Archives pour la catégorie 1.Éducation

Livre – Saviez-vous que?

Lien: Saviez-vous que

Je vous offre ce livre gratuitement.
Ce livre présente des repères importants qui touchent à de nombreux domaines de la culture générale, entre autres, les sciences, les religions, les populations, la philosophie, la psychologie, les inventions, etc..

 

Du désir de savoir au désir d’apprendre – Philippe Meirieu

Une très belle conférence sur l’éducation des enfants

https://www.facebook.com/share/v/14Rp2uqTHbz/

Déclaration de Philippe Meyrieu, pédagogue, sur l’école et les enfants d’aujourd’hui

Voici un texte très intéressant de Philippe Meyrieu sur l’école et les les enfants d’aujourd’hui.
C’est tout un défi à relever pour les enseigants(es).

Déclaration de Philippe Meyrieu

 

Remarque sur le métier d’enseignant.  Le texte de Stéphane Laporte sur: Le noble métier d’enseignant est l’article au premier rang sur 455 articles et vue 26 103 fois.

Le noble métier d’enseignant – un texte de Stéphane Laporte

 

Le projet Lory

ATTENTION : à titre exceptionnel, cette histoire de Noël s’adresse aux adultes : parents, grands-parents, oncles, tantes, éducateurs, éducatrices.

 

La présentation ici est une hstoire de Noël mettant en action Lory. Elle s’adresse aux parents, grands-parents, oncles, tantes, éducateurs, et éducatrices. Le but ici est de convaincre les adultes de reconnaître l’importance du Projet Lory et de les inviter à y participer. Son auteur, Marc Grenier, souhaite partager des informations qui expliquent l’urgence d’agir.

 

Noel- Lory version adulte

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Le Projet Lory a pour mission de produire et d’offrir (sans frais) des histoires éducatives et récréatives aux personnes qui ont la responsabilité d’éduquer les enfants de 2 à 6 ans.

 

Le site du pprojet Lory    projetlory7.org  

0-5 ans. Déboulonnons les mythes en éducation de la petite enfance

Un document à lire sur l’éducation de la petite enfance 0-5 ans

https://www.canva.com/design/DAGYqM1L6ys/4gXedij1u9JZZKJFhee14w/view?utm_content=DAGYqM1L6ys&utm_campaign=designshare&utm_medium=link&utm_source=viewer&fbclid=IwY2xjawHajdtleHRuA2FlbQIxMQABHT7NZL56CvfVyGQg_Wi4ijeASjsN8nbdosdvo4hrirHa35VQbiedHbe2lQ_aem_ZQJiukgbjadQnlVz1UHZ3A#1

Parcours Hubble : partir à la rencontre de soi-même pour rêver plus grand.

EDUCAIDE et le parcours Humble, une belle façon de lutter contre le décrochage scolaire

 https://static1.squarespace.com/static/65f84b9172ed8b13ba012bdb/t/66fc48f8963f2250c8f9372d/1727809785188/Article+Educaide+FINAL.pdf

Échange et Témoignage sur le vécu d’échec scolaire et de réussite

Voici le témoignage d’une personne qui après avoir lu quelques documents que j’ai écrit ainsi que les mini-conférences sur You tube, m’a témoigné de son vécu. Son  parcours ressemble au mien par de l’échec au primaire puis de la réussite plus tard. Il pose aussi de bonnes questions sur le programme de FTP au secondaire ou des jeunes adolescent.e.s sont orienté.e.s vers une formation « semi » professionnelle. En deuxième partie je lui réponds.

Échange et Témoignage sur le vécu d

Évaluer les compétences en orthographe

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Le cas de l’école Bedford de la CSDM – Violence et toxicité

Dans cet article je présente le cas de l’école primaire Bedford de la CSDM ou a règné un climat toxique, de peur et de violence. Je trouve cela révoltant et inacceptable.

Je décris le problème et  pourquoi que cette situation en éducation est inacceptable. J’illustre par mon propre vécu de violence à l’école quand j’étais enfant et ses conséquences. Finalement je propose des solutions

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Climat toxique à l’école Bedford

Bilan du décrochage scolaire au Québec – Facebook Live

 Voici un lien d’une entrevue-conférence sur FB Live dont les sujet est: Bilan du décrochage scolaire au Québec – demandé par ÉDUCAIDE et animée par Éva Milko.

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Voici le texte de l’entrevue conférence du 2 octobre 2024

Question 1 : Bienvenue, Pierre Potvin, c’est un plaisir de vous avoir avec nous aujourd’hui. Une première question pour commencer cette entrevue : d’après vos recherches, comment évolue le décrochage scolaire depuis ces dernières années ? Reste-t-il stable ou bien a-t-il augmenté ?

Depuis 20 ans le décrochage scolaire est en baisse.

Selon le MEQ 2022 on observe une baisse importante du décrochage[1] :

  • en 2000 c’était 21.5 %  (27% G et 16% F.)
  • en 2021 c’était 13.8%   (17.1% G et 10.6% F.)
  • L’écart entre les garçons et les filles est toujours présent.
  • Malgré les progrès de la lutte au décrochage, cela reste un problème important.

Selon mon collègue Égide Royer expert dans le domaine, actuellement les statistiques sont faussées par le nombre élevé d’immigrés non inscrit à l’école.

Actuellement l’une des préoccupations du ministère de l’Éducation c’est le problème de l’absentéisme scolaire.  

L’absentéisme est un facteur de risque important du décrochage scolaire.

Question 2 : Selon vos recherches, qui sont les jeunes les plus à risque de décrocher ?

Selon notre étude réalisée en 2014 auprès de 3160 élèves et 239 enseignants publiée dans Potvin (2018). Avec le logiciel de dépistage des élèves à risque le logiciel Premiers signes :

  • Les jeunes de milieux défavorisés.
    • Milieu défavorisé 33% à risque / Milieu régulier 26%
  • Les garçons sont plus à risque.
    • Garçons de milieu défavorisé 40% à risque / Milieu régulier 30%
  • Les élèves qui dès la maternelle, la 1re et 2e année sont identifiés à risque.
  • Les élèves qui présentent des problèmes d’apprentissage 43% des élèves à risque.
  • Les élèves qui présentent des problèmes comportement extériorisés (opposition – violence) 30% des élèves à risque. Au secondaire c’est autour de 50% (avec le logiciel LDDS).

Problème des garçons à l’école

  • L’écart entre les garçons et les filles persiste dans le temps.
  • Plus de femmes que d’homme inscrits au CÉGEP et à l’Université. Au CÉGEP 60% des femmes obtiennent leur diplôme. Malgré cela les femmes gagnent 9% de moins en revenu salarial.
  • Dès le préscolaire le problème des garçons s’observe : problème de langage, problème de comportement.

Note. Le problème des garçons et l’investissement en services ne doivent pas nuire à la préoccupation de la réussite des filles à l’école.

Sous-question : Quelles sont les principales causes qui les poussent à abandonner leurs études ?

On parle de causes multifactorielles, chaque jeune a son histoire. D’une façon générale :

  • Dans notre étude longitudinale au secondaire, le facteur prédictif important était le rendement scolaire dans les matières de base.
  • Venir d’un milieu défavorisé.
  • Cumuler des échecs depuis le primaire – affecte l’estime de soi, la confiance dans sa réussite – la motivation.
  • L’absentéisme nuit à la réussite scolaire – parent démuni devant ce problème.
  • Ce qui est nouveau actuellement c’est la pénurie de main-d’œuvre ce qui peut favoriser de ne pas poursuivre ses études sachant qu’il est possible d’avoir un emploi.

Raisons évoquées

  • Garçon : mésentente avec les enseignants – exclusion – travailler pour avoir de l’argent
  • Filles : souvent une question de problème familial – aide à la maison – problème de santé – parfois grossesse.

Intervention préventive

  • Dépistage au préscolaire – au primaire et au secondaire.
  • Agir dès les premiers signes.
  • Interventions universelles (gestion de classe) et ciblées : exemple : le répertoire de pratiques Agir dès les premiers signes
  • Accompagner les jeunes à risque et leur famille au primaire et au secondaire. Implanter un programme validé : Trait d’Union ou adaptation et validation de Check and Connect (Motiv’action), Agir dès les premiers signes, Mentorat.
  • Accès sans condition aux activités parascolaires (élèves à risque beaucoup plus de chances de ne pas décrocher si inscrit en activité parascolaire – Sport – informatique – robotique – arts – sciences, etc.).
  • La participation à des activités parascolaire peut avoir  des impacts positifs sur le sentiment d’appartenance à l’école, le climat de l’école, la réussite scolaire, la construction de son identité et de ses compétences.

Sous-question : Avez-vous remarqué des disparités géographiques dans le décrochage scolaire ou des âges particulièrement vulnérables ?

Je ne suis pas habilité pour bien répondre à cette question, mais il est clair qu’il existe des régions et des CSS ou les taux de décrochage scolaire est plus élevé.

Le professeur et sociologue Michel Perron de l’UQAC (retraité) a fait plusieurs travaux sur le sujet et même développé une application informatisée illustrant les statistiques par région.

Pour la question d’âge il semble bien que ce soit au deuxième cycle du secondaire et vers les 16 ans.

Question 3 : Le décrochage scolaire est souvent associé à des difficultés personnelles et familiales. Pouvez-vous nous parler des impacts psychologiques que subissent les jeunes décrocheurs ?

  • Se sentir exclu
  • Dévalorisation de l’estime de soi
  • Sentiment de malaise – de frustration – pas bien dans cet environnement de l’école
  • Atteinte à la motivation et à l’engagement scolaire.
  • Perte de la possibilité de réaliser ses rêves.
  • Pour certains, touche la santé mentale (dépression, anxiété) et la santé physique.

Question 4 : Les jeunes issus de milieux défavorisés semblent particulièrement touchés par le décrochage. Pouvez-vous expliquer pourquoi ces jeunes sont plus vulnérables et comment leur environnement socio-économique contribue à leur décrochage ?

  • Souvent le milieu familial est perturbé, dysfonctionnel et cause du stress chez le jeune.
  • Parent dépassé et peu disponible pour le suivi scolaire, la présence à l’école.
  • Une transmission intergénérationnelle, un développement d’impuissance acquise (on a de la difficulté à s’en sortir).
  • Peu ou pas de valorisation des études. Certains parents n’ayant pas eux-mêmes finit leur secondaire ou ayant eux-mêmes décrochsé.
  • Un manque de modèles positifs et inspirants pour les études.

Question 5 : Quelles sont les conséquences à long terme du décrochage scolaire, tant sur le plan personnel que professionnel pour ces jeunes ? On sait, par exemple, qu’ils peuvent vivre davantage d’anxiété ou de dépression.

Plusieurs des jeunes à risque sont plus vulnérables et cumulent des facteurs de risque.

  • Plus de problèmes de santé physique et psychologique
  • Une perte importante de revenu au cours d’une vie.
    • Toutefois, il semble que l’écart de salaire entre diplômés du secondaire et universitaire se rétrécit. Ceci peut favoriser le décrochage scolaire.
  • Peu ou pas de formation professionnelle – emploi mal rémunéré et conditions difficiles.
  • Plus de risque de délinquance
  • Plus haut taux de chômage

Question 6 : Le mentorat joue un rôle central dans le Parcours Hubble. Pourquoi est-il si important pour ces jeunes et quels impacts avez-vous observés grâce à ce genre d’accompagnement, tant au niveau psychologique que scolaire ?

  • Il y a le mentorat classique. Habituellement un adulte d’expérience qui accompagne une personne plus jeune ou débutante (ex : Les Grands frères). Nous avons expérimenté ce genre de mentorat au secondaire. Les mentors étaient des enseignants(es) de l’école. Ce n’était pas centré sur le scolaire. Les mentorés et les mentors ont beaucoup apprécié leur expérience et ce fut très positif pour les deux.
  • Il y a le mentorat de type accompagnement scolaire des jeunes à risque de décrochage scolaire. Ce type d’accompagnement a fait ses preuves et fait partie des programmes de prévention comme Trait d’union du CTREQ et l’adaptation par Michel Janosz du programme Check and Connect (Motiv’Action).
  • Le Parcours Hubble utilise le mentorat et c’est une pratique reconnue efficace.
    • Participe à développer les compétences de l’élève dans ses relations interpersonnelles.
    • Aide au développement de l’estime de soi, de croire dans ses capacités lorsque le mentor fait sentir au mentoré qu’il croit en lui.
    • Peut avoir une influence sur la motivation scolaire si l’école fait partie des discussions.
    • Réaliser de nouvelles expériences d’activités avec le mentor ouvre la porte et permet d’élargir sa vision de l’avenir ou de renforcer ses rêves.

            Sous-question : Pouvez-vous nous dire quelles sont les conditions gagnantes pour que le mentorat agisse positivement sur la motivation scolaire d’un jeune ?

  • Le succès de ce mentorat va dépendre de la qualité de la relation de bienveillance de la part du mentor.
  • Du degré de confiance du mentoré et son degré d’engagement.
  • La participation du mentoré au choix de son mentor lorsque c’est possible.
  • L’ingrédient principal est : Je crois en toi, dans tes qualités, dans ta capacité de réussir.
  • Développer son estime de soi, sa confiance dans un contexte hors de l’école peut avoir de bonne répercussion sur la motivation scolaire de l’élève.
  • Recevoir des conseils pratiques sur le vécu scolaire aide le jeune dans ses réussites scolaires.

Question 7 : Le parcours Hubble comprend également 2 jours d’atelier en immersion et l’attribution d’une bourse de persévérance sur plusieurs années. En quoi le fait d’être avec d’autres jeunes loin de l’école et de recevoir de l’argent les aide à retrouver leur motivation scolaire ?

  • Dans les deux jours d’ateliers, le jeune va être en contact avec divers expériences et témoignages, avec d’autres jeunes comme lui, ce qui peut contribuer à le stimuler, à découvrir de nouveaux horizons.
  • Déjà d’être choisi pour recevoir une bourse c’est très valorisant. Cela démontre au jeune qu’il en vaut la peine. Qu’on croit dans ses capacités.
  • Recevoir de l’argent pour un adolescent peut être très stimulant et contribuer à soutenir matériellement ses études. Surtout s’il vient d’un milieu défavorisé.
  • Le tout peut déclencher la spirale ascendante.

Question 8 : Selon vous, quelles seraient les actions prioritaires à mettre en place au Québec pour réduire le taux de décrochage scolaire et soutenir ces jeunes ?

  • Poursuivre ou implanter le dépistage des élèves à risque dès la maternelle. Les outils existent, entre autres, le logiciel Premiers signes 2
  • Intervenir tôt et Agir dès les premiers signes surtout auprès des élèves qui présentent des problèmes d’apprentissage et/ou de problème comportement extériorisé.
  • Poursuivre ou implanter le dépistage des élèves à risque au secondaire. Les outils existent, entre autres, le Logiciel du Dépistage du Décrochage Scolaire (LDDS)
  • Accompagner les jeunes à risque de décrochage au secondaire en implantant des programmes tel Trait d’Union.
  • Que toutes les écoles puissent offrir à tous les élèves des activités parascolaires sans sélection (aptitudes – rendement scolaire).
  • Ne plus maintenir le système d’écoles à trois vitesses (privée – école avec activités parascolaires – école sans activités parascolaires).

Question 9 : Pouvez-vous nous en dire plus sur vos initiatives de recherche sur le décrochage scolaire ?

  • J’ai dirigé ou co-dirigé deux études longitudinales d’une durée de 11 ans chacune – l’une au primaire et l’autre au secondaire.
  • Avec l’aide du CTREQ participé à développer deux logiciels de dépistage du décrochage scolaire. L’un au préscolaire primaire Premiers signes -l’autre au secondaire le Logiciel de Dépistage du Décrochage Scolaire (LDDS).
  • Avec l’aide du CTREQ j’ai produit deux guides de prévention – l’un pour le primaire et l’autre pour le secondaire.
  • Plusieurs de mes outils en éducation et psychoéducation qui se rapportent au décrochage scolaire sont accessibles gratuitement sur mes sites Internet :

Sous-question : Comment une école qui souhaiterait en bénéficier pourrait s’y prendre ?

  • Je consacre maintenant mon temps à la prévention du décrochage scolaire en mettant l’accent sur le dépistage au préscolaire et primaire. Je fais la promotion du logiciel Premiers signes 2.
  • Les directions des CSS, les directions d’établissement, les enseignants et les professionnels de l’éducation peuvent avoir accès gratuitement au logiciel en m’écrivant à : potvin@uqtr.ca.
  • Par le virtuel, je peux offrir des conseils.
  • Pour information sur le logiciel, voir sur mon site : https://pierrepotvin.com/wp/premiers-signes-v2/

Conclusion

  • Le dépistage tôt dans le vécu scolaire de l’élève est un facteur de protection important.
  • Agir dès les premiers signes de difficulté – apprentissage – comportement.
  • L’implantation de programmes reconnus efficaces.
  • L’utilisation du mentorat comme approche.
  • Faire vivre de nouvelles expériences qui ouvrent l’horizon à des possibilités de métiers, de carrières.
  • En ordre d’importance pour changer les attitudes des jeunes à risque :
    • Efficace : utiliser l’information par des personnes compétentes dans le domaine touché.
    • Très efficace: utiliser le témoignage par l’histoire de succès de personnes qui ont vécus des difficultés scolaires.
    • Extrêmement efficace: le jeune à risque vit une expérience pratique comme un court stage, une visite d’un milieu de travail, etc. À la condition que l,expérience du jeune soit positive.

Selon la connaissance que j’en ai, le Parcours Humble avec l’utilisation du mentorat et l’aide financière par une bourse de persévérance est une approche gagnante pour la prévention du décrochage scolaire.

Publications pertinentes

Potvin, P. (2012). Prévenir le décrochage scolaire. Mieux comprendre la réussite ou l’échec scolaire de nos enfants et adolescents. Collection Psychoéducation : fondements et pratiques. Béliveau éditeur.

Potvin, P. (2015). Comprendre l’apprentissage pour mieux éduquer. Une approche psychoéducative. Collection Psychoéducation : fondements et pratiques. Béliveau éditeur.

Potvin P. (2018). Élève à risque d’échec scolaire. Un regard sur la résilience et les facteurs de protection. Collection Psychoéducation : fondements et pratiques. Béliveau éditeur.

Potvin, P. (2024). Prévention du décrochage scolaire et mentorat. https://pierrepotvin.com/wp/decrochage-scolaire-synthese-2024/

__________________________ 

[1] Les statistiques du MEQ. Cet indicateur représente la part des élèves du secondaire en formation générale des jeunes (FGJ) qui ont quitté le secondaire une année donnée, alors qu’ils n’avaient aucun diplôme ni qualification. Les élèves identifiés comme sortants sans diplôme ni qualification sont ceux qui n’ont obtenu ni diplôme ni qualification lors de l’année d’observation et qui ne sont pas inscrits l’année suivante en formation générale des jeunes (FGJ), en formation générale des adultes (FGA), en formation professionnelle (FP) ou au collégial.

 

Parcours Hubble : partir à la rencontre de soi-même pour rêver plus grand – (Prévention du décrochage scolaire)

Le parcours Hubble de l’organisme EDUCAIDE vise la prévention du décrochage scolaire. Il se complète par une bourse d’études pour les jeunes du secondaire. Le programme cible particulièrement les jeunes à risque en milieu défavorisé.

L’article a  été rédigé par Éva Milko et j’ai aigi comme chercheur expert.
https://static1.squarespace.com/static/65f84b9172ed8b13ba012bdb/t/66fc48f8963f2250c8f9372d/1727809785188/Article+Educaide+FINAL.pdf

ÉDUCAIDE : https://www.educaide.ca/

Le parcours Hubble : https://www.educaide.ca/parcours-hubble

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Inégalités persitantes au CEGEP

 

Les Québécois moins nantis ont souvent plus de mal à terminer leurs études collégiales

Zacharie Goudreault

Le Devoir, 19 août 2024

Extraits réalisé par Raynald Horth

Les Québécois les moins nantis continuent d’être défavorisés dans l’accès aux études collégiales. Ils sont aussi plus nombreux à abandonner en cours de route, en raison des obstacles économiques et sociaux auxquels ils se heurtent, montre un rapport publié en ce jour de rentrée cégépienne.

Dans le cadre de la deuxième édition du Bulletin de l’égalité des chances en éducation publié par l’Observatoire québécois des inégalités, six chercheurs ont analysé les écarts qui persistent dans le système éducatif québécois, des services à la petite enfance jusqu’à la formation universitaire.

« L’enjeu qui entre en ligne de compte, c’est la poursuite de certaines inégalités », qui demeurent « marquées « en matière d’accessibilité et de réussite des études collégiales, constate le chercheur Pierre Doray.

54% des Québécois dont le revenu familial est inférieur à 40 000$ par année n’ont jamais entamé d’études collégiales. Un pourcentage qui chute à 28% chez les ménages dont le revenu familial s’élève à 100 000$ ou plus.

Autre constat marquant : près du tiers ( 32 % ) des Québécois les moins nantis qui ont entamé des études collégiales à un moment donné dans leur vie les ont abandonnées en cours de route. C’est près du double de la moyenne provinciale, qui s’élève à 14%.

Des obstacles économiques

Le coup de sonde mené dans le cadre de ce rapport indique que 17% des répondants qui n’ont pas franchi les portes d’un cegep ont pris cette décision parce qu’ils avaient « besoin de travailler pour subvenir à leurs besoins », un pourcentage qui atteint 19% chez les femmes.

Les chercheurs ont établi que 90% des hommes et 80% des femmes dont les parents n’ont pas de diplômes d’études secondaires n’avaient « aucun diplôme collégial » à l’âge de 21 ans. Dans les cas où les parents ont un diplôme d’études supérieures, ce pourcentage chute à 55% chez les hommes et à 40% chez les femmes.

s ce contexte, les chercheurs du rapport soulignent ainsi l’importance que le gouvernement du Québec s’attaque aux multiples inégalités qui persistent dans l’accès aux études postsecondaires.

Note : Moi, Raynald Horth, en 1970, j’étais professeur à l’Université du Québec à Rimouski. À l’automne 1970, lors de la Semaine de l’éducation je fus invité par Monsieur Élisée Rioux de Trois-Pistoles à prononcer une conférence devant les membres d’un club social à Trois-Pistoles. Ma conférence a porté sur le rôle de l’école dans la reproduction des classes sociales. 54 ans après, force est de constater que l’école continue de reproduire les classes sociales, et qu’au Canada, les conseils des ministres des provinces et que le conseil des ministres du gouvernement fédéral ne se préoccupent pas du fait que les systèmes éducatifs à partir de la petite enfance jusqu’à l’université reproduisent les classes sociales. Pourquoi? Parce que tous ces conseils des ministres sont au service de la classe dominante.

Bibliographie. Textes ou livres de Pierre Potvin

À tous ceux et toutes celles qui s’intéressent à mes écrits. Voici un document vous permettant d’avoir accès soit à de l’information sur un livre ou un lien Internet direct avec un document ou encore un lien pour télécharger un outil dont je suis l’auteur. Les documents sont présentés par thèmes

 

Bibliographie 07-08-2024

 

Table des matières
Les livres
Décrochage scolaire
Outils
Neuropsychologie
Psychologie
Éducation
Psychoéducation
Intelligence artificielle
Politique internationale
Société violence conjugale
Société – multiples défis
Laïcité et immigration
Mini-conférences – vidéos
Réflexions multiples
Éléments autobiographiques
Autres

 

Décrochage scolaire – prévention et mentorat – synthèse 2024

Voici un document synthèse sur la prévention du décrochage scolaire et le mentorat

Décrochage scolaire synthèse mai 2024

Glossaires en lien avec mes publications

 

Partie 1 Termes en lien avec l’Univers

Partie 2 Termes en lien avec la neuropsychologie

Partie 3 Termes en lien avec l’éducation et la psychoéducation

Partie 4 Termes en lien avec la recherche et le transfert des connaissances

 

Partie 1 Termes en lien avec l’Univers et sciences

 

Big Bang. Explosion gigantesque considérée comme l’origine de l’expansion de l’Univers, selon la théorie cosmologique généralement admise (18).

 

Cosmologie. La cosmologie est la science qui étudie la structure, l’origine et l’évolution de l’Univers considéré dans son ensemble (5).

 

Galaxie. Ensemble d’étoiles, de poussières et de gaz interstellaires tournant autour de son centre et formant une entité bien définie dans l’Univers.  La galaxie à laquelle appartient le Soleil s’appelle la Voie lactée (5)

 

Hominidé. Famille de mammifères comprenant tous les grands singes actuels et passés (humains, chimpanzés, gorilles, orangs-outans) ainsi que tous leurs ancêtres  (5).

 

Homo sapiens. Signifie Homme sage. Sapiens en latin signifie Savant. La longue marche de l’humanité débute il y a 12 millions d’années. Nous les humains, sommes des Homo sapiens nés d’Homo erectus, lui-même une sous-espèce d’Homo habilis dont son ancêtre était l’Australopithèque (5).

 

Mammifères. Les mammifères : classe d’animaux vertébrés, dont les femelles, à reproduction généralement vivipare, allaitent leurs petits avec des mamelles. Ils sont généralement recouverts de poils, ayant une température constante, une respiration pulmonaire et un système nerveux central développé (5).

 

Paléoanthropologie. Science des caractéristiques physiques, sociales, politiques, religieuses et culturelles de l’être humain, en le comparant aux animaux, ou en comparant divers peuples ou sociétés. C’est une discipline scientifique qui étudie l’évolution biologique de l’homme (40). C’est la branche de l’anthropologie physique qui étudie l’évolution humaine (54).

