Archives pour la catégorie c. Universitaire

À la recherche d’un.e assistant.e de recherche pour l’un de mes projets

Bonjour.

J’entreprends un nouveau projet d’écriture qui concerne la Culture générale. Des repères utiles pour tous.

Il va s’agir d’une série de repères, de dates (naissance de l’univers, de la vie), de nombres (nombre de galaxies…), de personnalités (savants, philosophes, etc.) (voir le document joint pour avoir une idée).

L’assistant.e de recherche.e va travailler à distance (ordinateur, Internet, courriel, Skype). Il a une formation universitaire ou est étudiant.e universitaire  et réalise des études universitaires. Il/elle aime apprendre, développer sa culture. Il/elle a de la facilité pour faire de la recherche via Internet. Possède un bon français écrit et beaucoup de curiosité.

Son rôle sera de faire de la recherche selon mes demandes et valider ce que moi-même j’aurai trouvé.

L’assistant.e sera payé.e selon une banque d’heures à 20$/heure (tarif des assistant.e.s de recherche de baccalauréat à l’UQTR).

Communiquez avec moi : Pierre.Potvin@uqtr.ca

Pour en savoir plus:

Culture Générale DT – Court

Une vision mercantile de l’université

Une très bon texte du professeur Stéphane Martineau de l’UQTR.

Je partage cette vision et cette transformation de la mission de l’Université.

https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/530506/une-vision-mercantile-de-l-universite?utm_campaign=Autopost&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#Echobox=1529183073

Être professeur d’université pour changer le monde…

Voici un très bel article. Un témoignage d’un professeur d’université en situation de Lock-out. Le professeur Étienne St-Jean de l’Université du Québec à Trois-Rivières

https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/527091/temoignage-d-un-professeur-de-l-uqtr-en-lockout

Entrevue sur mon livre: Qui sommes-nous, nous, les humains?

Voici une entrevue sur mon livre Qui sommes-nous, nous, les humains avec Patricia Powers.

 

Mon livre fait partie du lancement collectif des livres des auteurs de l’UQTR  le jeudi 12 avril 2018 à la Bibliothèque de l’UQTR

https://www.youtube.com/watch?v=PGTVP9AqP1I&feature=youtu.be

Information sur le livre : la table des matières et lien pour se procurer le livre:

http://pierrepotvin.com/wp/index.php/2017/09/29/nouveau-livre-qui-sommes-nous-nous-les-humains/

Enseigner et faire de la recherche universitaire: une expérience enrichissante

Note à mes lectrices et lecteurs

Ce que je présente dans cet article sur l’enseignement et la recherche universitaire c’est tout le côté positif de l’expérience que j’ai vécue. C’est voulu ainsi. Évidemment vous comprendrez que ceci ne représente pas toute la réalité de l’expérience. Comme c’est le cas dans la vraie vie, il y a aussi un côté sombre et difficile.

Ainsi, je pourrais présenter une autre analyse décrivant le côté très difficile de cette expérience d’enseignement et de recherche. Les obstacles, les rivalités, les déceptions, les deuils et séparations d’avec les collègues et les assistantes de recherche. Les subventions de recherche refusées, les articles refusés. La difficulté aussi d’enseigner au 1er cycle (baccalauréat) où l’on pouvait me reprocher ma trop grande exigence dans les travaux, mon manque de dynamisme dans mes exposés lors des cours et d’être trop théorique.

Bon voilà, la mise au point et à vous d’apprécier le côté enrichissant de cette expérience.

 

Avant ma carrière universitaire, j’ai été:

Éducateur physique au primaire durant 1960-1961 (1 an)
Commission scolaire de Pointes-aux-Trembles

Éducateur physique et psychoéducateur à  Boscoville de 1960 à 1974 (14 ans)
Coordonnateur des activités physiques et sports

Centre de Psycho-Éducation du Québec (CPEQ) 1974 à 1977 (3 ans)
Psychoéducateur consultant dans l,accompagnement des milieux et responsable du certificat de psychomotricité.

