Archives de l’auteur : Pierre Potvin

(Humour) La technologie moderne appliquée aux appels téléphoniques

Un appel téléphonique à un magasin fictif tiré de vraies expériences

Dring! Dring!

  • Bienvenue à notre magasin qui se souci de bien répondre à vos besoins. Nous vous prions d’être poli avec nos employés qui font tout leur possible pour bien vous servir.

    • Si vous connaissez le poste de la personne, faites-le maintenant.

    • Si vous voulez rejoindre le département des vêtements faites le 1

    • Si vous voulez rejoindre le département des chaussures faites le 2

    • Si vous voulez rejoindre le département de l’alimentation faites le 3

    • Si vous voulez rejoindre le département de l’électronique faites le 4

Je fais le 4 pour l’électronique.

  • Si vous voulez rejoindre la section des téléviseurs faites le 1

  • Si vous voulez rejoindre la section des ordinateurs faites le 2

  • Si vous voulez rejoindre la section des IPhone faites le 3

  • Si vous voulez parler à un commis faites le 4

Je fais le 4 pour parler à un commis.

  • Merci de votre patience, un commis sera à votre service bientôt.

  • … Attente de 10 minutes.

  • Clic… Bonjour, que puis-je faire pour vous?

  • J’aimerais avoir des renseignements sur…

  • Je suis désolé monsieur, ce n’est pas le bon poste, je vous transfert…

 Dring! Dring!

  • Bienvenue à notre magasin qui se souci de bien répondre à vos besoins. Nous vous prions d’être poli avec nos employés qui font tout leur possible pour bien vous servir.

    • Si vous connaissez le poste de la personne, faites-le maintenant.

 

Une autre expérience d’un long message…

  • Bienvenue au Service de soutien à domicile du Centre intégré et universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre du Québec Centre Laviolette.

    • Si vous connaissez le poste de l’intervenant à rejoindre faite-le maintenant.

    • Pour consulter le répertoire de nos services faites le dièse ou le 0.

    • Pour rejoindre un intervenant faites…

    • Pour rejoindre un autre secteur composez le numéro…xxx xxx xxxx

    • Merci

    • OUF!

(Humour) La chasse

 

Note : Certaines images ou certains textes présentés dans cette section proviennent de sources circulant sur Internet. Si vous êtes titulaire des droits d’auteur d’un document reproduit ici et souhaitez qu’il soit retiré ou que la source soit précisée, veuillez communiquer avec l’auteur du site.

Voici un dialogue qui m’a fait rire. Tiré du film québécois Henri Henri.

C’est l’histoire d’un jeune homme innocent qui a vécu son enfance et adolescence dans un couvent de religieuses.

La scène se passe à la chasse – Henri accompagne un vieux Chasseur. Voici le dialogue:

  • Henri – Qu’est-ce qu’on fait ici?

  • Chasseur – On attend.

  • Henri – On attend quoi?

  • Chasseur – On attend le bon moment.

  • Henri – Quand est-ce qu’on sait que c’est le bon moment?

  • Chasseur: Quand on est sûr.

  • Henri – Sûr de quoi?

  • Chasseur: Sûr que c’est le bon moment.

  • … Le chasseur manque son coup, la proie s’échappe.

  • Chasseur – Trop tard.
  • Henri – Çà ne devait pas être le bon moment.
… 

Qu’est-ce qu’un gars?

 

Qu’est-ce qu’un garçon?

En revenant de l’épicerie ce matin, dans ma rue, je voie une grand-maman qui tient par la main une petite fille de 4 ou 5 ans. L’autre bord de la rue un petit garçon (possiblement son frère) est en vélo, un peu malhabile,  recule, avance, tourne, hésite… Pourquoi? Parce qu’il veut passer dans une petite flaque d’eau en vélo. Je me mets à rire en me disant : Voilà ça c’est bien un gars!

Avec tout ce que je vie présentement avec mon épouse Yolande (maladie PSP), ça m’a fait du bien de voir ce petit gars explorer de nouveaux défis, de nouveaux plaisirs, d’être tout simplement un enfant qui joue. Enfant, c’est ce que je faisais moi-même.

Mon petit côté féministe me dit que les petites filles doivent aussi aimer sauter dans une flaque d’eau. Je ne voudrais surtout pas réserver ce plaisir aux petits gars.

Bonne réflexion et amitiés.

 

À la recherche d’un.e assistant.e de recherche pour l’un de mes projets

Bonjour.

J’entreprends un nouveau projet d’écriture qui concerne la Culture générale. Des repères utiles pour tous.

Il va s’agir d’une série de repères, de dates (naissance de l’univers, de la vie), de nombres (nombre de galaxies…), de personnalités (savants, philosophes, etc.) (voir le document joint pour avoir une idée).

L’assistant.e de recherche.e va travailler à distance (ordinateur, Internet, courriel, Skype). Il a une formation universitaire ou est étudiant.e universitaire  et réalise des études universitaires. Il/elle aime apprendre, développer sa culture. Il/elle a de la facilité pour faire de la recherche via Internet. Possède un bon français écrit et beaucoup de curiosité.

Son rôle sera de faire de la recherche selon mes demandes et valider ce que moi-même j’aurai trouvé.

L’assistant.e sera payé.e selon une banque d’heures à 20$/heure (tarif des assistant.e.s de recherche de baccalauréat à l’UQTR).

Communiquez avec moi : Pierre.Potvin@uqtr.ca

Pour en savoir plus:

Culture Générale DT – Court

Recueil de citations. Extraits qui portent à la réflexion

J’adore les écrits qui portent à la réflexion. Particulièrement les écrits qui illustrent la sagesse et aussi pour la beauté du style d’écriture. Pour le présent recueil de citation j’ai puisé à diverses sources : romans, ateliers d’écriture, extraits de films ou d’émission de télévision. Les sujets sont présentés en ordre alphabétique. Mon but est de partager ces diverses découvertes afin que vous en profitiez.

Les sujets abordés
Amour, Apprentissage, Bonheur, Croyance, Développement personnel, Émotion, École, Éducation, Écriture, Mort, Persévérance, Psychologie, Relation, Religion, Richesse et pauvreté, Sagesse, Savoir, science, Société moderne, Talent, Temps, Divers, Albert Einstein.

Recueil de citations

Les garçons et l’école. Comprendre et agir

Voici un document synthèse ayant pour thème Les garçons et l’école. Comprendre et agir. En espérant que ce document vous soit utile.
Bonne lecture

 

Garçon et l’école

Autre article.

https://www.lapresse.ca/actualites/education/2023-10-12/developpement-des-enfants/les-jeunes-vulnerables-en-hausse-a-la-maternelle.php?utm_campaign=internal+share&utm_content=ulink&utm_medium=referral&utm_source=lpp&redirectedFrom=https%253A%252F%252Fplus.lapresse.ca%252Fscreens%252F0496cd6f-e921-4202-8270-db7621d984b9__7C___0.html%253Futm_campaign%253Dinternal%252520share%2526utm_content%253Dulink%2526utm_medium%253Dreferral%2526utm_source%253Dlpp

 

Dépistage des élèves à risque au préscolaire et au primaire avec l’utilisation de Premiers signes. 32 ans de recherche (1991 à 2023)

Voici un document sur les élèves à risque au préscolaire et au primaire. Ce sont les résultats de mes travaux de recherche qui ont utilisé le logiciel de dépistage Premiers signes.

En espérant que cela vous soit utile

 

Rapport de recherche 1er Signes FIN

La population de la terre – Réflexion

Ce texte est d’une source et d’un auteur inconnu. J’ai enlevé quelques éléments que je ne trouvais pas pertinent voulant centrer l’attention sur l’information.

La population actuelle de la Terre est d’environ *7,8 milliards d’habitants* (décembre / 2020), source : Animal Planet

Pour la plupart des gens, c’est un grand nombre. C’est tout.
Cependant, en termes de pourcentage, on peut l’apprécier dans une dimension plus humainement gérable.
L’analyse qui en résulte est relativement plus facile à comprendre.

*Sur ce total de 100 % :*

– 11% sont en Europe
– 5% sont en Amérique du Nord
– 9% sont en Amérique du Sud
– *15% sont en Afrique*
– 60% vivent en Asie

– 49% vivent à la campagne
– 51% vivent en ville

– 12% parlent chinois
– 5% parlent espagnol
– 5% parlent anglais
– *3% parlent arabe*
– 3% parlent hindi
– 3% parlent bengali
– 3% parlent portugais
– 2% parlent russe
– 2% parlent japonais
– 62% parlent leur propre langue maternelle.
% ??? parlent français (source personnelle 301 millions de francophones à travers le monde (3,8%) sous toute réserve

– 77% ont leur propre maison ou en location.
– 23% n’ont pas de logement.

– 21% consomment plus de calories que nécessaire
– *63% peuvent manger trois repas complets* .
– 15% sont malnutris, ont mangé le dernier repas, mais ne sont pas passés au suivant.

– Le coût de la vie quotidienne de 48% est inférieur à 2,00 USD

– *87% ont de l’eau potable* .
– 13% manquent d’eau potable et/ou n’ont accès qu’à une source d’eau contaminée.

– *75% ont des téléphones portables*
– 25% n’ont pas

– 30% ont accès à Internet.
– *70% ne parviennent pas à se connecter* .

– 7% ont reçu une formation universitaire.
– *93 % n’ont pas fréquenté l’université*

– 83% savent lire.
– 17% sont analphabètes.

– 33% sont chrétiens
– *22% sont musulmans*
– 14% sont hindous
– 7% sont bouddhistes
– 12% sont d’autres religions
– 12% sont athées, sans convictions religieuses

– 26% ont moins de 14 ans
– 66% sont décédés entre 15 et 64 ans
– *8% ont plus de 65 ans* .

Si vous avez votre propre maison (ou un loyer), mangez 3 à 6 repas complets par jour et buvez de l’eau potable, avez un téléphone portable, pouvez surfer sur Internet et allez à l’université, vous faites partie du petit *Groupe Privilégié* (vous êtes de la catégorie *Global Elite* de *moins de 7%* de la population mondiale).

Dans les conditions actuelles, *sur 100 habitants de la planète, seuls 8 peuvent vivre ou dépasser 65 ans.*

Si vous avez plus de 65 ans, soyez heureux et reconnaissant. Profitez de la vie, profitez du moment._

Si vous n’avez pas quitté ce monde avant l’âge de 64 ans, comme les 92 % de personnes qui sont parties avant vous, vous êtes déjà béni parmi l’humanité.

Prenez bien soin de votre santé car personne ne s’en soucie plus que vous !_

Profitez de chaque instant restant et ne vous plaignez pas.
Vivez et aidez votre prochain !

*A NOUS TOUS QUI AVONS ENTRE 40-90 ANS : VOICI QUELQUES SUGGESTIONS SIMPLES ET UTILES POUR TOUS._*

*Toujours vérifier* :
*1* . le Cholestérol
*2* . la glycémie
*3* . les triglycérides
*4* . la pression artérielle

*Réduire au maximum* :
*1* . Sel
*2* . Sucre
*3* . Aliments riches en blé
4* . Produits laitiers
*5* . Produits transformés.

*Nourriture nécessaire* :
*1* Légumes
*2*. Fruits
*3*. l’eau
*4*. Sport

*Trois choses essentielles* :
*1* . Nos Parents/ Amis/camarades;
*2* . Nos pensées positives;
*3* . Une maison propre et accueillante.

*Trois choses importantes* :
*1* . L’humour
*2* . Faire une activité physique régulière à son rythme
*3* . Vérifier et contrôler son poids

*Sept choses indispensables* :
*1* . N’attendons pas d’avoir soif pour boire de l’eau ;
*2* . N’attendons pas d’avoir sommeil pour dormir ;
*3* . N’attendons pas d’être fatigué pour nous reposer ;
*4* . N’attendons pas d’être malade pour faire des examens médicaux ;
*5* . N’attendons pas les miracles pour faire confiance à Dieu ;
*6* . Ne perdons jamais confiance en nous
*7* . Restons positifs et gardons toujours espoir en un lendemain meilleur..

Notre cerveau en action: conscience et inconscience

Le présent livre, se veut une synthèse de mes lectures et compréhension sur comment le cerveau fonctionne pour faire en sorte que parfois on est conscient et souvent inconscient de ce qui se passe.

C’est tout simplement fascinant d’apprendre comment notre cerveau d’homo sapiens, avec l’évolution, est devenu un outil incroyablement efficace pour notre survie, notre capacité de raisonnement. C’est un statisticien qui prévoit, calcul, évalue, oriente nos actions, nos décisions, en quelque sorte notre vie tout entière.

Beaucoup de calculs, d’analyses, de références à des modèles se font avant d’accéder finalement, parfois, à la conscience.

 

Résumé

Le sujet de la conscience a un lourd passé d’interprétations philosophiques et religieuses ce qui rend aujourd’hui sa compréhension plus difficile. Malgré tout, il reste important d’approfondir notre compréhension de ce qu’est la conscience en s’appuyant sur les recherches en neurosciences.

La conscience est peut-être la fonction biologique cruciale qui rend possible la connaissance de la douleur ou de la joie, de ressentir la souffrance ou le plaisir.

Il existe plusieurs façons de définir la conscience. L’une d’elles c’est de la considérer comme l’élaboration d’une connaissance qui se réalise dans un processus selon lequel l’organisme est mis en relation avec un objet quelconque. Cet objet devient ensuite la cause d’un changement dans l’organisme et des images se forment dans les processus neuronaux du cerveau.  

Beaucoup de nos pensées, de nos sentiments et de nos actions se déroulent automatiquement, sans que la conscience les appréhende, on parle alors d’inconscient. La conscience intervient seulement au moment où nos pensées, nos sentiments ou nos actions se produisent.

