut nuire
De plus, pour les jeunes, la vie sociale à l’école, le contact avec les amis, la perte de soutien, d’accompagnement par les enseignants et les professionnels de l’école peuvent nuire grandement. Donc, cela peut être nuisible et favoriser un danger de hausse du décrochage au secondaire, au CÉGEP et à l’Université.
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Que pensez-vous de l’école à distance et du retour en classe des étudiants ? Impacts favorables?
L’enseignement à distance suppose des capacités d’autogestion, de motivation et de courage de la part des élèves. Également du support des parents. Le confinement et le déconfinement (yoyo) n’aident pas il peut à la longue miner la confiance des élèves, des enseignants et des parents. L’enseignement à distance suppose beaucoup d’adaptation de la part des enseignants et des autres professionnels.
L’aspect positif du retour en classe et de retrouver une forme de normalités, de retrouver ses amis(es) et de renouer les liens affectifs avec les enseignants et les professionnels.
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Quelles sont les clés essentielles qui mènent à la réussite étudiante ?
Une bonne éducation familiale est l’une des clés essentielles. Prôner de saines habitudes de vie (alimentation, sommeil, gestion du stress, etc.). Accorder une grande importance aux études doit faire partie des valeurs familiale. Favoriser l’apprendre du sentiment de responsabilité, de la persévérance et transmettre un sens positif aux études.
Encourager la participation aux activités parascolaires, à des projets familiaux. Encourager dès la petite enfance la lecture et donner l’exemple comme parent de l’importance de lire des livres, des revues, des documents sur Internet, etc.
Enfin, apprendre à l’enfant à s’autoorganiser, à relever des défis et pratiquer le courage et la persévérance.
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Quels sont les élèves les plus à risque de décrocher l’école ?
Les garçons particulièrement en milieu défavorisé sont le plus à risque. Les jeunes qui vivent dans une famille dysfonctionnelle et ceux qui présentent des problèmes de comportement extériorisés ou intériorisés.
Les élèves qui sont dans un milieu scolaire qui ne dépiste pas les élèves à risque et qui n’apporte pas d’aide adéquat, et ce très tôt en maternelle.
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Est-ce que le décrochage scolaire nuit à l’avenir ou il peut y avoir quand même de bonnes opportunités d’emplois qui s’offrent à un décrocheur?
Il est plus difficile aujourd’hui que durant les années 50 – 60 ou 70 de trouver un emploi avec de bonnes conditions salariales. Le développement des technologies, la robotique et l’Intelligence artificielle remplacent plusieurs emplois de manutention qui avant pouvaient être effectués par des personnes sans diplôme minimal du secondaire ou sans formation. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.
L’économiste québécois Pierre Fortin a évalué à environ 400 000$ de perte durant une vie suite au décrochage et sans diplôme.
Toutefois, malgré ces constatations, il reste possible pour une minorité de jeunes qui sont particulièrement doués en musique, en arts, en entrepreneuriat d’en arriver à se créer ou accéder à un emploi intéressant.
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Quels sont les moyens pour empêcher le décrochage ?
Parmi les moyens de prévention, le dépistage des jeunes à risque tôt dès la maternelle et au début du primaire; l’aide orthopédagogique, psychoéducative très tôt et le suivi des élèves à risque tout au long de leur scolarisation au primaire et au secondaire s’ils sont considérés à risque.
Pour les adolescents du secondaire, il existe des programmes de prévention. Ceux qui sont efficaces utilisent le mentorat-tutorat – Exemple : le programme du CTREQ Trait d’Union.
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Avez-vous déjà travaillé avec des décrocheurs scolaires durant votre vie ?
Si oui, quels moyens avez-vous mis en marche pour les aider ?
J’ai travaillé durant 14 ans comme éducateur physique et psychoéducateur à Boscoville qui est un centre de rééducation pour adolescents délinquants. J’utilisais le sport comme activité psychoéducative. Parmi ces adolescents certains étaient des décrocheurs, les autres étaient à risque.
Boscoville offrait aux jeunes une expérience éducative et psychoéducative unique en son genre. C’était en quelque sorte un grand laboratoire psychoéducatif ayant pour but de développer de multiples compétences chez les jeunes afin qu’ils puissent mieux s’adapter aux différents défis qu’offre la vie au quotidien.
L’école à Boscoville se fait à l’aide d’un Système de scolarisation individualisé. Chaque jeune apprend à son rythme et part du niveau il était rendu dans les matières de base. Le sport est présent chaque jour de la semaine et parfois en soirée. L’adolescent apprend à développer des habiletés, avoir du succès pratiquer la persévérance.
La solarisation est complétée par la culture (information internationale, politique et autres) et les arts (céramique, théâtre et cinéma avec le cinéaste psychoéducateur André Melançon).
Tout au long de son séjour, l’adolescent développement sa personnalité (relation interpersonnelle, l’effort, la persévérance et le courage). Tout cet ensemble contribue à la prévention du décrochage scolaire.
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En quoi les enseignants peuvent avoir une influence sur les élèves à risque de décrochage ?
La relation de bienveillance exercée par les enseignants et les professionnels de l’éducation demeure un élément clé d’influence envers les élèves à risque et les autres élèves. Avoir une attitude positive envers le jeune en exprimant le message : je crois en toi qui avec le temps peut se transformer en : je crois en moi.
Dans la mesure du possible, pratiquer une pédagogie différenciée et adaptée aux élèves en difficulté; avoir une aide en classe d’éducatrice spécialisée ou le soutien d’une orthopédagogue. S’ajoute à ceci une bonne gestion de classe (organisation, règles claires)
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Sachant que les parents ont une influence sur leurs enfants, quels comportements seraient à favoriser et à éviter pour qu’il aille une bonne persévérance scolaire?
Comme mentionné déjà, pratiquer une éducation familiale où le climat de la famille est détendu et/ou les saines habitudes de vie font partie de la vie familiale (alimentation, sommeil, activités physiques, etc.).
Très tôt, éduquer au sens des responsabilités. Le parent étant lui-même un modèle (les bottines suivent les babines – Je fais ce que je dis).
Les parents donnent de l’importance aux études et apportent l’aide nécessaire à l’enfant. Ils développent des projets en famille et les initiatives des projets des enfants.
Pour terminer, le parent père est impliqué dans l’éducation et la scolarisation des enfants, particulièrement des garçons. Il donne de l’importance aux études.
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Qu’est-ce qui vous a motivé à écrire autant sur le sujet?
Au départ c’est la recherche en éducation et en psychoéducation qui avait pour but d’aider les jeunes en difficulté, fort probablement en lien avec mon vécu d’enfance. Moi je n’ai pas été aidé à l’école.
Après ma carrière universitaire comme professeur et chercheur j’ai été motivé à écrire sur plusieurs thèmes : la prévention du décrochage scolaire, Comprendre l’apprentissage, le lien entre la recherche et la pratique, la résilience chez les élèves à risque. Par la suite j’ai écrit sur d’autres sujets pour un plus large public : Qui sommes-nous, nous, les humains; Onze défis à relever pour mieux vivre dans le monde d’aujourd’hui et Mon journal personnel. Un outil pour mieux se connaître à tout âge.
J’étais motivé à faire connaître mon champ de connaissances et à le partager. Écrire pour moi, c’est une occasion d’apprendre, de faire une synthèse de connaissances et de partager en transmettant aux autres ce que j’ai découvert.
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
(Vidéo conférence) Le cerveau de l’adolescent – Cherine Fahim (2 conférences .)
Première conférence
https://www.youtube.com/watch?v=a2e6ixoJ-3g&t=984s
Deuxième conférence
https://www.youtube.com/watch?v=V6WA2IhEy0c
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
La prévention du décrochage scolaire – motivation scolaire (un dossier)
Un dossier fort intéressant, à lire
https://ecolebranchee.com/motivation-scolaire-pourquoi-persevere-t-on/
Motivation scolaire : pourquoi persévère-t-on?
Bien que le thème de la persévérance scolaire soit bien documenté, l’École branchée a voulu jeter un regard nouveau en tenant compte de la situation actuelle et en traitant des déterminants associés à l’école en particulier.
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Différence entre la psychoéducation et l’éducation spécialisée – échange sur Facebook (2e)
Mise en contexte
Ce texte présente des extraits d’échanges sur Facebook concernant la différence entre la psychoéducation et la Technique d’éducation spécialisée. Alicia Cossette qui étudie en éducation spécialisée se demande si elle devrait poursuivre ses études en psychoéducation – bacc et Maîtrise.
Rien ici n’est scientifique et représente pas nécessairement « la vérité » Toutefois, les points de vues énoncés sont le reflet de l’expérience de participants et des participantes et je considère que c’est une information très importante.
Commentaire de ma part suite à la lecture des échanges
Incroyable comment ce thème de comparaison entre la psychoéducation et la technique d’éducation spécialisée suscite de l’intérêt. Et ce thème et intérêt existe depuis la naissance de la psychoéducation. Je suis psychoéducateur et mon premier diplôme fut décerné par le Centre de formation en éducation spécialisée – anciennement le CPEQ durant les années 1950. La naissance de la psychoéducation avait comme fondement, comme vous dites: « faire du le plancher » « de l’intervention directe » et ne pas être comme les psychologues de l’époque en arrière de leur bureau. La préoccupation n’a pas changé depuis plus de 50 ans. Je trouve généreuses toutes ces réponses très intéressantes et éclairantes.
*****
Alicia Cossette
Bonjour à tous et toutes
J’étudie présentement en éducation spécialisée et je me questionne si je devais poursuivre ou non en psychoéducation (je ferais aussi la maîtrise) donc voilà.
