Archives de l’auteur : Pierre Potvin

Une vision mercantile de l’université

Une très bon texte du professeur Stéphane Martineau de l’UQTR.

Je partage cette vision et cette transformation de la mission de l’Université.

https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/530506/une-vision-mercantile-de-l-universite?utm_campaign=Autopost&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#Echobox=1529183073

Le temps qui passe – de Màrio de Entrade

Le temps qui passe
(correction apportée le 4 septembre 2024 – mal attribué à André Gide)

Ce texte a été attribué par erreur a André Gide il fut en réalité ecrit par Màrio de Entrade né le 9 octobre 1893 à São Paulo et mort le 25 février 1945 dans la même ville, est un poète, romancier, musicologue, photographe et critique d’art brésilien

Le temps s’est écoulé comme une rivière , je ne l’ai pas vu passer !
 » J’ai compté mes années et j’ai découvert que j’ai moins de temps à vivre ici que je n’en ai déjà vécu.
Je n’ai désormais pas le temps pour des réunions interminables, où on discute de statuts, de règles, de procédures et de règles internes, sachant qu’il ne se combinera rien…
Je n’ai pas le temps de supporter des gens absurdes qui, en dépit de leur âge, n’ont pas grandi.
Je n’ai pas le temps de négocier avec la médiocrité. Je ne veux pas être dans des réunions où les gens et leur ego défilent.
Les gens ne discutent pas du contenu, à peine des titres
Mon temps est trop faible pour discuter de titres.
Je veux vivre à côté de gens humains, très humains.
Qui savent sourire de leurs erreurs.
Qui ne se glorifient pas de victoires.
Qui défendent la dignité humaine et qui ne souhaitent qu’être du côté de la vérité et de l’honnêteté.
L’essentiel est ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue.
Je veux m’entourer de gens qui savent arriver au cœur des gens.
Les gens à qui les coups durs de la vie ont appris à grandir avec des caresses minces dans l’âme.
Oui… J’ai hâte… de vivre avec intensité, que seule la maturité peut me donner.
J’exige de ne pas gaspiller un bonbon de ce qu’il me reste…
Je suis sûr qu’ils seront plus délicieux que ceux que j’ai mangés jusqu’à présent.- personne n’y échappe riche , pauvre intelligent , démuni …

Note : André Gide, est un écrivain français, né à Paris le 22 novembre  1869 et mort à Paris  le 19 février 1951.

(divertissement) Danse acrobatique

Un groupe de danse acrobatique incroyable – America’s got Talents

https://youtu.be/EJjh19zO1lk

Membres Émérites de l’Ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec

Voici un texte sur la présentation des membres Émérites de l’Ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec (OPPQ).

Depuis sa création en 2000, l’Ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec a décerné le statut honorifique de membre émérite à six personnes. Cette reconnaissance a pour objectif de souligner la contribution d’un membre à l’avancement de la profession. Cet honneur porte sur l’œuvre entière d’une carrière ainsi qu’un apport significatif. Que vous les connaissiez ou pas, nous vous invitons à les (re)découvrir.

Les fondateurs de la psychoéducation Gilles Gendreau, décédé en juin 2010, est reconnu comme étant l’un des trois membres fondateurs de la profession avec Jeannine Guindon, décédée en 2002, et Euchariste Paulhus, toujours vivant à Sherbrooke.

L’Ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec a également reconnu comme membres émérites pour leur contribution au développement de la psychoéducation :  Marcel Renou, Pierre Potvin et Jocelyne Pronovost, Jacques Dionne.

http://www.ordrepsed.qc.ca/~/media/pdf/Ordre/MEMBRES%20%C3%89M%C3%89RITES-oppq-VF.ashx?la=fr

La 4e édition du Dictionnaire actuel de l’Éducation menacée

Le fameux ouvrage de Rénald Legendre Le Dictionnaire actuel de l’Éducation, sa 4e édition risque de ne jamais voir le jour . Voir l’article du Devoir 12-06-2018

https://www.ledevoir.com/societe/education/529986/croisade-pour-sauver-un-joyau-de-l-education

Guide pratique sur l’impact sociale

Voici le Guide sur l’Impact du secteur de l’innovation sociale mise en ligne par le Centre de liaison sur l’intervention et la prévention psychosociales (CLIPP))

https://creativite33.files.wordpress.com/2018/05/guide_pratique_impact_2018.pdf

Le Guide pratique sur l’impact est un projet ayant débuté en mars 2016. La genèse du guide est liée à un besoin identifié par plusieurs organisations que nous accompagnons dans le secteur de l’innovation sociale, soit le besoin de réfléchir à comment être plus pertinent tout en rayonnant davantage.

À ce titre, et depuis quelques années, on voit le terme « impact » utilisé à toutes les sauces et le plus souvent sans qu’on prenne le temps de définir ce qu’il en est. Le mot impact n’est pas nouveau en soi mais il semble que dans le contexte actuel de grandes transitions ce mot résonne particulièrement, et plusieurs y voient une opportunité de l’utiliser. Mais au fait, qu’est-ce que l’impact?

Nouveau livre: Élève à risque d’échec scolaire

La présente est pour vous informer de la sortie de mon nouveau livre Élève à risque d’échec scolaire. Un regard sur la résilience et les facteurs de protection. Collection Psychoéducation. Béliveau Éditeur. L’une des originalités de ce livre c’est qu’il est illustré par le témoignage de mon propre vécu scolaire et du développement de ma résilience. 

 Veillez noter que le livre est disponible en librairie et également sur le site de Béliveau Éditeur : https://www.beliveauediteur.com/

Présentation de la couverture
C1-4 – Élève à risque déchec scolaire-04

La table des matières
Élève

 

Être professeur d’université pour changer le monde…

Voici un très bel article. Un témoignage d’un professeur d’université en situation de Lock-out. Le professeur Étienne St-Jean de l’Université du Québec à Trois-Rivières

https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/527091/temoignage-d-un-professeur-de-l-uqtr-en-lockout

(Humour) Le Québécois pour les nuls

Note : Certaines images ou certains textes présentés dans cette section proviennent de sources circulant sur Internet. Si vous êtes titulaire des droits d’auteur d’un document reproduit ici et souhaitez qu’il soit retiré ou que la source soit précisée, veuillez communiquer avec l’auteur du site.

Une présentation de Ina Mihalache – alias: Solange te parle

Voici une courte vidéo de 7 minutes sur l,explication du langage québécois aux français. Ce sont les raccourcis, les  contractions de mots que l’on fait du genre:

pas du tout = pas pantoute. C’est présenté avec humour. Vraiment drôle.

https://solangeteparle.com/2015/11/16/quebecois-pour-les-nuls/

Le Québec, dernier de classe au Canada dans la qualification de ses élèves – Analyse et hypothèses de solution

Le Québec, dernier de classe au Canada dans la qualification de ses élèves – Analyse et hypothèses de solution

 Note aux lectrices et aux lecteurs. Je ne suis pas un spécialiste des politiques et de l’administration de l’éducation. Par contre, je suis un spécialiste des élèves en difficulté et du décrochage scolaire depuis plus de 30 ans. L’analyse que je présente dans ce texte s’appuie sur un savoir issu de la recherche, de mes accompagnements de milieux scolaires, mais surtout sur mon savoir d’expérience. C’est une vision de l’éducation surement discutable. Enfin, je suis conscient que les solutions que je propose avec mes hypothèses restent possiblement difficiles d’application.

 État de situation

Les statistiques suivantes ne tiennent pas compte des résultats au privé alors que 20% des élèves québécois le fréquentent alors que c’est 5% dans les autres provinces, dont l’Ontario. Toutefois, même lorsqu’on tient compte du privé, le taux de diplomation en cinq ans reste au dernier rang des provinces avec 68% ou 69%.

  • Le Québec est bon dernier dans la diplomation de ses élèves du secondaire du secteur public dans le temps requis soit : 64% comparé à 77% pour la moyenne canadienne et à 20 points d’écart avec la province de l’Ontario (84%);

  • Le Québec stagne depuis 2008, malgré les nombreux efforts tant financiers qu’en programmes d’intervention;

  • Toujours au public, à peine 57% des garçons réussissent leur secondaire en cinq ans.

 Les efforts réalisés au Québec depuis 1990 pour lutter contre le décrochage scolaire

 

Voici à titre d’exemple les nombreuses initiatives du gouvernement québécois, du fédéral et des acteurs de l’éducation, depuis 1990, pour favoriser la diplomation et lutter contre le décrochage scolaire.

  • Le gouvernement fédéral du Canada a lancé en 1990 un programme de lutte au décrochage scolaire intitulé «L’école avant tout – Stay in school». Un investissement de 10 milliards de dollars dans le secteur de l’éducation en 1992-1993;

  • En 1992, Michel Pagé, ministre de l’Éducation s’est attaqué à l’abandon des études à l’école secondaire avec la stratégie Chacun ses devoirs. Quelque 42 millions de dollars ont pu être mobilisés pour lutter, au Québec, contre le décrochage scolaire, en 1992-1993;

  • À partir des années 2000, le Ministère de l’Éducation des Loisirs et du Sport (MELS) implante la Stratégie d’Intervention Agir Autrement (SIAA) (défavorisation). Le but est de contrer les écarts de réussite entre les milieux défavorisés et ceux qui sont plus favorisés. Un investissement de plusieurs millions de dollars durant plus de 10 ans;

  • En 2002, c’est l’application du projet de loi modifiant la Loi sur le Conseil supérieur de l’éducation et la Loi sur l’instruction publique (projet de loi 124), 2002 : Obligation de produire un plan de réussite pour les établissements scolaires et de produire un plan stratégique pour les commissions scolaires; précisions sur les obligations d’information et de reddition de compte;

  • Vers la fin des années 1990, c’est la création des Instances Régionales de Concertation (IRC) et investissement de plusieurs millions de dollars. Une approche citoyenne hors de l’école, avec de multiples projets voulant favoriser la persévérance scolaire : campagnes de sensibilisation, initiatives de sensibilisation à la conciliation études-travail, intervention et accompagnement dans les milieux à risque, mobilisation de milieux pour le développement de plans d’intervention pour la persévérance scolaire, initiatives de vigie et de transfert de connaissances entre les intervenants par des conférences, formations, etc, recherches, enquêtes et diffusions sur les habitudes de vie des jeunes, la conciliation études-travail, les causes de l’abandon scolaire, les perceptions qu’ont les jeunes de l’école, etc;

  • Réunir & Réussir (R2). Secrétariat à la jeunesse (Gouv. Qc) & Fondation Lucie et André Chagnon. La mission est de soutenir des initiatives encourageant la persévérance scolaire au Québec en misant plus particulièrement sur la mobilisation des instances régionales et des communautés locales (IRC). Gérer un fonds d’investissement de 50 millions de dollars

  • Création du Groupe d’Action sur la persévérance et la réussite scolaires au Québec (Jacques Ménard) (GA). Initiative citoyenne, le GA est une plateforme multisectorielle et un lieu d’échanges sur les initiatives porteuses en matière de persévérance scolaire dans tout le Québec. Objectifs: documenter et informer l’ensemble des acteurs de la société québécoise.

  • Depuis plus de 15 ans (2002), la diffusion des nombreux programmes et outils du Centre de Transfert pour la Réussite Éducative du Québec (CTREQ). Guide de prévention, logiciels de dépistage, Programme de prévention de toutes sortes.

  • Des millions d’investissements à réduire le nombre d’élèves par classe

  • Des millions dans l’aide aux devoirs

  • Les nombreux programmes de raccrochage des élèves décrocheurs pris en charge par divers types d’organismes : les Commissions scolaires, avec des programmes spéciaux ou des écoles de raccrocheurs : ex : Le Goéland (CSRS); École Boudreau (CS de la Capitale); les Carrefour Jeunesse Emploi; les Organismes Communautaires de Lutte contre le Décrochage (OCLD)

  • Les mille et un projets pour favoriser la réussite des garçons

  • Après une consultation nationale, le ministre Proulx à déposé en 2017 un plan stratégique de la réussite avec diverses mesures comme la maternelle 4 ans obligatoire en milieu défavorisé, l’accent sur la littératie dès le début de la scolarisation, etc.

  • Et combien d’autres initiatives…

Analyse et constats

Malgré tous ces efforts tant de la recherche en éducation, du transfert de connaissances, de l’implantation de programmes de prévention, de l’implication de fondations multiples et des milliards d’investissements, force est de constater que malgré les quelques progrès, le Québec n’a pas réussi à favoriser adéquatement la diplomation de ses adolescents.

Voici mes hypothèses d’explication du manque d’efficacité des moyens utilisés

Le climat d’un milieu est très important pour l’apprentissage. Ce climat dépend du corps professoral, de la direction, mais aussi grandement de la population étudiante du milieu. Dans un milieu, les modèles positifs sont importants pour créer ce climat d’apprentissage et si l’on dépasse plus de 30% d’élèves en difficulté ou peu motivés dans un groupe, dans une école, le risque de créer un climat non favorable à l’apprentissage et à la persévérance est menacé. 

Attention –  la question du 30%  comme point de reperd, à ma connaissance,   relève du jugement professionnel. Je n’ai pas de données probantes pour appuyer cet énoncé.  

  1. Le principal problème est la structure de notre système d’éducation en un double système – Privé et Public. Le gouvernement subventionne trop le privé et 20% des meilleures élèves vont au privé. L’une des principales conséquences c’est le fait de vider les écoles publiques de leurs meilleurs éléments. Ceci prive les écoles publiques de modèles positifs pour les autres élèves et prive de favoriser un sain climat d’apprentissage.

  2. Le système public assume la majorité des élèves en difficulté (les EHDAA) soit 20% alors que le privé n’assume que 12,7% de ces élèves.

  3. Le système public imite le privé en sélectionnant les élèves pour des programmes particuliers ce qui regroupe les élèves performants et vide encore une fois les classes régulières de modèles positifs.

  4. Une politique d’inclusion ou d’intégration dans les groupes réguliers au public menace le climat d’apprentissage et les modèles positifs si le nombre d’élèves en difficulté est trop élevé (plus de 10%) et si l’aide et le soutien à l’enseignant ne sont pas présents. Ce qui est le cas dans plusieurs milieux scolaires au Québec.

  5. Les garçons qui forment la moitié de la clientèle scolaire sont parmi les élèves les plus en difficulté scolaire, les plus représentés chez les EHDAA et ceux qui décrochent le plus. Parmi les 200 000 élèves en difficulté, 70% sont des garçons (É. Royer – 2018)

  6. L’éducation au Québec, contrairement à la santé et à l’économie n’est pas une priorité.

  7. Dans l’ensemble, les programmes, les initiatives, les interventions n’ont pas été appuyés sur la recherche et les pratiques re
    connues efficaces. Beaucoup de bonnes intentions, peu suivies et peu d’évaluation.

  8. Note. Concernant le rôle des parents, le ministre Proulx laisse entendre qu’ils ont décrochés. Je ne suis pas porté à mettre le « blâme » sur les parents. Honnêtement je n,ai pas assez d’information pour me prononcer sur ce facteur. bien entendu il est très important.

Hypothèse de solution

  1. Hypothèse 1. Réduire l’ampleur du système privé de 20% à 5% comme dans les autres provinces en réduisant les subventions.

  2. Hypothèse 2. Réduire les pratiques de sélection des élèves ou au moins s’assurer que les groupes réguliers soient hétérogènes.

  3. Hypothèse 3. Favoriser l’inclusion et l’intégration, mais ne pas dépasser plus de 10% d’élèves en difficulté dans les groupes réguliers (2 ou 3 élèves) et assurer l’aide et le soutien aux enseignants. Attention – le principe du 10% cause problème, car il y a une question de droits et liberté. De plus, il faut tenir compte de la gravité des difficultés en question, ce qui viendra influencer le nombre possible d’élèves à intégrer. De plus, la question du soutien de l’élève et de l’enseignant par des professionnels viendra nuancer la question du nombre. Chose certaine, dépasser un certain seuil, la classe devient difficilement gérable pour ne pas dire, une classe spéciale.

  4. Hypothèse 4. S’assurer d’aider les garçons dans leur vécu scolaire en revoyant la pédagogie possiblement actuellement plus propice aux filles. De plus, avoir davantage d’hommes enseignants tant au primaire qu’au secondaire.

  5. Hypothèse 5. Diffuser les pratiques pédagogiques et d’interventions préventives qui s’appuient sur la recherche. Accompagner les milieux pour les choisir, les implanter et les évaluer.

  6. Hypothèse 6. Faire de l’éducation une priorité nationale et faire de la profession enseignante une profession de haut niveau. Avec de meilleurs salaires et une formation améliorée.   

Conclusion

Je crains malheureusement que ce soit une révolution de notre système d’éducation qu’il faut entreprendre. Saupoudré des solutions ici et là nous maintiendra là ou nous sommes.  

Oui la maternelle 4 ans c’est important, oui un Institut National d’excellence en Éducation peut possiblement aider. Mais cela est  tout à fait insuffisant et ne règlera pas notre problème de société.