Notre niveau supérieur de capacité d’être conscient marque notre différence d’avec les autres animaux. Il semblerait que l’acquisition d’une conscience chez les animaux supérieurs, dont l’humain, a directement conféré un avantage adaptatif aux individus qui en avaient une.

Pour la majorité des scientifiques, l’être humain n’est pas l’unique dépositaire de la conscience. Mais la grande question est : quelle forme prend-elle chez les autres espèces?

Voici le lien: Notre cerveau en action – Conscience

Projet de loi sur les agressions sexuelles en milieu scolaire – Une bémol

Excellente initiative des partis de l’opposition du gouvernement du Québec QS, PLQ et PQ concernant la proposition d’un projet de loi pour lutter contre les agressions sexuelles en milieu scolaire.

Bien entendu j’appuie cette initiative, mais malheureusement sa présentation aux médias (Radio-Canada nouvelle continue RDI) le 30 avril 2023 m’a fait sourciller.

Les trois partis (QS, PLQ et PQ) présentent le projet de loi. Juste qu’ici tout va bien MAIS, à l’arrière-plan des figurantes bien visibles par le fait que sur le quatre femmes, trois étaient voilées et l’autre noir.

Qu’est-ce qui me dérange là-dedans? Pourquoi toutes ces femmes voilées ici? Je ne vois pas de lien avec les agressions sexuelles en milieu scolaire.

Pour moi, c’est ici de la surexposition de minorités de femmes voilées ou de couleur.

Pourquoi suis-je dérangé et vraiment dérangé. Parce qu’on est un état laïque. Parce que j’ai vécu à l’époque ou nos grands-mères et nos mères ont été dominées par le religion et parce que pour moi il est évident que le voile présente la domination des mâles sur les femmes et je trouve cela inacceptable.

Comme on dit, QS et le PLQ font vraiment exprès pour nous imposer leur vision de l’inclusion et de l’acceptation du port du voile.

Tout va trop vite aujourd’hui dans notre société

 

Mon propos 

Qu’est-ce qui se passe dans notre société postmoderne, hypernumérisée et hyperactive?

Est-ce moi qui deviens trop vieux, trop lent?

Lorsque je parle au téléphone à des employés – commande au restaurant – à la pharmacie ou autres – C’est incroyable la vitesse, le débit vocable des personnes. Au point où je dois leur dire de ralentir, car je ne comprends rien – de recommencer…

L’autre jour une infirmière laisse un message pour la rappeler, j’ai dû écouter 10 fois le message sans pouvoir comprendre le numéro de tél. ou la rappeler. Je l’ai trouvé sur Internet.

Dites-moi si c’est moi ou si l’on vit dans un monde de pression épouvantable, de rapidité comme le numérique?

***

Les réactions

Simon P.

Bonjour Pierre,

C’est …  l’âge… Nous sommes beaucoup moins performants. Notre vision diminue, nous entendons moins bien, nous oublions, nous fatiguons plus rapidement. Nous sommes en rapport avec des jeunes qui vont tout simplement à leur rythme.

Je le vis dans le golf. Je le constate facilement. Je joue avec au moins 40 personnes différentes régulièrement. Je fais des tournois. Les plus jeunes de 10, 20 et 30 ans sont difficiles à suivre.

Personnellement, je m’efforce de gérer mes pertes, mais tout comme toi, je t’avoue que c’est frustrant. Toutefois, on peut être fier de s’être adapté à toutes les nouvelles technologies. De plus, en ce qui te concerne, tu es un beau modèle d’adaptation lorsque je vois tes magnifiques réalisations intellectuelles.

Amitiés,

***

Christiane A.

Cher Pierre, ce n’est pas toi. C’est la stupide réalité. Xxxx.

***

Raynald H.

Pierre.

Tout va trop vite. Les gens sont pressés au travail, à la maison, à l’épicerie, partout.
Les gens courent après le bonheur, ils oublient le « carpe diem » (Expression latine signifiant cueille le jour !).

***

Alain L.

Bonjour Pierre.

Tu as raison, tout est vite, moi je ressens les gens beaucoup plus nerveux et stressé depuis la pandémie, une longue crise.

Les gens courent presque en faisant leurs courses, dans les marchés d’alimentation c’est presque dangereux de se faire frapper par un panier, l’impatience sur les routes est encore pire, la vitesse accrue, des tensions diverses chez les gens, etc.

Le monde (pas tous), mais plusieurs personnes semblent avoir littéralement changé, visiblement stressé, impoli, d’autres nous apparaissent presque enragés.  L’inflation n’aide pas non plus, tous ces bouleversements sociaux affectent l’adaptation, le comportement et l’humeur.

Les sentiments d’insatisfaction au travail, ailleurs également dans nombreuses activités de la vie quotidienne. La vie et l’adaptation aux changements semblent plus difficiles pour plusieurs,  »en effet c’est remarquable ».

Les gens retraités étant évidemment plus posés, on remarque davantage cette vie trépidante ou malsaine qui se passe à toute vitesse autour de nous. De nouvelles contraintes liées à la pandémie et l’inflation (le manque d’employés partout) entraînent des conséquences multiples et aussi des comportements parfois inquiétants. 

***

Lise C. 

Bonsoir Pierre.

C’est surtout lorsque je parle avec des jeunes que je remarque cette rapidité d’élocution. Je note aussi de grands changements dans la prononciation de certaines voyelles et l’emploi d’expressions courantes pour eux, mais dont je dois vérifier la signification.

Je crois que oui, le débit de la parole a tendance à s’accélérer comme tout le reste du mouvement de nos sociétés. Technologies obligent!

Il y aurait là un sujet intéressant à discuter : il y a-t-il un lien à faire entre la rapidité à laquelle les enfants sont soumis (réveils dès l’âge bébé par les parents pour aller à la garderie, mouvement des autos pour les y conduire, le go, go, go, les obligations de performance, etc.) et l’anxiété galopante chez les enfants?

Je sens que je dois développer mon humilité en reconnaissant que ces constats trahissent mon âge.

***

Hélène H.

Cher Pierre.

Tu n’es pas le seul à te questionner sur cette réalité, que j’appelle : « Triste réalité ». La triste réalité de notre monde hyperactif, hyper stimulé et hyper excité dans leur quotidien. Multi plateformes électroniques – Violence verbale / Violence physique / Musique excitante et énervante avec une sonorité excessive / Films de violence / Télé-séries violentes aussi / Annonces publicitaires à la télé ou autres médias dans lesquelles émergent également la violence sous plusieurs facettes / Médias sociaux / Langages insultants et blessants et tellement encore. Comment espérer qu’il y ait des exceptions avec lesquelles des personnes prennent le temps de : respirer / parler adéquatement / d’écouter / faire l’effort de comprendre et de nous aider ? C’est comme si nous les personnes âgées, nous demandions la charité.

 

Je me dis que nous sommes une génération dépassée. Peut-être, mais je pense que notre génération a vécu les plus belles années.

 

Dors bien ce soir et dis-toi que tu n’es pas le seul à vivre cette triste réalité. (Je pourrais te raconter plusieurs expériences : difficiles et exténuantes pour comprendre et me faire comprendre).

 

Bises et au plaisir,

Hélène H. 2e

Cher Pierre,

Je me suis réveillée ce matin en pensant à ton message d’hier au sujet des personnes qui parlent à une vitesse incompréhensible. Cette vitesse de la parole, des mots avalés, des syllabes escamotées. Un tout, qu’il soit au téléphone, dans nos conversations routinières, dans les reportages ou téléromans, etc., etc., Ces communications ou ces écoutes sont pour moi des rendez-vous manqués. Manqués, parce que je ne comprends tout simplement pas. C’est triste. Parfois je me sens comme une personne dépassée. C’est encore plus vrai, si je fais référence à mon école d’hier. Aujourd’hui j’ai le goût de puiser dans certains souvenirs. Ceux qui me rappellent l’importance qu’était l’apprentissage du français. Celui, qu’on nous enseignait avec parfois des petits coups de baguette, qui ne nous faisaient pas mal physiquement, mais à l’orgueil tellement. C’était fort important de bien apprendre les règles de grammaire, le vocabulaire, la composition et la structure des phrases. Nous avions même des cours de diction, de prononciation, d’intonation, sans oublier les combats de vocabulaire et les dictées. Un retour nostalgique sur cette époque que j’interprète aujourd’hui, comme une chance, un privilège. 

J’aimerais pouvoir échanger, questionner et challenger nos politiciens qui veulent protéger le français. Quel français veulent-ils protéger ? Le baragouinage de la langue ? Pour moi, une tristesse de constater la piètre qualité du français qui s’effrite peu à peu, pour ne pas dire à la vitesse grand «  V ».

Pouvons-nous espérer que la culture revienne au rendez-vous ? Cette culture qui implique plusieurs composantes, dont celle de l’apprentissage d’un français, afin qu’il reprenne toute sa notoriété  ? Ce serait une réelle fierté d’être francophone.

Bonne dimanche Pierre ou bonne fin de journée,

***

André B.

Bonjour Pierre, non tu ne deviens pas trop vieux. Prendre le temps de vivre ne fait pas partie des valeurs d’aujourd’hui. Pour beaucoup aller vite, c’est être vivant, quelle erreur. Être vivant pour moi c’est se déconnecter de toute cette techno de temps en temps et prendre le temps de regarder la vie réelle autour de nous. Tu devrais voir ma petite fille regarder les geais bleus venir dans les mangeoires. Pour les apprivoiser, ça pris du temps. Passe une belle journée sans te presser. Tu vivras plus vieux…

Les violences, les impatiences et les frustrations dans notre société. Une tentative d’explication (Essai)

 

    

J’écris cette réflexion suite à une remarque d’une personne qui me demandait mon opinion sur : comment expliquer l’impatience, la violence et le sentiment de frustration des gens qui augmente de plus en plus dans notre société. Ce questionnement a déclenché en moi la réflexion et l’analyse qui suit.

Avertissement à mon lectorat. Le point de vue que j’élabore dans ce texte reflète comment je vois présentement l’explication du problème. Il s’appuie sur mon savoir théorique de chercheur et sur mon savoir d’expérience de vie.

Je n’aborde pas ici les explications possibles de la violence liées à une psychopathologie – psychose, schizophrénie ou encore à un acte idéologique d’un terroriste. Mon essai d’explication concerne le commun des mortels, le monde ordinaire.

Le texte est long, il prend de la patience pour tout le lire. Les annexes C et Dpermettent de mieux comprendre les sous-systèmes tant de l’individu que de  l’environnement.

Vos commentaires sont les bienvenus et BONNE LECTURE

État des lieux sur les manifestations de la violence,
de l’impatience, de la frustration

J’observe, comme bien d’autres, une augmentation d’expression de violence, de frustration, d’impatience chez les gens. Du moins une augmentation des informations à ce sujet – nouvelles continues – médias sociaux.

Les nouvelles continues nous informent, pour ne pas dire nous surinforment sur tout ce qui va mal dans la société ici et ailleurs – RDI – LCN – CNN, Google actualités, etc. Même phénomène sur les médias sociaux.

La guerre en Ukraine qui n’en finit plus et qui coûte des milliards pendant que des populations meurent de faim étant trop pauvre pour se nourrir. On nous présente cette guerre en Ukraine comme si c’était un match de hockey ou de football. Telle équipe à une nouvelle arme pour se défendre, l’autre entraîne des milliers de nouveaux conscrits. Qui gagnera plus de territoire avec moins de morts, moins de pertes, voilà l’enjeu. Pour en ajouter, la Russie menace d’utiliser l,arme nucléaire.

On nous bombarde continuellement des nouvelles déprimantes qu’on écoute impuissants. Voir en annexe A un petit échantillon de ces événements qui minent le moral et en annexe B des exemples d’événements heureux qui ne sont pas relevés par les médias.

Tentative d’explication du malaise qu’on observe

Les êtres humains, suite aux millions d’années d’évolution, cherchent à se protéger, à survivre, à transmettre leurs gènes, à trouver un équilibre physique et psychique, le bien-être. Chercher consciemment ou inconsciemment à être heureux, à trouver l’équilibre, le bonheur est inscrit dans notre organisme. Toutefois, notre cerveau est toujours à l’affût des dangers qui nous menacent. Et chacun le définit à sa façon ce bien-être. Ainsi, la personne bienveillante, altruiste cherche un équilibre entre son bien-être et celui des autres, le criminel, le délinquant, le dominant, le violent cherche son bien-être en exploitant les autres et en les dominant.

Tenter de répondre à la question : pourquoi cette violence, cette impatience et cette frustration dans notre société ne peut se limiter à un ou deux facteurs responsables. C’est multifactoriel, multisystémique comme beaucoup de problèmes humains le sont.

À l’exemple de notre cerveau, qui comprend de multiples systèmes, notre vie en société s’imbrique dans de multiples systèmes qui orientent nos comportements. Ceci ne veut pas dire que le libre arbitre n’existe pas. Chaque personne possède le pouvoir de choisir, de dire oui, de dire non. Toutefois, il faut reconnaître que de multiples facteurs font pression pour influencer le choix du oui ou du non, du bien ou du mal, du faux ou du vraie, de la transparence ou du caché.

Chaque personne a son patrimoine génétique, son histoire personnelle, sa personnalité, son environnement[1] et baigne dans une culture donnée. Ainsi, il existe de nombreuses différences individuelles qu’il faut tenir compte. Il faut alors prendre mes explications, comme de grandes tendances générales.

Je vais tenter d’expliquer le problème des insatisfactions en regardant deux grands systèmes, soit celui de l’individu et celui de l’environnement. Cette approche systémique fait en sorte que l’individu est lui-même un grand système composé de sous-systèmes qui sont intégrés dans un autre grand système et ses sous-systèmes qu’est l’environnement. Ces deux grands systèmes s’interinfluencent l’un l’autre.  Comme nous le démontrent bien les recherches en épigénétique, l’environnement (éducation, culture, société, etc.) joue sur l’expression des gènes des individus, alors que l’individu a lui-même une influence sur l’environnement.

