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Archives pour la catégorie 2. La Psychoéducation
L’histoire des services à la jeunesse:tremplin vers le future – acte du colloque 17 novembre 2017
Actes du colloque sur: Les services à la jeunesse – au Québec
La thématique proposée : d’où venons-nous? Où en sommes-nous?
Quelles leçons en tirer pour le futur.
D’où venons-nous? Considérant les lois, les commissions et rapports de
toutes sortes, les recherches, les réformes, les changements sociaux et
organisationnels multiples d’une part et en s’inspirant des gens témoins
et acteurs de l’histoire d’autre part, pointer les faits saillants, les enjeux
significatifs et les constats pour en tirer des leçons et identifier les conditions
gagnantes qui transcendent les époques.
Où en sommes- nous ? Considérant l’actuelle réforme du système de santé
et des services sociaux, les différentes problématiques auxquelles sont
confrontés les services à la jeunesse, il devient important de dresser un constat
des enjeux actuels, des menaces et opportunités qui se présentent en regard
de différents volets : le profil des intervenants, la formation, les lois et politiques
gouvernementales, les structures, la réorganisation des services, les courants
scientifiques dominants.
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Différences entre psychoéducation et éducation spécialisée –
Voici ce qui circule sur les réseaux sociaux, concernant la différence entre l’éducation spécialisée (TES) et la psychoéducation
Propos tenu sur Facebook – Groupe : Les trésors de l’éducation spécialisée (15 octobre 2018)
Question de démarrage
Est-ce que c’est toujours claire dans vos milieux la différence entre une psychoéducatrice et une éducatrice spécialisée dans leur champ d’intervention et de compétences?
Les réponses
… du tout…. beaucoup se pilent sur les pieds par soucis de trop en faire :/
… À ce sujet, j’ai étudié au Bac en psychoéducation et à notre dernier cours d’identité professionnelle, on n’a pas relevé tant de différences entre une TES et une psychoed. Mise à par les actes réservés, les psychoed poussent sur la théorie et les TES poussent le côté pratique/terrain.
… Presque aucune à part dans l’évaluation ….et le salaire !!!! 😡
… Malheureusement pas beaucoup… J’ai déjà entendu dire que la psychoéducation est l’éducation spécialisée de l’université…
… Je n’ai pas de psychoed dans mon milieu, mais une bonne amie à fait le BAC et maîtrise, elle m’envoyait ses travaux pour que je les corrige et honnêtement je pouvais même la conseiller sur le contenu jusqu’à la maîtrise sans problème . Comme les autres ont dit, c’est seulement sur la portion des évaluations que je ne pouvais pas!
… Oh je suis étonnée… j’arrive de France et moi qui comptait compléter ma formation de TES avec un certificat ou un baccalauréat en psychoéducation ! Vous auriez d’autres idées de formations complémentaires ?
… Dans ma CS, la psychoed fait des rencontres individuelles & des animations de classe. Elle pousse plus niveau « psychologie » …
Ma réponse
Elle est bien bonne cette question de différence entre la psychoéducation et l’éducation spécialisée. Il y a 30 ans on se posait ce genre de question. Avec parfois les mêmes réponses que maintenant.
Pour faire simple disons que l’éducation spécialisée c’est 3 ans d’études Collégiale et la psychoéducation c’est: 2 ans de collège et 5 ans d’université = 7 ans d’études. À cela l’on peut ajouter un autre 3 à 5 ans d’année universitaire pour avoir un Ph.D = 10 à 12 ans d’études possibles en psychoéducation.
Ceci dit, l’éducation spécialisée a quelque chose de très précieux c’est le contact direct avec la clientèle et son côté « pratique » résoudre des problèmes. La psychoéducation a débuté comme cela il y a 50 ans. La force de la TES c’est la technique (les multiples moyens) et sa faiblesse « être trop technique » au détriment de l’analyse et de l’évaluation soutenu par les connaissances scientifiques.
La force de la psychoéducation c’est la science, la culture, le champ de connaissances qui permet d’avoir une « métavision » des problèmes. Les dangers, c’est de la « forcer » à s’éloigner du contact direct avec la clientèle, de la spécialiser en évaluation et en rôle conseil.
Mais pour moi, c’est une étape de transition. Mon message: les deux professions doivent collaborer ensemble – mettre les forces de chacune des professions ensemble – faire alliance et se reconnaître mutuellement.
Éducation spécialisée et psychoéducation
Publié dans 2. La Psychoéducation
Fondements de la psychoéducation et recherche en éducation et en psychoéducation
Une entrevue vidéo réalisé par Claude Bilodeau à l’occasion du colloque L’histoire des services à la jeunesse: tremplin vers le futur, le 27 novembre 2017
Durée de la vidéo 61 minutes
- 0.00 min. à 2.30 min. Carrière
- 2.30 min. à 7.30 min. Les leçons de Boscoville
- 7.30 min. à 16.00 min. Relation d’aide et conditions de formation universitaire
- 16.00 min.à 31.00 min. Le système d’éducation du Québec
- 31.00 min.à 43.00 min. Évolution de la psychoéducation – les fondements – le rôle conseil et l’évaluation
- 43.00 min.à 49.00 min. La recherche, les données probantes, les bonnes pratiques, le savoir d’expérience
- 49.00 min. à 61.00 min. L’avenir, la psychoéducation – l’école idéale.
Résumé. Homme de réflexion et éducateur dans l’âme, Pierre Potvin parle avec émotion des leçons de Boscoville et de sa vision des éléments clés de l’approche psychoéducative, notamment du développement d’une relation construite dans l’action du quotidien, de l’importance de croire au potentiel du jeune et aussi de la capacité d’utilisation des événements du vécu partagé. Il traite de certaines inquiétudes concernant le rôle d’intervenant et celui de rôle conseil chez les psychoéducateurs. Il insiste sur l’importance des types de recherche et de certains enjeux de recherche en psychoéducation. Suites à ses travaux des dernières années, il jette un regard critique sur le système d’éducation et propose une vision de l’école de demain. Il rêve d’une école qui est un milieu de vie, une école bienveillante et aussi accueillante pour les jeunes en plus grandes
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Intervention précoce: maternelle 4 ans plutôt que CPE ?
Note: Suite à diverses nouvelles lectures, analyses de critiques, j’ai apporté quelques ajustement à mon argumentaire. Entre autres, de réduire la comparaison maternelle 4 ans et CPE. (19-02-2019)
Mise en contexte
La mise en oeuvre en septembre 2019 par le gouvernement du Québec (CAQ) de maternelles 4 ans déclenche un débat en éducation et dans la société qui opposent les partis politiques et certains chercheurs en éducation. Deux groupes principaux s’affrontent: les Pro investissement dans le réseau des CPE et les Pro implantation de maternelles 4 ans.
L’enjeu principal est la prévention de l’échec scolaire et ultérieurement du décrochage scolaire chez les élèves du secondaire.
Certains chercheurs, dont moi-même, soutenons que la prévention demande l’établissement en premier lieu de maternelle 4 ans en milieu défavorisé et idéalement d’un réseau de maternelles 4 ans pour tous les enfants du Québec peu importe leur milieu.
D’autres chercheurs et intervenants en petites enfance proposent plutôt un investissement plus grand dans le système actuel des CPE (Centre de petite enfance – les garderies).
Ce débat en éducation – CPE ou maternelle 4 ans pour tous, s’est actualisé, entre autres, lors d’une entrevue à 24/60 R-C lundi soir (10 septembre 2018) entre Égide Royer spécialiste en adaptation scolaire de l’Université Laval et une chercheuse de l’UQAM Nathalie Bigras spécialiste en CPE et petite enfance.
Rappelons que la motivation première d’implanter des maternelles 4 ans, soit en milieu défavorisé ou dans tous les milieux, c’est une question de prévention en intervenant tôt dans le développement des enfants. Cette intervention vise principalement la préparation à la scolarisation, entre autres, par les apprentissages fondamentaux en littératie (lecture et écriture) et en numératie. Nombre de recherches ont bien démontré que bon nombre d’enfants, particulièrement en milieu défavorisé (mais pas seulement) n’ont pas les préalables nécessaires aux apprentissages scolaires en arrivant à la maternelle 5 ans et au primaire avec des retards dans certains domaines de leur développement.
Ceux qui sont favorables aux CPE plutôt qu’à la maternelle 4 ans
Parmi les principaux arguments des chercheurs en petite enfance, c’est qu’à l’âge de 4 ans l’environnement des CPE offre une qualité d’interactions et un climat de vie très favorable à la petite enfance (3 ans et 4 ans) et qu’à cet âge il faut préconiser une approche d’exploration plutôt qu’une approche d’apprentissage préscolaire réalisée par le milieu scolaire et les enseignantes formées en préscolaire.
L’autre argument, c’est le danger d’affaiblir le réseau déjà fragilisé des CPE. Qu’il serait plus pertinent d’investir l’argent dans le développement du réseau des CPE et garderies.
Il y a aussi d’autres arguments comme la non faisabilité du projet à cause du manques d’espace (locaux), du manque de ressources, etc.
Quelques critiques sur l’approche CPE plutôt que maternelle 4 ans
Les pro CPE et garderies mentionnent que « la scolarisation hâtive » de tous peut mettre les plus jeune à risque ». Pour moi, c’est le contraire. Cette préscolarisation à 4 ans peut permet aux enfants de développer les préalables nécessaires à la scolarisation.
Les pro CPE et garderies voient une menace pour le système de garde au Québec en instaurant les maternelles 4 ans pour tous. Ils souhaitent un investissement plus grand dans les CPE et les garderies.
Ma vison c’est qu’il faut les deux systèmes qui sont complémentaires et qu’ils n’ont pas la même mission. Oui les trois première années sont très importantes et il faut avoir un système de CPE et de garderies de grande qualité et accessibles pour tous. Il n’est pas question que les maternelles 4 ans remplacent les CPE et les garderies. Les deux système doivent collaborer ensemble – ministère de la famille (CPE et garderie) et ministère de l’éducation (maternelle 4 ans). Partager les compétences aussi.
Quelques statistiques sur l’état actuelle des CPE et des garderies.
Au Québec, selon statistique Canada il y a plus de 91 000 enfants de 4 ans
Les données tirées de l’Association québécoise des CPE démontrent que le système actuel en petite enfance ne peut pas assurer la mission d’offrir à tous les enfants de 4 ans du Québec des interventions précoces de qualité dans le but de favoriser le plein développement, la prévention des retards et la préparation à la scolarisation future au primaire.
Selon mon analyse, les CPE et les garderies supervisées se partagent environ 47 % de cette population. De son côté le Ministre de l’Éducation J-F Roberge (entrevue de dimanche 17-02-2019) mentionne qu’en ce moment les CPE n’accueillent que 25% des enfants de 4 ans, ce qui fait que 75% ne sont pas en CPE, et 20% ne sont dans aucun service de garde.
Ainsi, l’implantation graduelle de maternelles 4 ans pour tous serait la stratégie qui permettrait de s’assurer que tous les enfants de 4 ans reçoivent des services éducatifs de qualité. Bien entendu, parallèlement il faut poursuivre le développement de l’implantation de CPE et de garderies accessibles à tous et aussi à un prix convenable.
Pourquoi moi je suis favorable à la maternelle 4 ans
Tout d’abord je dois préciser aux lecteurs et lectrices que je crois important de poursuivre le développement du réseau des CPE, car c’est un acquis de grande qualité pour les familles et les enfants du Québec. Notre système de garderie (CPE) avec son personnel (les éducatrices en petite enfance – formation collégiale) fait un excellent travail pour le développement des enfants et comme soutien aux familles.
Ceci dit, la stratégie de miser sur un réseau de maternelle 4 ans pour les enfants en milieu défavorisé d’abord, puis étendu à tous les enfants de 4 ans du Québec s’appuie sur le principe de l’intervention préventive précoce afin que tous les enfants soient préparés aux apprentissages scolaires. Ce n’est pas la mission directe, à ma connaissance, des CPE. C’est aussi de favoriser le dépistage des difficultés chez l’enfant, d’identifier les besoins particuliers dès la petite enfance (4 ans et 5 ans) et dès les premiers signes de difficulté offrir des services.
Nombre d’études ont bien démontré que pour prévenir les difficultés scolaires et le futur décrochage au secondaire, qu’il faut intervenir d’une façon précoce dès les premiers signes. Qu’il existe deux types d’interventions préventives : l’universelle et la ciblée (pour les enfants en besoins particuliers). Que la prévention doit miser sur les apprentissages liés à la littératie (lecture – écriture) et à la numératie ainsi qu’au développement de la socialisation (le vivre ensemble)
L’avantage des maternelles 4 ans
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Le milieu de l’éducation avec les maternelle 4 ans a pour mission première, entre autres, le développement global des enfants et plus directement le développement de préalables d’apprentissages préscolaires liés à la littératie (lecture – écriture) et à la numératie (à ma connaissance);
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Le milieu scolaire à non seulement le personnel enseignant formé en pédagogie de l’enseignement au préscolaire, mais comprend également des ressources professionnels spécialisés pour soutenir les enseignantes et les enfants en besoins particuliers (orthopédagogue, orthophoniste, éducatrice spécialisée, psychoéducatrice, psychologue scolaire, etc.);
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Pour favoriser la réussite éducative et scolaire ainsi que prévenir le décrochage scolaire ultérieurement au secondaire il ne faut en plus de dépister tôt, offrir des services d’intervention préventive aux enfants en difficulté. Particulièrement en milieu défavorisé, mais pas seulement là. cette intervention préventive doit se faire tôt dès l’âge de 4 ans.
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L’approche, tout en respectant le niveau de développement des enfants (4 ans et 5 ans) ne doit pas se limiter à une approche par le jeu et par l’exploration, mais aussi par une approche systématique d’apprentissage préscolaire en littératie et en numératie.
Proposition de solution
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Afin de préserver nos acquis d’un système de CPE de bonne qualité et de profiter de l’expertise du personnel en petite enfance, l’implantation de maternelles 4 ans doit se réaliser en collaboration avec le réseau des garderies et tenir compte des conséquences négatives possibles de perte de clientèles pour le réseau des CPE;
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L’on doit favoriser une collaboration étroite (organisationnelle et financière) entre les ministères et organismes responsables du réseau des CPE et du préscolaire (4 ans et 5 ans) (commissions scolaires – écoles);
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Que la maternelle 4 ans soit sous la responsabilité d’une enseignante formée en préscolaire, mais accompagnée d’une technicienne en petite enfance (en collaboration avec les CPE);
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Que l’implantation se réalise progressivement en débutant par l’implantation en milieu défavorisé et en deuxième étape auprès de tous les milieux;
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Qu’il faut s’assurer que le programme de prématernelle s’appuie sur des pratiques reconnues par la recherche et le savoir d’expérience évalué.
Il est important de comprendre qu’il existe aussi beaucoup d’arguments favorables au déploiement plus grand des CPE (service de garde). En voici plusieurs.
Voici une analyse des coûts de l’implantation de maternelles 4 ans, selon Marc St-Pierre ex Directeur général d’une commission scolaire (12 septembre 2018) – publié sure Facebook
Dans ce dossier-là, si tu sais compter, ne compte pas sur la CAQ. Quand j’ai fait un rapide calcul des impacts financiers de ce projet, je suis arrivé sensiblement au même montant que le bureau d’enquête du JdM. Pour une CS comme celle où je travaillais (25 000 élèves) et où les écoles sont à pleine capacité, il faudrait créer près de 3600 places pour accueillir les maternelles 4 ans, soit 200 classes à pleine capacité, soit le ratio maximum de 18 enfants de 4 ans par groupe. Si on devait regrouper toutes ces classes dans écoles dédiées, il faudrait construire au moins 4 grosses écoles primaires pouvant accueillir trente classes chacune. À 14-15 millions par école, on en est à quelque chose comme 50-60 millions pour une seule commission scolaire. Et on n’a pas encore engagé les profs requis, les accompagnatrices en salle de classe, les professionnels, TES et autres, ni les éducatrices des services de garde, personnel de soutien, le transport de ces enfants, etc. Alors, quand la CAQ dit pouvoir faire tout ça avec 150 millions et un peu plus pour les 72 commissions scolaires du Québec, permettez-moi de douter. Ça va prendre un gros « dix-roues » de poudre de perlimpinpin pour y arrive
Une suite de Marc St-Pierre tirée de Facebook 15-02-2019
Marc St-Pierre On ne s’entend pas encore sur quoi « enseigner » et comment intervenir en maternelle 5 ans. Après quelques années dans le cadre d’une implantation progressive du 4 ans en milieu défavorisé, la qualité n’est pas encore au rendez-vous, encore une fois en raison d’approches non-partagées, de formation et d’accompagnement insuffisants. Et ne te trompe pas, je suis allé plaidé en commission parlementaire en faveur du 4 ans en milieu défavorisé. On aurait dû poursuivre prioritairement l’implantation en milieu défavorisé, resserer la concertation avec les CPE, assouplir la règle des codes postaux pour régir l’admissibilité et consolider le programme. Au lieu de ça, on se lance tête baissée dans une implantation mur à mur, défiant toute logique sous-tendant le déploiement efficace d’actions découlant de politiques publiques qui prennent appui sur des données probantes.
Point de vue qui favorise la maternelle 4 ans
https://www.journaldemontreal.com/2019/02/23/une-maternelle-pour-la-reussite-des-enfants?fbclid=IwAR3etGEkjJJKlY9o-vtURS5wnSEbatmgFlXIUif4ufjUXxBWqjCVGUTY2As
Une solution créative – une maternelle 4 ans dans un CPE
Point de vue qui favorise les CPE plutôt que les maternelles 4 ans : Une mauvaise affaire pour tous – Article signé par plusieurs universitaires.
http://plus.lapresse.ca/screens/4e7d70dc-38f0-48b7-bec6-c7c8a9409627__7C___0.html
Études sur les maternelles 4 ans – résultats jugés inefficaces
Autre article d’analyse
https://www.journaldequebec.com/2019/01/22/pas-de-maternelle-4-ans-a-tous-les-coins-de-rue
Point de vue de Camil Bouchard (Auteur de: Un Québec fou de ses enfants).