 

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Diverses références complémentaires sur les élèves à risque

Trois questions à Égide Royer sur les élèves en difficulté d’apprentissage 15-06-2018

https://www.lefil.ulaval.ca/trois-questions-a-egide-royer/

 

Rapport de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse sur le système d’éducation du Québec et les élèves EHDAA – juin 2018

http://www.cdpdj.qc.ca/Publications/etude_inclusion_EHDAA_synthese.pdf

Voici un article de Stéphanie Morin dans le devoir -12-06-2018 Élève avec troubles d’apprentissage: il y a urgence d’agir

https://www.ledroit.com/actualites/education/eleves-avec-troubles-dapprentissage-il-y-a-urgence-dagir-f78d6d782ad982b0d5f49045434621e4

Voici un article sur le problème des EHDAA – élèves en difficulté

https://www.ledevoir.com/societe/education/529705/s-o-s-pour-les-eleves-en-difficulte

Voici un article complémentaire du devoir 09-05-2018 présentant le point de vue d’Égide Royer de l’Université Laval.

https://www.ledevoir.com/societe/education/526996/diplomation-l-ontario-fait-reellement-mieux-que-nous

Article d’Égide Royer – 12-06-2018 Réussite scolaire : le gouvernement est loin de la note de passage

https://www.ledevoir.com/opinion/idees/530013/reussite-scolaire-le-gouvernement-est-loin-de-la-note-de-passsage

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Voici une vidéo et un texte sur notre système inéquitable, réalisé par le Mouvement: L’école ensemble.

https://youtu.be/3XioLWr2bk8?t=117

http://www.ecoleensemble.com/

Une analyse de la proposition de la CAQ sur l’implantation de maternelles 4 ans pour tous

https://enpoussantlecrayon.com/2018/05/28/ce-qui-devrait-etre-attache/

Intégration des EHDAA et classe spéciale

https://www.ledevoir.com/opinion/idees/547542/de-part-et-d-autre-de-la-classe-speciale?fbclid=IwAR3hx5lxDdqwrezcUVaUkLJnihmxL99T7TBSdsLda2Qs4PLwLeQeEvz1fvI 

Le RIAQ: Réseau d’Information des Aînées du Québec

Chères lectrices et chers lecteurs voici une information sur le RIAQ – le Réseau d’Information des Aînées du Québec. Attention, vous n,avez pas besoin d’être un aîné pour profiter des services en informatiques de cet organisme.

Je suis membre depuis trois ans et je vous le recommande.

C’est quoi le RIAQ?

Le RIAQ, une organisation a but non lucratif,  a pour but d’aider les québécois avec l’Internet.

Cet  organisme existe et est dirigé par des aînés depuis 1996.

Les services offerts sont:

  1. Un site web riaq.ca dont la spécialité est l’informatique, la santé et le voyage.

  2. Un service en ligne de dépannages informatiques.

  3. Plus d’une centaine d’ateliers gratuits d’environ une heure en informatique. Ces ateliers sont donnés à distance chaque semaine et le membre peut y participer directement avec son ordinateur donc de chez lui. Il peut dialoguer avec l’animatrice et l’animateur et voir son écran.

  4. Un service d’information au sujet des arnaques possibles en Internet.

  5. Des groupes de discussion pour les 50 ans et plus.

  6. Dans le cadre de la «Librairie gratuite du RIAQ», des milliers de livres virtuels et gratuits sont téléchargeables du site.

  7. Des infolettres adressées directement aux membres.

  8. La possibilité de présenter vos œuvres dans la section «Arts et lettres» puis «Œuvres des membres».

  9. La possibilité de préparer vos récits de voyages et de les rendre disponibles via le site du RIAQ.

  10. La présence du RIAQ dans FACEBOOK (facebook.com/riaq.ca)

    et YOUTUBE (www.youtube.com/user/VideoRIAQ) …

 

www.riaq.ca

Les signes religieux et les personnes en autorité : une incompatibilité

Les signes religieux et les personnes en autorité : une incompatibilité

État de situation du problème

Il semble bien que la loi 62 au Québec ne règle rien à la question du port de signes religieux chez les personnes en autorité. Le Gouvernement libéral de Couillard s’est bien organisé pour ne pas se mettre à dos une portion de ses électeurs, surtout les diverses ethnies favorables au port de signes religieux ostentatoires. Pour ce gouvernement, ce n’est pas une question de valeur, mais bien d’un calcul électoraliste.

Depuis la commission Bouchard-Taylor, la majorité des Québécoises et Québécois souhaite la laïcité dans l’espace public, du moins la neutralité des personnes en autorité (policiers, juges, gardiens de prison, etc.). Moi j’y ajoute les enseignantes et les enseignants.  Nos valeurs québécoises, demandent la séparation claire de l’État et du religieux et l’égalité des femmes et des hommes.

Le débat actuel s’est déclenché par les propos d’un élu et celui de la mairesse de la ville de Montréal Valérie Plante en ouvrant la porte à la possibilité du port du voile (hijab) pour les policières de la ville.

Mon point de vue sur ce débat de société.

Après une longue histoire de la domination religieuse au Québec sur ses fidèles et aussi une alliance malsaine du pouvoir religieux et du pouvoir politique, le Québec en est arrivé « presque » à une société laïque, à une claire séparation du religieux et du politique.

Rappelons-nous que dans notre histoire, le pouvoir religieux dominait le peuple québécois en dictant les comportements à suivre et en privant, particulièrement les femmes, de toute autonomie. Par exemple,  le choix de décider d’avoir ou pas d’enfant ou encore le choix dans limiter le nombre ou encore la décision d’arrêter une grossesse.

Dans notre histoire, le port de signes religieux ostentatoires faisait partie de la démonstration de sa foi, de ses croyances, de certaines de ses valeurs. Le principal signe était la croix (le Christ en croix). Il y avait aussi la séparation des hommes et des femmes, le port du voile à l’église chez les femmes, et le voile et le costume intégral chez les religieuses. En fait, chez celles-ci, l’habillement ressemblait étrangement en plusieurs points à l’habillement des femmes musulmanes voilées. De plus, la femme dans l’Église avait une place de second ordre (ce qui existe encore aujourd’hui). En bref, le pouvoir religieux signifiait pour les femmes, entre autres, une perte d’autonomie et un statut d’infériorité.

Cette histoire religieuse chez nous les Québécois, nous l’avons d’inscrite dans notre ADN au sens que « plus jamais on ne laissera une religion imposer son idéologie ». Au Québec, la religion est devenue une pratique personnelle qui fait partie de la vie intérieure et spirituelle des personnes.

Alors, lorsque des personnes immigrées ou nées ici au Québec portent leurs signes religieux qui forcément sont associés à une religion (croix, hijab, kippa, turban, etc.) ce symbole communique clairement un message. Ces objets symboliques ont un fort pouvoir de communication et agissent comme un déclencheur d’émotions. Ils communiquent aux autres les croyances et les valeurs de la personne qui les portent. Pour ce qui est du voile, ce symbole communique, entre autres, l’inégalité homme- femme. Il envoie aussi le message que la femme est un objet de tentation (origine d’Adam et Ève) qu’il faut couvrir et que les hommes sont des êtres faibles qui ne peuvent gérer leurs pulsions.  

Il est clair pour moi et pour beaucoup de Québécoises et de Québécois que les personnes en autorité ou celles qui offrent des services publics ne doivent absolument pas porter de signes religieux. Elles doivent afficher un habillement neutre. Elles n’ont pas à livrer ou témoigner leurs croyances religieuses soit verbalement ou symboliquement. Sinon, il y a perte de neutralité, élément essentiel dans la livraison de services publics.

 

 

Avec le hijab, Bye! Bye! à l’autorité indépendante, neutre, impartiale et fiable du corps policier

 

Un texte de Yolande Potvin ma conjointe
le 16 avril 2018

Avec le hijab, Bye! Bye! à l’autorité indépendante, neutre, impartiale et
fiable du corps policier

 Avez-vous entendu le propos du 1er ministre Mr Couillard lequel a paru à la t.v. il y a quelques jours? Il a dit: « Je vais mettre au défi monsieur Legault (et…) de rencontrer cette jeune femme, et lui dire les yeux dans les yeux, qu’ils ne veulent pas qu’elle soit policière au Québec (etc). Puis, à un autre moment il dit que c’est « casser son rêve ». Oh la la! Quel langage culpabilisant, simpliste et superficiel. J’espère effectivement qu’il existe des politiciens qui seraient capables de dire à cette jeune fille qu’elle peut réaliser son rêve de devenir policière, mais qu’elle doit porter son hijab en dehors de son travail.

 Si cela était accepté pour cette jeune fille, – et que vous avez le sens de la justice – pourquoi cela ne serait pas accepté si un jeune homme, se disant chrétien, voudrait fixer une crois à l’avant de sa calotte de policier disant pour lui aussi, ce serait son rêve; puis, d’autres arriveraient avec les mots magiques, espérant réaliser leur rêve  Accepter que les uns et les autres apportent leur touche personnelle à l’uniforme policier, cet uniforme qui est conforme à la règle, cela pourrait altérer le message d’une autorité imposante et fiable reconnue par les gens; la société deviendrait troublée suite à l’ajout de tel ou tel objet modifiant l’image de cette uniformité à laquelle on s’attend; des gens pourraient alors se demander: « Mais qui est cette policière qui travaille au Québec et qui ne répond pas à la norme régissant l’habillement d’une  policière du Québec? Il serait insensé qu’une jeune fille de 17 ans vienne imposer à toute une société son choix personnel par rapport à l’uniforme régulier de la policière.

J’attire l’attention ici sur le propos suivant, très juste, énoncé par Denis Lévesque (à son émission du 12 avril): « c’est le seul métier où tu as le droit d’exercer la violence pour faire respecter la loi, et tu as un revolver…donc il faut que ce soit unanimement accepté que tu es indépendant, et neutre, et impartial. »  La société donne un très grand pouvoir aux policiers puisqu’ils ont le pouvoir de faire respecter les lois. Leur travail consiste à bien jouer ce rôle lequel les entraîne à apprendre aux citoyens à respecter des limites. Mais eux-mêmes, pour être de bons policiers, ils doivent avoir l’honnêteté de bien respecter le rôle qu’avec confiance la société leur a dévolu. Or leur rôle c’est précisément de représenter une autorité indépendante, neutre et impartiale.

Permettre cela à cette personne, ce serait devoir le permettre à tous ceux qui se mettraient à l’imiter et alors… bye bye autorité indépendante, neutre, impartiale et fiable du corps policier.

 Yolande Potvin

 

 

 

Les Émotion : revisitées

Cet article est un extrait de mon  livre Élève à risque d’échec scolaire. Un regard sur la résilience et les facteurs de protection. Collection psycoéducation. Béliveau Éditeur. (août 2018).

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Les émotions correspondent à des états affectifs dont la durée et l’intensité varient et qui sont accompagnés de réactions physiologiques. Certaines émotions sont agréables (joie, intérêt), et d’autres sont désagréables (colère, peur, tristesse). Ce sont nos émotions qui nous révèlent si nos besoins sont satisfaits ou non, et jusqu’à quel point ils le sont. Elles nous informent de manière précise sur notre équilibre psychique et renseignent notre entourage sur notre état (Potvin, 2015, 2017).

Seligman (2013) souligne le rôle important des émotions fortes comme l’anxiété qui nous préviennent d’un danger. La dépression et la tristesse nous informent de la menace d’une perte. La colère nous dit que quelque chose empiète sur notre domaine. Les émotions ont pour but de nous pousser à l’action pour nous changer nous-mêmes ou nous inciter à changer le monde, et ainsi mettre fin à l’émotion négative. Le mal-être est nécessaire, car il nous pousse au changement. Évidemment, il ne faut pas que ces émotions négatives deviennent chroniques et paralysantes ni qu’elles déclenchent de trop nombreuses fausses alertes (exemple : crises de panique). En effet, dans ce cas, il y a un problème de santé mentale.

Références

Potvin, P. (2017). Qui sommes-nous, nous, les Humains?. Les Éditions Première chance.

Potvin, P. (2015). Comprendre l’apprentissage pour mieux éduquer. Une approche psychoéducative. Collection psychoéducation. Béliveau éditeur.

Seligman, M. E.P. (2013). L’école de l’Optimisme. Développer la résilience chez l’enfant. Les Éditions de l’Homme.

L’Estime de soi – revisitée

Cet article est un extrait de mon livre Élève à risque d’échec scolaire. Un regard sur la résilience et les facteurs de protection. Collection psycoéducation. Béliveau Éditeur. ( 018)

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L’estime de soi correspond à une autoévaluation. C’est l’appréciation que l’on a de soi, positive, négative, réaliste ou irréaliste. Elle se construit par l’expérience, par les résultats des apprentissages dans tous les domaines. Seligman (2013) mentionne que l’estime de soi est un sous-produit de la réussite, et qu’une fois qu’elle est ancrée chez un enfant, elle suscite encore d’autres réussites. Ce chercheur insiste sur le fait que l’estime de soi est une conséquence, et non la cause de cette maîtrise et de cette réussite. C’est pour cela qu’elle ne s’enseigne pas directement. Elle s’acquiert par l’expérience. Elle se construit aussi par les rétroactions reçues de l’entourage (parents, enseignants, pairs, employeurs, etc.) en relation avec les activités réalisées. L’estime de soi idéale est positive et réaliste. Elle sera une alliée de la résilience lors de coups durs. Les élèves en difficulté scolaire ont tendance à avoir une estime de soi négative, ce qui peut nuire à leur confiance en soi, à leur persévérance ainsi qu’à leur résilience.

Seligman (2013) nous met en garde contre une approche à éviter concernant l’estime de soi. Cette approche met l’accent sur la manière dont l’enfant se sent, au détriment de ce qu’il fait (maîtrise, persévérance, surmonter la frustration et l’ennui, relever des défis). Centrée sur les sentiments, cette approche nuit au développement de l’enfant en lui envoyant des messages positifs souvent irréalistes, non fondés sur la réalité des activités réalisées. Elle ne permet pas à l’enfant de commettre d’erreurs ou d’être en situation d’échec. Elle le renforce sans qu’il le mérite réellement. Elle utilise des phrases creuses comme : « Tu es un être spécial, bravo… Tu es unique… » Les enfants apprennent rapidement à ne pas tenir compte de ces flatteries si elles ne s’appuient pas sur la réalité.

L’approche que Seligman préconise provient de la psychologie positive qui se préoccupe d’aider l’enfant à réussir et à être conscient de la relation réelle entre les moyens qu’il prend et les résultats obtenus. On cherche à développer une estime de soi positive, mais réaliste. Dans le processus d’apprentissage et la construction de l’estime de soi, l’erreur, l’échec et la frustration font partie de la normalité. Seligman (2013) souligne qu’il est important que l’enfant apprenne à leur faire face. Il y apprend à fournir des efforts et à persévérer malgré l’adversité. Ce sont, entre autres, ces apprentissages avec un aboutissement vers la réussite qui permettent le développement de la résilience.

L’estime de soi se construit aussi dans le cadre de relation de bienveillance, par la connaissance de soi et les encouragements, mais aussi par des remarques constructives qui donnent l’heure juste. Comme le mentionne Rousseau (2010), elle se construit surtout par l’accumulation d’expériences variées adaptées aux capacités de la personne, de défis qui l’amènent à se dépasser et par les réussites découlant de ses réalisations. Dans l’approche de l’estime de soi que préconise Seligman (2013), le bien-être que ressent l’enfant arrive en second, après l’effort, la persévérance et la réussite. L’accent n’est pas mis sur le sentiment de bien-être, car celui-ci est considéré comme une conséquence, un effet à la suite de l’action de l’enfant.

Tant en milieu scolaire qu’en milieu familial, on recommande de se préoccuper du développement de l’estime de soi. Il faut mettre l’accent sur les forces, les habiletés, les talents du jeune et lui permettre de les exploiter, et ce, dès le jeune âge et par la suite, à l’adolescence. On n’inculque pas l’estime de soi par des paroles, des encouragements, mais avant tout par l’expérience de la réussite.

Comme le préconise l’approche psychoéducative l’intervention consistera à montrer à l’enfant à réfléchir sur ce qu’il est, à identifier ses forces, ses vulnérabilités, ses principaux talents ainsi que ses champs d’intérêt. Son estime de soi augmentera à la condition qu’il soit invité à s’arrêter pour constater quelles sont ses réalisations, pour reconnaître ce qui lui appartient dans ses réussites et pour en être conscient (lieu de contrôle interne). Il ne faut pas oublier que l’estime de soi est étroitement liée à la perception et aux rétroactions des autres sur ses réalisations (parents, enseignants, adultes, pairs). L’intervenant doit s’assurer que les commentaires et les rétroactions de l’environnement soient constructifs et respectent la réalité (ne pas exagérer en positif ou en négatif).

Référence

Seligman, M. E.P. (2013). L’école de l’Optimisme. Développer la résilience chez l’enfant. Les Éditions de l’Homme.

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L’estime de soi – extrait

Léandre Bouffard (2019). Homo Beatus. Petite somme sur la science du bonheur. Les éditions Percée. 301 pages. (Bonheur – LB – 2019 p.  ).