Les sous-systèmes de l’individu

 

Comme personne humaine, nous avons comme grand système, notre organisme bio-psycho-neurologique et plus spécifiquement les mécanismes neurobiologiques de notre cerveau. Notre cerveau est le chef d’orchestre de nos comportements suite aux multiples influences de nos apprentissages, de nos expériences et de l’interaction avec notre environnement.

Ce sont les multiples sous-systèmes de l’expression du cerveau inscrits dans notre organisme qui sont en interaction entre eux, et en interaction avec l’environnement qui à mon avis explique la violence, la frustration, les impatiences et les insatisfactions.

Chaque sous-système se situe dans une expression soit : positive – neutre – négative. Cette expression peut être relativement stable ou instable. Elle témoigne de notre satisfaction ou de notre insatisfaction.

( – ) Négatif—————————-Neutre (+-) —————————-Positif (+)

Le cumul d’expression (positive – neutre ou négative) des différents sous-systèmes en interaction avec l’environnement conduit à un vécu des personnes qui aboutira à être soit heureux, mitoyen ou carrément malheureux.

Pour voir la liste des sous-systèmes internes à l’individu, voir l’annexe C.

Dynamique interne des sous-systèmes de l’individu
Tous les sous-systèmes sont en interaction entre eux   

Notre double nature
Notre bagage génétique
Notre personnalité
L’estime de soi
Notre style d’attachement
Nos croyances
Nos valeurs

La base étant notre double nature orienté par notre bagage génétique. Le style d’attachement détermine nos relations interpersonnelles. Notre personnalité, notre estime de soi, avec nos croyances et nos valeurs synthétisent qui nous sommes et comment nous allons nous comporter.

Nos besoins
Nos désirs
Nos attentes….
Nos motivations
Nos plaisirs
Nos émotions

Nos besoins, nos désirs et nos attentes influencent nos motivations qui soutiennent nos actions. Selon les résultats de nos actions, nous pouvons ressentir diverses émotions positives ou négatives, ainsi que du plaisir et du déplaisir.

La consommation.
Le travail et la carrière professionnelle
La satisfaction.

 La consommation, la carrière professionnelle, selon leurs réponses peuvent mener à de la satisfaction ou de l’insatisfaction.

Pour voir la liste des sous-systèmes de l’environnement, voir l’annexe D.

Dynamique interne des sous-systèmes de l’environnement

La famille
Le réseau social

L’éducation scolaire
L’environnement socio-économique

 Tous les présents sous-systèmes interagissent entre eux, que ce soit la famille, nos relations sociales, l’école ou le type d’environnement socio-économique (aisé ou défavorisé).

Les religions
La culture

La religion avec ses valeurs morales ou sa domination; la culture avec ses prescriptions et ses valeurs collectives jouent un rôle sur nos vies.

Les gouvernements
Le commerce, les multinationales
et la consommation
La révolution numérique
. 

Les gouvernements avec leurs lois, leurs services, leurs exigences; l’incitation à la consommation par les commerces; la révolution numérique avec tous ses outils conditionnent plusieurs de nos comportements.

Dynamique interactive de tous les sous-systèmes internes à l’individu
et de ceux de l’environnement

 

On pourrait comparer l’ensemble des sous-systèmes que j’ai présenté, à la circulation routière. Celle-ci se compose de rues, de routes et d’autoroutes qui pour la plupart d’entre elles sont interconnectées et s’entrecroisent.

Voici deux exemples différents d’interactions entre les sous-systèmes de personnes et de ceux de l’environnement.

Michel est un jeune homme de 34 ans. Il vit en couple avec deux jeunes enfants. Il est ingénieur informaticien pour une grande entreprise. Enfant il avait des parents affectueux et sécurisants. Il a développé une personnalité d’extraverti avec des valeurs qui l’incite à aider les autres, à se préoccuper de la justice sociale. Il donne de l’importance à la famille et aux partages des tâches avec sa conjointe. Il ne pratique pas de religion, mais est respectueux envers les croyants. Lors de de la covid, il a trouvé cela difficile de faire du télétravail et que les enfants soient à la maison, mais il en a profité avec sa conjointe pour augmenter les activités familiales. Lorsqu’arrivent des obstacles, des difficultés dans la vie familiale ou au travail, il a développé une capacité de se centrer sur les solutions et ainsi de passer à travers des temps difficiles. Il se considère satisfait de son couple, de ses enfants, de sa carrière et sa vie en général.

Nadia est une jeune femme de 30 ans. Elle est mère monoparentale d’un jeune enfant. Elle a fait de courtes études pour devenir coiffeuse. Jeunes, ses parents étaient très occupés par leur travail et elle ne sentait pas assez l’affection et la sécurité de leur part. Elle a développé une personnalité plutôt introvertie qui l’incite à aimer la solitude et peu de contact avec les amis. Elle trouve difficile de vivre cet état de monoparentalité, d’équilibre famille travail et aussi de ses revenus qui lui demande de toujours calculer ses dépenses. Elle ne pratique pas de religion. Lors de de la covid, Nadia a trouvé cela très difficile de ne pas pouvoir travailler pour quelques semaines et d’avoir un salaire réduit. Elle se sent souvent stressée et à bout de souffle. Lorsqu’arrivent des obstacles, des difficultés dans sa vie c’est comme si elle n’avait pas l’énergie nécessaire pour les surmonter. Elle se considère insatisfaite de sa vie en général.

 

La théorie de la balance comme référence explicative à
la satisfaction et à l’insatisfaction

 

Pour expliquer les excès de violences, d’impatiences ou de frustrations dans notre société, je me réfère à la théorie de la balance ou de l’équilibre ou du déséquilibre entre le poids des satisfactions et des insatisfactions dans la vie des personnes.

Dans les deux exemples présentés plus haut, on voit que Michel a les capacités et a  développé les compétences pour faire face aux obstacles, aux frustrations. Le poids de ses satisfactions, de ses réussites est supérieur à ceux de ses frustrations, de ses échecs, de ses déceptions. Ce n’est pas le cas de Nadia, au contraire.

Certaines « explosions » de colère, de frustration et de violence pourraient s’expliquer par un cumul d’insatisfactions, une carence de plaisir dans la vie, de satisfaction.

Comme mentionné antérieurement, il n’y a pas une seule cause à un comportement excessif, il peut y avoir un déclencheur (une perte d’emploi, une séparation, un deuil, etc.), mais ce sont les multiples interactions entre les sous-systèmes de la personne et de l’environnement qui en sont la principale cause.

Conclusion

Cette réflexion explicative me mène à croire que pour bien faire face aux obstacles de la vie, aux difficultés, aux frustrations, il faut développer soi-même des compétences pour gérer ses émotions, sa vie affective. Développer cette capacité de percevoir le côté positif à ce qui nous semble négatif. Être proactif sur ce sur quoi on a du contrôle, du pouvoir.

La bonne nouvelle, c’est que la génétique, le câblage du cerveau ne conduit pas à un déterminisme rigide. La découverte des dernières décennies montre que le cerveau a des capacités de plasticité incroyable qui permet l’apprentissage toute la vie durant et surtout le changement.

Annexe A
Petit échantillon d’événements présentés dans les nouvelles continues
et qui minent le moral.

Remarque. Les nouvelles continues mentionnent très rarement le côté bienveillant, altruiste des humains dans notre société. Cette quantité de personnes qui se vouent au bénévolat, à faire des dons aux associations ou aux fondations, à l’entr’aide. Ces personnes qui, au risque de leur vie, sauvent d’autres individus en péril. Ce qui suit n’est qu’un faible échantillon d’exemples.

  • Les 30% des personnes décédées par accident d’automobile ne portaient pas de ceinture de sécurité. Non-respect des règles obligatoires de sécurité.

  • Le 6 janvier 2021, l’assaut au Capitole américain. L’ex-président Trump n’accepte pas la défaite. Remise en question des règles de la démocratie. À ce jour, Donald Trump, vu comme le responsable, ne fait aucunement l’objet d’accusation par le système de justice américaine.

  • Le même phénomène au Brésil, une partie du peuple n’accepte pas la défaite de l’ex-président Jair Bolsonaro et tente de renverser les résultats. Non-respect des règles de la démocratie.

  • Les manifestations monstres en France contre le projet du gouvernement d’augmenter l’âge possible de la prise de la retraite de 62 ans à 64 ans.

  • La quantité de harcèlements sexuels et d’abus de pouvoir de la part des hommes envers les femmes qui aboutit au mouvement « Moi-aussi ».

  • L’Église catholique protège ses prêtres pédophiles et empêche la justice d’agir et les victimes d’être entendues.

  • Le célèbre Jean Vanier fondateur de l’Arche pour les personnes déficientes intellectuelle. Accusé d’agression sexuelle sur 25 femmes. On croyait que c’était un saint homme.

  • L’Église catholique et ses abus envers les peuples autochtones.

  • La multiplicité des fémicides.

  • La violence conjugale et les dangers pour les femmes et les enfants.

  • La violence verbale, les menaces de mort sur les réseaux sociaux.

  • Les tueries de masse et les véhicules utilisés comme bélier (arme meurtrière).

  • La tuerie à la mosquée de Québec.

  • La tuerie à l’Halloween à Québec.

  • L’autobus qui fonce dans une garderie.

  • La camionnette qui fonce sur des piétons à Amqui (véhicule bélier).

  • L’hypertolérance de la société, du système de justice dans l’histoire de tentative d’assassinat de Pauline Marois élue première ministre du Québec en 2012. On en rajoute avec l’entraîneur de soccer qui mentionne que la seule erreur du tireur c’est d’avoir manqué sa cible. Et! Aucune conséquence.

  • La maltraitance des aînés en CHSLD publics ou privés.

  • Les fraudes par texto des personnes vulnérables et vols d’identités.

  • Les abus des travailleurs comme les infirmières avec le TSO.

  • Le système de santé québécois complètement désorganisé avec le temps d’attente à l’urgence, la difficulté d,avoir un médecin de famille, la difficulté de voir un médecin spécialiste, les opérations retardées, etc.

  • Les talibans et le contrôle excessif des jeunes filles et des femmes (pas le droit à l’éducation, à la carrière, à être dans l’espace public). Manifestation monstre et répression de la part du gouvernement avec tueries et pendaisons.

  • Etc.

J’arrête ici cette longue liste de ce qui va mal et ce n’est qu’un faible aperçu des mauvaises nouvelles.

Annexe B
Petit échantillon d’événements heureux qui ne sont pas présentés
dans les nouvelles continues
(Tiré d’un texte de Simon Papillon)

Il est très malheureux que les médias cherchent avant tout le sensationnalisme à l’aide des annonces de drames. D’une part, il y a de grands malheurs humains mais d’autre part il y a des événements très heureux qui surviennent et  qui sont négligés par les médias.

  • Les belles découvertes scientifiques qui se réalisent continuellement.

  • Les personnes qui  guérissent de maladies sévères.

  • Les succès de nombreux universitaires.

  • Le bonheur des jeunes qui s’amusent avec grand plaisir en faisant du sport avec leurs amis.

  • Les jeunes parents qui adorent prendre soin de leurs enfants.

  • Les rencontres familiales chaleureuses.

  • Les personnes qui sauvent des vies.

  • L’arrivée de belle nourriture fraîche.

  • Le plaisir de se procurer des biens, etc.

Annexe C
Liste des sous-systèmes internes à l’individu

Notre double nature : animal et humaine[2]. Notre organisme se compose d’une part animale et humaine. La partie plus animale est instinctuelle, plutôt automatique dans ses réactions, alors que la partie plus humaine est plus réfléchie et fait davantage appel à notre néocortex. Les deux dimensions sont en interaction, parfois l’une prend le dessus sur l’autre.

La génétique et l’épigénétique. Aujourd’hui on n’accorder de l’importance à la contribution génétique (inné) qu’à la condition de tenir compte de l’apport de l’environnement (stimulation, éducation, apprentissage), soit l’épigénétique. Ainsi, le cerveau d’un individu se développe à la fois par la croissance biologique et par ses expériences en interaction avec son environnement.

La personnalité. Comme individu nous possédons deux fondements qui se complètent et nous caractérisent, soit le tempérament et la personnalité. Le tempérament de la personne influence son niveau d’activité, d’attention, d’anxiété, de timidité, et d’adaptabilité aux situations nouvelles. La personnalité, c’est en quelque sorte la synthèse de la personne, la façon de penser, la façon de vivre les émotions, de communiquer avec les autres. Elle comprend les valeurs, les croyances et oriente les comportements.

Le style d’attachement. L’acquisition d’un développement socioémotionnel harmonieux nécessite que l’individu construise au départ (en bas âge) une relation d’attachement avec une personne aimante qui prendra soin de lui de façon cohérente et continue. Cette personne, objet d’attachement, a pour mission de le protéger et de le rassurer tout au long de son développement. Le style d’attachement sécurisant ou insécurisant va influencer le mode de vie et les relations interpersonnelles présentes et futures de la personne.

Les besoins. Le besoin peut être vu comme un écart entre ce que la personne vit présentement et ce qu’elle ressent comme nécessaire ou souhaitable. Il y a des besoins biologiques, psychologiques, sociaux et moraux.

Les désirs. Le désir est un sentiment généralisé qui se manifeste par une attirance assez intense pour quelqu’un ou pour quelque chose.  Les besoins et les désirs sont intimement liés entre eux.

Les attentes. Lorsqu’on a des attentes, on a également de l’espoir, une projection dans l’avenir. Elles alimentent notre motivation et peuvent avoir plusieurs cibles : notre conjoint.e, nos enfants, nos amis, etc. Elles s’appliquent aussi à nos projets d’études, à notre carrière, à notre santé, etc.  Notre entourage a également des attentes envers nous. Les attentes peuvent avoir différentes dimensions : élevées ou faibles, positives ou négatives, réalistes ou irréalistes.