Propos de Marie Malavoie ex-ministre de l’éducation: CPE maternelle 4 ans
https://www.ledevoir.com/opinion/idees/548280/un-detournement-de-sens
Autre article intéressant
Une critique un peu « raide » de mon argumentaire
(sur Facebook – 18-02-2019).
Propos tenus par: Dave DesRosiers
J’ai de la difficulté avec la posture: Je suis pro maternelle 4 ans… Elle me semble incompatible avec une posture de chercheur, surtout quand vos arguments pour la maternelle 4 ans témoignent essentiellement d’une méconnaissance flagrante du réseau des CPE et de la petite enfance. Je tente de les reprendre ici:
– Reprocher aux CPE de privilégier le développement global plutôt que les pré-requis scolaire est complètement farfelu. Premièrement, ils privilégient un développement global parce que le développement d’un tout-petit EST global. Et même à l’intérieur de cette perspective, je ne compte plus les initiatives d’éveil à la lecture et à l’écriture dont j’ai été témoin, sans même oeuvrer directement dans ce réseau.
– Affirmer que les éducatrices en CPE ne sont pas formées à la pédagogie préscolaire relève d’une grande méconnaissance du réseau et de la qualité des interventions et de la préparation à l’école qui s’y fait. Pour le moment, les quelques données disponibles indiquent qu’on trouve une plus grande qualité éducative (qui incluait aussi le développement de concept/connaissance) dans les CPE que les maternelles 4 ans actuellement déployées sur le territoire.
– En quoi la pénurie de professionnels disponibles en petite enfance se résorberait une fois les enfants de 4 ans intégrés dans le réseau scolaire. Je connais moins ce dernier, mais assez pour comprendre que les ressources professionnelles sont déjà surchargées et qu’elles auront peu de temps à consacrer à cette toute nouvelle clientèle. Tant qu’à engager des nouvelles ressources, consacrons-les aux bons endroits.
– Je suis bien d’accord avec vous que l’intervention doit être précoce et universelle, mais ce n’est aucunement un argument propre à la maternelle 4 ans…
– Votre dernier argument sur l’approche par le jeu ne tient pas du tout la route des connaissances actuelles sur le sujet et semble réduire le jeu à un simple passe-temps. Je vous invite vraiment à vous documenter sur le sujet avant de lancer de telles affirmations. Petite suggestion rapide, un outil comme le CLASS pourrait vous intéresser et vous démontrer tout l’intérêt d’interactions éducatives de grande qualité dans un contexte de jeu libre, mais accompagné.
Bref, votre « argumentaire » pro maternelle 4 ans me semble vraiment mal appuyé et je vous invite à approfondir votre réflexion avant de lancer de telles affirmations, surtout considérant l’autorité que vous confère votre statut de chercheur. Il ne s’agit pas juste d’un enjeu corporatiste entre deux réseaux, mais bien de s’appuyer sur les meilleures pratiques. Mon emploi n’est pas du tout mis en péril par les maternelles 4 ans, mais mon expertise en petite enfance me permet d’affirmer sans hésitation que ce projet fait complètement fausse route pour répondre aux besoins des tout-petits et à leur éventuelle scolarisation.
Et dans un monde aux ressources humaines et financières limitées, nous n’avons malheureusement pas le choix d’opposer les deux mesures, alors nous avons tout intérêt à poursuivre la discussion…
***
-
Lui ayant communiqué qu’il avait été pas mal « raide » à mon égard
–Mes excuses, mon intention n’était pas de vous attaquer de manière si incisive. Si je suis votre page facebook, c’est d’abord parce que j’ai un respect pour votre contribution en éducation. Je suis probablement plutôt sensible sur le sujet par les temps qui courent et les arguments que vous avez repris, je les entend fréquemment actuellement et ils sont vraiment éloignés de ce que je côtoie professionnellement. -
Dave DesRosiers Ceci étant dit, je ne pense pas que l’on puisse totalement éviter « d’opposer » ces deux dispositifs. Comme je l’ai mentionné dans mon commentaire initial, les ressources limitées feront nécessairement en sorte que ces deux modèles ne pourront co-exister très longtemps pour les enfants de 4 ans. Est-ce que les services éducatifs offerts aux enfants de 4 ans qui existent actuellement pourraient être améliorés? Certainement! Est-ce que les ressources immenses que l’on s’apprête à consacrer aux maternelles 4 ans seront la meilleure amélioration possible avec tout cet argent? Personnellement, je ne crois pas du tout..
Qualité des services en CPE et garderies
https://www.lapresse.ca/actualites/education/201805/22/01-5182693-qualite-des-services-de-garde-au-quebec-on-nest-pas-dans-lexcellence.php?fbclid=IwAR0SHfSQ7rZMOoXqACB4ViBAhOZdmjWFYK67yq7Tp-QdBaN4ryucWUU4HJo
Pro CPE plutôt que maternelle 4 ans
Références
Afin d’informer le lecteur et la lectrice sur ma connaissance du domaine du préscolaire voici quelques éléments importants.
J’ai réalisé avec ma collègue Louise Paradis (sc. de l’éducation de l’UQTR) une étude longitudinale pour la direction de la recherche du ministère de l’éducation d’une durée de 11 ans. Soit de la maternelle 5 ans à la fin du secondaire. Avec le CTREQ, je suis auteur et coauteur d’un outil de dépistage des élèves à risque (préscolaire et primaire) (Logiciel Premiers signes) ainsi que d’un répertoire de pratiques préventives pour les problèmes de comportement en classe Agir dès les premiers signes. J’ai accompagné et formé des enseignantes de maternelle et du primaire à l’utilisation du logiciel de dépistage dans deux commissions scolaires (CSCR et CSMB). Enfin, j’ai travaillé comme éducateur et spécialiste en psychomotricité en garderie éducative durant deux ans, à raison d’une journée semaine (il y a de nombreuses années).
Note: Mon degré de connaissances de ce qui se fait dans les CPE et les garderie, reste limité. Mon expertise est plus en éducation.
Potvin, P. (2018). Élève à risque d’échec scolaire. Un regard sur la résilience et les facteurs de protection. Béliveau Éditeur
Potvin, P. (2010). Premiers signes. Logiciel de dépistage des élèves à risque au préscolaire et primaire. CTREQ
Leclerc, D., Potvin, P. et Massé, L. (2016 – avril). Perceptions du type d’élève, du cheminement anticipé, de l’attitude des enseignants à la maternelle, première, deuxième année et qualification des élèves à la fin du secondaire : Diplomation ou décrochage ? Revue de psychoéducation 45 (1) 113-130.
Potvin, P., et Paradis, L (2000). Facteurs de réussite dès le début du primaire. Rapport de recherche. Présenté à la Direction de recherche du ministère de l’Éducation du Québec. Université du Québec à Trois-Rivières. 180p.
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Membres Émérites de l’Ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec
Voici un texte sur la présentation des membres Émérites de l’Ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec (OPPQ).
Depuis sa création en 2000, l’Ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec a décerné le statut honorifique de membre émérite à six personnes. Cette reconnaissance a pour objectif de souligner la contribution d’un membre à l’avancement de la profession. Cet honneur porte sur l’œuvre entière d’une carrière ainsi qu’un apport significatif. Que vous les connaissiez ou pas, nous vous invitons à les (re)découvrir.
Les fondateurs de la psychoéducation Gilles Gendreau, décédé en juin 2010, est reconnu comme étant l’un des trois membres fondateurs de la profession avec Jeannine Guindon, décédée en 2002, et Euchariste Paulhus, toujours vivant à Sherbrooke.
L’Ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec a également reconnu comme membres émérites pour leur contribution au développement de la psychoéducation : Marcel Renou, Pierre Potvin et Jocelyne Pronovost, Jacques Dionne.
http://www.ordrepsed.qc.ca/~/media/pdf/Ordre/MEMBRES%20%C3%89M%C3%89RITES-oppq-VF.ashx?la=fr
Publié dans 2. La Psychoéducation
Guide pratique sur l’impact sociale
Voici le Guide sur l’Impact du secteur de l’innovation sociale mise en ligne par le Centre de liaison sur l’intervention et la prévention psychosociales (CLIPP))
https://creativite33.files.wordpress.com/2018/05/guide_pratique_impact_2018.pdf
Le Guide pratique sur l’impact est un projet ayant débuté en mars 2016. La genèse du guide est liée à un besoin identifié par plusieurs organisations que nous accompagnons dans le secteur de l’innovation sociale, soit le besoin de réfléchir à comment être plus pertinent tout en rayonnant davantage.
À ce titre, et depuis quelques années, on voit le terme « impact » utilisé à toutes les sauces et le plus souvent sans qu’on prenne le temps de définir ce qu’il en est. Le mot impact n’est pas nouveau en soi mais il semble que dans le contexte actuel de grandes transitions ce mot résonne particulièrement, et plusieurs y voient une opportunité de l’utiliser. Mais au fait, qu’est-ce que l’impact?
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Nouveau livre: Élève à risque d’échec scolaire
La présente est pour vous informer de la sortie de mon nouveau livre Élève à risque d’échec scolaire. Un regard sur la résilience et les facteurs de protection. Collection Psychoéducation. Béliveau Éditeur. L’une des originalités de ce livre c’est qu’il est illustré par le témoignage de mon propre vécu scolaire et du développement de ma résilience.
Veillez noter que le livre est disponible en librairie et également sur le site de Béliveau Éditeur : https://www.beliveauediteur.com/
Présentation de la couverture
C1-4 – Élève à risque déchec scolaire-04
La table des matières
Élève
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Les Émotion : revisitées
Cet article est un extrait de mon livre Élève à risque d’échec scolaire. Un regard sur la résilience et les facteurs de protection. Collection psycoéducation. Béliveau Éditeur. (août 2018).
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Les émotions correspondent à des états affectifs dont la durée et l’intensité varient et qui sont accompagnés de réactions physiologiques. Certaines émotions sont agréables (joie, intérêt), et d’autres sont désagréables (colère, peur, tristesse). Ce sont nos émotions qui nous révèlent si nos besoins sont satisfaits ou non, et jusqu’à quel point ils le sont. Elles nous informent de manière précise sur notre équilibre psychique et renseignent notre entourage sur notre état (Potvin, 2015, 2017).
Seligman (2013) souligne le rôle important des émotions fortes comme l’anxiété qui nous préviennent d’un danger. La dépression et la tristesse nous informent de la menace d’une perte. La colère nous dit que quelque chose empiète sur notre domaine. Les émotions ont pour but de nous pousser à l’action pour nous changer nous-mêmes ou nous inciter à changer le monde, et ainsi mettre fin à l’émotion négative. Le mal-être est nécessaire, car il nous pousse au changement. Évidemment, il ne faut pas que ces émotions négatives deviennent chroniques et paralysantes ni qu’elles déclenchent de trop nombreuses fausses alertes (exemple : crises de panique). En effet, dans ce cas, il y a un problème de santé mentale.
Références
Potvin, P. (2017). Qui sommes-nous, nous, les Humains?. Les Éditions Première chance.
Potvin, P. (2015). Comprendre l’apprentissage pour mieux éduquer. Une approche psychoéducative. Collection psychoéducation. Béliveau éditeur.
Seligman, M. E.P. (2013). L’école de l’Optimisme. Développer la résilience chez l’enfant. Les Éditions de l’Homme.
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
L’Estime de soi – revisitée
Cet article est un extrait de mon livre Élève à risque d’échec scolaire. Un regard sur la résilience et les facteurs de protection. Collection psycoéducation. Béliveau Éditeur. ( 018)
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L’estime de soi correspond à une autoévaluation. C’est l’appréciation que l’on a de soi, positive, négative, réaliste ou irréaliste. Elle se construit par l’expérience, par les résultats des apprentissages dans tous les domaines. Seligman (2013) mentionne que l’estime de soi est un sous-produit de la réussite, et qu’une fois qu’elle est ancrée chez un enfant, elle suscite encore d’autres réussites. Ce chercheur insiste sur le fait que l’estime de soi est une conséquence, et non la cause de cette maîtrise et de cette réussite. C’est pour cela qu’elle ne s’enseigne pas directement. Elle s’acquiert par l’expérience. Elle se construit aussi par les rétroactions reçues de l’entourage (parents, enseignants, pairs, employeurs, etc.) en relation avec les activités réalisées. L’estime de soi idéale est positive et réaliste. Elle sera une alliée de la résilience lors de coups durs. Les élèves en difficulté scolaire ont tendance à avoir une estime de soi négative, ce qui peut nuire à leur confiance en soi, à leur persévérance ainsi qu’à leur résilience.
Seligman (2013) nous met en garde contre une approche à éviter concernant l’estime de soi. Cette approche met l’accent sur la manière dont l’enfant se sent, au détriment de ce qu’il fait (maîtrise, persévérance, surmonter la frustration et l’ennui, relever des défis). Centrée sur les sentiments, cette approche nuit au développement de l’enfant en lui envoyant des messages positifs souvent irréalistes, non fondés sur la réalité des activités réalisées. Elle ne permet pas à l’enfant de commettre d’erreurs ou d’être en situation d’échec. Elle le renforce sans qu’il le mérite réellement. Elle utilise des phrases creuses comme : « Tu es un être spécial, bravo… Tu es unique… » Les enfants apprennent rapidement à ne pas tenir compte de ces flatteries si elles ne s’appuient pas sur la réalité.
L’approche que Seligman préconise provient de la psychologie positive qui se préoccupe d’aider l’enfant à réussir et à être conscient de la relation réelle entre les moyens qu’il prend et les résultats obtenus. On cherche à développer une estime de soi positive, mais réaliste. Dans le processus d’apprentissage et la construction de l’estime de soi, l’erreur, l’échec et la frustration font partie de la normalité. Seligman (2013) souligne qu’il est important que l’enfant apprenne à leur faire face. Il y apprend à fournir des efforts et à persévérer malgré l’adversité. Ce sont, entre autres, ces apprentissages avec un aboutissement vers la réussite qui permettent le développement de la résilience.
L’estime de soi se construit aussi dans le cadre de relation de bienveillance, par la connaissance de soi et les encouragements, mais aussi par des remarques constructives qui donnent l’heure juste. Comme le mentionne Rousseau (2010), elle se construit surtout par l’accumulation d’expériences variées adaptées aux capacités de la personne, de défis qui l’amènent à se dépasser et par les réussites découlant de ses réalisations. Dans l’approche de l’estime de soi que préconise Seligman (2013), le bien-être que ressent l’enfant arrive en second, après l’effort, la persévérance et la réussite. L’accent n’est pas mis sur le sentiment de bien-être, car celui-ci est considéré comme une conséquence, un effet à la suite de l’action de l’enfant.
Tant en milieu scolaire qu’en milieu familial, on recommande de se préoccuper du développement de l’estime de soi. Il faut mettre l’accent sur les forces, les habiletés, les talents du jeune et lui permettre de les exploiter, et ce, dès le jeune âge et par la suite, à l’adolescence. On n’inculque pas l’estime de soi par des paroles, des encouragements, mais avant tout par l’expérience de la réussite.
Comme le préconise l’approche psychoéducative l’intervention consistera à montrer à l’enfant à réfléchir sur ce qu’il est, à identifier ses forces, ses vulnérabilités, ses principaux talents ainsi que ses champs d’intérêt. Son estime de soi augmentera à la condition qu’il soit invité à s’arrêter pour constater quelles sont ses réalisations, pour reconnaître ce qui lui appartient dans ses réussites et pour en être conscient (lieu de contrôle interne). Il ne faut pas oublier que l’estime de soi est étroitement liée à la perception et aux rétroactions des autres sur ses réalisations (parents, enseignants, adultes, pairs). L’intervenant doit s’assurer que les commentaires et les rétroactions de l’environnement soient constructifs et respectent la réalité (ne pas exagérer en positif ou en négatif).
Référence
Seligman, M. E.P. (2013). L’école de l’Optimisme. Développer la résilience chez l’enfant. Les Éditions de l’Homme.
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L’estime de soi – extrait
Léandre Bouffard (2019). Homo Beatus. Petite somme sur la science du bonheur. Les éditions Percée. 301 pages. (Bonheur – LB – 2019 p. ).
L’estime de soi basé sur des accomplissements … il ne s’agit pas de construire une fausse estime de soi, comme le propose certains ouvrages de « pop psychologie » qui encouragent plutôt le narcissisme… éviter de gonfler artificiellement l’égo des enfants. Les études de l’équipe de Baumeister (2003) ont démontré que ce n’est pas l’estime de soi qui favorise le succès à l’école, mais que ce sont les bonnes notes qui rehaussent l’estime de soi par la suite 9(p. 158)
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Voici un article qui démontre qu’avoir une vision positive même irréaliste est plus favorable aux apprentissages et à la motivation qu’avoir une vision négative irréaliste de soi. Personnellement je reste avec la conviction qu’il est préférable de favoriser le développement positif réaliste de l’estime de soi
http://rire.ctreq.qc.ca/2018/04/se-croire-meilleur-ou-moins-bon/
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Un Rappel – Mon nouveau livre – Qui sommes-nous, nous, les humains
Un Rappel – Mon nouveau livre – Qui sommes-nous, nous, les humains?
Voici un rappel pour ceux qui n’auraient pas eu l’occasion de prendre connaissance de mon nouveau livre: Qui sommes-nous, nous, les humains? À la recherche d’une meilleure compréhension de notre humanité, à la lumière des neurosciences.
Ce livre est une vulgarisation scientifique et aborde de multiples facettes de ce que nous sommes
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Ce qui nous caractérise comme Homo Sapiens
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Comment le cerveau fait partie de notre vie et explique en bonne partie l’orientation de nos comportements, l’expression de nos émotion, etc.
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En quoi consistent la conscience, l’apprentissage, la motivation, les émotions
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Et la personnalité dans tout çà? Quant est-il?
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L’influence de nos environnements : la famille, le fait de vivre dans un milieu aisé ou défavorisé, la culture, la révolution numérique
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Finalement, qu’est-ce que le bonheur et en quoi la quête de sens est importante?
Un beau livre pour la période des vacances et la nouvelle année. Une belle occasion de faire le point sur « Qui nous sommes et qui je suis ? »
Pour vous donner une meilleure idée du style d’écriture, j’ai ajouté un exemple – le chapitre 10. Les émotions.