L’estime de soi basé sur des accomplissements … il ne s’agit pas de construire une fausse estime de soi, comme le propose certains ouvrages de « pop psychologie » qui encouragent plutôt le narcissisme… éviter de gonfler artificiellement l’égo des enfants. Les études de l’équipe de Baumeister (2003) ont démontré que ce n’est pas l’estime de soi qui favorise le succès à l’école, mais que ce sont  les bonnes notes qui rehaussent l’estime de soi par la suite  9(p. 158)

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Voici un article qui démontre qu’avoir une vision positive même irréaliste est plus favorable aux apprentissages et à la motivation qu’avoir une vision négative irréaliste de soi. Personnellement je reste avec la conviction qu’il est préférable de favoriser le développement positif réaliste de  l’estime de soi

http://rire.ctreq.qc.ca/2018/04/se-croire-meilleur-ou-moins-bon/

Entrevue sur mon livre: Qui sommes-nous, nous, les humains?

Voici une entrevue sur mon livre Qui sommes-nous, nous, les humains avec Patricia Powers.

 

Mon livre fait partie du lancement collectif des livres des auteurs de l’UQTR  le jeudi 12 avril 2018 à la Bibliothèque de l’UQTR

https://www.youtube.com/watch?v=PGTVP9AqP1I&feature=youtu.be

Information sur le livre : la table des matières et lien pour se procurer le livre:

http://pierrepotvin.com/wp/index.php/2017/09/29/nouveau-livre-qui-sommes-nous-nous-les-humains/

Enseigner et faire de la recherche universitaire: une expérience enrichissante

Note à mes lectrices et lecteurs

Ce que je présente dans cet article sur l’enseignement et la recherche universitaire c’est tout le côté positif de l’expérience que j’ai vécue. C’est voulu ainsi. Évidemment vous comprendrez que ceci ne représente pas toute la réalité de l’expérience. Comme c’est le cas dans la vraie vie, il y a aussi un côté sombre et difficile.

Ainsi, je pourrais présenter une autre analyse décrivant le côté très difficile de cette expérience d’enseignement et de recherche. Les obstacles, les rivalités, les déceptions, les deuils et séparations d’avec les collègues et les assistantes de recherche. Les subventions de recherche refusées, les articles refusés. La difficulté aussi d’enseigner au 1er cycle (baccalauréat) où l’on pouvait me reprocher ma trop grande exigence dans les travaux, mon manque de dynamisme dans mes exposés lors des cours et d’être trop théorique.

Bon voilà, la mise au point et à vous d’apprécier le côté enrichissant de cette expérience.

 

Avant ma carrière universitaire, j’ai été:

Éducateur physique au primaire durant 1960-1961 (1 an)
Commission scolaire de Pointes-aux-Trembles

Éducateur physique et psychoéducateur à  Boscoville de 1960 à 1974 (14 ans)
Coordonnateur des activités physiques et sports

Centre de Psycho-Éducation du Québec (CPEQ) 1974 à 1977 (3 ans)
Psychoéducateur consultant dans l,accompagnement des milieux et responsable du certificat de psychomotricité.

 

Ma carrière universitaire:

École de Psychoéducation de l’Université de Montréal 1978 à 1982 (4 ans)

L’Université du Québec à Rimouski UQAR – Rimouski Période de 1982-1985 (3 ans)
Département des sciences de l’éducation – en adaptation scolaire

L’université du Québec à Trois-Rivières UQTR – Trois-Rivières Période de 1985 à 2006 (21 ans)

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Ce que je retiens de très beau de l’enseignement universitaire

Avoir le statut de professeur d’université et être responsable de 30 à 40 étudiantes dans la vingtaine, qui se préparent à la carrière de psychoéducatrice, est un statut et une responsabilité valorisante.  Particulièrement former les étudiantes aux bases de la recherche et expérimenter en laboratoire des traitements statistiques et aussi réaliser une mini-recherche, me fait éprouver de la satisfaction.

Le plus satisfaisant et valorisant c’est l’enseignement aux étudiantes de maîtrise. Ces étudiantes sont plus âgées, plus expérimentées, plus motivées qu’au baccalauréat. Je me sens bien avec elles, compétent et en sécurité. Je suis sûr de ce que je leur apporte. Elles m’apprécient et cela me valorise. Habituellement les groupes sont peu nombreux, de 15 à 20 étudiantes, ce qui allège ma tâche comparée aux groupes de baccalauréat qui varient entre 30 et 45 étudiantes (répétés deux fois). J’aime particulièrement la partie présentation des travaux à la maîtrise où c’est au tour des étudiantes d’être actives.

Une autre dimension intéressante de l’enseignement,  c’est la supervision de stage à la maîtrise. Pour une tâche d’enseignement,  j’assume 5 ou 6 étudiantes pour l’année (deux trimestres). Ce que j’aime c’est d’être proche du terrain et de « coacher » en utilisant des moyens pour solutionner  un problème du milieu. La créativité est au rendez-vous et le contact personnel avec l’étudiante me stimule.

La direction des étudiantes dans leur mémoire de maîtrise ou de thèse de doctorat est une autre tâche que j’adore. C’est un long processus d’élaboration d’une recherche avec un lien de complicité, un partage des hauts et des bas du parcours d’apprentissage de l’étudiante. Pour les étudiantes de maîtrise, cela dure habituellement deux années, mais pour les étudiantes de doctorat c’est très long de 6 à 10 ans. Il s’en passe des choses dans ce vécu d’encadrement : la maladie, les succès, les échecs, les grossesses, les séparations, les déménagements, etc. Au doctorat l’étudiante devient une collègue ou une collaboratrice de recherche.

Souvent les étudiantes de maîtrise et de doctorat sont aussi mes assistantes ou mes professionnelles de recherche. Elles sont essentielles à la réalisation de mes projets de recherche. Je les côtoie tous les jours, on forme une équipe. Ces collaboratrices peuvent l’être durant de nombreuses années de 5 à 10 ans, soit la durée de leurs études. C’est tellement bon. Diriger des étudiantes graduées comme assistantes ou professionnelles de recherche est une autre tâche très gratifiante.

Les diverses émotions positives et les valeurs qui se manifestent en relation avec l’enseignement sont les suivantes. Les plus fortes : l’accomplissement de soi, le sentiment de réussite, le sentiment de compétence, être respecté, la reconnaissance par les collègues, le pouvoir, le prestige. En second viennent : la stimulation à toujours apprendre plus, la fierté, la bienveillance dans les relations, l’engagement, la persévérance, l’humour, la sociabilité, l’ambition,  la créativité, le leadership.

Ce que je retiens de très beau de la recherche

Ma toute première initiation à la recherche se situe en 1966. Une expérience d’apprentissage de jeux acrobatiques par quatre adolescents de Boscoville. C’est dans le cadre d’un travail de formation (fin de mon certificat) pour Gilles Gendreau. Ce fut une expérience de recherche en laboratoire, à ce point originale que Richard Tremblay m’a imité. C’est très positif, de belles émotions : fierté, sentiment de compétence, d’originalité.

Par la suite c’est ma maîtrise avec Richard Tremblay. J’y réalise de très beaux apprentissages, des cours sur le développement cognitivo-moteur, l’éthologie, la psychopathologie avec le Dr. Lemay, le béhaviorisme, etc. C’est une expérience très stimulante.  Durant cette période de formation, j’assiste à mon premier congrès international en Nouvel Orléans. C’est ma première expérience de présentation d’une recherche. Je passe à un autre niveau supérieur de rigueur. C’est à cette période que je découvre vraiment la recherche. Puis arrive le doctorat avec Aimée Leduc et le Béhaviorisme social. J’apprends encore davantage avec les cours sur la théorie d’apprentissage ( le traitement de l’information théorie de Gagner), avec l’approche expérimentale, les statistiques, les recensions d’écrits,  les présentations rigoureuses lors des séminaires et lors des colloques.

Je réalise beaucoup de projets de recherche dont je suis le leader, l’initiateur. J’éprouve un sentiment d’importance, de compétences. Je suis un chercheur. J’obtiens des subventions, des commandites de commissions scolaires, du ministère de l’Éducation, d’un centre jeunesse.

Durant ma carrière universitaire,  je réalise, entre autres, les recherches suivantes : (1) La première est à Rimouski, sur les attitudes des enseignants et l’intégration des élèves en difficulté. Une recherche collaborative avec deux écoles secondaires. (2)  L’autre à Trois-Rivières, une étude longitudinale sur les attitudes des enseignants. De la fin du primaire à la fin du secondaire 2 (durée de trois ans). (3) La recherche-action en Gaspésie avec Renée Pinard et Simon Papillon (durée de 3 ans). (4) La recherche à VJSD sur la clientèle (une commandite). (5) La recherche sur le décrochage scolaire (LEAT) production du Guide les Petits pas (premier transfert de connaissances). (6) Les programmes Prends le volant et PARC (commandite de CSTR) un transfert de connaissance. (7) L’étude longitudinale avec la direction de l recherche du ministère de l’Éducation (durée 3 ans, puis 11 ans), c’était une commandite. (8) L’étude longitudinale sur le décrochage scolaire avec Laurier Fortin, Égide Royer et Diane Marcotte (durée 11 ans). (9) Le mentorat avec l’école secondaire Cavelier De Lasalle (durée 2 ans). Puis des outils de transfert de connaissances avec le CTREQ : deux guides de prévention, deux logiciels de dépistage, un guide de Mentorat, un guide Agir dès les premiers signes, un site internet École et Stratégies.

Beaucoup de production d’articles scientifiques et professionnels (90), de congrès, de voyages dans le monde, de conférences (250), d’outils, de programmes, de logiciels (42) et de rapport de recherche (42).

Les diverses émotions positives et les valeurs qui se manifestent en relation avec la recherche. Les plus fortes ce sont : le sentiment de productivité, l’accomplissement de soi, la fierté,  le prestige, la compétence, la reconnaissance. En second ce sont: le plaisir de travailler en équipe, la fraternité, les amitiés, l’humour, les découvertes dans les voyages.

 

(Dossier) L’école privée et l’école publique: un problème de société

Voici le principe concernant notre système d,éducation au Québec. Je souhaite:
Un bon système d’éducation pour tous et non un excellent système pour certain
– ou Une bonne école pour tous et non une excellente école pour certain

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Note à mes lecteurs et lectrices. Ce texte a été produit en février 2018 dans le cadre d’un travail pour un cours en écriture. Les noms de l’enseignant et de la commission scolaire sont fictifs. Toutefois, l’origine de l’histoire est bien réelle et s’est déroulée en partie sur Facebook. 

L’ÉCOLE PRIVÉE ET L’ÉCOLE PUBLIQUE

            Il fait froid dehors. Le vent bourrasse, la neige tourbillonne. Il est 19 h, et je suis installé au chaud devant le foyer. Le feu lèche les bûches de ses flammes bleutées. Quelques craquements signalent leur vigueur. Grisette, allongée à côté de moi, ronronne doucement. De temps à autre, elle se lèche le poil avec délice, comme si c’était le meilleur des desserts. J’entends les pas de mon épouse, qui vague doucement à ses occupations. Je suis bien ! Ce sont les petits bonheurs de l’instant présent.

            J’ouvre mon portable et navigue sur Facebook. Je suis rapidement envahi par un flot d’informations souvent inutiles : des photos de voyage, de repas, d’animaux domestiques, des clips vidéos bourrés de publicités. Défilent sur mon écran plusieurs commentaires critiques de toutes sortes, sur le système de santé, sur les médecins trop payés, sur Trump, sur les armes à feu aux États-Unis et les tueries. Tout en naviguant, je suis frappé par un échange entre des « amis Facebook ». La discussion porte sur notre système d’éducation : le privé et le public.

            Luc, un enseignant de la commission scolaire du Chemin-du-Roy, écrit : « Je suis écœuré par ceux qui chargent à fond en dénonçant le financement du privé et en croyant que l’école québécoise est inégalitaire ! »

            Ce commentaire déclenche en moi un flot d’émotions : colère, tristesse, agressivité. Je me sens directement interpellé. Cette phrase écorche certaines de mes valeurs les plus fondamentales : l’égalité des chances, l’écart indécent entre les riches et les pauvres.

            J’ai consacré plusieurs années de ma vie professionnelle à défendre ces valeurs par des publications de livres sur l’école, l’apprentissage, l’éducation, les milieux socioéconomiques favorisés et défavorisés et leurs multiples conséquences. Je suis « crinqué » ! Je réplique à Luc :

« Notre système d’éducation est tout à fait inégal et inéquitable. Le privé et le public, c’est incomparable. Même au public, avec les programmes particuliers et leurs sélections des meilleurs, est difficile d’accès aux élèves en difficulté et de milieu défavorisé. C’est injuste ! Il reste encore de la grosse job à faire pour avoir un système équitable et qui donne à tous une chance égale de réussir. »

À la suite de ce court message, en quelques secondes, je reçois la réponse de Luc : « Vous autres, qui êtes contre le financement des écoles privées, vous ne supportez pas l’élitisme. Vous avez un biais important dans votre jugement. »

            Je suis piqué au vif ! Sans plus tarder, je tape rapidement ma réponse : « Tu as bien raison, Luc. Je ne suis pas en faveur de l’élitisme, de la haute performance, de la gestion axée sur les résultats, de cet écart inacceptable entre les riches et les pauvres, du cercle vertueux entretenu chez les riches et du cercle vicieux chez les pauvres. Écoute bien, je ne dis pas qu’il faut abolir les écoles privées et leur financement, je dis qu’il faut partager davantage les ressources et arrêter de sélectionner et de discriminer entre les meilleurs et les moins bons. Notre système favorise une hémorragie dans les écoles publiques en vidant les classes ordinaires de leurs meilleurs éléments pour aller au privé. »

Je tape tellement fort sur mon clavier que Grisette a arrêté de ronronner et de se lécher. Elle me regarde de ses grands yeux jaunes et semble s’interroger sur mon état de stress. Même le feu du foyer a faibli et a pris une couleur jaune fade.

Je décide alors d’arrêter mon écrit sur Facebook, car je sens trop d’émotions fortes en moi. J’ai déjà eu une émotion semblable et le remède fut de faire quelques minutes de pratique de méditation de la pleine conscience. C’est ce que je fais à l’instant et mon état de calme revient graduellement à la normale. Grisette a recommencé à se lécher et le feu du foyer m’a semblé redevenir bleuté.

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Voici quelques compléments à cette problématique de l’école privée et publique au Québec. Tiré ou inspiré en partie de Jessica Nadeau, 7 septembre 2017, Le Devoir

  • L’école régulière perd du terrain face au privé, 40% des élèves du secondaire étudient au privé ou dans des écoles publiques à programmes ou projets particuliers qui imposent des critères de sélection (selon l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS).
  • Comme je j’ai mentionné dans mon article, cela a pour effet d’écrémer la classe régulière au profit des écoles privées et des écoles à vocation particulière.
  • De plus, la classe régulière se voit davantage avoir la mission de l’intégration ou l’inclusion des élèves en difficulté (d’apprentissage ou de comportement) ce qui rend doublement difficile la tâche enseignante. Peu de ces élèves fréquentent ou sont admis au privé ou dans des programmes particuliers.
  • Si l’on se compare à l’Ontario, cette province ne finance qu’a 5% l’école privée ce qui est loin d’être le cas ici au Québec.  