La motivation. C’est une énergie qui permet d’accomplir des actions. Elle peut se définir comme l’ensemble des mécanismes biologiques et psychologiques qui déterminent le déclenchement d’un comportement, son orientation, l’établissement d’un but à atteindre ou, au contraire, le rejet et la fuite. Il existe un lien étroit entre les émotions, les besoins, les désirs et la motivation.

L’estime de soi. Elle correspond à une autoévaluation de soi-même, à une appréciation qu’on a de soi qui peut être positive, négative, réaliste ou irréaliste. Elle se construit par l’expérience, par les résultats des apprentissages dans tous les domaines, ainsi que par les rétroactions de l’entourage et de ses propres auto rétroactions.

Le plaisir. Dans notre cerveau nous avons un circuit de récompense (besoin-désir-plaisir -récompense), qui se déclenche pour tout comportement qui répond à un besoin. C’est la perspective d’une récompense ultérieure (argent, affection, pouvoir, etc.) qui nous incite à produire un effort physique ou mental. Par la suite, lorsque la récompense a été obtenue, la dopamine active la libération des neurotransmetteurs du plaisir : l’endorphine, la sérotonine. Ces neurotransmetteurs du plaisir exercent des effets euphoriques et relaxants et pousse à reproduire le comportement.

Les émotions. Ce sont des états affectifs accompagnés de réactions physiologiques dont la durée et l’intensité varient. Certaines émotions sont agréables (joie), d’autres désagréables (colère, peur, tristesse). Ce sont des réactions physiologiques à un ou des stimuli de l’environnement intérieur (déclenchées par une pensée, par exemple) ou extérieur (déclenchées par un stimulus – un son, une odeur, la vue d’un objet, d’une personne, etc.). 

Le stress. Le stress nous place dans un état d’alerte et de vigilance propice à percevoir le danger et à trouver une réponse la plus adaptée possible à la situation. Il peut faciliter la fuite, préparer la riposte ou favoriser le compromis. Cette réaction de survie peut correspondre à une réaction positive qui nous stimule puisqu’elle nous donne les moyens de réagir sur le plan biologique, nous amène à réfléchir, à agir pour tenter de résoudre les problèmes et à surmonter nos émotions du point de vue psychologique. Toutefois, dès que le stress devient chronique, il est usant, car il vide l’organisme de ses énergies adaptatives. Il est donc parfois néfaste.

La satisfaction. Dans la vie quotidienne des humains, une place importante est accordée à l’expression du sentiment de satisfaction ou d’insatisfaction. L’expression de ces sentiments est centrale, car c’est notre évaluation, consciente ou inconsciente, de la réponse ou de la non-réponse à nos besoins. La psychologie distingue quatre degrés de satisfaction : l’absence de contrainte, le plaisir, la joie, le bonheur. Ce sous-sytème sera fondamental dans mon explication de la violence, de la frustration, etc.

Les croyances. À l’instar de nos valeurs, on ne se rend pas toujours compte à quel point nos croyances, conscientes ou inconscientes, influencent notre façon de vivre, de décider, de se comporter. Les croyances représentent ce que nous pensons être la vérité. Ce sont des constructions mentales issues de l’éducation et des expériences que nous vivons. Elles nous amènent à croire qu’il s’agit de la vérité. Certaines croyances sont tout à fait fausses, alors que d’autres peuvent être en partie ou en totalité vraies. Habituellement lorsqu’elles sont vraies, elles s’appuient sur la recherche scientifique.

Les valeurs.  Les valeurs font partie de ce qui compte le plus pour nous. Elles peuvent nous caractériser et nous distinguer des autres. Les valeurs représentent un élément fondamental de notre personnalité et jouent un rôle de premier ordre dans nos prises de décision et dans l’orientation de nos comportements. Nos actions sont tributaires de nos valeurs, mais également de celles des autres et de la société dans laquelle nous évoluons, avec la culture que nous partageons. En quelque sorte, les valeurs sont le socle de notre identité, de notre personnalité, même si nous n’en sommes pas toujours conscients. Elles sont en interaction avec les émotions et les besoins et elles interagissent avec les désirs. Certains désirs peuvent aller à l’encontre de nos valeurs.

La dépendance affective et la dépendance aux stimulants (alcool, drogues, etc.). Une dépendance se traduit par un besoin intense. Lorsque la personne répond à ce besoin, elle éprouve du plaisir (entre autres, par la dopamine). La dépendance affective est une dépendance à l’autre personne dans la relation de couple. Elle peut mener à du contrôle de l’autre.  La peur de l’abandon peut être la source de cette dépendance. Quant à la dépendance aux substances, il y a la dépendance physique qui implique l’organisme qui s’est habitué à une substance qui devient un besoin pour fonctionner et la dépendance psychologique qui est liée aux effets procurés par la substance ou le comportement ainsi qu’au contexte qui l’entoure. Chose certaine, toutes formes de dépendances minent la liberté de la personne.

La consommation. Pour un humain, il est normal de rechercher le bien-être par la réponse à ses besoins. La consommation permet de répondre à des besoins. C’est l’hyperconsommation qui devient un problème. Les spécialistes du comportement humain engagés par les multinationales poussent les consommateurs à consommer et à acheter au-delà de leurs besoins. Comment ? En créant les besoins matériels et symboliques, en agissant sur la motivation, sur le circuit de récompenses et sur les conditionnements.

Le travail et la carrière professionnelle. Dans la société actuelle, l’identité est souvent associée à l’activité professionnelle et au type de profession. En effet, le travail fait partie de notre identité. En plus d’avoir une fonction de production, il revêt une fonction de valorisation et d’intégration sociale. L’emploi permet de répondre à nos besoins fondamentaux. À la base, les revenus contribuent à répondre aux besoins d’alimentation, de logement et de sécurité. Si les conditions sont adéquates, le travail permet l’accomplissement de soi à l’échelle supérieure des besoins.

Le libre arbitre. Il peut être vu comme la capacité dont dispose l’être humain de se déterminer lui-même, d’agir indépendamment de toute contrainte, venant aussi bien de l’externe que de l’interne. C’est la capacité d’agir en étant la cause première de son action. Enfin, c’est de concevoir que l’être humain est responsable de ses prises de décisions, de ses choix entre le bien et le mal. Tout en acceptant un certain déterminisme dû à la génétique et à notre environnement, il reste une part de libre arbitre, de responsabilité de nos choix.

Annexe D
Les sous-systèmes de l’environnement

La famille. Plusieurs facteurs comme la culture, l’origine sociale et les événements de la vie influencent notre développement. Parmi eux, l’environnement familial, la façon dont les parents éduquent leurs enfants, les valeurs transmises, les modèles observés, le climat familial, les styles éducatifs. La famille est l’un des systèmes de l’environnement qui influence le plus le développement de la personne humaine. C’est une institution dont le rôle de la socialisation est central.

Le réseau social. Le réseau de relations familiales ainsi que le réseau de relations d’amitié constituent pour l’être humain un élément fondamental pour son bien-être et sa protection. Pourvu que ces réseaux soient dans une orientation positive.

L’éducation scolaire. L’école à pour but l’apprentissage et le développement des diverses facultés  chez les individus. Elle est l’un des lieux importants de transmission des acquis de la société entre les générations. C’est par ses activités de formation qu’elle crée un environnement dans lequel la personne s’approprie la culture de son milieu, développe sa compréhension du monde et du sens donner à sa vie.

La culture. Elle peut être conçue comme un ensemble d’idées, de coutume, de valeurs et d’agir que partage une société donnée. Le tout est plus ou moins formalisé, appris et partagé. Elle contribue au développement des personnes qui en font partie et forme une collectivité particulière.

La religion. Le terme religion a pour origine le mot latin religare, qui signifie « relier ». Ainsi, la pratique religieuse et la prière favorisent le rassemblement des individus et cultivent des valeurs morales semblables. De plus, elles disciplinent moralement les personnes et favorisent la stabilité sociale. Les textes religieux informent les fidèles sur le bon comportement à adopter en société et le respect à porter sur les autres et sur soi-même.  Malheureusement, dans bien des cas, la religion est biaisée par l’utilisation que les hommes en font pour des fins de domination, entre autres auprès des femmes.

L’environnement socio-économique. Le milieu dans lequel nous vivons joue un rôle de premier plan en favorisant ou en défavorisant l’expression du potentiel du bagage génétique dont on a hérité. Plus particulièrement, l’environnement socioéconomique contribue positivement ou négativement au développement des personnes. Les effets de l’environnement social sur le développement des personnes, sur la reproduction des classes sociales et sur l’égalité des chances, particulièrement en éducation sont reconnus suite aux nombreux travaux de recherche en sociologie.

Les gouvernements. Au provincial (Québec) il a pour mission et responsabilité de créer des lois (le législatif), de veiller à l’exécution des lois (l’exécutif) et de veiller à la justice. Il dispense des services à la population en ce qui concerne, la santé, l’éducation, la culture, la gestion des infrastructures, etc. Au fédéral (Canada) le gouvernement assume la responsabilité des affaires de portée nationale et internationale, entre autres de la défense, de la politique étrangère, du commerce et des communications entre les provinces, de la monnaie, de la navigation, du droit criminel et de la citoyenneté. L’approche peut être l’État providence ou  le Néolibéralisme. Offrir de multiservices ou laisser libre cours à la compétition capitaliste par une incitation à la consommation.

Le commerce, les multinationales et la consommation. Dans notre système capitaliste, afin de conserver un équilibre économique, tout pousse à favoriser la consommation par les messages publicitaires, le crédit (obtenez maintenant et payez plus tard), etc.

La révolution numérique. Cette révolution numérique et technologique s’est manifestée graduellement avec la télévision, l’ordinateur personnel, Internet, les médias sociaux, les outils numériques et technologiques. Cette culture numérique est un Nouveau Monde qui n’est ni magique ni maléfique, mais avant tout scientifique et technique. C’est une nouvelle réalité, les écrans font partie de notre quotidien : ordinateurs, téléphones intelligents, consoles portables, tablettes, tableau de bord dans les voitures avec écran tactile, etc. De plus, les activités sur ces supports sont multiples : films, musique, vidéos, jeux, applications et bien entendu, les réseaux sociaux. Le tout influence nos vies.

 

[1] L’utilisation de l’environnement dans ce texte signifie tout ce qui est extérieur à l’organisme humain : les événements, les expériences, les stimuli, l’éducation, la culture, la richesse, la pauvreté, etc.

[2] En référence à la théorie de Cyrille Barrette. La vraie nature de la bête humaine (2020).

Mon autobiographie et commentaires de lecteurs/trices

Une autobiographie – D’élève doubleur à professeur d’université. Une histoire de résilience (2022)

Bonjour à toutes et tous.

C’est avec plaisir que je vous informe de la publication de mon nouveau livre D’élève doubleur à professeur d’université. Une histoire de résilience

Vous pouvez vous procurer le livre en version papier ou numérique sur Amazon.ca

https://www.amazon.ca/-/fr/Pierre-Potvin-ebook/dp/B0BBBM3XRP/ref=sr_1_5?__mk_fr_CA=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&keywords=potvin+stone&qid=1661092927&s=books&sr=1-5

Présentation

Dans ce livre, j’offre aux lectrices et aux lecteurs un témoignage sur mon parcours de vie débutant par mon vécu scolaire d’échec au primaire et la résilience qui m’a permis de relever les défis pour en arriver à être un professeur-chercheur universitaire. J’y décris mon parcours de résilience.

Ce livre se veut particulièrement un message d’espoir pour les parents, grands-parents, enseignants et éducateurs confrontés avec des enfants et des adolescents aux prises avec l’échec scolaire ou avec des problèmes d’adaptation qui nuisent à leur bien-être. Les professionnels de la psychoéducation et de l’éducation spécialisée y trouveront les fondements de leur profession.

Malgré des conditions familiales très difficiles et un vécu scolaire catastrophique au primaire, j’ai réussi dans la vie. Cette réussite, je la dois à des rencontres de personnes bienveillantes qui croyaient en moi, que j’appelle mes mentors, et aussi dans mon investissement dans le sport et le travail étudiant à l’adolescence.

Ce témoignage de mon vécu de résilient se conclut par quelques constats que je livre aux lecteurs et aux lectrices afin de leur laisser les principaux apprentissages que m’a permis mon vécu et mon expérience de recherche en éducation, en psychologie et en psychoéducation.

« Ce récit personnel illustre le long parcours scolaire et universitaire que l’auteur a réussi à accomplir, démontrant ainsi sa grande capacité de détermination et de résilience ». Raymond Gagnier.

« Cet écrit nous apprend autant qu’il nous bouleverse, et c’est là une autre immense qualité de l’auteur. Je vous souhaite une très bonne lecture ». Christiane Asselin.

« D’élève doubleur à professeur d’université présente une histoire de résilience. C’est une contribution exceptionnelle à la problématique de la réussite scolaire. Ce livre permet de comprendre quelles sont les véritables causes de l’échec scolaire et d’identifier les éléments individuels et structurels des facteurs de protection et de résilience qui mènent à la réussite scolaire et professionnelle ». Raynald Horth.

« Ton histoire de vie est une belle “mise à nu” de ton personnage et crois-moi, ce témoignage, rempli d’une grande authenticité, demande beaucoup d’audace et de transparence et fait foi d’une grande sagesse dans la synthèse que tu fais de ta vie… » Diane Rousseau.

Autres commentaires  

Réaction à mon livre Autobiographie

Table des matières, préface, prologue et introduction

Doubleur – Table des matières – préface – prologue – introduction

Enfance et tendresse

Toute une beauté cette vidéo d’enfants et leur tendresse ainsi que celles de certains adultes et animaux. On est loin ici des « guéguerre dans le monde ».