J’aimerais en savoir plus sur la distinction que vous faites entre le rôle de TES et celui de psychoed
Je crains aussi d’être moins sur le terrain, c’est quoi la situation dans votre milieu ?
Finalement votre avis sur la formation (difficulté, différence entre les unis etc )
Merci d’avance.
Les multiples Commentaires
Sophie Hélène Matte. Sans la maîtrise, la différence entre le bac et la technique en psychoéducation est minime, mis à part la différence de salaire. Perso, j’ai été déçue par le bac en psychoéducation à l’UQO, que j’ai trouvé beaucoup trop axé sur les enfants/jeunes en di…
Aniko Mitnyan. Il y a une distinction au niveau salarial quand on est psychoed reconnu de l’ordre versus TES. Il est clair qu’il y a beaucoup plus de paperasse donc cela a un impact sur la présence sur le terrain. Toutefois je crois qu’il est important justement de faire valoir la profession en termes de présence terrain et qu’il nous incombe de le démontrer. Je suis une psychoed terrain et même si j’entends beaucoup de monde dire que c’est rare de voir une psychoed il ne faut surtout pas oublier que c’est en étant avec les enfants qu’on arrive à mieux comprendre leurs difficultés et donc les aider! On amène les gens à réfléchir sur la fonction du comportement. On a un travail d’analyse clinique. Moi c’est ce qui m’allume dans la profession.
Ely’ee Laiiné. Étant donné que la technique est pas mal chargée, ça prépare pour l’université niveau études et cours. Les études sont moins axées sur le concret, c’est de comprendre en profondeur d’où proviennent les difficultés et connaître les moyens les plus effi…
Laurie Champ. Si tu vises le milieu scolaire, être psychoéducatrice te permettra d’avoir un temps plein dès ton 1jour et d’avoir un poste très rapidement!! Un net avantage sur les TES et ce sans parler du salaire…vrm mieux pour nous et perso j’ai fait les 2 et Jaime bcp plus être psychoed avec le côté rôle conseil !
Marie-Hélène Quintal. Si tu as la vocation Psychoed go. Sinon tu vas le regretter. Réponse d’Alicia Cossette Justement j’ai beaucoup de difficulté à faire la distinction tes vers psychoed. Réponse de Marie-Hélène Quintal je dirais que la formation Psychoed est plus clinique. L’autonomie professionnelle, du rôle conseil, des suivis cliniques, le salaire, les conditions de travail. Tout dépend de ta clientèle et du Lieu de travail.…
Anick Labrosse. Être psychoéducatrice ce n’est pas seulement travailler dans les écoles. J’ai travaillé longtemps en CLSC où j’étais en contact direct avec la clientèle, en CRDI où je supervisais des TES, en rôle-conseil auprès d’autres professionnels, avec les adultes qui souffrent de TSPT. Le fait d’avoir des études universitaires te donne une polyvalence puisque tu comprends les causes des comportements de façon plus globale. De plus, cela te donne plus d’autonomie professionnelle dans un rôle psychoed que TES. Ton jugement clinique est plus reconnu dans plusieurs milieux et oui, le salaire est plus élevé. C’est une profession où il y en a pour tous les goûts!
Karo-Lyn Bou. J’ajouterais aussi que le fait de faire partie d’un ordre et avoir fait de l’université t’ouvre davantage de portes : poste de gestion, assistant/professionnel en recherche, enseignement collégial ou universitaire, pratique privée, etc…
Marco CHamps. Pour mieux comprendre la distinction, tu peux lire sur l’histoire de la psychoéducation : https://www.unipsed.net/res…/c-historique-psychoeducation/ Historique (Psychoéducation).
Corey Scott Laviolette. J’ai travaillé comme TES et présentement comme psychoed dans les milieux scolaires primaires dans la région de QC (Bac et maîtrise psychoed à UdeM). Je ne répéterai pas tout ce qui a été dit, mais personnellement je suis énormément terrain! J’en ai fait…
Eva Hood-Dummas. Je suis psychoéd en CLSC si tu as des questions! Je ne suis pas pire sur le terrain, mais c’est sur qu’il y a de la rédaction qui vient avec !
Eva Hood-Dummas. Rédaction de notes et de rapports, mais je dirais que c’est aussi le cas de mes collègues TES!
Émilie Leclerc. Pour avoir déjà travaillé comme éducatrice avant d’être psychoéducatrice, la plus grande différence pour moi est la curiosité et le désir d’analyser et comprendre plus en profondeur. Éducatrice tu fais des interventions parfois similaires, mais tu individualises beaucoup moins ton approche, de par ta formation, mais aussi ton background d’études, vu que c’est moins approfondi. Et bien sûr, tu es toujours sur le terrain alors tu as moins de disponibilités aussi pour cette réflexion… Bien sûr au niveau salaire, heures de travail (parfois 35h vs 40h/semaine) et paperasse il y a aussi souvent des différences… Mais la curiosité est ce qui m’a poussée à étudier plus. Comme la différence entre un bon mécanicien et un bon ingénieur: les deux peuvent avoir un travail super intéressant, ça dépend de l’angle qui t’intéresse toi
William Gaudreau. Salut je suis présentement en troisième année au baccalauréat en psychoéducation à Sherbrooke. Si jamais tu veux des informations, cela me ferait plaisir . Réponse d’Alicia Cossette : au niveau de la charge de travail ça ressemble à quoi ? Avez-vous beaucoup de lectures en anglais ? Réponse de William Gaudreau. Premièrement, le programme de Sherbrooke est vraiment complet et il y a une bonne concordance entre les stages (à chaque session) et les cours. De plus, je trouve que la première année est relativement légère et permets de bien s’adapter à l’université.…
Emmanuelle Poirier. Je travaille comme TES dans un CLSC dans le programme jeunes en difficulté. Je fais le même travail, les mêmes rapports d’évaluation que mes collègues en psychoed. La vision est un peu différente, mais honnêtement appart l’ordre je vois pas la grande différence niveau tâches. Le salaire change. Mais les TES deviennent de plus en plus populaires dans les milieux, car on est capable de faire le travail et on coûte moins cher. C’est à toi de voir qu’est-ce que tu veux comme cheminement. Parfois j’ai l’impression qu’on ne nous prend pas assez au sérieux parce qu’on a fait JUSTE du collégial… pourtant notre vision terrain, notre facilité à répondre aux besoins réels et concrets est appréciée de mes familles.
Lau-Rie Turcotte. Coucou, si tu as des questions je suis psychoéducatrice en milieu scolaire et j’ai fait mon bac et ma maîtrise à l’UQTR, campus Québec et je conseille sans hésiter cette formation j’ai vraiment adoré. Les enseignants sont très expérimentés et ils ont vraiment une bonne expérience terrain. Pour ma part, je suis aussi une psychoed très terrain et c’était la même chose pour mes collègues. C’est ce qui est beau de la psychoéducation, tu peux l’adapter selon ce que tu préfères. J’aime beaucoup le recul que l’on peut avoir dans les situations pour bien analyser.. ce qu’on n’a pas nécessairement tout le temps de faire quand on est éducatrice et qu’on est toujours dans l’action. J’adore mon métier. Par contre, la seule chose que je trouve vraiment plate, pour ma part, c’est le contexte hors province. C’est difficile de se faire reconnaître à l’extérieur de la province de Québec, pas impossible, mais difficile. Si tu as des questions ne te gêne pas
Sophie Breton. En milieu scolaire. TES: intervenant en première ligne : suivi ponctuel, intervient en encadrement (conflit, sortie de classe, suivi feuille de route, etc.)… Ps.ed. : intervenant en 2e ligne, suivi clinique en santé mentale, conseillé en encadrement… porteur de la compréhension clinique, clinicien sur le terrain… Pour ma part, il y a certaines zones communes et de grandes différences entre les deux professions! Tu peux m’écrire en privé si tu as besoin de plus d’infos!
Criistyna Vaudry. Pour ma part, j’ai été accepté en psychoed, puis j’ai décidé de repousser ce projet, puisque mon intérêt réel était le « plancher ». Je suis directrice de ressource intermédiaire, je suis énormément impliqué au niveau cléricale ET plancher. Et sans rien enlever à mes collègues psychoed, je réussis à bien me débrouiller en plan d’intervention et en clinique. Je fais bien sûr beaucoup de recherches pour rester à jour et apprendre. Je crois que la différence est surtout salariale… Reste à voir dans quel milieu tu désirs oeuvrer et si le tout en vaut les études.
Valérie Caron. Personnellement, j’ai fait les deux et ce que certains appellent de la « paperasse », moi j’appelle ça de la rédaction des rapports d’évaluation, de la réflexion sur l’intervention et du conseil clinique. Je trouve que les deux rôles sont très différents, TES est bcp plus ds l’action en effet, mais les psed le sont aussi pr evaluer, superviser et analyser l’évolution des personnes. Si tu as envie de faire une maîtrise, c’est toujours un plus et tu trouveras du travail ds lequel tu pourras évoluer vers différents postes
Eve St-arneault, Psychoéducation, tu seras bcp plus reconnu surtout dans le milieu scolaire!
Mæ-Frédérik Hæins. Salut! J’ai fait la technique au même cégep que toi et présentement je suis en première année en psychoéducation à l’UQTR QC. La technique et le BAC, pour l’instant, se ressemblent et ne se ressemblent pas. Certaines choses de la technique sont vues en surface au BAC tandis que d’autres choses sont approfondies beaucoup plus qu’au Cégep. Pour l’instant, je remarque qu’on sera beaucoup plus reconnue au niveau des plans d’intervention, des évaluations cliniques, etc. au cause de l’ordre. Je te conseille d’aller voir la grille de cheminement de l’université qui t’intéresse. Aussi, en ayant fait la technique à Sainte-Foy, on peut avoir jusqu’à 9 cours de crédité. Présentement, mon horaire est intéressant. Tu peux m’écrire si tu as d’autres questions.