 

Ma carrière universitaire:

École de Psychoéducation de l’Université de Montréal 1978 à 1982 (4 ans)

L’Université du Québec à Rimouski UQAR – Rimouski Période de 1982-1985 (3 ans)
Département des sciences de l’éducation – en adaptation scolaire

L’université du Québec à Trois-Rivières UQTR – Trois-Rivières Période de 1985 à 2006 (21 ans)

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Ce que je retiens de très beau de l’enseignement universitaire

Avoir le statut de professeur d’université et être responsable de 30 à 40 étudiantes dans la vingtaine, qui se préparent à la carrière de psychoéducatrice, est un statut et une responsabilité valorisante.  Particulièrement former les étudiantes aux bases de la recherche et expérimenter en laboratoire des traitements statistiques et aussi réaliser une mini-recherche, me fait éprouver de la satisfaction.

Le plus satisfaisant et valorisant c’est l’enseignement aux étudiantes de maîtrise. Ces étudiantes sont plus âgées, plus expérimentées, plus motivées qu’au baccalauréat. Je me sens bien avec elles, compétent et en sécurité. Je suis sûr de ce que je leur apporte. Elles m’apprécient et cela me valorise. Habituellement les groupes sont peu nombreux, de 15 à 20 étudiantes, ce qui allège ma tâche comparée aux groupes de baccalauréat qui varient entre 30 et 45 étudiantes (répétés deux fois). J’aime particulièrement la partie présentation des travaux à la maîtrise où c’est au tour des étudiantes d’être actives.

Une autre dimension intéressante de l’enseignement,  c’est la supervision de stage à la maîtrise. Pour une tâche d’enseignement,  j’assume 5 ou 6 étudiantes pour l’année (deux trimestres). Ce que j’aime c’est d’être proche du terrain et de « coacher » en utilisant des moyens pour solutionner  un problème du milieu. La créativité est au rendez-vous et le contact personnel avec l’étudiante me stimule.

La direction des étudiantes dans leur mémoire de maîtrise ou de thèse de doctorat est une autre tâche que j’adore. C’est un long processus d’élaboration d’une recherche avec un lien de complicité, un partage des hauts et des bas du parcours d’apprentissage de l’étudiante. Pour les étudiantes de maîtrise, cela dure habituellement deux années, mais pour les étudiantes de doctorat c’est très long de 6 à 10 ans. Il s’en passe des choses dans ce vécu d’encadrement : la maladie, les succès, les échecs, les grossesses, les séparations, les déménagements, etc. Au doctorat l’étudiante devient une collègue ou une collaboratrice de recherche.

Souvent les étudiantes de maîtrise et de doctorat sont aussi mes assistantes ou mes professionnelles de recherche. Elles sont essentielles à la réalisation de mes projets de recherche. Je les côtoie tous les jours, on forme une équipe. Ces collaboratrices peuvent l’être durant de nombreuses années de 5 à 10 ans, soit la durée de leurs études. C’est tellement bon. Diriger des étudiantes graduées comme assistantes ou professionnelles de recherche est une autre tâche très gratifiante.

Les diverses émotions positives et les valeurs qui se manifestent en relation avec l’enseignement sont les suivantes. Les plus fortes : l’accomplissement de soi, le sentiment de réussite, le sentiment de compétence, être respecté, la reconnaissance par les collègues, le pouvoir, le prestige. En second viennent : la stimulation à toujours apprendre plus, la fierté, la bienveillance dans les relations, l’engagement, la persévérance, l’humour, la sociabilité, l’ambition,  la créativité, le leadership.

Ce que je retiens de très beau de la recherche

Ma toute première initiation à la recherche se situe en 1966. Une expérience d’apprentissage de jeux acrobatiques par quatre adolescents de Boscoville. C’est dans le cadre d’un travail de formation (fin de mon certificat) pour Gilles Gendreau. Ce fut une expérience de recherche en laboratoire, à ce point originale que Richard Tremblay m’a imité. C’est très positif, de belles émotions : fierté, sentiment de compétence, d’originalité.