 

À la découverte de notre cerveau

Notre cerveau le chef d’orchestre de notre personne

Résumé
À la découverte de notre cerveau

Assoiffé de connaissances, comme auteur, je désire ardemment partager et léguer mes découvertes. En fait, j’écris pour apprendre et partager. Depuis de nombreuses années, je suis passionné par cet organe merveilleux qu’est notre cerveau.

Le but de ce livre est de vous faire découvrir ou redécouvrir comment fonctionne notre cerveau ce grand chef d’orchestre de notre organisme, de notre personne. C’est notre cerveau qui nous permet, notamment, par notre capacité de conscience supérieure, de tenter de découvrir Qui sommes-nous, nous les humains.

Deux parties composent ce livre. La première partie est théorique et décrit tout ce qui concerne le cerveau. Quelle est la composition de cet organe, qu’est notre cerveau, le centre des opérations de notre personnalité? Quelles en sont les parties qui jouent un rôle important dans nos apprentissages, dans nos émotions et dans l’émission de nos comportements?

La deuxième partie se veut une application pratique qui aide par divers moyens à tenir compte du fonctionnement du cerveau.

Table des matières 2

 Ajouter cette partie à la table de matières

Partie application Trucs et Astuces.
Le cerveau et la petite enfance.
Le cerveau et la personne âgée.
Apprentissage.
Stress.
Plaisir
Pleine conscience.
Fonctions exécutives.
L’exposition aux écrans.
Muscler son cerveau.
Psychoéducation et neurosciences  

Bonne lecture!

Pour obtenir gratuitement l’ouvrage sur le cerveau, veuillez me le demander par courriel à l’adresse suivante. Vous allez le recevoir rapidement.

Pierre.Potvin@uqtr.ca 

Bonne année 2023

Un Joyeux Noel et une Bonne nouvelle année 2023, malgré la tempête au Québec.

Voici une vidéo stimulante.

Merci de fréquenter mon site Internet.
Espérant qu’il vous apporte de l’information intéressante.

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Meilleures mini-conférences YouTube / Pierre Potvin

 

Résilience: d’élève doubleur à professeur d’université
(283 vues)
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Le problème des garçons à l’école (907 vues)
https://www.youtube.com/watch?v=0M2KUhgljvc

La famille, l’éducation familiale et l’éducation scolaire.
(1 223 vues
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Psychoéducation et Éducation (805vues)
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Imagine de John Lennon avec caricatures

Réflexion sur la domination des hommes sur les femmes[1]

Sources d’inspiration

Ce qui m’a inspiré pour écrire ce texte de réflexion :

  • Le livre La vraie nature de la bête humaine (2020) du biologiste et éthologue Cyrille Barrette;

  • Le livre Ce que les chimpanzés m’ont appris (2014) du biologiste et éthologie Daniel Paquette;

  • Le livre Le mythe de la virilité. Un piège pour les deux sexes (2017) de la philosophe Olivia Gazali;

  • Également, les échanges avec mon épouse Yolande Potvin féministe et historienne;

  • Mes travaux de recherche avec Denise Tremblay directrice générale de La Séjournelle, maison pour femme victime de violence conjugale et leurs enfants.

  • La révolte des femmes iraniennes concernant l’assouplissement des règles de morales et le droit à la liberté.

Une explication par l’origine biologique – notre double nature : animale et humaine

Barrette (2020), développe sa vision de biologiste et d’éthologue sur ce qu’il considère comme notre double nature, à savoir notre nature animale et notre nature humaine[2]. Comme le mentionnent  Paquette et Millet (2021) dans leur critique de la notion d’une « double nature »  « Barrette a le mérite de nous rappeler non seulement nos origines animales, mais que nous sommes toujours un animal » p.163.

L’évolution de notre espèce, le langage, l’éducation, la culture a fait de nous Homo sapiens une partie humaine qui doit s’allier avec notre partie animale, instinctuelle. Notre néocortex, par ses capacités d’analyse, de gestion, de planification, de raisonnement peut nous aider à gérer jusqu’à un certain point notre système reptilien (instinctuel) et limbique (entre autres l’ensemble des émotions).

Notre organisme a hérité d’une vie hormonale qui joue un rôle dans nos comportements d’homme (mâle) ou de femme (femelle). Également, la nature nous a pourvus d’un besoin fondamental de survie de l’espèce par la propagation de nos gènes. C’est le cas autant chez l’homme que chez la femme. Selon Barrette, chez les grands singes du moins, le mâle le manifeste par la recherche du plus grand nombre de partenaires afin de transmettre ses gènes, alors que la femelle le réalise par le choix du mâle le plus prometteur pour la qualité de gènes et aussi de sa force, de son courage, de sa dominance, etc.

Chez l’animal (le mâle) et chez l’homme une tendance a été héritée de l’évolution, soit la dominance sur les autres membres pour la nourriture, la reproduction et la recherche d’agrandir son territoire.  « La quête du pouvoir est omniprésente chez l’humain … c’est un héritage des primates… c’est l’abus de pouvoir qu’il faut dénoncer. La violence est un abus de pouvoir.[3]

Attention. La très grande différence avec les animaux, c’est le grand développement du néocortex, de la socialisation, de la coopération, de l’éducation et des valeurs dans la culture. Cet état de fait donne la possibilité à l’être humain de contrôler son ouverture à la domination, particulièrement chez les hommes.

J’ajoute ici les propos de Paquette, Brigras et Crepaldi *« Il convient de toujours demeurer vigilant face aux personnes qui tenteront de justifier les comportements humains et les inégalités sociales à partir des thèses évolutionnistes, car ces dernières nous parlent de prédispositions biologiques qui dépendent de l’environnement pour s’actualiser. Enfin, comme l’a dit Dawkins (1976), l’évolution nous a doté d’une conscience qui nous permet justement de faire des choix pouvant aller à l’encontre de nos prédispositions si nous le voulons.

Une explication par le piège du mythe de la virilité

En 2017 l’autrice et philosophe Olivia Gazali[4] a publié un excellent livre sur la question de la domination de l’homme sur la femme et l’infériorisation de la femme : le mythe de la virilité. Un piège pour les deux sexes. Olivia Gazali démontre que la supériorité virile s’est consolidée, siècle après siècle, par la mythologie (images, symboles), la métaphysique (les concepts), la religion (la loi divine), et la science (la physiologie). Les fondements communs de ces instances seraient que la nature a créé deux pôles diamétralement opposés, l’un étant fait pour se soumettre inconditionnellement (la femme) à l’autre (l’homme). Ce qui est bien entendu totalement faux.

Une explication par l’origine religieuse

L’infériorisation de la femme a été siècle après siècle conditionné par les religions, entre autres, par la Bible. L’histoire d’Adam et Ève est un bon exemple de la diabolisation de la femme. Comme le rapporte Olivia Gazali, le récit mythologique de la Bible fait d’Ève la tentatrice, celle par qui tous les malheurs arrivent, celle qui entraîne Adam et ses descendants dans la chute et les éloigne de Dieu.

Olivia Gazali, démontre comment ce système d’inégalité homme/femme s’est développé entre le troisième et premier siècle avant J-C. C’est à partir de cette époque que l’homme a remis en question le monde mixte ou les droits et libertés des femmes étaient beaucoup plus étendus et/ou la femme était respectée. Ainsi, une transformation se réalisa graduellement où dans ce Nouveau Monde la femme devenait infériorisée et enfermée tout en perdant tous ses pouvoirs.

 

Les diverses manifestations de domination et d’agression  

La recherche de domination et d’abus de puissance par l’autorité[5]. Ces récentes années nous avons découvert, suite à des divulgations de victimes d’agression sexuelle, que certains hommes puissants[6], ayant autorité sur les victimes ont abusé de leur pouvoir et agressé sexuellement des femmes.

Les agressions sexuelles par les pédophiles religieux. Que dire de toutes ces agressions sexuelles et ces violences faites aux enfants, garçons et filles, commis par des religieux qui profitaient de leur statut d’autorité et de prestige pour agresser. Les victimes, on le sait suite à de nombreux témoignages, ont vécu le massacre de leur vie entière, de leurs rêves. Les autorités de l’Église romaine catholique ont caché ces crimes, elles ont tout simplement déplacé les pédophiles dans d’autres paroisses et ceux-ci ont poursuivit leur agression. Les autorités religieuses demandaient à ces pédophiles de prier plus.

La violence faite aux femmes – la violence conjugale et les féminicides. J’ai l’opportunité de collaborer à de la recherche et développement en violence conjugale, et ce depuis plus de 20 ans. Le modèle théorique et pratique créé par La Séjournelle avec Denise Tremblay se nomme Processus de Domination Conjugale (PDC). La VC est vue comme une domination du conjoint violent (habituellement l’homme) envers la conjointe. Cette violence et domination peut se faire dans différentes dimensions de la vie du couple et de la famille : relationnelle, économique, sexuelle, etc. Elle a aussi de graves conséquences non seulement sur la femme victime, mais aussi sur les enfants.

 

Les solutions

L’éducation des garçons et des filles. Tant en éducation familiale qu’en éducation à l’école, il est urgent d’apprendre aux jeunes la résolution de conflit par une approche pacifique; par l’apprentissage de la gestion des émotions, particulièrement de la colère. Offrir aux adolescents et aux adolescentes de l’information sur les signes et les conditions d’une saine relation amoureuse, les signes de domination, etc.

Les mouvements #MeToo. Le dévoilement des abus, des agressions. La grande importance d’encourager et de soutenir les mouvements de type #MeToo. Ne rien laisser passer sur les abus et les agressions.

La prise de position des hommes. Le problème de la violence faite aux femmes doit être dénoncé aussi par les hommes. Faire savoir que comme homme on désapprouve les abus, la domination et les agressions envers les femmes. Qu’on appuie les femmes et le mouvement féministe dans cette cause.

Le rôle du père auprès de son fils. Le père a un rôle important à jouer dans le développement de la gestion de la violence chez les garçons. Il doit être un modèle dans sa relation avec sa conjointe (la mère) et avec les femmes et transmettre à son fils les comportements souhaitables, la façon de régler pacifiquement les conflits, la façon de gérer la colère.

L’investissement à la fois dans les maisons pour femme victime de violence conjugale et pour le traitement des hommes violents envers les femmes. Bien entendu qu’il faut poursuivre l’investissement dans les organismes d’aide aux femmes victimes de violence, mais il faut aussi intervenir à la racine et aider les hommes aux prises avec un problème de violence conjugale. Il existe au Québec des organismes d’aide aux hommes, il faut les soutenir davantage et favoriser la création de nouveaux services.

 

 


 

[1] Dans ce texte de réflexion sur la violence des hommes envers les femmes, j’aimerais préciser que tous les hommes ne sont pas violents. Certains hommes sont dominants, abusent de leur domination et sont violents. Ceci dit, il est inacceptable que dans notre société du 21e siècle, que les hommes soient violents et tentent de dominer les femmes et qu’il n’y ait d’égalité homme/femme.

[2] Lire la critique de Paquette, D. et Millet, J (2021) L’humain ne peut s’affranchir de la nature. Revue de psychoéducation. Vol 50, (1) 157-166.https://www.erudit.org/fr/revues/psyedu/2021-v50-n1-psyedu06023/1077077ar/

[3] Daniel Paquette (2015). Ce que les chimpanzés m’ont appris du biologiste et éthologie. MultiMondes. (p. 91)

[4] Gazali, O. (2017). Le mythe de la virilité. Un piège pour les deux sexes. Robert Laffont.

[5] Autre article : https://pierrepotvin.com/wp/index.php/2017/11/04/debat-de-societe-agression-sexuelle-abus-de-pouvoir-et-relation-homme-femme/

[6] Le grand producteur Hollywoodien Harvey Weinstein, une figure adulée d’Hollywood. Puis ici au Québec des accusations de deux grands producteurs dans le monde artistique : Gilbert Rozon (Production Juste pour Rire) et Éric Salvail (animateur et producteur d’émissions de variétés à la télévision). Et bien d’autres depuis.

* Paquette, D.,  Brigras, M. et Crepald, M. A. (2010). La violence : un jugement de valeur sur les rapports de pouvoir. Revue de psychoéducation. 39, (2), 247-276. (p. 259)

Système d’éducation à trois vitesses

Voici quelques raisons qui me font réagir depuis quelques années lorsque je constate que notre système d’éducation encourage les inégalités sociales. Réagir est un faible mot c’est plutôt BRRR!!!

Notez bien que je suis en faveur des bonnes écoles, des écoles qui offrent aux élèves des programmes particuliers stimulants. Mais, pas en sélectionnant sur la base du rendement scolaire et/ou des capacités de payer des parents.

Qu’est-ce qu’un système d’éducation à trois vitesses?

  1. Vitesse Grand V. L’école privée qui recrute d’excellents enseignants et qui d’une façon générale sélectionne ses élèves sur la base des résultats scolaire.

    • Seuls les parents en moyens financiers peuvent permettre à leurs enfants d’y accéder.

    • Ces établissements privés font peu de place aux élèves en besoins particuliers (qui sont en difficulté).

    • Le gouvernement subventionne en partie ces établissements. Ce sont nos impôts.

  2. Vitesse moyenne. L’école publique qui offre des programmes particuliers aux élèves (sport étude, sciences, arts, École internationale).

    • Seuls les parents en moyens financiers peuvent permettre à leurs enfants d’y accéder. Parfois ces parents s’endettent.

    • Ces écoles publiques sélectionnent les élèves non seulement sur le talent, mais aussi sur le rendement scolaire.

  3. Pas de vitesse du tout. L’école publique ordinaire, ou les classes ordinaires sont formées en partie importante d’élèves en difficulté.

    • Les élèves modèles, ceux et celles qui sont motivés et réussissent bien sont soit au privé, soit dans des établissements avec programmes particuliers.

    • Les élèves qui ont du talent en sport, en sciences, en arts, sont privés de les développer.