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Très bon article sur le système d’éducation à 3 vitesses

https://www.lapresse.ca/actualites/education/2020-06-20/l-ecole-publique-secteur-regulier-l-ecole-mal-aimee

Aussi: https://www.lapresse.ca/actualites/education/2020-06-20/l-ecole-a-trois-vitesses-a-cause-un-gachis-humain

Voici un excellent article sur les méfaits de la sélection des élèves tant au privé qu’au public.
https://www.ledevoir.com/opinion/idees/536510/la-segregation-scolaire-au-secondaire-une-derive-largement-ignoree

Voici une texte intéressant de Marc St-Pierre qui complète bien ce que j’ai écris

https://enpoussantlecrayon.com/2018/04/10/expliquez-moi-monsieur-le-ministre-de-leducation/comment-page-1/#comment-38

https://enpoussantlecrayon.com/2019/03/15/le-parasco-remede-a-la-segregation/

Autre texte intéressant de Jean-Étienne Bergeron

https://quebec.huffingtonpost.ca/jean-etienne-bergeron/financement-ecoles-privees-solution_a_23413646/

Autre texte d’Alec Larose: École privées et publiques, vers la ségrégation.

https://www.ledevoir.com/opinion/idees/463209/la-replique-financement-public-de-l-ecole-privee-ecoles-privees-et-publiques-vers-la-segregation

Autre texte de Joel Boucher: Regard sur les inégalités du système scolaire québécois

http://plus.lapresse.ca/screens/78247cb0-ddd0-4b99-ad98-535629d93614__7C___0.html?utm_medium=Twitter&utm_campaign=Internal+Share&utm_content=Screen

En Finlande pas aucune école privée, toutes les écoles sont semblables et excellentes. -Une vidéo de 9 minutes.

https://www.facebook.com/edouard.hoffmeister.9/videos/135962940490397/

Rapport du Conseil Supérieure de l’Éducation – les besoins en éducation: l’équité, l’égalité des chance.

http://www.cse.gouv.qc.ca/fichiers/documents/publications/CEBE/50-0494.pdf

Les frais à l’école publique – les programmes particuliers – par Robert Dutrisac

https://www.ledevoir.com/opinion/editoriaux/537073/gratuite-scolaire-geometrie-variable

 

Une école publique de Québec tasse les élèves « ordinaires » ou en difficulté pour faire de la place aux élèves des programmes particuliers sport-étude et art-étude.

http://www.lapresse.ca/actualites/education/201809/19/01-5197260-ecole-cardinal-roy-des-eleves-tasses-pour-le-sport-etudes.php

Un bel article sur la réalité des coûts de l’école privée 

ÉCOLES PRIVÉES

Point de vue favorable à l’école privée, d’un universitaire Guy Durant: Écoles publiques et privées, deux réseau complémentaires
https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/537530/ecoles-publiques-et-privees-deux-reseaux-complementaires?utm_campaign=Autopost&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#Echobox=1537881188

 

Un Post d’Égide Royer sur LinkedIn (10-12-2018)

Égide Royer a publié un post : Je craignais que le mot “GHETTO” vienne un jour qualifier l’école publique “ordinaire”. C’est fait. Et la solution n’est essentiellement pas une question d’activités parascolaires ou de disparition du financement de l’école privée. Au risque de me répéter, il est indispensable de rendre le financement de l’adaptation scolaire accessible au privé et d’exiger que toutes les écoles du Québec (privées, à projet particulier et publiques « ordinaires) offrent des services à TOUS les élèves. Concentrer les 220,000 élèves handicapés ou en difficulté dans les écoles “publiques ordinaires” explique le terme “ghetto” utilisé par l’auteur. Cette situation est indigne d’une société aussi développée que la nôtre.

Autre article intéressent pour une école publique unifiée
http://plus.lapresse.ca/screens/933a6f97-fb95-4f83-910f-4d0e7858b5fb__7C___0.html?utm_medium=Email&utm_campaign=Internal+Share&utm_content=Screen&fbclid=IwAR0N5S_hfhvFK6qYZfl0b03GeqlA_D_dTr33lM5jeVX6CnpHyl3zKdH8yq4

 

Éducation – trois système – le privé – le privé confessionnel et le publique – une référence au sociologue Guy Rocher

https://www.ledevoir.com/societe/556155/faut-il-crucifier-l-ecole-privee

Série de conférences (série 1, 2 et 3): Qui sommes-nous, nous, les humains?

Note au lecteur et lectrice. Le livre Qui sommes-nous, nous les humains?  a été révisé et édité sur Amason.ca : Humain. À la découverte de qui nous sommes.

Série de conférences : Qui sommes-nous, nous, les humains?

Voici une série de conférences en PowerPoint. Le contenu de ces conférences est tiré de mon livre Qui sommes-nous, nous, les humains? Elles sont courtes et vont à l’essentiel. Vous avez deux choix de visionnement:

  • la version vidéo sur You tube. Cliquez sur le lien pour le visionnement

  • le PDF présente le PowerPoint, vous défilez les diapositives à votre rythme pour une lecture seulement. Cliquez sur le lien pour le visionnement.

Tiré de mon livre: Qui sommes-nous, nous, les humains?
http://pierrepotvin.com/wp/index.php/2017/09/29/nouveau-livre-qui-sommes-nous-nous-les-humains/

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Série de conférences : Qui sommes-nous, nous, les humains?

Série 1 – 4 parties

Partie 1.  Naissance de l’univers et de la vie

Présentation en vidéo You tube (6 minutes)
https://www.youtube.com/watch?v=8l0FnhU8nEI

Présentation PowerPoint  Humain Partie 1 PDF  

Partie 2. Évolution de l’espèce et ce qui nous caractérise

Présentation en vidéo You tube (9 minutes)  https://youtu.be/J3z12SweBI4

Présentation PowerPoint     Humain Partie 2 PDF

Partie 3. Le cerveau

Présentation en vidéo You tube (14 minutes) https://youtu.be/OyXfrJU-asw

Présentation PowerPoint    Humain Partie 3 PDF

Partie 4. Conscience et Apprentissage

Présentation vidéo You tube ( 12 minutes )
https://www.youtube.com/watch?v=PCieHvXA0aw

Présentation PowerPoint   Humain Partie 4 PDF

Série 2 – 4 parties

Partie 1.  La motivation

Présentation en vidéo You tube (13 minutes):
https://www.youtube.com/watch?v=epZAO1QyCeM

PDF. Présentation PowerPoint    Humain -série 2 – partie 1 PDF 

Partie 2. Les émotions

Présentation en vidéo You tube ( 14 minutes ) https://youtu.be/076yv_RyOf4

Présentation PowerPoint    Humain -série 2 – partie 2 PDF 

Partie 3. Les croyances et les valeurs

Présentation vidéo You tube (10 minutes)  https://youtu.be/x_ylGqWBHkw

Présentation PowerPoint    Humain -série 2 – partie 3 PDF 

 

Partie 4. La personnalité

Présentation vidéo You tube (10 minutes)   https://youtu.be/Y4PwYYA3lgs

Présentation PowerPoint    Humain -série 2 – partie 4 PDF 

Série 3 – 5 parties

Partie 1. La famille, l’éducation familiale et scolaire.

Présentation vidéo You tube  (8  minutes)
https://www.youtube.com/watch?v=BeMoPTJXsz4

Présentation Power Point  Humain -série 3 – partie 1 PDF

 

Partie 2. L’environnement socioéconomique. Milieu aisé et milieu défavorisé

Présentation vidéo You tube ( minutes) https://youtu.be/TGs1hkLC6gM

Présentation Power Point Humain -série 3 – partie 2 PDF

 

Partie 3. La culture

Présentation vidéo You tube (5 minutes)  https://youtu.be/EANij-94rcE

Présentation Power Point  Humain -série 3 – partie 3 PDF

 

Partie 4. La révolution numérique et technologique

 

Présentation vidéo You tube (5 minutes)
http://www.youtube.com/edit?o=U&video_id=pwjmTl9kfd8

Présentation Power Point  Humain -série 3 – partie 4 PDF

Partie 5. La recherche du bonheur et la quête de sens

Présentation vidéo You tube (5 minutes) https://youtu.be/iNE70TQ9oDs

Présentation Power Point Humain -série 3 – partie 5 PDF

 

 

Ne jamais abandonner: La légende de l’âne et du puits

La légende de l’âne et du puits

https://www.facebook.com/santeplusmag/videos/1543523485710438/

Un jour , l’âne d’un fermier est tombé dans un puits. L’animal gémissait pitoyablement pendant des heures et le fermier se demandait quoi faire.
Finalement, il a décidé que l’animal était vieux et le puits devait disparaître. De toute façon, ce n’était pas rentable pour lui de récupérer l’âne.

Il a invité tous ses voisins à venir l’aider. Ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à boucher le puits.

Au début, l’âne a réalisé ce qui se produisait et se mit à crier terriblement. Puis, à la stupéfaction de chacun, il s’est tu.

Quelques pelletées plus tard, le fermier a finalement regardé dans le fond du puits et a été étonné de ce qu’il a vu.

Avec chaque pelletée de terre qui tombait sur lui l’âne faisait quelque chose de stupéfiant : il se secouait pour enlever la terre de son dos et montait dessus.

Bientôt, chacun a été stupéfié que l’âne soit hors du puits et se mit à trotter !

La vie va essayer de vous engloutir de toutes sortes d’ordures. Le truc pour se sortir du trou est de se secouer pour avancer.

Chacun de nos ennuis est une pierre qui nous permet de progresser.

Nous pouvons sortir des puits les plus profonds en n’arrêtant jamais. Ne jamais abandonner ! secouez-vous et foncez !

 

L’heureux Naufrage: quelques extraits du documentaire

L’heureux Naufrage (2014)
L’ère du vide d’une société post-chrétienne

Documentaire sur le sens de la vie
Un film de Guillaume Tremblay

Voici quelques extraits du documentaire que j’ai trouvés très intéressants et que je partage avec vous.

  • On est beaucoup plus libre, plus prosper, mais il manque quelque chose, il manque un sens à la vie.

  • On est dans un monde de vide spirituel, un monde d’utilisation, de consommation, un monde de prêt à porter, de plaisir immédiat.

  • Un milieu qui va vite, où il faut être performant, comme mère, comme père, comme enfant. Au travail, dans les loisirs. Il faut être bon partout. C’est une vie de compétition, de comparaison, où tout se mesure, où tout se compare sans cesse. Guy Corneau.

  • Il n’y a plus de place pour prendre du recul, pour faire de la méditation, de la contemplation. Léopold Lauzon.

  • Il y a de la confusion entre ce qui compte pour l’humain et ce qui se compte (comptabilité, $). Beaucoup de choses importantes dans notre vie « compte », mais ne se compte pas, ne se calcule pas : le bonheur, la littérature, la musique, la sagesse, la gratuité, le partage, l’amitié, l’amour, etc. J-C. Guillebaud.

Éducation en 2018: Proposition d’Égide Royer

Un article très intéressant d’Égide Royer pour les changements en éducation en 2018

http://plus.lapresse.ca/screens/51d6e26f-5da1-4a47-b595-9d8953fea0ce%7C_0.html?utm_medium=Facebook&utm_campaign=Internal+Share&utm_content=Screen

Un Rappel – Mon nouveau livre – Qui sommes-nous, nous, les humains

Un Rappel – Mon nouveau livre – Qui sommes-nous, nous, les humains?

Voici un rappel pour ceux qui n’auraient pas eu l’occasion de prendre connaissance de mon nouveau livre: Qui sommes-nous, nous, les humains? À la recherche d’une meilleure compréhension de notre humanité, à la lumière des neurosciences.

Ce livre est une vulgarisation scientifique et aborde de multiples facettes de ce que nous sommes

  • Ce qui nous caractérise comme Homo Sapiens

  • Comment le cerveau fait partie de notre vie et explique en bonne partie l’orientation de nos comportements, l’expression de nos émotion, etc.

  • En quoi consistent la conscience, l’apprentissage, la motivation, les émotions

  • Et la personnalité dans tout çà? Quant est-il?

  • L’influence de nos environnements : la famille, le fait de vivre dans un milieu aisé ou défavorisé, la culture, la révolution numérique

  • Finalement, qu’est-ce que le bonheur et en quoi la quête de sens est importante?

Un beau livre pour la période des vacances et la nouvelle année. Une belle occasion de faire le point sur « Qui nous sommes et qui je suis ? »

Pour vous donner une meilleure idée du style d’écriture, j’ai ajouté un exemple – le chapitre 10. Les émotions.

Mon livre n’est pas en librairie, mais il est facile de vous le procurer directement auprès de moi (voir la procédure dans le lien plus bas). 

 

http://pierrepotvin.com/wp/index.php/2017/09/29/nouveau-livre-qui-sommes-nous-nous-les-humains/

Version ePUB (numérique:
http://leseditionspremierechance.com/produit/sommes-humains-pierre-potvin-format-epub/

 

Prévention du suicide chez les jeunes et cyberdépendance: BYE!

L’homme d’affaire Alexandre Taillefer à perdu son fils de 14 ans qui s’est suicidé. Il était depuis quelques années cyberdépendant aux jeux vidéo. Le présent documentaire BYE est un bel outil de sensibilisation à la prévention du suicide chez les jeunes et aussi à la cyberdépendance.

https://ici.tou.tv/bye

 

Un article qui invite à la prudence suite au documentaire BYE. Il ne faut pas faire une alliance entre le suicide chez les jeune et les jeux vidéo.

https://www.lesoleil.com/actualite/sante/bye-calmer-le-vent-de-panique-a0ff6c2bab664fc2c3eb846b595a0615?utm_campaign=lesoleil&utm_medium=article_share&utm_source=facebook

Colloque: L’histoire des services à la jeunesse:tremplin vers le futur

Voici des extraits de témoignages présentés lors du Colloque: L’histoire des services à la jeunesse:tremplin vers le futur qui s’est tenu à Boscoville (Montréal, Québec) le 30 novembre 2017.

Les responsables  du projet Espace Mémoire ont demandé à des personnes ayant occupé différentes fonctions dans les services à la jeunesse en difficulté, de témoigner à partir de leur expérience comme gestionnaire, cadre, éducateur, chercheur, etc. Témoigner sur l’histoire des services, les réussites et ce qui pourrait être fait dans l’avenir pour améliorer les services aux jeunes en difficulté et à leur famille.

Ces témoignages sont très précieux, car ils s’appuient sur un savoir d’expérience de haute qualité.

Dans quelque temps les entrevues des témoignages sous forme de vidéo seront disponible sur le site web:  https://espacememoire.wordpress.com/

 

http://pierrepotvin.com/8.%20Banque%20d’outils/Espace%20-%20M%C3%A9moire.pdf

 

Mémoire du Conseil Supérieur de l’Éducation: Création de l’institut National d’excellence en Éducation

Voici le mémoire du Conseil supérieur de l’éducation (CSÉ) concernant la création d’un Institut national d’excellence en éducation.

http://www.cse.gouv.qc.ca/fichiers/documents/publications/50-0504.pdf

Critique: C’est un mémoire très intéressant qui n’appuie pas l’idée de la création d’un institut, mais qui propose lui-même d’en assumer une bonne partie du rôle. Il propose de créer deux nouvelles structures sous sa gouverne: Une Commission permanent sur la recherche en éducation et un Centre d’excellence en éducation pour la diffusion des connaissances issues de la recherche.

Je trouve le mémoire très bien documenté, présentant une vision globale, systémique et complexe de l’éducation. Dans mon mémoire je proposais que le CSÉ assume en partie le rôle du futur Institut, mais je faisais une place plus grande au CTREQ pour la synthèse des résultats de la recherche, la diffusion et l’accompagnement des milieux. Dan son mémoire, le CSÉ parle du CTREQ mais ne lui confit aucun rôle précis. ..

Création de l’Institut national d’Excellence en Éducation : Mémoire du CTREQ

Voici le mémoire du Centre de Transfert pour la Réussite Éducative du Québec (CTREQ) concernant la création d ‘un Institut National d’Excellence en Éducation (INEE).

En ce qui me concerne, je crois que le CTREQ rencontre déjà au moins 60% des objectifs du futur Institut. Un partenariat et une augmentation du financement du CTREQ permettrait d’apporter une grande contribution au futur INEE.

 http://www.ctreq.qc.ca/wp-content/uploads/2017/11/CTREQ_Memoire-INEE_2017-11-16.pdf

(Humour) La lutte à la fraude

Note : Certaines images ou certains textes présentés dans cette section proviennent de sources circulant sur Internet. Si vous êtes titulaire des droits d’auteur d’un document reproduit ici et souhaitez qu’il soit retiré ou que la source soit précisée, veuillez communiquer avec l’auteur du site.

(critique) Lab-école: l’école de demain

Remarques critiques du 25 août 2020

Actuellement il y a 6 lab-écoles au Québec, le projet demande de l’investissement qui est passé de 56 millions à 100 millions $.

En soit, l’initiative est intéressante, mais selon moi a pris trop d’ampleur. J’ai quelques critiques à partager:

  • l’on mentionne qu’un environnement sain, éclairage naturel, grand espace avec de la nature, permettent de baisser le taux de décrochage scolaire, favoriser la réussite des élèves et réduire le stress des enseignants. Pour avancer une telle affirmation il ne faut pas connaître c’est quoi la dynamique des jeunes à risque de décrochage scolaire. Selon moi, l’environnement physique à peu à voir avec le décrochage scolaire.

  • actuellement au Québec de nombreuses écoles ont besoin de rénovation, et ce, particulièrement à Montréal. Il aurait été sage d’investir une partie de ces millions des lab-écoles dans la rénovation. des nombreuses écoles en décrépitude.

  • l’environnement physique joue un peu dans le bien-être des élèves à l’école, mais ce qui joue le plus ,ce sont les aspects pédagogiques et relationnels de bienveillance qui ont un impact. Et ce bien avant l’environnement.

Cette partie a été rédigée en novembre 2017 

Le Lab-école: l’école de demain, du futur

Au Québec, le ministre Proulx endosse l’initiative du projet Lab-école de trois personnages publics que sont Pierre Thibault (architecture), Ricardo Larrivée (alimentation) et Pierre Lavoie (saines habitudes de vie – activité physique).

L’idée est de repenser l’école de demain, l’école du futur en se préoccupant de son aménagement, de ses espaces (architecture), de son alimentation (cafétéria et saine alimentation) ainsi que des activités physiques.

Personne n’est contre la vertu et il est intéressant de se préoccuper de l’école du futur. Sauf que ce qui m’agace dans ce projet c’est de se préoccuper avant tout, non pas du contenu de l’expérience scolaire des apprentissages, mais de ce qui l’habille (son environnement).  Je sens quelque chose d’artificiel dans ce projet.