Par la suite c’est ma maîtrise avec Richard Tremblay. J’y réalise de très beaux apprentissages, des cours sur le développement cognitivo-moteur, l’éthologie, la psychopathologie avec le Dr. Lemay, le béhaviorisme, etc. C’est une expérience très stimulante.  Durant cette période de formation, j’assiste à mon premier congrès international en Nouvel Orléans. C’est ma première expérience de présentation d’une recherche. Je passe à un autre niveau supérieur de rigueur. C’est à cette période que je découvre vraiment la recherche. Puis arrive le doctorat avec Aimée Leduc et le Béhaviorisme social. J’apprends encore davantage avec les cours sur la théorie d’apprentissage ( le traitement de l’information théorie de Gagner), avec l’approche expérimentale, les statistiques, les recensions d’écrits,  les présentations rigoureuses lors des séminaires et lors des colloques.

Je réalise beaucoup de projets de recherche dont je suis le leader, l’initiateur. J’éprouve un sentiment d’importance, de compétences. Je suis un chercheur. J’obtiens des subventions, des commandites de commissions scolaires, du ministère de l’Éducation, d’un centre jeunesse.

Durant ma carrière universitaire,  je réalise, entre autres, les recherches suivantes : (1) La première est à Rimouski, sur les attitudes des enseignants et l’intégration des élèves en difficulté. Une recherche collaborative avec deux écoles secondaires. (2)  L’autre à Trois-Rivières, une étude longitudinale sur les attitudes des enseignants. De la fin du primaire à la fin du secondaire 2 (durée de trois ans). (3) La recherche-action en Gaspésie avec Renée Pinard et Simon Papillon (durée de 3 ans). (4) La recherche à VJSD sur la clientèle (une commandite). (5) La recherche sur le décrochage scolaire (LEAT) production du Guide les Petits pas (premier transfert de connaissances). (6) Les programmes Prends le volant et PARC (commandite de CSTR) un transfert de connaissance. (7) L’étude longitudinale avec la direction de l recherche du ministère de l’Éducation (durée 3 ans, puis 11 ans), c’était une commandite. (8) L’étude longitudinale sur le décrochage scolaire avec Laurier Fortin, Égide Royer et Diane Marcotte (durée 11 ans). (9) Le mentorat avec l’école secondaire Cavelier De Lasalle (durée 2 ans). Puis des outils de transfert de connaissances avec le CTREQ : deux guides de prévention, deux logiciels de dépistage, un guide de Mentorat, un guide Agir dès les premiers signes, un site internet École et Stratégies.

Beaucoup de production d’articles scientifiques et professionnels (90), de congrès, de voyages dans le monde, de conférences (250), d’outils, de programmes, de logiciels (42) et de rapport de recherche (42).

Les diverses émotions positives et les valeurs qui se manifestent en relation avec la recherche. Les plus fortes ce sont : le sentiment de productivité, l’accomplissement de soi, la fierté,  le prestige, la compétence, la reconnaissance. En second ce sont: le plaisir de travailler en équipe, la fraternité, les amitiés, l’humour, les découvertes dans les voyages.

 

Beauté de la passion même âgée: Une scientifique neurologue et féministe

C’est impressionnant, une femme âgée, une scientifique neurologue, prix Nobel en médecine. Quel beau message de « passion » pour nous tous et toutes, jeunes et âgés.

Çà vaut la peine de prendre quelques minutes pour regarder.

 

Rita Levi Montalcini

Alliance entre la recherche et la pratique (2016)

L’alliance entre le savoir issu de la recherche
et le savoir d’expérience 

Pour se procurer le livre

http://www.beliveauediteur.com/DefaultPage.aspx?Key=14638&MyA=138917&MyMembreID=0&EscuelaRef=135598

 

Table des matières

Préface de Lorraine Savoir-Zajc  
Remerciements  
Quelques éléments d’information pour faciliter l’utilisation de ce livre  
Témoignage de l’auteur sur son vécu de la culture universitaire : le savoir issu 
de la recherche et le savoir d’expérience  