Pourquoi je réagis si fort?

  • Je viens d’un milieu pauvre, sur l’aide sociale et sur la liste des paniers de Noël.

  • J’aurais aimé faire mon cours classique, j’avais l’intérêt et le talent pour le faire.

  • Ce programme était réservé au collège privé, à ceux qui avaient les moyens financiers et à ceux qui voulaient devenir religieux (les deux pouvoirs : l’argent et la religion).

  • J’étais conscient de l’écart incroyable entre les riches et les pauvres – l’iniquité.

  • J’ai dû « bûcher » toute ma vie pour surmonter ces obstacles afin de faire des études universitaires. Ce n’était pas nécessaire.

  • Je n’accepte absolument pas cet écart entre les riches et les pauvres; le manque de partage de la richesse et l’abandon des élèves en besoins particuliers.

Quelles sont les conséquences de ce système

  1. Notre système d’éducation est parmi les plus inéquitables des systèmes. Il est excellent pour ceux qui réussissent bien – souvent issu d’écoles privées selon les palmarès des écoles.

  2. Une partie de nos impôts soutient ce système inéquitable.

  3. De nombreux talents, de nombreux rêves chez les jeunes et leurs parents ne voient pas le jour à cause de ce système qui s’appuie sur la sélection et l’argent.

  4. Le système contribue à maintenir de génération en génération les écarts riche-pauvre.

  5. Les établissements scolaires publics reçoivent moins d’investissement pour les élèves en besoins particuliers.

Solutions

  1. Développer un système unique, un système public.

  2. Ne plus subventionner les écoles privées, les intégrer dans le système public.

  3. Étendre les programmes particuliers à toutes les écoles – primaires et secondaires.

  4. Ne pas sélectionner les élèves sur la base du rendement scolaire et encourager davantage les élèves en difficulté à participer à un programme particulier lié à leurs talents.

Autres articles sur le sujet

https://pierrepotvin.com/wp/index.php/2018/04/01/lecole-privee-et-lecole-publique-un-probleme-de-societe/ 

https://pierrepotvin.com/wp/index.php/2016/12/02/consequences-de-la-concurrence-entre-les-ecoles-et-des-programmes-particuliers/

Message aux membres du site Psychoéducation Éducation et Société

Bonjour à toutes et tous, membre de mon site Internet Psychoéducation Éducation  Société

Je vous remercie de faire partie du Site comme membre. Vous êtes quelques 160 personnes à être inscrits.

Je sais que vous êtes de diverses professions: psychoéducation, enseignant, psychologue, orthopédagogue, étudiant, parents, administrateurs et bien d’autres.

Je sais aussi que vous venez de plusieurs pays francophone: Québec (Canada), France, Belgique, Suisse, Maroc, Tunisie, Algérie, et bien d’autres.

J’aimerais mieux vous connaître (votre nom, votre profession et votre lieu de résidence) et j’apprécierais beaucoup que vous m’écriviez un courriel

Pierre.Potvin@uqtr.ca 

En précisant:

  1. Votre nom

  2. Votre ville et Pays

  3. Votre langue maternelle

  4. Votre profession

  5. L’organisme ou l’établissement de votre lieu de travail

  6. Ce que vous appréciez particulièrement du site – ceci pourra me permettre de l’améliorer.

NOTE: Si vous n’êtes pas abonné au site, mais que vous le fréquentez, je vous invite aussi à répondre au petit questionnaire en précisant que vous n’êtes pas membre.

Merci de me répondre, sachant que votre temps est précieux.

L’adaptation scolaire au Québec (Raynald Horth et Thérèse Bérubé)

L’adaptation scolaire au Québec

 

EHDAA

Nouveau livre: Une autobiographie – D’élève doubleur à professeur d’université. Une histoire de résilience

Bonjour à toutes et tous.

C’est avec plaisir que je vous informe de la publication de mon nouveau livre D’élève doubleur à professeur d’université. Une histoire de résilience

Vous pouvez vous procurer le livre en version papier ou numérique sur Amazon.ca

https://www.amazon.ca/-/fr/Pierre-Potvin-ebook/dp/B0BBBM3XRP/ref=sr_1_5?__mk_fr_CA=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&keywords=potvin+stone&qid=1661092927&s=books&sr=1-5

Présentation

Dans ce livre, j’offre aux lectrices et aux lecteurs un témoignage sur mon parcours de vie débutant par mon vécu scolaire d’échec au primaire et la résilience qui m’a permis de relever les défis pour en arriver à être un professeur-chercheur universitaire. J’y décris mon parcours de résilience.

Ce livre se veut particulièrement un message d’espoir pour les parents, grands-parents, enseignants et éducateurs confrontés avec des enfants et des adolescents aux prises avec l’échec scolaire ou avec des problèmes d’adaptation qui nuisent à leur bien-être. Les professionnels de la psychoéducation et de l’éducation spécialisée y trouveront les fondements de leur profession.

Malgré des conditions familiales très difficiles et un vécu scolaire catastrophique au primaire, j’ai réussi dans la vie. Cette réussite, je la dois à des rencontres de personnes bienveillantes qui croyaient en moi, que j’appelle mes mentors, et aussi dans mon investissement dans le sport et le travail étudiant à l’adolescence.

Ce témoignage de mon vécu de résilient se conclut par quelques constats que je livre aux lecteurs et aux lectrices afin de leur laisser les principaux apprentissages que m’a permis mon vécu et mon expérience de recherche en éducation, en psychologie et en psychoéducation.

« Ce récit personnel illustre le long parcours scolaire et universitaire que l’auteur a réussi à accomplir, démontrant ainsi sa grande capacité de détermination et de résilience ». Raymond Gagnier.

« Cet écrit nous apprend autant qu’il nous bouleverse, et c’est là une autre immense qualité de l’auteur. Je vous souhaite une très bonne lecture ». Christiane Asselin.

« D’élève doubleur à professeur d’université présente une histoire de résilience. C’est une contribution exceptionnelle à la problématique de la réussite scolaire. Ce livre permet de comprendre quelles sont les véritables causes de l’échec scolaire et d’identifier les éléments individuels et structurels des facteurs de protection et de résilience qui mènent à la réussite scolaire et professionnelle ». Raynald Horth.

« Ton histoire de vie est une belle “mise à nu” de ton personnage et crois-moi, ce témoignage, rempli d’une grande authenticité, demande beaucoup d’audace et de transparence et fait foi d’une grande sagesse dans la synthèse que tu fais de ta vie… » Diane Rousseau.

 

Table des matières, préface, prologue et introduction

Doubleur – Table des matières – préface – prologue – introduction

 

 

Être parent et la gestion des crises des enfants

Voici un texte intéressant sur les crises des enfants et les réactions souhaitables des parents. L’autrice est mère et intervenante psychosociale.

Texte tiré de Facebook Vivement la psychoéducation est de:

Caroline Quarré
Intervenante psychosociale (B.Sc.) et propriétaire des cliniques Pas-à-Pas
www.pasapas.ca

Bon matin,

Ce message est long. C’est un élan du cœur ce matin à tous les jeunes parents qui vivent des crises avec leur(s) enfant(s) et qui se sentent découragés, épuisés ou même en colère! Je n’avais pas envie de l’écourter et d’aller « direct au but ». Dans ma nature, je n’aime pas tourner les coins ronds. Alors voilà, ce texte est pour les parents qui ont envie (et le temps) de lire et pour qui ça résonne. Je parle aux parents de tout-petits (0-6 ans), bien que cela s’applique aussi au plus vieux. Je pense à vous.

Les MAUDITES crises

Tout le monde a déjà entendu parler du « terrible two » ou du « fucking four ». Désolée de la vulgarité, je n’ai pas inventé ces termes. Au cours des dernières années, j’ai observé l’arrivée du « fighting three ». J’ai même entendu à l’épicerie une dame dire à une jeune mère que son bébé approchait sûrement du « terrible two » parce qu’il pleurait. Un bébé de moins de 18 mois. Voyons!
On parle ensuite de la crise d’adolescence. Encore là s’ajoute la crise de la pré-adolescence (on m’en parle dès l’âge de 8-9 ans).

Même chose pour les adultes. Dès qu’ils vivent une transition ou quelque chose de significatif dans leur vie, on leur balance au visage la « crise » qu’ils doivent traverser en ce moment : crise de la vingtaine, de la trentaine, de la quarantaine, de la cinquantaine, de la soixantaine, du retraité, du divorcé, etc. C’est insultant!

Ça ne finit juste plus. STOP tout le monde SVP!

À chercher constamment à quel « moment de crise » la crise appartient, on dévie complètement de l’essentiel : le besoin derrière le comportement.

Que ce soit un enfant de 2 ans, 4 ans, 8 ans ou même 16 ans, une crise exprime un besoin. Les comportements qu’on dit « dérangeants » sont bien souvent :

  • un mécanisme de défense en réponse à un niveau de stress plus élevé;

  • une stratégie inefficace pour répondre ou tenter de répondre à un besoin.

J’ai vu des centaines de familles passer dans mon bureau. Chacune croit être bien unique dans ses défis. Oui, les histoires de vie sont différentes et les personnes uniques. Pour autant, les défis rencontrés durant les crises sont tellement semblables.

Voici des exemples de ce qui revient le plus souvent :

  • Le bébé ou le tout-petit fait des crises plus longues et plus intenses avec la mère (ou à la personne qui lui a donné le plus de soins au cours de la première année de vie). Les mères se pensent incompétentes, se sentent coupables et se comparent à l’autre parent (ou aux autres).

  • L’enfant argumente et négocie toutes les règles, constamment. On a beau lui répéter et même le « menacer » de conséquences, c’est comme s’il n’en a rien à faire. Ça rend fou les parents!

  • Dans ses colères, le tout-petit frappe et crie lorsque son parent veut le consoler, mais continue de crier et de lancer les objets lorsque le parent s’éloigne pour lui laisser de l’espace. C’est à n’y rien comprendre.

  • Le tout-petit passe de belles journées à la garderie ou chez mamie, mais fait des crises monumentales au retour à la maison. Le parent sent que les autres adultes ont plus de moment de qualité avec son enfant que lui et ça le rend triste.

  • L’enfant semble prendre plaisir à faire réagir son parent ou son frère ou sa soeur. Il sait exactement sur quel bouton peser. Ça devient tellement difficile de gérer ses propres émotions quand on appuie sur « le bon bouton » à outrance.

  • Je m’arrête ici, ça donne le ton.

Ça fait 15 ans que j’entends ces difficultés dans ma pratique. 15 ans que j’entends des histoires si semblables. 15 ans que j’aimerais vous mettre tous ensemble pour que vous vous sentiez compris par d’autres parents et soulagés d’apprendre que vous n’êtes tellement pas seuls.

Petite confidence : j’ai vécu LA MÊME AFFAIRE comme maman. C’est beaucoup plus fréquent qu’on peut le penser, même chez les intervenants et professionnels qui vous aident. Je ne suis pas différente. Je fais de mon mieux.

La GRANDE majorité de ces comportements se règlent par de petites modifications dans la façon d’être en relation avec l’enfant, de le rassurer avant/pendant/après la crise, de définir les règles avant qu’elles ne soient transgressées, de recadrer les comportements inadéquats, d’appliquer les récompenses et conséquences et de gérer ses propres émotions.

Oui, la petite enfance est sujette à des crises. C’est normal pour plein de raisons, entre autres :

  1. Leur cerveau est TELLEMENT immature et la gestion émotionnelle est alors très difficile (et complexe!). Leurs ressources intérieures sont en plein développement.

  2. Ils ont tout à apprendre : la patience, l’ennui, le partage, le respect, l’entraide, le respect des règles, la vie en communauté, etc. Pour l’apprendre, il faut le vivre et vivre tous les défis que ces apprentissages comportent.

J’avais envie de vous écrire ce matin puisque je reçois beaucoup de courriels de parents épuisés et découragés. Je voulais d’abord vous dire que les crises sont normales. Dans ce sens, n’essayez pas de « casser une crise » ou de l’éviter. Ce sera pire. Soyez plutôt dans l’accueil et l’accompagnement. Comme une grosse vague qui passe et durant laquelle on aide notre enfant à ne pas avaler trop de gorgées d’eau.

Le tout-petit (l’enfant et l’ado aussi) a besoin d’être rassuré et de sentir qu’on l’aime tout le temps : crise ou pas crise. Il a besoin qu’on lui montre comment faire pour s’apaiser. Il a besoin d’un adulte calme et en contrôle près de lui. Un parent qui prend soin de lui pour être en mesure d’accueillir ses tempêtes. Il a donc besoin de modèles, d’explications et d’accompagnement. 

Lorsqu’on enseigne à un enfant à faire du vélo, on lui montre à pédaler et on ne le chicane pas parce qu’il n’a pas encore « pogné la twist ». On essaie encore et encore et on l’encourage avec fierté. On lui met un casque pour le protéger des chutes, sans pour autant que le casque n’empêche la chute. Il y aura des chutes. C’est le « deal ».

C’est pareil avec les émotions, mais c’est beaucoup plus dur que d’apprendre à pédaler. Ça demande du temps et bien des essais. Le casque, c’est vous. Vous n’empêchez pas de vivre des défis et des apprentissages. Vous êtes présents, disponibles et aimants. Durant « la chute », vous prenez soin et vous encouragez à remonter en selle ensuite.

Voilà pour mon élan du cœur du samedi matin. Je pense très fort à vous.

Pour ceux et celles qui ont envie d’aller plus loin, j’ai ajouté une conférence-web à mon horaire :
« Crises de colère et agressivité chez les tout-petits (0-6 ans) ».

Je n’ai pas beaucoup de temps ces temps-ci entre l’ouverture de ma nouvelle clinique, l’été en famille et mes nombreux projets professionnels. Je fais moins de publications, d’envois d’infolettre et de conférences. Je m’en excuse. 