On se serait attendu plutôt à un projet qui se préoccupe du renouvellement de la pédagogie, de nouvelles façons modernes de favoriser les apprentissages des élèves, de l’intégration des technologies, du rôle futur de la robotique et de l’intelligence artificielle dans nos écoles.

J’éprouve un malaise de critiquer un tel projet qui en soit peut avoir du sens (aménagement écologique, saines habitudes de vie, etc.), mais qui ne tient pas la route au niveau des besoins profonds en éducation actuellement. Les énergies doivent être misent sur comment rendre notre système d’éducation plus équitable, plus juste (le problème du public et du privé), comment être plus efficace avec les élèves à risque et les élèves  EHDAA, comment renouveler la pédagogie et l’intégration des technologies numériques, comment valoriser la profession enseignante.

Il est possible aussi que mon malaise vienne du fait d’utiliser des « vedettes »  du petit écran comme Pierre Lavoie et Ricardo Larrivée pour mousser l’intérêt qu’on doit accorder à l’éducation. Pourquoi prendre autant de place « publique » sur ce thème qui en fait concerne un complément à l’école et non son fondement. 

Prenons l’exemple de l’aménagement d’une école. Cet aménagement (l’espace, le matériel, etc.) doit être en lien direct avec les approches pédagogiques modernes, les technologies utilisées et non l’inverse. 

Ce que j’aimerais transmettre comme message: oui occupez-vous d’un environnement sain (aménagement, alimentation, activité physique), mais ne faites pas ombrage à ce qui est l’essentiel de ce qui concerne « l’école’:  les expériences d’apprentissage, le bien être dans les rapports interpersonnels, la bienveillance, la valorisation de la profession enseignante et les autres déjà cités plus haut.

De plus, je ne suis pas d’accord que le Gouvernement du Québec  investisse 1. 5 millions $ dans un tel projet. Il y a trop d’autres besoins urgents en éducation pour investir dans un tel projet. Les trois personnes qui en font la promotion ont les moyens et la réputation de pouvoir ramasser des fonds pour cette initiative.

 

Articles intéressants sur le sujet:

https://www.journaldequebec.com/2020/08/25/grandeurs-et-miseres-des-lab-ecoles-1

 

http://quebec.huffingtonpost.ca/2017/11/08/lab-ecole-des-bonnes-intentions-mais-de-la-naivete_a_23270101/

Note: le p

https://www.lesoleil.com/opinions/point-de-vue/le-projet-lab-ecole-un-trompe-loeil-pour-la-galerie-fa45b824153488e8366ccdd31e6e9ef3?utm_campaign=lesoleil&utm_medium=article_share&utm_source=facebook

Débat de société : agression sexuelle, abus de pouvoir et relation homme-femme

 

État de situation

Depuis quelques semaines, au Québec entre autres, une multitude d’accusations d’agressions sexuelles sortent au grand jour sur la place publique, dans les journaux et sur les réseaux sociaux. Le tout a débuté par les accusations d’agressions sexuelles sur des actrices de renoms par le grand producteur Hollywoodien Harvey Weinstein, une figure adulée d’Hollywood. Puis ici au Québec des accusations de deux grands producteurs dans le monde artistique : Gilbert Rozon (Production Juste pour Rire) et Éric Salvail (animateur et producteur d’émissions de variétés à la télévision). Par la suite, d’autres révélations se sont poursuivies touchant un animateur de la radio et un journaliste.

L’analyse qui va suivre en prenant pour exemple les situations présentées plus haut et qui touchent le monde artistique peut également servir de modèle d’explication à toutes les autres formes d’abus qui mettent en jeu une personne dominante (l’agresseur) souvent en autorité ou de prestige qui abuse et agresse une personne vulnérable qui devient la victime. On peut retrouver les situations suivantes qui sont similaires: la violence conjugale, l’intimidation en milieu de travail ou à l’école, la cyber intimidation, le harcèlement sexuel, les agressions faites à des enfants par des religieux, etc.

Points importants à considérer sur les causes possibles |1|  

Dans l’ensemble des cas dévoilés l’on est au cœur de la relation homme-femme, sauf dans le cas d’Éric Salvail ou c’est une relation homme-homme.

            Caractéristiques des agresseurs

Que ce soit Weinstein, Rozon ou Salvail, ces trois personnages sont des hommes qui ont bâti un « empire ». Ils étaient aussi des employeurs, entre autres,  de femmes. Ils avaient un prestige, une renommée et beaucoup de pouvoir sur leur entourage et particulièrement sur leurs employés. Jusqu’à un certain point, ils étaient adulés, reconnus pour leur talent exceptionnel. Leur pouvoir leur permettait d’agir d’une façon inacceptable qui aurait été rapidement décriée si ces gestes d’agressions avaient été commis par le commun des mortels.

            Caractéristiques des victimes

Les victimes sont habituellement des femmes. Dans le cas de Salvail, des hommes, car il est gai (homosexuel). Souvent dans un contexte de vulnérabilité d’emploi ou d’économie (violence conjugale). En milieu artistique, les femmes (artistes, comédiennes, chanteuses, etc.) ont un emploi précaire et dépendent de l’employeur qui dans le cas qu’on analyse a ce pouvoir de choisir ou de rejeter. Favoriser une carrière ou lui nuire. Pour la victime d’agression, refuser ou dénoncer devient dangereux pour la suite de sa carrière. L’agresseur le sait très bien et peut profiter de son pouvoir.

            La dynamique du processus de domination [2]

L’on parle ici d’agression sexuelle, mais le problème de fond est celui d’une relation de domination. Dans le cas présent, l’agresseur répond à deux besoins : dominer et le sexe. L’autre personne, la victime est là pour répondre à ses besoins. Pour ce faire, le contrôle est fondamental et établir ou accentuer la situation de vulnérabilité de la victime est une stratégie de domination. L’environnement « culturel » actuel avec la banalisation de la pornographie et son accès sans limites favorise cette conception de relation inégalitaire à sens unique. Habituellement en pornographie, la femme est au service de l’homme et « bêtement » instrumentalisée. Les rapports égalitaires n’existent pas.

Dans ce processus de domination, le dominant, l’agresseur se nourrit d’une relation à sens unique : soit la réponse à ses besoins, peu importe l’accord ou le désaccord de l’autre (la victime).  C’est d’ailleurs ce qui à été le déclencheur du mouvement au Québec « Sans un oui, c’est non ».

Quelques propositions de solutions

Jusqu’à un certain point, ce processus de domination tire ses origines de nos lointains ancêtres. L’observation du monde animal et la théorie Darwinienne de l’évolution nous montrent assez bien comment les organismes fonctionnent au naturel pour survivre et s’assurer de reproduire l’espèce. Les plus forts, les dominants ont plus de chance de transmettre leurs gènes. L’Homo sapiens que nous sommes a en héritage ces dynamiques. Toutefois, tout n’est pas aussi simple que « le gros poissons mangent les petits poissons », car au sein même de la nature, la coopération et la collaboration existent, et ce, pas seulement chez l’homo sapiens que nous sommes. De plus, nous ne sommes pas seulement des répliques « animales », s’ajoute à cette animalité naturelle, la culture, l’éthique, la socialisation par l’éducation. Il ne reste donc plus aucune raison justifiable à la domination et aux agressions.

Dénoncer

Pour en finir avec les abus de pouvoir, il faut absolument dénoncer de telle sorte que les agresseurs vivent les conséquences de leurs actes. Si aujourd’hui il y a autant de situations d’agression, c’est, entre autres, parce que les agresseurs (délinquants) n’ont pas suffisamment vécu de conséquences à leurs actes. Ils sont comme immunisés.

Pour dénoncer, il faut aussi sortir de l’état de vulnérabilité. L’un des moyens c’est de le faire en association avec d’autres victimes. Ceci devient une force. C’est ce qui se passe actuellement. L’agresseur fait face à une force plus grande que lui.

Dans les situations d’abus et d’agression, les témoins doivent aussi dénoncer, éviter de se taire et ne pas accepter des situations de harcèlement ou d’intimidation ou de propos inacceptables.

Éduquer

L’éducation est l’une des armes les plus puissantes en ce qui concerne les relations interpersonnelles et la sexualité. L’on ne le dira jamais assez, les comportements humains s’apprennent au départ dans la famille puis à l’école. Les parents doivent eux-mêmes être des modèles de relation égalitaire et transmettent à leurs enfants cette valeur. À l’école, l’éducation à la sexualité dès le troisième cycle du primaire doit devenir une priorité. Dans cette éducation la sexualité, les relations égalitaires garçons-filles, adolescents-adolescentes doivent faire partie du fondamental.

Améliorer les conditions de travail

Les situations de vulnérabilité au travail favorisent l’abus de pouvoir. Il devient très important de s’assurer que les travailleurs et travailleuses soient protégés et puissent avoir des recours permettant de dénoncer les abus de pouvoir.

Revoir le processus judiciaire

Il est actuellement reconnu que les causes d’agressions sexuelles qui se retrouvent en justice subissent un processus lourd et coûteux. C’est à la victime de faire la preuve dans notre système de justice et l’agresseur est toujours présumé innocent. Il faut revoir ce processus judiciaire afin de faciliter les dénonciations.


|1| Ce que j’énonce dans ce texte comme « causes possibles » reste non exhaustif et limité. 

[2] Je me réfère au Processus de Domination Conjugale (PDC) tel que développé par Denise Tremblay et son équipe. D. Tremblay est psychologue et Directrice de La Séjournelle (maison pour femme victime de violence conjugale). Durant 20 ans j’ai réalisé des travaux de recherche en VC avec cette équipe.


*****

Voici article sur Françoise Héritier : sur la question des rapports homme-femme.  Cette ethnologue et anthropologue n’a cessé de déconstruire les idées reçues sur le masculin et le féminin.

 « Il faut anéantir l’idée d’un désir masculin irrépressible »

Note: Une bonne partie de l’article porte sur son enfance, ses études – la préparation à sa carrière universitaire d’ethnologue et d’anthropologue. Puis vers la fin de l’article elle déconstruit complètement le mythe des différences homme femme à partir de:  « Après des travaux sur la parenté, l’alliance, le corps, l’inceste, c’est l’universalité de la domination masculine qui a rapidement concentré votre attention »

http://mobile.lemonde.fr/societe/article/2017/11/05/francoise-heritier-j-ai-toujours-dit-a-mes-etudiantes-osez-foncez_5210397_3224.html?xtref=http%3A%2F%2Fm.facebook.com%2F

Création d’un Institut National d’Excellence en Éducation – Mémoire

Mémoire
Création d’un Institut National d’Excellence en Éducation (INEÉ)
[1]

Présenté au Groupe de travail
Monsieur Martin Maltais (président)
Madame Hélène Lecavalier
Monsieur Dominic Bertrand

Par Pierre Potvin Ph.D. pséd.
22 Octobre 2017
***

Dans ce mémoire je débute par une mise au point de certains concepts présentés dans le document de consultation. Par la suite,  je présente mon point de vue sur les questions proposées par le groupe de travail dans le document à la page 18.

Point de vue sur quelques concepts présentés dans le document de consultation

Je veux tout d’abord apporter mon point de vue sur certains éléments présentés dans le document de consultation (voir le lien plus bas pour l’accès à ce document de consultation). À mon avis ce document est très important, car il laisse entrevoir l’orientation possible de l’INEÉ.

Le concept d’excellence

Ce concept peu prêter à confusion. Je ne suis pas certain que c’est nécessaire d’ajouter « Excellence » à l’Institut. Ce pourrait être « Institut National en Éducation ». Si le terme « excellence » est ajouté, il faudrait bien préciser que c’est l’excellence des pratiques qui est visée et non des élèves. Si l’on applique le concept d’excellence aux élèves, ceci implique forcément de la sélection, de la compétition pour choisir les plus performants. Même si le document mentionne que ce qui est souhaité c’est « d’être meilleur » et non « le meilleur », à mon avis ce n’est pas suffisant. 

Portrait du système d’éducation

De la p.7 à 12,  l’on présente le portrait du système d’éducation. De nombreuses statistiques y sont décrites. À la p. 9 l’on présente la diplomation et la qualification scolaire.  Ce qui est très étonnant c’est qu’on ne mentionne nulle part dans le document la question des élèves en difficulté scolaire et du problème fondamental des ÉHDAA  [2]. Pourtant, l’un des problèmes majeurs de notre système d’éducation et l’une des causes du faible niveau de qualification des élèves est en bonne partie dû aux élèves en difficulté. Ces élèves représentent plus de 20 % de la population des élèves au Québec.

Dans le document L’éducation parlons d’avenir (p.2) l’on mentionne que « le système d’éducation québécois est l’un des meilleurs au monde». Je suis d’accord, mais en apportant une nuance : il est excellent pour les élèves qui ne présentent pas de difficulté. Ce qui représente environ 80 % à 85% des élèves. Il est cependant important de nuancer ce qu’on entend par un système performant. En effet, certaines critiques rappellent que le système est performant pour la clientèle « régulière », mais l’est moins pour les jeunes présentant des difficultés scolaires, des retards scolaires ou du risque de décrochage scolaire.

Résultats probants et grades des recommandations 

Il va de soit que l’on cherche en éducation à mettre en œuvre les meilleures pratiques. Des pratiques évaluées qui ont fait leur preuve. Encore ici il faut être prudent sur l’utilisation de données probantes, de résultats probants, de pratiques « issues de la recherche », car il existe un grand débat à ce sujet. Les meilleures pratiques en éducation sont issues d’une alliance entre la recherche et la pratique. Contrairement au domaine de la santé en ce qui concerne les médicaments, les bonnes pratiques en éducation ne proviennent pas de la recherche en laboratoire. Elles sont issues d’une collaboration étroite entre les chercheurs et les praticiens. Bien qu’il est pratique de s’inspirer de la longue expérience du domaine de la santé en matière de bonnes pratiques, de recherche, de transfert de connaissances, l’éducation fait partie des sciences humaines et a développé des approches différentes tant en recherche qu’en transfert des connaissances.

Ainsi, la référence au Grade de recommandations présenté au tableau 9 du document de consultation convient peu à ce qui a cour en recherche en éducation et aux critères pour évaluer et sélectionner les meilleurs pratiques. L’espace de ce mémoire ne permet pas de présenter les arguments sur ce sujet.[3]

À la p. 14 Pratique avérée ou fondée sur les résultats probants… qui se base sur la prise de décision ou l’action sur les meilleures preuves scientifiques. Cet énoncé est très clair, le problème fondamental sera pour l’Institut de s’entendre sur « qu’est-ce qu’une meilleure preuve scientifique en éducation? ».

L’Institut aura à se situer face aux différents paradigmes qui existent en recherche et en pratique professionnelle en sciences de l’éducation.

La recherche scientifique et les meilleures pratiques

À la p. 4 le document mentionne « les meilleures pratiques issues de la recherche ». Dans le domaine professionnel comme c’est le cas en éducation, en psychoéducation, les meilleures pratiques ne sont pas « issues de la recherche ».  Cette phrase laisse entendre que les bonnes pratiques sont issues de la recherche, créées par la recherche. Ce qui n’est pas le cas à mon avis.  Les bonnes pratiques sont habituellement élaborées par les praticiens en collaboration avec des chercheurs et évaluées et validées par la recherche. C’est l’alliance entre le savoir issu de la recherche et le savoir d’expérience qui permet de développer les meilleures pratiques. La nuance est très importante et peut orienter d’une façon très importante la conception de l’INEÉ. Dans une conception d’alliance, il n’y aura pas de pouvoir hiérarchique de la recherche sur la pratique ou des chercheurs sur les praticiens en encore l’inverse. [4]

Questions relativement à la création de l’INEÉ.

Quel statut doit-on privilégier pour la création d’un tel institut?

Considérant la complexité du domaine des sciences de l’éducation et de la réussite éducative et scolaire, considérant les nombreuses écoles de pensée et les différents paradigmes, considérant la variété des acteurs impliqués, considérant les enjeux politiques qui côtoient la création de l’INEÉ, le statut devrait être :

  • Libre et indépendant des influences politiques, mais financé par le gouvernement. Autonome dans ses orientations et ses décisions.
  • Libre et indépendant des universités, des centres de recherche et des commissions scolaires.

Toutefois, cette liberté de structure doit permettre et favoriser des partenariats ou encore une intégration des deux organismes suivants :

  • Le Conseil supérieur de l’éducation (CSÉ) pourrait faire partie de la nouvelle structure de l’INEÉ, avec un mandat adapté. L’idée ici est de profiter de l’expérience de cette structure, entre autres au niveau des enquêtes et des avis.
  • Le Centre de Transfert pour la Réussite Éducative du Québec. Le CTREQ a une riche expérience de transfert de connaissances et d’accompagnement des milieux. Un réseau de chercheurs associés et de nombreux membres associés (multiples acteurs de l’éducation). Il serait impensable de ne pas établir un lien étroit avec le CTREQ et même peut être intégré le CTREQ au sein de l’Institut, si c’est possible. Le mandat de l’INEÉ en ce qui concerne le transfert de connaissances, la formation et l’accompagnement des milieux pourrait être confié au CTREQ. Le RIRE (Réseau d’Information pour la Réussite Éducative) pourrait assumer la veille avec son infrastructure et sa longue expérience. Bien entendu cela suppose de l’investissement afin d’agrandir l’équipe de professionnels de ces deux structures pour permettre de remplir en partie les mandats de l’INEÉ.