Introduction  

PARTIE 1 • Théorie

Chapitre 1 LES SAVOIRS  

La signification des termes : notion, concept* et théorie*  
La signification des termes : connaissance et savoir*  
Les différents types de savoirs  
Les savoirs et les croyances*  
La validité des savoirs  
Les savoirs et le concept de compétence*  
Conclusion  
Questionnement réflexif au lecteur  

Chapitre 2 LES SAVOIRS ISSUS DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE :
LES APPROCHES ET LES TYPES 
DE RECHERCHE  

La science*  
Les différents domaines des sciences  
La recherche en sciences humaines et sociales : éducation et psychoéducation  
Les approches de recherche  
Les principaux types de recherche  
Conclusion  
Questionnement réflexif au lecteur  

Chapitre 3 LES SAVOIRS ISSUS DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE :
LES MÉTHODES DE RECHERCHE
 

Les différentes méthodes de recherche  
Les forces et les limites de la recherche  
Conclusion  
Questionnement réflexif au lecteur  

Chapitre 4 LE SAVOIR D’EXPÉRIENCE  

La clarification des termes  
Le savoir d’expérience  
Les conditions de validité du savoir d’expérience  
Les forces et les limites du savoir d’expérience  
Conclusion  
Questionnement réflexif au lecteur  

Chapitre 5 LE TRANSFERT DE CONNAISSANCES

L’historique du transfert de connaissances  
La variété de la terminologie associée au transfert de connaissances  
Les différents motifs favorisant l’utilisation du transfert de connaissances  
Les modèles de transfert de connaissances  
Les conditions facilitant l’utilisation du transfert de connaissances  
Apports et limites du transfert de connaissances  
Conclusion  
Questionnement réflexif au lecteur  

Chapitre 6 L’ALLIANCE ENTRE LA RECHERCHE ET LA PRATIQUE  

Les approches en transfert de connaissances  
Le pont entre les chercheurs et les praticiens  
Les conditions pour favoriser l’alliance entre chercheurs et praticiens  
Conclusion  
Questionnement réflexif au lecteur  

Chapitre 7
LA PRATIQUE PROFESSIONNELLE

Qu’est que la pratique professionnelle en éducation (enseignement) et en psychoéducation  ?
Qu’est-ce qu’une « bonne pratique* » ?  
Les bonnes pratiques et les données probantes  
Conclusion  
Questionnement réflexif au lecteur  

PARTIE 2 • Applications pratiques  

Chapitre 8 L’ANALYSE D’UNE PRATIQUE  

L’analyse d’une pratique professionnelle  
Le choix d’une nouvelle pratique  
Conclusion  
Questionnement réflexif au lecteur  

Chapitre 9 L’ACCOMPAGNEMENT DU DÉVELOPPEMENT PROFESSIONNEL  

Qu’est-ce que l’accompagnement ?  
Les objectifs de l’accompagnement  
Les rôles de l’accompagnateur  
Le rôle de l’accompagné  
Un outil pour l’accompagnement : École et Stratégies  
Conclusion  
Questionnement réflexif au lecteur  

Chapitre 10 LE DÉVELOPPEMENT PROFESSIONNEL ET SES OUTILS  

Les caractéristiques du développement professionnel  
Le changement  
Les conditions du développement professionnel  
Les compétences professionnelles en éducation et en psychoéducation  
Les outils de développement professionnel  
Conclusion  
Questionnement réflexif  

Conclusion  

Glossaire  

Références  

Références à des sources secondes  

Documents consultés  

Commentaires des « amis critiques » (2015)  

 