 

Univers. Ce terme est utilisé dans cet ouvrage dans le sens de l’univers astronomique, de l’ensemble des corps célestes. C’est l’ensemble de la matière répandue dans l’espace et dans le temps et de tout ce qui existe, régi par un certain nombre de lois (5).

 

Partie 2 Termes en lien avec la neuropsychologie

 

Acétylcholine. C’est un neurotransmetteur qui joue un rôle important dans le système nerveux central, où il est impliqué dans la mémoire et l’apprentissage et dans le système nerveux périphérique, notamment dans l’activité musculaire et les fonctions végétatives (5).

 

ADN. L’ADN (Acide Désoxyribonucléique) : est le porteur chimique de messages. Substance chimique qui contient, sous forme codée, de nombreuses informations nécessaires au fonctionnement des cellules d’un être vivant (5).

 

Adrénaline. Hormone sécrétée par la glande médullosurrénale lors d’un état de stress ou en vue d’une activité physique, entraînant une accélération du rythme cardiaque, une hausse de la pression artérielle, une dilatation des bronches, etc., permettant de répondre à un besoin d’énergie, par exemple pour faire face au danger (5).

 

Amygdale cérébrale. Structure du lobe temporal médian, ou interne, jouant un rôle dans la mémorisation de la signification émotionnelle des expériences. L’amygdale cérébrale est une structure cérébrale essentielle au décodage des émotions comme le plaisir, et aussi des stimuli menaçants pour l’organisme. Elle est impliquée dans la consolidation des émotions. De nombreux travaux de recherche en neurosciences ont confirmé le rôle de l’amygdale cérébrale et du cortex préfrontal sur les émotions. Elle joue aussi joue un rôle important dans le traitement de signaux d’émotion psychosociale, particulièrement en ce qui concerne la peur. L’amygdale cérébrale détermine si une menace (reconnue de façon innée ou par l’apprentissage) est présente et, si c’est le cas, engage les réponses corporelles établies par l’évolution pour traiter les dangers (5).

Elle est essentielle à la mémoire émotive. Cet organe fait partie du système limbique. Elle est particulièrement activée lors d’épisodes de peur, et traite l’aspect émotionnel des souvenirs.  Elle joue également un rôle essentiel lors de la prise de décision, de l’attention et de la mémoire.  

L’amygdale cérébrale participe au traitement de la pertinence affective des événements que nous vivons, nous aide à évaluer comment ces événements facilitent ou interfère avec nos buts et nos besoins. Elle est impliquée dans la mémoire à long terme (5).  

 

Anxiété. L’anxiété est la peur chronique qui persiste malgré l’absence de menace directe. Cette anxiété peut conduire à de la peur panique (2).

 

Bagage génétique (gène – patrimoine génétique – gène).  Héritage du patrimoine génétique transmis par la lignée parentale. Ensemble des caractéristiques génétiques dont hérite un individu. (2).

 

Biopsychologie. La biopsychologie est une discipline des neurosciences qui étudie le lien entre le système nerveux (le cerveau) et la psychologie. C’est en quelque sorte l’étude des interactions entre les perceptions, les sensations et les réactions physiologiques. Elle se subdivise en six sous-disciplines : psychologie physiologique, psychopharmacologie, neuropsychologie, psychophysiologie, neurosciences cognitives et psychologie comparative (2).

 

Bonheur. Le bonheur peut être considéré comme un état de plénitude, de satisfaction ou de sérénité. Un état agréable et équilibré de l’esprit et du corps (54).

 

Cellule. Élément constitutif de tout être vivant. Chez les animaux pluricellulaires, elles sont spécialisées : cellules nerveuses, musculaires, osseuses, sanguines, etc. (5).

 

Cerveau. Le cerveau fait partie du système nerveux. C’est l’étage le plus élevé dans la hiérarchie fonctionnelle du système nerveux central. Le cerveau repose sur le tronc cérébral et comprend les deux hémisphères du télencéphale, le diencéphale et le thalamus. Il joue un rôle essentiel dans les processus adaptatifs complexes : apprentissage, attention, perception, motivation (2).

 

Cerveau reptilien. Le cerveau reptilien est la partie du cerveau la plus ancienne, qui assure les fonctions vitales de notre organisme et contribue à la survie grâce à un répertoire limité de comportements réflexes et instinctifs qui permettent la satisfaction des besoins essentiels : reconnaître les sources de nourriture et se la procurer, reconnaître ses semblables, définir son territoire et trouver un gîte, reconnaître les prédateurs et s’en protéger, trouver des partenaires et s’accoupler (2).

 

Cervelet. Partie de l’encéphale située en arrière du tronc cérébral et qui joue un rôle important dans l’équilibration et la coordination des mouvements musculaires (17).

 

Conscience. La conscience de base ou primaire permet de situer ce qui se passe dans son corps en le distinguant de l’extérieur. La conscience de niveau supérieur qui appartient à l’être humain permet de réfléchir sur ce qui est ressenti de le situer dans le temps (le passé, le présent et le futur), favorise l’introspection (6). Font également partie de la conscience, le fait de raisonner, de planifier, de faire appel à des souvenirs (30).

Ce qui favorise la conscience, c’est entre autres, l’attention, la concentration, de même que les émotions qui déclenchent divers phénomènes dans notre organisme soutenant la conscience (23). De plus, le langage est un incontournable pour favoriser la conscience.

Ce qui permet à l’être humain d’être conscient ce sont deux régions cérébrales qui communiquent entre elles, soit le thalamus, sorte de station relais située au milieu du cerveau et reliant de nombreuses régions et le réseau préfrontal pariétal, la zone la plus polyvalente et la plus importante du cortex. Il semble que les hémisphères cérébraux sont intimement liés à la conscience de la personne (14).

 

Cortex préfrontal. Le cortex préfrontal est une large région du cerveau située dans sa moitié antérieure (à l’avant) du cerveau. Il est relié à : l’intellect, la cognition (capacité d’apprentissage), au raisonnement, à la conscience, à la concentration, à la production des idées abstraites, au jugement, aux actions planifiées, à la pensée réfléchie, à l’imagination et aussi à d’inhiber les comportements indésirables.

De plus, le cortex préfrontal est relié aux actions morales. Il permet le désir, le plaisir, la souffrance. Cette région cérébrale jouerait un rôle dans l’intégration émotionnelle et dans l’évaluation cognitive de l’émotion et du contexte lié aux stimuli. Une lésion bilatérale du cortex préfrontal entraîne des troubles de la personnalité : perte du sens critique, d’esprit d’initiative, indifférence face à soi-même et à son entourage, incapacité d’expression des émotions (6).

 

Cortex cingulaire. Sur la face médiane à l’avant du cerveau, le cortex cingulaire s’active lorsque nous éprouvons un état de malaise (6).

 

Cortisol. Un neurotransmetteur qui est associé à la réaction au stress (36)

 

Croyance. Les croyances représentent ce que l’on croit vrai. Ce sont des constructions mentales établies à partir d’informations reçues, de l’éducation reçue, des expériences vécues et qui amènent à adhérer à une thèse ou à des hypothèses, de façon telle qu’elles sont considérées comme des vérités absolues ou des assertions irréfutables, et ce, indépendamment des preuves (2).

 

Déterminisme. Le déterminisme conçoit que l’existence d’un phénomène est déterminée, fixée à l’avance, de sorte que, une fois les conditions posées (exemple : les gènes), le phénomène se produira immanquablement (5).

 

Dopamine. C’est un neurotransmetteur qui module l’humeur et joue un rôle central dans le renforcement positif et la dépendance. Elle est associée au plaisir et provoque le bien-être. Elle joue un rôle dans le circuit de la récompense. La dopamine est apparue très tôt au cours de l’évolution et joue un rôle dans de nombreuses fonctions essentielles à la survie de l’organisme comme la motricité, l’attention, la motivation, l’apprentissage et la mémorisation. Mais surtout, la dopamine est un élément clé dans le repérage de récompenses naturelles pour l’organisme. Ce neurotransmetteur permet de maintenir l’attention, de réguler les pensées, les émotions, les comportements (47).

 

Émotions. Les émotions correspondent à des états affectifs dont la durée et l’intensité varient et qui sont accompagnés de réactions physiologiques. Certaines émotions sont agréables (joie, intérêt), d’autres désagréables (colère, peur, tristesse). Ce sont nos émotions qui nous révèlent si nos besoins sont satisfaits ou non et jusqu’à quel degré. Elles nous informent de manière précise sur notre équilibre psychique (2).

Nos réactions physiques à certaines émotions comme la peur, la surprise, la tristesse, etc. seraient « programmées ». La programmation de notre réaction à la peur (cerveau reptilien) peut s’orienter vers trois types de réactions : fuir, figer sur place ou combattre. Les différentes fonctions cérébrales sont tellement intégrées que l’émotion est omniprésente dans tout le cerveau (2).

Le réseau affectif englobe les zones du système limbique. Est le siège des émotions liées à l’apprentissage, tels l’intérêt, la motivation et le stress (39). L’émotion et la cognition fonctionnent en interaction pour guider les processus d’apprentissage.

 

Encéphale. Ensemble constitué par le cerveau, le cervelet et le tronc cérébral, centres nerveux des vertébrés qui se trouvent dans la boîte crânienne (5).

 

Environnement. L’ensemble des éléments qui entourent la personne ou qui agissent sur la personne : qualité de l’eau, de l’air, de la nourriture, de l’habitation, du milieu socio-économique, de l’éducation, de la culture, etc. Il existe aussi l’environnement intérieur, celle qui est au sein de notre organisme. Des stimuli, des sensations peuvent venir de l’intérieur et être interprétés par le cerveau (7).

 

Épigénétique. Étude des changements héréditaires causés par l’activation et la désactivation des gènes. L’épigénétique décrit l’ensemble des mécanismes ayant lieu au niveau des gènes et qui peuvent être influencés par l’environnement et l’histoire individuelle ainsi qu’être potentiellement transmissibles d’une génération à l’autre (5).

 

Éthologie. Science qui étudie les mœurs et les comportements des espèces animales dans leur milieu naturel (18).

 

Espèce. La création d’une espèce se produit lorsque deux populations sont séparées et que des différences génétiques empêchent la possibilité d’engendrer une progéniture viable (20).

 

Esprit. L’esprit représente l’ensemble des opérations conscientes et inconscientes du cerveau, que c’est un flux de configurations mentales qui se présente sous forme « d’images » (sonores, visuelles, tactiles, etc.) (16). Pour les scientifiques, l’esprit est un produit du cerveau. Pour ceux qui ont une approche non matérialiste (spirituelle ou religieuse), l’esprit n’est pas matériel (15).

 

Évolution. Dans le langage courant, l’évolution signifie tout processus de formation ou de changement progressif. En science biologique, l’évolution signifie un processus qui produit des changements dans le patrimoine génétique par des mécanismes (telle la mutation ou la sélection naturelle) se transmettant d’une génération à la suivante (35).

 

Gène. Un gène est une portion d’ADN qui contient l’information nécessaire pour la production d’une substance indispensable à la cellule ou à l’organisme tout entier. Élément du chromosome qui est à l’origine des caractères héréditaires de chaque personne et constitue le support de leur transmission de génération en génération (18).

 

Homéostasie. Désigne les réactions physiologiques coordonnées, et en grande partie automatisées, qui sont indispensables au maintien des états internes stables dans un organisme vivant. L’homéostasie implique la régulation automatique de la température, de la concentration d’oxygène, du pH de notre corps (17, 41). Capacité d’un système à maintenir son équilibre interne face à des perturbations extérieures.

Selon le principe de l’homéostasie, tout écart à la norme se traduit par la mise en jeu de mécanismes tendant à ramener « l’état perturbé » à sa dimension initiale (48).

 

Hémisphère. L’hémisphère gauche chez la plupart des gens est associé au langage, à la pensée rationnelle et à l’analyse. L’hémisphère droit est plus considéré comme le siège de l’émotion, de la création, de l’intuition et de l’analyse spatiale (50).

 

Hérédité. Processus génétique par lequel les organismes vivants transmettent leurs caractéristiques à leurs descendants (20).

 

Héritabilité. L’héritabilité est un concept mathématique qui quantifie l’apport hypothétique des gènes sur un phénotype (trait de personnalité, comportement, etc.). C’est une statistique qui permet d’estimer le degré d’influence probable des facteurs génétiques pour un phénotype donné, dans une population donnée. Afin de vérifier le poids relatif de la génétique par rapport au rôle de l’environnement, on utilise le coefficient d’héritabilité (H2). Héritage du patrimoine génétique transmis par la lignée parentale. Ensemble des caractéristiques génétiques dont hérite un individu (5).

 

Hippocampe. L’hippocampe est une partie du cerveau localisée dans le lobe temporal, dans chaque hémisphère. C’est l’un des centres de la mémoire et du repérage dans l’espace (5). L’hippocampe a pour rôle de stocker les souvenirs et de favoriser l’association des émotions à des contextes. L’hippocampe et les régions cérébrales proches jouent un rôle très important dans la formation des nouveaux souvenirs (la mémoire épisodique) ainsi que dans la mémoire spatiale (50).

 

Homozygote. Cellules homozygotes. Se dit d’un être dont les cellules possèdent deux gènes identiques d’un caractère donné. Individu homozygote. Se disent des cellules qui ont cette caractéristique (18). Jumeaux homozygotes.

 

Hypothalamus. Organe situé dans le cerveau, sous le thalamus. Il serait l’ordinateur de notre vie végétative et de nos besoins (faim, soif, sexualité, sommeil, etc.). Si l’émotion est agréable, on éprouve une impression de bien-être et de plaisir. L’hypothalamus stimule alors la libération de neurotransmetteurs comme les endorphines. Il est également à la base de la mémorisation des peurs. Il régule la faim, la soif, la température corporelle, la sexualité et le sommeil, ainsi que les centres de la libido, de la douleur et du plaisir y sont situés (43).

 

Inné. Peut être considéré comme une sorte de préprogrammation interne à notre organisme qui permet, sous certaines conditions, le développement de notre organisme lors du processus de maturation (5). L’inné se distingue de l’acquis, qui découle de l’apprentissage, de l’expérience.

 

Intelligence « L’intelligence est la faculté nous permettant de relier entre elles des informations pour raisonner, résoudre des problèmes ou atteindre des objectifs » (47). « L’intelligence dépendrait de l’efficacité des connexions, c’est-à-dire la vitesse de l’échange d’informations entre différentes régions du cerveau. La clé de l’intelligence se trouve (…) dans la capacité de notre cerveau à mettre en place une toile de communication dense formée par environ 30 000 milliards de filaments » (47). « Ce qui augmente l’intelligence humaine c’est la capacité du cerveau de stoker en mémoire le plus grand nombre d’informations possible, et à les solliciter le plus rapidement possible, pour les comparer, les utiliser, avec une vitesse d’exécution la plus rapide possible » (47).

 

Jumeaux monozygotes. Les jumeaux monozygotes sont issus d’un seul ovule fécondé par un seul spermatozoïde. Cet ovule fécondé se divise en deux embryons. Ces jumeaux ont exactement les mêmes chromosomes. Ils ont une parfaite ressemblance, et ont le même sexe. Les jumeaux dizygotes proviennent de deux ovules qui ont été fécondés par deux spermatozoïdes. Ces jumeaux ont des chromosomes différents, ils ne se ressemblent pas autant et n’ont pas forcément le même sexe (2).

Lobe frontal et lobe pariétal. Le lobe frontal et lobe pariétal reliant le cortex frontal et pariétal

Ces régions sont impliquées dans les traits de caractère et de l’adaptation de chacun à son environnement : anxiété, prise de risque, mémoire, autocontrôle, intelligence (52).

 

Matérialisme. Dans le présent ouvrage, ce terme s’applique à la science et croit que la matière est le seul constituant de l’univers et que l’esprit n’est qu’une manifestation de la matière. Que fondamentalement, toute chose est composée de matière et que tout phénomène est le résultat d’interactions matérielles. Ferry et Vincent (22) entendent par « matérialisme » la position qui consiste à postuler que la vie de l’esprit est tout à la fois produite et déterminée par la matière, c’est-à-dire, pour l’essentiel, par la nature et par l’histoire. Ceci comprend autant les idées philosophiques que religieuses, que les valeurs et la culture, etc. La science est forcément matérialiste et se caractérise par deux traits fondamentaux : le réductionnisme et le déterminisme. Au matérialisme peut s’ajouter le « Monisme matérialiste qui conçoit le monde comme purement physique où il n’y a que la matière et l’énergie (19). Rappelons que, la thèse moniste, désigne une vision qui s’oppose aux arguments spiritualistes ou dualistes selon lesquels l’esprit et la conscience sont chez l’homme d’une essence distincte de celle de la matière cérébrale (12).

 

Maturation. C’est un processus normal de développement par lequel un organisme atteint sa taille, sa structure organique et sa construction corporelle telles qu’elles sont inscrites dans ses gènes. La maturation détermine les étapes successives du développement de l’organisme. À chacune de ces étapes correspondent des fonctions et des capacités différentes et par conséquent des comportements différents (2).

 

Mémoire. La mémoire est la fonction du cerveau qui nous permet de stocker (dans plusieurs zones de celui-ci), conserver et rappeler les diverses expériences passées, les informations ou les apprentissages réalisés. Il existe plusieurs types de mémoire (mémoire sensorielle, mémoire de travail, mémoire à long terme) (2).

Ledoux (30) est d’avis que la connaissance de ce que nous sommes, notre manière de penser de nous-mêmes, de ce les autres pensent de nous et la façon dont nous agissons sont pour une large part apprise et ces informations nous sont accessibles à travers la mémoire.

Notre mémoire est en quelque sorte notre « disque dur » où sont emmagasinés les nom­breux apprentissages que nous réalisons au cours de notre vie. La mémoire est essentielle aux apprentissages que l’on fait, car elle en garde les traces et permet le rappel des informations déjà apprises.

Il existe trois sous-systèmes de la mémoire, soit la mémoire sensorielle (ou perceptive), la mémoire de travail et la mémoire à long terme. Ces mémoires sont distribuées dans les deux hémisphères.

Les trois types de mémoires forment l’ensemble du processus mnésique, qui se caractérise par diverses opérations : L’acquisition de l’information; L’encodage de l’information à partir de la mémoire sensorielle et de travail, La consolidation, Le stockage dans la mémoire à long terme; Le rappel à la conscience (remémoration) de cette information (45).

S’ajoute à ces éléments l’importance des divers types de mémoires (procédurale, sémantique et épisodique).

 

Mémoire à long terme. Elle sert à emmagasiner l’ensemble de nos apprentissages au cours de notre vie. Elle contient les événements significatifs et retient le sens des mots, les représentations et les diverses habiletés apprises. Sa capacité est énorme et son temps de rétention peut durer des années. C’est en quelque sorte notre « disque dur » où sont emmagasinés les nombreux apprentissages que nous réalisons au cours de notre vie. (2)

 

Mémoire de travail (à court terme). La mémoire de travail sert temporairement le processus mnémonique lors de l’entrée de l’information par les mémoires sensorielles ou encore lors du rappel d’informations stockées dans la mémoire à long terme. C’est une mémoire de transition. Cette mémoire enregistre temporairement les informations et sa capacité de stockage est limitée à environ 7 items à la fois. La notion de travail signifie ici, entre autres, que cette mémoire combine les informations venant de diverses sources de mémoire pour, par exemple, construire des phrases, réaliser un calcul mental, etc. (2)

 

Mémoire sensorielle. C’est une mémoire de très courte durée associée à nos divers sens : la vision, l’odorat, l’ouïe, le goût, le toucher, le sensori-moteur. Ce sont des mémoires sensorielles. Elles ont un double rôle, soit de traiter une nouvelle perception (stimulus visuel, auditif, olfactif, etc.) ou de déclencher le rappel d’une information (un souvenir) enregistrée dans la mémoire à long terme suite à cette stimulation sensorielle (2).  

 

Métabolisme Ensemble des réactions biochimiques qui permet les échanges de matières et d’énergie à l’intérieur du corps. Il comprend des réactions de synthèse (anabolique) et des réactions de dégradation organique (catabolique) (41).

 

Moelle épinière. Centre nerveux situé dans le canal rachidien et assurant la transmission de l’influx nerveux entre le cerveau, les organes et les membres (5).

 

Molécule. Particule formée de deux ou de plusieurs atomes. Particule de matière constituée d’un assemblage précis d’atome. Les molécules de matière organique sont complexes : elles comprennent du carbone France et de l’azote (N), et sont généralement constituées d’un grand nombre d’atomes (5).

 

Monozygotes et dizygotes (jumeaux). Les jumeaux monozygotes sont issus d’un seul ovule fécondé par un seul spermatozoïde. Cet ovule fécondé se divise en deux embryons. Ces jumeaux ont exactement les mêmes chromosomes. Ils ont une parfaite ressemblance, et ont le même sexe. Les jumeaux dizygotes proviennent de deux ovules qui ont été fécondés par deux spermatozoïdes. Ces jumeaux ont des chromosomes différents, ils ne se ressemblent pas autant et n’ont pas forcément le même sexe (2).

 

Noradrénaline. Un neurotransmetteur important pour l’attention, les émotions, le sommeil et l’apprentissage. Joue également un rôle de soutien de la motivation et de l’intérêt. La noradrénaline est aussi libérée comme une hormone dans le sang, où elle contracte les vaisseaux sanguins et augmente la fréquence cardiaque. Ce neurotransmetteur joue un rôle dans les troubles de l’humeur comme le syndrome maniaco-dépressif (ou trouble bipolaire) (2).

 

Neurone. Cellule du système nerveux spécialisé dans la réception et la transmission des signaux électrochimiques, la génération et le traitement des influx nerveux (2).

 

Neuropsychologie. Sous-discipline de la biopsychologie qui étudie, entre autres, les effets psychologiques des lésions cérébrales chez les patients humains (2).

 

Neurosciences cognitives. Subdivision de la psychobiologie qui étudie les bases neuronales de la cognition, comme la pensée, la mémoire, l’attention et les processus perceptifs complexes (2).

 

Neurosciences. Ensemble des disciplines qui concernent l’étude du fonctionnement du système nerveux dans ses aspects moléculaires, cellulaires et synaptiques jusqu’aux fonctions comportementales et cognitives (2).

 

Neurotransmetteur. Domaine de la chimie du cerveau. Les neurotransmetteurs contribuent au transport des messages entre les cellules nerveuses. Un messager chimique qui traverse la fente synaptique entre des neurones. Lorsqu’il est libéré par le neurone émetteur, le neurotransmetteur diffuse sa substance à travers la synapse et s’associe aux récepteurs sur les neurones receveurs et influence le déclenchement de l’influx nerveux (37).

 

Noradrénaline. Un neurotransmetteur important pour l’attention, les émotions, le sommeil et l’apprentissage. Joue également un rôle de soutien de la motivation et de l’intérêt. La noradrénaline est aussi libérée comme une hormone dans le sang, où elle contracte les vaisseaux sanguins et augmente la fréquence cardiaque. Ce neurotransmetteur joue un rôle important pour l’attention, les émotions, le sommeil et l’apprentissage et également dans le soutien à la motivation et à l’intérêt. Il participe aussi dans les troubles de l’humeur comme le syndrome maniaco-dépressif (ou trouble bipolaire) (2).

 

Noyaux accumbens. C’est un ensemble de neurones faisant partie du système de récompense qui sont actifs à déployer la dopamine associée au désir, à la sensation de plaisir et de récompense (8).

 

Ocytocine. Hormone produite par l’hypothalamus et dont la voie de sortie est par l’hypophyse postérieure (33). Cette hormone augmenterait l’empathie et l’attachement aux autres et réduirait le stress tout en favoriserait le bien-être.

 

Ontogénie Développement de l’individu du moment où l’œuf est fécondé jusqu’à l’âge adulte (18).

 

Néocortex. Le cerveau cognitif (le plus récent, le nouveau ou néocortex, nouvelle écorce), permet la conscience, la rationalité. Le néocortex est la partie la plus évoluée de notre cerveau. Il forme la couche externe des hémisphères cérébraux. Le néocortex a permis de franchir le seuil de la conscience réflexive, le langage, la pensée abstraite, l’imagination, le raisonnement logique, le calcul, la conceptualisation, l’abstraction, la prévision et l’intention délibérée (2).

 

Pensée.  C’est une activité mentale, consciente la plupart du temps et qui est produite par le cerveau. Peut faire suite à des perceptions, des images, des sensations, des représentations. Peut se concrétiser dans des idées, des opinions, des évaluations, etc. C’est aussi, une représentation psychique, un ensemble d’idées propres à un individu ou à un groupe, une façon de juger, une opinion (façon de penser), un trait de caractère (avoir une pensée rigoureuse), etc. (6).

 

Phylogénétique. Discipline qui a pour objet d’étudier la formation et l’évolution des espèces animales et végétales afin d’établir leur parenté (18).

 

Plasticité du cerveau. C’est un processus qui fait en sorte que des connexions neuronales se développent ou se renforcent, alors que d’autres sont affaiblies ou éliminées selon les besoins. Cette propriété du cerveau à se modeler en fonction de l’expérience vécue, de se modifier en fonction de l’apprentissage est qualifiée de plasticité du cerveau.  