Mon livre n’est pas en librairie, mais il est facile de vous le procurer directement auprès de moi (voir la procédure dans le lien plus bas).
http://pierrepotvin.com/wp/index.php/2017/09/29/nouveau-livre-qui-sommes-nous-nous-les-humains/
Version ePUB (numérique:
http://leseditionspremierechance.com/produit/sommes-humains-pierre-potvin-format-epub/
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Colloque: L’histoire des services à la jeunesse:tremplin vers le futur
Voici des extraits de témoignages présentés lors du Colloque: L’histoire des services à la jeunesse:tremplin vers le futur qui s’est tenu à Boscoville (Montréal, Québec) le 30 novembre 2017.
Les responsables du projet Espace Mémoire ont demandé à des personnes ayant occupé différentes fonctions dans les services à la jeunesse en difficulté, de témoigner à partir de leur expérience comme gestionnaire, cadre, éducateur, chercheur, etc. Témoigner sur l’histoire des services, les réussites et ce qui pourrait être fait dans l’avenir pour améliorer les services aux jeunes en difficulté et à leur famille.
Ces témoignages sont très précieux, car ils s’appuient sur un savoir d’expérience de haute qualité.
Dans quelque temps les entrevues des témoignages sous forme de vidéo seront disponible sur le site web: https://espacememoire.wordpress.com/
http://pierrepotvin.com/8.%20Banque%20d’outils/Espace%20-%20M%C3%A9moire.pdf
Publié dans 2. La Psychoéducation
Mon livre: Qui sommes nous, nous, les humains?
Genre
Essai – Vulgarisation scientifique
- Peut intéresser un large public par son approche de vulgarisation scientifique
- Chaque chapitre est complet en soi. Le lecteur peut choisir les thèmes qu’il souhaite.
- L’auteur présente ses réflexions tout au long du livre, ce qui peut plaire au lecteur.
- Plusieurs illustrations facilitent la compréhension.
Public cible Large public
Thèmes
Naissance de l’univers et de la vie, évolution de notre espèce, fonctionnement de notre organisme (le cerveau), l’apprentissage, la motivation, les émotions, les valeurs, la personnalité. Influence de nos environnements :la famille, la culture. À la quête du bonheur et du sens de la vie.
Pour se procurer le livre:
Format papier et ePUB chez les Éditions Première chance
https://leseditionspremierechance.com/boutique/fr/pierre-potvin-m500/
Voici une entrevue sur mon livre Qui sommes-nous, nous, les humains avec Patricia Powers.
https://www.youtube.com/watch?v=PGTVP9AqP1I&feature=youtu.be
Résumé
Ce livre offre au lecteur une vue d’ensemble sur ce qui peut caractériser l’être humain, en portant un regard biologique, psychologique et sociologique qui permet d’expliquer le comportement humain. Il répondra aux questions que peut se poser le lecteur : qui sommes-nous? Quelles sont nos origines? Qu’est-ce qui nous différencie des autres espèces? Comment fonctionne notre organisme, particulièrement notre cerveau? Quelles sont les influences de nos différents environnements (la famille, l’école, le milieu socioéconomique, la culture) ?
L’approche d’écriture étant la vulgarisation scientifique permet d’aller assez en profondeur tout en étant accessible à un large public de lecteurs. L’auteur se permet, tout au long de l’ouvrage, de présenter ses réflexions, ce qui en facilite la lecture.
Le but de ce livre est donc d’essayer de comprendre la complexité de la « nature humaine » et de ce qui influence ses comportements. Il propose une somme importante de connaissances qui permet au lecteur de développer sa propre vision de ce qu’est l’être humain.
Table des matières – 4eL. PPotvin Version courte
Exemple d’un chapitre : le chapitre 10 Les émotions
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation, b. Société
Le partenariat, la collaboration en recherche et en intervention
En éducation comme en psychoéducation l’on adopte de plus en plus une approche collaborative ou en partenariat lorsqu’il s’agit de réaliser une recherche. Cette approche collaborative, cette alliance chercheur et praticien est un facteur positif dans l’utilisation des résultats de la recherche, dans le transfert des connaissances.
Voici un article: Conditions relationnelles en contexte de recherche partenariale collaborative
Référence électronique
Nathalie Lafranchise, Lyne Kurtzman, Claire Vanier, Maxime Paquet, Kelly Cadec et Berthe Lacharité, « Conditions relationnelles en contexte de recherche partenariale collaborative », Éducation et socialisation [En ligne], 45 | 2017, mis en ligne le 01 septembre 2017, consulté le 24 septembre 2017. URL : http://edso.revues.org/2514 ; DOI : 10.4000/edso.2514
Également sur le sujet, une entrevue que le CTREQ a réalisé ou je livre ma vision sur la question: Collaboration Rehcerche-Pratique
http://www.ctreq.qc.ca/collaboration-recherche-pratique/
Une autre référence sur le sujet est mon livre Alliance entre le savoir issu de la recherche et le savoir d’expérience.
http://pierrepotvin.com/wp/index.php/2016/01/31/alliance-recherche-et-pratique/
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Psychoéducation et éducation: le passé et le futur
Un regard sur l’éducation, la psychoéducation et la recherche en psychoéducation.
État actuel et quelques propositions pour l’avenir
Ce document a été produit à la demande de Claude Bilodeau dans le but de laisser un legs aux générations actuelles et futures. Un colloque aura lieu le 30 novembre 2017 à Boscoville : L’histoire des services sociaux, un tremplin vers le futur. De plus, un musée virtuel archive les textes et conférences (vidéo).
En m’appuyant sur mon savoir d’expérience et mon savoir issu de la recherche (quelque cinquante années), je pose un regard critique et suggère des améliorations possibles concernant trois grands thèmes : le système d’éducation québécois et les élèves à risque, la psychoéducation et enfin, la recherche en psychoéducation.
Le texte comprend 24 pages
Psychoéducation et éducation, passé et futur.
Réaction au texte
Réaction au texte – Un regard…
L’entrevue vidéo inspiré par le texte synthèse
Le rapport du Colloque
http://pierrepotvin.com/wp/index.php/2018/10/28/lhistoire-des-services-a-la-jeunessetremplin-vers-le-future-acte-du-colloque-17-novembre-2017/
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Les articles du Blogue les plus lus
Mon Blogue Psychoéducation – Éducation et Société a été créé en mai 2015, il y a un peu plus de deux ans. Depuis le début, quelques 200 articles ont été créés et lus pour un total de
35 300 vus. J’utilise le terme « lu » ou « vu », mais la statistique indique si l’article à été « ouvert ». Les nombres ne représentent pas nécessairement le nombre d’individu, car certains d’entre eux peuvent ouvrir à plus d’une reprise un article.
Pour plus de détails sur les données démographiques, voir les statistiques du Blogue: http://pierrepotvin.com/wp/index.php/statistiques-blogue/
Qu’est-ce que les visiteurs lisent davantage sur ce Blogue? Qu’est-ce qui les accroche? La réponse à ces questions vient des statistiques du Blogue. Toutefois, il est important de noter que certains articles dates d’il y a deux ans, alors que d’autres sont beaucoup plus récents, ce qui apporte un biais aux statistiques. Malgré tout, j’ai observé qu’il y a des « thèmes » qui préoccupent davantage que d’autres. Voici en ordre de rang d’importance un échantillon de ces thèmes.
La psychoéducation 3 429 / lus
Élèves à risque: est-ce que les interventions sont efficaces? 1 943 / lus
Devoirs scolaires à la maison: pour ou contre? 1 877 / lus
Psychoéducation VS Psychothérapie 1 687 / lus
Éducation et conséquences des coupures 2015 1 458 / lus
Le problème de réussite scolaire des garçons 1 403 / lus
L’amour au temps du numérique (un documentaire) 996 / lus
(Humour) – Quoi qu’il arrive… ne jamais abandonner 637 / lus
Outils de transfert 603 / lus
L’urgence, l’instantanéité, l’immédiateté et la vitesse 432 / lus
Voici le lien pour voir l’ensemble des 200 article en ordre de rang.
http://pierrepotvin.com/wp/wp-content/uploads/2017/02/Statistiques-WP-08-09-2017.pdf
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation, b. Société
Guide pour les parents d’enfant d’âge préscolaire -Problèmes de comportement
Je vous présente un Guide qui s’adresse aux parents et aux éducatrices et qui m’a semblé vraiment bien fait. Le lien pour atteindre le site est à la fin de cet article.
Guide pour résoudre les problèmes comportementaux des enfants d’âge préscolaire
Introduction
Votre enfant a-t-il des problèmes de comportement? Savez-vous toujours comment réagir ou comment corriger le problème? Vous trouverez dans ce guide des fiches qui traitent des causes de ces comportements indésirables chez le jeune enfant. Les fiches expliquent également comment observer l’enfant et créer un environnement positif favorisant les comportements convenables. Plusieurs types de comportement indésirables sont abordés, voir la liste plus bas.
Ce guide virtuel est une adaptation de À nous de jouer… en services de garde éducatifs destinés aux éducatrices et aux éducateurs, qui est en vente dans le site des publications du Québec.
Édition de: Emploi Solidarité sociale et Famille Gouvernement du Québec
Liste des problèmes abordés dans le guide
Agressif / associal
L’enfant qui frappe
L’enfant qui mord
L’enfant qui lance des objets aux autres
L’enfant qui fait mal aux autres L’enfant qui dit des mots grossiers
L’enfant qui a des propos offensants
L’enfant qui refuse de partager
L’enfant qui fait du troc
L’enfant qui vole
L’enfant qui refuse d’obéir
Alimentaire
L’enfant difficile à l’égard de la nourriture
Destructeur
L’enfant qui déchire les livres L’enfant qui casse les jouets
L’enfant qui jette des objets dans la cuvette des toilettes
L’enfant qui gaspille du papier
L’enfant qui détruit le travail des autres
Émotion / dépendance
L’enfant qui pleure souvent
L’enfant qui pique des crises de colère
L’enfant boudeur
L’enfant au langage de bébé
L’enfant qui suce son pouce
L’enfant qui mouille sa culotte
L’enfant plaintif
L’enfant qui s’autostimule
Participation
L’enfant qui ne participe pas aux interactions sociales
L’enfant timide et passif en groupe
L’enfant qui parle peu
L’enfant dont l’attention est de courte durée
Perturbateur
L’enfant qui crie
L’enfant qui fait tomber des objets pour faire du bruit
Le lien pour atteindre le Guide
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Le cerveau et les émotions
Article et vidéo de 7 minutes de Catherine Gueguen pédiatre et spécialiste des neurosciences
C’est très intéressant comme présentation du rôle du cerveau dans le développement des émotions. Je suis en bonne partie en accord avec la présentation, j’émets cependant quelques réserves. Il ne faut pas rejeter les principes de bases du comportement humain et animal en lien avec les principes connus du béhaviorisme. J’ajouterais à la présentation l’importance pour l’enfant de vivre des conséquences logiques (la réalité) suite à ses comportements (positifs ou négatifs). Là également le cerveau apprend ce qui est acceptable et inacceptable. Je suis un pro de la bienveillance, mais aussi de l’utilisation des conséquences aux comportements. D’ailleurs la pédiatre le dit bien, il ne s’agit pas de laisser l,enfant faire tout ce qu’il veut. Il faut voir cette présentation en se référant à « l’épigénétique » soit cette interaction entre le cerveau, la génétique et l,environnement. L’éducation fait partie de l’environnement et influence le cerveau.
J’aborde ce sujet dans mon livre :Comprendre l’apprentissage pour mieux éduquer. Voir le menu Mes livres
http://anti-deprime.com/2017/06/13/emotions-cerveau-immature-jusqua-25-ans/
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Mon livre: Prévenir le décrochage scolaire
Prévenir le décrochage scolaire
Pour se procurer le livre
https://www.beliveauediteur.com/produit/prevenir-le-decrochage-scolaire/
Présentation
Notre engagement en éducation depuis plus de 30 ans dans des projets de recherche, de formation d’enseignants, de professionnels de l’éducation et ces dernières années dans des projets d’accompagnement des écoles dans la lutte à l’échec scolaire et à la prévention du décrochage scolaire, nous éclaire sur l’importance d’améliorer notre système d’éducation tout particulièrement au niveau des pratiques éducatives et psychoéducatives. Cet ouvrage puise dans les nombreuses publications, articles, rapports de recherche, documents, guides de prévention, programmes, outils de mesure et d’évaluation que nous avons développés au cours des 30 dernières années. Il s’appuie également sur la découverte des principaux déterminants de la réussite éducative scolaire et de l’importance du transfert des connaissances de la recherche à la pratique éducative. Ce livre veut offrir aux acteurs de l’éducation (enseignants, professionnels, gestionnaires, parents, étudiants universitaires, chercheurs) un ouvrage à la fois appuyé sur la recherche scientifique, mais également pratique en offrant des pistes d’orientation de l’intervention.
Le lecteur trouvera dans ce livre la concentration de connaissances (des savoirs et savoirs faire) qui gravitent autour des grands déterminants de la réussite éducative scolaire regroupés au niveau de l’élève, de la classe, de l’école et des parents. Ce qui est retenu comme déterminants c’est ceux qui sont proximaux à l’élève. L’on aborde ainsi les thèmes des types d’élèves à l’école, la motivation scolaire, les problèmes de comportement, le décrochage scolaire, les caractéristiques des écoles efficaces, la relation maître-élève, le climat de classe et la gestion de classe, les parents et les styles éducatifs parentaux. Un chapitre est consacré à la théorie du changement. Le lecteur appréciera le côté pratique également de l’ouvrage avec ses propositions de piste d’intervention et le chapitre sur les outils de soutien à l’intervention (sites Internet, outils de dépistage, documents de référence, etc.)
Table des matières
Remerciements
Introduction
Chapitre 1
La réussite éducative scolaire et ses principaux déterminants
Les déterminants de la réussite éducative scolaire ou de
l’échec et du décrochage scolaires
Conclusion
L’élève
Chapitre 2
Les types d’élèves du primaire et du secondaire
Les types d’élèves non à risque
Les types d’élèves à risque au primaire
Les types d’élèves à risque de décrochage au secondaire
Les pistes d’intervention
Conclusion
Chapitre 3
Les garçons et l’école
L’aspect biopsychosocial du développement
Le développement de l’identité et la socialisation des garçons
Le rôle des pairs
Le comportement des garçons et l’école
L’aspect familial
Le rôle de l’école
Les pistes d’intervention
Conclusion
Chapitre 4
La motivation et l’engagement scolaires
Les sources de la motivation scolaire
Les indicateurs de la motivation scolaire (l’engagement scolaire)
La performance et la persévérance scolaire
La motivation scolaire, l’engagement scolaire en lien avec le décrochage
Les pistes d’intervention
Conclusion
Chapitre 5
Les problèmes de comportement à l’école
Les problèmes de comportement extériorisés
Les troubles de comportement
Les problèmes de comportement intériorisés
Les pistes d’intervention
Conclusion
Chapitre 6
L’absentéisme scolaire
Les causes possibles de l’absentéisme
Quelques conséquences associées à l’absentéisme
Essai d’explication de l’absentéisme
Les divers types d’absentéisme
Quelques statistiques et indicateurs
Les pistes d’intervention
Conclusion
Chapitre 7
Le décrochage scolaire
Les facteurs de risque du décrochage
Les pistes d’intervention
Conclusion
L’école et la classe
Chapitre 8
L’école efficace et l’enseignant efficace
Qu’entend-on par « école efficace » ?
Les recherches sur les écoles efficaces
Les recherches sur l’effet-enseignant
Les principales caractéristiques des écoles efficaces
Le rôle des principaux acteurs
Les pistes d’intervention
Conclusion
Chapitre 9
Le climat de classe et la relation enseignant-élève
Le climat de classe
La relation enseignant-élève
Les pistes d’intervention
Conclusion.
Les parents
Chapitre 10
Les styles éducatifs parentaux et les pratiques parentales
Les pratiques éducatives parentales et le style éducatif parental
Les dimensions du style éducatif parental
Les quatre styles éducatifs parentaux
Les pistes d’intervention
Conclusion
L’innovation et le changement des pratiques
Chapitre 11
L’innovation, condition nécessaire pour favoriser la réussite éducative scolaire
L’innovation en éducation
L’innovation et le changement
Les résistances au changement
Les pistes d’intervention
Conclusion
Chapitre 12
Des références et des outils pour soutenir l’intervention en faveur de la réussite éducative scolaire
Références générales
Outils de dépistage des élèves à risque
Guides de prévention
Les parents et l’école
L’enseignement, la relation enseignant-élève, la gestion de classe
Le décrochage scolaire
Le problème des garçons à l’école
Les problèmes de comportement à l’école
La motivation scolaire.
Conclusion
Glossaire
Références
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
L’art d’éduquer : la recherche et les données probantes – un regard critique
On parle d’un Institut d’excellence en éducation, de la recherche pour éclairer les pratiques enseignantes et l’intervention qui s’appuie sur des données probantes.
Je suis en partie en faveur de ces fondements. J’ai écrit un livre sur le sujet : Alliance entre le savoir issu de la recherche et le savoir d’expérience. Je ne peux pas être contre « la vertu ».
Je suis 100 % d’accord qu’il ne faille pas en éducation (en milieu scolaire) être orienté par le goût du jour, les modes « pédagogiques » et les inventions « non fondées » ou mal évaluées.
Toutefois, il y a en moi une petite voix qui me dit « attention » le savoir, les bonnes pratiques en éducation (scolaire ou familiale) ne peuvent pas se baser uniquement sur la recherche universitaire. Le savoir d’expérience de l’enseignant qui a une pratique réflexive, qui partage son expérience avec des collègues, qui s’accorde de la formation continue en participant à des colloques, qui éclaire sa pratique avec certaines théories et qui observe et évalue les effets de ses pratiques sur les apprentissages de ses élèves, a pour moi autant de valeur pour la pratique que la recherche.
