Devoirs scolaires à la maison: pour ou contre?

Si les enseignants du primaire donnent des devoirs à réaliser à la maison,  et ce dans le but de favoriser la réussite scolaire, il semble bien selon les travaux de Hattie (800 métas analyses sur la réussite scolaire) que ce n’est pas une stratégie efficace. Par contre, il semble bien qu’au secondaire cela contribue à la réussite.

Les devoirs à la maison, ont cependant d’autres fonctions qui peuvent être valables, mais cela dépend du dosage et de la formule adoptée : c’est un moyen pour les parents d’être au courant de ce que leur enfant apprend; une occasion de responsabiliser l’enfant (autonomie, gestion du temps, sens de la responsabilité); une possibilité de réaliser une activité en famille, si par exemple c’est un projet étalé sur plusieurs semaines.

S’il n’y a pas de devoir à la maison, il serait important d’avoir un système (école-famille) qui favorise la relation enfant-parent-école – que le parent puisse être impliqué dans les apprentissages de son enfant – qu’il y ait des occasions pour le parent d’encourager son enfants dans ses apprentissages, de valoriser les sujets étudiés, etc.

Il me semble que la question n’est pas tant « doit-il y avoir des devoirs à la maison? » mais davantage,  de quelle nature, de quelle forme, de quelle ampleur doivent avoir ces devoirs. Exemple: un projet de recherche personnel de l’enfant sur quelques semaines où le parent – la famille peuvent participer – un projet de lecture à la maison – me semble intéressant.

Ajout le 22 septembre 2017

Certaines écoles primaires au Québec ont décidé de remplacer les devoirs à la maison par une période obligatoire de lecture à la maison. Disons, 15 à 30 minutes de lecture. Il est reconnu que l,apprentissage de la lecture est un facteurs important dans la réussite scolaire, surtout dans les premières années du primaire

Le lien plus bas est un article de Normand Baillargeon de l’UQAM sur les devoirs et la référence aux travaux de Hattie.

 

Leçons sur les devoirs

 

Voici un autre article qui donne un point de vue différent en faisant la promotion des devoirs à la maison.

Thierry Karsenti, auteur de l’ouvrage Les devoirs: ce qu’en dit la recherche, stratégies gagnantes et apport des technologies, a analysé plus de 300 études sur le sujet. Ce professeur de l’Université de Montréal a tenu à réagir à un article du Journal qui rapportait cette semaine que des écoles de Québec avaient décidé d’abandonner les devoirs pour se concentrer sur la lecture et les leçons.

http://www.journaldequebec.com/2016/09/08/abolir-les-devoirs-serait-une-grave-erreur#cxrecs_s

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