 

Procaryote. Être vivant, généralement unicellulaire, qui ne possède pas de noyau bien déterminé, et dont le cytoplasme est dépourvu d’organites. C’est un organisme unicellulaire dépourvu de noyau contenant de l’ADN. Les bactéries sont des procaryotes (5).

 

Protéine. C’est un composé organique formé de longues chaînes d’acides aminés et qui se trouve en abondance dans la matière vivante. Les cellules sont capables de fabriquer des protéines, ce sont de grosses molécules chargées de nombreuses tâches. Parmi ces protéines se retrouve : l’hémoglobine du sang qui transporte l’oxygène dans le corps, la myosine des muscles, qui peut se contracter et provoquer des mouvements, ou encore certaines hormones, qui transportent des informations d’un organe à l’autre (5).

 

Sciences cognitives. Elles forment une discipline à la jonction des neurosciences, de la psychologie, de la linguistique et de l’intelligence artificielle. C’est un ensemble de disciplines scientifiques visant l’étude et la compréhension des mécanismes de la pensée humaine, animale ou artificielle et plus spécifiquement de tout le système cognitif (perception, intelligence, le langage, le calcul, le raisonnement, la conscience (2).

 

Sélection naturelle. En biologie, la sélection naturelle est l’un des mécanismes moteurs de l’évolution des espèces. Elle peut être définie comme étant l’avantage reproductif procuré par les conditions de l’environnement aux individus ayant un caractère avantageux vis-à-vis de cet environnement et leur assurant une descendance plus importante que les individus n’ayant pas ce caractère. Elle peut également se définir comme un tri qui s’opère naturellement au sein d’une espèce (54). Ferry et Vincent (22) précise que la sélection naturelle est assortie de l’idée de gradualisme qui veut que les organes et les systèmes biologiques complexes apparaissent par l’accumulation progressive au cours des générations de mutations génétiques aléatoires favorisant une meilleure adaptation au milieu et finalement une capacité accrue de reproduction. Ce gradualisme peut être interrompu par des changements plus massifs.

 

Sérotonine. C’est un neurotransmetteur qui joue un rôle dans la régulation de l’humeur, entre autres sur la dépression et également sur le sommeil et l’éveil aussi, lors du calcul de la prise de risques.  Elle est impliquée dans la dépression, le suicide, les comportements impulsifs et l’agressivité. (53)

 

Signaux sensoriels. Avant de parvenir à la conscience, les signaux sensoriels sont traités et transformés (23). Il y a une intégration des perceptions des dif­férents sens au sujet d’un même objet (exemple, la vision d’un chat, les sons qu’il émet, les odeurs, le toucher de son poil) (5).

 

Stimulus. Peut être défini comme tout événement ou combinaison d’événements observables et mesurables, provenant de l’environnement externe ou interne de l’organisme. (32)

 

Stress. C’est une réponse physiologique à une menace physique ou psychologique. Peut se définir comme une expérience subjective pouvant s’avérer positive – eustress (bien-être, défi, dépassement de soi) ou négative – distress (frustration, malaise) (2).

 

Synapse. C’est un mot grec signifiant serrer, joindre, connecter. Chaque neurone se termine par un corpuscule nerveux terminal qui est séparé du neurone voisin par un mince espace, la fente synaptique. Cette jonction fonctionnelle est appelée synapse (synapsus = liaison – point de jonction) (5).

 

Système limbique. Le système limbique est impliqué dans l’olfaction, les émotions, les apprentissages et la mémoire. Il traite l’information d’une façon plus primitive, mais avec l’avantage d’être plus rapide et plus adapté à des réactions essentielles de survie. Parmi ses principales fonctions, il y a celle de mémoriser les comportements agréables ou désagréables. C’est entre autres cette zone du cerveau qui, chez l’humain, est en partie responsable de tout le spectre des émotions, de l’agréable au désagréable (50).

Le système limbique joue un rôle important dans les émotions (corps amygdaloïde et gyrus du cingulum). Il contrôle tout ce qui régit le bien-être psychologique. Il permet, entre autres, de reconnaître les expressions faciales qui expriment la colère ou la crainte, aide à évaluer le danger et peut déclencher la réaction de peur. Il peut également engendrer des problèmes d’anxiété et de dépression (50). Il contrôle nos réactions instinctives et émotionnelles (peur, colère, plaisir) et les associe aux zones les plus évoluées du cortex cérébral.

S’il détecte un danger ou une occasion exceptionnelle pour la survie, il déclenche immédiatement une alarme qui annule en quelques millisecondes les opérations du cerveau cognitif (néocortex) et interrompt son activité.  

Il comprend tout le spectre des émotions agréables aux émotions désagréables et il mémorise les comportements agréables ou désagréables.

Le cerveau limbique comprend principalement l’hippocampe, l’amygdale cérébrale et l’hypothalamus. Il interagit aussi avec le cortex préfrontal, ce qui fait que les émotions sont liées de près à la cognition et aux pensées (51).

 

Système nerveux. Le système nerveux regroupe l’ensemble des organes qui interviennent dans la réception des stimuli ainsi que dans la production, la transmission et le traitement de l’influx nerveux. L’ensemble des informations issues du monde extérieur comme du milieu intérieur est analysé en permanence par le système nerveux pour donner naissance à la perception, à la mémoire, et induire des comportements moteurs ainsi que des pensées (5).

 

Thalamus. Le thalamus est spécialisé dans la réception et l’intégration de nos perceptions sensorielles. Il joue le rôle de l’ordinateur de nos perceptions. Il comprend plusieurs parties spécialisées qui s’occupent de la vision, de l’audition, du toucher, sauf l’odorat qui à son centre à part, le bulbe olfactif. Il joue un rôle dans nombre de pulsions et d’émotions et constitue une partie importante du système limbique (5).

 

Système de récompense et de punition. Afin de favoriser la survie de l’espèce, la nature a « prévu » de récompenser l’individu lorsqu’il assume ses fonctions vitales comme se nourrir, réagir à l’agression et se reproduire. L’exécution de ces fonctions vitales est récompensée par une sensation agréable (le plaisir, la sensation de satisfaction lors de la réponse à un besoin). Ce système de récompense comprend également celui de la punition qui permet de faire face aux situations déplaisantes. Lorsque ce système est activé et qu’il y a libération d’adrénaline, l’organisme se prépare alors à la lutte ou à la fuite. Situé dans le cerveau, le système de renforcement est constitué d’une composante affective en lien avec le plaisir provoqué par les récompenses (sensation agréable), ou le déplaisir provoqué par les punitions (sensation désagréable) (5).

 

Tronc cérébral. Tronc nerveux qui est constitué par le bulbe rachidien, la protubérance annulaire et le mésencéphale (5).

 

Partie 3 Termes en lien avec l’éducation et la psychoéducation

 

Absentéisme scolaire. L’absentéisme est défini comme un comportement marqué par la répétition d’absences. Il existe divers types d’absentéisme scolaire : l’absentéisme de retard, l’absentéisme intérieur aussi appelé « drop in », le zapping ou l’absentéisme choisi et l’absentéisme chronique (1).

 

Acquis. C’est l’acquisition de savoirs, d’habiletés suite à l’apprentissage et à l’expérience. L’acquis se distingue de l’inné, qui serait d’ordre génétique. Par opposition à la maturation ou à l’inné, ce qui est appris (acquis) a trait aux transformations qui interviennent suite aux apprentissages provoqués par les divers éléments de l’environnement et par l’éducation (2).

 

Activité psychoéducative. En psychoéducation, la notion d’activité dépasse les seules situations d’apprentissage d’un contenu très bien ciblé (comme les arts, les activités physiques, académiques, de loisirs, etc.) ; on conçoit comme « activité » « tous les moments de la vie de l’individu qui peuvent devenir l’occasion de développer son potentiel, qui sont des occasions d’apprentissage (2).

 

Adaptation. Dans le contexte de l’évolution, l’adaptation est le processus qui permet aux plus aptes à survivre et à transmettre leur matériel génétique.

 

Amotivation (résignation acquise). C’est une perte de motivation qui peut survenir suite à l’expérience répétée de l’impossibilité de réussir, d’un aboutissement constant à l’échec. Cette situation peut conduire à la résignation ou au découragement (5).

 

Apprentissage. Apprendre peut être conçu comme l’acquisition des connaissances et le développement des habiletés, des attitudes et des valeurs qui s’ajoutent à nos structures cognitives. D’un point de vue neuropsychologique, l’apprentissage est vu comme la construction de structures cognitives en lien avec la mémoire (2).

Les structures mentales, les systèmes neuronaux, les divers types de mémoires nous permettent d’apprendre. Du point de vue psychophysiologique, l’apprentissage produit un changement au sein d’un réseau de connexions d’un système neuronal. Le réseau de la reconnaissance comprend les zones sensorielles telles que le cortex visuel. Il reçoit des informations provenant de l’environnement et les transforme en connaissances. Il reconnaît et classe ce que l’on voit, entend ou lit. Le réseau stratégique, dont fait partie le cortex préfrontal, planifie et coordonne les actions orientées vers un but (21).

 

Attitude : Une attitude représente un état mental et neuropsychologique de préparation à répondre, organisé à la suite de l’expérience et qui exerce une influence directrice ou dynamique sur la réponse de l’individu à tous les objets et toutes les situations qui s’y rapportent (2).

 

Béhaviorisme. Le béhaviorisme est issu de la tradition philosophique anglaise de l’empirisme associationniste. Cette théorie est essentiellement une psychologie de l’apprentissage (« tout s’apprend »). Pour le béhaviorisme, l’apprentissage consiste en un changement de comportement reposant sur l’acquisition, le renforcement et l’application d’associations entre des stimuli provenant de l’environnement et des réponses observables de l’individu (2).

 

Besoin. Un besoin représente un manque dont la présence est « ressentie » comme indispensable. Le besoin c’est l’écart entre ce qui existe présentement et ce qui est nécessaire ou souhaitable (2).

 

Climat de classe. Le climat de classe possède les caractéristiques suivantes : une dimension des relations interpersonnelles, à savoir la chaleur affective des enseignants, la satisfaction à leur égard ou, au contraire, des tensions entre eux et les élèves et le favoritisme ; une dimension du développement personnel de l’élève, soit l’engagement et l’application scolaire ; une dimension du maintien du système, comme l’ordre et l’organisation dans la classe (13).

 

Cognitif (cognition). Vient du latin cognitio, qui signifie connaissance, action d’apprendre. La psychologie cognitive est à l’origine des processus de connaissance : perception, mémoire, langage, attention. Cognition est un processus intellectuel supérieur comme la pensée, la mémoire, l’attention et les processus perceptifs complexes (2).

 

Cognitivisme et cognitiviste. C’est le nom d’une école de pensée particulière au sein des sciences cognitives, un courant de recherche scientifique qui conçoit que la pensée est un processus de traitement de l’information. Le cerveau est comparé au fonctionnement d’un ordinateur, comme un système complexe de traitement de l’information, qui utilise des structures de stockage (la mémoire) et des opérations d’analyse et de recherche en mémoire, par exemple l’identification de catégories (2).

 

Comportement (behavior). Un comportement est tout mouvement, activité ou manifestation observable et mesurable (ou potentiellement mesurable) d’un organisme. Un geste, une activité motrice, une   communication verbale ou non verbale (2). Certains de nos comportements sont instinctuels, « cerveau reptilien », mais la grande majorité est sous le contrôle, heureusement, de notre néocortex, de nos apprentissages, de notre culture et de notre éducation (17).  

 

Conditionnement opérant (skinnérien). Le conditionnement opérant stipule qu’un comportement se modifie selon les contingences (antécédents et conséquences) qu’on lui associe.  Les comportements opérants sont émis par la personne et sont sensori-moteurs, alors que les comportements répondants (conditionnement classique) sont provoqués par un stimulus et sont une réponse physiologique automatique (2).

 

Conditionnement classique (répondant, pavlovien). Essentiellement, cet apprentissage consiste à associer en contiguïté deux stimuli, dont l’un est neutre (S1) (il sera conditionné) et l’autre a le potentiel de déclencher une réponse physiologique (S2). Le stimulus neutre précède le stimulus déclencheur (2). L’exemple classique est le conditionnement du chien de Pavlov. Présentation de la nourriture qui fait saliver le chien, peu à peu on associe un signal sonore à la nourriture. Conditionné au son, le chien salivera lors du signal sonore.

 

Conditionnement vicariant (ou apprentissage par observation). Avec ce type d’apprentissage par observation du comportement d’une autre personne (un modèle), l’observateur en arrive à modifier son comportement comme s’il avait lui-même « vécu la situation » avec ses conséquences. Dans ce type de conditionnement, les mêmes stimuli antécédents et subséquents qui contrôlent le comportement du modèle contrôlent également celui de l’observateur. Le comportement de l’observateur se trouve ainsi modifié suite à l’observation du comportement du modèle (2).

 

Connaissance. La connaissance concerne un domaine précis qui se caractérise par des informations, des faits, des principes qu’on développe en cours d’éducation, lors des études ou suite à l’expérience (3).

 

Constructivisme. Selon cette approche, on apprend en agissant sur les choses et les gens qui nous entourent et sur notre environnement. Suite à notre action, on en déduit des lois en lien avec notre environnement. C’est donc une vision interactionniste (environnement vs personne) dans laquelle le sujet est très actif dans le processus d’apprentissage (2).

 

Contexte environnemental (CE). Le contexte environnemental joue un rôle dans le processus d’apprentissage. Il se compose de la culture et de l’ethnie de l’apprenant, du milieu socioéconomique et socioculturel d’origine, des croyances collectives et des normes sociales qui peuvent l’influencer (2).

 

Décrochage scolaire. Au Québec, un élève est considéré comme décrocheur s’il n’a pas obtenu de diplôme d’études secondaires et ne fréquente pas un établissement d’enseignement. Il importe cependant de distinguer le décrochage de l’abandon scolaire, ou interruption définitive de la fréquentation scolaire. On considère habituellement que cinq années doivent s’être écoulées depuis le décrochage pour parler d’abandon scolaire (1).

 

Déterminants de la réussite éducative scolaire.  On entend par déterminant un facteur qui détermine un état de santé ou un problème, un facteur en cause. La notion de déterminant a été tout d’abord utilisée dans le domaine de la santé (on parle des déterminants de la santé). En éducation, on entend par déterminants de la réussite ou du décrochage scolaire les principaux facteurs qui contribuent à favoriser la réussite éducative ou au contraire les principaux facteurs qui entrent en jeu dans le décrochage scolaire. C’est en quelque sorte une autre façon d’identifier les facteurs de risque ou de protection en se concentrant cependant sur les facteurs ayant le plus d’influence (1).

 

École efficace. On emploie différents termes pour parler d’école efficace : « bonne école », « école efficace » et « école exemplaire ». Par école efficace on veut signifier que tous les élèves apprennent, actualisent leur potentiel et sont bien préparés à faire face à leur vie d’adulte. En milieu défavorisé, l’école efficace se définit comme celle dont la performance scolaire des élèves, mesurée à l’aide d’épreuves standardisées, rejoint ou surpasse celle d’élèves provenant de quartiers mieux nantis (1).

Engagement scolaire. L’engagement scolaire comprend trois dimensions principales, à savoir : la dimension comportementale, qui implique l’aspect disciplinaire (être assidu, répondre aux consignes de la classe et de l’école, etc.), l’aspect scolaire (l’engagement dans les apprentissages, s’appliquer dans ses devoirs, s’impliquer dans les discussions en classe, etc.) et l’aspect parascolaire (participer aux activités sociales et parascolaires) ; la dimension affective, qui implique l’attrait ou la valorisation de l’école, la perception de l’utilité des matières et de l’école et le sentiment d’appartenance à l’école ; la dimension cognitive, qui comprend l’investissement cognitif dans l’apprentissage (l’effort, la volonté d’apprendre, etc.) et l’autorégulation des apprentissages (sentiment de compétence, attribution de la réussite et de l’échec, etc.) (11).

 

Facteurs de protection. Les facteurs de protection réfèrent aux influences qui changent ou améliorent notre réponse à une situation menaçante. Ils compensent les facteurs négatifs et leurs effets (46). Ils diminuent la possibilité qu’une personne présente des difficultés d’adaptation ou d’apprentissage.

 

Facteurs de risque. Les facteurs de risque augmentent la possibilité qu’une personne présente des difficultés d’adaptation ou d’apprentissage. Il existe une fluctuation individuelle en réponse aux facteurs de risque. Devant une situation semblable, les personnes ne réagissent pas de la même façon (46).

 

Gestion de classe. La gestion de classe est devenue un processus complexe de planification, d’organisation et de contrôle de tout ce qui se rapporte à la classe. Elle comprend : la gestion des activités d’apprentissage, du temps, de l’espace et du matériel, des règles, des procédures et des routines, des interactions sociales en classe, de la relation enseignant-élève, de l’animation et de ses techniques (38).

 

Motivation. La motivation prédispose ou incite la personne à accomplir certains comportements dirigés vers la satisfaction de besoins ou l’atteinte de certains buts. La motivation est constituée d’un ensemble d’énergie psychologique et physique qui se traduit par un état dynamique ayant ses origines dans les perceptions que l’apprenant a de lui-même et de son environnement et qui l’incite à choisir une activité, à s’y engager et à persévérer dans son accomplissement afin d’atteindre un but (2).

 

Motivation scolaire (Source de la…). La motivation scolaire comprend trois sources principales : la perception de soi, de sa compétence ou de son sentiment d’efficacité ; la perception de la valeur d’une matière ou d’une activité scolaire et la perception de contrôlabilité La motivation scolaire est constituée d’un ensemble d’énergie psychologique et physique traduisant par un état dynamique qui a ses origines dans les perceptions qu’un élève a de lui-même et de son environnement et qui l’incite à choisir une activité, à s’y engager et à persévérer dans son accomplissement afin d’atteindre un but (2).

 

Motivations intrinsèque et extrinsèque. La motivation intrinsèque est la recherche d’une activité pour l’intérêt qu’elle procure et serait liée à un fort sentiment d’autonomie. La curiosité, les besoins de découverte, d’exploration seraient de l’ordre de la motivation intrinsèque, soit la satisfaction de réaliser une activité pour elle-même. Alors que la motivation extrinsèque serait régie par les renforcements externes l’action est récompensée. Contrairement à la motivation intrinsèque, le plaisir issu de l’activité elle-même n’est pas, dans la motivation extrinsèque, ce qui motive l’apprenant (2).

 

Potentiel d’adaptation. En psychoéducation, le Pad représente tout ce que possède le sujet placé devant une situation d’apprentissage. Ses capacités, ses répertoires de connaissances, d’expériences antérieures, ses talents et motivations. C’est la partie interne de la personne (2).

 

Potentiel expérientiel. En psychoéducation, le Pex représente la situation d’apprentissage proposée avec toutes ses composantes. Une expérience d’apprentissage qui va permettre de se développer, de relever des défis, de se construire. C’est la partie externe de la personne, l’environnement psychoéducatif proposé (2).

 

Problème de comportement extériorisé. Les problèmes dits extériorisés ou sur-réactifs se manifestent au regard des stimuli de l’environnement : paroles et actes injustifiés d’agression, d’intimidation, de destruction, ou encore des refus persistants dans un encadrement justifié (4).

 

Problème de comportement intériorisé. Les comportements intériorisés (sous-réactifs) peuvent se manifester chez l’élève par une peur ou une anxiété excessive face aux personnes et aux situations nouvelles, par des comportements anormaux de passivité, de timidité, de dépression, de dépendance ou de retrait (4).

 

Psychoéducation. La psychoéducation est une approche d’intervention qui vise à rétablir et à développer les capacités adaptatives de la personne et à contribuer au développement du milieu, dans le but de favoriser l’adaptation optimale de l’être humain en interaction avec son environnement (4).

 

Résignation. La résignation acquise peut se manifester par la perte de la motivation, qui va survenir après des expériences répétées d’impossibilité de réussir, d’aboutissement constant à l’échec. Cette situation peut conduire à la résignation ou au découragement (2).

 

Réussite éducative. Le terme réussite éducative est très vaste et peut porter à confusion. Ce terme peut être défini comme une visée du développement global des jeunes, au niveau physique, intellectuel, affectif, social et moral (spirituel). Le bien-être, l’accomplissement de soi, le bonheur en constituent les résultats ultimes (4).

 

Réussite éducative familiale. La réussite éducative familiale concerne la mission éducative de la famille et vise à offrir à l’enfant un milieu de vie familial sécurisant et chaleureux, une relation parent-enfant bienveillante, des pratiques éducatives saines, un haut degré d’engagement parental envers la réussite éducative scolaire et le développement de valeurs humaines et spirituelles de grande qualité (4).

 

Réussite éducative scolaire.  La réussite éducative scolaire est la mission confiée aux écoles primaire et secondaire du Québec en vertu de la Loi sur l’instruction publique Amendée en décembre 2002, qui précise que l’école « a pour mission, dans le respect du principe de l’égalité des chances, d’instruire, de socialiser et de qualifier les élèves, tout en les rendant aptes à entreprendre et à réussir un parcours scolaire » (4).

 

Sciences de l’éducation. Les sciences de l’éducation font appel à différentes disciplines : histoire, sociologie, pédagogie, didactique, psychologie de l’apprentissage, neuroscience, linguistique, etc.  La finalité d’une telle perspective interdisciplinaire est de développer un être humain instruit et éduqué en favorisant diverses formes d’apprentissages et d’expériences de socialisation (3).

 

Socioconstructivisme. Théorie qui met l’accent sur la dimension relationnelle de l’apprentissage. L’apprenant élabore ses connaissances et sa compréhension par l’entremise de la comparaison de ses perceptions avec celles de ses pairs et celles de ses professeurs. Dans cette approche, on conçoit que l’’individu construit ses savoirs avec la médiation d’autrui (2).

 

Styles éducatifs parentaux. Il existe trois dimensions des styles éducatifs : l’engagement parental (chaleur, affection), l’encadrement parental (supervision) et l’encouragement à l’autonomie (encouragement à l’esprit critique). Pour chaque style, ces dimensions seront plus ou moins accentuées.

Ces trois dimensions s’expriment dans quatre types de styles éducatifs parental : le style autoritaire (punitif, contrôlant et disciplinaire), le style démocratique (valorisant et encourageant l’autonomie), le style permissif (supervisant peu, tolérant et peu structuré) et le style désengagé (1).

 

Style éducatif autoritaire. Le style autoritaire est caractérisé par des parents qui cherchent à modeler, contrôler les comportements et les attitudes de leurs enfants par un ensemble de règles et de normes strictes (1).

 

Style éducatif démocratique. Le style éducatif démocratique est caractérisé par un ensemble de normes claires qui sont établies par les parents, par une mise en application de ces normes, par l’utilisation de sanctions lorsque cela s’avère nécessaire, par de l’encouragement à l’autonomie et par une commu­nication ouverte entre les parents et les enfant (1).

 

Style éducatif désengagé. Ce style se caractérise par la combinaison d’une faible sensibilité et d’un faible contrôle de la part du parent à l’égard de son jeune. Le parent désengagé ou négligent est dépassé par ses propres problèmes et est peu sensible aux besoins de son jeune, qu’il laisse à lui-même sans supervision. Le contexte de développement qui résulte de ce type de style est flou et instable, sans limites à respecter et sans soutien (1).

 

Style éducatif permissif. Le style permissif est défini par le fait que les parents sont tolérants et acceptants à l’égard de leurs enfants ; ils utilisent très peu les punitions ; ils exigent relativement peu de leurs enfants. Ils sont aussi peu structurés (1).

 

Troubles de comportement. Les troubles de comportement sont des difficultés d’adaptation majeures qui affectent plusieurs sphères de la vie du jeune en même temps (sphères scolaire, familiale, sociale, personnelle, etc.). Les trois principaux troubles de comportement observés dans les milieux scolaires sont le trouble des conduites (TC), le trouble oppositionnel avec provocation (TOP) et le trouble de déficit d’attention/hyperactivité (TDAH) (1).

 

Types d’élève non à risque. Deux types d’élèves sont considérés non à risque, soit l’élève de type attachant et l’élève de type indifférent (1).

 

Types d’élève à risque au primaire. Il existe quatre types d’élèves à risque au primaire, soit le type peu motivé, le type difficulté d’apprentissage, le type difficulté de comportement extériorisé et type difficulté de comportement intériorisé (1).

 

Types d’élève à risque au secondaire. Il existe quatre types d’élèves à risque au secondaire, soit le type peu motivé et peu intéressé, le type présentant un trouble de comportement, le type présentant des comportements antisociaux cachés et le type dépressif (1).

 

Valeur. Elles concernent ce que nous considérons comme très important pour nous. Elles sont les repères qui nous servent pour effectuer nos choix les plus importants et orientent pour une large part nos actions et nos comportements. Elle peut être considérée comme une manière d’être ou d’agir qu’une personne ou une collectivité reconnaissent comme idéale et qui rend désirables ou estimables les êtres ou les conduites auxquels elle est attribuée (2).

 

Partie 4 Termes en lien avec la recherche et le transfert des connaissances

 

Accompagnement d’une équipe-école. L’accompagnement est une approche de soutien qui peut s’appliquer à une personne, à un groupe de personnes ou à une collectivité. Le but est le développement des compétences professionnelles par l’utilisation des « meilleures pratiques ». Cette approche de soutien demande aux accompagnés un engagement à réfléchir, à analyser et à avoir un regard critique sur leur pratique; à s’engager dans l’action, dans l’expérimentation et dans la réflexion critique sur leurs actions (3).