Le gros problème de la recherche (pour qu’elle soit valide et publiable) c’est que pour avoir une bonne validité elle doit mettre en place de multiples contrôles pour éviter divers biais. Les conditions de validité sont liées à ces contrôles qui souvent ne représentent pas la réalité d’un milieu « ordinaire ». Alors, plus on s’éloigne des conditions originales et plus la validité baisse.
L’avantage du savoir d’expérience, c’est qu’il se construit sur le quotidien et la réalité du terrain avec les moyens du bord.
L’idéal c’est ce que j’ai écrit dans mon livre, la combinaison (alliance) de la recherche (les chercheurs) et du savoir d’expérience (les praticiens). À la condition que les deux parties (chercheurs et praticiens) fassent équipe et travaillent en partenariat en se considérant les uns et les autres comme indispensables et ce du début à la fin d’un projet.
Un deuxième aspect de ma réflexion qui me déséquilibre avec la question des « bonnes pratiques » et des « données probantes » c’est de concevoir qu’un enseignant devienne « l’applicateur » de pratiques « préformatées » de démarches planifiées et bien validées.
Je crois que l’éducation est une « science humaine » qui nécessite de la flexibilité, de la créativité, de la passion. Qu’il doit y avoir une place pour l’innovation, la créativité, le risque. Il me semble que l’enseignant « efficace » est celui qui oui est influencé par les orientations de la recherche, mais qui reste critique, inventif, et maître de l’environnement des situations d’apprentissage. Ce n’est surtout pas un technicien applicateur de méthodes.
Que ce soit l’institut d’excellence en éducation, ou la recherche, ou l’information sur des pratiques qui s’appuient sur des données probantes, tout ça ne devrait qu’être un éclairage d’orientation possible pour l’enseignant qui selon moi est un professionnel qui devrait faire partie d’un ordre professionnel.
Selon mes souvenirs, mes meilleurs enseignants étaient des passionnés pour ce qu’ils enseignaient (français, mathématiques, chimie, éducation physique), établissaient une relation de bienveillance avec nous les élèves de la classe, nous transmettaient cette conviction qu’on apprendrait.
En conclusion, soyons prudent avec la gestion axée sur les résultats, la recherche de l’excellence et les hauts niveaux de la performance, les bonnes pratiques, les données probantes, la recherche… « l’autorité que nous donne la vérité ».
Ne prenez pas ma réflexion pour une « survalorisation de l’expérience », car le savoir d’expérience n’a de valeur à mes yeux que s’il rencontre les conditions que j’ai énumérées plus haut (analyse, réflexion, observation, partage, évaluation, théorie).
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Répertoire de pratiques au préscolaire et au primaire: Agir dès les premiers signes
Voici le lien du Répertoire de pratiques pour prévenir les difficultés de comportement au préscolaire et au primaire :
Agir dès les premiers signes.
Agir dès les premiers signes_VF (1)
Présentation PowerPoint du répertoire
http://pierrepotvin.com/6.%20Publications/AGIR%20-%20Pr%C3%A9sentation%20CQJDC%20VF.pptx
La prévention des difficultés de comportement au préscolaire et au primaire : Agir dès les premiers signes
La communauté scientifique et professionnelle en éducation reconnait que le processus menant à l’échec scolaire et ultimement au décrochage scolaire au secondaire commence dès le préscolaire et le primaire et qu’il est recommandé d’agir dès les premiers signes (Fortin et al., 2013; Garnier et al., 1997; Janosz, et al., 2000; Jimerson, et al., 2000). Pour répondre à ce besoin, le CTREQ a développé le Répertoire de pratiques pour prévenir les difficultés de comportement au préscolaire et au primaire : Agir dès les premiers signes. Ce répertoire est issu d’une alliance entre l’université (Potvin, UQTR) et le milieu scolaire (enseignants, CP et professionnels de la CS des Premières-Seigneuries). Il fait suite à une recension des répertoires et référentiels existants (commissions scolaires, MELS) et d’une recension des écrits sur les pratiques auprès des élèves qui présentent des difficultés de comportement. Le répertoire est conçu pour les enseignantes, mais il peut également servir aux professionnels de l’éducation qui les soutiennent (psychologues, psychoéducatrices, éducatrices spécialisées, etc.). Il présente des pratiques universelles et ciblées (en cohérence avec le modèle RAI). Les pratiques universelles sont des incontournables, tels : l’établissement de relations positives, l’utilisation de stratégies axées sur le développement de l’autonomie et du sentiment de compétence, la gestion des comportements et l’organisation de la classe. Les pratiques ciblées concernent des interventions pour répondre aux besoins des élèves qui ont des comportements d’agitation, d’inattention, d’agressivité (difficultés extériorisées), ainsi que d’anxiété et de retrait (difficultés intériorisées).
Références
Fortin, L., Marcotte, D. Diallo, D, Potvin, P. et Royer, É. (2013). A multidimensional model of school dropout from and 8-year longitudinal study in a general high school population. European Journal of Psychology of Education, 27(3), 563-583. doi : 10.1007/s10212-012-0129-2
Garnier, H. E., Stein, J. A. & Jacobs, J. K.(1997). The process of dropping out of school: A 19 year perspective, American Educational Research Journal, 34, 395-419.
Janosz, M., Leblanc, M., Boulerice, B. et Tremblay, R. E. (2000). Predicting different types of school dropouts : A typological approach with two longitudinal samples. Journal of Educational Psychology, 92(1), 171-190
Jimerson, S., Anderson, G. E. et Whipple, A. D. (2002). Winning the battle and losing the war: Examining the relation between grade retention and dropping out of high school. Psychology in School, 39(4), 441-457. doi: 10.1002/pits.10046
Potvin, P., Nicole, M.-C., Picher, M.-J. et Roy, A. (2017). Agir dès les premiers signes : Répertoire de pratiques pour prévenir les difficultés de comportement au préscolaire et au primaire. CTREQ.
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
L’estime de soi revisitée (2)
Note aux lectrices et aux lecteurs: la première version de ce texte avait quelques coquilles, voici le texte corrigé.
L’estime de soi est reconnue comme un élément incontournable de la personnalité. Le présent texte revisite ce concept en réajustant et en corrigeant une façon de le concevoir qui peu nuire au développement des enfants et des adolescents. Le sur-encouragement parfois utilisé pour faire du bien, peut être nuisible au développement. Croire que l’estime de soi se construit par les encouragements est un mythe et une croyance mal fondée. L’estime de soi se construit par l’expérience positive et négative et des rétroactions réalistes sur ce vécu.
Ce texte sur l’estime de soi est un extrait d’un futur livre intitulé:
Élève à risque d’échec scolaire. Un regard sur la résilience et les facteurs de protection. Illustré par le témoignage du vécu scolaire de l’auteur.
L’estime soi correspond à une autoévaluation de soi-même, une appréciation qu’on a de soi qui peut être positive, négative, réaliste ou irréaliste. Elle se construit par l’expérience, par les résultats des apprentissages dans tous les domaines. Seligman (2013) mentionne que l’estime de soi est un sous produit de la réussite et qu’une fois que l’estime de soi est ancrée chez un enfant, elle suscite encore d’autres réussites. Ce chercheur insiste sur le fait que l’estime de soi est une conséquence (de la maîtrise et de la réussite) et non la cause. C’est pour cela que l’estime de soi ne s’enseigne pas directement, elle s’acquière par l’expérience. Elle se construit aussi par les rétroactions reçues de la part de son entourage (parent, enseignant, pairs, patron, etc.) en relation avec les activités réalisées. L’estime de soi idéal est positive et réaliste. Elle sera une alliée de la résilience lors du vécu de l’adversité. Les élèves en difficulté scolaire ont tendance à avoir une estime de soi négative, ce qui peut nuire à la confiance en soi, à la persévérance ainsi qu’à la résilience.
Seligman (2013) nous met en garde contre une approche à éviter concernant l’estime de soi. L’approche en question met l’accent sur la manière dont l’enfant se sent, au détriment de ce qu’il fait (maîtrise, persévérance, surmonter la frustration et l’ennuie, relever des défis). Cette approche nuit au développement de l’enfant en lui envoyant des messages positifs souvent irréalistes, non fondés sur la réalité des activités réalisées. Une approche qui évite à ce que l’enfant fasse des erreurs ou soit en échec. Une approche qui renforce l’enfant sans qu’il le mérite réellement. En utilisant des slogans « creux » comme : « tu es un être spécial », « bravo, tu es unique… ». Les enfants apprennent rapidement à ne pas tenir compte de ces flatteries si elles ne s‘appuient pas sur la réalité. L’approche qu’il préconise est issue de la psychologie positive qui se préoccupe d’aider l’enfant à réussir et à être conscient de la relation réelle entre les moyens qu’il prend et les résultats obtenu. L’on cherche à développer une estime de soi positive mais réaliste. L’erreur, l’échec, la frustration font partie de la normalité dans le processus d’apprentissage et de la construction de l’estime de soi. Seligman (2013) avance comment il est important pour l’enfant d’apprendre à faire face à l’erreur, à l’échec, à la frustration et à fournir l’effort et persévérer malgré l’adversité. Ce sont entre autres ces apprentissages avec l’aboutissement à la réussite qui permettent le développement de la résilience.
Cette estime de soi se construit aussi dans le cadre de relation de bienveillance, par le développement de la connaissance de soi, des encouragements, mais aussi par des remarques constructives qui lui donnent l’heure juste. Comme le mentionne Rousseau (2010) elle se construit surtout par l’accumulation d’expériences variées adaptées aux capacités de la personne, de défis qui l’amène à se dépasser et par les réussites découlant de ses réalisations. Dans l’approche de l’estime de soi préconisée par Seligman (2013), le bien être ressenti par l’enfant arrive en second, après l’effort, la persévérance et la réussite. L’accent n’est pas mis sur le sentiment de bien être, car celui-ci est considéré comme une conséquence, un effet suite à l’action de l’enfant.
Références
Rousseau, S. (2010). Développer et renforcer sa résilience. Vivre heureux même si… Les Éditions Québécor.
Seligman, M. E.P. (2013). L’école de l’Optimisme. Développer la résilience chez l’enfant. Les Éditions de l’Homme.
Un article intéressant sur une vision sociologique de l’estime de soi
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La relation de bienveillance – Présentation PowerPoint – auteur: Martin Bourgeois
Concept de la Bienveillance pour le 8 mai 2017
En éducation, la relation de bienveillance (le caring) est un incontournable pour établir une relation positive enseignant-élève, professionnel-élève, professionnel-enseignant, et autres.
La présentation suivante est réalisée par un professionnel en psychoéducation en milieu scolaire. Elle retrace l’historique des conceptions d’intervention en lien avec les comportements des élèves et fait la promotion du soutien aux comportements positifs et à la relation de bienveillance.
Martin Bourgeois,
Conseiller pédagogique en adaptation scolaire,
tél.: 819-326-0333 poste 2080
bourgeoism@cslaurentides.qc.ca
COACH SCP-PEP/CICO
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Témoignages inspirants: relation maître-élève – source PRÉCA
Je vous présente des témoignages remarquables, inspirants d’enseignants qui ont été diffusé par le PRÉCA (l’instance régionale de concertation pour la persévérance scolaire et la réussite éducative dans la Chaudière-Appalaches).
http://www.preca.ca/
La relation maître-élèves
La présente thématique est la relation maître-élèves, l’un des déterminants de la persévérance scolaire qui fait partie des facteurs scolaires. L’enseignant est un adulte significatif pour le jeune, au même titre que ses parents. La qualité de la relation entre l’enseignant et l’élève exerce ainsi une influence prépondérante sur la réussite scolaire de ce dernier.
Voici des témoignages inspirants d’enseignants travaillant dans notre région de la Chaudière-Appalaches et qui font une réelle différence par la relation positive entretenue avec leur élèves. La persévérance scolaire : c’est l’affaire de tous, et à longueur d’année!
***
Dominique C. Poulin, polyvalente Saint-François
Ma porte de classe est toujours ouverte pour eux et très souvent, il y a beaucoup d’élèves qui viennent jaser. J’obtiens une belle confiance d’eux de cette façon.
Claudie Boivin, école du Tournesol
Le sourire et la bonne humeur! Je me fais un devoir d’accueillir mes élèves avec le sourire et les saluer en début de journée.
Roxanne Bélanger, école Saint-Noël
L’enseignement, c’est ma passion et j’investis tout le temps nécessaire pour la réussite de mes élèves. Je ne fais rien d’exceptionnel. Je les aime, c’est tout!
Sylvie Groleau, école primaire de la Ruche
Réaliser des projets qui partent de leurs intérêts et de leurs passions. Être à l’écoute et innover, voilà le secret!
Amélie Parent, école Arc-en-Ciel de Saint-Narcisse
Créer un lien avec l’enfant et utiliser l’humour
Annie Guay, école l’Accueil
J’ai des attentes élevées pour tous mes élèves et je les aide à croire en eux pour les atteindre. J’aime que mes élèves se sentent fiers d’eux
Catherine Bédard, école La Source
L’intégration des TIC est un facteur important dans la réussite et la motivation scolaires dans ma classe. L’élève est au cœur des choix dans ma classe
Tony Deblois, école des Appalaches
Il faut être accueillant, disponible, drôle, rigoureux, respectueux et passionné!
Annick Plourde, école l’Étincelle de Sainte-Marguerite
Donner des choix, être à l’écoute de leurs idées, faire des rétroactions positives et les AIMER.
Lisa Bolduc, école secondaire Veilleux
Aimer les jeunes comme ils sont et ne pas faire de distinction entre l’élève qui performe le mieux et celui qui éprouve le plus de difficulté.
Marylène Bourget, école des Moussaillons
Les complimenter, reconnaître leurs forces, les écouter, comprendre leurs différents besoins, faire preuve de souplesse lorsque c’est nécessaire et toujours faire ce qu’on dit qu’on fera.
Caroline Vachon, école l’Étincelle de Sainte-Marguerite
Je vais voir chaque enfant individuellement afin qu’on se dise bonjour avec un sourire et en se regardant dans les yeux. Le sourire et le regard sont optionnels pour certains amis; je respecte chacun d’eux.
Ruth Lambert, polyvalente des Abénaquis
Il faut aimer notre travail et croire au pouvoir de cette relation maître-élève. Cette relation ne se fait pas toujours facilement; cependant, une fois que le lien est établi, il est très fort
Kaven McCarthy, polyvalente Benoît-Vachon
Je les félicite publiquement lorsqu’ils font de bons coups (dans la classe, dans l’école ou dans leur communauté). Je suis simplement conscient du privilège que j’ai de travailler avec eux à chaque jour.
Mélanie Therrien, école Arc-en-ciel de Saint-Narcisse
Les aimer de tout mon cœur et leur donner la possibilité de s’épanouir chaque jour. Communiquer avec les parents, les inviter souvent en classe.
Isabelle Lachance, école La Martinière
Avec les petits, je crois que le secret est de prendre le temps de les mettre en confiance et d’établir le lien… Par la suite, nous pouvons les amener à se dépasser!
Marie-Josée Roy, école Monseigneur-De Laval
Pour ma part, ce n’est pas un secret, je fais des blagues et des tours à mes élèves. De plus, j’accepte qu’ils me taquinent eux aussi. Il y a des limites, que tous connaissent.
Guylaine Bélanger, école l’Éco-Pin
Il ne faut pas avoir peur de sortir des sentiers battus et de poser des questions. De plus, il faut respecter notre style d’enseignement.
Jeannie Quigley, polyvalente Benoît-Vachon
Je suis exigeante envers mes élèves, tout en considérant les capacités de chacun. Je leur demande de la rigueur, du travail acharné et du dépassement de soi. Je tente aussi de leur inculquer la fierté dans le travail bien fait.
Sylvie Boulanger, polyvalente de Saint-Georges
Je m’exige le même respect envers eux que je leur exige entre eux ou envers moi. J’admets mes torts et mes erreurs. Je ne demande pas la perfection, mais le gros bon sens!
Sonia Quirion, école des Deux-Rives
De petits gestes simples: un sourire, un bonjour le matin, un encouragement au bon moment, un petit moment avec lui quand on sent que quelque chose ne va pas…
Pierre Couture, école secondaire Saint-Charles
Croire en le potentiel des jeunes, développer un lien avec l’étudiant, motiver le jeune en lui offrant des défis, encourager une démarche orientante et surtout, avoir du plaisir!
David Gourde, école secondaire Saint-Charles
Je suis tuteur, ce qui m’oblige à les suivre de plus près dans toutes les facettes de leur développement. Je ne me gêne pas pour leur dire que j’apprécie travailler avec eux lorsque ça va bien. Bref, j’essaie d’être un modèle positif!
Louise Tanguay, école des Appalaches
Prendre le temps de les connaître, montrer de l’intérêt pour leurs activités en dehors de l’école, ce qui leur tient à cœur.
Patricia Lessard, polyvalente de Thetford Mines
J’essaie toujours de rendre mes cours intéressants en variant mes approches. Je m’implique beaucoup dans mon école aussi! C’est mon milieu de vie.
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Savoir d’expérience, recherche et transfert de connaissances
Je vous présente une entrevue réalisée lors du lancement collectif des auteurs de l’UQTR qui ont publié un livre en 2016. L’entrevue est réalisée avec Patricia Power. Le clip vidéo dure 7 minutes
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Un beau site internet pour aider les jeunes: Une place pour toi
Voici un site remis à neuf qui s’adresse aux adolescentes et adolescents du secondaire et vise la prévention du décrochage scolaire. Il offre des outils et des témoignages très inspirants.
http://uneplacepourtoi.ctreq.qc.ca/
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Élèves à risque: est-ce que les interventions sont efficaces?
État de situation
Dernièrement les journaux (semaine du 6 mars 2017) mentionnaient qu’on retrouvait une hausse en deux ans de 15 000 élèves en difficulté dans nos écoles du Québec. D’autre part, les Collèges sont inondés depuis quelques années d’étudiants qui présentent des difficultés d’apprentissage (dyslexie, dysorthographie, etc.). Que se passe-t-il- au juste concernant l’aide aux besoins particuliers des élèves du préscolaire, du primaire et du secondaire?
Hypothèse d’explication
J’identifie quatre hypothèses d’explications possibles au problème persistant des élèves à risque et des élèves EHDAA.