É Lodie L’abrie. Psychoed au CRDI en TC/TGC pour moi! Tous nos dossiers sont pris en charge conjointement. Pour l’instant, je suis dans une RAC. Les TES ont 4 jours plancher et 1 jour bureau et ont 1 ou 2 dossiers. Moi je n’ai pas de temps plancher à proprement parler (je ne compte pas comme un intervenant plancher si j’y vais) et j’ai 10 dossiers. Je suis le pivot de dossiers. Oui c’est de la paperasse, mais j’ai accès à mes usagers quand je veux, leur dire bonjour le matin, aller marcher avec eux, aller intervenir s’ils se désorganisent, etc. C’est moi qui évalue leurs problématiques de comportements et j’ai un rôle-conseil autant avec les éducateurs (pas juste celui en dyade, mais tous ceux du plancher) que les intervenants sans formation. C’est plus les éducateurs qui créent les outils et on les revoit ensemble avant qu’ils soient mis en place, je peux donner mes commentaires… mais chaque milieu est différent aussi je crois que chacun fait sa pratique et être Psychoed dans un milieu est différent d’un autre milieu
Trycia Archambault. Pour ma part, j’ai fait le baccalauréat en psychoéducation. J’ai ensuite poursuivi avec la maîtrise, mais rendu au stage (2em année maîtrise) j’ai réalisé que ce n’était pas pour moi. J’imagine que c’est très différent d’un milieu à l’autre. Personnellement, le « plancher » me manquait trop. Je suis une fille d’action et être éducatrice me rejoint davantage.
Claudine Potvin. Pour ma part je profite je l’occasion pour vous dire à toutes et à tous que je cherche des personnes comme vous dans mon équipe. J’ai 7 centres pédagogiques à travers le Québec alors si certaines et certains d’entre vous désirent faire la différence en travaillant à temps partiel selon vos dispos et horaires, comme soutien en individuel, faites-moi signe en pv Svp.
C’amille A’rcand. Salut! Je suis psychoéd au primaire (2jrs par école, 2 écoles) dans la région de Mirabel. J’ai travaillé aussi comme éducatrice spécialisée pendant 3 ans et je te dirais que présentement mon travail est très différent. Je suis beaucoup moins terrain maintenant que je suis psychoéd, mais à 2 jours par semaine, j’ai aussi beaucoup moins de temps pour intervenir. J’observe en classe, je fais quelques suivis individuels (dans un autre contexte qu’une pandémie, j’animerais pt une activité de groupe), mais la majorité de ce que je fais est du rôle-conseil aux enseignants et les communications aux parents, références, etc. D’expérience, c’est très différent d’un CSS à un autre, mais aussi d’une école à l’autre! Écris-moi au besoin
Laurie Delorme. Allô! Je suis psychoed au Centre jeunesse de Montréal à l’interne. Je fais autant de plancher que de tâches cliniques, ça dépend vraiment du milieu dans lequel tu travailles. Je fais de l’intervention directe, j’offre du support aux intervenants et fait des rencontres d’évaluation des besoins. On a un peu le rôle d’aider à réfléchir autrement, puisqu’on a une posture externe à la situation. Écrit-moi en privé si tu veux que je
Gab-Hugo Thomassin. Je suis psed en gérontopsychiatrie, en 3e ligne. Pour nous, la distinction éducateur et psychoed est visible. Ils y a un éducateur 24h/24h, alors que je suis le seul psychoéducateur. Dans ce contexte, je dois faire attention à ne pas dédoubler la tâche…
Marie-Pier Hamel. Pour ma part, j’ai complété mon baccalauréat en psychoéducation à l’UQTR. Je dirais qu’il y a beaucoup de compétition entre les étudiants et peu de place à la maîtrise (contrairement à l’uni Laval qui réserve une place dès que tu as une cote de 3.2 par exemple). J’ai trouvé que les enseignants étaient plus sévères dans leur correction aussi que les autres uni (je suis allée à l’UQAC et Laval dans d’autres programmes et j’avais de meilleurs résultats avec des travaux similaires). Ce qui est plaisant, c’est que c’est des chargées de cours souvent qui sont sur le terrain, tandis que Laval est plus théorique par exemple. Je suis présentement en train de faire mon bac en ts à Laval (plus facile, mais plus théorique). Bref, à refaire j’irais à l’université Laval pour enlever l’aspect compétition et avoir une place assurée à la maîtrise. Il ajoute des places à l’UQTR à la maîtrise!
Val Moff. Psychoéducatrice en Clsc santé mentale jeunesse; nous avons chacun nos clients et nous intervenons sur le terrain directement auprès de notre clientèle et rédaction de rapports.
Pierre Potvin. Si tu as les capacités, la disponibilité, la motivation, je t’encourage à faire ton bacc. et ta maîtrise en psychoéducation. Peut-être un peu moins de terrain, mais plus de temps et de rôle pour l’évaluation, le conseil, tout en ne niant pas l’importance essentielle du contact direct. Ton questionnement est très bon…
Emy-Lee Pa-ré. Je pense que le sujet du rôle a été largement couvert et que tu peux avoir une bonne idée des distinctions qui existent et que celles-ci dépendent beaucoup des milieux et des régions (ex.: la psychoéd en milieu scolaire, c’est différent selon la CS qui…
En étant TES, tu est constamment sur le plancher, tu fais de l’intervention, tu connais les besoins des usagers/élèves….tu as une relation humaine. Psychoed, c’est beaucoup de bureau, des évaluations…pas trop de planchers, pas vraiment de relation …
Cyriel L’homme Rép. à Marco CHamps. C’était mon ambition mais en travaillant comme TES dans plusieurs environnements, j’ai pu constater la différence et j’ai décidé de rester TES. Je ne dis pas que c’est partout comme ça mais en 15 ans j’en ai vu pas mal.
Aniko Mitnyan. définitivement pas la description d’une Psychoeducatrice. Je suis sur le terrain et une personne significative pour plusieurs enfants. Oui on fait plus de bureau mais il y a moyen d’y arriver sans être absent du plancher
Cyriel L’homme Rép. à Aniko Mitnyan Comme je l’ai mentionné, je n’ai pas dit que c’était partout comme ça. Y a toujours des exceptions.En 15 ans, j’ai eu la chance de voir beaucoup de milieux et donc d’observer beaucoup de choses. Mais oui il y a des exceptions
Marco CHamps. Rép. à Cyriel L’homme. Du moins dans une école, un psychoeducateur doit être sur le terrain et doit créer des liens significatifs avec les élèves. Dans le cas contraire, il y a de fortes chances que les élèves les plus vulnérables et les plus en difficulté en…
Cloé Marcoux. Je suis dans 2 écoles, je fais du terrain, mais je suis aussi dans mon bureau. Cela dépends des besoins. J’ai du temps pour monter des ateliers de prévention et je me permets d’aller à la récréation et en classe pour modeler les comportements prosociaux et mettre en pratique ce dont on parle en classe. J’ai une amie en CISSS qui est psychoed et fais que du terrain. Elle a de la misère à avoir du temps pour faire ses notes en fait
Ça dépend vraiment du milieu.. Tu n’es pas autant en contact avec les enfants à l’école et à la maison, car tu interviens avec la professeure ou le parent, mais encore là… Ça dépend vraiment de ton milieu.. Moi ce qui me plaît, c’est que je peux décider d’aller faire de l’observation participative durant une journée pour aider une prof et voir le climat classe.
Publié dans 2. La Psychoéducation
Investissements en santé mentale et services psychosociaux: un pas de plus pour faciliter l’accès aux services de psychoéducation
Communiqué de l’Ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec (OPPQ) |
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Publié dans 2. La Psychoéducation
Fondements de la-psychoéducation et de la recherche en éducation et en psychoéducation
Cet entrevue sur mon expérience de la psychoéducation, sur Boscoville et sur l’éducation vaut vraiment la peine d’être écoutée ou réécoutée pour ceux et celles qui souhaitent comprendre les fondements de la discipline et de la profession québécoise de Psychoéducation.
http://pierrepotvin.com/wp/index.php/2018/10/07/fondements-de-la-psychoeducation-et-recherche-en-education-et-en-psychoeducation/
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COVID-19 et la réussite éducative (Dossier: Réseau Réussite Montréal)
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Mémoire de l’OPPQ à la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse (CSDEPJ)
essai
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Publié dans 2. La Psychoéducation
L’importance de l’accompagnement des jeunes vulnérables en cette période de pandémie.