Une démarche d’accompagnement est basée sur trois dimensions caractéristiques de l’innovation : 1) une révision de la structure organisationnelle ; 2) une révision des pratiques pédagogiques et éducatives appliquées directement à l’élève ; 3) un accompagnement d’une intensité et d’une durée décroissante favorisant la pérennité des changements et le développement de l’autonomie des milieux (3).

 

Agent de transfert de connaissances. L’agent de transfert peut être considéré comme un spécialiste du transfert, dont l’activité principale ou secondaire consiste à rechercher des informations principalement issues de la recherche ou de la pratique professionnelle, à les traiter, à les structurer en connaissances et à les transmettre à son milieu aux fins d’utilisation par les praticiens (3).

 

Alliance. Le terme alliance signifie un accord, un partage entre des personnes ou des groupes de personnes. En transfert de connaissances, l’alliance s’applique entre les chercheurs et les praticiens, entre le milieu de la recherche et celui de la pratique. L’alliance signifie la collaboration, la coopération ou le partenariat entre les producteurs de connaissances et les utilisateurs (3).

 

Approche bidirectionnelle en transfert de connaissances. Dans l’approche bidirectionnelle, chaque acteur, autant le chercheur que le praticien, conserve son rôle respectif. Cette approche repose sur l’établissement d’une relation de collaboration entre chercheurs et praticiens, relation qui nécessite une reconnaissance réciproque des compétences de chaque personne associée à la réalisation du projet. L’expertise du praticien repose sur la connaissance de son milieu et sur son expérience, tandis que celle du chercheur repose sur son expertise théorique du problème et de la méthodologie de recherche. C’est l’approche qui favorise le mieux le lien entre la recherche et la pratique, entre les chercheurs et les praticiens et celle qui facilite le transfert de connaissances (3).

 

Approche de l’autodéveloppement en transfert de connaissances. L’autodéveloppement est une approche où le milieu devient autonome dans le développement de ses connaissances en recherche et en utilisation des connaissances dans la pratique. Elle se centre sur l’autodéveloppement du praticien qui devient en quelque sorte un praticien-chercheur. En fait, il n’y a pas dans cette approche une nécessité d’alliance avec le chercheur universitaire (3).

 

Approche de résolution de problème en transfert de connaissances. L’approche de résolution de problème se préoccupe avant tout des besoins spécifiques des praticiens qui sont à la recherche d’une solution à un problème concret. Ce sont les utilisateurs qui définissent le problème. Le chercheur joue un rôle plus utilitaire et les utilisateurs sont plus actifs (3).

 

Approche linéaire en transfert de connaissances. L’approche linéaire est à l’origine de la conception du transfert de connaissances. Le mouvement va du chercheur au praticien ou de l’université au terrain. Dans cette approche de transfert, les milieux comme les praticiens sont des participants plutôt réceptifs qu’actifs (3).

 

Bonne pratique (Evidence-Based Practice -EBP). Une bonne pratique est celle qui s’appuie sur des savoirs scientifiques et des savoirs d’expérience. On peut qualifier de « bonne pratique » celle qui a fait ses preuves puisqu’elle a permis d’obtenir de bons résultats. Elle peut donc être qualifiée d’exemplaire. C’est une pratique réussie, testée et validée qui mérite d’être partagée. C’est aussi une pratique dite efficace, laquelle, si elle est appliquée selon certaines prescriptions testées scientifiquement, atteindra les objectifs et les effets attendus (3).

 

Changement (changement de pratique). Le changement de pratique ou l’ajustement de pratique ou encore l’amélioration d’une pratique font partie du développement professionnel. La notion de changement englobe autant l’ajustement que le développement d’un répertoire d’actions renouvelées (3).

 

Communauté d’apprentissage professionnelle (CAP). Une CAP fait appel à une culture collaborative au sein d’une équipe. L’apprentissage se fait avec d’autres collègues qui souhaitent aussi améliorer leur pratique visant à favoriser les apprentissages des élèves ou à réduire les difficultés auxquels ceux-ci font face. Ce groupe structuré utilise un processus de co-apprentissage selon une approche d’analyse des pratiques, de critiques constructives et de réflexions sur la pratique. Le rôle du groupe y est important, car l’apprentissage se « construit » par l’interaction entre les personnes (3).

 

Communauté de pratique. La communauté de pratique regroupe des personnes qui collaborent dans le but de résoudre des problèmes issus de leur travail professionnel. Ces personnes, en partageant leurs connaissances, leurs expertises, apprennent ensemble; c’est un apprentissage collectif qui permet à chacun de développer son expertise (3).

 

 

Concept. Un concept présente des traits stables et communs à une classe d’objets qui sont généralisables à tous les objets présentant les mêmes caractéristiques. Le concept fait référence à un objet construit dans le monde scientifique. Exemple : le concept arbre comprendra des racines, un tronc et des branches (3).

 

Concept opérationnalisé. Le concept opérationnalisé s’applique au domaine de la recherche où le concept théorique sera « réécrit » afin de passer d’un état abstrait et théorique à un état observable ou mesurable (3).

 

Culture apprenante. Une organisation qui développe une culture apprenante se donne les moyens d’investir dans un apprentissage continu de ses membres et de l’organisation. Elle met à profit ses acquis et tire les leçons appropriées de ses expériences. Elle met en place un processus d’amélioration continue (3).

 

Déduction. Définition d’un mot, d’une expression en des termes qui permettent de reconnaître explicitement le concept par l’énoncé de ses caractéristiques observables.  La déduction est une façon de penser qui nous permet de conclure à partir d’observations et qui va du général au particulier (3).

 

Définition opérationnelle. C’est la définition d’un mot, d’une expression en des termes qui permettent de reconnaître explicitement le concept par l’énoncé de ses caractéristiques observables (3).

 

Développement professionnel. Le développement professionnel est un processus d’apprentissage continu dont le but est de développer les compétences des praticiens dans l’exercice de leurs fonctions. Il demande du changement, de la transformation et l’amélioration des pratiques.  Le développement professionnel contribue au développement du savoir d’expérience (3).

 

Dogmatisme. Le dogmatisme est représenté par une attitude que certains chercheurs peuvent avoir à l’égard des praticiens. Il s’appuie sur des vérités jugées incontestables et rejette la critique. Le dogmatisme peut caractériser certains scientifiques, certains chercheurs ou, encore, la science. On peut aussi l’appliquer à certains praticiens et à leur savoir d’expérience qui se campent dans certaines idéologies desquelles ils ne dérogent pas (3).

 

Données probantes. L’expression « probant » signifie qui permet d’être sûr de quelque chose, qui s’appuie sur une preuve. On parle d’une pratique qui s’appuie sur des données probantes, d’une pratique qui tient compte de l’utilisation des meilleures connaissances actuellement disponibles. C’est une approche en lien avec l’Evidence-Based Practice (EBP). Voir aussi Bonne pratique et Evidence-Based Practice (3).

 

Empirique. Empirique est un adjectif qui s’applique à ce qui a source dans l’expérience (par opposition à la connaissance rationnelle). Il qualifie également toute connaissance faisant confiance à l’expérience immédiate. L’expression recherche empirique ou étude empirique signifie que la recherche ou l’étude est basée sur l’expérimentation ou l’observation. Le mot empirique signifie que les informations recueillies sont issues de l’expérience quotidienne, de l’observation ou de l’expérimentation. Ce courant théorique conçoit que toute connaissance provient de l’expérience et s’appuie sur des données sensorielles en lien avec l’environnement. La connaissance scientifique s’élabore par induction à partir de l’observation de faits, de données sensorielles qui vont susciter des hypothèses mises à l’épreuve par expérimentation (3).

 

Groupe de codéveloppement. C’est une approche de formation en groupe qui utilise l’apprentissage les uns et des autres afin d’améliorer et de consolider la pratique des uns et des autres (3).

 

Innovation en éducation. L’innovation en éducation se définit comme un processus délibéré de transformation des pratiques par l’introduction d’une nouveauté curriculaire, pédagogique ou organisationnelle qui fait l’objet d’une dissémination et vise l’amélioration durable de la réussite éducative des élèves ou des étudiants (1).

 

Intervention. C’est une expression qui signifie une action quelconque du praticien. L’expression « intervention » englobe les diverses pratiques : enseignante, professionnelle (psychoéducative) et de gestion (3).

 

Méta-analyse. La méta-analyse est une méthode de recherche qui utilise les statistiques et permet de vérifier à partir de résultats de plusieurs études sur un même thème, le degré d’effet de l’intervention ou du facteur sur la variable critère. Exemple : une méta-analyse des recherches sur l’effet de la motivation scolaire sur la réussite scolaire au secondaire (3).

 

Modèle. Schéma, image, discours organisé qui représentent la complexité des situations abordées. Un modèle simplifie toujours la situation étudiée (3).

 

Paradigme. Ensemble de présupposés, de croyances et de valeurs qui déterminent le point de vue d’une discipline ou d’un champ de connaissance. Les paradigmes sont des cadres de référence qui standardisent la construction des savoirs. Ils sont partagés par les chercheurs qui travaillent au sein d’une même communauté scientifique (3).

 

Posture. La posture peut être vue comme une attitude d’un chercheur ou d’un praticien à l’égard d’une situation, d’un problème ou d’une autre personne. C’est une prise de position, un regard sous un angle particulier ou, encore, une façon d’aborder un problème. Exemple : la posture du chercheur ou la posture du praticien (3).

 

Praticien-chercheur. On doit distinguer le praticien réflexif qui réfléchit à sa propre pratique, qui l’analyse et l’évalue du praticien-chercheur qui, lui, n’a pas comme objet de recherche sa pratique, mais plutôt l’objet (le problème) sur lequel porte sa pratique (10).  

 

Pratique exemplaire (Best practice). Une pratique exemplaire est une « Bonne pratique », une pratique « modèle » qui est validée. Voir Bonne pratique (3).

 

Pratique professionnelle. Une pratique professionnelle se rapporte à l’action, à l’intervention concrète d’un professionnel. Elle comprend un ensemble de gestes posés par un professionnel dans l’exercice de sa profession (3).

 

Rationalisme. Ce courant de pensée conçoit que l’acquisition et la justification des idées sur le monde extérieur sont fondées sur des idées innées que possède chaque individu. Le rationalisme est l’antithèse de l’empirisme. La connaissance proviendrait essentiellement de la raison par un processus de logique déductive. Dans cette approche, l’apprentissage privilégie les idées, l’analyse, la théorie, la déduction, les inférences, l’argumentation et les preuves par les idées. La raison serait suffisante (2).

 

Recherche. La recherche en science est un ensemble d’activités rigoureuses et vérifiables dont le but est le développement des connaissances.  Elle repose sur le principe qu’il existe une explication rationnelle à tout phénomène qui s’explique par la relation de cause à effet. La recherche devrait permettre de les comprendre (21).

 

Recherche développement. Elle peut faire partie de ce qu’on appelle la recherche appliquée. Elle a pour finalité d’apporter des solutions à des problèmes et de développer des produits utiles pour le soutien à l’intervention (programmes, méthodes, outils, logiciels, etc.) (31).

 

Recherche évaluative. La recherche évaluative vise à évaluer le processus ou le résultat d’un programme, d’un projet, d’un outil ou d’un service. Elle contribue au développement des connaissances en intervention, porte sur des programmes et s’inscrit par le fait même dans un processus de changement. Elle se situe aux niveaux explicatif et descriptif.  La recherche évaluative se préoccupe principalement des effets de l’intervention, de la relation de cause à effet. En approche quantitative, elle utilise habituellement une méthode expérimentale ou quasi-expérimentale (3).

 

Recherche fondamentale. La recherche fondamentale a comme finalité l’acquisition de nouvelles connaissances sur les fondements de phénomènes ou de faits observables, sans qu’aucune application ou utilisation pratique soit directement prévue.  Il existe différents niveaux de complexité des connaissances issues ou visées par la recherche fondamentale, soit : de décrire le phénomène en question, de l’expliquer ou encore de le prédire (3).

 

Recherche-action. La recherche-action vise à résoudre des problèmes issus du milieu de la pratique. Elle se caractérise par la production d’un savoir qui se développe dans et par l’action réalisée par les chercheurs et les praticiens.  Les questions et les hypothèses sont formulées à partir des interrogations provenant de la pratique. L’analyse des données s’intègre dans un processus d’interprétation réciproque entre chercheurs et praticiens (26).

 

Relation de bienveillance. Plusieurs termes définissent le concept de bienveillance, tels que : compassion, sentiments, émotions, sollicitude, valorisation, intérêt, reconnaissance des autres, etc. Dans sa forme la plus simple, la relation bienveillante se définit comme une rencontre entre deux êtres humains où l’on observe une personne qui donne de la chaleur humaine et une autre qui reçoit cette chaleur humaine, sans toutefois faire référence à une que la relation entre ces individus soit intime (4).

 

Savoir. Le savoir est un ensemble de connaissances développé lors des  apprentissages (les études, l’expérimentation, l’expérience).  On dénombre trois grands types de savoirs : le savoir théorique (un ensemble de connaissances), le savoir-être et le savoir-faire. Le savoir peut être issu de la recherche ou de l’expérience. Le savoir est composé de toutes les formes d’information venant de notre éducation familiale, de nos études, des divers médias (télévision, le web et médias sociaux). Ces nombreuses informations sont emmagasinées dans la mémoire à long terme et nous sont très utiles tout au long de notre vie. Ce sont des savoirs théoriques qui permettent de comprendre et d’interpréter les choses (2).

 

Savoir d’expérience. Le savoir d’expérience est une intégration et une application des différents savoirs (savoir théorique, savoir-être et savoir-faire) qui font partie du développement de la compétence professionnelle (3).

 

Savoir théorique. Le savoir théorique est composé de toutes les formes d’information qui permettent de comprendre et d’interpréter les choses. Ce type de savoir comprend des notions, des concepts, des connaissances, des règles, des principes, etc (3).

 

Savoir-être. Ce savoir concerne tous les apprentissages liés aux émotions, intérêts, motivations, croyances, valeurs, attitudes, relations interpersonnelles, habiletés sociales. Ce savoir concerne tous les apprentissages liés aux émotions, intérêts, motivations, croyances, valeurs, attitudes, habiletés sociales (3).

 

Savoir-faire. Le savoir-faire peut être considéré comme un savoir procédural. C’est un savoir instrumental, c’est le comment faire (3).

 

Science. La science vise à découvrir et à énoncer des lois auxquelles obéissent les phénomènes étudiés et à les rassembler dans des théories. Les connaissances issues de la science sont considérées comme exactes, objectives et rationnelles. La science permet de vérifier la relation de cause à effet, la prévisibilité d’évolution telle que suscitée expérimentalement ou constatée par l’observation (3).

 

Théorie. Une théorie est un ensemble de concepts, de définitions et de propositions qui sont en relation les uns avec les autres afin d’expliquer, d’interpréter certains aspects de la réalité que l’on cherche à comprendre (27).

 

Transfert de connaissances. Le transfert de connaissances consiste à transformer, adapter des connaissances issues de la recherche ou de la pratique pour les rendre accessibles et utiles à des utilisateurs. Le transfert de connaissances inclut la recherche d’information, l’évaluation, l’adaptation et l’adoption de cette information ainsi que son application dans un milieu donné (3).

 

Références

(1) Potvin, P. (2012). Prévenir le décrochage scolaire. Mieux comprendre la réussite ou l’échec scolaire de nos enfants et adolescents. Collection Psychoéducation : fondements et pratiques. Béliveau éditeur.

(2) Potvin, P. (2015). Comprendre l’apprentissage pour mieux éduquer. Une approche psychoéducative. Collection Psychoéducation : fondements et pratiques. Béliveau éditeur.

(3) Potvin P. (2016). Alliance entre le savoir issu de la recherche et le savoir d’expérience. Collection Psychoéducation : fondements et pratiques. Béliveau éditeur.

(4) Potvin P. (2018). Élève à risque d’échec scolaire. Un regard sur la résilience et les facteurs de protection. Collection Psychoéducation : fondements et pratiques. Béliveau éditeur.

(5) Potvin P. (2023). Humain, À la découverte de qui nous sommes. Kindle Direct Publishing. Amazon.ca.

(6) Potvin, P. (2023). À la découverte de notre cerveau. Document inédit

(7) Potvin, P. (2024). Essai d’explication du comportement humain. Approche globale et neuropsychologique. Document inédit.

(8) Potvin, P. (2024). Essai d’explication du comportement humain. Approche globale et neuropsychologique. Document inédit.

 

Autres sources de références

(10) Albarello, L. (2004). Devenir praticien-chercheur : comment réconcilier la recherche et la pratique sociale. Éditions De Boeck Université.

(11) Archambault, I. & Janosz, M. (2006). L’engagement scolaire des garçons et des filles :  une analyse comparative des résultats de recherches empiriques. Revue de psychoéducation. 36 (1), 81-107

(12) Basquiast, J-P. et Jacquemin, C. (2008). La conscience vue par les neurosciences. Automate intelligent. http ://www.automatesintelligents.com/echanges/2008/dec/conscience.html

(13) Bennacer, H. (2007).  Version abrégée de l’échelle de mesure du climat social de la classe à l’école élémentaire (ÉMMCCE). Revue québécoise de psychologie, 28, (3), 227-251.

(14) Bor, D.  (2012). L’étude de la conscience est la clé de nos dilemmes éthiques. Science et conscience. Extrait de : The Ravenous Brain: How the New Science of Consciousness Explains Our Insatiable Search for Meaning. http://www.planetesante.ch/Mag-sante/Psycho/Science-et-conscience-l-etude-de-la-conscience-est-la-cle-de-nombreux-dilemmes-ethiques

(15) Buser, P. (2013). Neurophilosophie de l’esprit. Ces neurones qui voudraient expliquer le mental. Odile Jacob.

(16)  Damasio, A. R. (1999). Le sentiment même de soi. Corps, émotions, conscience. Éditions Odile Jacob, Sciences.

(17)  Damasio, A. R. (1999). Le sentiment même de soi. Corps, émotions, conscience. Éditions Odile Jacob, Sciences.

(18) Dictionnaire Antidote

(19) Eccles, J. C. (1992). Évolution du cerveau et création de la conscience. Fayard.

(20) Fellowes, M. et Battey, N. (2015). L’évolution en 30 secondes. Hurtubise

(21) Legendre, R. (2005). Dictionnaire actuel de l’éducation. Guérin, Montréal.

(21) Legendre, R. (2005). Dictionnaire actuel de l’éducation. Guérin, Montréal

(22) Ferry, L. et Vincent, J-D. (2000). Qu’est-ce que l’homme ? Sur les fondamentaux de la biologie et de la philosophie. Éditions Odile Jacob.

(23) Gardenfors, P. (2007). Comment Homo est devenu Sapiens. Sur l’évolution de la pensée. Éditions Sciences Humaines

(25) Gendreau, P. (2014). Commentaires écrits lors de la lecture sur le chapitre 2. Document inédit. L’apprentissage : la part de l’inné et de l’acquis. Dans Potvin, P. (2015) Comprendre l’apprentissage pour mieux éduquer.

(26) Groulx, L-H. (1994). Liens recherche et pratique: les thèses en présence. Nouvelles pratiques sociales,7(2), 35-50.

(27) Kerlinger, F. N. (1964). Foundations of Behavioral Research. New York: Holt, Rinehart and Winston. Cité par Legendre (2005) cite par Legendre, R. (2005). Dictionnaire actuel de l’éducation. Guérin, Montréal.

(28) Kozanitis, A. (2005). Les principaux courants théoriques de l’enseignement et de l’apprentissage : un point de vue historique. Bureau d’appui pédagogique. École Polytechnique. Université de Montréal.

(29) Le cerveau à tous les niveaux. http://lecerveau.mcgill.ca/ (2015c) (Chapite 1. Origine de notre univers et 5 Le cerveau)

(30) Ledoux. (2003). Neurobiologie de la personnalité.  Odile Jacob.

(31) Loiselle, J. (2001).  La recherche développement en éducation : sa nature et ses caractéristiques (chapitre 3). Dans : Anadon, M. (2001). Nouvelles dynamiques de recherche en éducation. Québec : PUL.

(32) Malcuit, G., Pomerleau, A. et Maurice, P. (1995). Psychologie de l’apprentissage. Termes et concepts. EDISEM. MALOINE

(33) Martinoli, M-G. (2016). Commentaires présentés dans le cadre de la critique du manuscrit avant publication: Potvin, P. (2017). Qui sommes-nous, nous les humains?Les Éditions premières chances

(34) Massé, L.,  Desbiens, N. et Lanaris, C. (2013). Les troubles du comportement à l’école. Prévention, évaluation et intervention. 2e édition. Gaetan Morin éditeur.

(35) 45 Mlodinow, L. (2012) dans Choppra, D et Mlodinow, L. (2012). Qui détient la clé de l’Univers? Science et Spiritualité. Inter Éditions.

(37) 29 Myers, D.G. (2013). Psychologie. 10e édition. Lavoisier.

(38) Nault, T & Léveillé, J-L. (1997). Manuel d’utilisation du questionnaire en gestion de classe. Les Éditions LOGIQUES.

(39) OCDE (2010). Comment apprend-on? La recherche au service de la pratique, Édition OCDE. http://dx.doi.org/10.1787/9789264086944-fr

(40) Picq, P. (2010). L’humain à l’aube de l’humanité, dans Picq, P. Serres, et Vincent,

(41) Québec Amérique (Q-A) (2012). Le corps humain. Comprendre notre organisme et son fonctionnement. Les Éditions Québec Amérique Inc.

(41) Québec Amérique (Q-A) (2012). Le corps humain. Comprendre notre organisme et son fonctionnement. Les Éditions Québec Amérique Inc

(43) Ribard, L. (2019-2020). Mémoire : tous condamnés à oublier? Science & Cerveau. 

(44) Rhéaume, 1982, cité par Mayer, Ouellet, Saint-Jacques et Turcotte, 2000. Méthodes de recherche en intervention sociale. Montréal. Paris: Gaëtan Morin éditeur.

(45) Richard, D. et Orsal D. (2007). Neurophysiologie. Organisation et fonctionnement du système nerveux. 3e édition. Dunod.

(46) Rousseau, S. (2010). Développer et renforcer sa résilience. Vivre heureux même si… Les Éditions Québecor.

(46) Rousseau, S. (2010). Développer et renforcer sa résilience. Vivre heureux même si… Les Éditions Québecor.

(47)  Science & Cerveau, 2019-2020.. Mémoire : tous condamnés à oublier? 13 novembre 2019 et 10 février 2020.

(48) Vincent, J-D. (1999). Biologie des passions. Éditions Odile Jacob.

(49) Science & Cerveau, (13 novembre 2019 et 10 février 2020). Mémoire : tous condamnés à publier. ( p. 25)

(50) Sélection Reader’s Digest (2009). Un cerveau tonique pour la vie. Édition, Sélection Reader’s Digest.

(51) Servan-Schreiber, D. (2003). Guérir. Le stress, l’anxiété et la dépression sans médicaments ni psychanalyse. Robert Lafond.

(52) Sophia Mueller – 2013 cité dans Sablonnière, B. (2016). Les nouveaux territoires du cerveau. Éditions Odile .

(53) Sussan, R. (2014, juin). Apprentissage, motivation, émotions : comment apprenons-nous. Compte rendu de la conférence de Frédéric Alexandre. Université de Bordeaux.

(54) Wikipédia.

 

 

 

Le palmarès du ministre, ce n’est pas une bonne idée

La proposition du ministre de faire un Palmarèse des écoles publiques n’est pas une bonne idée. Le ministre dit, peut-on avoir un peu d’émulation entre les écoles et aussi ce serait bon pour un CSS ou un/e directeur/trice d’école de pouvoir se comparer à d’autres écoles de même type qui performent mieux.

Je crois que l’idée pour le ministre d’avoir des tableaux de bord (base de données et statistiques)  est excellente pour des fins de gestion. C’est intéressant aussi de rendre ces données publiques à des fins d’information ou de recherche.

Pour ce qui est du palmarès qui permet de comparer les écoles entre elles dans leurs performances et des les mettre en ordre de rang, là on est ailleurs.

La raison est assez simple, c’est que d’une façon générale les écoles publiques ne sont pas comparables, il y a trop de facteurs (multifactoriel) pour permettre une comparaison juste et valide. Le système public est organisé de telle sorte que les différences entre les types d’élèves et les types de milieux sont trop grandes. On parle souvent d’un système à trois vitesses (voir la caricature).

Je ne suis pas un expert en gestion scolaire, mais j’ai assez d’expérience et de connaissances du système d’éducation pour avoir accompagné des écoles dans leur quête pour une meilleure réussite des élèves (projet École et stratégies du CTREQ avec Marie-Martine Dimitri).

Plusieurs facteurs contribuent à la performance des écoles et des élèves. J’en nomme ici seulement quelques-uns.

  • Le milieu socioéconomique et la provenance des élèves.

  • Le taux d’immigration des élèves, la culture, la langue.

  • Les pratiques de sélection des élèves pour des programmes spécialisés.

  • La variété des services spécialisés (professionnels non enseignants) offerts ou non aux élèves.

  • La préscolarisation des élèves et les services en petites enfances (garderie, aides aux familles, etc.).

  • Et bien d’autres.

L’autre questionnement important est le suivant. Est-ce que la comparaison entre les écoles, même supposément de même statut, serait une occasion d’émulation qui stimulerait vers le haut?