- Depuis quelques années on insiste beaucoup (les chercheurs, le ministère de l’Éducation, les professionnels de l’éducation) sur le dépistage tôt des élèves à risque. J’y ai contribué moi-même avec le Logiciel de dépistage Premiers signes du CTREQ. Il est donc possible qu’on soit plus actif à identifier les élèves ayant des besoins particuliers dans nos écoles et que cela contribue à augmenter leur nombre.
- Le Gouvernement a coupé (semble-t-il un milliard de dollars $) en éducation. Ces coupures ont eu des effets sur le soutien aux enseignants et sur les services à offrir aux élèves à risque (ayant des besoins particuliers). Coupures de personnels professionnels, de services d’aide.
- Tout le domaine de l’adaptation scolaire (politique de l’adaptation scolaire) est à revoir. Selon les dernières statistiques, moins de 50% des élèves du secondaire en adaptation scolaire se qualifient ou obtiennent un diplôme. Il semble bien qu’il faille revoir en profondeur ce qui se passe dans ce secteur de l’éducation.
- Malgré les efforts des enseignants et des professionnels de l’éducation (orthopédagogue, psychoéducatrice, orthophoniste, éducatrice spécialisée) tant au préscolaire qu’au primaire, l’aide apporté aux élèves qui présentent des difficultés d’apprentissage et de comportement ne semble pas très efficace.
Pour l’hypothèse 4 je m’appuie sur des données de dépistage et d’analyse longitudinale d’élèves du préscolaire (maternelle 5 ans) et du primaire (1re à la 6e année). Ces élèves ont été identifiés par les enseignantes à l’aide du logiciel Premiers signes. Le tableau ci-dessous présente les résultats d’un dépistage d’élèves du préscolaire et du primaire. Voici la signification des termes utilisés:
- élève à risque: signifie des élèves qui présentent des difficultés d’apprentissage ou de comportement identifiés par l’enseignante titulaire;
- sans risque: ce sont des élèves qui ne présentent pas de difficulté;
- à surveiller: ce sont des élèves qui ne sont pas à risque, mais qui sont susceptibles de le devenir;
- stable : ce sont des élèves, qui, sur 2 à 5 ans ont conservé leur statut soit de « sans risque », « à risque » ou « à surveiller »;
- amélioration: ce sont des élèves qui ont amélioré leur statut;
- dégradation: ce sont des élèves qui n’étaient pas risque et qui le sont devenus.
Le tableau de résultats ci-dessous nous indique qu’en prenant pour acquis qu’il y a de l’aide apportée aux élèves identifiés à risque, les effets bénéfiques ne sont pas très forts: 20% des élèves restent soit à risque ou à surveiller d’une année à l’autre. De plus, 12% des élèves qui n’étaient pas à risque le deviennent au cours des années du primaire. Enfin, la bonne nouvelle, mais ce n’est pas très fort, 17% des élèves se sont améliorés.
Conclusion
Rien de nouveau sous le soleil, on le dit et redit depuis au moins deux décennies, pour vraiment venir en aide aux élèves à risque et prévenir le décrochage scolaire au secondaire il faut:
- Faire de l’éducation au Québec une valeur prioritaire;
- Investir ($$$) en éducation et non pas couper;
- Réaliser le dépistage systématique tôt et Agir dès les premiers signes;
- Revoir les pratiques, particulièrement les pratiques orthopédagogiques (apprentissage);
- Revoir en profondeur la politique de l’adaptation scolaire;
- Appliquer en classe et à l’école ce que les recherches en éducations découvrent et préconisent;
- Venir en aide aux parents ayant des enfants en difficulté.
Article sur les statistiques de diplomation des élèves en difficulté
https://www.journaldemontreal.com/2016/12/16/25–des-eleves-en-difficulte-terminent-leur-secondaire
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Recherche, Pratique et données probantes (Conférence)
Voici une conférence que j’ai présenté le 21 février 2017 au Réseau d’action professionnelle de la CSQ:
L’alliance entre la recherche et le savoir d’expérience en éducation:
valeur et limites des données probantes en éducation
CSQ 2017- Données probantes
Le contenu de cette présentation est tiré essentiellement de mon livre Potvin, P. (2016). L’alliance entre le savoir issu de la recherche et le savoir d’expérience. Un regard sur le transfert de connaissances.
Pour la référence entrez « Alliance » dans le moteur de recherche du Blogue
Un article sur la validité des recherches – très intéressant
Autre article intéressant sur les données probantes
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Mon livre: Comprendre l’apprentissage pour mieux éduquer

Pour se procurer le livre
Comprendre l’apprentissage
Comprendre l’apprentissage pour mieux éduquer
Qu’est-ce donc qu’apprendre? Existe-t-il différentes façons de définir ce qu’on entend par l’apprentissage? Quelles sont les racines des grandes théories de l’apprentissage? Qu’est-ce qu’on apprend, en fait? Et quel rôle le cerveau joue-t-il dans l’apprentissage? Quels sont les liens entre l’apprentissage et nos émotions, nos valeurs, nos croyances? Voilà autant de questions auxquelles ce véritable tour d’horizon de l’apprentissage tente de répondre.
Le lecteur y trouvera une présentation accessible de connaissances complexes: les éléments clés qui font le lien entre le cerveau et l’apprentissage; les concepts fondamentaux de l’apprentissage appliqués à l’éducation et au développement de la personne (comportements, valeurs, émotions, croyances et attitudes); de même que des applications pratiques pour l’éducation, la psychoéducation et le développement personnel.
Cet ouvrage est une synthèse intégratrice issue de l’expérience professionnelle et personnelle de l’auteur, enrichie par plus de quarante années de travaux de recherche en éducation et en psychoéducation. Une occasion pour lui de faire un legs aux étudiants, aux parents et aux professionnels de l’éducation, de la psychoéducation et de la psychologie.
COMPRENDRE L’APPRENTISSAGE POUR MIEUX ÉDUQUER
Table des matières
Préface de Linda Saint-Pierre, présidente-directrice générale du CTREQ
Remerciements
Introduction
PARTIE 1 THÉORIE
CHAPITRE 1. LE CERVEAU CHEF D’ORCHESTRE DE NOS APPRENTISSAGES
Les neurosciences et la biopsychologie
La composition de notre cerveau
Le cerveau et le circuit de récompense
La mémoire
Le cerveau et la conscience
Le cerveau et l’apprentissage
Conclusion
Questionnement réflexif au lecteur
CHAPITRE 2. L’APPRENTISSAGE ET LA PART DE L’INNÉ ET DE L’ACQUIS
L’inné et l’acquis
L’intelligence, les talents, les aptitudes, les capacités
Conclusion
Questionnement réflexif au lecteur
CHAPITRE 3. L’APPRENTISSAGE ET SES GRANDES THÉORIES
L’empirisme et le rationalisme
Le béhaviorisme
Le cognitivisme
Le constructivisme
Le socioconstructivisme
Les théories contemporaines
Conclusion
Questionnement réflexif au lecteur
CHAPITRE 4. UNE CONCEPTION PSYCHOÉDUCATIVE DE L’APPRENTISSAGE
La psychoéducation
Le lien entre les concepts d’adaptation et
d’apprentissage: l’activité psychoéducative
Le processus d’apprentissage
Conclusion
Questionnement réflexif au lecteur
CHAPITRE 5. L’APPRENTISSAGE ET LES TYPES DE SAVOIRS
Les savoirs
Les stratégies cognitives
Le savoir-être
Le savoir-faire
Les savoirs et le concept de compétence
Conclusion
Questionnement réflexif au lecteur
CHAPITRE 6. L’APPRENTISSAGE ET LA MOTIVATION
Ce qu’est la motivation
La motivation générale à l’émission d’un comportement
La motivation dans le processus d’apprentissage
Les sources de la motivation
Les diverses formes d’engagement dans l’apprentissage
L’amotivation ou la résignation acquise
Les types de motivations: intrinsèque et extrinsèque
Conclusion
Questionnement réflexif au lecteur
CHAPITRE 7. L’APPRENTISSAGE ET LES ÉMOTIONS
Les émotions, les humeurs et les sentiments
Quelques caractéristiques des émotions
Le système nerveux et les émotions
Le rôle des émotions
Le lien entre les émotions et la cognition
Les émotions et l’apprentissage
Les différents types d’émotions
Conclusion
Questionnement réflexif au lecteur
CHAPITRE 8. L’APPRENTISSAGE, LES VALEURS, LES CROYANCES ET LES ATTITUDES
Les valeurs
Les croyances
Les attitudes
La relation entre les croyances, les attitudes et les comportements: la théorie de l’action raisonnée
Essai d’un modèle de l’apprentissage
Conclusion
Questionnement réflexif au lecteur
CHAPITRE 9. UNE INTÉGRATION THÉORIQUE: ESSAI D’UN MODÈLE D’APPRENTISSAGE
Quelques assises biopsychologiques de l’apprentissage et de l’émission des comportements
Quelques éléments liés à l’inné et à l’acquis
Quelques notions retenues des grandes théories de l’apprentissage et de l’approche psychoéducative
Les éléments importants de la motivation, des émotions ainsi que des valeurs, croyances et attitudes
L’essai d’un modèle de l’apprentissage
Conclusion
Questionnement réflexif au lecteur
PARTIE 2 APPLICATIONS PRATIQUES
CHAPITRE 10. COMME PARENT, COMMENT FAVORISER DES APPRENTISSAGES CHEZ NOS ENFANTS
Adopter un style éducatif parental démocratique
L’engagement comme parent
Encadrer suffisamment son enfant ou son adolescent
Le mythe de «tout se joue avant six ans»
Encourager l’apprentissage de l’autonomie et du sens de la responsabilité Encourager son enfant ou son adolescent à entretenir de bonnes relations avec ses amis L’apprentissage par observation
L’apprentissage de saines habitudes de vie
L’apprentissage de la gestion des émotions
L’apprentissage de l’effort et de la persévérance
Le développement d’une estime de soi positive et réaliste
L’identification des valeurs et des croyances familiales
L’inné et l’acquis au niveau familial
L’utilisation des renforçateurs dans l’apprentissage
Conclusion
Questionnement réflexif au lecteur
CHAPITRE 11. COMME ÉDUCATEUR OU ENSEIGNANT, COMMENT FAVORISER L’APPRENTISSAGE CHEZ
LES APPRENANTS
L’importance de la motivation dans l’apprentissage
Une approche pédagogique favorisant la participation active de l’apprenant
La notion des défis dans l’apprentissage
La valorisation des comportements positifs
Une approche pédagogique intéressante: l’enseignement explicite
La force de la relation enseignant-élève de type bienveillant
Quelques mythes en éducation éclairés par les neurosciences: les neuromythes
Conclusion
Questionnement réflexif au lecteur
CHAPITRE 12. COMME PERSONNE, COMMENT UTILISER L’APPRENTISSAGE POUR SE DÉVELOPPER
Le changement
La gestion des émotions
La gestion du stress
L’utilisation de la psychothérapie
Le journal personnel
Quelques moyens de contrer ou d’exploiter les conditionnements
Prévention du vieillissement de notre cerveau
Conclusion
Questionnement réflexif au lecteur
CHAPITRE 13. DES RÉFÉRENCES ET DES OUTILS
Pour les parents
Pour l’éducateur et l’enseignant
Pour le développement
Conclusion
Glossaire
Références
Bibliographie
Sites internet consultés
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
L’éducation familiale – la base de la socialisation
Je trouve originale cette affiche pour l’éducation familiale complétée par l’éducation à l’école. Les fondements de la socialisation des enfants et des adolescents se réalisent au départ dans la famille. L’école vient compléter ou renforcer les bases acquises
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Les travaux de R.E. Tremblay sur l’agressivité: études longitudinales
Richard E. Tremblay, psychoéducateur de formation est reconnu mondialement comme chercheur pour ses travaux sur l’agressivité chez les jeunes enfants. Richard Tremblay a été mon collègue de travail à Boscoville durant les années 1970 et fut mon premier directeur de recherche pour mon mémoire de maîtrise en psychoéducation (voir mon autobiographie) en début des années 1980. C’est avec lui que j’ai débuté ma formation en recherche.
Il me fait plaisir de partager la vidéo suivante sur son oeuvre.
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Le problème de réussite scolaire des garçons
Dossier : Le problème de réussite scolaire des garçons
Avant-propos
Aborder le problème scolaire des garçons est un sujet sensible où les avis sont très partagés, il n’y a pas de consensus. Pourtant, les statistiques sont là et très parlantes comme on pourra le voir plus loin dans cet article. Il y a une crise actuellement concernant la réussite des garçons et je dirais une crise aussi au niveau de l’identité des hommes. Pour ce qui est des garçons le problème date de plusieurs décennies et est planétaire.
J’aimerais ici bien faire comprendre à mes lectrices et à mes lecteurs, que de se préoccuper du problème des garçons et du problème des hommes n’enlève rien à la réalité qui existe depuis des siècles concernant les problèmes des filles et des problèmes des femmes. Du moins, se préoccuper des garçons et des hommes ne doit en rien nuire à tous les efforts féministes réalisés depuis des décennies afin d’en arriver à une égalité homme/femmes dans notre société. Égalité au niveau du rôle social, familial et au niveau économique.
Pour terminer sur cet avant-propos, j’aimerais préciser que je suis « féministe » (pour la promotion de l’égalité des femmes et des hommes) et que depuis plus de 20 ans je fais de la recherche évaluative sur la sécurité des femmes victimes de violence conjugale en collaboration avec la directrice de La Séjournelle (maison pour femme victime de violence conjugale) Denise Tremblay.
État de situation 1 : le problème de la réussite scolaire des garçons au primaire et au secondaire
La question de la réussite scolaire des garçons comparée à celle des filles suscite de vifs débats depuis de nombreuses années. De nombreux travaux de recherche ont été réalisés sur le sujet et ce problème préoccupe les acteurs de l’éducation depuis plus de 20 ans. Préoccupation scolaire au départ, cette réalité est devenue un problème de société. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, l’état de la question est loin de faire l’unanimité.
Un courant dominant laisse entendre que les garçons réussissent mal à l’école et que celle-ci n’est pas adaptée à leurs caractéristiques et à leurs besoins (J’en fais partie). Ce problème serait même accentué en milieu défavorisé. Les dernières années ont vu poindre un autre point de vue qui a tendance à minimiser le problème des garçons à l’école. Ainsi, en 2012 la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) (1) publiait un document ayant pour but de déconstruire les mythes au sujet de la problématique des garçons à l’école et de rétablir les faits. Ce document s’appuie sur des faits qui relativisent la question du problème des garçons. On y démontre que les garçons sont surtout en difficulté en français et qu’ils sont supérieurs aux filles en mathématiques et en sciences (je crois qu’actuellement les filles sont au même niveau ou dépassent les garçons – re : OCDE), qu’il y a plus de différences dans la réussite scolaire selon l’origine sociodémographique qu’entre les sexes, que c’est un mythe de croire que l’école au féminin nuirait à la réussite des garçons et ainsi de suite. Cette position de la CSQ rejoint en bonne partie le point de vue de St-Amant (2007) (8), qui fait une analyse semblable. Il rejoint également les constats de la synthèse de méta-analyses d’Hattie (2009) (4), qui s’étonne des débats sur le problème des garçons, alors que la variable sexe n’est pas une variable de grande importance dans l’apprentissage et le rendement scolaire.
Cloutier (2004) (2) a un point de vue différent de ce qui est présenté plus haut et englobe le problème des garçons dans ce qu’il appelle les vulnérabilités masculines et précise que malgré le contexte d’une dominance masculine clairement et largement inscrite dans l’univers humain, les vulnérabilités masculines existent et sont largement perceptibles.
En effet, dans plusieurs domaines d’intervention psychosociale, on observe que les individus de sexe masculin risquent davantage de vivre des difficultés au cours de leur vie. Par exemple :
- dès la naissance, il semble que les garçons rencontrent plus de difficultés que les filles. Par exemple, pour chaque tranche de 1 000 naissances vivantes, 5,8 garçons meurent la première année de leur vie, comparativement à 4,7 filles. De 1 an à 4 ans, les garçons sont beaucoup plus susceptibles d’être hospitalisés que les filles (3)
- les filles se développent plus rapidement que les garçons durant la petite enfance (3).
- les garçons manifestent plus de problèmes de comportement que les filles durant la petite enfance. Par exemple, les garçons de 5 ans sont moins attentifs (note de 8,5) que les filles (note de 9,3). Environ 16 % des garçons de 4 à 11 ans ont un comportement agressif, comparativement à seulement 9 % des filles, et 14 % des garçons du même groupe d’âge sont hyperactifs comparativement à seulement 6 % des filles (3).
- les garçons présentent plus de comportements agressifs et subissent plus de suspensions internes et externes à l’école
- les garçons ont plus de chances de subir des accidents physiques,
- ils risquent d’avoir plus de problèmes de langage,
- présentent plus de retards et de difficultés d’apprentissage,
- plus de redoublements tant au primaire qu’au secondaire,
- plus de difficultés en lecture et en écriture,
- plus de retards et de problèmes de langage,
- plus de dyslexie
- plus d’autisme
- plus de décrochage scolaire (le taux de diplomation des garçons est inférieur de près de 8 % à celui des filles (MELS, 2011).
- on retrouve une proportion de plus de 3 garçons pour 1 fille dans les classes spéciales (6)
- d’avoir des problèmes avec la justice, des comportements antisociaux, de la délinquance ou des troubles de comportement, la prévalence du rapport garçons/filles est de 4 à 1 (2)
- de présenter des conduites suicidaires (3 fois plus de suicides chez les hommes comparé aux femmes)
État de situation 2 : le faible taux d’hommes inscrits à l’université
Le problème de réussite des garçons au primaire et au secondaire semble avoir aussi des conséquences au niveau universitaire. À l’université le problème concerne le fait que les inscriptions des hommes comparées à celles des femmes déclinent de plus en plus depuis quelques années.