Établir des partenariats avec les équipes de recherche universitaire (centre de recherche, chaires, etc.) qui ont pour mandat de réaliser de la recherche dans le domaine de la réussite éducative et scolaire.

Établir un partenariat avec le ministère de l’Éducation, particulièrement avec Territoire, statistiques et enquêtes.

Est-ce que les trois objectifs couvrent l’ensemble des aspects à considérer? Doit-on en ajouter ou en retrancher?

Les trois objectifs semblent bien couvrir la mission de l’INEÉ. Je modifierais le premier objectif, car il me semble beaucoup trop ambitieux étant donné le vaste champ des sciences de l’éducation et de la réussite éducative et scolaire.   Dresser la synthèse la plus exhaustive et objective possible de l’état des connaissances scientifiques disponibles, au Québec et ailleurs, sur toute question concernant la réussite éducative.  Je ciblerais, comme le fait l’INESP, des thèmes qui sont liés à la réussite éducative, quitte à enlever et ajouter certains thèmes au cours des années.

Ces trois objectifs sont le noyau dur de l’INEÉ : 1- l’état des connaissances et des bonnes pratiques sur les différents thèmes liés à la réussite éducative; 2- réaliser le processus de transfert de ces connaissances vers les milieux de pratique; 3- former et accompagner les milieux à utiliser ces connaissances nouvelles.

Nos années de collaboration avec le CTREQ, nous ont bien démontré qu’il ne suffit pas d’avoir accès à des nouvelles connaissances, aux meilleures pratiques, il faut en plus que les milieux soient accompagnés. Et, par le transfert de connaissances, s’approprier des nouvelles pratiques et les mettre en œuvre [5]

Comment peut-on concevoir l’interaction entre les différents groupes qui jouent un rôle dans le transfert des résultats probants? Comment ces modalités doivent-elles s’opérationnaliser de façon concrète?

Au départ, l’INEÉ devra faire le bilan des centres de recherche, des chaires de recherche qui sont actifs dans le domaine de la réussite éducative et scolaire et aussi prendre connaissance de l’expertise développée par le CTREQ en transfert de connaissances depuis plus de 15 ans.

Le rôle de l’INEÉ sera d’établir des partenariats de collaboration avec ces instances, d’être un catalyseur de la recherche et du transfert et jouer le rôle de coordonner et d’orienter les actions prioritaires.

Il ne faut surtout pas faire « table rase » et se priver de la richesse des compétences existantes et des efforts déployés depuis deux décennies.

En plus du CTREQ,  le ministère de l’Éducation a son propre service qui réalise de multiples recherches et analyses pour répondre à des besoins soulevés par les différents acteurs de l’éducation. S’y ajoute le Programme de recherche sur la persévérance et la réussite scolaire en partenariat avec le Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FRQSC).

De plus, la recherche en éducation au Québec est très productive avec ses nombreux centres universitaires de recherche comme, le CRIFPE, le CRIRES, Périscope,  le GRÈS, le GRIP et beaucoup d’autres.

Au départ, il faudrait faire le bilan des organismes existants et en faire la tournée ou un événement les regroupant afin de faire le point et d’établir des partenariats.

Comment doit-on envisager la structure organisationnelle de l’institut?

Peut-être prendre la structure actuelle du CSÉ et d’y apporter des modifications majeures considérant que la mission de l’INEÉ couvre beaucoup plus large que la mission actuelle du CSÉ. Il faudra y ajouter l’intégration du CTREQ pour tout ce qui concerne le transfert des connaissances, l’accompagnement et la formation ainsi que la veille avec le RIRE. Bien entendu il sera nécessaire d’avoir beaucoup plus de personnels permanents et un budget qui devrait ressembler à celui des autres Instituts (entre autres la santé).

Selon le statut retenu, quelle forme doit prendre la gouvernance de l’institut et quels groupes ou organisations devraient y être représentés?

Le CA de l’INEÉ devrait avoir des représentants des acteurs qui couvrent le champ de l’éducation et de la réussite éducative pour le préscolaire, primaire et secondaire : enseignants, administrateurs (directions école, direction CS), professionnels de l’éducation, syndicats, chercheurs ou centre de recherche, Instances Régionales de Concertation (IRC), organismes communautaires et parents.

Quels sont les aspects à considérer à l’égard de la formation à distance et du numérique de façon plus large?

L’utilisation du numérique et la pédagogique qui l’entoure est un incontournable. Ce devra être un thème clé de l’INEÉ.

Notes

[1] L’éducation, la recherche, les bonnes pratiques et la création d’un Institut National d’Excellence en Éducation m’interpelle profondément. L’Éducation pour moi est une valeur fondamentale et j’y ai consacré la grande majorité de ma carrière professionnelle comme intervenant psychoéducateur, chercheur universitaire et consultant en éducation et en psychoéducation (50 ans).

[2] En 2014-2015,  chez les EHDAA le taux de diplomation des études secondaires (avec certificats et qualifications) était de seulement 48,3 %. En enlevant les certificats et qualifications, le taux chute à 28 %.

3] Pour plus d’information voir : Potvin, P. (2016). Alliance entre le savoir issu de la recherche et le savoir d’expérience. Un regard sur le transfert de connaissances. Collection Psychoéducation : fondements et pratiques. Béliveau éditeur. (le chapitre 7. La pratique professionnelle – qu’est-ce qu’une bonne pratique et les données probantes).

[4] Voir : Potvin, P. (2016). (déjà cité).

 

[5] Voir à sujet www.ecoleetstrategies.ca

 

Lien au document de consultation pour la création d’un Institut National d’Excellence en Éducation

consultation_institut_excellence-hires

Un article intéressant qui critique la création d’un Institut

https://www.lesoleil.com/opinions/education-a-t-on-besoin-dun-institut-dexcellence-eb95ad75ebd0f80a9a89c3a182236b99

Lettre au Ministre de la part du président du groupe de travail M. Maltais

https://www.lesoleil.com/actualite/education/aider-les-profs-a-se-mettre-a-jour-cae59922774149eacede835feb68a43d

Le voile et la loi 62: débat

Voir à la fin de cet article, d’autres références et liens

OPINION : COURS D’ÉTHIQUE ET CULTURE RELIGIEUSE 

IL FAUT METTRE FIN À L’IMAGE STÉRÉOTYPÉE DES MUSULMANES

Dans le cadre du projet de loi 62 sur la neutralité de l’État, le débat sur le voile intégral refait surface. En tant que Québécois-es de culture musulmane, nous soutenons pleinement l’initiative de légiférer sur le sujet.

L’obligation du visage découvert au sein des institutions de l’État découle du bon sens, et ne peut en aucun cas représenter une discrimination à l’égard des femmes musulmanes. Le voile intégral relève de versions sectaires de l’islam et Mahomet lui-même l’avait interdit pour le pèlerinage à La Mecque. C’est un vêtement dégradant qui porte atteinte à la dignité des femmes.

Mais bien plus que de l’interdire, il faudrait surtout contrer l’idéologie qui le sous-tend, ce qui ne semble pas dans l’agenda du ministère de l’Éducation.

Tout au contraire. Alors que les modalités de son interdiction sont discutées à l’Assemblée nationale, le ministre Proulx ne semble pas, quant à lui, se préoccuper de sa banalisation à travers les manuels et les documents du cours d’éthique et culture religieuse (ECR).

À plusieurs reprises nous avons signalé au ministre les stéréotypes de la femme et de la petite fille musulmanes présentées presque exclusivement portant le hijab, voire le voile intégral.

Dans une lettre ouverte qui a fait l’objet d’un article paru en mars dernier dans Le Soleil**, nous dénoncions un document ECR reçu par un enfant de 5e année primaire, dont la première page représentait une petite musulmane enturbannée de la tête aux pieds, portant un voile intégral ne laissant apparaître que les yeux. Est-ce l’image qu’on entend transmettre de la petite musulmane ?

À la suite de notre lettre, nous avons reçu une réponse laconique du Ministère selon laquelle le programme « favorise le vivre ensemble et la reconnaissance de l’autre ». Il n’est question, dans cette lettre, d’aucun projet de révision, ni du programme ni des manuels scolaires. Doit-on conclure que rien ne sera fait pour corriger l’image intégriste de l’islam transmise à travers le cours d’ECR ?

UN ENGAGEMENT DU MINISTRE PROULX

Pourtant, en réponse à l’avis du Conseil du statut de la femme de novembre 2016 affirmant que le programme d’ECR contribuait à véhiculer le sexisme des religions, Sébastien Proulx s’est engagé à revoir le cours. L’un des principaux créateurs du cours, Jacques Pettigrew, a alors été mandaté pour agir à titre d’expert conseil dans ce dossier et « collaborer à la documentation ». Nous nous étonnons que, malgré la documentation très largement disponible, malgré nos témoignages, nos nombreuses publications sur la représentation archétypale de la musulmane, mais également de l’arabe et du musulman dans les manuels du cours d’ECR, aucune action concrète n’ait encore été mise en œuvre pour corriger cette folklorisation des cultures.

Pour en revenir à la réponse du Ministère, le vivre ensemble ne peut être atteint en étiquetant les enfants en fonction d’appartenances religieuses. L’école doit miser sur ce qui rassemble et non pas sur ce qui divise, comme c’est le cas de la religion. Quant à la reconnaissance de l’Autre, elle doit se situer dans les limites des droits de la personne et des valeurs communes partagées par tous, sans verser dans le relativisme culturel.

Reconnaître le niqab comme un vêtement parmi d’autres de l’islam revient à le banaliser et à ignorer l’oppression de la femme qu’il représente.

Les premières victimes de cette normalisation du voile sont les petites filles musulmanes que l’on abandonne aux pressions de l’islam radical. Comment se fait-il que, sous prétexte de respect de la différence, on fasse ainsi table rase des droits des femmes ?

Voir le musulman comme un Autre associé à des pratiques traditionnelles et à une religion archaïque s’apparente à du « racisme systémique » qui nuit à l’intégration des citoyens québécois provenant de pays musulmans, et en tout premier lieu les femmes. La valorisation de la diversité culturelle ne doit pas mener à la normalisation, voire à la promotion de pratiques qui vont à l’encontre des droits de la personne. Dans le cadre de la consultation sur le racisme et la discrimination systémique annoncée par la ministre Weil, il serait important de se pencher sur cette forme de racisme véhiculée par le cours d’éthique et culture religieuse qui favorise le profilage ethnoreligieux.

* Nadia El-Mabrouk, professeure, Université de Montréal ; Mohand Abdelli, P.Eng. ; Nora Abdelli, ingénieure chimiste ; Fatima Aboubakr, directrice de garderie ; Nassira Belloula, écrivaine ; Ferid Chikhi, consultant en insertion socioprofessionnelle ; El Houssine Idrissi, concepteur programmeur ; Hassiba Idir, gestionnaire ; Nacer Irid, ingénieur ; Hassan Jamali, professeur retraité et écrivain ; Ali Kaidi, enseignant en philosophie ; Radia Kichou, informaticienne ; Leila Lesbet, enseignante ; Leila Mahiout, consultante en gestion ; Ferroudja Si Hadj Mohand, éducatrice et Khaled Sulaiman, journaliste

 Autres articles:

Excellent texte contre le voile par des musulman.e.s

https://www.journaldemontreal.com/2019/10/27/musulmans-contre-le-voile

http://plus.lapresse.ca/screens/39a6d1b1-225c-4ac6-8a99-211a08140950__7C___0.html?utm_medium=Facebook&utm_campaign=Microsite+Share&utm_content=Screen

http://fr.chatelaine.com/opinions/quand-le-bon-sens-se-perd-sous-la-burqa/

Le Niquab au Canada – Texte de Mario Dumont

Le Niquab au Canada

Un excellent article de la journaliste Lise Ravary
Catherine Dorion défend le voile

https://www.journaldemontreal.com/2018/12/17/catherine-dorion-defend-le-voile

Très bon texte qui critique les propos de Catherine Dorion sur le voile
La journaliste Leolane Kemner Vraiment, tu me fâches Catherine Dorion.

https://www.journaldemontreal.com/2018/12/18/vraiment-tu-me-faches-catherine-dorion

Savoir écouter

Écouter

WOW! Quel beau texte de Stéphane Laporte. C’est tellement vrai.
Je crois que les médias sociaux aggravent la situation, particulièrement Facebook.
S’exprimer, s’exprimer sur tout et rien, mais on écoute si peu.

http://plus.lapresse.ca/screens/d7bbc56f-c12f-4397-ba27-84782c277bb1%7C_0.html

Mon livre: Qui sommes nous, nous, les humains?

Genre
Essai – Vulgarisation scientifique

  • Peut intéresser un large public par son approche de vulgarisation scientifique
  • Chaque chapitre est complet en soi. Le lecteur peut choisir les thèmes qu’il souhaite.
  • L’auteur présente ses réflexions tout au long du livre, ce qui peut plaire au lecteur.
  • Plusieurs illustrations facilitent la compréhension.

Public cible  Large public

Thèmes
Naissance de l’univers et de la vie, évolution de notre espèce, fonctionnement de notre organisme (le cerveau), l’apprentissage, la motivation, les émotions, les valeurs, la personnalité. Influence de nos environnements :la famille, la culture. À la quête du bonheur et du sens de la vie.

Pour se procurer le livre:

Format papier et ePUB chez les Éditions Première chance

https://leseditionspremierechance.com/boutique/fr/pierre-potvin-m500/

Voici une entrevue sur mon livre Qui sommes-nous, nous, les humains avec Patricia Powers.

 

https://www.youtube.com/watch?v=PGTVP9AqP1I&feature=youtu.be

Résumé

Ce livre offre au lecteur une vue d’ensemble sur ce qui peut caractériser l’être humain, en portant un regard biologique, psychologique et sociologique qui permet d’expliquer le comportement humain. Il répondra aux questions que peut se poser le lecteur : qui sommes-nous? Quelles sont nos origines? Qu’est-ce qui nous différencie des autres espèces? Comment fonctionne notre organisme, particulièrement notre cerveau? Quelles sont les influences de nos différents environnements (la famille, l’école, le milieu socioéconomique, la culture) ?

L’approche d’écriture étant la vulgarisation scientifique permet d’aller assez en profondeur tout en étant accessible à un large public de lecteurs.  L’auteur se permet, tout au long de l’ouvrage, de présenter ses réflexions, ce qui en facilite la lecture.

Le but de ce livre est donc d’essayer de comprendre la complexité de la « nature humaine » et de ce qui influence ses comportements.  Il propose une somme importante de connaissances qui permet au lecteur de développer sa propre vision de ce qu’est l’être humain.

 

Table des matières – 4eL. PPotvin Version courte

Exemple d’un chapitre : le chapitre 10 Les émotions

 Extrait du livre- Les émotions

Le partenariat, la collaboration en recherche et en intervention

En éducation comme en psychoéducation l’on adopte de plus en plus une approche collaborative ou en partenariat lorsqu’il s’agit de réaliser une recherche. Cette approche collaborative, cette alliance chercheur et praticien est un facteur positif dans l’utilisation des résultats de la recherche, dans le transfert des connaissances.

Voici un article:  Conditions relationnelles en contexte de recherche partenariale collaborative

Référence électronique

Nathalie Lafranchise, Lyne Kurtzman, Claire Vanier, Maxime Paquet, Kelly Cadec et Berthe Lacharité, « Conditions relationnelles en contexte de recherche partenariale collaborative », Éducation et socialisation [En ligne], 45 | 2017, mis en ligne le 01 septembre 2017, consulté le 24 septembre 2017. URL : http://edso.revues.org/2514 ; DOI : 10.4000/edso.2514

http://edso.revues.org/2514

 

Également sur le sujet, une entrevue que le CTREQ a réalisé ou je livre ma vision sur la question: Collaboration Rehcerche-Pratique

http://www.ctreq.qc.ca/collaboration-recherche-pratique/

Une autre référence sur le sujet est mon livre Alliance entre le savoir issu de la recherche et le savoir d’expérience.

http://pierrepotvin.com/wp/index.php/2016/01/31/alliance-recherche-et-pratique/

Psychoéducation et éducation: le passé et le futur

Un regard sur l’éducation, la psychoéducation et la recherche en psychoéducation.
État actuel et quelques propositions pour l’avenir

Ce document a été produit à la demande de Claude Bilodeau dans le but de laisser un legs aux générations actuelles et futures. Un colloque aura lieu le 30 novembre 2017 à Boscoville : L’histoire des services sociaux, un tremplin vers le futur. De plus, un musée virtuel archive les textes et conférences (vidéo).

En m’appuyant sur mon savoir d’expérience et mon savoir issu de la recherche (quelque cinquante années),  je pose un regard critique et suggère des améliorations possibles concernant trois grands thèmes : le système d’éducation québécois et les élèves à risque, la psychoéducation et enfin, la recherche en psychoéducation.