Je crois que le ministre pourrait se servir des données sur les écoles pour informer annuellement les CSS et les écoles  sur leurs résultats et voir à l’accompagnement des milieux qui en ont besoin. Mais pas sous forme de palmarès, mais plutôt d’une façon privée.

 Selon moi il peut y avoir des conséquences négatives[1] :

  • Stigmatiser les écoles qui performent moins, renforcer les stéréotypes et les perceptions négatives surtout pour les écoles en milieu défavorisé et déjà stigmatisées.

  • La réussite éducative est plus que des résultats scolaires avec des notes chiffrées. Il est possible que certaines écoles présentent une moins bonne performance aux examens, mais qu’elles soient excellentes dans d’autres domaines comme l’engagement social (projet de bénévolat), la socialisation, le soutien parental, etc.

  • Mettre l’accent sur le manque de performance peut démotiver une équipe-école et ses élèves au lieu de les stimuler à faire mieux.

Quelques recommandations au ministre de l’Éducation

Au lieu de mettre du temps et de l’argent sur le développement annuel d’un palmarès des écoles, je propose plutôt les stratégies suivantes.

  • Au lieu de retirer le soutien financier au Centre de transfert pour la réussite du Québec (CTREQ)* développer une alliance avec le futur Institut National  d’Excellence en Éducation (INEE). Le CTREQ pourrait ainsi partager son expérience et son expertise en réussite éducative.

  • Analyser les bonnes pratiques qui se font dans des milieux scolaires comparables, les faire connaître aux écoles qui auraient les conditions pour les implanter. Il ne s’agit pas seulement d’informer les milieux, mais de les accompagner dans l’implantation des bonnes pratiques.

  • Soit avec l’implication de l’INEE ou  du CTREQ ou les deux, mettre en place un dispositif d’évaluation de l’effet des pratiques.

  • Considérer que l’investissement en énergie et en argent doit cibler avant tout la petite enfant, le préscolaire et le premier cycle du primaire.

Information sur le Palmares de Évole ensemble

Palmarès ou pas ?

On commence par l’enjeu du palmarès ministériel des écoles. Vous avez été plus de 3000 à signer notre pétition d’opposition à ce projet du ministre Drainville !

Il y a 2 jours à l’Assemblée nationale, la députée Ruba Ghazal s’est appuyée sur ces signatures pour demander au ministre s’il persistait avec son projet de palmarès.

« On n’en est pas là. » Le ministre tablette-t-il le palmarès ? Garde-t-il son projet pour plus tard ? Votre analyse vaut la nôtre… Mais pour l’instant notre mobilisation a refroidi le gouvernement. On peut s’en féliciter !

Un vrai portrait du tri des enfants

Toujours à l’Assemblée nationale, l’échange s’est poursuivi au sujet de l’absence de vraies données socio-économiques pour les écoles du Québec. La députée Ghazal a proposé au ministre de lire de notre récente lettre sur le sujet :

Le ministre ouvre la porte à une révision de l’indice actuel. Ce serait un énorme progrès.

Pour en savoir plus sur le problème avec les données actuelles et ce qui pourrait être fait, lisez la lettre Non au palmarès. Oui aux données socio-économiques parue dans Le Devoir le 25 mars dernier.

Dans les médias

À lire absolument, la série d’articles de Josiane Cossette. Le premier sur la « détestable épreuve de l’inscription au secondaire » et le second sur le plan pour un réseau commun que nous proposons pour régler le problème de l’école à trois vitesses:

L’éducation détraquée (1), la détestable épreuve de l’inscription au secondaire

L’éducation détraquée (2), et si on écoutait École ensemble ?

Autre prise de parole importante, celles d’étudiants en enseignement à l’Université de Sherbrooke :

« Nous sommes de futurs enseignants et enseignantes, des étudiants et étudiantes en éducation à l’Université de Sherbrooke. Nous sommes « l’aide » espérée dans les écoles. Nous serons les enseignants et enseignantes de demain. »

« Le système éducatif, nous le connaissons bien. Nous faisions partie des enfants qui ont subi de près ou de loin les répercussions du système d’éducation à trois vitesses. Nous avons évolué dans le système le plus inégalitaire du pays, comme les milliers d’enfants des nouvelles générations. »

« Nous voulons assister à la naissance d’un nouveau système d’éducation juste, équitable et accessible pour tous et toutes. »

La lettre est en ligne ici.

Sur le terrain

Nous avons participé à des événements récemment. Le 17 avril, École ensemble était de la conférence d’ouverture du colloque de l’APPM.

Sur la photo: L’urbaniste Gérard Beaudet, l’animatrice Isabelle Craig, l’écrivaine Kim Thúy et la vice-présidente d’École ensemble Anne-Marie Boucher

Le même jour notre président Claude Lessard a assisté à l’hommage à Guy Rocher à l’occasion de son centenaire !

Le dernier signataire encore vivant du Rapport Parent disait récemment en entrevue que « Si j’avais 40 ans, je travaillerais prioritairement pour revenir à l’égalité des chances dans notre système d’éducation » et qu’« Il faudrait régler le financement des écoles privées, surtout au niveau secondaire ».

Bien sûr, le Rapport Parent qui demandait de distinguer les écoles privées d’intérêt public de celles qui ne le sont pas est une grande source d’inspiration pour le réseau scolaire commun que nous proposons. Pour en savoir plus sur ce que proposait le Rapport Parent pour les écoles privées, rendez-vous dans la Foire aux questions de notre site.

(Et bonne fête Monsieur Rocher !)

Activités à venir

École ensemble participera à une soirée au bénéfice de l’IRIS le 23 mai prochain à Montréal. Notre vice-présidente Anne-Marie Boucher participera à un panel avec Rachel Saintus-Hyppolite, enseignante à Montréal, et Lucie Sauvé, professeure émérite au département de didactique de l’UQAM. Inscription ici.

Le 31 mai à Montréal, notre coordonnateur Stéphane Vigneault participera à un atelier sur le droit à l’éducation et expliquera comment École ensemble a interpellé l’ONU quant au système scolaire inéquitable du Québec. (D’ailleurs, la réponse du gouvernement québécois à l’ONU se fait toujours attendre…) Inscription ici.


Continuez à nous suivre sur Twitter et Facebook.

On vous promet pour bientôt des chiffres inédits sur la fracture sociale engendrée au Québec par notre système d’éducation injuste.

Vous pouvez nous appuyer par vos dons et en transférant cette infolettre à vos proches qui comme vous ont l’égalité des chances à cœur 💛❤️ .

[1] Inspiré en partie de ChatGPT 3.5 à la question: Pourquoi certaines personnes sont contre un palmarès des écoles publique du Québec

* Le CTREQ a développé au cours de deux décennies une longue expérience de mise en œuvre de projets d’accompagnement des milieux scolaires, de soutien aux chercheurs en éducation, de mise en place d’un Réseau d’information sur la réussite éducative (RIRE

Mon coffre à outils vers la réussite (scolaire)

Voici la présentation d’un programme prometteur sur la réussite scolaire et éducative des jeune de 10-18 ans. Ce programme est développé par Mathieu Desa.

Présentation sommaire du programme

Simulation avec chatGPT – quoi faire avec un élève du primaire qui s’oppose

J’ai fait une simulation d’une question posée à chatGPT (IA) d’une enseignante du primaire qui avait des difficultés à gérer les commportements d’opposition d’un élèves de 12 ans.

C’est tout de même incroyable ce que l’IA peut faire dans son rôle d’assistance professionnelle. Je suis très impressionné par la réponse de ce robot intelligent, cet outil de modèle de langage textuel (c’est l’expression utilisée par chatGPT). Nous avons de la concurrence professionnelle.

Voici les réponses.

Ma question à chatGPT: Je suis enseignante au primaire en 6e année. J’ai un garçon de 12 ans qui s’oppose à tout et qui ne suit pas les règles de la classe. Que puis-je faire?

Réponse de ChatGPT

Il peut être difficile de gérer un élève qui s’oppose fréquemment et ne suit pas les règles. Voici quelques suggestions qui pourraient vous aider à aborder cette situation :

  1. Comprendre les raisons : Essayez de comprendre les raisons derrière son comportement. Il pourrait y avoir des problèmes personnels, familiaux ou scolaires qui contribuent à son attitude. Prenez le temps de discuter avec lui pour mieux comprendre sa perspective.

  2. Établir une relation de confiance : Développez une relation positive avec l’élève en montrant de l’empathie et en créant un environnement où il se sent écouté et respecté. Cela peut ouvrir la voie à une meilleure communication.

  3. Fixer des attentes claires : Établissez des règles et des attentes claires en classe, et assurez-vous qu’elles sont bien comprises par tous les élèves. Cela inclut les conséquences en cas de non-respect des règles.

  4. Encourager la responsabilité : Impliquez l’élève dans la création des règles de classe et des conséquences en cas de non-respect. Cela peut lui donner un sentiment de responsabilité et l’encourager à respecter les règles établies.

  5. Renforcer le comportement positif : Mettez l’accent sur le renforcement positif en reconnaissant et en récompensant les comportements appropriés. Cela peut encourager l’élève à adopter des comportements plus positifs.

  6. Communication avec les parents : Maintenez une communication ouverte avec les parents de l’élève. Partagez vos observations, discutez des préoccupations et collaborez pour mettre en place des stratégies cohérentes à la maison et à l’école.

  7. Interventions individuelles : Si nécessaire, envisagez des interventions individuelles, comme des séances de counseling ou la participation à un programme de gestion du comportement. Ces interventions peuvent aider à aborder les problèmes sous-jacents.

  8. Collaboration avec d’autres enseignants : Si l’élève a des difficultés dans d’autres matières, collaborez avec les autres enseignants pour développer des stratégies cohérentes dans toutes les matières.

  9. Soutien supplémentaire : Si les problèmes persistent, envisagez de solliciter l’aide du conseiller scolaire, de l’orthopédagogue ou d’autres professionnels de l’éducation pour obtenir des conseils supplémentaires.

  10. Suivi régulier : Faites un suivi régulier avec l’élève pour évaluer les progrès et ajuster les stratégies au besoin. Assurez-vous qu’il sait que vous êtes là pour le soutenir.

Il est important de traiter chaque élève individuellement et d’adapter les approches en fonction de ses besoins spécifiques. Si le comportement de l’élève pose des problèmes graves, il peut être nécessaire de travailler en étroite collaboration avec l’équipe éducative et les services de soutien de l’école.

 

J’ai demandé à ChatGPT des sources de références 

Voici sa réponse:

Je comprends que vous cherchiez des sources de références pour vous aider dans la gestion du comportement de l’élève. Malheureusement, en tant que modèle de langage textuel, je n’ai pas la capacité d’inclure des liens vers des sources spécifiques. Cependant, je peux vous recommander quelques ressources générales qui pourraient être utiles dans la gestion du comportement en classe au primaire :

  1. « Positive Discipline in the Classroom » de Jane Nelsen : Ce livre offre des conseils pratiques sur la discipline positive en classe, mettant l’accent sur l’encouragement des comportements appropriés plutôt que sur la punition.

  2. « The Tough Kid Book » de William R. Jenson et Ginger Rhode : Ce livre propose des stratégies spécifiques pour gérer les comportements difficiles chez les élèves, y compris ceux qui s’opposent souvent.

  3. « How to Reach and Teach Children and Teens with ADD/ADHD » de Sandra F. Rief : Si l’élève présente des signes d’attention déficitaire avec hyperactivité, ce livre offre des conseils pratiques pour enseigner et gérer le comportement de ces élèves.

  4. « Lost at School: Why Our Kids with Behavioral Challenges are Falling Through the Cracks and How We Can Help Them » de Ross W. Greene : Ce livre explore des approches collaboratives pour résoudre les problèmes de comportement en impliquant l’élève dans le processus.

  5. « The Classroom Management Book » de Harry K. Wong et Rosemary T. Wong : Ce livre propose des stratégies de gestion de classe efficaces pour créer un environnement d’apprentissage positif.

Pour trouver ces livres, vous pouvez utiliser des librairies en ligne, des bibliothèques locales ou des plateformes de recherche académique. Vous pouvez également demander à votre établissement scolaire s’il dispose de ressources spécifiques pour la gestion du comportement en classe.

Pour des articles de recherche spécifiques, vous pourriez explorer des bases de données académiques telles que JSTOR, PubMed ou ERIC, en recherchant des termes tels que « gestion du comportement en classe », « opposition chez les élèves du primaire », etc. Ces bases de données peuvent fournir des articles évalués par des pairs et des recherches empiriques sur le sujet.

En outre, il peut être bénéfique de consulter les ressources pédagogiques fournies par votre établissement scolaire, les conseils scolaires locaux ou les organismes éducatifs régionaux, qui pourraient offrir des formations et des ressources adaptées à votre contexte spécifique.

 

Autres réponses

Domaines de recherche à explorer :

  1. Psychologie de l’enfant : Des recherches sur le développement psychologique des enfants peuvent fournir des informations sur les comportements opposants et les meilleures approches pour y faire face.

  2. Gestion du comportement en classe : Des études sur les techniques de gestion du comportement en classe, en particulier pour les élèves du primaire, peuvent offrir des stratégies efficaces.

  3. Psychologie de l’éducation : La psychologie de l’éducation se penche sur la compréhension des processus d’apprentissage et du comportement en milieu éducatif.

 

Décrochage scolaire en Tunisie – Thèse de doctorat de Aicha JLassi

Voici la thèse de doctorat en sociologie de Aicha JLASSI  Le décrochage scolaire : l’exemple tunisien, ainsi que trois articles issus de la thèse.

Cette recherche doctorale recense plusieurs travaux québécois sur le décrochage scolaire dont ceux de : Laurier Fortin, Michel Janosz, et Pierre Potvin. 

La recherche utilise le logiciel Premiers signes2 et le répertoire de pratique Agir dès les premiers signes.

These De Doctorat PDF 22-12 2023

Trois articles sur le décrochage sont issus de cette recherche doctorale.

Article Facteurs

article mécanismes

articleValidationEng

 

En 2004, selon  Aicha JLASSI il y aura un article sur l’utilisation du logiciel de dépistage Premiers signes2 et le répertoire de pratique Agir dès les premiers signes.

Nous poursuivons depuis trois ans notre collaboration avec le codirecteur de la thèse le professeur Ali Elloumi et Aicha JLASSI.

Note: Fait remarquable en plus d’être chercheure  Aicha JLASSI est enseignante au primaire en Tunisie.

Élèves EHDAA inclus en classe ordinaire- Points de vue –

EXCLURE DAVANTAGE NE RÈGLERA PAS LA CRISE EN ÉDUCATION

Amilie Duranteau, Lili Plourde et Isabelle Tremblay

Le Devoir, 21 déc. 2023 

Extraits de Raynald Horth

 

        Monsieur le Premier Ministre François Legault, l’Alliance québécoise des regroupements régionaux pour l’intégration des personnes handicapées, la Fédération québécoise de l’autisme, et la Société québécoise de la déficience intellectuelle s’inquiètent du discours public actuel concernant les élèves en situation de handicap ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage ( EHDAA ). Dans ce dialogue public une des solutions proposées aux problématiques de l’éducation serait d’envoyer plus de ses élèves dans des classes spécialisées. Nos organisations veulent rappeler l’importance de l’inclusion scolaire et éviter que les EHDAA soient davantage ségrégés.

        Inclure les EHDAA dans les mêmes classes que tous les autres élèves est une orientation fondamentale de la Politique d’adaptation scolaire. Des lois et des politiques garantissent que les droits des EHDAA soient respectés, dont la Charte des droits et libertés de la personne, la Politique de l’adaptation scolaire, le Loi sur l’instruction publique et la Politique À part entière. Selon cette dernière, il importe que le réseau scolaire offre des services sans discrimination tout en privilégiant une approche individualisée des besoins.

        Exclure les EHDAA des classes régulières a un impact sur plusieurs aspects sociaux de leur apprentissage, puisque le recours aux classes spéciales entraîne une séparation des élèves. Nos organisations ne sont pas contre les classes spéciales, elles ont leur utilité. Toutefois, il faut absolument évaluer les besoins et les capacités des enfants pour voir ce qui le plus bénéfique pour leur apprentissage.

        La classe spécialisée n’est pas toujours la meilleure option pour le développement des EHDAA. Avec le soutien nécessaire, un grand nombre de ces élèves pourraient très bien évoluer dans des classes régulières sans nuire aux élèves qui n’ont pas besoin de soutien particulier. De plus, cela leur permet de faire l’apprentissage de la différence, ce qui est bénéfique pour toute la société. La meilleure approche serait donc d’avoir suffisamment de ressources spécialisées dans les écoles pour favoriser l’épanouissement de tous les enfants, peu importe leurs capacités. Il faut engager plus de professionnels et de professionnelles adéquatement formés.

        En ségrégant davantage une population déjà discriminée et désavantagée socialement, ce sont les objectifs de la Loi sur l’instruction publique  et de la Politique À part entière qui disparaissent, tout comme l’atteinte d’une réelle égalité des chances pour ces élèves.

        Blâmer les élèves plutôt que demander plus de services dans les écoles ne fait qu’entretenir les préjugés envers les EHDAA. Rappelons que les mesures d’accompagnement sont des obligations constitutionnelles pour les gouvernements, et doivent être utilisées pour atteindre l’égalité réelle, pas pour ségréguer des populations en quête d’équité. Dans le but d’avoir une société inclusive et de favoriser l’épanouissement des EHDAA, on doit considérer des solutions qui sont bénéfiques pour l’ensemble des élèves, y compris les élèves qui n’ont pas de besoins particuliers.

        Nos organisations espèrent que le gouvernement et le milieu de l’éducation entendront notre message et qu’ils se joindront à nous pour trouver des solutions qui respectent les principes d’inclusion.

***

        J’appuie totalement le contenu de ce texte.  Raynald Horth, Ph.D.

Moi aussi Pierre Potvin. Ph.D. à la condition que:

« La meilleure approche serait donc d’avoir suffisamment de ressources spécialisées dans les écoles pour favoriser l’épanouissement de tous les enfants, peu importe leurs capacités. Il faut engager plus de professionnels et de professionnelles adéquatement formés ».

 « 

 

 

Mes livres publicité de la maison d’édition Béliveau éditeur

 

Voici une belle information sur mon livre Mon journal personnel et d’autres livres aussi.  

 

https://beliveau-editeur.mykajabi.com/e/BAh7BjoWZW1haWxfZGVsaXZlcnlfaWRsKwi6Y3UHBAA%3D–786d03336d362b43d6fdaaba6de48e20c6cb6be6?skip_click_tracking=true

 

 

Les garçons et l’école. Comprendre et agir

Voici un document synthèse ayant pour thème Les garçons et l’école. Comprendre et agir. En espérant que ce document vous soit utile.
Bonne lecture

 

Garçon et l’école

Autre article.

https://www.lapresse.ca/actualites/education/2023-10-12/developpement-des-enfants/les-jeunes-vulnerables-en-hausse-a-la-maternelle.php?utm_campaign=internal+share&utm_content=ulink&utm_medium=referral&utm_source=lpp&redirectedFrom=https%253A%252F%252Fplus.lapresse.ca%252Fscreens%252F0496cd6f-e921-4202-8270-db7621d984b9__7C___0.html%253Futm_campaign%253Dinternal%252520share%2526utm_content%253Dulink%2526utm_medium%253Dreferral%2526utm_source%253Dlpp

 

Dépistage des élèves à risque au préscolaire et au primaire avec l’utilisation de Premiers signes. 32 ans de recherche (1991 à 2023)

Voici un document sur les élèves à risque au préscolaire et au primaire. Ce sont les résultats de mes travaux de recherche qui ont utilisé le logiciel de dépistage Premiers signes.

En espérant que cela vous soit utile

 

Rapport de recherche 1er Signes FIN

Meilleures mini-conférences YouTube / Pierre Potvin

 

Résilience: d’élève doubleur à professeur d’université
(283 vues)
https://www.youtube.com/watch?v=2E6fgxHQyJE

Le problème des garçons à l’école (907 vues)
https://www.youtube.com/watch?v=0M2KUhgljvc

La famille, l’éducation familiale et l’éducation scolaire.
(1 223 vues
)
https://www.youtube.com/watch?v=BeMoPTJXsz4

Psychoéducation et Éducation (805vues)
https://www.youtube.com/watch?v=gGNsHoLBapg

 

 Adresse de ma chaîne You Tube
https://www.youtube.com/channel/UCT87AO3maMpQf4C1b9KEVCA

Système d’éducation à trois vitesses

Voici quelques raisons qui me font réagir depuis quelques années lorsque je constate que notre système d’éducation encourage les inégalités sociales. Réagir est un faible mot c’est plutôt BRRR!!!

Notez bien que je suis en faveur des bonnes écoles, des écoles qui offrent aux élèves des programmes particuliers stimulants. Mais, pas en sélectionnant sur la base du rendement scolaire et/ou des capacités de payer des parents.

Qu’est-ce qu’un système d’éducation à trois vitesses?

  1. Vitesse Grand V. L’école privée qui recrute d’excellents enseignants et qui d’une façon générale sélectionne ses élèves sur la base des résultats scolaire.

    • Seuls les parents en moyens financiers peuvent permettre à leurs enfants d’y accéder.

    • Ces établissements privés font peu de place aux élèves en besoins particuliers (qui sont en difficulté).

    • Le gouvernement subventionne en partie ces établissements. Ce sont nos impôts.

  2. Vitesse moyenne. L’école publique qui offre des programmes particuliers aux élèves (sport étude, sciences, arts, École internationale).

    • Seuls les parents en moyens financiers peuvent permettre à leurs enfants d’y accéder. Parfois ces parents s’endettent.

    • Ces écoles publiques sélectionnent les élèves non seulement sur le talent, mais aussi sur le rendement scolaire.

  3. Pas de vitesse du tout. L’école publique ordinaire, ou les classes ordinaires sont formées en partie importante d’élèves en difficulté.

    • Les élèves modèles, ceux et celles qui sont motivés et réussissent bien sont soit au privé, soit dans des établissements avec programmes particuliers.

    • Les élèves qui ont du talent en sport, en sciences, en arts, sont privés de les développer.

Pourquoi je réagis si fort?

  • Je viens d’un milieu pauvre, sur l’aide sociale et sur la liste des paniers de Noël.

  • J’aurais aimé faire mon cours classique, j’avais l’intérêt et le talent pour le faire.

  • Ce programme était réservé au collège privé, à ceux qui avaient les moyens financiers et à ceux qui voulaient devenir religieux (les deux pouvoirs : l’argent et la religion).

  • J’étais conscient de l’écart incroyable entre les riches et les pauvres – l’iniquité.

  • J’ai dû « bûcher » toute ma vie pour surmonter ces obstacles afin de faire des études universitaires. Ce n’était pas nécessaire.

  • Je n’accepte absolument pas cet écart entre les riches et les pauvres; le manque de partage de la richesse et l’abandon des élèves en besoins particuliers.

Quelles sont les conséquences de ce système

  1. Notre système d’éducation est parmi les plus inéquitables des systèmes. Il est excellent pour ceux qui réussissent bien – souvent issu d’écoles privées selon les palmarès des écoles.

  2. Une partie de nos impôts soutient ce système inéquitable.

  3. De nombreux talents, de nombreux rêves chez les jeunes et leurs parents ne voient pas le jour à cause de ce système qui s’appuie sur la sélection et l’argent.

  4. Le système contribue à maintenir de génération en génération les écarts riche-pauvre.

  5. Les établissements scolaires publics reçoivent moins d’investissement pour les élèves en besoins particuliers.

Solutions

  1. Développer un système unique, un système public.

  2. Ne plus subventionner les écoles privées, les intégrer dans le système public.

  3. Étendre les programmes particuliers à toutes les écoles – primaires et secondaires.

  4. Ne pas sélectionner les élèves sur la base du rendement scolaire et encourager davantage les élèves en difficulté à participer à un programme particulier lié à leurs talents.

Autres articles sur le sujet

https://pierrepotvin.com/wp/index.php/2018/04/01/lecole-privee-et-lecole-publique-un-probleme-de-societe/ 

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Message aux membres du site Psychoéducation Éducation et Société

Bonjour à toutes et tous, membre de mon site Internet Psychoéducation Éducation  Société

Je vous remercie de faire partie du Site comme membre. Vous êtes quelques 160 personnes à être inscrits.

Je sais que vous êtes de diverses professions: psychoéducation, enseignant, psychologue, orthopédagogue, étudiant, parents, administrateurs et bien d’autres.

Je sais aussi que vous venez de plusieurs pays francophone: Québec (Canada), France, Belgique, Suisse, Maroc, Tunisie, Algérie, et bien d’autres.

J’aimerais mieux vous connaître (votre nom, votre profession et votre lieu de résidence) et j’apprécierais beaucoup que vous m’écriviez un courriel

Pierre.Potvin@uqtr.ca 

En précisant:

  1. Votre nom

  2. Votre ville et Pays

  3. Votre langue maternelle

  4. Votre profession

  5. L’organisme ou l’établissement de votre lieu de travail

  6. Ce que vous appréciez particulièrement du site – ceci pourra me permettre de l’améliorer.

NOTE: Si vous n’êtes pas abonné au site, mais que vous le fréquentez, je vous invite aussi à répondre au petit questionnaire en précisant que vous n’êtes pas membre.

Merci de me répondre, sachant que votre temps est précieux.

L’adaptation scolaire au Québec (Raynald Horth et Thérèse Bérubé)

L’adaptation scolaire au Québec

 

EHDAA

Nouveau livre: Une autobiographie – D’élève doubleur à professeur d’université. Une histoire de résilience

Bonjour à toutes et tous.