La Presse canadienne (2015) (7) présentait les données de l’Institut de la statistique du Québec précisant que la scolarisation universitaire chez les femmes présentait un écart de 10 points entre les jeunes femmes et les jeunes hommes. Chez les Québécois âgés de 25 à 34 ans, la proportion de titulaires d’un grade universitaire atteint 29,9 % soit 24,5 % chez les jeunes hommes et 35,3 % chez les jeunes femmes. Ce constat ne semble pas propre au Québec, car en Ontario on observe le même écart.
La tendance s’accentue, en 2003, 38,8 % des femmes de 19 ans ont fréquenté l’université, comparativement à 25,7 % des hommes, soit un écart de 13,1 points (3).
Une publication de Statistique Canada (2008) en référence avec une étude des chercheurs de Statistique Canada (3), ont tenté d’expliquer Pourquoi les femmes sont-elles devenues majoritaires à l’université?
Ces chercheurs établissent d’abord le profil des filles et des garçons de la naissance jusqu’à 15 ans.
- dès le début de la scolarisation, les garçons accusent du retard par rapport aux filles dans plusieurs aspects physiques, cognitifs et affectifs
- à mesure que les jeunes progressent dans le système scolaire, les écarts entre les sexes ont tendance à s’accentuer
- à 15 ans, moment où bien des jeunes commencent à envisager les avenues possibles après le secondaire, les filles ont un bien meilleur rendement scolaire que les garçons.
Piste d’explication de l’écart entre les sexes des taux d’inscription à l’université
La question suivante est posée par les chercheurs : dans quelle mesure les avantages dont bénéficient les filles à 15 ans expliquent l’important écart entre les sexes quant à l’inscription à l’université à 19 ans.
- plus des trois quarts (76,8 %) de cet écart peuvent être expliqués par des différences entre les garçons et les filles pour certaines caractéristiques observables. Les principaux facteurs sont les différences dans :
- les notes scolaires obtenues à 15 ans,
- les notes aux tests normalisés de lecture obtenues à 15 ans
- le temps consacré aux devoirs
- les attentes des parents et
- les gains supérieurs associés à un diplôme universitaire comparativement à un diplôme d’études secondaires.
- Les résultats aux tests normalisés de lecture, les notes moyennes globales et le temps consacré aux devoirs sont tous des facteurs associés de façon positive à l’inscription à l’université. Cette association est, en grande partie, sans égard au sexe.
- Comme l’ont montré d’innombrables études, le niveau d’études des parents est positivement corrélé à la poursuite d’études universitaires, et ce, dans la même mesure pour les filles que pour les garçons
- Les attentes parentales envers leurs enfants jouent un rôle important. L’accroissement des attentes parentales est associé à un accroissement du taux d’inscription à l’université, et la relation est plus forte chez les filles.
Conséquences possibles du problème de scolarisation des garçons et des hommes
L’une des conséquences possibles est le passage à une autre inégalité des sexes Homme/Femme, mais à l’envers avec une absence importante des hommes et une prédominance des femmes dans les professions.
On a souffert et on souffre encore du manque d’égalité homme/femme dans notre société. L’histoire de l’humanité démontre bien que dans son ensemble, il y a eu une domination par les hommes à plusieurs niveaux : politique, économique, social, religieux.
Au Québec et ailleurs dans le monde on travaille fort à rétablir l’équilibre et l’égalité homme/femme. Le grave problème démontré plus haut concernant les difficultés de scolarisation des garçons et des hommes risque de menacer à l’avenir cette recherche d’équilibre.
Si les garçons continuent à présenter des difficultés importantes au niveau de leur scolarisation et s’il y a de moins en moins d’hommes formés à l’université, ceci veut dire de moins en moins d’hommes professionnels : ingénieur, médecin, avocat, notaire, comptable, juge, architecte, psychologue (c’est le cas actuellement), psychoéducateur (c’est le cas actuellement), enseignant (c’est le cas actuellement) etc.
Les solutions
Il existe de nombreuses solutions, car le problème est multifactoriel. Les principales solutions passent par : l’éducation familiale, le rôle des pères, les attentes parentales, l’école et la société en général.
L’éducation familiale
La famille est le lieu de socialisation de choix et le lieu par excellence pour le développement de l’identité des garçons et des filles. Les parents sont les premiers modèles de ce qu’est un homme et une femme dans notre société. Un modèle de l’égalité des hommes et des femmes dans un partage équilibré de rôle et de tâches qui concernent l’éducation des enfants. Tout en respectant les différences individuelles les rôles et les tâches sont le moins possible « sexués ». Chose certaine, il ne doit pas y avoir de privilèges d’attribués pour des raisons de genre (garçon vs fille, homme vs femme, père vs mère).
Le rôle paternel des hommes
Les hommes doivent activement jouer leur rôle de père et d’engagement vis-à-vis des études de leur fille et de leur garçon. Pour corriger la situation actuelle du problème des garçons, une attention particulière doit cibler les garçons. Valoriser les études, l’effort, la persévérance. Éduquer à l’auto contrôle du « plaisir » et voir à l’investissement dans les travaux scolaires. Également pour corriger la situation actuelle attribuer plus de tâches au père en ce qui concerne l’école (visite parentale, lien avec les professeurs, etc.). La tendance actuelle est que les mères s’occupent davantage des études.
Les attentes parentales
Plusieurs études ont bien démontré le pouvoir des attentes parentales ou des enseignants sur le comportement des enfants. Des attentes positives, élevées, mais réalistes envers les enfants et les adolescents sont souhaitables. Ces attentes doivent être accompagnées de soutien à leur réalisation de la part des parents.
L’école
Bien entendu l’école joue un rôle crucial dans la réussite des garçons et des filles. Il faut apprendre aux garçons à s’adapter aux conditions nécessaires à l’apprentissage, mais il faut revoir en profondeur la culture de l’école qui est conçue davantage pour les filles que pour les garçons. Tout le climat pédagogique de l’école actuelle et d’avant correspond à la nature des filles (coopérer, attentive, concentré, etc.). Il y a eu beaucoup d’effort pour changer la pédagogie (rendre l’apprentissage actif, apprentissage par les projets, etc.), malgré tout, ce n’est pas suffisant. Il faut davantage de situation active, d’activités physiques, d’expérimentation, de recherche, etc.
Augmenter la présence masculine à l’école afin d’apporter une autre vision de l’éducation et rejoindre davantage les garçons. Actuellement en 2018, au primaire seulement 11% des enseignants sont des hommes et au secondaire c’est seulement 35% (source: É. Royer 2018)
Références
(1) Centrale des syndicats du Québec (CSQ) (2012). Le décrochage et la réussite des garçons : déconstruire les mythes, rétablir les faits.
(2) Cloutier, R. (2004). Les vulnérabilités masculines. Une approche biopsychosociale. Éditions de l’Hopital Sainte-Justine, Montréal.
(3) Frenette, M. et Zeman, K. (2007). Pourquoi la plupart des étudiants universitaires sont-ils des femmes? Analyse fondée sur le rendement scolaire, les méthodes de travail et l’influence des parents, Direction des études analytiques : documents de recherche, produit numéro 11F0019MIF au catalogue de Statistique Canada, numéro 303. Statistique Canada (2008). http://www.statcan.gc.ca/pub/81-004-x/2008001/article/10561-fra.htm
(4) Hattie, J. (2009). Visible learning. A synthesis of over 800 meta-analyses relating to achievement. Routledge Ed.
(5) Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) (2011): Taux annuel de sorties sans diplôme ni qualification (décrochage), selon le sexe, ensemble du Québec, de 1999-2000 à 2009-2010 (données officielles). Système Charlemagne, novembre 2011.
(6) Ministère de l’éducation des loisirs et du sport (MELS). (2009). À la même école – Les élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage : évolution des effectifs et cheminement scolaire à l’école publique. Document consulté le 30 avril 2012 de http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/publications/publications/SICA/DRSI/ALaMemeEcoleEHDAA_f.pdf
(7) Presse canadienne (2015) http://www.lapresse.ca/vivre/societe/201412/11/01-4827312-universite-important-ecart-entre-les-jeunes-hommes-et-femmes.php
(8) St-Amant (2007). Les garçons et l’école. Éditions Sisyphe. Collection contrepoint. Montréal
Autres articles sur le problème des garçons à l’école
Statistiques récentes – écart des garçons vs filles (2020)
http://plus.lapresse.ca/screens/8c42c8b5-f430-4431-ae89-3ec074171e06__7C___0.html?utm_medium=Facebook&utm_campaign=Internal+Share&utm_content=Screen&fbclid=IwAR291TcxFSq-9iDdsaVbu4HgLtpraC5wselp-GMbmmH8umLTIpRMwvDUhu4
Conférence que j’ai réalisée sur le problème des garçons à l’école
Liste d’article tirée du RIRE du CTREQ
http://rire.ctreq.qc.ca/2010/08/les-garcons-et-lecole/
Article intéressant: Éric Lanthier (sept. 2018) Réussite des garçons en milieu scolaire: lecture et identité vont de pair.
Un dossier très intéressant de la journaliste Daphnée Dion-Viens. 10 solutions pour sauver nos gars du décrochage . Journal de Montréal et Journal de Québec 1er sept. 2018
NOTE: Malheureusement pas accessible en Europe
https://www.journaldequebec.com/actualite/education
https://www.journaldequebec.com/2018/08/31/10-solutions-pour-contrer-le-decrochage-scolaire-chez-les-garcons
https://www.journaldemontreal.com/2018/08/31/10-solutions-pour-contrer-le-decrochage-scolaire-chez-les-garcons
https://www.journaldemontreal.com/2018/09/02/le-parascolaire-un-antidote-au-decrochage
https://www.journaldequebec.com/2018/09/03/les-papas-doivent-simpliquer-davantage-a-lecole
https://www.journaldequebec.com/2018/09/03/il-faut-plus-dhommes-dans-nos-salles-de-classe
https://www.journaldequebec.com/2018/09/03/permettre-aux-gars-detre-des-gars
Dossier Garçon
https://www.acfas.ca/publications/decouvrir/2019/01/finir-fabrique-garcons
***
Voici un article complémentaire du devoir 09-05-2018 présentant le point de vue d’Égide Royer de l’Université Laval.
Problème des garçons au CÉGEP
https://www.journaldequebec.com/2019/01/08/baisse-de-la-diplomation–des-garcons-au-cegep?fbclid=IwAR0W0gElw67HnoAGxh6ge5BFzjbvyzVPwc2hSDUVHjzbegEg-kSOHx-zn8k
Statistiques de diplomation des élèves EHDAA
https://www.journaldemontreal.com/2016/12/16/25–des-eleves-en-difficulte-terminent-leur-secondaire
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation, b. Société
Série de conférences d’Égide Royer sur la réussite
Conférence sur le problème des garçons à l’école
https://www.youtube.com/watch?v=F0cJUv8YWb4
Passionné de réussite
Intimidation
Petite enfance CPE – Vaccin de la réussite
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Les aspirations scolaires et professionnelles et la persévérance scolaire
Une très belle initiative de PRÉCA (l’Instance régionale de concertation pour la persévérance scolaire et la réussite éducative dans la Chaudière-Appalaches) pour favoriser la persévérance scolaire et la prévention du décrochage scolaire: Une infographie sur Les aspirations scolaires et professionnelles. En plus c’est bien documenté.
https://magic.piktochart.com/output/18103651-infographie-sur-les-aspirations-scolaires-et-professionnelle
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Décrochage scolaire – Croire dans les capacités du jeune –
Voici une courte entrevue – vidéo au canal savoir universitaire. En 3 minutes j’explique un élément que je trouve très important pour prévenir le décrochage scolaire et/ou favoriser chez les jeunes la réussite dans ce qu’ils entreprennent (réussite scolaire, réussite de leur carrière professionnelle ou réussite de leurs rêves). Cet élément important est: « une personne qui croit en lui » et dont la relation est mutuellement significative. Bien entendu, la réussite ne tient pas qu’à un seul élément du genre, mais elle favorise grandement la possibilité de réussir.
Le principe est le suivant, une personne qui croit dans les capacités du jeune (enfant ou adolescent) que ce soit: un parent, un enseignant, un oncle, une tante, un grand parent, une marraine, un coach en sport, en art, en science, transmet un message et une énergie très positive qui favorise chez le jeune le développement de sa propre estime de soi « Je crois en moi » « Je suis capable » Yes I Can ». Cette énergie peut déclencher un cercle vertueux, ce que W. A. Staats (1976 – 1985) appelait « La spirale ascendante » .
Un principe d’intervention sera d’aider le jeune à découvrir qui sont le ou les adultes qui croient en lui et avec qui il entretient une relation significative, puis de l’aider à bien maintenir cette relation importante.
Quel est l’origine de la découverte de ce principe. Assez simple, c’est issu de ma propre histoire où quelque quatre adultes ont cru en moi, malgré mes difficultés à l’enfance, à l’adolescence ou comme jeune adulte professionnel psychoéducateur. Voici ces personnes:
-
M. Perras, propriétaire de l’épicerie Riverview grocery à Verdun. M. Perras était mon employeur à l’adolescence et malgré les quantités d’erreurs que je faisais, je sentais qu’il me faisait confiance.
-
Ma marraine Germaine Desautels, croyait que j’étais intelligent et que je pouvais poursuivre des études universitaires. Un frère (+- conseiller en orientation) m’avait fait passer des tests d’aptitudes et m’avait conseillé de ne pas poursuivre des études, n’ayant supposément pas les capacités selon les tests. Ma marraine était insultée, elle travaillait au Ministère de l’éducation et m’a fait rencontrer un psychologue du ministère qui suite à d’autres tests, lui trouvait que j’avais de bonne capacités. – en passant, au niveau des études, j’ai réalisé: un certificat, deux baccalauréats, une maîtrise et un doctorat (Hi! Hi!).
-
Raymond Gagnier, éducateur physique à Verdun et à Boscoville. Il était mon coach en gymnastique. Malgré mon indiscipline à l’école et dans les entraînements, M. Gagnier croyait dans mes capacités et ma bonne volonté.
-
Gilles Gendreau directeur de Boscoville. Jeune stagiaire à Boscoville, j’avais beaucoup de difficulté à réussir à être « un bon éducateur » auprès les adolescents, malgré tout, Gendreau croyait que je pourrais y arriver… j’y suis arrivé.
Voilà la donc la petite histoire de la découvert de cet élément important favorisant la réussite – Voir le lien de l’entrevue.
Tel que mentionné dans l,entrevue, Pierre Potvin à 13 ans, lorsque j’avais gagné le concours de gymnastique à l’École Notre-Dame-de-la-Garde de Verdun (Montréal). Le responsable était Raymond Gagnier éducateur physique.
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Le point sur les Bonnes pratiques, le savoir d’expérience et la recherche
Après plus de 30 ans en recherche universitaire, en intervention éducative et psychoéducative, en accompagnement des milieux et en développement d’outils de soutien à l’intervention et en transfert de connaissances, voici mes constats en 2016.
Concernant le développement de bonnes pratiques
-
La recherche universitaire visant à améliorer les pratiques éducatives et psychoéducatives est utile et valide si elle tient compte du savoir d’expérience des praticiens qui utilisent ces pratiques.
-
Le savoir d’expérience des praticiens concernant les pratiques éducatives et psychoéducatives est utile et valide s’il intègre l’état des connaissances issu de la recherche universitaire et s’il tient compte de l’efficacité des pratiques.
-
Concernant la question des pratiques qui s’appuient sur des données probantes, il faut être prudent et bien comprendre ce qu’on entend actuellement par données probantes.
-
Finalement, l’idéal reste l,alliance entre le savoir issu de la recherche et le savoir d’expérience. Un travail en équipe et en collaboration entre des chercheurs universitaires et des praticiens.
Pour les personnes intéressées par le sujet, j’ai publié un livre qui fait le tour de la question
Potvin, P. (2016). L’alliance entre le savoir issu de la recherche et le savoir d’expérience. Un regard sur le transfert de connaissances. Collection de psychoéducation. Béliveau Éditeur.
http://www.beliveauediteur.com/DefaultPage.aspx?Key=14660&EscuelaID=135598&SumiID=130797&MyA=138917
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Consultation, participation: est-ce si utile ?
État de situation Que ce soit en éducation, en psychoéducation, en politique, ou ailleurs, depuis quelques années (+-) 5 ans, réunir le monde, les faire participer, les consulter, brasser les idées, est devenu une mode.
J’ai eu l’occasion de participer à de nombreux événements qui avaient pour méthode de faire participer les gens:
- petits ateliers de discussion, un animateur-rapporteur et plénière;
- Méthode du world café,une méthodologie de discussion entre acteurs permettant, en intelligence collective, de faire émerger d’un groupe des propositions concrètes et partagées par tous;
- méthode en plénière avec un logiciel qui traite toutes les idées et projettent une synthèse graphique aux participants
J’ai vécu à plusieurs reprises ces méthodes « actives »: colloques, congrès, symposiums, Grandes rencontres interrégionales, Consultation sur la réussite éducative, etc.
Réflexion
Les avantages
- Un avantage est d’être actif et non passif (?)
- Permettre de témoigner de son expérience, de ses convictions, croyances et valeurs
- Favoriser le contact avec d’autres collègues – faire du réseautage (?)
Mais après?
- Après avoir eu ce sentiment d’avoir partagé son expérience, d’avoir écouté toutes ces idées – parfois valables et d’autres vraiment pas.
- Quelles sont les retombées? Comment est-ce utilisé, si c’est utilisé – On analyse, on fait une synthèse et on diffuse, oui mais qu’est-ce que ça donne finalement ?
- Comment trier ce qui est valide de l’inutile?
Je m’interroge vraiment sur la valeur, l’efficacité, la validité de tous ces propos partagés.
Si vous avez des témoignages à faire sur le sujet, vous êtes les bienvenus
J’oubliais, la nouvelle grande mode ce sont les « Communautés de partage » – Communauté d’apprentissage professionnel, de CoDéveloppement… C’est bon, mais quand c’est trop, c’est comme pas assez.
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation, 3. Réflexion
Recherche doctorale en psychoéducation sur le Vécu partagé
J’ai eu le privilège de présider la soutenance de thèse de Sonia Daigle doctorante en psychoéducation de l’UQTR. Cette recherche est un bel exemple de ce pourquoi le doctorat en psychoéducation à l’UQTR a été créé : réaliser le développement des connaissances fondamentales en psychoéducation et les pratiques psychoéducatives.