Le texte comprend 24 pages

Psychoéducation et éducation, passé et futur.

Réaction au texte 

Réaction au texte – Un regard…

L’entrevue vidéo inspiré par le texte synthèse

http://pierrepotvin.com/wp/index.php/2018/10/07/fondements-de-la-psychoeducation-et-recherche-en-education-et-en-psychoeducation/

 Le rapport du Colloque
http://pierrepotvin.com/wp/index.php/2018/10/28/lhistoire-des-services-a-la-jeunessetremplin-vers-le-future-acte-du-colloque-17-novembre-2017/

 

Les articles du Blogue les plus lus

Mon Blogue Psychoéducation – Éducation et Société a été créé en mai 2015, il y a un peu plus de deux ans. Depuis le début, quelques 200 articles ont été créés et lus pour un total de
35 300 vus. J’utilise le terme « lu » ou « vu », mais la statistique indique si l’article à été « ouvert ». Les nombres ne représentent pas nécessairement le nombre d’individu, car certains d’entre eux peuvent ouvrir à plus d’une reprise un article.

Pour plus de détails sur les données démographiques, voir les statistiques du Blogue: http://pierrepotvin.com/wp/index.php/statistiques-blogue/

Qu’est-ce que les visiteurs lisent davantage sur ce Blogue? Qu’est-ce qui les accroche? La réponse à ces questions vient des statistiques du Blogue. Toutefois, il est important de noter que certains articles dates d’il y a deux ans, alors que d’autres sont beaucoup plus récents, ce qui apporte un biais aux statistiques. Malgré tout, j’ai observé qu’il y a des « thèmes » qui préoccupent davantage que d’autres. Voici en ordre de rang d’importance un échantillon de ces thèmes.

 La psychoéducation   3 429 / lus

 Élèves à risque: est-ce que les interventions sont efficaces?  1 943 / lus

Devoirs scolaires à la maison: pour ou contre?  1 877 / lus

Psychoéducation VS Psychothérapie 1 687 / lus

Éducation et conséquences des coupures 2015 1 458 / lus

Le problème de réussite scolaire des garçons  1 403 / lus

L’amour au temps du numérique (un documentaire)  996 / lus

(Humour) – Quoi qu’il arrive… ne jamais abandonner  637 / lus

Outils de transfert   603 / lus

L’urgence, l’instantanéité, l’immédiateté et la vitesse  432 / lus

 

Voici le lien pour voir l’ensemble des 200 article en ordre de rang.

http://pierrepotvin.com/wp/wp-content/uploads/2017/02/Statistiques-WP-08-09-2017.pdf

(Humour) La rentrée scolaire

Note : Certaines images ou certains textes présentés dans cette section proviennent de sources circulant sur Internet. Si vous êtes titulaire des droits d’auteur d’un document reproduit ici et souhaitez qu’il soit retiré ou que la source soit précisée, veuillez communiquer avec l’auteur du site.

Lexique sur le transfert de connaissances en éducation

Voici le lexique sur le transfert de connaissances en éducation réalisé par le Centre de Transfert sur la Réussite Éducative du Québec (CTREQ – 2017)

Ce lexique propose des définitions de termes et d’expressions utilisés couramment en éducation et, plus précisément, lorsqu’il est question de transfert de connaissances en éducation. Son principal objectif est de fournir une référence pour éviter les déviations de sens. Destiné aux acteurs de la pratique, aux gestionnaires de l’éducation et aux professionnels travaillant dans les organisations, cet outil vise une compréhension commune des concepts associés au transfert de connaissances et l’adoption d’un langage commun. Sans prétention scientifique, ce lexique propose des définitions tirées soit de la recherche, soit de la pratique. Celles-ci ont été sélectionnées en fonction de leur clarté et de leur pertinence et en raison de la facilité d’accès aux sources documentaires (CTREQ – 2017)

CTREQ-Lexique_VF (2)

Le noble métier d’enseignant – un texte de Stéphane Laporte

Voici un texte de toute beauté sur le noble métier d’enseignant

« Un professeur peut changer la vie de quelqu’un. Peu de gens ont ce pouvoir. Il peut être un allumeur de réverbères. Comme il peut être un éteignoir. »

 

Texte signé par Stéphane Laporte, La Presse septembre 2009

 

Si les profs pouvaient…

C’est en septembre que ça se décide. Parfois même dès le premier cours. La cloche sonne. Trente élèves s’assoient à leur pupitre. Trente paires d’yeux fixent la porte de la classe. Impatients de savoir de quoi a l’air le prof. Parfois sa réputation le précède et elle entre en premier. Les jeunes ont déjà peur. Les plus vieux leur ont dit qu’ils allaient passer par là. Ça peut aussi être le contraire. Les jeunes sont déjà turbulents. Baveux. Les plus vieux leur ont dit que c’était un mou.

Le professeur arrive, les élèves l’analysent. Ils le scannent de la tête aux pieds. Sa démarche, son habillement, ses cheveux, son poil aux oreilles, son manucure, ses mèches, son parfum, son accent, ses tics. Ils n’ont que ça à faire. Le regarder. Durant toute la période. Alors ils le font. Quand le premier cours est terminé, leur idée est faite. Ils vont aimer ou pas le français, les mathématiques, la chimie, la biologie, la géographie ou l’éducation physique selon qu’ils aiment ou n’aiment pas M. Proulx, Mme Boily, M.Dutil ou Mme Bernier.

Je me demande à quel point les profs sont conscients que l’école c’est eux. Ce sont eux les stars. Ils sont les Guy A. Lepage, Julie Snyder, Marc Labrèche, Louis-José Houde de leur matière. Ce sont eux qui l’animent. Ce sont eux qui y donnent vie. Qui rendent ça intéressant ou ennuyant. Qui partagent leur passion. Si le prof est sur le pilote automatique, le cours va crasher, c’est sûr. Mais si le prof fait de la haute voltige à la Luchini, en récitant des vers ou en déclamant ses dictées, les élèves seront au septième ciel. Bien sûr, personne n’est condamné à être génial. Les profs sont comme les sportifs, les politiciens, les plombiers, les chroniqueurs, ils font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont.

Mais on ne devient pas cuisinier si on n’aime pas manger. Alors on ne devient pas professeur si on n’aime pas enseigner. Si on n’aime pas donner un cours. Donner une représentation. Pas besoin que le cours de physique devienne un spectacle du Cirque du Soleil, il faut juste que les élèves sentent que leur maître trippe sur la matière. Ça prend de l’entrain. De l’enthousiasme.

Combien d’heures j’ai passé à dessiner des bonshommes dans mon cahier parce que le prof lisait ses notes sans lever les yeux. Monotone. Fatigué. Résigné. Le courant ne passait pas parce que le prof était en panne. D’inspiration. Il n’y a qu’une seule façon d’apprendre, c’est en aimant. Si on ne fait pas aimer aux élèves ce qu’on leur demande de retenir, ils ne s’en souviendront jamais. L’indifférence n’a pas de mémoire.

Si j’aime autant écrire, c’est beaucoup à cause de Mme Lamoureux au primaire, M. Saint-Germain au secondaire et de M. Parent au cégep. Des profs qui l’avaient. Ce n’était pas des bouffons. Oh que non. Mais leur vocation était sincère et bien visible. Car c’est de cela que l’on parle. Tenir assis sur des sièges une trentaine de ti-culs pendant toute une journée, faut le faire. Même les parents ont de la misère à captiver leurs enfants durant un week-end. Imaginez durant une semaine, des étrangers se relayent pour essayer de transmettre connaissances, culture et savoir-vivre à un auditoire qui ne rêve qu’aux vacances de Noël. Faut le faire.

Et il n’y a qu’une seule façon de le faire. Pour intéresser, il faut être intéressant. Bien sûr, il y aura toujours des cancres qui resteront insensibles à un cours d’anglais même si c’était Angelina Jolie ou Brad Pitt (c’est selon) qui l’enseignait. Mais la grande majorité des élèves ne demandent pas mieux que d’embarquer. Encore faut-il que le monsieur ou la dame en avant veuille les mener plus loin que la fin du cours. Plus loin que la charge de travail imposée.

Le Québec est le royaume du décrochage. C’est peut-être parce que les jeunes ne sont jamais accrochés. C’est plate, mais c’est aux adultes de le faire. Les médecins ont la responsabilité de guérir les patients. Les profs ont le devoir d’intéresser les élèves. C’est bête de même. C’est beau de même.

C’est sûrement la plus noble des tâches. Permettre à un individu de grandir. Dans tous les sens du terme.

Si c’est le devoir des profs de stimuler leurs élèves, c’est le devoir de la société de stimuler les professeurs. En valorisant leur tâche. En structurant les écoles autour de leur talent. En leur permettant d’être imaginatifs.

Un professeur peut changer la vie de quelqu’un. Peu de gens ont ce pouvoir. Il peut être un allumeur de réverbères. Comme il peut être un éteignoir.

C’est en aidant les professeurs à être meilleurs que les élèves le seront. C’est la seule réforme possible.

L’école, qu’elle s’appelle l’école Champlain, l’école Élan ou l’école Sainte-Jeanne-D’arc, c’est l’école Pierre Dubois, c’est l’école Mlle Provencher, c’est l’école Virginie. C’est l’école des professeurs.

Quelqu’un devrait l’apprendre aux directeurs de commissions scolaires et aux sous-ministres.

http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/stephane-laporte/200909/19/01-903470-si-les-profs-pouvaient.php

 

Autre très beau texte sur le beau métier d’enseignant. Une histoire touchante
http://plus.lapresse.ca/screens/05a1808c-122b-4246-9370-b0725493f1db__7C___0.html?utm_medium=Facebook&utm_campaign=Internal+Share&utm_content=Screen

 

Autre texte

https://www.journaldequebec.com/le-plus-beau-metier-du-monde?fbclid=IwAR16vWKqHyhfHFPygBVAavLcxl1_nMGqiFIgjSX5sjIQ5pTvct2YA0dHSBA

« The sky is the limit » sur les pistes cyclables

La piste cyclable : milieu incroyable qui représente bien notre société moderne

Depuis quelques années je fréquente la piste cyclable de la ville de Trois-Rivières au Québec. Je suis frappé par la variété des formes d’utilisation et des types de personnes qui la fréquentent et c’est pour moi le reflet de la vie « moderne » qui offre une variété sans limites de choix.

Voyons ensemble les observations qui j’y ai faites

Les multiples générations  qui utilisent la piste cyclable

  • Les retraités et grands-parents, la génération silencieuse– les plus de 65 ans

  • Les baby-boomers – les 50 ans – 65 ans

  • Les générations X, Y – les 20 ans – 50 ans

  • Les Z et les alpha – adolescents et les enfants et même les bébés

Une grande variété de types d’utilisateurs

  • Les athlètes sur leur vélo de route de 7 000 $, habillé à la dernière mode des cyclistes. Ils sont flamboyants et affichent toutes les couleurs. Ils filent à grande vitesse, sans effort. Ils sont des jeunes hommes et jeunes femmes, musclés et en grande forme.

  • Les athlètes hommes et femmes en patin à roues alignées qui filent à grande allure dans un mouvement rythmé et souple et dans un balancement harmonieux du corps. On dirait le rythme de la valse.

  • Les hommes et les femmes que je qualifie de « monsieur et madame tout le monde» sur leur vélo ou leurs patins à roues alignées. Sur leurs patins, certains se débrouillent très bien, mais d’autres semblent souffrir… vraiment pas solide sur leurs patins.

  • Les adolescents ou enfants à vélo ou en patin accompagnés ou non de leurs parents.

  • Les mères et parfois les pères, qui tout en courant, poussent la poussette carrosse » ou encore poussent en patin à roues alignées.

  • Les mères et les pères en vélo qui tirent un carrosse pour enfant» avec un ou deux enfants à l’intérieure qui eux habituellement dorment. Je me demande si vraiment les enfants aiment cela ?

  • Les mères et les pères en vélo un enfant assis sur un banc à l’arrière ou à l’avant du vélo (ce dernier est plutôt rare).  

  • Les personnes âgées en vélo électrique (c’est mon cas) qui font de l’exercice adapté à leur niveau et qui sont regardées de haut par les vrais cyclistes. Certains « vrais cyclistes » disent d’eux qu’ils font semblant de faire du vélo étant donné l’assistance du moteur électrique. Mais, c’est un préjugé.

  • Les personnes âgées (parfois handicapées) en voiturette électrique.

  • Les personnes âgées en manchette.

  • Les « Joggers » (hommes et les femmes ) entourés de leur ceinture avec bouteilles d’eau, leur téléphone intelligent sur le bras et les écouteurs pour écouter leur musique.

  • Les marcheurs (hommes et les femmes), seuls ou en groupe, silencieux ou placotant.

  • Les marcheurs (plus rare), surtout des hommes qui se préparent pour leur voyage en Europe de marche du Chemin de Compostelle. Ils ont tous la même allure,  dans la cinquantaine ou la soixantaine, habillés de bottes de marche, de short et veste sans manche ou gilet, d’un gros sac-à-dos qui semble pesant et bien plein, d’un chapeau pour se protéger du soleil, de lunette de soleil et bien entendu de bâtons de marche. Je les reconnais tout de suite et parfois je les salut en posant la question:  » vous vous préparez pour le chemin de la Compostelle? » et je suis certain de la réponse -Oui!

Les variétés d’activités physiques

  • La marche

  • Le jogging

  • Le patin à roues alignées

  • La planche à roulettes

  • La trottinette

  • Le vélo

  • La voiturette électrique

  • La promenade du chien ou des chiens

    • En marchant, en joggant, en patin,  en vélo le chien courant à côté.

    • En vélo le chien dans un panier en avant.

    • En vélo le chien installé dans le carrosse pour enfant.

    • En planche à roulettes, le chien tirant la personne.

Phénomènes bizarres que j’ai observés 

  • Pour le patin, des enfants ou des adultes « hyper protégés » : casque, protection des coudes, protection des poignets et protection des genoux. Il y avait une petite fille de 8 ou 10 ans, tellement protégée par ses accessoires qu’elle disparaissait sous les protections.

  • Sur la piste cyclable, ce vieux monsieur de 80 ans qui pousse sa marchette dans un pas chambranlant et dans une lenteur extrême qui se fait dépasser par ce jeune athlète à vélo hyper musclé et en forme.

  • Cet homme à vélo, en sandale et sans casque protecteur qui s’arrête pour faire sa pause et fumer une cigarette. Plutôt bizarre: activité physique – santé et cigarette.

  • Cette jeune mère que je voyais de loin et qui marchait avec son sac à dos.  Puis, en me rapprochant j’ai constaté que ce n’était pas un sac à dos, mais plutôt un jeune enfant endormi,  attaché au dos de sa mère par une sangle. Un peu comme les mères africaines qu’on voit travailler dans les champs avec leur enfant « attaché » à leur dos. 

  • Une variété de vélos peu ordinaire :

    • Vélo à deux roues d’une hauteur normale où le cycliste est couché sur le dos et pédale.

    • Vélo à trois roues, très bas, proche du sol où le cycliste est couché sur le dos et pédale.

    • Vélo à trois roues, très bas proche du sol où le cycliste pédale avec ses mains.

    • Le tandem, ce vélo à deux personnes habituellement un homme à l’avant et une femme à l’arrière qui pédalent au même rythme.

En conclusion,  je constate qu’en 2017 ou en 2024, chacun sait répondre à ses besoins, de la personne âgées avec sa marchette à cet athlète de haut niveau. Cette piste cyclable n’est que le reflet de notre société où chacun et chacune tente à sa façon de répondre à ses besoins. Ce qui est bon pour l’un, ne l’est pas du tout pour l’autre. Personnellement je suis fasciné par cette variété de réponses aux besoins et je continue à répondre aux miens avec mon vélo électrique et mes 10km par jour.

 

Série de photos en lien avec le vélo

Moi et mon vélo – électrique (2017)

Autres exemples

Casques protecteur pour enfant

 

 

 

La guerre en Afghanistan coûte 1000 milliards de $

La guerre en Afghanistan a coûté jusqu’ici 1000 milliards de $ OUF! Imaginez-vous si la paix existait, s’il n’y avait pas de guerre comme le chantait John Lennon dans « Imagine »:

  • combien de misérables qui meurent de faim on pourrait nourrir?
  • combien d’itinérants on pourrait aider?
  • combien de maisons pour femmes victimes de violence conjugale on pourrait soutenir financièrement?
  • combien de professionnels on pourrait accorder aux écoles pour aider les élèves en difficulté?
  • combien de psychothérapies on pourrait offrir à des personnes qui ne peuvent pas payer 90 $/h?
  • combien de bourses il serait possible d’offrir à des jeunes décrocheurs afin qu’ils poursuivent leurs études?
  • comment il serait alors possible de rehausser le salaire minimum à 15 $/h.

Pensez à tous les besoins de la société (éducation, santé, etc.) et imaginez-vous tout ce qu’on pourrait faire. Tout le bien qu’on pourrait réaliser. Bien entendu la guerre génère des emplois, permet à l’industrie de l’armement de prospérer,  permet de récupérer des impôts, etc. Mais entre vous et moi, on pourrait s’en passer. 1 milliard $ c’est 1000 millions de $ imaginez-vous 1000 milliards.