C’est avec plaisir que je vous informe de la publication de mon nouveau livre D’élève doubleur à professeur d’université. Une histoire de résilience

Vous pouvez vous procurer le livre en version papier ou numérique sur Amazon.ca

https://www.amazon.ca/-/fr/Pierre-Potvin-ebook/dp/B0BBBM3XRP/ref=sr_1_5?__mk_fr_CA=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&keywords=potvin+stone&qid=1661092927&s=books&sr=1-5

Présentation

Dans ce livre, j’offre aux lectrices et aux lecteurs un témoignage sur mon parcours de vie débutant par mon vécu scolaire d’échec au primaire et la résilience qui m’a permis de relever les défis pour en arriver à être un professeur-chercheur universitaire. J’y décris mon parcours de résilience.

Ce livre se veut particulièrement un message d’espoir pour les parents, grands-parents, enseignants et éducateurs confrontés avec des enfants et des adolescents aux prises avec l’échec scolaire ou avec des problèmes d’adaptation qui nuisent à leur bien-être. Les professionnels de la psychoéducation et de l’éducation spécialisée y trouveront les fondements de leur profession.

Malgré des conditions familiales très difficiles et un vécu scolaire catastrophique au primaire, j’ai réussi dans la vie. Cette réussite, je la dois à des rencontres de personnes bienveillantes qui croyaient en moi, que j’appelle mes mentors, et aussi dans mon investissement dans le sport et le travail étudiant à l’adolescence.

Ce témoignage de mon vécu de résilient se conclut par quelques constats que je livre aux lecteurs et aux lectrices afin de leur laisser les principaux apprentissages que m’a permis mon vécu et mon expérience de recherche en éducation, en psychologie et en psychoéducation.

« Ce récit personnel illustre le long parcours scolaire et universitaire que l’auteur a réussi à accomplir, démontrant ainsi sa grande capacité de détermination et de résilience ». Raymond Gagnier.

« Cet écrit nous apprend autant qu’il nous bouleverse, et c’est là une autre immense qualité de l’auteur. Je vous souhaite une très bonne lecture ». Christiane Asselin.

« D’élève doubleur à professeur d’université présente une histoire de résilience. C’est une contribution exceptionnelle à la problématique de la réussite scolaire. Ce livre permet de comprendre quelles sont les véritables causes de l’échec scolaire et d’identifier les éléments individuels et structurels des facteurs de protection et de résilience qui mènent à la réussite scolaire et professionnelle ». Raynald Horth.

« Ton histoire de vie est une belle “mise à nu” de ton personnage et crois-moi, ce témoignage, rempli d’une grande authenticité, demande beaucoup d’audace et de transparence et fait foi d’une grande sagesse dans la synthèse que tu fais de ta vie… » Diane Rousseau.

 

Table des matières, préface, prologue et introduction

Doubleur – Table des matières – préface – prologue – introduction

 

 

Le redoublement – Quand est-ce recommandé?

La question du redoublement comme stratégie d’aide à l’élève en difficulté est un sujet complexe. De nombreuses recherches ont démontré que le redoublement, lorsqu’il consiste simplement à reprendre exactement la même année, n’est pas une stratégie efficace.  Le présent article est intéressant car des nuances sont apportées. Ainsi, avant d’envisager le redoublement est-ce que toute l’aide nécessaire a été apportée à l’élève? Le redoublement serait une stratégie de dernier recours. 

Article dans le journal La Presse (15-07-2022)
Autrice journaliste: Léa Carrier

https://www.lapresse.ca/actualites/education/2022-07-15/une-mere-se-bat-pour-faire-redoubler-son-fils.php

Une mère se bat pour faire redoubler son fils

Dominique Dubois veut que son fils de 9 ans, qui éprouve de grandes difficultés d’apprentissage, puisse redoubler sa 3e année.

Dominique Dubois mène un combat inhabituel : elle souhaite que son fils, qui présente d’importants troubles d’apprentissage, redouble sa 3année du primaire. Mais la direction de son école s’y oppose.

« Il faut qu’il redouble cette année, parce qu’on creuse l’écart et mon fils va finir par se décourager », déplore Dominique Dubois.

Son fils Lucas*, âgé de 9 ans, est un petit garçon persévérant, facile et qui aime apprendre. Un vrai battant, aux yeux de sa mère.

Car Lucas éprouve de grandes difficultés à l’école. À son dernier bulletin de la 3année du primaire, il échoue en français, en mathématiques et en anglais.

Pour le bien-être et la réussite de son enfant, Dominique Dubois veut qu’il redouble. C’est la troisième année consécutive qu’elle en fait la demande, sans succès. Cette fois, l’enseignante et l’orthopédagogue de Lucas recommandent aussi qu’il reprenne une année scolaire. Même son pédiatre et sa tutrice sont d’accord.

Mais le dernier mot revient à la direction de l’école de l’enfant, rattachée au centre de services scolaire (CSS) de Laval, qui, une fois de plus, s’y oppose.

Selon Mme Dubois, la direction évoque qu’en dehors du français, des mathématiques et de l’anglais, Lucas a obtenu la note de passage dans les autres matières.

Aussi, le garçon n’était pas accompagné par une technicienne en éducation spécialisée comme il aurait dû l’être en raison de la pénurie de main-d’œuvre. Or, la direction croit que le problème sera réglé l’an prochain, rapporte Dominique Dubois.

Surtout, l’école veut éviter de faire redoubler Lucas au milieu d’un cycle scolaire, dans l’espoir qu’il consolide ses acquis en 4année.

Par courriel, le CSS de Laval a refusé de commenter ce dossier pour des raisons de confidentialité.

« La reprise d’année scolaire est appliquée de façon exceptionnelle, après l’analyse de l’ensemble de la situation et du dossier de l’élève », a simplement répondu la directrice des communications, Stella Duval.

Découragée, Mme Dubois contestera la décision de l’école devant un comité de révision le 22 août prochain… une semaine avant la rentrée.

J’y crois, que la majorité des enfants ne devrait pas redoubler. C’est une décision déchirante comme parent.

Le redoublement « doit être envisagé » dans certains cas

Au Québec, le consensus est que le redoublement est « une mesure d’aide peu efficace », explique Égide Royer, professeur associé à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval.

Interrogé par La Presse, le ministère de l’Éducation a indiqué ne pas connaître le nombre d’élèves qui redoublent chaque année.

Au primaire, un enfant ne peut redoubler qu’une seule fois. Les écoles doivent plutôt privilégier des mesures adaptées à l’élève en difficulté, comme de l’orthopédagogie ou des programmes d’aide pendant l’été.

Or, lorsqu’on a épuisé toutes les mesures d’aide, le redoublement, doublé d’un plan d’intervention, « doit être envisagé », affirme M. Royer.

Dès la maternelle, l’enseignante de Lucas a remarqué un retard sur ses petits camarades de classe.

Rien pour aider : lors de sa 1re année, la pandémie a forcé la fermeture des écoles.

On a fait ce qu’on pouvait avec les moyens du bord, mais il a manqué quatre mois d’école, sans accompagnement. Ça a été comme le clou dans le cercueil.

Dominique Dubois

Au fil des ans, les diagnostics de Lucas s’additionnent : trouble du déficit de l’attention, autisme, dyslexie, dysorthographie… Même entouré d’une équipe d’éducateurs bienveillants, Lucas accuse un retard.

« La neuropsychologue [que Lucas a consultée] parle d’au moins un an et demi de retard sur le plan des apprentissages, surtout en français », rapporte Mme Dubois.

Arriver à l’école secondaire sans savoir lire, « c’est plus qu’un facteur de risque », prévient le DRoyer : « c’est courir après l’échec scolaire ».

Donner la priorité à l’enfant

Régulièrement, la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE) entend parler de cas de directions qui refusent un redoublement pour des raisons purement administratives.

« Pour trouver l’équilibre dans leurs classes, il y a des écoles qui vont prendre leurs décisions en dehors des recommandations des enseignants », déplore la présidente de la FSE, Josée Scalabrini.

Depuis de nombreuses années, le syndicat d’enseignants réclame une large concertation sur l’évaluation au primaire, afin qu’elle soit « au service de l’élève et non de la machine [bureaucratique]. »

Plusieurs variables peuvent expliquer qu’une direction refuse un redoublement, nuance la directrice générale du Centre d’évaluation neuropsychologique et d’orientation pédagogique, Line Gascon.

Par exemple : est-ce qu’on a mis tous les outils technologiques et les ressources humaines à la disposition de l’enfant ? Est-ce une année stratégique pour un redoublement ?

Une chose est certaine, la direction doit « pouvoir expliquer la stratégie qui motive un refus ». « Ça doit s’inscrire dans un argument qui est pour le bien de l’enfant », souligne la neuropsychologue.

*Prénom fictif pour protéger l’identité de l’enfant

Enseignement – une belle histoire de relation enseignante-élève

Source: Face Book le 21-02-2022
de: Jason Lapointe

 

Le premier jour de classe, l’enseignante Mme Thomas dit à ses élèves qu’elle traiterait tout le monde de la même manière, qu’il n’y aurait pas de favoritisme.

Elle comprit très vite à quel point il allait lui être difficile de tenir cet engagement. Dans sa classe, Pierre un élève indiscipliné lui posait problème, il ne faisait jamais ces devoirs, perturbait la classe. Un jour, excédé, elle alla voir sa Direction.

– Je ne suis pas devenue enseignante pour supporter l’impertinence d’un enfant gâté. Les vacances de Noël approchent et j’espère ne pas le revoir dans ma classe à mon retour en janvier.

La directrice l’a écoutée attentivement, et sans rien lui dire a mis dans les mains de Mme Thomas le « dossier » de Pierre. L’enseignante a commencé à le lire a contre cœur, sans conviction. Cependant, au fur et à mesure qu’elle lisait, son cœur se serrait.

L’enseignante du première année avait écrit : Pierre est un enfant très brillant et amical. Il a toujours un sourire aux lèvres et tout le monde l’aime beaucoup. Son travail a l’école est très satisfaisant et appliqué. C’est un plaisir de l’avoir comme élève.

L’enseignante de deuxième année : Pierre est un élève exemplaire pour ses camarades. Mais dernièrement, il montre de la tristesse suite à la maladie incurable de sa mère.

L’enseignante de troisième : La mort de sa mère a été très difficile pour lui. Il essaie de faire de son mieux mais sans plus. Le père non plus ne montre aucun intérêt dans l’éducation de Pierre. Si aucune mesure sérieuse n’est prise, cela affectera sa vie.

L’enseignante de quatrième : Pierre ne montre aucun intérêt pour la classe. Il vit inhibé et quand j’essaie de l’aider et de lui demander ce qui lui arrive, il s’enferme dans un mutisme désespérant. Il n’a pas d’amis et est de plus en plus isolé et triste.

Après avoir lu tout cela, Mme Thomas eue honte d’avoir jugé Pierre sans connaître les raisons de son attitude. Le dernier jour de classe avant Noël, tous les élèves ont offert à leur professeur, de beaux cadeaux emballés dans de beaux papiers colorés. Pierre a offert le sien enveloppé dans un sac de papier. Mme Thomas a ouvert les cadeaux de ses élèves et quand elle a montré celui de Pierre, les élèves se sont mis à rire en voyant son contenu : Un vieux bracelet à qui il manquait quelques pierres et un flacon de parfum presque vide. Pour couper court aux rires moqueurs des élèves, elle mis le bracelet a son poignet et quelques gouttes de parfum. Ce jour-là, Pierre resta après les cours et dit à son professeur : Madame Thomas, aujourd’hui, vous sentez comme ma maman.

Cet après-midi-là, seule chez elle, l’enseignante pleura longtemps. Elle décida qu’à partir de la reprise, elle n’allait pas seulement enseigner à ses élèves la lecture, l’écriture, les mathématiques… mais aussi l’enseignement du cœur. Lorsqu’ils ont rejoint les cours en janvier, Mme Thomas est arrivée avec le bracelet de la maman de Pierre et avec quelques gouttes de parfum. Le sourire de Pierre était une déclaration de remerciements chaleureux. Les enseignements, l’attention et l’affection de l’enseignante ont porté leurs fruits. Petit à petit, il est redevenu cet enfant heureux et appliqué de ses premières années d’école.

Les années ont passé, Pierre est parti poursuivre ses études et donnait régulièrement de ses nouvelles. Un jour, elle reçue une lettre, signée du Dr Pierre Altamira, lui annonçant qu’il avait terminé ses études de médecine avec succès et qu’il allait épouser la femme de sa vie. Dans la lettre, il l’invitait au mariage et lui demandait d’être son témoin de mariage.

Le jour du mariage, Mme Thomas remit le bracelet sans pierres et le parfum de la maman de Pierre. Quand ils se sont retrouvés, ils se sont serrés très fort et Pierre lui dit à l’oreille : Tout ça, c’est à vous que je le dois Mme Thomas, merci d’avoir cru en moi. Merci de m’avoir aidé à découvrir que je valais. Avec les larmes aux yeux, elle lui dit, tu te trompes Pierre. C’est moi qui te remercie. Tu m’as donné la plus grande leçon de vie. Je ne savais pas comment enseigner jusqu’à ce que je te rencontre…

Accès possible au logiciel de dépistage Premiers Signes 2

Bonjour à tous et toutes.

Voici de l’information sur le logiciel de dépistage des élèves à risque Premiers Signes 2

Il est maintenant plus facilement accessible dans tous les pays francophones.

Premiers Signes permet de dépister les élèves à risque, de la maternelle (5 ans) à la 6e année (de 6 ans à 12 ans). Il a été conçu par Pierre Potvin, en collaboration avec le CTREQ[1] suite à une étude longitudinale d’une durée de 11 années (de la maternelle à la fin du secondaire). Ont également contribués au développement de l’outil : le service informatique de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et la Commission scolaire du Chemin du Roy (CSCR).

La version 2 du logiciel Premiers signes

La nouvelle Version (2020) conserve les mêmes propriétés de validité que la version originale de Premiers signes (2010). Des améliorations ont été apportées en ce qui concerne la présentation visuelle, l’ajout d’informations et avec un accès direct via Internet. Cette version 2 est accessible dans tous les pays francophones via un lien Internet.

Cette nouvelle version permet également de nommer des responsables du logiciel (superviseur) qui pourront créer de façon autonome des utilisateurs/trices et gérer leur accès à l’application. Une documentation pour soutenir les superviseurs/es dans leur rôle sera disponible.

Actuellement les pays qui participent à l’utilisation de l’outil sont :  Québec (Canada), France, Belgique, Algérie, Tunisie, Cameroun.

But du logiciel

Le logiciel Premiers signes V2 est un outil validé dont le premier but est de dépister les élèves à risque d’échec scolaire au préscolaire (5 ans) et au primaire (6 ans – 12ans) et qui seraient éventuellement à risque de décrochage scolaire au secondaire.

Si vous êtes intéressé par cet outil, communiquez avec moi via le courriel : Pierre.Potvin@uqtr.ca

Pour d’autres informations, voir : https://pierrepotvin.com/wp/index.php/premiers-signes-v2/

[1] Centre de Transfert pour la Réussite Éducative du Québec (CTREQ)

L’école de demain -Antoine Baby

Un remède sociologique pour l’anxiété de performance des adolescents
Les écoles québécoises doivent être revues et corrigées afin
d’éliminer le système sélectif et discriminatoire en place.

Antoine Baby, Le Devoir, 21 juin 2021
Extrait réalisé par Raynald Horth.

Je propose ici un commentaire du « Plan de relance pour la réussite éducative » lancé récemment par le ministre Roberge. Je le ferai à partir d’une conviction acquise au fil du temps que l’on pourrait résumer ainsi : une collectivité donnée n’a jamais d’autre école que celle des gouvernements qu’elle se donne. Si nous voulons avoir une école progressiste, nous devons d’abord avoir un gouvernement progressiste. Dans l’histoire récente du Québec, cela s’est produit une seule fois, au début des années 1960, grâce à Paul-Gérin-Lajoie et à la commission Parent. Les successeurs n’ont pas su garder le cap.

Le Plan de relance est celui d’une école d’obédience néolibérale dont le rôle est de maintenir en l’état les structures et le fonctionnement d’une économie néolibérale.

Pour remplir ce rôle, il faut une école capable de produire et de maintenir des différences fonctionnelles entre les personnes de manière à fournir une force de travail stratifiée-hiérarchisée adaptée à la nature d’une économie de ce type. Il faut donc en fin de compte disposer d’une petite élite de gens très instruits et possédants pour prendre les commandes, mais aussi des gens moyennement instruits pour mettre en place les impératifs de la production et finalement des gens peu instruits pour la production ou pour constituer une sorte de réserve de main-d’œuvre.

L’école québécoise actuelle fait très bien ce travail avec ses filières sélectives au secondaire où la réputation d’une école est basé sur la réussite scolaire des plus forts et où l’affectation des élèves moins forts se fait irréductiblement par relégation dans les voies inférieures. Dans de nombreuses écoles, la filière qu’on appelle « le régulier » est devenue un véritable foutoir dans lequel s’entasse des difficultés scolaires de toutes natures souvent incompatibles les unes avec les autres. Cette mixité dysfonctionnelle a un effet déprimant sur la motivation et le moral des élèves.

Les efforts surhumains déployés par le personnel enseignant pour remédier à cet état de fait ne peuvent malheureusement pas grand-chose tant que nous aurons des écoles à filières sélectives et que nous aurons des gouvernements néolibéraux.

Et la primaire prépare bien le terrain en instaurant un système d’évaluation quantitative dans lequel l’élève est comparé à ses camarades de clase plutôt qu’à lui-même privément. Ainsi, la réputation d’un élève se construit et de solidifie à la manière d’un algorithme où l’effet Pygmalion joue dans les deux sens. Ceux et celles qui en septembre arrive en classe avec une réputation d’être des « bolés », le demeurent la plupart du temps. Ceux et celles qui arrivent en classe avec la réputation d’être « poches », le demeurent la plupart du temps.

J’avance comme hypothèse de travail que cette école hautement sélective et discriminatoire est un facteur très important de la détresse des enfants et des adolescents comme elle se manifeste dans l’anxiété de performance, le manque d’estime de soi et la perte d’autonomie. Et je pousse l’audace jusqu’à penser que les suggestions ci-dessous

pourraient bien constituer un remède sociologique contre l’anxiété de performance des ados.

Que faire pour se débarrasser d’une école qui ne sert qu’à assurer la reproduction? Suivant mon postulat de départ, rien de moins que de se donner un gouvernement progressiste qui s’engage à nous donner une école dont la mission première sera de former des citoyens et des citoyennes capables de prendre en main leur destinée.

Cette école s’appelle école fondamentale. Premièrement, elle comporte un tronc commun pour les neufs premières années. Celui-ci assure à tous et à toutes le bagage nécessaire pour vivre une citoyenneté pleine et entière. Deuxièmement, cette école n’a pas de structures de filières sélectives de classement et de relégation. La composition d’une classe y est hétérogène. À partir de la septième année, elle offre un véritable régime d’options exploratoires que les paliers supérieurs n’ont pas le droit de pervertir en préalables ou en prérequis. Troisièmement, dans cette école, il n’y a pas d’autres évaluations que les évaluations qualitatives faites privément où l’élève est comparé à lui-même et non à ses camarades. Quatrièmement, dans chaque classe du primaire, il y a toujours plus d’un adulte. Cela permet de régler

les problèmes au fur et à mesure qu’ils se présentent. Outre les titulaires, on y retrouve des stagiaires en formation auxquels s’ajoutent des aides-enseignants recrutés parmi les candidats à la formation des maîtres où l’expérience en milieu éducatif est une exigence d’admission.

À quelques nuances près, ce que je viens de proposer est déjà une réalité dans les pays scandinaves et en Finlande où moins de 1% de chaque cohorte quitte la scolarité obligatoire sans diplôme. Sans compter que, de l’avis de la Dre Montreuil, de l’Université McGill, les jeunes finlandais soufrent moins d’anxiété que les jeunes d’Amérique du Nord.

L’absentéisme à l’école – un message « surprenant » sur le répondeur des enseignants

Désolé c’est en anglais.

This is the actual answering-machine message for the Maroochydore High School in Queensland, Australia.  Wait for the phone to ring for the voice recording! 

Voici le message enregistré que tous les enseignants d’une école en Australie ont accepté de mettre sur leur téléphone personnel. Ce projet concerne le trop haut degré d’absentéisme des élèves, le nombre de devoirs non réalisés et le manque d’engagement et de support des parents.

Note: Je ne peux confirmer si cette histoire d’école en Australie est vraie,
mais le contenu est drôlement intéressant.

https://www.youtube.com/embed/Pwghabw4N80?rel=0

Tour d’horizon sur le décrochage scolaire

 

Voici un bref tour d’horizon sur le décrochage scolaire. Ce texte est fondé sur mes réponses à 13 questions que m’ont posées trois étudiants(es) du CÉGEP Sorel-Tracy au Québec (études collégiales de deux années après le secondaire et avant l’université). C’est dans le cadre d’un cours de fin d’année et de formation que ces étudiants(es) ont réalisés(es) un travail ayant pour thème la motivation et le décrochage scolaire. Les trois étudiants(es) sont: Axel Bender,  Noémie Champagne et Fékrïa Joad.

 

Le lien pour écouter l’entrevue audio
https://www.youtube.com/watch?v=cr8z6UMjyXY&t=11s 

Contenu écrit de l’entrevue

  1. Parlez-moi un peu de vous et de votre cheminement scolaire

J’ai vécu mon enfance et adolescence dans un milieu familial pauvre. L’école primaire a été une catastrophe – redoublement deux fois – violence physique d’un directeur et violence psychologique d’enseignantes. Par contre, au secondaire ce fut le bonheur total, j’avais du succès dans mes études, j’étais actif dans les activités parascolaires (gymnastique de compétition). De plus, j’avais un travail étudiant comme livreur dans une épicerie. Aussi, j’ai eu l’occasion de rencontrer des mentors, des adultes bienveillants qui croyaient en moi. Ces différents facteurs positifs m’ont orienté vers le succès à l’école et par la suite plusieurs formations universitaires du certificat au doctorat. Pour plus d’information voir ma biographie sur mon site : www.pierrepotvin.com/wp Menu l’auteur

  1. Qu’est-ce qui a fait en sorte que vous avez fait preuve d’autant de persévérance dans vos études?

Mon père avait des problèmes de santé physique et mentale et ne travaillait pas. Très tôt durant mon enfance et adolescence, il devenait clair pour moi que je ne voulais pas lui ressembler, vivre une vie difficile comme lui. Il devenait impératif pour moi de réussir dans la vie. C’était incontournable. Adolescent le sport de compétition m’a aidé à apprendre à vivre l’effort pour apprendre, à persévérer dans mes projets. Mon enseignant d’éducation physique qui était aussi mon entraîneur m’a beaucoup aidé en croyant en moi. J’aimais apprendre, je voulais réussir, j’étudiais et travaillais fort et j’étais très organisé à l’image de ma mère.

  1. Quels sont les aspects qui favorisent le décrochage scolaire?

Les recherches sur le décrochage scolaire mentionnent pour la plupart que les causes du décrochage sont multiples. Une étude longitudinale que nous avons menée en suivant durant 11 ans des élèves du secondaire démontre que le principal facteur de prédiction du décrochage c’est le rendement scolaire dans les matières de base ou l’échec scolaire. Les causes qui ressortent sont entre autres, les difficultés d’apprentissage ainsi que les difficultés de comportement; le fait d’être un garçon. Le processus menant au décrochage scolaire débute très tôt, soit en maternelle 5 ans et même plus tôt en garderie.

Un autre facteur qui favorise le décroche chez les élèves c’est de ne pas être aidé dès le début des difficultés. Dans ce cas, les échecs s’accumulent, la frustration augmente ainsi que la perte de motivation scolaire.

 

  1. Croyez-vous que la pandémie ait un impact considérable sur la motivation scolaire?

Pour des élèves ou étudiants déjà vulnérables et potentiellement décrocheurs(euses), la motivation peut être déjà faible, la baisse d’accompagnement, d’encadrement dû à la pandémie et de l’enseignement à distance peut nuire

De plus, pour les jeunes, la vie sociale à l’école, le contact avec les amis, la perte de soutien, d’accompagnement par les enseignants et les professionnels de l’école peuvent nuire grandement. Donc, cela peut être nuisible et favoriser un danger de hausse du décrochage au secondaire, au CÉGEP et à l’Université.

  1. Que pensez-vous de l’école à distance et du retour en classe des étudiants ? Impacts favorables?

L’enseignement à distance suppose des capacités d’autogestion, de motivation et de courage de la part des élèves. Également du support des parents. Le confinement et le déconfinement (yoyo) n’aident pas il peut à la longue miner la confiance des élèves, des enseignants et des parents. L’enseignement à distance suppose beaucoup d’adaptation de la part des enseignants et des autres professionnels.

L’aspect positif du retour en classe et de retrouver une forme de normalités, de retrouver ses amis(es) et de renouer les liens affectifs avec les enseignants et les professionnels.

  1. Quelles sont les clés essentielles qui mènent à la réussite étudiante ?

Une bonne éducation familiale est l’une des clés essentielles. Prôner de saines habitudes de vie (alimentation, sommeil, gestion du stress, etc.). Accorder une grande importance aux études doit faire partie des valeurs familiale. Favoriser l’apprendre du sentiment de responsabilité, de la persévérance et transmettre un sens positif aux études.