Publié dans 2. La Psychoéducation
André Melançon, psychoéducateur à Boscoville et cinéaste: n’est plus!

Mon ancien collègue de Boscoville et grand cinéaste québécois, est décédé ce dimanche 23 août 2016.
Durant les années 1970, André était mon collègue de travail au centre de réadaptation Boscoville. Il était, si je me rappelle bien, psychoéducateur au quartier des Limites et responsable des Projets: Théâtre, Cinéma.
Je me souviens de lui comme de très bon éducateur auprès des adolescents, un artiste, un créateur.
Je suis triste de cette grande perte pour le Québec. Je l’aimais bien et j’admirais son œuvre.
Né à Rouyn en 1942, André Melançon passe son enfance en Abitibi-Témiscamingue. Pendant et après ses études en psychoéducation à l’Université de Montréal, il travaille d’abord au centre de rééducation de Boscoville pendant cinq ans. Il y réalise d’ailleurs son premier documentaire, Le camp de Boscoville (1967), lors d’un atelier de cinéma qu’il a lui-même mis sur pied. Sa passion pour le cinéma prend vite le dessus sur son travail avec les jeunes.
«Mes six années en psychoéducation n’ont pas été un détour, dit-il. Parce qu’être psychoéducateur, c’est apprendre à regarder et à écouter ».
En 2015, il a reçu le prix Jutra hommage pour l’ensemble de sa carrière. Voici son message aux jeunes cinéastes.
Permettez à un vieux qui n’est pas encore sage… à vous soumettre quelques modestes recommandations…
- Etonnez-nous
- Questionnez-nous
- Bousculez-nous
- Faites-nous rire
- Faites-nous pleurer… c’est important
- Faites-nous penser… c’est important
- Faites-nous rêver… c’est essentiel
- Proposez-nous des façons nouvelles, différentes de voir le monde
- Amenez-nous vers l’ouverture et l’empathie…
Pour en savoir plus
Publié dans 2. La Psychoéducation
Dépistage élèves à risque au préscolaire et primaire – Communication
Nouvelle communication:
Le savoir d’expérience des enseignants permet de dépister les élèves à risque dès la maternelle.
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Psychoéducation et fondements: Réflexion (2)
État de situation
Depuis quelques décennies la psychoéducation comme discipline et comme profession a énormément changé. Pour moi ces changements créent un « conflit sociocognitif » comme diraient les socioconstructivistes. La question que je me pose est: c’est quoi qui essentiellement caractérise l’intervention psychoéducative? Il me semble que, peut importe qu’on soit en 1970 ou en 2016, il y a un ou des fondements « incontournables » Bien entendu la réalité, le contexte de l’intervention psychoéducative, en 2016 n’est pas le même qu,en 1970. Pour caricaturer je dirais: qu’on soit en 1970 ou en 2016, en général, un médecin ou une infirmière soigne des patients, un enseignant enseigne ou soutient l’apprentisssage de ses élèves et le psychoéducateur et la psychoéducatrice…?
Ma vision de quelques fondements de l’intervention psychoéducative
Mon but ici n’est pas d’énumérer les opérations professionnelles reconnues que bien d’autres auteurs ont détaillé, mais plutôt d’identifier ce que je considère comme quelques fondements de l’intervention psychoéducative.
- contribuer directement ou indirectement (par l’intermédiaire d’un autre intervenant) à la résolution d’un problème d’adaptation chez une ou des personnes en difficulté. Autrement dit, la finalité de la pratique psychoéducative est d’aider une ou des personnes en difficulté.
- pour y arriver, il faut bien comprendre le ou les problèmes que rencontre la clientèle et comprendre son environnement. Dès le début, la psychoéducation à compris que les difficultés d’adaptation d’une clientèle avait pour origine ou pour cause; l’individu même (son histoire, son développement, etc.) et son interaction avec l’environnement. Ceci explique l’importance des concepts du PAD et du PEX, ainsi que notre sensibilité à l’approche écosystémique.
- aider la personne en difficulté signifie de se préoccuper de développer en cours d’intervention une relation de qualité, de confiance. Coconstruire avec la clientèle cette relation, qui en soit, pour une clientèle en difficulté d’adaptation, peut-être un défi psychoéducatif important. Cette relation se construit graduellement « dans l’action », dans l’expérience des succès et des échecs.
- une préoccupation de l’adaptation, que je traduis par une préoccupation de l’apprentissage qui mène à l’adaptation (voir à ce sujet le chapitre 4. Une conception psychoéducative de l’apprentissage dans Potvin, 2015 Comprendre l’apprentissage pour mieux éduquer. Dans ce sens le psychoéducateur est hautement un psychopédagogue, ou un pédagogue. Évidemment pas au sens ici d’apprentissages académiques, mais d’apprentissage « psychoéducatif » comme: la relation interpersonnelle – la résolution de problèmes – le coping – le développement d’habiletés sociales – la gestion des émotions – et bien d’autres.
- associé au processus d’apprentissage le concept « d’utilisation » est un incontournable. Ceci signifie, aider à donner du sens aux apprentissages; aider à rendre à la conscience de l’aidé ce qui est appris et a pouvoir le généraliser dans diverses situations semblables.
La psychoéducation « actuelle 2016 » se pratique dans plusieurs types de milieux, entre autres: milieu scolaire, Centre jeunesse, Centre de santé et de services sociaux, organismes communautaires, et autres. Elle intervient auprès de multiples clientèles, entre autres, petite enfance, enfance, adolescence, adulte et personne âgée. Elle développe une expertise également variée: troubles de comportement extériorisés ou intériorisés, déficience intellectuelle, TSA, et autres.Elle collabore et partage l,intervention avec les autres professionnels en éducation ou en psychosocial (enseignant, psychologue, travailleur social, éducateur spécialisé, ergothérapeute, etc.).
Comme on l’a vu dans l’article précédent (Réflexion 1) sur le Rôle-conseil, l’intervention peut être directe auprès de la clientèle en difficulté ou indirecte par l’exercice du rôle-conseil (auprès d’un intervenant, d’un parent, auprès d’une équipe ou même auprès de l,ensemble d’un milieu). Pour moi, que l’intervention soit directe ou indirecte, la préoccupation du psychoéducateur devrait-être en finalité « une clientèle en difficulté ». Soit la clientèle prise en charge par le psychoéducateur ou soit la clientèle qu’assume l’intervenant accompagné ou l’équipe ou le milieu dans son ensemble. De plus, il me semble que le psychoéducateur dans son rôle (directe ou indirecte) applique, entre autres, les 5 éléments mentionnés plus haut.
Vue d’ensemble sur la psychoéducation – 20 ans de la revue En pratique
https://www.ordrepsed.qc.ca/~/media/pdf/Publication/LaPratiqueno20webVF.ashx?la=fr
Voici le référentiel de compétences de la profession de psychoéducateur et psychoéducatrice
La psychoéducation et les personnes âgées
http://www.ordrepsed.qc.ca/~/media/pdf/Publication/De%CC%81pliant_Personnesagees_2018.ashx?la=fr
Publié dans 2. La Psychoéducation
Psychoéducation et fondements: Réflexion (Le Rôle conseil)
État de situation
Depuis quelques décennies., la psychoéducation comme discipline et comme profession a énormément changé. Évidemment on espère que c’est pour le mieux: pour aider les clientèles en difficulté, pour préciser sa spécificité par rapport aux autres professions (psychologie, éducation spécialisées, travail social, etc.), pour apporter un éclairage théorique et pratique au domaine psychosocial.
Réflexion sur le rôle-conseil du psychoéducateur
Un nouveau livre dans la collection psychoéducation: fondements et pratiques Béliveau Éditeur, vient de sortir: Sous la direction de Martin Caouette (2016) Le psychoéducateur et l’exercice du rôle-conseil. Pour ma part, depuis les cinq dernières années, j’ai investi dans ce qu’on appelle en éducation L’accompagnement. Ce concept d’accompagnement peut englober le « rôle-conseil, ou la consultation, le coaching, le mentorat, etc.
Alors, que se passe-t-il actuellement en psychoéducation, particulièrement en éducation (mais pas seulement à ce niveau) au niveau de la pratique en psychoéducation. à la lecture du collectif de Caouette, il semble bien que le psychoéducateur joue de plus en plus et dans une proportion de plus en plus grande l,exercice du rôle conseil. Précisons ici que l,exercice du rôle conseil, existe depuis que la psychoéducation existe et que ce rôle est exercé par plusieurs autres professions (psychologie, professionnels de la santé, éducateur physique, physiothérapeute, ergothérapeute, Conseiller pédagogique en éducation, etc.
Ce qu’on entend par rôle-conseil
- accompagner un intervenant (enseignant, éducateur spécialisé, etc.) un parent, une équipe, un milieu dans l’orientation de ses pratiques, dans la résolution d’un problème;
- être un soutien, un facilitateur, un catalyseur et parfois un expert;
- réaliser les opérations professionnelles en les appliquant lors des différentes étapes de l’accompagnement;
- ce rôle conseil a pour première cible la personne ou le milieu accompagné en ayant comme finalité le « bien être » d’une clientèle en difficulté (exemple: en milieu scolaire, l’élève qui présente des problèmes d’adaptation);
Le problème
La pratique actuelle de la psychoéducation qui s’éloigne de certains fondements par la « force des choses » (pression des employeurs, orientation gouvernementale, Ordre professionnel, loi lié. à la profession, etc.) a été souligné bien avant moi par de nombreux auteurs (Gendreau, Renou, Le Blanc, Caouette, Pronovost, etc.).
- la réalité actuelle de la pratique psychoéducative n’est plus ce qui était privilégié, le « fondamental » qu’était l’intervention directe, la prise en charge directe de la clientèle – la relation directe avec la clientèle
- ce n’est plus, non plus, l’utilisation du vécu partagé
- la pratique devient à « géométrie variable » au niveau du temps à répartir au niveau de différents rôles:
- prise en charge directe
- utilisation du vécu partagé
- utilisation de l’activité psychoéducative
- évaluation psychoéducative
- rôle-conseil
Questionnements
(extrait de Potvin, 2016, L’alliance entre le savoir issu de la recherche et le savoir d’expérience Annexe D, p. 274)
- Quelles sont les compétences spécifiques que le psychoéducateur doit développer afin de jouer adéquatement ce rôle ?
- Est-il nécessaire ou même essentiel d’avoir acquis un minimum d’expérience « pratique » (un savoir d’expérience) dans le domaine ciblé par ce rôle-conseil ?
- Comment les universités intégreront-elles dans leur programme de formation en psychoéducation, les aspects théoriques et pratiques liés à ce rôle ? Y aura-t-il des travaux de recherche ayant pour cible ce rôle et ses exigences ?
Les fondements de la psychoéducation, à son origine, ont caractérisé la profession de psychoéducateur autour des concepts du « vécu partagé » et de l’intervention directe auprès de la clientèle et de son environnement. Ce rôle-conseil, qui s’éloigne de l’intervention directe en faisant place à une intervention « intermédiaire », indirecte, est-il appelé à devenir le rôle principal du psychoéducateur ?
Être parent aujourd’hui, tout un défi !
Être parent aujourd’hui, tout un défi !
Tout d’abord, je tiens à préciser que je suis parent et qu’éduquer des enfants au Québec durant les années 1970 et 1980, selon moi, était beaucoup plus « simple » que ce n’est le cas aujourd’hui. Être parent, c’est reconnu, n’a jamais été un rôle facile à jouer, mais aujourd’hui les défis se sont multipliés. Autre élément important à partager avec vous, il est beaucoup plus facile d’écrire sur l’éducation ou même être « coach » pour d’autres parents que d’éduquer ses propres enfants.
« Donc, en partant, je tiens à lever mon chapeau
à tous les jeunes parents d’aujourd’hui »
Le déclencheur
Ce qui m’a incité à écrire ce texte, c’est l’émission Parents sous observation, à Canal Vie. Une belle émission, mettant en scène des parents et des enfants dans diverses situations familiales. On y fait le tour de la réalité familiale, de la réalité parentale d’aujourd’hui : sortie au restaurant et chamaille des enfants, attitudes des autres clients ou personnes n’intervient ; la question de cohérence dans le couple au niveau des règles ; la question épineuse de la dépendance aux jeux électroniques, aux tablettes ; le point de vue des parents sur les règles à la maison et ailleurs ; le point de vue très éclairant de spécialistes au niveau familial.
Mille et une situations qui présentent des défis aux parents
Le défi pour les parents de faire équipe ensemble. L’un des grands défis pour les parents est de faire équipe et de partager les mêmes valeurs. Chaque parent dans le couple a son histoire familiale, ses croyances et ses valeurs. Pour la « sécurité » des enfants, il est essentiel que le couple s’entende sur les valeurs, les incontournables.
Le défi d’établir des règles, des limites et des conséquences en étant constant. Vivre en société, grandir, se développer et s’épanouir pour des enfants et des adolescents, demande de grandir dans un environnement qui offre un cadre avec certaines libertés, mais également des limites et des conséquences lorsque ces « règles » ne sont pas respectées. C’est très clair au niveau de la recherche sur les styles parentaux. Les deux types de styles qui nuisent au développement des enfants et des adolescents ce sont le style « permissif » ( peu ou pas de règle – peu ou pas de conséquence) et le style « autoritaire » (trop de règles, rigidité et obéissance sans esprit critique). Le style idéal est « démocratique » un équilibre entre les deux autres styles.
Accepter de déplaire à ses enfants par amour pour eux. Aimer c’est accepter de déplaire, de mettre des limites et d’appliquer des conséquences, lorsque nécessaires.
Mettre des limites à l’utilisation des « écrans » tablette, iPhone, console de jeux, etc. L’émission a donné beaucoup de place à la question des « écrans » jeux, tablettes, téléphone intelligent, etc. C’est vraiment un problème actuellement dans les familles, être « accro » aux écrans – aux jeux… Au point où cela peut nuire aux relations familiales… on ne se parle plus… Donc, grande importance de mettre des limites dans les heures d’utilisation des écrans et de faire participer les enfants et les adolescents à l’établissement de ces règles.
Comme observateur et témoin, intervenir. L’émission présente une scène ou des enfants sont au restaurant et se chamaillent et vraiment dérangent tous les clients du restaurant; une autre scène ou un enfant de 10 ou 11 ans passe son temps à faire un bruit strident avec son sifflet où la mère n’intervient pas (elle prise au téléphone) et personne d’autre autour n’intervient. Finalement, un homme enlève le sifflet au jeune pour qu’il cesse de faire ce bruit. Certains témoins le félicitent et d’autres n’en reviennent pas. Ici pas question d’appliquer le dicton africain : « ça prend tout un village pour éduquer un enfant ». C’est vrai que c’est délicat d’intervenir auprès des enfants des autres…, mais il me semble qu’il est possible d’intervenir en soutenant le parent… comme citoyen on a une certaine responsabilité dans l’éducation des « autres enfants »…
Pour ceux qui sont intéressés, dans mon livre : Comprendre l’apprentissage pour mieux éduquer (2015), je présente dans le chapitre 10 Comme parents, comment favoriser des apprentissages chez nos enfants, divers principes éducatifs issus de la recherche.
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Neurosciences, neuroéducation: prudence
Depuis quelques années, surtout à partir de la publication de mon livre: Comprendre l’apprentissage pour mieux éduquer (voir menu: réalisations), je me suis intéressé aux neurosciences (au cerveau et l’apprentissage). C’est fascinant, mais il faut être prudent, car on peut exagérer les applications possibles actuellement, à l’éducation et à la psychoéducation.
Voici différents liens sur les mythes liés aux neurosciences (neuroéducation) tirés de Éduveille
https://eduveille.hypotheses.org/5698
http://eduveille.hypotheses.org/7892
http://ife.ens-lyon.fr/vst/DA/detailsDossier.php?parent=accueil&dossier=86&lang=fr
Voici un article critique sur la neuroéducation
Voici un article sur une critique des neurosciences pour les enseignants. Faisant la promotion plutôt de la psychologie cognitive
L’approche écosystémique d’École-Famille-Communauté : Cœuréaction
L’approche écosystémique d’École-Famille Communauté : Cœuréaction
Pour les professionnels dont l’approche incontournable est celle de l’écosystémie et qui se préoccupe des relations École-Famille-Communauté, je recommande les outils du CTREQ de Coeuréaction
Coeuréaction appuie les milieux de pratique voulant favoriser les partenariats entre l’école, la famille et la communauté.
http://www.ctreq.qc.ca/realisation/coeureaction/
Le site Cœuréaction est un site Web qui vise à soutenir la mise en œuvre de projets de partenariats école-famille-communauté. On y retrouve plusieurs exemples d’initiatives ayant porté fruit, de l’information théorique, un guide soutenant l’implantation de projets de partenariat et bien davantage.
http://www.coeureaction.qc.ca/fr/accueil.aspx
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
Référentiel d’Agir Compétent (CTREQ)
Référentiel d’Agir Compétent (CTREQ)
Le projet « référentiel d’agir compétent » a été mis sur pied pour soutenir les acteurs de l’éducation lors de leurs actions et prises de décision par l’utilisation des connaissances validées.
Le Référentiel d’agir compétent à l’intégration des connaissances favorables à la réussite éducative a été développé par le CTREQ avec la collaboration de plusieurs chercheurs, étudiants, ainsi que de représentants des milieux de pratique et des organisations œuvrant en éducation.
http://www.ctreq.qc.ca/realisation/referentiel-agir-competent/
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation
L’accompagnement dans le développement professionnel
Texte sur l’accompagnement dans le soutien au développement professionnel
Rôles et Responsabilités de l’accompagnateur et de l’accompagné
Texte de soutien au 3e symposium sur le transfert CTREQ – 19 avril 2016
Roles-Accompagnateur_2016-02-04
Les quatre Rôles de l’accompagnateur
http://ctreq.cmail20.com/t/ViewEmail/y/17584636B14B3980/5C4782ABF805EDF42C69F821C9DCC086
Publié dans 2. La Psychoéducation
Performance, efficience, cibles, gestion axée sur les résultats…
État de la situation
Les services de santé, les services sociaux, les services à la petite enfance, l’éducation sont de plus en dispendieux. Ça coûte très cher. De plus, au Québec nous sommes surtaxés et les gouvernements qui se succèdent ont de la difficulté à trouver les fonds pour maintenir les services en place. Il y a donc beaucoup de pression à réduire les coûts des services, à couper les budgets voués aux organismes.