Si vous avez envie de m’y rejoindre, ce sera le jeudi 28 juillet en soirée. Comme à chaque fois, vous aurez accès à la trousse à outils et à la rediffusion pour 3 mois (illimité). Pour avoir les informations et réserver un billet, c’est ICI.

Je retourne donc à mes boîtes de déménagement et à l’assemblage de meubles. Je suis de tout cœur avec vous.

Bon été,

Le redoublement – Quand est-ce recommandé?

La question du redoublement comme stratégie d’aide à l’élève en difficulté est un sujet complexe. De nombreuses recherches ont démontré que le redoublement, lorsqu’il consiste simplement à reprendre exactement la même année, n’est pas une stratégie efficace.  Le présent article est intéressant car des nuances sont apportées. Ainsi, avant d’envisager le redoublement est-ce que toute l’aide nécessaire a été apportée à l’élève? Le redoublement serait une stratégie de dernier recours. 

Article dans le journal La Presse (15-07-2022)
Autrice journaliste: Léa Carrier

https://www.lapresse.ca/actualites/education/2022-07-15/une-mere-se-bat-pour-faire-redoubler-son-fils.php

Une mère se bat pour faire redoubler son fils

Dominique Dubois veut que son fils de 9 ans, qui éprouve de grandes difficultés d’apprentissage, puisse redoubler sa 3e année.

Dominique Dubois mène un combat inhabituel : elle souhaite que son fils, qui présente d’importants troubles d’apprentissage, redouble sa 3e année du primaire. Mais la direction de son école s’y oppose.

« Il faut qu’il redouble cette année, parce qu’on creuse l’écart et mon fils va finir par se décourager », déplore Dominique Dubois.

Son fils Lucas*, âgé de 9 ans, est un petit garçon persévérant, facile et qui aime apprendre. Un vrai battant, aux yeux de sa mère.

Car Lucas éprouve de grandes difficultés à l’école. À son dernier bulletin de la 3e année du primaire, il échoue en français, en mathématiques et en anglais.

Pour le bien-être et la réussite de son enfant, Dominique Dubois veut qu’il redouble. C’est la troisième année consécutive qu’elle en fait la demande, sans succès. Cette fois, l’enseignante et l’orthopédagogue de Lucas recommandent aussi qu’il reprenne une année scolaire. Même son pédiatre et sa tutrice sont d’accord.

Mais le dernier mot revient à la direction de l’école de l’enfant, rattachée au centre de services scolaire (CSS) de Laval, qui, une fois de plus, s’y oppose.

Selon Mme Dubois, la direction évoque qu’en dehors du français, des mathématiques et de l’anglais, Lucas a obtenu la note de passage dans les autres matières.

Aussi, le garçon n’était pas accompagné par une technicienne en éducation spécialisée comme il aurait dû l’être en raison de la pénurie de main-d’œuvre. Or, la direction croit que le problème sera réglé l’an prochain, rapporte Dominique Dubois.

Surtout, l’école veut éviter de faire redoubler Lucas au milieu d’un cycle scolaire, dans l’espoir qu’il consolide ses acquis en 4e année.

Par courriel, le CSS de Laval a refusé de commenter ce dossier pour des raisons de confidentialité.

« La reprise d’année scolaire est appliquée de façon exceptionnelle, après l’analyse de l’ensemble de la situation et du dossier de l’élève », a simplement répondu la directrice des communications, Stella Duval.

Découragée, Mme Dubois contestera la décision de l’école devant un comité de révision le 22 août prochain… une semaine avant la rentrée.

J’y crois, que la majorité des enfants ne devrait pas redoubler. C’est une décision déchirante comme parent.

Le redoublement « doit être envisagé » dans certains cas

Au Québec, le consensus est que le redoublement est « une mesure d’aide peu efficace », explique Égide Royer, professeur associé à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval.

Interrogé par La Presse, le ministère de l’Éducation a indiqué ne pas connaître le nombre d’élèves qui redoublent chaque année.

Au primaire, un enfant ne peut redoubler qu’une seule fois. Les écoles doivent plutôt privilégier des mesures adaptées à l’élève en difficulté, comme de l’orthopédagogie ou des programmes d’aide pendant l’été.

Or, lorsqu’on a épuisé toutes les mesures d’aide, le redoublement, doublé d’un plan d’intervention, « doit être envisagé », affirme M. Royer.

Dès la maternelle, l’enseignante de Lucas a remarqué un retard sur ses petits camarades de classe.

Rien pour aider : lors de sa 1re année, la pandémie a forcé la fermeture des écoles.

On a fait ce qu’on pouvait avec les moyens du bord, mais il a manqué quatre mois d’école, sans accompagnement. Ça a été comme le clou dans le cercueil.

Dominique Dubois

Au fil des ans, les diagnostics de Lucas s’additionnent : trouble du déficit de l’attention, autisme, dyslexie, dysorthographie… Même entouré d’une équipe d’éducateurs bienveillants, Lucas accuse un retard.

« La neuropsychologue [que Lucas a consultée] parle d’au moins un an et demi de retard sur le plan des apprentissages, surtout en français », rapporte Mme Dubois.

Arriver à l’école secondaire sans savoir lire, « c’est plus qu’un facteur de risque », prévient le Dr Royer : « c’est courir après l’échec scolaire ».

Donner la priorité à l’enfant

Régulièrement, la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE) entend parler de cas de directions qui refusent un redoublement pour des raisons purement administratives.

« Pour trouver l’équilibre dans leurs classes, il y a des écoles qui vont prendre leurs décisions en dehors des recommandations des enseignants », déplore la présidente de la FSE, Josée Scalabrini.

Depuis de nombreuses années, le syndicat d’enseignants réclame une large concertation sur l’évaluation au primaire, afin qu’elle soit « au service de l’élève et non de la machine [bureaucratique]. »

Plusieurs variables peuvent expliquer qu’une direction refuse un redoublement, nuance la directrice générale du Centre d’évaluation neuropsychologique et d’orientation pédagogique, Line Gascon.

Par exemple : est-ce qu’on a mis tous les outils technologiques et les ressources humaines à la disposition de l’enfant ? Est-ce une année stratégique pour un redoublement ?

Une chose est certaine, la direction doit « pouvoir expliquer la stratégie qui motive un refus ». « Ça doit s’inscrire dans un argument qui est pour le bien de l’enfant », souligne la neuropsychologue.

*Prénom fictif pour protéger l’identité de l’enfant

Trois de mes livres recommandés pour lecture d’été

Livres pour grand public

Un regard sur le vieillissement et la société en changement

https://pierrepotvin.com/wp/index.php/2021/11/10/nouveau-livre-un-regard-sur-le-vieillissement-et-la-societe-en-changement/

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Mon journal personnel. Un outil pour mieux se connaître à tout âge (2021)

Couvert Journal personnel-HR

Voici un petit compte rendu des étapes qu’a suivi mon futur livre Mon journal personnel. Un outil pour mieux se connaître à tout âge.

En juillet 2017 (il y a 3 ans et demi) m’est venu l’idée d’écrire un livre sur mon expérience d’utilisation du journal personnel comme outil de connaissance de soi. En mai 2018 je terminais une analyse de mes journaux personnels (1960 è 2018) soit près de 60 ans d’écriture. Quelque 28 cahiers de journaux personnels ont été écrits durant cette période totalisant 2529 pages et 1777 dates d’écriture.

La première version d’écriture du manuscrit a duré environ un an (2018-2019) puis envoyée à 4 amies-critiques (une psychologue et 3 psychoéducatrices) pour recevoir leurs commentaires. Suite à cette opération, j’ai apporté diverses corrections au manuscrit, puis soumis la révision à Christiane Asselin (ma collaboratrice en écriture). Autour de janvier 2020 (l’an passé) le manuscrit a été soumis à Béliveau Éditeur qui a accepté d’éditer le livre. Il y a eu beaucoup de travail à faire avec la maison d’édition pour répondre à leurs exigences. La pandémie ayant fait son œuvre, cela a pris environ un an et demi avant que le livre soit terminé (habituellement c’est plutôt 6 mois). 

Table des matières

Journal Table matières PDF

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Onze défis à relever pour mieux vivre dans le monde d’aujourd’hui (Essai) (2020)

La maison d’éditions Marcel Broquet  http://www.marcelbroquet.com/
(entrez dans rechercher: Pierre Potvin)

Voici le résumé et la table des matières (temporaire) de mon nouveau  livre qui à

Résumé
Résumé du manuscrit – Onze défis … de Pierre Potvin

Tables des matières
Onze défis P.Potvin

L’égalité des chances prend racine dans la petite enfance. (Carl-Ardy Dubois – Résumé par Raynald Horth)

 

Carl-Ardy Dubois
Doyen de l’École de santé publique
de l’Université de Montréal
Le Devoir 22 juin 2022

Extraits (réalisé par Rénald Horth)

La pandémie aura mis à nu la violence silencieuse qui est crée par les inégalités sociales et qui fait porter par les plus vulnérables les plus lourds fardeaux.

On peut concéder que les enfants passent par un certain nombre d’étapes communes, mais ils ne vivent pas pour autant la même enfance. Des enfants qui vivent tous au même moment, dans une même société, à un même stade de leur développement, font plutôt face à des univers très différenciés, des expériences diverses, et des conditions de vie très inégales dictées par leur lieu de naissance, leur origine sociale, leur sexe, leur ethnicité.

L’enfance est fondamentalement une réalité sociale. Les inégalités s’expriment dans leur corps et entravent leur plein développement : des troubles de vision non-corrigés, des troubles moteurs et sensoriels négligés, des problèmes dentaires non-soignés, des déficits nutritionnels ignorés, des situations de violence qui grèvent leur santé physique et mentale.

Ces inégalités s’expriment aussi dans leur esprit. Pour beaucoup ils auront moins accès aux ressources culturelles, techniques et scientifiques résultant pourtant des plus grands progrès de l’humanité. Pour beaucoup, ils seront confinés à l’horizon limité de leurs conditions sociales précaires. Pour beaucoup, ils seront limités dans leurs loisirs. Pour beaucoup, ils devront précocement apprivoiser ces hiérarchies économiques, sociales et culturelles qui les excluent de certains privilèges, voire de certains droits.

L’avenir de nos sociétés dépend des conditions matérielles et sociales, des espaces de socialisation et de développement que nous offrons à nos enfants d’aujourd’hui. Le capital économique, culturel et social des parents est important parce qu’il

détermine les conditions d’existence des enfants et les ressources qui leur sont accessibles : le quartier qu’ils habitent, l’école qu’ils fréquentent, le parcours scolaire auquel ils peuvent rêver, les loisirs et les jeux qui leur sont accessibles et les pratiques adultes auxquelles ils sont exposés.

Il est impératif de réduire les inégalités durant l’enfance, non seulement pour changer les destins sociaux de nos enfants, mais aussi pour assurer un avenir meilleur à nos sociétés. Il est impératif de défaire ce cercle vicieux d’injustices et d’inégalités dans lequel sont emprisonnés trop d’enfants pour enrayer toutes ces misères qui accablent des groupes importants de nos populations : leur satisfaction de besoins essentiels qui est compromise, leur horizon mental qui est obscurci, leur capacité d’agir qui est contrainte, leurs droits fondamentaux qui sont brimés, leur maîtrise du monde qui est restreinte, leur espérance de vie qui est raccourcie.

Ces misères ne sont pas une fatalité, elles ne sont pas inéluctables. Elles sont façonnées par nos institutions et nos politiques, et nous avons le pouvoir de les changer.

Information sur la psychoéducation (Ordre des psychoéducateurs et des psychoéducatrices du Québec)

Voici une information à jour sur la psychoéducation au Québec.

https://ordrepsed.qc.ca/

Information sur plusieurs professions en relation d’aide – éducation spécialisée, travail social, conseiller d’orientation, etc.

https://sites.csfoy.ca/fileadmin/documents/aideauxetudiants/Orientation/Les_professions_de_la_relation_d_aide.pdf

 

 

 

États-Unis – Recul dramatique pour les femmes sur leur droit de disposer de leur corps

 

« Cour suprême des États-Unis a enterré le vendredi 24 juin 2022 le droit à l’avortement et une poignée d’États en ont profité pour bannir immédiatement les interruptions de grossesse sur leur sol ».

Une petite poignée d’hommes (5 juges) on décidé que c’en était assez du droit des femmes de choisir ou non l’arrêt d’une grossesse.

C’est inacceptable d’utiliser cet abus de pouvoir et de décider à la place des femmes ce qui se passe dans leur corps.

Si jamais cela s’appliquait aux hommes, il y aurait une révolte. Alors, pourquoi serait-ce acceptable pour les femmes?

La droite religieuse, extrémiste jubile de joie… cela me dégoûte.

Seule la femme a le POUVOIR de DÉCIDER !

Il faudrait une Révolution venant des femmes et appuyée par les hommes et faire une grève générale pour désorganiser le système. TOUT arrêter… TOUT!

Ce qui se passe aux É-U pourrait déteindre ici au Québec et au Canada avec les conservateurs.

Moi je suis prêt à me battre, dans la mesure de mes capacités, pour la liberté, l’autonomie des femmes: je pense ici à mon épouse, à ma sœur, à ma petite-fille, à toutes mes amies femmes de par le monde.

Mes AMIES soyez assurez de mon support… et vous mes AMIS hommes engagez-vous dans ce sens.

Être une femme nuit dès l’embauche

Voici un texte très important à partir d’une recherche récente sur la comparaison des salaires Homme/Femme en contrôlant plusieurs variables. Dans notre belle société québécoise c’est inacceptable! 

À compétence égale H/F il n’y a pas d’égalité. Cela touche à l’une de mes valeurs fondamentales.

Le texte est de Marie-Ève Fournier.