Encourager la participation aux activités parascolaires, à des projets familiaux. Encourager dès la petite enfance la lecture et donner l’exemple comme parent de l’importance de lire des livres, des revues, des documents sur Internet, etc.

Enfin, apprendre à l’enfant à s’autoorganiser, à relever des défis et pratiquer le courage et la persévérance.

  1. Quels sont les élèves les plus à risque de décrocher l’école ?

Les garçons particulièrement en milieu défavorisé sont le plus à risque. Les jeunes qui vivent dans une famille dysfonctionnelle et ceux qui présentent des problèmes de comportement extériorisés ou intériorisés.

Les élèves qui sont dans un milieu scolaire qui ne dépiste pas les élèves à risque et qui n’apporte pas d’aide adéquat, et ce très tôt en maternelle.

  1. Est-ce que le décrochage scolaire nuit à l’avenir ou il peut y avoir quand même de bonnes opportunités d’emplois qui s’offrent à un décrocheur?

Il est plus difficile aujourd’hui que durant les années 50 – 60 ou 70 de trouver un emploi avec de bonnes conditions salariales. Le développement des technologies, la robotique et l’Intelligence artificielle remplacent plusieurs emplois de manutention qui avant pouvaient être effectués par des personnes sans diplôme minimal du secondaire ou sans formation. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

L’économiste québécois Pierre Fortin a évalué à environ 400 000$ de perte durant une vie suite au décrochage et sans diplôme.

Toutefois, malgré ces constatations, il reste possible pour une minorité de jeunes qui sont particulièrement doués en musique, en arts, en entrepreneuriat d’en arriver à se créer ou accéder à un emploi intéressant.

  1. Quels sont les moyens pour empêcher le décrochage ?

Parmi les moyens de prévention, le dépistage des jeunes à risque tôt dès la maternelle et au début du primaire; l’aide orthopédagogique, psychoéducative très tôt et le suivi des élèves à risque tout au long de leur scolarisation au primaire et au secondaire s’ils sont considérés à risque.

Pour les adolescents du secondaire, il existe des programmes de prévention. Ceux qui sont efficaces utilisent le mentorat-tutorat – Exemple : le programme du CTREQ Trait d’Union.

 

  1. Avez-vous déjà travaillé avec des décrocheurs scolaires durant votre vie ?
    Si oui, quels moyens avez-vous mis en marche pour les aider ?

J’ai travaillé durant 14 ans comme éducateur physique et psychoéducateur à Boscoville qui est un centre de rééducation pour adolescents délinquants. J’utilisais le sport comme activité psychoéducative. Parmi ces adolescents certains étaient des décrocheurs, les autres étaient à risque.

Boscoville offrait aux jeunes une expérience éducative et psychoéducative unique en son genre. C’était en quelque sorte un grand laboratoire psychoéducatif ayant pour but de développer de multiples compétences chez les jeunes afin qu’ils puissent mieux s’adapter aux différents défis qu’offre la vie au quotidien.

L’école à Boscoville se fait à l’aide d’un Système de scolarisation individualisé. Chaque jeune apprend à son rythme et part du niveau il était rendu dans les matières de base. Le sport est présent chaque jour de la semaine et parfois en soirée. L’adolescent apprend à développer des habiletés, avoir du succès pratiquer la persévérance.

La solarisation est complétée par la culture (information internationale, politique et autres) et les arts (céramique, théâtre et cinéma avec le cinéaste psychoéducateur André Melançon).

Tout au long de son séjour, l’adolescent développement sa personnalité (relation interpersonnelle, l’effort, la persévérance et le courage). Tout cet ensemble contribue à la prévention du décrochage scolaire.

  1. En quoi les enseignants peuvent avoir une influence sur les élèves à risque de décrochage ?

La relation de bienveillance exercée par les enseignants et les professionnels de l’éducation demeure un élément clé d’influence envers les élèves à risque et les autres élèves. Avoir une attitude positive envers le jeune en exprimant le message : je crois en toi qui avec le temps peut se transformer en : je crois en moi.

Dans la mesure du possible, pratiquer une pédagogie différenciée et adaptée aux élèves en difficulté; avoir   une aide en classe d’éducatrice spécialisée ou le soutien d’une orthopédagogue. S’ajoute à ceci une bonne gestion de classe (organisation, règles claires)

 

  1. Sachant que les parents ont une influence sur leurs enfants, quels comportements seraient à favoriser et à éviter pour qu’il aille une bonne persévérance scolaire?

Comme mentionné déjà, pratiquer une éducation familiale où le climat de la famille est détendu et/ou les saines habitudes de vie font partie de la vie familiale (alimentation, sommeil, activités physiques, etc.).

Très tôt, éduquer au sens des responsabilités. Le parent étant lui-même un modèle (les bottines suivent les babines – Je fais ce que je dis).

Les parents donnent de l’importance aux études et apportent l’aide nécessaire à l’enfant. Ils développent des projets en famille et les initiatives des projets des enfants.

Pour terminer, le parent père est impliqué dans l’éducation et la scolarisation des enfants, particulièrement des garçons. Il donne de l’importance aux études.

  1. Qu’est-ce qui vous a motivé à écrire autant sur le sujet?

Au départ c’est la recherche en éducation et en psychoéducation qui avait pour but d’aider les jeunes en difficulté, fort probablement en lien avec mon vécu d’enfance. Moi je n’ai pas été aidé à l’école.

Après ma carrière universitaire comme professeur et chercheur j’ai été motivé à écrire sur plusieurs thèmes : la prévention du décrochage scolaire, Comprendre l’apprentissage, le lien entre la recherche et la pratique, la résilience chez les élèves à risque. Par la suite j’ai écrit sur d’autres sujets pour un plus large public : Qui sommes-nous, nous, les humains; Onze défis à relever pour mieux vivre dans le monde d’aujourd’hui et Mon journal personnel. Un outil pour mieux se connaître à tout âge.

J’étais motivé à faire connaître mon champ de connaissances et à le partager. Écrire pour moi, c’est une occasion d’apprendre, de faire une synthèse de connaissances et de partager en transmettant aux autres ce que j’ai découvert.

Analyse de l’efficacité des Communautés d’Apprentissage Professionnelles (CAP) et approches de formation continue des enseignants

Une article très intéressant sur l’analyse de l’efficacité des CAP et autres approches de formation continue des enseignants pour favoriser la réussite scolaire des élèves.

 

https://r-libre.teluq.ca/2256/1/chapitrecap.pdf

 

Les fameuses recettes de grammaire – Christiane Asselin

C’est la troisième édition du livre de grammaire de Christiane Asselin: Les fameuses recettes de grammaire. Pour apprendre à écrire sans faute.

 

Aux Éditions Les pelleteurs de nuages: www.lespelleteursdenuages.com

Christiane Asselin est ma professeure d’ateliers d’écriture et aussi la correctrices (révision de textes) de mes trois derniers livres

Une entrevue sur sa grammaire: 

https://www.youtube.com/watch?app=desktop&v=9miDNG5tgEE&fbclid=IwAR2_BaZrOZiUWwIQCIgDN2mEo28qZ89Nb1T_Y_5kvqdEsTsPoA0__SaESr8

 

Un très bel article dans Le Soleil.

https://www.lesoleil.com/chroniques/isabelle-legare/la-recette-infaillible-de-christiane-bd42ca6a2e7e83e1441fe8353c5d4b9b?utm_source=omerlo&utm_medium=mailer&utm_campaign=Aujourd%E2%80%99hui%3A+la+part+des+asymptomatiques+

Autre information: Sauvons le français!

Grammaire C.Asselin

Un beau témoignage d’une enseignante au primaire

Texte tiré du Blogue de Marc St-Pierre: En poussant le crayon

Texte d’Ariane Gaudreault enseignante au primaire

Je ne dirai pas de mensonge

par Marc St-Pierre

“C’est ta semaine. Je ne te dessinerai pas un arc-en-ciel. Je ne te dirai pas de mensonge. » Un texte coup de coeur/coup de poing d’Ariane Gaudreault pour la semaine des enseignants…

Enseigner…
J’ai débuté ma carrière comme enseignante au primaire, il y a longtemps…le contexte a changé, mais je me souviens…

Tu es une personne polyvalente, car il y a tant de choses que tu dois faire tout en enseignant…
Il y a cet élève dont le parent t’écrit qu’il doit faire son éducation physique bien qu’il n’ait pas ses souliers de course, ils sont chez l’autre parent…

Et cette élève qui te préoccupe, car elle n’a pas encore de collation aujourd’hui, et tu sais que son parent a perdu son emploi; tu te prends une note pour l’appeler afin de vérifier si tout va bien, tout en partageant ta collation avec elle…

Et celle-ci qui doit prendre son antibiotique avant la récré, tu cours après quelqu’un pour te remplacer quelques minutes dans ta classe pour aller le récupérer au frigo…

Et la secrétaire qui te rappelle via l’intercom que Paul doit se préparer pour 11h, sa mère vient le chercher pour aller chez le dentiste; et comme il ne reviendra pas en pm, il doit faire son sac et compléter son agenda…

Et on cogne à ta porte de classe : c’est l’orthopédagogue qui vient chercher 4 élèves…
Et il y a Mireille qui ne veut pas se mettre à la tâche; la désorganisation n’est pas loin, tu le sens…Cela te rappelle que son parent n’a toujours pas confirmé la date pour son plan d’intervention…

Et ces 3 élèves : t’assurer qu’ils ont bien pris leur Ritalin avant d’aller diner…
Et celui-ci, qui te confie au son de la cloche du midi que ses mitaines sont mouillées et n’a pas une seconde paire…

Et dans ton pigeonnier, un message d’un parent qui t’informe qu’il fera maintenant l’enseignement à la maison, donc bien gentil de préparer ses choses puisqu’il viendra les chercher en fin de journée…

Et tu as maintenant la responsabilité d’ouvrir les fenêtres pour aérer : Dieu merci, une seule fenêtre peut s’ouvrir dans ta classe…

Cela ne se passe quand même pas dans une même journée? Tu connais la réponse…

Tu as beaucoup d’interlocuteurs : la mère, la belle-mère, la DPJ, les professionnels, le pédiatre, le CISS, pour ne nommer que ceux-là…Tu communiques par l’agenda, par courriel, par téléphone et aussi en virtuel…

Tu as appris à travailler à toute heure : à la récréation, le midi, le soir et les week-ends. Tu dois planifier ton enseignement en français, en math, en sciences, en art, en univers social, les contenus en éducation à la sexualité, sans oublier l’enseignement des comportements; tu dois corriger en donnant de la rétroaction sur les copies, tu dois préparer les gâteries que tu veux distribuer à tes élèves pour souligner la fin de l’étape, etc.

Et il y a les rencontres : avec les collègues de ton niveau ou de ton cycle, les suivis pour certains élèves avec la TES, la psychologue ou l’orthophoniste, la planification des rencontres pour les plans d’intervention avec la direction, le comité du projet éducatif, etc.

Et depuis plusieurs mois maintenant, tu portes un masque toute la journée…

Et ta classe peut basculer vers l’enseignement à distance chaque jour…

Sur tes épaules repose une lourde responsabilité : faire de tes élèves des citoyens accomplis avec tout ce que cela comporte : leur apprendre à lire, à écrire, à compter, à développer leurs connaissances et leurs compétences dans une foule de domaines. Développer leur jugement, leur sens critique, leur autonomie.

De septembre à juin, quotidiennement, tu assistes à des transformations importantes chez tes élèves et c’est un peu ça ta paye au fond : tu FAIS une différence.
Chaque jour, les parents te confient ce qu’ils ont de plus précieux.

Mais, je le vois, je l’entends et je le lis, tu es fatigué. La lumière au bout du tunnel semble s’éloigner…

C’est ta semaine. Je ne te dessinerai pas un arc-en-ciel. Je ne te dirai pas de mensonge.
Mais je tiens à te remercier. Sincèrement.

Tu es une personne hors du commun : un enseignant, une enseignante

(Vidéo conférence) Le cerveau de l’adolescent – Cherine Fahim (2 conférences .)

Première conférence

https://www.youtube.com/watch?v=a2e6ixoJ-3g&t=984s

 

Deuxième conférence

https://www.youtube.com/watch?v=V6WA2IhEy0c

La prévention du décrochage scolaire – motivation scolaire (un dossier)

Un dossier fort intéressant, à lire

https://ecolebranchee.com/motivation-scolaire-pourquoi-persevere-t-on/

Motivation scolaire : pourquoi persévère-t-on?

 

Bien que le thème de la persévérance scolaire soit bien documenté, l’École branchée a voulu jeter un regard nouveau en tenant compte de la situation actuelle et en traitant des déterminants associés à l’école en particulier.

Fondements de la-psychoéducation et de la recherche en éducation et en psychoéducation

Cet entrevue sur mon expérience de la psychoéducation, sur Boscoville et sur l’éducation vaut vraiment la peine d’être écoutée ou réécoutée pour ceux et celles qui souhaitent comprendre les fondements de la discipline et de la profession québécoise de Psychoéducation.

http://pierrepotvin.com/wp/index.php/2018/10/07/fondements-de-la-psychoeducation-et-recherche-en-education-et-en-psychoeducation/

 

 

 

COVID-19 et la réussite éducative (Dossier: Réseau Réussite Montréal)

https://www.reseaureussitemontreal.ca/dossiers-thematiques/covid-19-et-reussite-educative/

La rentrée scolaire 2020 – recommandations d’Égide Royer

Mes recommandations pour la rentrée scolaire 2020.

Il est impératif de reconnaître rapidement tous ceux qui risquent de vivre des séquelles éducatives ou affectives de cette pandémie et de leur accorder un suivi de qualité.

Plus spécifiquement : trois questions que tous les éducateurs, dont les enseignants et les directions d’école, doivent se poser.

1- Qui est revenu en plus grande difficulté scolaire? Reconnaître et aider rapidement ces jeunes sans les « coder ». Il faut intervenir dès septembre pour prévenir en 2020-21 une augmentation du nombre d’élèves en difficulté d’adaptation et d’apprentissage (EHDAA). Le taux actuel est de 20%.

2- Qui n’est pas revenu? Communiquer personnellement dès le début de l’année avec tous les jeunes de moins de 18 ans qui, sans avoir obtenu un des diplômes du secondaire, ne sont pas revenus à l’école et accompagner chacun de ces élèves. Les taux d’abandon scolaire sont actuellement de 16,7% chez les gars et de 10,6% chez les filles. Ils sont vraisemblablement susceptibles d’augmenter.

3- Qui est à risque de ne pas pouvoir obtenir un diplôme du secondaire? Reconnaître et aider rapidement les élèves en situation d’échec en français ou en mathématiques, fréquemment absents de l’école ou ayant vécu plusieurs incidents disciplinaires. Ces jeunes sont très susceptibles de ne pas obtenir de DEP ou de DES. Après 7 années à l’école publique au secondaire, le taux de diplomation n’est actuellement que de 68% chez les gars, de 80% chez les filles.

Égide Royer – 19 juin 2020

L’importance de l’accompagnement des jeunes vulnérables en cette période de pandémie.

Texte réalisé à la demande de Réseau Réussite Montréal (RRM)

https://www.reseaureussitemontreal.ca/dossiers-thematiques/covid-19-et-reussite-educative/limportance-de-laccompagnement-des-jeunes-vulnerables-en-cette-periode-de-pandemie/

L’enseignement à distance (l’ère du numérique) et les danger de la déshumanisation de l’éducation

Le titre de l’article sur mon site est de moi (Pierre Potvin).

Le titre réel de l’auteur Réjean bergeron est Nous, les « idiots utiles » en éducation.

C’est un excellent texte et je partage le point de vue de l’auteur.

Nous, les « idiots utiles » en éducation

2020/05/20 | Par Réjean Bergeron

L’auteur est essayiste et professeur de philosophie

Depuis le début de la pandémie de la COVID-19, plusieurs ont affirmé qu’après chaque crise les choses ne reviennent jamais à la normale, que le système se réorganise, que des changements profonds et souvent drastiques viennent s’imposer sans que les citoyens, bien souvent, aient eu l’occasion de se prononcer au sujet de leur implantation. Ce qui se joue actuellement dans le monde de l’éducation et ce qui se prépare surtout pour la rentrée d’automne semble vouloir confirmer cette règle.

Alors que dans les collèges et universités la session vient à peine de se terminer et que personne n’a encore eu le temps d’analyser les résultats découlant de cette fin de trimestre complété de peine et de misère à distance, voilà que ces mêmes institutions d’enseignement annoncent déjà que la reprise à l’automne se fera également à distance.

Pour ce faire, des équipes de « penseurs » travaillant à la solde de ces établissements, tous grands amateurs de technopédagogies, sont ainsi mobilisés pour préparer la prochaine rentrée. On s’active, on prépare le terrain. Mais disons plutôt qu’ils sont nombreux parmi les chantres du tout numérique à vouloir occuper tout le terrain du monde de l’éducation qui, encore hier, essayait de résister tant bien que mal à une telle emprise.

Ainsi, alors qu’une grande partie de la population reste tétanisée face à l’ampleur de la crise, eux ne chôment pas, ils nous organisent un monde de l’enseignement créé à leur image et à leur ressemblance, c’est-à-dire complètement déshumanisé.

Comme tous mes collègues, j’ai moi aussi terminé la session à distance, j’ai fait du Zoom-Zoom au risque de me transformer en zombie par ma façon d’être et d’interagir avec mes étudiants. Je me suis surpris à parfois prendre un certain plaisir à parler à des petits carrés noirs tous alignés sagement sur mon écran d’ordinateur, j’ai fait des pieds et des mains pour stimuler la conversation qui faisait cruellement défaut, j’ai déballé des séquences de mots vides d’émotion ou sans subtilité tellement je me sentais coupé de cette part d’humain si difficile à cerner et à nommer mais qui, pourtant, fait de nous des êtres humains.

« Nous façonnons nos outils et, ensuite, ce sont eux qui nous façonnent »[1], disait John Culkin. Le marteau du menuisier finit par devenir une extension de sa propre main. À force d’utiliser un ordinateur, une connexion internet, une flopée d’applications numériques et d’écrans, l’être humain finit par penser comme ses outils, par cogiter strictement à partir des modalités que ceux-ci lui imposent pour ainsi devenir lui-même un homme- ou une femme-écran. Lorsque, dans le monde de l’éducation, le processeur devient de plus en plus le substitut du professeur, pour reprendre la formule de Philippe Champy[2], c’est le signe qu’un nouveau paradigme est en train de s’imposer, que l’idéal humaniste de notre système d’éducation est en train de se faire broyer par le projet délétère et mortifère des transhumanistes.

Ainsi, sous prétexte de l’urgence de la situation, qu’il faille sauver la session, innover, réinventer l’école, rattraper un certain retard ou s’adapter à la nouvelle réalité, nous sommes nombreux dans le monde de l’éducation à se comporter comme des « idiots utiles », c’est-à-dire comme des êtres qui avons été si bien conditionnés, manipulés et instrumentalisés par les seigneurs du numérique que nous en sommes venus à croire que notre salut à tous devait passer par eux, par la technologie, quitte à oublier ou à renier ce qui devrait se retrouver au cœur de la relation enseignant-élève.

Ce qui est pernicieux et dangereux avec les solutions technopédagogiques que ces vendeurs du temple nous proposent, c’est que, fondamentalement individualistes, celles-ci deviennent rapidement des vecteurs d’inégalités sociales : l’éducation pour ces entreprises privées est un marché et les parents et étudiants, des clients qui, une fois atomisés et isolés, sont mis en concurrence.

L’expression « enseignement à distance », dont ils font la promotion, est d’ailleurs très révélatrice. Cette approche mise sur la « distanciation sociale » pour pouvoir prospérer, quitte à nier ce qui est au cœur de la société : le vivre ensemble, le fait de tisser des liens ou de « créer du commun », comme le dit si bien Philippe Meirieu.[3]

« L’homme est par nature un animal politique »[4], affirmait Aristote. C’est au contact des autres et à l’intérieur d’un groupe, d’une école, d’une communauté ou d’une Cité que les enfants, adolescents et jeunes adultes peuvent développer leur potentiel et devenir des êtres humains et des citoyens épanouis; ce qui n’a rien à voir avec le fait d’être isolé dans une chambre pour suivre des cours en ligne où la présence « humaine », si on peut l’appeler ainsi, est réduite à quelques pixels et du son.

Dans le but de prévenir le décrochage scolaire mais aussi des problèmes de santé mentale et des retards de développement chez les enfants et adolescents, il y a quelques jours, le psychologue Égide Royer[5] et l’Association des pédiatres du Québec[6] lançaient un cri du cœur pour exhorter le gouvernement à faire l’impossible pour que les étudiants puissent retourner rapidement en classe, là où ils pourront recommencer à socialiser normalement. En ce sens, on peut affirmer que ce cri du cœur relève de la même sagesse dont faisait preuve le Stagirite il y a de cela bien longtemps.

 


[1] Cité par Nicholas Carr, Internet rend-il bête ?, Robert Laffont, 2011, p. 288.

[2] Philippe Champy, Vers une nouvelle guerre scolaire, La découverte, 2019, p. 133.

[4] Aristote, La politique, trad. J. Tricot, Vrin, 1987, (1253 a), p. 28.

COVID-19 et si rester à la maison pour les enfants était positif

Le texte est de Nadine Bertrand

ET SI… texte qui porte à réfléchir.. 🌈
Et qu’est-ce qui se passerait si??? ❤️❤️❤️
S’ils annulent le reste de l’année scolaire, les élèves manqueraient 2,5 mois d’enseignement. Beaucoup de gens s’inquiètent du retard des étudiants à cause de cela. Oui, ils peuvent prendre du retard en ce qui concerne l’enseignement en classe …
Et si … ❤️❤️❤️
Et si au lieu de prendre du retard, ce groupe d’enfants était AVANCÉ à cause de cela? Je m’explique … ❤️❤️❤️
Et s’ils ont plus d’empathie, ils aiment le lien familial, ils peuvent être plus créatifs et se divertir, ils aiment lire, ils aiment s’exprimer par écrit….❤️❤️❤️
Et s’ils apprécient les choses simples, comme leur propre arrière-cour et s’asseoir près d’une fenêtre dans le calme. ❤️❤️❤️
Et s’ils remarquent les oiseaux et les dates de l’émergence des différentes fleurs, et le renouvellement apaisant d’une douce averse? ❤️❤️❤️
Et si cette génération apprenait à cuisiner, à organiser son espace, à faire sa lessive et à bien gérer sa maison? ❤️❤️❤️
Et s’ils apprennent à vivre avec moins? ❤️❤️❤️
Et s’ils apprennent à planifier un repas à la maison. ❤️❤️❤️
Et s’ils apprennent la valeur de manger ensemble en famille et de trouver le bien à partager dans les petits plaisirs du quotidien? ❤️❤️❤️
Et si ce sont eux qui accordent une grande valeur à nos enseignants et professionnels de l’éducation, bibliothécaires, fonctionnaires et aux travailleurs de soutien essentiels auparavant invisibles comme les chauffeurs de camion, les épiciers, les caissiers, les gardiens, les travailleurs de la logistique et des soins de santé et leur personnel de soutien, juste pour nommer quelques-uns des millions de personnes qui prennent soin de nous en ce moment alors que nous sommes à l’abri? ❤️❤️❤️
Et si parmi ces enfants, un grand leader émerge qui a bénéficié d’un rythme plus lent et d’une vie plus simple pour vraiment apprendre ce qui compte vraiment dans cette vie? ❤️❤️
Et si, ils comprennent mieux que la nature est plus puissante que nous, alors respectez-la, nourrissez-la et prenez soin de la Terre Mère. En ces temps, cultivez des jardins luxuriants pour que vos enfants puissent voir l’importance de la moindre petite graine. 🍀🐝🐛🌻🌾
Et s’ils sont EN AVANCE? ❤️❤️

Pandémie du COVID-19 et l’école: Conseils aux parents

 

Je me présente, je suis Pierre Potvin psychoéducateur et professeur chercheur retraité du département de psychoéducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Dans mon travail de chercheur j’ai eu l’occasion d’accompagner des enseignants et des écoles primaires et secondaires dans leur quête d’une meilleure réussite éducative de leurs élèves.

À l’occasion de la crise de la pandémie COVID-19, je réponds à l’appel du Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec (CTREQ) auprès de ses chercheurs associés afin d’offrir aux parents  des conseils et des astuces pour maintenir les acquis scolaires de leurs enfants. Mon apport comme chercheur et psychoéducateur sera plus de l’ordre « psychoéducatif » et non lié directement  aux aspects « d’apprentissages scolaires »  

 … ………

Capsule 1

Être conscient de ce que demande l’état de crise de la pandémie

Une crise comme la pandémie actuelle peut déclencher chez les personnes (adultes, parents, enfants, ado.) : du stress, de la peur de la nouveauté et de l’inconnu, de l’anxiété, un sentiment de frustration et de colère. C’est tout à fait normal, notre cerveau se met en mode de protection et de survie. Il s’adapte à une nouvelle réalité et déclenche une foule d’émotions pour se protéger.

Comme parent, il devient important de prendre un moment de réflexion pour faire le point sur l’état de situation. Être conscient des différents défis que représente la situation de crise. Quelle est la réalité de la situation familiale : en ce qui concerne l’emploi de chacun; le nombre d’enfants et leur âge; leur degré d’autonomie lié aux tâches scolaires; les besoins particuliers de l’un ou de l’autre, etc.