Annexe A
LA PSYCHOÉDUCATION  

Annexe B
LES COMPÉTENCES. LES COMPÉTENCES PROFESSIONNELLES EN ENSEIGNEMENT ET EN PSYCHOÉDUCATION  

Annexe C
OUTILS UTILISANT LE TRANSFERT DE CONNAISSANCES DÉVELOPPÉS PAR L’AUTEUR  

Annexe D
RÔLE-CONSEIL DU PSYCHOÉDUCATEUR  

Préface

Un regard sur le transfert de connaissances.
La préface de Lorraine Savoie-Zajc

La thématique centrale du livre, les interactions nécessaires entre savoirs d’expérience et savoirs issus de la recherche, se situe au cœur des problématiques de développement professionnel et d’ajustements des pratiques professionnelles qu’il s’agisse des pratiques des praticiens ou de celles des chercheurs. Comment pourrait-on envisager le rehaussement des compétences des praticiens sans passer par la validation offerte par la recherche qui questionnera le caractère rigoureux et approprié de tels changements ? Comment les chercheurs pourraient-ils continuer à faire avancer les connaissances si la pertinence sociale et scientifique de celles-ci n’est pas reconnue et qu’elles ne trouvent ni écho ni résonnance sur le terrain de la pratique ? Comment leur pratique de recherche s’en trouvera-t-elle alors modifiée ? L’alliance recherche-pratique constitue donc les deux faces d’une même médaille : celle de l’amélioration des pratiques professionnelles dans une vision de la personne qui poursuit son parcours de formation et d’amélioration, sa vie durant, en puisant, à la fois, dans les registres des savoirs issus de son expérience et des savoirs issus de la recherche.

L’alliance entre le savoir issu de la recherche et le savoir d’expérience: le transfert de connaissances, livre produit par Pierre Potvin, s’inscrit dans cette perspective. L’auteur développe des concepts et il offre des outils aux lecteurs afin de non seulement réfléchir à cette importante dynamique qui devrait exister entre les savoirs d’expérience et les savoirs issus de la recherche mais aussi d’en faire la promotion. Les chapitres proposés veillent à renseigner le lecteur, l’aider à faire des liens, susciter sa réflexion et fournir des outils pour passer à l’action.

Ainsi, Pierre Potvin renseigne le lecteur par des chapitres qui offrent des définitions et des réflexions sur les savoirs et les divers types de savoirs dont ceux qui proviennent de l’expérience et ceux issus de la recherche ainsi que sur les notions reliées au transfert des connaissances. La position de l’auteur est claire à cet égard : il n’y a pas de préséance entre les types de savoirs car il montre clairement que si les savoirs d’expérience sont enrichis par les savoirs issus de la recherche, ces derniers ne pourraient suffire à eux-mêmes s’ils n’étaient validés par la pratique.

L’alliance entre le savoir issu de la recherche et le savoir d’expérience: le transfert de connaissances suscite aussi la réflexion du lecteur soutenue par celles de l’auteur. Elles sont présentées sous la forme d’encadrés et sont émaillées dans le texte. Ces réflexions communiquent le regard sage de l’auteur à propos des notions développées alors qu’il tente de faire la part des choses : est-ce réaliste ? est-ce crédible ? est-ce acceptable du point de vue de la pratique et du point de vue de la recherche ? La richesse de ces encadrés traduit l’alliance que l’auteur a lui-même réalisée dans sa carrière entre sa posture de praticien et celle de chercheur. Les réflexions proposées encouragent le lecteur à faire de même, de sorte que Pierre Potvin crée une interaction avec son lecteur et guide celui-ci dans une mise à distance éclairée.

Finalement l’ouvrage propose au lecteur des outils: des guides pour effectuer des analyses de pratiques ainsi que pour accompagner le développement professionnel sont rendus disponibles. L’auteur suggère aussi la consultation d’un ensemble de sites web où le lecteur est susceptible de trouver davantage de renseignements et de ressources sur les questions liées au développement professionnel et sur l’accompagnement.

En somme, L’alliance entre le savoir issu de la recherche et le savoir d’expérience: le transfert de connaissances constitue un ouvrage fort riche susceptible d’intéresser un large lectorat : autant l’étudiant en éducation ou en psychoéducation (car les propos touchent les deux champs professionnels) mais aussi le professionnel en exercice qui souhaite réfléchir à son propre développement professionnel et se donner des pistes d’action et de réflexions pour le faire. Les chercheurs en éducation et en psychoéducation sont également touchés par ces questions et les propos de Pierre Potvin. En effet, le livre souligne très justement que les ajustements et les changements de pratiques professionnelles passent par l’implication des praticiens, le plus tôt possible dans l’activité de recherche. De plus, Pierre Potvin fait bien ressortir la dynamique complexe du transfert des connaissances produites par la recherche. Il met en avant-plan l’importance de l’accompagnement des praticiens pour les aider à s’orienter dans les transferts et il propose des modèles d’accompagnement issus de sa riche expérience de travail avec des milieux de pratique. Les chercheurs sont donc invités à considérer, au cours de leur lecture de l’ouvrage, les atouts d’une conception de la recherche qui se fait en collaboration avec les praticiens, une recherche qui se fait avec eux plutôt que sur eux. Ils devraient aussi se sensibiliser à la question du type de diffusion des connaissances issues de la recherche et porter une attention spéciale à la façon la plus appropriée pour rejoindre les milieux de pratique.