Texte réalisé à la demande de Réseau Réussite Montréal (RRM)
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
COVID-19 et si rester à la maison pour les enfants était positif
Le texte est de Nadine Bertrand
ET SI… texte qui porte à réfléchir.. 🌈
Et qu’est-ce qui se passerait si??? ❤️❤️❤️
S’ils annulent le reste de l’année scolaire, les élèves manqueraient 2,5 mois d’enseignement. Beaucoup de gens s’inquiètent du retard des étudiants à cause de cela. Oui, ils peuvent prendre du retard en ce qui concerne l’enseignement en classe …
Et si … ❤️❤️❤️
Et si au lieu de prendre du retard, ce groupe d’enfants était AVANCÉ à cause de cela? Je m’explique … ❤️❤️❤️
Et s’ils ont plus d’empathie, ils aiment le lien familial, ils peuvent être plus créatifs et se divertir, ils aiment lire, ils aiment s’exprimer par écrit….❤️❤️❤️
Et s’ils apprécient les choses simples, comme leur propre arrière-cour et s’asseoir près d’une fenêtre dans le calme. ❤️❤️❤️
Et s’ils remarquent les oiseaux et les dates de l’émergence des différentes fleurs, et le renouvellement apaisant d’une douce averse? ❤️❤️❤️
Et si cette génération apprenait à cuisiner, à organiser son espace, à faire sa lessive et à bien gérer sa maison? ❤️❤️❤️
Et s’ils apprennent à vivre avec moins? ❤️❤️❤️
Et s’ils apprennent à planifier un repas à la maison. ❤️❤️❤️
Et s’ils apprennent la valeur de manger ensemble en famille et de trouver le bien à partager dans les petits plaisirs du quotidien? ❤️❤️❤️
Et si ce sont eux qui accordent une grande valeur à nos enseignants et professionnels de l’éducation, bibliothécaires, fonctionnaires et aux travailleurs de soutien essentiels auparavant invisibles comme les chauffeurs de camion, les épiciers, les caissiers, les gardiens, les travailleurs de la logistique et des soins de santé et leur personnel de soutien, juste pour nommer quelques-uns des millions de personnes qui prennent soin de nous en ce moment alors que nous sommes à l’abri? ❤️❤️❤️
Et si parmi ces enfants, un grand leader émerge qui a bénéficié d’un rythme plus lent et d’une vie plus simple pour vraiment apprendre ce qui compte vraiment dans cette vie? ❤️❤️
Et si, ils comprennent mieux que la nature est plus puissante que nous, alors respectez-la, nourrissez-la et prenez soin de la Terre Mère. En ces temps, cultivez des jardins luxuriants pour que vos enfants puissent voir l’importance de la moindre petite graine. 🍀🐝🐛🌻🌾
Et s’ils sont EN AVANCE? ❤️❤️
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Pandémie du COVID-19 et l’école: Conseils aux parents
Je me présente, je suis Pierre Potvin psychoéducateur et professeur chercheur retraité du département de psychoéducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Dans mon travail de chercheur j’ai eu l’occasion d’accompagner des enseignants et des écoles primaires et secondaires dans leur quête d’une meilleure réussite éducative de leurs élèves.
À l’occasion de la crise de la pandémie COVID-19, je réponds à l’appel du Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec (CTREQ) auprès de ses chercheurs associés afin d’offrir aux parents des conseils et des astuces pour maintenir les acquis scolaires de leurs enfants. Mon apport comme chercheur et psychoéducateur sera plus de l’ordre « psychoéducatif » et non lié directement aux aspects « d’apprentissages scolaires »
… … … ………
Capsule 1
Être conscient de ce que demande l’état de crise de la pandémie
Une crise comme la pandémie actuelle peut déclencher chez les personnes (adultes, parents, enfants, ado.) : du stress, de la peur de la nouveauté et de l’inconnu, de l’anxiété, un sentiment de frustration et de colère. C’est tout à fait normal, notre cerveau se met en mode de protection et de survie. Il s’adapte à une nouvelle réalité et déclenche une foule d’émotions pour se protéger.
Comme parent, il devient important de prendre un moment de réflexion pour faire le point sur l’état de situation. Être conscient des différents défis que représente la situation de crise. Quelle est la réalité de la situation familiale : en ce qui concerne l’emploi de chacun; le nombre d’enfants et leur âge; leur degré d’autonomie lié aux tâches scolaires; les besoins particuliers de l’un ou de l’autre, etc.
Conseil : comme parent, éviter de se sentir coupable de ne pas pouvoir tout faire. Surtout éviter la comparaison avec d’autres familles. Chaque famille a sa réalité
Capsule 2
S’occuper de soi comme parent en premier lieu afin de pouvoir mieux s’occuper des enfants
Particulièrement dans une situation de crise le parent sert de modèle aux enfants. Ceux-ci apprennent par observation des comportements et des attitudes de leurs parents. Si le parent reste en contrôle, s’il reste calme malgré tout, cela aura des effets positifs sur les enfants. Pour être un bon modèle, il faut que le parent s’assure de répondre à ses propres besoins de base afin de rester en équilibre. Entre autres : régler la question financière s’il y a eu perte d’emploi (démarche pour les programmes d’aide); l’organisation du télétravail s’il y a lieu; la garde des enfants si nécessaire; l’alimentation (épicerie), etc. Ces éléments passent avant de se préoccuper de la scolarisation des enfants. Par la suite, s’assurer de répondre aux besoins des enfants, entre autres, la scolarisation.
Capsule 3
La situation de crise peut être l’occasion de réaliser un projet familial
On a tous entendu parler de ces familles qui prennent une année de « congé » pour réaliser un projet familial de voyage en voilier et faire le tour du monde. À cette occasion les enfants réalisent l’école à la maison (sur le bateau) et profitent du voyage pour apprendre.
Sans être un voyage en voilier, la situation de crise pourrait être l’occasion de vivre un projet familial ou chacun à son rôle pour passer à travers de la crise. C’est une belle occasion de relever des défis, de s’entendre sur de nouvelles règles familiales durant cette période. Par exemple, c’est l’occasion pour les ado. d’assumer plus de responsabilités pour aider aux tâches domestiques; être le grand frère ou la grande sœur qui devient le « tuteur » du plus jeune pour les travaux scolaires, etc.
Capsule 4
L’encouragement des comportements positifs
En collaboration avec vos enfants et/ou vos ado. vous établissez ensemble les règles de la maison durant la période de crise. Ce sont des règles souples adaptées de ce qui existe déjà. Ceci comprend l’élaboration d’un horaire type des journées : lever, repas, période de travaux scolaires, temps consacré aux écrans (TV, tablette, jeux, etc.), exercices physiques (intérieur et extérieur), douche ou bain, heure de coucher, etc. Le tout adapté selon l’âge des enfants.
Il est reconnu en recherche que mettre l’accent sur les bons coups, les comportements positifs (exemple respecter les règles de la maison, les travaux scolaires, etc.) encourage les enfants à reproduire ces comportements. Pour encourager les comportements positifs, certaines écoles ont mis en place L’encadrement par privilège. Le principe est de « récompenser » les élèves lorsqu’ils ont respecté les règles en leur offrant le choix d’un privilège (à la fin de chaque mois d’école). Vous pourriez adapter ce moyen en accordant un privilège à votre enfant pour souligner qu’il respecte bien les règles (l’horaire, les travaux scolaires, les tâches domestiques, etc.). Vous pouvez avoir une banque de privilèges que l’enfant choisit : quelque chose qu’il aime beaucoup, une activité spécial avec vous, un temps supplémentaire pour ses jeux vidéo, etc.
Capsule 5
L’école à la maison
Le ministère de l’Éducation fournit aux parents d’élèves une trousse pédagogique[1] tant pour le primaire que pour le secondaire. Chaque famille reçoit ce matériel soit par courriel ou par la poste et ce à chaque semaine. De plus, le site L’école ouverte[2] offre un vaste choix de matériel et Télé Québec[3] va présenter des émissions de télévision liées à la scolarisation des enfants et d’ado. à partir du 13 avril 2020. De plus, en principe, les enseignants et/ou l’école devraient être en contact avec chaque élève (courriel ou téléphone) afin de faire un suivi des apprentissages.
Comme parent votre rôle n’est pas d’enseigner ou de remplacer l’enseignant. Votre rôle consiste à être un accompagnateur de votre enfant. Accompagner signifie encadrer, soutenir, encourager, faciliter les apprentissages de son enfant ou de son ado. Concrètement, comme parent vous prenez connaissance du matériel avec votre enfant et l’aidez dans ses choix. Plus l’enfant est âgé plus il sera encouragé à développer son autonomie et son sens des responsabilités (à partir particulièrement du 3e cycle primaire et du secondaire).
Capsule 6
La situation de crise une occasion pour les parents, enfants et les ado. de développer de nouvelles compétences :Le style éducatif parental de type démocratique
Le style éducatif démocratique est reconnu comme celui qui favorise le mieux le développement des enfants et des adolescents. Il est caractérisé par un ensemble de règles claires établies par le parent en collaboration avec son enfant ou son adolescent, par une mise en application de ces règles, par l’utilisation de sanctions (les conséquences aux comportements) lorsque cela s’avère nécessaire, par de l’encouragement à l’autonomie et par une communication ouverte entre les parents et les enfants.
Capsule 7
La situation de crise une occasion pour les parents, enfants et les ado. de développer de nouvelles compétences : Encourager l’apprentissage de l’autonomie chez son enfant ou son ado
Une façon de développer l’autonomie est pour le parent d’amener le jeune qui fait face à un problème à développer sa capacité de le résoudre par la recherche de la solution la meilleure, non seulement pour lui-même, mais pour les autres personnes impliquées, le cas échéant.
Capsule 8
La situation de crise une occasion pour les parents, enfants et les ado. de développer de nouvelles compétences : Encourager l’apprentissage de l’effort et de la persévérance.
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Devant une tâche difficile que votre enfant doit réaliser, aidez-le à diviser cette tâche en quelques étapes (selon la difficulté, 2, 3 ou 4 étapes).
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Chaque étape devrait correspondre à un défi à relever dont le dosage sera juste assez difficile, mais pas trop.
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Aider votre enfant à visualiser le résultat positif pour chaque étape.
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Encouragez votre enfant à poursuivre son engagement jusqu’à la fin, même si les résultats ne sont pas très intéressants (apprendre à persévérer). Valorisez la persévérance et l’effort.
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Enfin, apprenez à votre enfant à revoir la démarche utilisée pour qu’il soit bien conscient de la relation entre les moyens, les efforts et les résultats.
[1] http://www.csdecou.qc.ca/collegedescompagnons/trousses-pedagogiques-du-ministere/.
[2] https://www.ecoleouverte.ca/fr/
[3] Exemple: https://enclasse.telequebec.tv/ .