De l’autre côté, la population québécoise veut des services de qualité: services de garde, services de santé, un bon système d’éducation avec deux volets, l’un publique et l’autre privée, du soutien également aux soins à domicile pour les personnes âgées et du soutien pour les organismes communautaires (traitement des dépendances, maisons de jeunes, organismes de lutte à la violence conjugale, etc.).
Les politiciens et les gestionnaires
Dans ces situations de restrictions budgétaires, l’une des préoccupations des politiciens ainsi que des gestionnaires, c’est de voir à ce que les fonds publiques soient très bien gérés et que les services soient bien délivrés. Ça c’est le côté positif, la préoccupation d’une saine gestion. Je ne parle pas ici, bien entendu, des mauvaises dépenses, des fraudes, du détournement de fonds, etc.
Depuis au moins une décennie ou plus, est apparu dans notre univers québécois, en éducation, en santé, en petite enfance, la GAR (Gestion Axée sur les Résultats), l’utilisation en évaluation de programmes du Modèle logique avec ses Intrants et ses Extrants, en passant par les indicateurs de résultats et de performance. Le tout bien ficelé par le soucis de l’efficience (signification: meilleurs services à meilleurs coûts). En éducation, s’est ajouté les Plans stratégiques, et les contrats d’entente ministère de l’Éducation CS et écoles. Pour y arriver, certains milieux ont engagé des firmes de consultants afin de « rentabiliser » en réduisant les coûts par une analyse très serrée des faits et gestes des professionnels intervenants.
Ces préoccupations « administratives » sont jusqu’à un certain point, nécessaire. Avoir des systèmes de services bien administrés, avec des coûts sans excès. Cependant, il ne faut pas tombé dans un « Taylorisme » (style de production d’une chaîne de montage d’automobile) en ayant qu’une préoccupation de coûts dans l’ici et maintenant. En oubliant que le domaine des sciences humaines requière une vision et une approche « qualitative » et que la prévention demande d’investir, mais rapporte beaucoup. malheureusement, pas à court terme.
La réalité de l’intervention psychoéducative
Ici on est dans un autre univers, dans le « mou » (une science molle) celui des humains en grande difficulté parfois en détresse. Ici, l’établissement d’une relation de confiance avec des enfants, des adolescents, des parents demande parfois beaucoup de temps. Il y a des résistances, des imprévus des régressions et aussi des insuccès.
Oui il faut être « efficient », mais pas au prix de « mal servir la clientèle en difficulté ». Une intervention écourtée, trop rapide, peut conduire à peu de résultats valables. Ce qui finalement coût plus cher.
Alors, que voudra dire une intervention psychoéducative produisant une bonne « performance »? Quels seront les bons indicateurs de performance? Peuvent-ils être strictement de nature quantitatives, du genre: Nombre, de P.I., nombre de visites, nombre d’évaluations, nombre de clients rencontrés?
Pistes de solution
Il faut donc, en psychoéducation, comme ailleurs (éducation, santé, petite enfance, etc.)
- développer des approches ou des modèles de gestion qui équilibrent des indicateurs de résultats mixtes (quantitatifs et qualitatifs);
- développer des outils d’évaluation et de suivi, « fiables », cohérents avec le modèle psychoéducatif qui se traite assez rapidement (informatisé) afin de favoriser l’efficience;
- répertorier et utiliser des stratégies d’intervention (programmes, activités, outils) qui ont fait leur preuve et qui sont réalistement pas trop couteux en temps et en durée;
- développer dans la formation, l’alliance entre les préoccupations de gestion, de rentabilité, d’efficience et les préoccupations cliniques.
Ces innovations en psychoéducation peuvent se réaliser par une alliance entre les chercheurs universitaires des différents départements de psychoéducation et les praticiens des différents milieux.
Publié dans 2. La Psychoéducation
Psychoéducation VS Psychothérapie
Préambule
Voici un article qui présente une réflexion sur la différence entre la psychoéducation (intervention psychoéducative) et la psychothérapie. Cette réflexion n’engage que moi comme auteur et aucunement l’OPPQ ou l’OPQ ou ses membres.
L’origine de cette réflexion fut déclenchée par un échange sur le réseau courriel de l’OPPQ. à la fin janvier 2016. Cet échange m’a stimulé à écrire le présent article.
Le champ d’exercice des psychoéducateurs
http://www.ordrepsed.qc.ca/fr/grand-public/pl21/
« L’exercice de la psychoéducation consiste à évaluer les difficultés d’adaptation et les capacités adaptatives, déterminer un plan d’intervention et en assurer la mise en œuvre, rétablir et développer les capacités adaptatives de la personne ainsi que contribuer au développement des conditions du milieu dans le but de favoriser l’adaptation optimale de l’être humain en interaction avec son environnement. L’information, la promotion de la santé, la prévention du suicide, de la maladie, des accidents et des problèmes sociaux font également partie de l’exercice de la profession auprès des individus, des familles et des collectivités. »
Définition de la psychothérapie selon L’OPQ
http://www.ordrepsy.qc.ca/fr/public/la-psychotherapie/definition-de-la-psychotherapie.sn
Au Québec, la loi définit ainsi ce qu’est la psychothérapie :
Un traitement psychologique pour un trouble mental, pour des perturbations comportementales ou pour tout autre problème entraînant une souffrance ou une détresse psychologique qui a pour but de favoriser chez le client des changements significatifs dans son fonctionnement cognitif, émotionnel ou comportemental, dans son système interpersonnel, dans sa personnalité ou dans son état de santé. Ce traitement va au-delà d’une aide visant à faire face aux difficultés courantes ou d’un rapport de conseils ou de soutien.
Il existe d’autres interventions qui s’approchent de la psychothérapie mais qui n’en sont pas. Pour éviter de confondre ces interventions avec de la psychothérapie, le règlement de l’Office des professions sur la délivrance du permis de psychothérapeute en énumère un certain nombre et en donne une définition précise.
L’OPQ présente diverses interventions qui ne sont pas de la psychothérapie
https://www.orientation.qc.ca/files/OPQ_TravauxInterordres_Complet_FINAL_Web.pdf
- La rencontre d’accompagnement
- L’intervention de soutien
- L’intervention conjugale et familiale
- L’éducation psychologique
- La réadaptation
- Etc…
Mes réflexions sur la psychothérapie et la psychoéducation
La psychothérapie
J’ai personnellement une « longue expérience » non comme psychothérapeute, mais comme utilisateur de la psychothérapie et bien entendu comme psychoéducateur. J’ai eu l’occasion de vivre différentes formes de psychothérapie: lors de ma formation en psychoéducation – approche psychanalytique avec le Dr Voyer (psychiatre); approche en psychologie dynamique avec le Père Noel Mailloux; approche en bioénergie, analyse transactionnelle, et différentes autres approches.
Ce qui me semble caractéristique de la psychothérapie, du moins en référence à mon savoir expérientiel, c’est que la plupart du temps, le mode utilisé est le verbal, la pratique réflexive, parfois l’utilisation du jeu de rôle, des exercices et des devoirs à faire. Favoriser la conscience de la personne concernant ses émotions, les moyens qu’elle utilise, etc.
Habituellement, le psychothérapeute écoute la personne présenter son vécu et par des questionnements et les réflexions, guide la personne à devenir consciente de son vécu et de comment arriver à améliorer sa situation. L’aspect verbal, de réflexion, de liens de causes à effets est souvent présent.
Des exemples de psychothérapies classiques sont présentés dans deux séries d’émission de TV : Au secours de Béatrice et En thérapie.
L’approche psychoéducative, l’intervention psychoéducative
Afin de mieux saisir les caractéristiques propres à la psychoéducation, je fais référence à ses origines. Qu’elle était la vision de la psychoéducation par leur créateur (Gendreau et Guindon, entre autres)
À ma connaissance, la création de la profession « d’éducateur » de « psychoéducateur » au départ, par Gendreau et Guidon, était de voir au développement d’une nouvelle sorte de « psychologue ». Un praticien qui se rapprocherait de la réalité vécue par les personnes à aider. Un professionnel qui utiliserait et appliquerait la psychologie et la pédagogie (psychopédagogue) en accompagnant directement la clientèle. À cette époque, l’approche était fortement influencée par le constructivisme piagétien : on apprend en expérimentant, en étant en interaction avec son environnement. L’aidant, le professionnel s’intègre dans cet environnement et l’utilise. C’est la référence au vivre avec, au vécu partagé, à l’organisation du milieu, à l’utilisation de l’activité d’apprentissage.
Bien entendu, avec le temps et la réalité des conditions de travail des psychoéducateurs et des types de missions des milieux (scolaire, de santé, etc.) les façons de faire ont changé.
À mon avis, les fondements cependant ne devraient pas changé
- Le développement d’une relation significative avec la clientèle
- La référence à l’environnement (le milieu), l’entourage (forces et vulnérabilités)
- La référence à la réalité, au vécu pratique de la personne et aux actions à réaliser
- Le souci d’apprentissage par les défis bien dosé, etc.
Je crois que ces quelques fondements peuvent se réaliser de multiples façons
- Seulement par des rencontres individuelles ou en groupe à la condition de faire des liens avec le vécu et l’environnement de la personne, ou
- En accompagnant directement la clientèle (vécu partagé)
- Par l’entremise de mise en situation, de jeu de rôle, d’activités psychoéducatives
Où j’en suis présentement
Psychothérapie et intervention psychoéducative (psychoéducation) sont deux « mondes » différents et complémentaires.
La psychothérapie navigue dans l’univers « psychique » , le mental, la santé mentale en utilisant le verbal, la cognition, l’analyse réflexive, la rétrospection, etc. – bien entendu, ici il y a beaucoup de nuances à faire selon les approches (cognitive comportementale, humaniste, béhavioriste, etc.)
La psychoéducation est avant tout centré sur la réalité de l’adaptation, l’identification de ce qui favorise et défavorise cette adaptation à la réalité; sur la construction ou la reconstruction par apprentissage de ce vécu dans cette réalité. L’environnement (le milieu) est l’un des outils important…
Voici un document important sur « L’exercice de la psychothérapie et des interventions qui s’y apparentent » . Produit lors des travaux Interordres professionnels
Voici un document sur l’utilisation du terme psychoéducation
Voici une texte comparatif de l’intervention en psychothérapie et en psychoéducation
– une étude de cas
https://www.ordrepsed.qc.ca/~/media/pdf/Publication/OPPQ-Vignette%20Charlot-TAS-201912.ashx?la=fr
https://www.ordrepsed.qc.ca/~/media/pdf/Publication/OPPQ-Vignette%20Laura-TSPT-201912.ashx?la=fr
Commentaires
Bonjour M. Potvin,
En tant que psychoéducatrice qui travaille à l’étranger et qui plus est, pour confondre encore plus les choses, membre de l’ordre des psychologues là-bas, merci pour ce texte!! C’est un bon résumé et j’ai bien apprécié!
Au plaisir,
Emilie Leclerc,
psychoéducatrice et psychologue à Sao Paulo, Brésil
***
Commentaire de Geneviève Chenard psychoéducatrice
Pour faire la différence entre la psychothérapie et la psychoéducation, voici ma façon de voir:
… Je dis souvent à mes clients qu’ils sont comme des verres remplis de liquide, liquide amassé au fil de la vie et de leurs expériences. Alors que le psychothérapeute pourra les aider à comprendre ce que contient le verre, puis voir comment s’assurer qu’il ne déborde pas ou plus, mon travail (comme psychoéducatrice) est de les aider à s’adapter avec ce qui est dans le verre (un peu simpliste, mais toujours est-il que je le vois comme ça et ça leur illustre beaucoup la distinction entre les deux). Nos moyens sont similaires (soit la rencontre individuelle parfois et la discussion), mais on n’a pas nécessairement les mêmes objectifs. Ainsi, j’utilise principalement les “faires”, donc le faire faire, et l’utilisation et la communication pour faire cheminer le client. Je pense donc que je fais de la psychoéducation et non de la psychothérapie. Bien sûr, je ne fais que du court terme (6 rencontres).
Évidemment, je peux aussi tenir compte des “types d’activités” donc les activités d’experimentation en lien avec le faire faire (tenir compte du niveau d’autonomie des gens) pour les faire “tester” de nouveaux mécanismes d’adaptation….
Le génie des leçons de Boscoville
Cher lecteur, à ma connaissance, vous ne trouverez nul part ce type d’analyse de Boscoville et du processus de rééducation avec les fondements de la psychoéducation « naissante »
Préambule
Mon expérience de psychoéducateur et d’éducateur physique à Boscoville fut des plus importantes dans l’établissement des bases de ma vision de l’être l’humain. Boscoville était un modèle en rééducation d’adolescents délinquants durant les années 1960 et 1970 et je faisais partie de la grande équipe qui avait la chance de vivre cette expérience unique. Un milieu d’expérimentation, alliant la théorie et la pratique, l’université et les praticiens. Un milieu éducatif par excellence pour des adolescents. Un milieu qui offrait une éducation et une rééducation complètes, par l’entremise, entre autres, d’activités physiques et sportives, culturelles, scolaires. Cette expérience était influencée par la psychoéducation et Gilles Gendreau.
Les leçons de Boscoville
Ces leçons sont issues de mes réflexions suite à l’expérience de Boscoville et du regard que j’y applique quelque 40 ans plus tard, à la lumière de mon savoir issu de la recherche et de mon savoir d’expérience.
Note: les leçons ne sont pas présentées en ordre de rang d’importance.
Leçon 1 la relation
La relation éducateur jeune est fondamentale dans le processus de rééducation. Cette relation doit permettre de développer une lien de confiance et d,attachement. Ce lien n,a pas la même force avec tous les jeunes et tous les éducateurs. mais chaque jeune doit en arriver à établir une lien de confiance avec au moins l,un des éducateurs de l’unité.
Leçon 2 croyance dans le potentiel des jeunes
Malgré la sévérité des difficultés de certains jeunes, tous peuvent en arriver à se développer au point de pouvoir vivre d’une façon adaptée dans la société. Il n’y a pas de jeunes « irrécupérables ».
Leçon 3 la rééducation est un long processus
Éduquer un enfant, un adolescent est une question d’années. La rééducation d’un jeune qui présente des problèmes graves d’adaptation demande plusieurs années de « reconstruction ». Il n’y a pas de thérapie brève pour la rééducation.
Leçon 4 la personnalité de l’éducateur
La personnalité de l’éducateur demeure son outil fondamental le plus précieux avec une formation universitaire de haut niveau. Considérant que l’éducateur doit interagir avec des jeunes qui ont développé des mécanismes d’adaptation inadéquat et que ces jeunes auront tendance à reproduire les dynamiques dans lesquels ils se sont développés,l’éducateur doit être immunisé contre de nombreux pièges qui peuvent survenir en cours de processus de rééducation (pièges relationnels). Pour cette raison, l’éducateur doit avoir développé une connaissance et une conscience de soi à toute épreuve. Habituellement pour y arriver il faut entreprendre durant quelques années une psychothérapie.
Note: durant les années 1970 les éducateurs, dans le cadre de leur formation, devaient vivre une psychothérapie durant quelques années.
Leçon 5 le milieu, l’environnement éducatif
Le processus de rééducation est avant tout tout un processus d’éducation de haut niveau, d’apprentissage continue à tous les niveaux. Favorisant le développement des savoirs et des compétences au niveau des toutes les sphères:
- cognitive – la scolarisation – matières de base (français, mathématiques, langue seconde). Utilisant une approche individualisée, systématique, active
- artistique et culturel – expression picturale, poterie; par la pédagogie des projets – théâtre et cinéma – le livre et la reliure, etc
- santé physique – éducation physique et sports – à tous les jours –
- relationnelle – habiletés sociales – développement de relation interpersonnelle et de groupe
- éthique et morale –
- vie citoyenne
- etc.
L’ensemble de tout le milieu Bocovillien est pensée, orchestré, animé pour favoriser le développement de chaque jeune par de multiples apprentissages. C’est un « laboratoire » de développement et d’apprentissage.
Afin de favoriser le transfert des apprentissages, le milieu a été pensée à l’image de ce qu’était la société de l’époque- mêmes activités scolaires, même types de sports, branché sur l,actualité par les projets, vivre dans de petites unités semblables à la famille et dans une ville avec son système politique.
Note critique: malheureusement, ce système n’était pas suffisant pour favoriser le transfert des apprentissage lors de la fin de séjours du jeune en internat. Il était alors confronté à un complexe de stimuli qui pouvaient faire resurgir d,anciens ^patrons de comportements. Il aurait fallu à l,époque accentuer la fréquence d’intégration, de sorties, etc. Cependant, le virage milieu des années 90, selon moi, n’était pas mieux.
Leçon 6 L’activité psychoéducative
L’activité psychoéducative était au cœur du processus de rééducation. Tout ou presque passait par les activités. Chaque activité (scolaire, art, activités physique, etc) poursuivait un double but: un but éducatif (s’instruire, développer ses compétences sportives, sa créativité, etc) et un but psychoéducatif. Le but psychoéducatif se réalisait par l,entremise des « événements naturels » qui se produisaient dans le cadre du vécu des activité (exemple: au niveau scolaire : gérer la difficulté d’un blocage dans un apprentissage – en sport, le respect des règles et la gestion de la frustration face à l’échec). Il y avait mille et une occasions psychoéducative.
Leçon 7 une conception naturaliste
Contrairement à aujourd’hui où l,on implante des programme spécialisés pour le développement de multiples compétences (exemple: gestion du stress – développement des habiletés sociales, etc). La conception Boscovillienne était dans une approche naturaliste. Le vécu quotidien fournissait les sources multiples d’événements à exploiter à des fins psychoéducatives – lors des activités – des temps libres – du vécu de groupe, etc.
À suivre… peut-être d’autres leçons