Conseil : comme parent, éviter de se sentir coupable de ne pas pouvoir tout faire. Surtout éviter la comparaison avec d’autres familles. Chaque famille a sa réalité
 

Capsule 2

S’occuper de soi comme parent en premier lieu afin de pouvoir mieux s’occuper des enfants

Particulièrement dans une situation de crise le parent sert de modèle aux enfants. Ceux-ci apprennent par observation des comportements et des attitudes de leurs parents. Si le parent reste en contrôle, s’il reste calme malgré tout, cela aura des effets positifs sur les enfants. Pour être un bon modèle, il faut que le parent s’assure de répondre à ses propres besoins de base afin de rester en équilibre. Entre autres : régler la question financière s’il y a  eu perte d’emploi (démarche pour les programmes d’aide); l’organisation du télétravail s’il y a lieu; la garde des enfants si nécessaire; l’alimentation (épicerie), etc. Ces éléments passent avant de se préoccuper de la scolarisation des enfants. Par la suite, s’assurer de répondre aux besoins des enfants, entre autres, la scolarisation.

Capsule 3

La situation de crise peut être l’occasion de réaliser un projet familial

On a tous entendu parler de ces familles qui prennent une année de « congé » pour réaliser un projet familial de voyage en voilier et faire le tour du monde. À cette occasion les enfants réalisent l’école à la maison (sur le bateau) et profitent du voyage pour apprendre.

Sans être un voyage en voilier, la situation de crise pourrait être l’occasion de vivre un projet familial ou chacun à son rôle pour passer à travers de la crise. C’est une belle occasion de relever des défis, de s’entendre sur de nouvelles règles familiales durant cette période. Par exemple, c’est l’occasion pour les ado. d’assumer plus de responsabilités pour aider aux tâches domestiques; être le grand frère ou la grande sœur qui devient le « tuteur » du plus jeune pour les travaux scolaires, etc.

Capsule 4

L’encouragement des comportements positifs

En collaboration avec vos enfants et/ou vos ado. vous établissez ensemble les règles de la maison durant la période de crise. Ce sont des règles souples adaptées de ce qui existe déjà. Ceci comprend l’élaboration d’un horaire type des journées : lever, repas, période de travaux scolaires, temps consacré aux écrans (TV, tablette, jeux, etc.), exercices physiques (intérieur et extérieur), douche ou bain, heure de coucher, etc. Le tout adapté selon l’âge des enfants.

Il est reconnu en recherche que mettre l’accent sur les bons coups, les comportements positifs (exemple respecter les règles de la maison, les travaux scolaires, etc.) encourage les enfants à reproduire ces comportements. Pour encourager les comportements positifs, certaines écoles ont mis en place  L’encadrement par privilège. Le principe est de « récompenser » les élèves lorsqu’ils ont respecté les règles en leur offrant le choix d’un privilège (à la fin de chaque mois d’école). Vous pourriez adapter ce moyen en accordant un privilège à votre enfant pour souligner qu’il respecte bien les règles (l’horaire, les travaux scolaires, les tâches domestiques, etc.). Vous pouvez avoir une banque de privilèges que l’enfant choisit : quelque chose qu’il aime beaucoup, une activité spécial avec vous, un temps supplémentaire pour ses jeux vidéo, etc.  

Capsule 5

L’école à la maison

Le ministère de l’Éducation fournit aux parents d’élèves une trousse pédagogique[1] tant pour le primaire que pour le secondaire. Chaque famille reçoit ce matériel soit par courriel ou par la poste et ce à chaque semaine. De plus, le site L’école ouverte[2] offre un vaste choix de matériel et Télé Québec[3] va présenter des émissions de télévision liées à la scolarisation des enfants et d’ado. à partir du 13 avril 2020. De plus, en principe, les enseignants et/ou l’école devraient être en contact avec chaque élève (courriel ou téléphone) afin de faire un suivi des apprentissages.

Comme parent votre rôle n’est pas d’enseigner ou de remplacer l’enseignant. Votre rôle consiste à être un accompagnateur de votre enfant. Accompagner signifie encadrer, soutenir, encourager, faciliter les apprentissages de son enfant ou de son ado. Concrètement, comme parent vous prenez connaissance du matériel avec votre enfant et l’aidez dans ses choix. Plus l’enfant est âgé plus il sera encouragé à développer son autonomie et son sens des responsabilités (à partir particulièrement du 3e cycle primaire et du secondaire).  

Capsule 6

La situation de crise une occasion pour les parents, enfants et les ado. de développer de nouvelles compétences :Le style éducatif parental de type démocratique

Le style éducatif démocratique est reconnu comme celui qui favorise le mieux le développement des enfants et des adolescents. Il est caractérisé par un ensemble de règles claires établies par le parent en collaboration avec son enfant ou son adolescent, par une mise en application de ces règles, par l’utilisation de sanctions (les conséquences aux comportements) lorsque cela s’avère nécessaire, par de l’encouragement à l’autonomie et par une communication ouverte entre les parents et les enfants.

Capsule 7

La situation de crise une occasion pour les parents, enfants et les ado. de développer de nouvelles compétences : Encourager l’apprentissage de l’autonomie chez son enfant ou son ado

Une façon de développer l’autonomie est pour le parent d’amener le jeune qui fait face à un problème à développer sa capacité de le résoudre par la recherche de la solution la meilleure, non seulement pour lui-même, mais pour les autres personnes impliquées, le cas échéant.

Capsule 8

La situation de crise une occasion pour les parents, enfants et les ado. de développer de nouvelles compétences : Encourager l’apprentissage de l’effort et de la persévérance.

  • Devant une tâche difficile que votre enfant doit réaliser, aidez-le à diviser cette tâche en quelques étapes (selon la difficulté, 2, 3 ou 4 étapes).

  • Chaque étape devrait correspondre à un défi à relever dont le dosage sera juste assez difficile, mais pas trop.

  • Aider votre enfant à visualiser le résultat positif pour chaque étape.

  • Encouragez votre enfant à poursuivre son engagement jusqu’à la fin, même si les résultats ne sont pas très intéressants (apprendre à persévérer). Valorisez la persévérance et l’effort.

  • Enfin, apprenez à votre enfant à revoir la démarche utilisée pour qu’il soit bien conscient de la relation entre les moyens, les efforts et les résultats.

 

[1] http://www.csdecou.qc.ca/collegedescompagnons/trousses-pedagogiques-du-ministere/.

[2] https://www.ecoleouverte.ca/fr/

[3] Exemple: https://enclasse.telequebec.tv/ .

Intervention du ministre de l,éducation devant le manque de suivi des élèves de la part de certaines écoles et enseignants – Encadrement des élèves à distance: les écoles rappelées à l’ordre par Québec.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1704790/covid-19-education-roberge-rappel-ecoles-suivi-eleves-obligatoire

Autre article pertinent

https://www.ledevoir.com/societe/579318/la-loterie-scolaire?utm_source=infolettre-2020-05-21&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

 

COVID-19 – Béliveau Éditeur – Rabais de 50%

Profitez de cette aubaine unique chez Béliveau Éditeur.
Vous pouvez vous procurer mes livres à moitié prix (50%)

https://www.beliveauediteur.com/

-Prévenir le décrochage scolaire
-Comprendre l’apprentissage pour mieux éduquer
-Alliance entre le savoir issu de la recherche et le savoir d’expérience
-Élève à risque d’échec scolaire. Un regard sur la résilience et les facteurs de protection.

Égide Royer – Expert en éducation – adaptation scolaire – série de conférences

Voici une série de conférences d’Égide Royer spécialiste en adaptation scolaire au Québec (Canada).

https://www.bing.com/videos/search?q=%c3%a9gide+royer+et+le+covid-19&qpvt=%c3%a9gide+royer+et+le+covid-19&FORM=VDRE

COVID-19 – et les élèves en difficulté Égide Royer.

https://www.facebook.com/rdimatin/videos/673100116772535/

La vie et l’œuvre de Richard E. Tremblay – Développement de l’enfant et délinquance

La vie et l’œuvre de Richard E. Tremblay
Le livre : Mathieu-Robert Sauvé (2019). La violence des agneaux. Québec Amérique.

En premier lieu, je vous recommande de lire le livre sur la vie l’œuvre de Richard E. Tremblay. C’est particulièrement intéressant pour tout ceux et celles qui s’intéressent au développement de l’enfant, à la délinquance et à sa prévention et enfin à l’influence de Tremblay sur la psychoéducation

 

 

 

Je trouve important de présenter l’œuvre de Richard E. Tremblay pour plusieurs raisons.  La première raison c’est que Richard m’a ouvert la porte au vaste domaine de la recherche scientifique.

Mon premier contact avec Richard fut lors de son stage de formation à Boscoville (1967 à 1970) à l’occasion de sa maîtrise en psychoéducation. Richard faisait ses stages dans une unité de rééducation et dans l’activité des sports où j’étais le responsable pour l’ensemble de Boscoville.  Pour la réalisation de sa recherche à la maîtrise, Richard s’est inspiré d’un travail de recherche universitaire que j’avais fait dans le cadre de mon baccalauréat en psychoéducation, soit L’apprentissage de jeux acrobatiques par des adolescents délinquants. C’était une recherche en « Laboratoire » et Richard a repris ce protocole de recherche en ayant une approche beaucoup plus scientifique que mon expérience. Il filmait les adolescents, utilisait des questionnaires validés et théorisait sur le schéma corporel. Par la suite, lors de mes études de maîtrise, Richard fut mon directeur de mémoire et c’est là que j’ai vraiment été initié  à la recherche scientifique, dans une approche quantitative.

La deuxième raison, c’est que ses travaux de recherche sur le développement de l’enfant sur l’agressivité et la prédiction de la délinquance (aux origines de l’agression) sont d’une très grande importance, et ce, à un niveau mondial.

La troisième raison c’est que Richard E Tremblay est à la base un psychoéducateur, il dira « cette formation universitaire est devenue la base de mon métier p. 54 ».

Note : l’information sur le parcours de Richard E. Tremblay est tirée en grande partie du livre – La violence des agneaux. J’y ajoute parfois mes souvenirs et à la fin ce que je partage comme vision du monde.

 

Qui est Richard E. Tremblay

Actuellement en 2020, Richard E. Tremblay est âgé de 75 ans et vit à Montréal au Québec (Canada).

Il obtient un baccalauréat (B.A.) en éducation physique de l’Université d’Ottawa (1966), une maîtrise en psychoéducation de l’Université de Montréal (1967-1970) et un doctorat en psychologie éducationnelle de l’Université de Londres (1976).

Il est professeur émérite au département de psychologie de l’Université de Montréal et professeur associé au  Département de pédiatrie / psychiatrie  Faculté de médecine. Il est également professeur émérite en santé publique à l’Université de Dublin en Irlande. Il a reçu en 2017 le prestigieux prix de Stockholm, que l’on surnomme le « prix Nobel de la criminologie.

Comme chercheur et auteur,  Richard « signe plus de 500 publications, citées à ce jour plus de 53 000 fois par les pairs… il figure au sixième rang des chercheurs en développement de l’enfant les plus cités au monde… L’édition canadienne du magazine Time mentionnait en 2003 qu’il était parmi les cinq chercheurs canadiens en médecine les plus influents de la planète p.13-14 ».

Il est ou a été :

  • Directeur de l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal (fin du mandat 1990)

  • Directeur et fondateur (1984) du Groupe de recherche sur l’inadaptation psychosociale chez l’enfant de l’Université de Montréal.

  • Titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur le développement de l’enfant

  • Directeur du Centre de recherche de l’enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes

  • Directeur du Centre d’excellence pour le développement des jeunes enfants (CEDJE)

  • Il a créé et dirigé le Centre d’excellence pour le développement des jeunes enfants (CEDJE) ainsi que L’encyclopédie sur le développement des jeunes enfants

Ses champs d’expertises particulières sont : le développement de l’enfant, l’éducation, la prévention, la famille, les relations parent-enfant, l’enfance inadaptée, l’agressivité, la délinquance et la toxicomanie.

Comme éducateur physique, en 1966  il a débuté sa carrière en milieu psychiatrique adulte à l’hôpital St-Charles de Joliette (Québec) comme responsable du service d’éducation physique et de loisir.

De 1967 à 1970, dans le cadre de sa formation en psychoéducation,  Richard vient travailler au centre de rééducation d’adolescents délinquants  Boscoville. C’est à cet endroit qu’il découvre le monde de la délinquance et celui de l’intervention.

 

Hommages et distinctions[1]

Principales études longitudinales

  • L’Étude longitudinale et expérimentale de Montréal (GRIP 1984)

  • L’Étude longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes (ELNEJ 1987)

  • L’Étude longitudinale des enfants du Québec (ELDEQ 1998-2002)

L’Étude longitudinale et expérimentale de Montréal (ELEM) (GRIP 1984)… les chercheurs souhaitent « que les résultats nous orientent vers des cibles en matière de compétences parentales pour expérimenter des interventions préventives p. 102 ». Aussi « tester un ensemble d’interventions préventives auprès des garçons les plus agressifs et hyperactifs p. 103 », « Connaître les trajectoires de développement d’un problème permet, en principe, de mieux en identifier les sources, le prévenir ou résoudre le plus tôt possible p. 105 ».

L’Étude longitudinale et expérimentale de Montréal (ELEM).À la fin de l’intervention, nous noterons que le groupe expérimental compte moins de garçons placés dans des classes spéciales. À l’adolescence, les garçons du groupe expérimental rapportent moins de consommation d’alcool et de drogue. À l’âge de 24 ans, il y a plus de garçons qui ont terminé leur secondaire dans le groupe expérimental que dans le groupe témoin… moins de garçons du groupe expérimental commettent des crimes… p.109 »

L’Étude longitudinale et expérimentale de Montréal (ELEM) et L’Étude longitudinale des enfants du Québec (ELDEQ 1998-2002) montrent qu’il faut absolument briser le moule avant que les mauvaises habitudes ne se fixent. Comment? En amenant les enfants à risque, dès leur plus jeune âge, à apprendre des solutions de rechange à l’agression et aux autres comportements antisociaux, donc des solutions mieux adaptées à la vie contemporaine. Cela passe le plus souvent par les milieux de garde à la petite enfance et l’école. Il faut mettre les éducateurs, les enseignants et les parents dans le coup p. 129.

Tremblay explique qu’en vieillissant, les jeunes délinquants de façon générale, deviennent des parents pauvres, « À part l’exceptionnel criminel surdoué, 99% des délinquants échouent à l’école, occupent des emplois mal payés et se retrouvent le plus souvent sans emploi eux-mêmes. Ils ont des enfants avec des partenaires qui leur ressemblent. Leurs enfants héritent donc de leurs gènes, de la pauvreté et de leur éducation p. 106 ».

 

Quelle est sa vision

Il semble que la conception en sciences humaines (psychologie, sociologie, criminologie), à l’instar du philosophe Jean-Jacques Rousseau (12 janvier 1762) est que « …l’homme est bon naturellement… c’est par ces institutions seules que les hommes deviennent méchants. » Richard E. Tremblay, par ses travaux de recherche démontrera que c’est le contraire « On naît comme des animaux dans la jungle : prêts à se battre pour survivre! C’est la société qui nous apprend à ne pas agresser nos semblables p. 17 ». L’être humain ne nait pas naturellement « bon » avant de devenir « mauvais » à force d’être confronté à la méchanceté du monde. Au contraire, il naît programmé pour affronter un environnement hostile comme un animal sauvage… Face aux étrangers qui s’opposent à sa personne, il a le réflexe de l’agression physique… Ce caractère belliqueux largement dominant, chez le garçon comme chez la fille, se modifie avec la socialisation p. 19.

Les travaux de Tremblay attaquent le principe fondamental de la sociologie… leur vison étant que les comportements humains sont essentiellement des produits du contexte social. « L’approche évolutionniste bio-psycho-sociale, qui est la mienne, part du principe qu’à la naissance, les humains ignorent s’ils vont voir le jour dans la jungle ou dans une société moderne qui ne tolère pas l’agression physique. Les bébés, tous les bébés naissent prêts à se battre! L’agression apparaît dès que les muscles sont suffisamment formés pour permettre des gestes coordonnés. 132-133 »

Quoi, la télé violente ne rend pas violent? « Notre conclusion, après avoir analysé le développement de la fréquence des agressions physiques à l’âge de six mois jusqu’à l’adolescence, est que Rousseau avait tort : les enfants n’apprennent pas à agresser ; au contraire, ils apprennent à ne pas agresser. Et cet apprentissage se fait surtout entre la naissance et l’entrée à l’école primaire p. 136 ».

L’équipe de Richard Tremblay montrera qu’en soutenant la famille, les enseignants et les enfants dès le début de l’école primaire, on arrive à stopper la trajectoire vers la délinquance p. 137.

« j’avais travaillé avec des adolescents délinquants et des adultes criminels… je voulais décrire le plus objectivement possible le chemin parcouru pendant un traitement. Mes intérêts s’ouvraient sur le développement des problèmes, sur la compréhension du chemin que parcouraient ces jeunes en difficulté. P. 75 »

L’importance d’aider les jeunes filles qui ont des problèmes de comportement pour faire en sorte que leurs enfants ne les reproduisent pas p. 198.

L’importance d’intervenir dès la grossesse auprès des mères, surtout en milieu défavorisé… ». Ce que la mère vit pendant la grossesse, ce qu’elle mange, ce qu’elle respire, le stress qu’elle ressent; tout cela contribue au développement du cerveau du bébé. Si elle fume et boit durant sa grossesse, si elle est dépressive, si le père la violente, si elle s’alimente mal.. le développement du cerveau en subira les conséquences p. 199 »

« Sa principale réussite est d’avoir réuni des experts de disciplines différentes pour comprendre le développement humain dans son intégralité p.15 »

 

Qu’est-ce que je partage avec Richard E. Tremblay

Je partage l’approche de Tremblay qui est bio-psycho-sociale. Nous sommes en quelque sorte des animaux éduqués. Au départ, nous avons les mécanismes pour survivre et nous défendre (combattre ou fuir). Je n’irais pas jusqu’à dire que « nous naissons mauvais », mais plutôt, nous naissons avec des mécanismes pour survivre, se protéger, etc. Je nuancerais encore plus en mentionnant qu’il y a des différences individuelles importantes issues du tempérament qui est inné.

Je partage son point de vue sur la grande importance de l’épigénétique qui vient appuyer la conception que le génétique peut être modifié (l’expression des gènes) par l’environnement (l’éducation, l’intervention, etc.).

L’importance également d’intervenir tôt, très tôt. Si possible, dès la grossesse et ce surtout auprès des mères vulnérables (milieux défavorisés). Aussi en petite enfance (garderie) et au préscolaire (prématernelle et maternelle) et au primaire.

Les travaux de Tremblay ont influencé mes propres travaux

  • Étude longitudinale de la maternelle à la fin du secondaire

  • Développement du Guide de prévention Premiers signes

  • Développement du Répertoire de pratique Agir dès les premiers signes

  • Développement du logiciel de dépistage Premiers signes.

Je partage sa vision du lien entre la recherche et l’intervention évaluée. J’ai appuyé mon Étude longitudinale… sur les renseignements obtenus par les enseignants afin de dépister les élèves à risque. Je le rejoins dans sa confiance que les enseignants sont une source importante de renseignements sur le vécu des enfants à l’école  « Tremblay : … Cette étude est importante, car elle me fait réaliser une chose capitale : on peut demander aux enseignants de répondre à un questionnaire sur les enfants qu’ils ont devant eux pour obtenir des renseignements très riches sur les difficultés des jeunes dans nos écoles p. 85 »

[1] Source :Wikipédia (consulté le 11 mars 2020)

Autres info sur Richard E. Tremblay (vidéo)


https://zonevideo.telequebec.tv/media/27264/richard-tremblay-le-chercheur-qui-a-demontre-que-l-agressivite-est-innee/le-code-chastenay

Gouvernance et éducation – texte synthèse de Normand Baillargeon

Gouvernance et éducation

Les philosophes nous disent, avec raison, que le concept d’éducation est un de ces concepts à propos desquels, immanquablement, des désaccords, souvent profonds, sont présents. En d’autres termes, le concept d’éducation, comme celui de justice, pour prendre un autre exemple populaire, est par essence débattu, contesté, polémique.

Malgré tout, pour qu’il soit relativement harmonieux, le fonctionnement du très vaste et complexe monde de l’éducation exige un certain consensus sur la signification de ce concept. C’est là une condition essentielle de la gouvernance de ce monde et de la collaboration entre les personnes et les nombreuses entités qui le composent et qui y agissent.

Tout cela suppose que, autant que faire se peut, des faits pertinents soient reconnus comme tels ; qu’un consensus, le plus large possible, existe sur les finalités devant être poursuivies, sans oublier une reconnaissance et une confiance réciproques des agents qui prennent des décisions et qui agissent dans ce monde.

Rien de tout cela n’est facile, mais sans cela, le système perd de sa légitimité.

Peu de gens, je pense, contesteront que nous traversons en ce moment une grave crise de gouvernance de l’éducation. Elle se manifeste aux trois échelons évoqués plus haut.

Notre crise de gouvernance

En voici quelques symptômes.

Le plus récent est bien entendu ce bâillon par lequel on a aboli les commissions scolaires.

Que l’on soit ou non d’accord avec cette décision, en faveur de laquelle des arguments pouvaient en effet être avancés, il reste qu’elle est un coup de force politique aux conséquences imprécises. On savait, bien entendu, que ce gouvernement voulait abolir les commissions scolaires, mais on aura appris sous le bâillon par quoi elles seront remplacées. Ce que tout cela signifiera en pratique reste largement à voir. Qui sait ? Le spectre en version québécoise de ces « bons d’éducation », hier chers à l’ADQ, est peut-être à redouter.

On notera aussi que durant le débat entourant cette politique, on a trop souvent eu l’impression de prises de position partisanes et intéressées défendues par des syndicats, par des directions d’écoles ou de cégeps, par des universités et des universitaires, par des professeurs ou des membres de diverses bureaucraties, tout cela trop souvent sans grand recul et sans légitimité pour prétendre parler au nom d’un bien commun bien réel, convenu et bien défini.

Un autre récent symptôme du mal dont nous sommes frappés transparaît avec ce cégep en région donnant à Montréal des cours en anglais à une clientèle recrutée à l’étranger. Ici, nos structures et politiques semblent mal adaptées à des réalités nouvelles, comme la pénurie d’étudiants et la concurrence internationale en recrutement.

On trouvera cependant aussi d’autres traces de ce mal qui sont bien présentes depuis trop longtemps.

C’est ainsi qu’on a hier sagement voulu permettre une véritable démocratisation de l’accès à l’éducation et une substantielle égalité des chances. Notre système d’éducation est désormais profondément inégalitaire, avec ce qu’on donne couramment comme ses fameuses trois vitesses : le public, le public avec programmes spéciaux et le privé subventionné. Au-delà des positions que défendent souvent par intérêt les acteurs et institutions impliqués dans tout cela, que voulons-nous collectivement ?

Nous avons aussi, en ce moment, une dramatique pénurie d’enseignants, causée entre autres par l’abolition du certificat en enseignement secondaire, que j’avais en son temps dénoncé comme fille du corporatisme et du clientélisme des facultés d’éducation : celles-ci semblent aujourd’hui avoir bien du mal à résoudre cette crise. On se souviendra en outre qu’elles nous ont donné, il y a une vingtaine d’années, une controversée réforme de l’éducation largement contraire aux données de recherche probantes.

Un autre danger est aussi de plus en plus visible et il est sans doute lui aussi alimenté par cette carence de vision claire sur laquelle une saine gouvernance doit prendre appui : la commercialisation de l’éducation, de la recherche et du savoir. Jusqu’où veut-on, doit-on, peut-on collectivement nous engager dans ces voies ? Avec quelles garanties ?

J’arrête là cette énumération, mais non sans rappeler que tout ce que j’ai dit pourrait aussi être répété à propos de l’implantation des maternelles, de la désertion professionnelle affectant le plus beau métier du monde et de notre laïcité inachevée.

Que faire ?

Une commission Parent 2.0… ou 5G

On le sait si on me lit ne serait-ce qu’un peu : je suis persuadé que nous ne pourrons nous sortir de ces périls qu’en menant, à la lumière des connaissances les plus solidement établies, une réflexion collective et informée sur ce que, du préscolaire à l’université, nous attendons de notre système d’éducation. C’est là, je le sais bien, une vaste et difficile tâche. Elle demandera du temps, des gens dévoués et savants, et beaucoup de sagesse. Mais elle est nécessaire.

Une telle chose a été faite chez nous, il y a un demi-siècle. En référence à ce vaste travail accompli hier, j’ai proposé d’appeler l’exercice que je préconise la commission Parent 2.0. Un ami espiègle assure que ce nom n’est déjà plus assez attrayant en ces temps technophiles et que je devrais plutôt proposer une commission Parent 5G.

Peu importe.

Je soutiens que nous nous devons collectivement d’accomplir ce travail et que les périls que nous courons à ne pas le faire sont trop grands pour ne pas nous y mettre rapidement.

On s’en souviendra : c’est en grande partie le politique et la société civile qui ont voulu les changements en éducation que la commission Parent a apportés. Je pense que c’est aujourd’hui la société civile, des partis politiques d’opposition, mais aussi et surtout ces nombreux acteurs de l’éducation conscients de ce qui se passe qui devraient porter cette demande.

Les entendre me réjouirait au plus haut point.