Le rapport 2004-2005 produit par le Conseil supérieur de l’éducation, intitulé Le dialogue entre la recherche et la pratique en éducation : une clé pour la réussite soulignait d’ailleurs l’importance d’une telle alliance. Le rapport concluait par la formulation de cinq orientations susceptibles, selon les auteurs, de renforcer l’alliance recherche-pratique. L’alliance entre le savoir issu de la recherche et le savoir d’expérience: le transfert de connaissances produit par Pierre Potvin s’inscrit clairement dans la cinquième orientation qui se lit comme suit : « intensifier le transfert de la recherche et la diffusion des savoirs pratiques en éducation » (p. 74). Pierre Potvin développe des propos et il offre des outils clairement décrits et finement réfléchis pour le soutenir.

Lorraine Savoie-Zajc est professeure émérite de l¹Université du Québec en
Outaouais. Spécialiste des thématiques associées au processus de
changement en éducation, elle s¹est engagée, au cours de sa carrière, dans
des formes de recherche qui mettaient au premier plan les voix et les
expertises des praticiens.

 

Méthode d’écriture

Méthode de recherche et d’écriture
(26 janvier 2016)

Voici la méthode que j’ai développée et que j’utilise lors de la réalisation de mes projets d’écriture. Cette méthode à été utilisée dans les deux derniers livres: Comprendre l’apprentissage pour mieux éduquer et L’alliance entre le savoir issu de la recherche et le savoir d’expérience Béliveau Éditeur.

  1. Identification d’un thème
  2. Documentation sur le thème
    1. Ce que j’ai déjà écrit, s’il y a lieu
    2. Recherche sur Google – bibliothèque UQTR – ma bibliothèque
      (27-01-16). Le défi ici est de m’assurer que l’information est de qualité, valide.
  3. Lecture des documents – identification au crayon des passages importants
  4. Traitement texte des passages importants – enregistrement dans un chapitre ou une annexe. Identification précise de l’auteur de la page.
    (27-01-16). Je découvre qu’il est préférable d’intégrer dans le texte de base  petit à petit les nouvelles informations que je traite (lecture), plutôt que de cumuler beaucoup de nouvelles information et de l’intégrer plus tard.  Attendre plus tard, devient une tâche trop lourde.
  5. Enregistrement de la référence précise avec parfois l’adresse internet. Impression et classement du document papier s’il y a lieu.
  6. Composition du texte, reformulation des extraits des auteurs avec identification de la référence.
  7. Nouvelles recherches complémentaires, ajouts.
  8. Raffinement de l’écriture, réorganisation du texte, des parties et des chapitres.
  9. Lecture d’ensemble raffinement de l’écriture
  10. Pour deux ouvrages, utilisation d’un réviseur du texte. Réécriture du texte avant la révision par la maison d’édition
  11. Soumission à des Amis-critiques (+- 5 personnes) du manuscrit aux fins de la validation du contenu. corrections. Suite aux commentaires, nouveaux ajouts et retraits, corrections.
  12. Soumission à une maison d’édition.
  13. Révision de l’ouvrage par la maison d’édition, travail de correction.

Le savoir et l’action

Savoir issu de la recherche et le savoir d’expérience (Potvin, déc. 2015)

  • Dans le savoir d’expérience, l’action c’est la pratique professionnelle.
  • Dans le savoir issu de la recherche, l’action c’est l’expérimentation qui permet de vérifier les hypothèses.