Intervention du ministre de l,éducation devant le manque de suivi des élèves de la part de certaines écoles et enseignants – Encadrement des élèves à distance: les écoles rappelées à l’ordre par Québec.
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La vie et l’œuvre de Richard E. Tremblay – Développement de l’enfant et délinquance
La vie et l’œuvre de Richard E. Tremblay
Le livre : Mathieu-Robert Sauvé (2019). La violence des agneaux. Québec Amérique.
En premier lieu, je vous recommande de lire le livre sur la vie l’œuvre de Richard E. Tremblay. C’est particulièrement intéressant pour tout ceux et celles qui s’intéressent au développement de l’enfant, à la délinquance et à sa prévention et enfin à l’influence de Tremblay sur la psychoéducation
Je trouve important de présenter l’œuvre de Richard E. Tremblay pour plusieurs raisons. La première raison c’est que Richard m’a ouvert la porte au vaste domaine de la recherche scientifique.
Mon premier contact avec Richard fut lors de son stage de formation à Boscoville (1967 à 1970) à l’occasion de sa maîtrise en psychoéducation. Richard faisait ses stages dans une unité de rééducation et dans l’activité des sports où j’étais le responsable pour l’ensemble de Boscoville. Pour la réalisation de sa recherche à la maîtrise, Richard s’est inspiré d’un travail de recherche universitaire que j’avais fait dans le cadre de mon baccalauréat en psychoéducation, soit L’apprentissage de jeux acrobatiques par des adolescents délinquants. C’était une recherche en « Laboratoire » et Richard a repris ce protocole de recherche en ayant une approche beaucoup plus scientifique que mon expérience. Il filmait les adolescents, utilisait des questionnaires validés et théorisait sur le schéma corporel. Par la suite, lors de mes études de maîtrise, Richard fut mon directeur de mémoire et c’est là que j’ai vraiment été initié à la recherche scientifique, dans une approche quantitative.
La deuxième raison, c’est que ses travaux de recherche sur le développement de l’enfant sur l’agressivité et la prédiction de la délinquance (aux origines de l’agression) sont d’une très grande importance, et ce, à un niveau mondial.
La troisième raison c’est que Richard E Tremblay est à la base un psychoéducateur, il dira « cette formation universitaire est devenue la base de mon métier p. 54 ».
Note : l’information sur le parcours de Richard E. Tremblay est tirée en grande partie du livre – La violence des agneaux. J’y ajoute parfois mes souvenirs et à la fin ce que je partage comme vision du monde.
Qui est Richard E. Tremblay
Actuellement en 2020, Richard E. Tremblay est âgé de 75 ans et vit à Montréal au Québec (Canada).
Il obtient un baccalauréat (B.A.) en éducation physique de l’Université d’Ottawa (1966), une maîtrise en psychoéducation de l’Université de Montréal (1967-1970) et un doctorat en psychologie éducationnelle de l’Université de Londres (1976).
Il est professeur émérite au département de psychologie de l’Université de Montréal et professeur associé au Département de pédiatrie / psychiatrie Faculté de médecine. Il est également professeur émérite en santé publique à l’Université de Dublin en Irlande. Il a reçu en 2017 le prestigieux prix de Stockholm, que l’on surnomme le « prix Nobel de la criminologie.
Comme chercheur et auteur, Richard « signe plus de 500 publications, citées à ce jour plus de 53 000 fois par les pairs… il figure au sixième rang des chercheurs en développement de l’enfant les plus cités au monde… L’édition canadienne du magazine Time mentionnait en 2003 qu’il était parmi les cinq chercheurs canadiens en médecine les plus influents de la planète p.13-14 ».
Il est ou a été :
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Directeur de l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal (fin du mandat 1990)
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Directeur et fondateur (1984) du Groupe de recherche sur l’inadaptation psychosociale chez l’enfant de l’Université de Montréal.
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Titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur le développement de l’enfant
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Directeur du Centre de recherche de l’enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes
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Directeur du Centre d’excellence pour le développement des jeunes enfants (CEDJE)
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Il a créé et dirigé le Centre d’excellence pour le développement des jeunes enfants (CEDJE) ainsi que L’encyclopédie sur le développement des jeunes enfants
Ses champs d’expertises particulières sont : le développement de l’enfant, l’éducation, la prévention, la famille, les relations parent-enfant, l’enfance inadaptée, l’agressivité, la délinquance et la toxicomanie.
Comme éducateur physique, en 1966 il a débuté sa carrière en milieu psychiatrique adulte à l’hôpital St-Charles de Joliette (Québec) comme responsable du service d’éducation physique et de loisir.
De 1967 à 1970, dans le cadre de sa formation en psychoéducation, Richard vient travailler au centre de rééducation d’adolescents délinquants Boscoville. C’est à cet endroit qu’il découvre le monde de la délinquance et celui de l’intervention.
Hommages et distinctions[1]
- 1988 : prix Beccaria
- 1996 : Membre de la Société royale du Canada
- 2000 : Adrien Pinard Prize for Contributions to psychological research, Quebec Society for Research in Psychology
- 2002 : Prix Jacques-Rousseau
- 2003 : Médaille Innis-Gérin
- 2004 : Prix Molsondu Conseil des arts du Canada en sciences humaines et sociales
- 2004 : prix Joan McCordp de l’Academy of Experimental Criminology
- 2005 : prix Sellin-Glueck, American Society of Criminology
- 2005 : prix Bonze, Health & Science Communications Association
- 2007 : prix de la Ministre, catégorie Multimédia
- 2007 : Prix Léon-Gérin, prix du Québec
- 2008 : grand officier de l’Ordre du mérite de Gabriela Mistral(Chili)
- 2008 : prix René-Joseph Laufer de l’Académie des sciences morales et politiques
- 2010 : officier de l’Ordre national du Québec
- 2017 : Prix de Stockholm en Criminologie
- 2017 : Prix Marie-Andrée-Bertrand, Prix du Québec
- 2018 : officier de l’Ordre du Canada
Principales études longitudinales
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L’Étude longitudinale et expérimentale de Montréal (GRIP 1984)
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L’Étude longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes (ELNEJ 1987)
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L’Étude longitudinale des enfants du Québec (ELDEQ 1998-2002)
L’Étude longitudinale et expérimentale de Montréal (ELEM) (GRIP 1984)… les chercheurs souhaitent « que les résultats nous orientent vers des cibles en matière de compétences parentales pour expérimenter des interventions préventives p. 102 ». Aussi « tester un ensemble d’interventions préventives auprès des garçons les plus agressifs et hyperactifs p. 103 », « Connaître les trajectoires de développement d’un problème permet, en principe, de mieux en identifier les sources, le prévenir ou résoudre le plus tôt possible p. 105 ».
L’Étude longitudinale et expérimentale de Montréal (ELEM).À la fin de l’intervention, nous noterons que le groupe expérimental compte moins de garçons placés dans des classes spéciales. À l’adolescence, les garçons du groupe expérimental rapportent moins de consommation d’alcool et de drogue. À l’âge de 24 ans, il y a plus de garçons qui ont terminé leur secondaire dans le groupe expérimental que dans le groupe témoin… moins de garçons du groupe expérimental commettent des crimes… p.109 »
L’Étude longitudinale et expérimentale de Montréal (ELEM) et L’Étude longitudinale des enfants du Québec (ELDEQ 1998-2002) montrent qu’il faut absolument briser le moule avant que les mauvaises habitudes ne se fixent. Comment? En amenant les enfants à risque, dès leur plus jeune âge, à apprendre des solutions de rechange à l’agression et aux autres comportements antisociaux, donc des solutions mieux adaptées à la vie contemporaine. Cela passe le plus souvent par les milieux de garde à la petite enfance et l’école. Il faut mettre les éducateurs, les enseignants et les parents dans le coup p. 129.
Tremblay explique qu’en vieillissant, les jeunes délinquants de façon générale, deviennent des parents pauvres, « À part l’exceptionnel criminel surdoué, 99% des délinquants échouent à l’école, occupent des emplois mal payés et se retrouvent le plus souvent sans emploi eux-mêmes. Ils ont des enfants avec des partenaires qui leur ressemblent. Leurs enfants héritent donc de leurs gènes, de la pauvreté et de leur éducation p. 106 ».
Quelle est sa vision
Il semble que la conception en sciences humaines (psychologie, sociologie, criminologie), à l’instar du philosophe Jean-Jacques Rousseau (12 janvier 1762) est que « …l’homme est bon naturellement… c’est par ces institutions seules que les hommes deviennent méchants. » Richard E. Tremblay, par ses travaux de recherche démontrera que c’est le contraire « On naît comme des animaux dans la jungle : prêts à se battre pour survivre! C’est la société qui nous apprend à ne pas agresser nos semblables p. 17 ». L’être humain ne nait pas naturellement « bon » avant de devenir « mauvais » à force d’être confronté à la méchanceté du monde. Au contraire, il naît programmé pour affronter un environnement hostile comme un animal sauvage… Face aux étrangers qui s’opposent à sa personne, il a le réflexe de l’agression physique… Ce caractère belliqueux largement dominant, chez le garçon comme chez la fille, se modifie avec la socialisation p. 19.
Les travaux de Tremblay attaquent le principe fondamental de la sociologie… leur vison étant que les comportements humains sont essentiellement des produits du contexte social. « L’approche évolutionniste bio-psycho-sociale, qui est la mienne, part du principe qu’à la naissance, les humains ignorent s’ils vont voir le jour dans la jungle ou dans une société moderne qui ne tolère pas l’agression physique. Les bébés, tous les bébés naissent prêts à se battre! L’agression apparaît dès que les muscles sont suffisamment formés pour permettre des gestes coordonnés. 132-133 »
Quoi, la télé violente ne rend pas violent? « Notre conclusion, après avoir analysé le développement de la fréquence des agressions physiques à l’âge de six mois jusqu’à l’adolescence, est que Rousseau avait tort : les enfants n’apprennent pas à agresser ; au contraire, ils apprennent à ne pas agresser. Et cet apprentissage se fait surtout entre la naissance et l’entrée à l’école primaire p. 136 ».