 

(Humour) Le jeu et les enfants: 1970 vs 2017

Note : Certaines images ou certains textes présentés dans cette section proviennent de sources circulant sur Internet. Si vous êtes titulaire des droits d’auteur d’un document reproduit ici et souhaitez qu’il soit retiré ou que la source soit précisée, veuillez communiquer avec l’auteur du site.

(Humour) Réflexion de Peanut et de Snoopy

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Guide pour les parents d’enfant d’âge préscolaire -Problèmes de comportement

Je vous présente un Guide qui s’adresse aux parents et aux éducatrices et qui m’a semblé vraiment bien fait. Le lien pour atteindre le site est à la fin de cet article.

Guide pour résoudre les problèmes comportementaux des enfants d’âge préscolaire

Introduction

Votre enfant a-t-il des problèmes de comportement? Savez-vous toujours comment réagir ou comment corriger le problème? Vous trouverez dans ce guide des fiches qui traitent des causes de ces comportements indésirables chez le jeune enfant. Les fiches expliquent également comment observer l’enfant et créer un environnement positif favorisant les comportements convenables. Plusieurs types de comportement indésirables sont abordés, voir la liste plus bas.

Ce guide virtuel est une adaptation de À nous de jouer… en services de garde éducatifs destinés aux éducatrices et aux éducateurs, qui est en vente dans le site des publications du Québec.

Édition de: Emploi Solidarité sociale et Famille Gouvernement du Québec

Liste des problèmes abordés dans le guide

Agressif / associal

L’enfant qui frappe

L’enfant qui mord

L’enfant qui lance des objets aux autres

L’enfant qui fait mal aux autres L’enfant qui dit des mots grossiers

L’enfant qui a des propos offensants

L’enfant qui refuse de partager

L’enfant qui fait du troc

L’enfant qui vole

L’enfant qui refuse d’obéir

Alimentaire

L’enfant difficile à l’égard de la nourriture

Destructeur

L’enfant qui déchire les livres L’enfant qui casse les jouets

L’enfant qui jette des objets dans la cuvette des toilettes

L’enfant qui gaspille du papier

L’enfant qui détruit le travail des autres

Émotion / dépendance

L’enfant qui pleure souvent

L’enfant qui pique des crises de colère

L’enfant boudeur

L’enfant au langage de bébé

L’enfant qui suce son pouce

L’enfant qui mouille sa culotte

L’enfant plaintif

L’enfant qui s’autostimule

Participation

L’enfant qui ne participe pas aux interactions sociales

L’enfant timide et passif en groupe

L’enfant qui parle peu

L’enfant dont l’attention est de courte durée

Perturbateur

L’enfant qui crie

L’enfant qui fait tomber des objets pour faire du bruit

 

Le lien pour atteindre le Guide

http://ekladata.com/voum6XrASckznLG4QF-BBqRSvks/bs44473.pdf

Le cerveau et les émotions

Article et vidéo de 7 minutes de Catherine Gueguen pédiatre et spécialiste des neurosciences

C’est très intéressant comme présentation du rôle du cerveau dans le développement des émotions. Je suis en bonne partie en accord avec la présentation, j’émets cependant quelques réserves. Il ne faut pas rejeter les principes de bases du comportement humain et animal en lien avec les principes connus du béhaviorisme. J’ajouterais à la présentation l’importance pour l’enfant de vivre des conséquences logiques (la réalité) suite à ses comportements (positifs ou négatifs). Là également le cerveau apprend ce qui est acceptable et inacceptable. Je suis un pro de la bienveillance, mais aussi de l’utilisation des conséquences aux comportements. D’ailleurs la pédiatre le dit bien, il ne s’agit pas de laisser l,enfant faire tout ce qu’il veut. Il faut voir cette présentation en se référant à « l’épigénétique » soit cette interaction entre le cerveau, la génétique et l,environnement. L’éducation fait partie de l’environnement et influence le cerveau.

J’aborde ce sujet dans mon livre :Comprendre l’apprentissage pour mieux éduquer. Voir le menu Mes livres

http://anti-deprime.com/2017/06/13/emotions-cerveau-immature-jusqua-25-ans/

Les personnes âgées et le permis de conduire: attention à l’âgisme

État de situation – juillet 2017

Suite à un accident d’automobile qui a occasionné la mort d’un jeune homme suite à l’erreur d’un conducteur âgé de 90 ans qui avait pris en sens contraire l’entrée d’une autoroute, une coroner demandait à ce qu’on resserre la vérification des permis de conduire des personnes âgées à partir de 75 ans. Ce qui dans les faits se réalise au Québec par un contrôle de l’SAAQ. Chaque personne de 75 ans et plus doit subir un examen de santé par un médecin et un examen de la vue par un optométriste.

Développement

Cette situation malheureuse il faut en convenir, peut être l,occasion « d’âgisme » qui est une discrimination fondée sur l’âge, en particulier à l’encontre de toute personne âgée. Les faits parlent par eux-mêmes, les personnes âgées ne sont pas celles qui causent le plus d’accidents d’automobile, au contraire. Voici quelques statistiques pour le Québec:

  • les personnes âgées de 75+ représentent 6% de l’ensemble des personnes qui détiennent un permis de conduire et sont la causent de seulement 4% des accidents avec dommage corporel.

  • les jeunes de 16-24 ans représentent 10% de l’ensemble des personnes qui détiennent un permis de conduire et sont la causent de 20 à 22% des accidents avec dommage corporel.

  • Pour 1000 titulaires de permis, les personnes âgées de 74+ sont la cause de 22 accidents, alors que les personnes de 16-24 ans sont la cause de 43 accidents soit presque deux fois plus.

Le réel problème selon certains analystes concernant la conduite des personnes âgées, n’est pas l’âge comme facteur de cause, mais les éléments suivants: la santé, le fait de moins pratiquer la conduite, sur de plus courtes distances et moins fréquente. 

Chez les plus jeunes, les principaux facteurs de risque sont le manque d’expérience de conduite (ils sont en apprentissage), la vitesse et le risque, la conduite en état de boisson ou de drogue (cette partie est de moi).

En conclusion, soyons prudents à ne pas céder à l’âgisme, pratiquons la prévention tant auprès des jeunes que des personnes âgées. Auprès des jeunes qui nous sont proches assurons-nous qu’ils conduisent avec prudence et toujours sans effet de l’alcool (évidemment, il faut prêcher par l’exemple de notre propre conduite). Auprès de des personnes âgées qui nous sont proches assurons-nous que leur santé est adéquate (attention, concentration, réflexes, etc.) et qu’ils utilisent régulièrement leur automobile (maintenir la pratique et les habiletés).

 

Musique: Hymne à la joie

Hymne à la joie de Beethoven – Images très belles – 

https://player.vimeo.com/video/58611141?autoplay=1

Être enseignante: l’art d’établir une belle relation- un témoignage

Préambule :

Durant deux années, j’ai eu l’occasion d’accompagner une enseignante d’expérience à réaliser son mémoire de maîtrise à l’université de Liège en Belgique. Lors d’une conversation via Skype, Évelyne Pinard, l’enseignante en question,  me faisait part de du plaisir et de la satisfaction qu’elle éprouvait dans son rôle d’enseignante d’élèves de 6e année (primaire). À l’heure des débats sur l’éducation, des données probantes, des bonnes pratiques,  j’ai ressenti dans cet échange, le besoin de retourner aux sources, « l’art d’établir une belle relation » avec les élèves de la classe. Je ne remets pas en question l’importance des bonnes pratiques et des données probantes, à la condition que « l’art de la relation » y soit présente.   

Le texte qui suit a été composé par Évelyne Pinard.

Contexte :

Texte lu à mes élèves de 6e année primaire lors de la remise de leur diplôme en juin 2017. Ces enfants ont 12 ans et sont au nombre de 26. Je les ai suivis pendant deux ans : en cinquième et en sixième année. Mon école se trouve à Seraing, en Province de Liège, en Belgique.

 Chers enfants,

Dans la vie, il y a des rencontres qui bouleversent, qui bousculent, qui touchent,  qui vous changent, qui vous grandissent, qui vous amènent à faire des choses que vous ne soupçonniez pas, qui vous rendent meilleur, qui font qu’on progresse, qu’on change d’avis, qu’on apprend….Ma rencontre avec vous fut traversée par tous ces états… et je vous en remercie vivement. Ces deux années passées à vos côtés laisseront des souvenirs inoubliables.

Chacun d’entre vous par votre personnalité a embelli mon quotidien d’enseignante.

Aujourd’hui, vous tournez une page, celle de l’école primaire pour écrire une nouvelle histoire, celle de l’école secondaire… Vous voilà en effet écrivain d’un nouveau livre…Vous avez tout ce dont on a besoin : des idées, des avis, des points de vue, de nombreuses compétences, des savoirs…Il suffit juste de vous lancer, d’oser… Normal que vous soyez peut-être inquiets…Vous quittez un petit nid bien douillet, mais quelle aventure vous attend …Vous avez tout : l’intelligence, des valeurs, de l’humour, des sourires, des personnalités… Prenez votre envol… bon pas trop loin quand même, car papa ou maman risquent de mettre une application dans votre smartphone pour vous localiser…c’est même peut-être déjà fait !!! J

Aujourd’hui, en plus de vous féliciter pour votre travail dont je suis extrêmement fière, je veux vous remercier :

Merci pour vos « quoi de neuf » du lundi matin qui m‘ont permis d’entrer un peu dans vos vies.

Merci pour « les joggings du matin » où en laissant libre cours à votre imagination  dans vos écrits vous nous avez permis de rire, de sourire et même d’être émus…

Merci pour les cercles de lecture autour d’un chat…je veux bien sûr parler du chat assassin où vos nombreuses réflexions et questions mettaient en pratique vos stratégies de lecture…

Merci pour vos exposés de qualité par lesquels j’ai acquis comme vous, je crois, une culture.

Merci pour les demi-heures d’actualité où les diverses opinions de chacun ont pu s’exprimer, s’entrechoquer même.

Merci pour les conseils de classe, lieu d’échange et de discussion, où chacun a pu parler sans retenue, sans jugement…

Merci pour nos fous rires quotidiens et j’insiste sur le quotidien, car il n’y a pas eu un jour sans rire en 6A. Qu’est-ce que ça fait du bien !

Merci pour tout cela… je pourrais continuer et parler de nos excursions, de nos 1000 sandwichs confectionnés et vendus, de nos anniversaires, de nos goûters de Noël, de notre danse « Men in Black »…mais 10 classes attendent donc je vais clôturer…

Clôturer en remerciant vos parents… Merci d’avoir confié vos enfants à l’école des Bouleaux, merci d’avoir fait confiance à notre directrice, à toute l’équipe éducative et à moi-même pendant 2 ans… Vous avez des enfants magnifiques, riches, précieux, en construction, mais avec des bases solides…les vôtres et celles apportées par l’école…

Je terminerai en citant Françoise Dolto, qui dit :

« Tout groupe humain prend sa richesse dans la communication, l’entraide et la solidarité visant à un but commun : l’épanouissement de chacun dans le respect des différences. »

Je pense que les deux années passées aux côtés de vos enfants aux côtés de ce groupe d’humains furent riches et épanouissantes pour eux, mais également pour moi…

Bonne route, chers élèves…n’hésitez pas à frapper à ma porte de temps en temps…C’est avec bonheur et plaisir que je l’ouvrirai… Je vous remercie !

Un autre beau témoignage d’une enseignante

http://plus.lapresse.ca/screens/7f3c85d5-0415-48d0-8b1f-01e2c4fa04e3__7C___0.html?utm_medium=Facebook&utm_campaign=Internal+Share&utm_content=Screen&fbclid=IwAR1fHlZExfhXfPTOV-4SGHCvA2LKJz1R96s0IWcBF_BRJo285f8uu3Hvjs8

Mon livre: Prévenir le décrochage scolaire

Prévenir le décrochage scolaire

Pour se procurer le livre

https://www.beliveauediteur.com/produit/prevenir-le-decrochage-scolaire/

Présentation

Notre engagement en éducation depuis plus de 30 ans dans des projets de recherche, de formation d’enseignants, de professionnels de l’éducation et ces dernières années dans des projets d’accompagnement des écoles dans la lutte à l’échec scolaire et à la prévention du décrochage scolaire, nous éclaire sur l’importance d’améliorer notre système d’éducation tout particulièrement au niveau des pratiques éducatives et psychoéducatives. Cet ouvrage puise dans les nombreuses publications, articles, rapports de recherche, documents, guides de prévention, programmes, outils de mesure et d’évaluation que nous avons  développés au cours des 30 dernières années.  Il s’appuie également sur la découverte des principaux déterminants de la réussite éducative scolaire et de l’importance du transfert des connaissances de la recherche à la pratique éducative. Ce livre veut offrir aux acteurs de l’éducation (enseignants, professionnels, gestionnaires, parents, étudiants universitaires, chercheurs) un ouvrage à la fois appuyé sur la recherche scientifique, mais également pratique en offrant des pistes d’orientation de l’intervention.

Le lecteur trouvera dans ce livre la concentration de connaissances (des savoirs et savoirs faire) qui gravitent autour des grands déterminants de la réussite éducative scolaire regroupés au  niveau de l’élève, de la classe, de l’école et des parents. Ce qui est retenu comme déterminants c’est ceux qui sont proximaux à l’élève. L’on aborde ainsi les thèmes des types d’élèves à l’école, la motivation scolaire, les problèmes de comportement, le décrochage scolaire, les caractéristiques des écoles efficaces, la relation maître-élève, le climat de classe et la gestion de classe, les parents et les styles éducatifs parentaux. Un chapitre est consacré à la théorie du changement. Le lecteur appréciera le côté pratique également de l’ouvrage avec ses propositions de piste d’intervention et  le chapitre sur les outils de soutien à l’intervention (sites Internet, outils de dépistage, documents de référence, etc.)

Table des matières
Remerciements
Introduction

Chapitre 1
La réussite éducative scolaire et ses principaux déterminants

Les déterminants de la réussite éducative scolaire ou de
l’échec et du décrochage scolaires

Conclusion

L’élève
Chapitre 2
Les types d’élèves du primaire et du secondaire
Les types d’élèves non à risque
Les types d’élèves à risque au primaire
Les types d’élèves à risque de décrochage au secondaire
Les pistes d’intervention
Conclusion

Chapitre 3
Les garçons et l’école
L’aspect biopsychosocial du développement
Le développement de l’identité et la socialisation des garçons
Le rôle des pairs
Le comportement des garçons et l’école
L’aspect familial
Le rôle de l’école
Les pistes d’intervention
Conclusion

 Chapitre 4
La motivation et l’engagement scolaires
Les sources de la motivation scolaire
Les indicateurs de la motivation scolaire (l’engagement scolaire)
La performance et la persévérance scolaire
La motivation scolaire, l’engagement scolaire en lien avec le décrochage
Les pistes d’intervention
Conclusion

Chapitre 5
Les problèmes de comportement à l’école
Les problèmes de comportement extériorisés
Les troubles de comportement
Les problèmes de comportement intériorisés
Les pistes d’intervention
Conclusion

Chapitre 6
L’absentéisme scolaire
Les causes possibles de l’absentéisme
Quelques conséquences associées à l’absentéisme
Essai d’explication de l’absentéisme
Les divers types d’absentéisme
Quelques statistiques et indicateurs
Les pistes d’intervention
Conclusion

 Chapitre 7
Le décrochage scolaire
Les facteurs de risque du décrochage
Les pistes d’intervention
Conclusion

 L’école et la classe
Chapitre 8
L’école efficace et l’enseignant efficace
Qu’entend-on par « école efficace » ?
Les recherches sur les écoles efficaces
Les recherches sur l’effet-enseignant
Les principales caractéristiques des écoles efficaces
Le rôle des principaux acteurs
Les pistes d’intervention
Conclusion

Chapitre 9
Le climat de classe et la relation enseignant-élève
Le climat de classe
La relation enseignant-élève
Les pistes d’intervention
Conclusion.

 Les parents
Chapitre 10
Les styles éducatifs parentaux et les pratiques parentales
Les pratiques éducatives parentales et le style éducatif parental
Les dimensions du style éducatif parental
Les quatre styles éducatifs parentaux
Les pistes d’intervention
Conclusion

L’innovation et le changement des pratiques
Chapitre 11
L’innovation, condition nécessaire pour favoriser la réussite éducative scolaire

L’innovation en éducation
L’innovation et le changement
Les résistances au changement
Les pistes d’intervention
Conclusion

Chapitre 12
Des références et des outils pour soutenir l’intervention en faveur de la réussite éducative scolaire
Références générales
Outils de dépistage des élèves à risque
Guides de prévention
Les parents et l’école
L’enseignement, la relation enseignant-élève, la gestion de classe
Le décrochage scolaire
Le problème des garçons à l’école
Les problèmes de comportement à l’école
La motivation scolaire.
Conclusion

Glossaire

Références