Il faut soumettre l’action à l’épreuve de la pensée et la pensée à l’épreuve de l’action (Goethe, cité par C. André). Cette phrase est pleine de sens et rejoint le mouvement de la pratique réflexive chez les enseignants et les professionnels.

Rôle du chercheur universitaire et le transfert des connaissances

Rôle du chercheur universitaire et transfert des connaissances éducation, psychoéducation et psychologie Texte écrit le  3 déc. 2011  

Préambule

Cet article analyse le rôle du chercheur universitaire en transfert de connaissances.

En tenant compte de l’expérience que j’ai comme chercheur universitaire, comme auteur d’outils de transfert, comme consultant pour le CTREQ et d’autres organismes en éducation, des échanges et réflexions lors du dernier symposium sur le transfert avec des collègues chercheurs, voici comment  je vois le rôle de l’universitaire dans le processus de transfert et dans l’utilisation des connaissances issues de la recherche.

Le rôle de l’universitaire

Le chercheur universitaire (en éducation, psychoéducation, psychologie, etc.) a pour mission de faire avancer les connaissances et les pratiques professionnelles – cliniques. Sa principale mission, mis à part l’enseignement (la formation de professionnels),  est de faire de la recherche. Cette recherche peut être fondamentale, collaborative, évaluative, de développement, ou de type action. Peu importe le type de recherche, il est le responsable de la recherche.

Faire de la recherche signifie obtenir des fonds de recherches, intégrer des étudiants des trois cycles dans les projets, publier ses travaux pour les autres chercheurs et les étudiants universitaires ou collégiaux, intégrer ses résultats de recherche dans ses enseignements, participer à transférer ces connaissances afin qu’elles soient accessibles et utilisables par les milieux de pratique.

Le chercheur universitaire peut participer dans le cadre d’un projet de transfert des connaissances à développer des outils de soutien à l’intervention (programmes, instruments de mesure, etc.).  Si l’universitaire collabore avec un milieu de pratique, c’est dans une perspective de recherche ou de formation continue des praticiens.

Le rôle des praticiens dans les milieux

Le chercheur universitaire à la responsabilité de voir à ce que le résultat de ses travaux de recherche soit utilisable par les praticiens (les professionnels) pour améliorer leurs pratiques. C’est également dans sa responsabilité de former les futurs professionnels à l’utilisation des connaissances issues de la recherche.

C’est de la responsabilité des milieux de pratique que d’utiliser le transfert de connaissances pour éclairer et améliorer les pratiques.

Cette utilisation du transfert des connaissances peut être facilitée par une alliance entre des chercheurs et un milieu de pratique, mais ne devrait pas être une condition d’utilisation des connaissances issues de la recherche.

Les milieux de pratiques (les CS et les écoles) ont les ressources compétentes pour être autonomes dans l’utilisation des connaissances : les divers professionnels formés au 2e cycle – CP, orthopédagogues, psychoéducateurs, certains gestionnaires, etc.

Certains organismes comme le CLIPP et le CTREQ et les instituts universitaires des centres jeunesse  peuvent jouer un rôle d’intermédiaire entre la recherche universitaire et les milieux, établir une alliance, un partenariat.

Conclusion

Je crois que c’est une erreur que de croire que pour qu’un milieu améliore ses pratiques ou utilise le transfert de connaissances qu’il soit nécessaire qu’un chercheur universitaire soit présent ou collabore. Bien entendu c’est une alliance souhaitable, mais pas toujours réaliste.

La présence d’un chercheur dans un milieu de pratique est surtout justifiable dans le cas d’un projet de recherche. Lorsqu’un outil a été développé et validé, lorsqu’un programme a été évalué et validé, l’universitaire à fait son travail. Sauf s’il doit participer à faire de l’accompagnement, du suivi.

L’utilisation des connaissances issue de la recherche est une question de culture dans un milieu. Aujourd’hui, les professionnels dans les milieux ont la formation nécessaire pour jouer un rôle à ce niveau. Il faut cependant leur permettre de jouer ce rôle.