L’équipe de Richard Tremblay montrera qu’en soutenant la famille, les enseignants et les enfants dès le début de l’école primaire, on arrive à stopper la trajectoire vers la délinquance p. 137.
« j’avais travaillé avec des adolescents délinquants et des adultes criminels… je voulais décrire le plus objectivement possible le chemin parcouru pendant un traitement. Mes intérêts s’ouvraient sur le développement des problèmes, sur la compréhension du chemin que parcouraient ces jeunes en difficulté. P. 75 »
L’importance d’aider les jeunes filles qui ont des problèmes de comportement pour faire en sorte que leurs enfants ne les reproduisent pas p. 198.
L’importance d’intervenir dès la grossesse auprès des mères, surtout en milieu défavorisé… ». Ce que la mère vit pendant la grossesse, ce qu’elle mange, ce qu’elle respire, le stress qu’elle ressent; tout cela contribue au développement du cerveau du bébé. Si elle fume et boit durant sa grossesse, si elle est dépressive, si le père la violente, si elle s’alimente mal.. le développement du cerveau en subira les conséquences p. 199 »
« Sa principale réussite est d’avoir réuni des experts de disciplines différentes pour comprendre le développement humain dans son intégralité p.15 »
Qu’est-ce que je partage avec Richard E. Tremblay
Je partage l’approche de Tremblay qui est bio-psycho-sociale. Nous sommes en quelque sorte des animaux éduqués. Au départ, nous avons les mécanismes pour survivre et nous défendre (combattre ou fuir). Je n’irais pas jusqu’à dire que « nous naissons mauvais », mais plutôt, nous naissons avec des mécanismes pour survivre, se protéger, etc. Je nuancerais encore plus en mentionnant qu’il y a des différences individuelles importantes issues du tempérament qui est inné.
Je partage son point de vue sur la grande importance de l’épigénétique qui vient appuyer la conception que le génétique peut être modifié (l’expression des gènes) par l’environnement (l’éducation, l’intervention, etc.).
L’importance également d’intervenir tôt, très tôt. Si possible, dès la grossesse et ce surtout auprès des mères vulnérables (milieux défavorisés). Aussi en petite enfance (garderie) et au préscolaire (prématernelle et maternelle) et au primaire.
Les travaux de Tremblay ont influencé mes propres travaux
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Étude longitudinale de la maternelle à la fin du secondaire
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Développement du Guide de prévention Premiers signes
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Développement du Répertoire de pratique Agir dès les premiers signes
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Développement du logiciel de dépistage Premiers signes.
Je partage sa vision du lien entre la recherche et l’intervention évaluée. J’ai appuyé mon Étude longitudinale… sur les renseignements obtenus par les enseignants afin de dépister les élèves à risque. Je le rejoins dans sa confiance que les enseignants sont une source importante de renseignements sur le vécu des enfants à l’école « Tremblay : … Cette étude est importante, car elle me fait réaliser une chose capitale : on peut demander aux enseignants de répondre à un questionnaire sur les enfants qu’ils ont devant eux pour obtenir des renseignements très riches sur les difficultés des jeunes dans nos écoles p. 85 »
[1] Source :Wikipédia (consulté le 11 mars 2020)
Autres info sur Richard E. Tremblay (vidéo)
https://zonevideo.telequebec.tv/media/27264/richard-tremblay-le-chercheur-qui-a-demontre-que-l-agressivite-est-innee/le-code-chastenay
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Réflexion profonde d’un intervenant
Mon «Why » ou le « pourquoi » que je fais ce que je fais.
LE JOUR OÙ JE SUIS DEVENU INTERVENANT.
Je suis intervenant. Depuis 16 ans. Des fois avec des ados, d’autres fois avec des jeunes adultes, des fois avec des adultes. Garçons, filles, hommes, femmes, 14 à 66 ans. Je côtoie l’itinérance, la santé mentale, la criminalité.
Je jongle avec le système de la santé, des services sociaux, les prisons, la rue, les Dtox, les maisons d’hébergement, les familles. Je vois la violence conjugale, la drogue, la souffrance, la déchéance, la pharmacopée, l’isolement, les brisures de fonctionnement.
Techniquement, j’aide des gens à se défaire de leurs patterns en déployant une panoplie d’approches, de stratégies et de moyens d’intervention. Je conçois des plans d’intervention, j’écris des faits d’observations, je rédige des bilans de rencontres, je crée des outils cliniques et ce, dans le seul et unique but d’espérer que mon client/e adhère aux efforts que j’investis pour lui et par le fait même, s’en sorte.
Techniquement, j’établis un filet de sécurité afin de maximiser ses chances de réhabilitation, maximiser l’utilisation des ressources proposées, maximiser l’augmentation de l’estime de soi, maximiser les moyens dans « son coffre à outils » et ce, dans le seul et unique but qu’il s’autonomise à court-moyen-long terme.
Réalistement, je suis spectateur de la douleur, de l’impuissance, de la colère, de la désorganisation. Je suis la balance des choix commis par mon client/e, mais je ne peux jamais en comprendre la réelle pesée. Je suis l’outil instrumentalisé afin de rendre l’espoir possible. Mais je suis surtout le seul à croire aux milles et une tentatives d’un Être brisé, violenté, vulnérable, désespéré, perdu.
Je vois la poudre dans ses narines, ses jointures ensanglantées, son corps sali, ses yeux vident et son coeur meurtri. Je vois les larmes lorsqu’il se retrouve sans un sous le 1er du mois à midi, je vois la peur lorsqu’il attend son enfant pour la fin de semaine, je vois l’infériorité lorsqu’il se rend à son injection mensuel, mais surtout, je vois la tristesse dans son besoin de m’avoir à ses côtés.
Je l’avoue, des fois, je pleure. Des fois, je bois. Des fois, je crie. Des fois, je pousse de la fonte et des fois je cours plusieurs kilomètres. Ce n’est jamais assez. Parfois je fléchis les genoux, je m’enrage contre le système, j’écoute du Rise against ou du Bullet for my valentine, je suis maussade, je m’endors à 5h am. Mais la plupart des fois, j’accepte.
J’accepte que la misère existe, j’accepte que la dimension inter-générationnelle maintienne la vulnérabilité, j’accepte que le système soit conçu pour les adaptés. Je m’avoue vaincu quand je constate que mes choix ne sont pas les siens, quand mes motivations ne sont pas les siennes, quand ma vision n’est pas la bonne.
J’accepte aussi qu’il y a des gens qui ne s’en sortiront jamais, qu’il existe des blessures si profondes que mêmes les abysses n’y accèdent pas et surtout, j’accepte que la vie fasse ce qu’elle a à faire. Je m’avoue vaincu quand je constate que je ne peux trouver de solutions, quand j’ai épuisé mon bagage de connaissances, quand je me sens en envahi par des émotions qui ne sont pas les miennes.
Parfois, je me demande jusqu’où un Être humain peut continuer à souffrir. Comment peut-il faire pour encaisser tant d’échecs et ce, en pataugeant dans la grande misère?
Parfois, je me demande d’où vient cette force, cette résilience, ce courage lui permettant d’avancer, tête baissée, dans une vie sans mode d’emploi. Comment peut-il caresser, ou prier, l’espoir d’un avenir ponctué de réussites, ou tout au plus, de meilleurs?
Je vois la tristesse dans son besoin de m’avoir à ses côtés. Mais au travers cette tristesse, je vois aussi l’espoir dans ses yeux. Je comprends qu’avec moi, il jongle moins au travers le cirque de sa vie. Je comprends qu’avec moi, son mois sans un sou se passera sans être saoûl. Je comprends aussi qu’avec moi, sa fin de semaine avec son enfant est effrayante, mais sans violence, lorsqu’il entendra mes paroles avant de lever la main. Je comprends qu’avec moi, il va moins pleurer les jours suivants son injection mensuel.
Je comprends que le lien de confiance est à la base de toute relation saine et aidante. Être intervenant, c’est d’accepter le pouvoir du lien de confiance. Être intervenant, c’est d’accepter d’être en confiance. Être intervenant, c’est d’accepter d’être.
Je suis intervenant.
Publié dans 2. La Psychoéducation
Attention aux outils d’intervention – soyez critique
Voici un exemple d’outil d’intervention « éducative » qui mérite la crique et l’analyse. On laisse entendre que l’enfant est le responsable de ses actions, de ses paroles, de son bonheur, de ses choix, de ses réussites. Il y a plusieurs miroirs qui permettent à l’enfant de se voir, de s’identifier…
Voici la critique que j’ai fait sur Facebook ou cet outil était partagé
Pierre Potvin OUPS! Attention, pas certain que c’est si « pédagogique » que ça. Attention à la « surresponsabilisation ». La vie, l’éducation c’est pas mal plus compliqué que de dire : tu es responsable de tes choix, de ton bonheur… Si c’était aussi simple, Prenez le temps d’analyser la signification de ce tableau. L’enfant, l’ado. a une part de responsabilité seulement. Comme on dit en recherche c,est multifactoriels. Et si l’enfant a des problèmes de comportement, s’il est malheureux, « c’est son choix.? OUF! C’est quoi cette logique? Moi ce que je reproche à la recherche de « trucs » de « techniques » c’est le manque de réflexion, d’analyse, d’évaluation…. Le débat est ouvert…
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Pierre Potvin Il fut un temps comme intervenant ou je « trippais » sur les trucs moi aussi… puis à force de réaliser des travaux de recherche et d’évaluation, je suis devenu plus « humble » et plus critique.
Pierre Potvin Je ne recommande certes pas cet outil. Je pense même que ce peut être nuisible pour les enfants… culpabilisant.***
A-Anne Fortin Pierre Potvin quel plaisir de lire une référence crédible sur les réseaux sociaux! 🙂 J’ai étudié vos publications dans le cadre de ma maîtrise de psychoéducation. Avant de remarquer que vous étiez l’auteur de ce commentaire, je me suis fait la réflexion suivante: Quel régal que de lire un commentaire aussi réfléchi et surtout nuancé et expliqué sur facebook au sujet de l’intervention! Je me lasse de ces partages de trucs et stratégies surgénéralisées et utilisées on ne sait trop comment, on ne sait trop pourquoi, hors contexte et présentées comme étant LA solution… certes inspirant à l’occasion, mais ne convenant pas à tout un chacun…
Au plaisir de vous lire à nouveau 🙂
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Devenir psychoéducateur au Québec – admission par équivalences
Voici une série de capsules vidéo réalisée par l’Ordre des psychoéducateurs et des psychoéducatrices du Québec (OPPQ) destinée à informer les personnes qui ont une formation similaire (d’autres pays) et visant à faire l’analyse de l’équivalence de leurs compétences.
Introduction
https://www.youtube.com/watch?v=IvjsoIqkMH4&feature=youtu.be
La formation
https://www.youtube.com/watch?v=X_JWBOaYmw0
La psychoéducation auprès de diverses clientèles et divers milieux – santé et services sociaux
https://www.youtube.com/watch?v=gUScKJobc9Y
La pratique de la psychoéducation en milieu scolaire
https://www.youtube.com/watch?v=R1v3IFFcnA0
Processus d’admission en psychoéducation par équivalence
https://www.youtube.com/watch?v=2swd06xOsWI
Publié dans 2. La Psychoéducation
La motivation de nos comportements et le Circuit de récompense – une analyse neurobiologique
Introduction
On le sait, le comportement humain, la motivation, les émotions sont des produits de notre cerveau. Chaque geste, chaque émotion et chaque pensée mettent en jeu une activité neuronale complexe avec la participation de différentes régions du cerveau et l’entrée en jeu de neurotransmetteurs, d’hormones, d’activités biochimiques et électriques.
Un aspect de notre cerveau qui me fascine, c’est le circuit de récompense. Qu’est-ce qui se passe lorsque nous avons un besoin vital ou non vital? Quelle est la place du désir, de la récompense ou du plaisir dans la réponse à un besoin?
Ce texte se réfère à deux sources principales : Pierre Potvin (2017). Qui sommes-nous, nous, les humains? et Bernard Sablonnière (2012). La chimie des sentiments.
Le circuit de récompense
Le neuroscientifique Damasio (1999) fait observer que la récompense conduit les organismes à s’ouvrir et à se tourner vers leur environnement, à l’approcher, à le rechercher, et ce faisant, à augmenter et leur chance de survie et leur vulnérabilité. Au contraire, la punition conduit les organismes à se refermer sur eux-mêmes, à se figer et à se retirer de leur entourage.
Afin de favoriser la survie de l’espèce, la nature a prévu de nous récompenser lorsqu’on assumait nos fonctions vitales, comme se nourrir, réagir à l’agression et se reproduire. Au cours de l’évolution de notre espèce, s’est développé dans notre cerveau un circuit de neurones dans des régions dont le rôle est de récompenser l’exécution de ces fonctions vitales par une sensation agréable (le plaisir, la sensation de satisfaction lors de la réponse à un besoin).
Ce réseau pour la récompense et la punition relie des régions parmi les plus primitives du cerveau. La zone du mésencéphale, l’aire tegmentale ventrale, qui reçoit des informations sur les besoins de l’organisme lié à la satisfaction de nos besoins vitaux. C’est aussi un circuit d’apprentissage qui nous incite à renouveler les expériences agréables acquises au cours de notre existence. Associé à la mémoire, ce réseau est à la base de nos motivations et donc de la plupart de nos comportements. Il est à la base des résultats qui récompensent nos efforts, des sensations agréables, des compliments ou des gratifications qui nous incitent tout naturellement à reproduire les comportements et à persévérer .
Le processus de récompense, ou de renforcement, lors de la réalisation de nos comportements est fondamentale, puisqu’il favorise la reproduction ou la répétition de nos comportements. Il est indispensable à notre survie, car il nous fournit la motivation nécessaire à la réalisation des actions ou des comportements qui nous protègent et nous permettent de survivre.
Ce système de renforcement est constitué d’une composante affective en lien avec le plaisir provoqué par les récompenses (sensation agréable), ou au déplaisir provoqué par les « punitions » (l’inhibition du plaisir, le blocage et la sensation désagréable), d’une composante motivationnelle en lien avec le désir d’obtenir la récompense ou à éviter l’état désagréable et enfin d’une composante cognitive évaluative de l’importance de l’événement ou de la situation, soit l’attribution du sens.
Pour Sablonnière (2012), ce médecin chercheur en biologie moléculaire, désirer c’est se mobiliser et activer un comportement menant à l’acquisition de l’objet désiré ou au but à atteindre qui a pour conséquence, lors de l’atteinte, de ressentir le plaisir provoqué par la récompense. Le désir se situe à mi-chemin entre le besoin et la récompense (le plaisir).
Il existe un trio important dans notre organisme : le besoin, le désir et le plaisir qui sont associés au circuit de récompense qui lui est programmé dans notre cerveau. Au départ, il y a le besoin auquel est associé le désir qui est cet empressement à trouver l’objet qui nous manque (la nourriture, les objets de consommation, le pouvoir ou l’argent). « Le désir déclenche un ressenti, véritable moteur du comportement motivé par l’obtention d’une récompense (le plaisir ».
Regardons maintenant le processus neurobiologique de l’action du circuit de récompense tel que le présente Sablonnière (2012, p. 108). « Lorsqu’une récompense est en vue, le désir est déclenché par la libération dans le tronc cérébral d’un neurotransmetteur, la dopamine. Celle-ci active différentes régions du circuit de la récompense : les ganglions de la base du striatum et pallidum, le noyau accumbens, l’amygdale et le cortex orbitofrontal. Ce qui déclenche un comportement impulsif et nous pousse à agir. Une fois la récompense obtenue, la dopamine active la libération des neurotransmetteurs du plaisir : endorphine, endocannabinoïde et sérétonine. Les neurotransmetteurs du plaisir exercent des effets euphoriques et relaxants. Ils diminuent le stress, l’anxiété et induisent la sensation de bien-être et celle du plaisir ».
Sablonnière (2012, p. 109) poursuit son analyse du circuit cérébral de la récompense en décrivant ce qui se passe dans le cerveau :
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Les perceptions sensorielles de l’objet du désir (ex : l’odeur d’un croissant au beurre, le visage d’un être aimé) intégrées dans le cortex parviennent à deux régions du tronc cérébral, l’aire tegmentale ventrale et le noyau accumbens, déclenchant la libération de dopamine.
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Cela active le cerveau limbique (cerveau des émotions), qui analyse l’affect émotionnel (agréable ou désagréable) de l’objet du désir.
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Parallèlement, le cortex préfrontal va prendre ou non la décision d’aller vers cet objet.
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Le noyau accumbens envoie alors les informations liées à cette décision vers le tronc cérébral et les voies motrices pour enclencher l’action (ex : entrer dans la boulangerie ou embrasser son partenaire).
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Une fois la récompense obtenue, l’activation de l’hypothalamus va donner naissance aux ressentis affectifs et corporels du plaisir ( chaleur, joie, sensation de bien-être).
« Le circuit de récompense (besoin-désir-plaisir -récompense), se déclenche pour tout comportement de motivation. C’est la perspective d’une récompense ultérieure (argent, affection, pouvoir, etc.) qui nous incite à produire un effort physique ou mental » (Sablonnière (2012, p. 109)
Application
(un essai – non validé)
Pour mieux voir les schémas cliquez dessus
Note. Disons que c’est un peu plus complexe que cela dans la réalité, car entre en jeu d’autres facteurs qui vont favoriser ou entraver l’action, l’obtention du désir et la satisfaction.
Prenons l’exemple du besoin vital qu’est la faim. Pour réaliser le désir de manger, il faut avoir accès à la nourriture. Aussi, si je dois respecter un régime, il se peut qu’entre en jeu une interdiction de satisfaire le besoin de manger, pour le moment, etc. L’analyse qui va se faire dans le cortex préfrontal va m’amener vers une autre solution pour répondre à mon besoin, ou de ne pas y répondre.
L’autre exemple, la solitude. Lorsque vient le désir de voir des amis, il y a un processus d’analyse de l’affect (agréable ou désagréable). Je vais m’interroger à savoir si c’est la bonne solution. Le souvenir de la dernière rencontre avec des amis, si ce fut désagréable, il est possible que cette solution doive être remplacée par une autre. Vous voyez que finalement c’est complexe.
Si vous avez une façon d’analyser ces exemple ou le processus du circuit de récompense vous êtes bienvenues dans la zone des commentaires.
Références
Potvin, P. (2017). Qui sommes-nous, nous, les humains. Les Éditions Première chance. Chapitre 6 Le cerveau – Le cerveau et le système de récompense et de punition (p. 89-93).
Bernard Sablonnière (2012). La chimie des sentiments. Éditions Jean-Claude Gawsewitch 199 p.(UQTR – QP 401 S23)
Bernard Sablonnière est médecin biologiste, professeur de biologie moléculaire à l’université Lille-II, chercheur à l’Iserme, spécialiste des maladies neurodégénératives.
Autres livres de Bernard Sablonnière
Bernard Sablonnière (2016). Les nouveaux territoires du cerveau. Éditions Odile Jacob sciences 237 p. (UQTR – QP 376 S233)
Bernard Sablonnière (2013). Le cerveau. Les clés de son développement et de sa longévité. Éditions Jean-Claude Gawsewitch 255 p. (UQTR – QP 376 S23)
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Mon nouveau site Internet: Productions Pierre Potvin
Présentation de mon nouveau site Productions Pierre Potvin

Il me fait plaisir de vous présenter mon nouveau site Internet
http://www.pierrepotvin.com/wp/livres
Ce site est dédié à la promotion de mes livres, mais également aux outils de soutien à l’intervention psychoéducative dont je suis auteur ou co-auteur.
Partagez la bonne nouvelle si vous trouvez cela pertinent.
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation, b. Société
Mon parcours – 5 minutes d’entrevue-Un aîné inspirant
Voici une belle entrevue je crois sur mon parcours scolaire et professionnel.
Durée 5 minutes – Émission MA tv Ère libre – un aîné inspirant
Mettre le curseur de 21 min. jusqu’à 25 min.
https://matv.ca/montreal/mes-emissions/ere-libre/les-baby-boomers-et-le-pouvoir-des-personnes-agees
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Trois livres pour la rentrée scolaire – 30% de rabais Béliveau Éditeur
Profitez de l’occasion de la rentrée scolaire pour vous procurer trois de mes livres avec un rabais de 30% Béliveau Éditeur – mot-clé « Scolaire ».
Pour voir la tables des matières voir:
http://pierrepotvin.com/wp/index.php/mes-livres/
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
(Livre) Une alliance psychoéducative
Voici un nouveau livre de Denis Beauregard en collaboration avec Juan Morin et Rina Petretta, tous trois psychoéducateur et psychoéducatrices. Publié en 2018.
Ce livre se réfère à la longue expérience des auteur.e.s en intervention psychoéducative.
Il y a eu l’alliance, puis l’alliance thérapeutique. Pour l’intervenant en vécu partagé ou en soutien au vécu partagé, il y a maintenant l’alliance psychoéducative : concept-outil issu de la pratique.
L’expérience sur le terrain nous a fait découvrir que l’alliance psychoéducative constitue un outil accessible, riche et utile à tout intervenant éducatif dans tous ses accompagnements.
L’alliance psychoéducative s’appuie sur la partie saine des gens dont elle favorise la croissance, ici et maintenant, tout en prenant en compte les sensibilités, les limites et les vulnérabilités des acteurs en présence.
Le creuset de l’alliance psychoéducative lui donne sens, couleur et profondeur. Par la priorité que l’alliance psychoéducative donne à la personne ou au groupe accompagné, par la considération et la reconnaissance de la liberté par sa démarche appuyée par des composantes clairement définies, par sa précision, par sa souplesse et sa solidité, par son appui sur la conscience, l’alliance psychoéducative a souvent fait la différence entre la croissance et l’étiolement.
Le contenu de ce livre représente un point de vue issu de la pratique, le nôtre. Nos réflexions constituent une réponse partielle et contextuelle aujourd’hui à des questions éducatives « éternelles ».
Pour vous procurer le livre aux Éditions Premières Chance
http://leseditionspremierechance.com/produit/alliance-psychoeducative-denis-beauregard-joan-morin-rina-petretta/
La tables des matières
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Les neurosciences et le développement de l’enfant (Dr Catherine Gueguen)
Conférence du Dr Catherine Gueguen, pédiatre, au sujet de son livre « pour une enfance heureuse » qui explique l’apport des neurosciences affectives dans la compréhension du développement de l’enfant. Il s’agit d’une véritable révolution qui provient en majeure partie de chercheurs américains et qui est mise à la portée des parents français dans cette vidéo et ce livre époustouflants. Je ne peux que conseiller très vivement l’écoute de cette conférence!
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Anxiété généralisée – comment s’aider.
Un texte un peu humoristique fort pertinent sur l,anxiété et les moyens pour s’aider.
Publié dans 2. La Psychoéducation
Le stress: approche psychoéducative
Voici une vidéo sur le stress diffusée à l’occasion des journées de la psychoéducation (février 2019). Cette conférence donne une idée de comment la psychoéducation travaille. Dans le cas ici: sur le stress.
Publié dans 2. La Psychoéducation
Résilience: d’élève doubleur à professeur d’université
Je crois en toi -Conférence témoignage sur mon vécu scolaire
Cette présentation vidéo et PowerPoint est une conférence témoignage sur mon vécu scolaire. Elle fait part de la résilience et de la grande importance de rencontrer dans nos vies des « Mentors » ou personnes qui croient en nous.
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Les problèmes émotifs et comportementaux à l’école : petite encyclopédie de l’enseignant efficace: Table des matières
Les problèmes émotifs et comportementaux à l’école : petite encyclopédie de l’enseignant efficace
Égide Royer
Égide Royer, vient publier un ouvrage fort intéressant et pratique pour les enseignants, enseignantes et les éducateurs éducatrices qui interviennent auprès d’élèves qui présentent des problèmes de comportement.
60 chapitres, 425 pages.
Un outil de PRATICIEN pour des PRATICIENS qui présente concrètement, solidement appuyé par la recherche dans le domaine, comment prévenir et composer à l’école avec les problèmes émotifs et comportementaux des enfants, des adolescents et des jeunes adultes. Comment intervenir auprès d’un élève désobéissant? Gérer les comportements perturbateurs en classe? Aider les adolescents anxieux? Prévenir l’absentéisme? Composer avec les enfants qui mordent? Reconnaître les premiers signes de maladie mentale chez les adolescents et les jeunes adultes? Un « must » à conserver à portée de main pour tous les enseignants et les éducateurs spécialisés, actuellement en formation ou en emploi.
Un outil adapté aux salles de classe par Égide Royer
Professeur associé en adaptation scolaire au Département d’études sur l’enseignement et l’apprentissage, Égide Royer a lancé un outil adapté à la réalité des salles de classe intitulé la Petite encyclopédie de l’enseignant efficace: les problèmes émotifs et comportementaux à l’école.
(Extrait du Journal de l’université Laval)
Le professeur associé y suggère plusieurs moyens concrets pour lutter contre les absences répétées d’un élève. Il propose ainsi aux enseignants et enseignantes d’accueillir chaleureusement l’élève à son retour – une marque d’attention – tout en le complimentant sur une tâche bien exécutée ou en l’orientant vers des activités valorisantes. Une façon bien plus efficace d’encourager sa présence à l’école que de se contenter de commentaires négatifs!
Très pratico-pratique, ce livre vise à fournir des conseils directement applicables par les éducateurs et éducatrices spécialisés, et les enseignants et enseignantes du primaire et du secondaire. Il se compose de chapitres courts et d’un index. Ce livrepermet de trouver rapidement de l’information à propos de sujets aussi divers que l’anxiété en classe, la conduite agressive, les morsures ou les mythes concernant l’apprentissage. L’ouvrage contient aussi des suggestions pour pratiquer les renforcements positifs ou pour réfléchir à la portée des suspensions scolaires.
Aux yeux de son auteur, cette encyclopédie ressemble donc en quelque sorte aux listes de vérification qu’utilisent certains professionnels et professionnelles, comme les pilotes d’avion avant chaque envolée. «Avec ce livre, j’ai voulu donner accès aux enseignants et enseignantes aux résultats des nombreuses publications sur les jeunes en difficulté qui ont des problèmes émotifs et de comportement, explique Égide Royer. Trop souvent, les enseignants et enseignatnes ne savent pas comment agir avec ce sous-groupe d’élèves, qui se retrouvent en grand nombre dans beaucoup d’écoles publiques.»
Selon le chercheur en adaptation scolaire, le réseau scolaire québécois souffre actuellement d’une grande inégalité. Les écoles privées et publiques à projet éducatif particulier recrutent les meilleurs élèves, tandis que les classes ordinaires regroupent un nombre disproportionné d’élèves en retard d’apprentissage ou aux prises avec des difficultés émotives et comportementales.
Les outils et stratégies proposés par le livre visent donc à aider les enseignants et enseignantes à choisir des pratiques qui ont fait leurs preuves. Bien connues des chercheurs et chercheuses, elles restent, selon lui, très peu enseignées encore par les facultés de sciences de l’éducation. «Face à une situation difficile comme une bagarre, un enfant qui mord, un élève agressif, il faut bien sûr intervenir, mais aussi comprendre l’environnement et le contexte autour des situations», précise le chercheur et psychologue.
Souvent sollicité à titre d’expert par les différents partis politiques ou les ministres de l’Éducation, Égide Royer apporte aussi son concours actuellement au Collège de Bois-de-Boulogne à Montréal. Ce cégep met sur pied un profil en enseignement des sciences humaines, qui va notamment aborder dans son programme la façon d’intervenir avec les jeunes en difficulté. L’auteur de la Petite encyclopédie y présentera d’ailleurs une conférence le 13 février pour proposer des pistes de solution visant à contrer la pénurie d’enseignants au Québec

Voici la table des matières
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Guide pratique pour accompagner les élèves en problème de comportement
Ce Guide très pratique pour les enseignants et les professionnels de l’éducation est un Repère et Outils pour aider et accompagner les élèves en difficulté de comportement. Il a été développé par une équipe de l’ Académie de Toulouse en France. Diffusé sur le site du RIRE du CTREQ.
https://drive.google.com/file/d/1KlKjkd8L_cnfnXVzN3bH6368gJ85gksG/view
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