Je vous encourage à le lire.

https://www.lapresse.ca/affaires/chroniques/2022-06-09/ecarts-salariaux/etre-une-femme-nuit-des-l-embauche.php

Les États-Unis: leur contradiction – tueries et pro-vie

 

La tuerie de 19 enfants de 9 et 10 ans et de deux enseignantes au Texas aux États-Unis me rend conscient qu’une contradiction flagrante, d’une dissonance cognitive a cours chez ce peuple américain.

1. Promotion et grande liberté concernant l’accès aux armes à feu faites pour la guerre et tuer le plus grand nombre de personnes à la fois.

2. Promotion de la vie en étant « pro-vie » afin d’empêcher de tuer de « futurs êtres humains ». En affirmant que les pro-choix sont des criminels.

Quelle aberration! 

(Réflexion) Tuerie aux États-Unis

Bonjour mes amies.

Tuerie aux États-Unis – La NRA a vraiment trouver une idée géniale pour régler les tueries dans les écoles.

ARMER LES ENSEIGNANTS !
Maudit qu’ils sont brillants les américains! Quelle idée de génie… pour vendre plus d’armes…

Mes ami.e.s,  je suis découragé par ces drames, ces tueries aux É-U, mais aussi dans les guerres comme en Ukraine.

 

Comme dirait Cyrille Barrette, nous avons une double nature : animale et humaine. Ici c’est la Bête humaine qui prend le dessus.

Projet de recherche en Violence conjugale : PDC-Jeunesse – Résumé

 

Ce résumé a été réalisé par le professionnel de la recherche Bryan Dallaire-Tellier étudiant à la maîtrise en psychoéducation à l’UQTR.

Le modèle du Processus de domination conjugale (PDC) est un modèle dynamique et interactif qui a été développé en 1997 par la Séjournelle, maison d’hébergement pour femmes et enfants victimes de violence conjugale, en collaboration avec département de psychoéducation de l’UQTR[1]. Ce modèle dynamique et interactif permet d’évaluer entre autres la sécurité des acteurs et leurs facteurs de risque et de protection, pour en arriver à mettre en place des actions permettant d’assurer leur sécurité. Toutefois, ce modèle était conçu pour évaluer les situations des femmes victimes de violence conjugale.

Le présent projet de recherche vise à adapter le modèle du PDC pour créer le PDC Jeunesse. Le modèle intégrera désormais l’enfant dans la famille afin de mettre en lumière le concept de co-apprentissage de domination et de victimisation de son point de vue. De cette façon, la violence conjugale pourra être expliquée dans tout le système familial, comme elle est réellement présente. En effet, les enfants ne sont pas seulement exposés à la violence conjugale, ils en sont victimes. Ils sont partie prenante dans la situation, comme chacun de leurs parents.

Ainsi, l’adaptation du PDC en intégrant les enfants permettra entre autres de mieux comprendre le phénomène de la violence conjugale chez les enfants. Pour les intervenants étant appelés à intervenir auprès de la clientèle jeunesse, ceci pourrait ultimement les outiller à effectuer des interventions optimales dans le contexte.

Membres du comité aviseur du projet de recherche (à son origine)

  • Bourque Annie-Claude, intervenante femmes et enfants victimes de violence conjugale et chargée de projet – La Séjournelle
  • Croteau Julie, directrice générale, La Volte-Face
  • Dallaire-Tellier Bryan, agent de recherche, La Séjournelle
  • Lapierre Simon, professeur titulaire, École de service social, Université d’Ottawa
  • Messier-Newman Karine, directrice, Carrefour sécurité en violence conjugale
  • Potvin Pierre, professeur-chercheur titulaire retraité du département de psychoéducation à l’UQTR
  • Tremblay Denise, directrice générale, La Séjournelle
  • Trudel Josée, responsable des dossiers violence conjugale au CIUSSS-MCQ

Pour plus d’information, communiquez avec Pierre.Potvin@uqtr.ca

[1] Pierre Potvin, Ph.D., ps.éd. professeur-chercheur au département de psychoéducation de l’UQTR et Manon Bouchard étudiante à la maîtrise en psychoéducation jouant le rôle de professionnelle de recherche à La Séjournelle..

8 mars 2022 – Journée de la femme – Besoin de progresser davantage

Ce texte « cru », mais plein de sens vient de l’autrice de « Abattoir »

Abattoir 

tHSi0pune1sar o7àr 1i3 h 130d  · 

Demain, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, vous allez entendre une foule de gens se plaindre que cette journée est inutile chez nous, que les Canadiennes ont atteint l’égalité de droit, qu’ailleurs c’est pire, et que les féministes ne font que chiâler.
Ils sont tannés de nous entendre parler de nos droits, et guess what? On est tannées d’en parler aussi (contente de savoir qu’on s’entend là-dessus).
Mais que ces personnes ne se sentent pas impuissantes! Il existe quelques solutions pratico-pratiques pour nous fermer la gueule.
Voici une série d’actions que vous pouvez poser dès maintenant pour qu’on cesse de vous embêter avec nos revendications. Ne me dites pas merci!
• Créez des programmes de développement personnel et d’éducation sexuelle obligatoires, dès la maternelle et jusqu’à la fin du secondaire, abordant:
– l’empathie, la gestion des émotions et la gestion du rejet;
– les rôles de genre, l’hétéronormativité et la masculinité toxique;
– le consentement éclairé et rétractable;
– les violences sexuelles, familiales et conjugales;
– les identités de genre et amoureuses;
– le plaisir féminin;
– le travail du sexe.
• Intégrez aux programmes scolaires :
– la véritable histoire du Québec, incluant l’histoire des violences coloniales, l’histoire de l’esclavage, l’histoire de la misogynie et de l’antiféminisme, l’histoire des diversités de genres et l’histoire des diversités de cultures;
– l’enseignement du droit civil, criminel et pénal, et des procédures judiciaires;
– l’enseignement de l’indépendance financière contre les violences économiques.
• Rendez obligatoire les formations sur les violences sexuelles, familiales et conjugales pour tous les intervenants du milieu de la santé, des corps policiers et des services juridiques.
• Rendez obligatoire les formations sur le racisme systémique pour tous les intervenants du milieu de la santé, des corps policiers et des services juridiques.
• Financez les centres d’hébergement et les organismes venant en aide aux femmes et enfants violentés et en situation de précarité.
• Créez de véritables ressources venant en aide aux hommes violents ou en difficultés.
• Rendez publique et gratuite l’accessibilité aux soins en santé mentale de qualité.
• Éliminez les violences et la grossophobie dans le domaine médical.
• Garantissez un revenu universel pour toutes les personnes et le contrôle sur les coûts des loyers.
• Garantissez l’accessibilité universelle à toutes les personnes dans tous les lieux publics et commerciaux.
• Garantissez l’accès local, gratuit et facile aux soins de santé sexuelle, incluant la contraception et l’avortement.
• Payez les femmes pour leur travail invisible et pour leur charge émotionnelle.
• Payez les femmes.
• Callez vos chums quand ils sont misogynes, racistes, homophobes et transphobes.
• N’élisez pas des personnes sexistes et racistes, homophobes et transphobes.
• Invitez des femmes dans vos festivals et sur vos plateaux.
• Cessez d’harceler les femmes que vous trouvez fourrables.
• Cessez d’harceler les femmes parce que vous ne les trouvez pas fourrables.
• Croyez les victimes quand elles dénoncent.
• Mettez fin à l’impunité des agresseurs.
• Normalisez les voir disparaitre de l’espace public.
• Reconnaissez le caractère systémique du racisme et des violences faites aux femmes.

Bon, je ne peux pas vous promettre qu’on va se fermer la gueule après ça, mais ça vaut la peine d’essayer, si ça peut vous aider à passer un meilleur 8 mars à l’avenir. Try it.

Si tu veux la paix, prépare la paix (Raynald Horth)

Voici un très beau texte de Raynald Horth

PAIX

Enseignement – une belle histoire de relation enseignante-élève

Source: Face Book le 21-02-2022
de: Jason Lapointe

 

Le premier jour de classe, l’enseignante Mme Thomas dit à ses élèves qu’elle traiterait tout le monde de la même manière, qu’il n’y aurait pas de favoritisme.

Elle comprit très vite à quel point il allait lui être difficile de tenir cet engagement. Dans sa classe, Pierre un élève indiscipliné lui posait problème, il ne faisait jamais ces devoirs, perturbait la classe. Un jour, excédé, elle alla voir sa Direction.

– Je ne suis pas devenue enseignante pour supporter l’impertinence d’un enfant gâté. Les vacances de Noël approchent et j’espère ne pas le revoir dans ma classe à mon retour en janvier.

La directrice l’a écoutée attentivement, et sans rien lui dire a mis dans les mains de Mme Thomas le « dossier » de Pierre. L’enseignante a commencé à le lire a contre cœur, sans conviction. Cependant, au fur et à mesure qu’elle lisait, son cœur se serrait.

L’enseignante du première année avait écrit : Pierre est un enfant très brillant et amical. Il a toujours un sourire aux lèvres et tout le monde l’aime beaucoup. Son travail a l’école est très satisfaisant et appliqué. C’est un plaisir de l’avoir comme élève.

L’enseignante de deuxième année : Pierre est un élève exemplaire pour ses camarades. Mais dernièrement, il montre de la tristesse suite à la maladie incurable de sa mère.

L’enseignante de troisième : La mort de sa mère a été très difficile pour lui. Il essaie de faire de son mieux mais sans plus. Le père non plus ne montre aucun intérêt dans l’éducation de Pierre. Si aucune mesure sérieuse n’est prise, cela affectera sa vie.

L’enseignante de quatrième : Pierre ne montre aucun intérêt pour la classe. Il vit inhibé et quand j’essaie de l’aider et de lui demander ce qui lui arrive, il s’enferme dans un mutisme désespérant. Il n’a pas d’amis et est de plus en plus isolé et triste.

Après avoir lu tout cela, Mme Thomas eue honte d’avoir jugé Pierre sans connaître les raisons de son attitude. Le dernier jour de classe avant Noël, tous les élèves ont offert à leur professeur, de beaux cadeaux emballés dans de beaux papiers colorés. Pierre a offert le sien enveloppé dans un sac de papier. Mme Thomas a ouvert les cadeaux de ses élèves et quand elle a montré celui de Pierre, les élèves se sont mis à rire en voyant son contenu : Un vieux bracelet à qui il manquait quelques pierres et un flacon de parfum presque vide. Pour couper court aux rires moqueurs des élèves, elle mis le bracelet a son poignet et quelques gouttes de parfum. Ce jour-là, Pierre resta après les cours et dit à son professeur : Madame Thomas, aujourd’hui, vous sentez comme ma maman.

Cet après-midi-là, seule chez elle, l’enseignante pleura longtemps. Elle décida qu’à partir de la reprise, elle n’allait pas seulement enseigner à ses élèves la lecture, l’écriture, les mathématiques… mais aussi l’enseignement du cœur. Lorsqu’ils ont rejoint les cours en janvier, Mme Thomas est arrivée avec le bracelet de la maman de Pierre et avec quelques gouttes de parfum. Le sourire de Pierre était une déclaration de remerciements chaleureux. Les enseignements, l’attention et l’affection de l’enseignante ont porté leurs fruits. Petit à petit, il est redevenu cet enfant heureux et appliqué de ses premières années d’école.

Les années ont passé, Pierre est parti poursuivre ses études et donnait régulièrement de ses nouvelles. Un jour, elle reçue une lettre, signée du Dr Pierre Altamira, lui annonçant qu’il avait terminé ses études de médecine avec succès et qu’il allait épouser la femme de sa vie. Dans la lettre, il l’invitait au mariage et lui demandait d’être son témoin de mariage.

Le jour du mariage, Mme Thomas remit le bracelet sans pierres et le parfum de la maman de Pierre. Quand ils se sont retrouvés, ils se sont serrés très fort et Pierre lui dit à l’oreille : Tout ça, c’est à vous que je le dois Mme Thomas, merci d’avoir cru en moi. Merci de m’avoir aidé à découvrir que je valais. Avec les larmes aux yeux, elle lui dit, tu te trompes Pierre. C’est moi qui te remercie. Tu m’as donné la plus grande leçon de vie. Je ne savais pas comment enseigner jusqu’à ce que je te rencontre…

Un exemple de ce qui n’est pas de la psychoéducation

Il y a souvent de la confusion en ce qui concerne ce qu’est la psychoéducation au sens de ce qui a été créé au Québec depuis les années 1950 et qui est décrit par l’OPPQ.

 

Voici un exemple d’un écrit en psychiatrie qui donne une fausse information sur ce qu’est la psychoéducation.

«La psychoéducation peut être définie comme une intervention didactique et psychothérapeutique systématique qui vise à informer les patients et leurs proches sur le trouble psychiatrique ». Favrod, 2015 (FAUX)

Pour en savoir plus sur la psychoéducation, entrez le mot psychoéducation dans le module de recherche (search) il y a plusieurs articles sur le sujet.

http://www.cres-paca.org/_depot_arkcms_crespaca/_depot_arko/articles/3388/etp-et-psychoeducation_doc.pdf

Le sens moral : un essai sur l’analyse du bien et du mal

Spécial comme analyse et comme article n’est-ce pas? Mais depuis quelque temps, le sens moral au Québec et dans le monde me préoccupe. J’en ai d’ailleurs fait un chapitre – La perte du sens moral – dans mon livre Onze défis à relever pour mieux vivre dans le monde d’aujourd’hui. Marcel Broquet Éditeur.https://pierrepotvin.com/wp/index.php/2020/03/02/mon-nouveau-livre-onze-defis-a-relever-pour-mieux-vivre/

Enfant+ et même adolescent durant les années 1950-1960, le mal prenait le nom de « péché », véhiculé par le « Démon ou Diable ». Il y avait un lien établi entre le péché et la vie éternelle ou encore l’enfer lieu de perdition et de souffrance.

Maintenant, avec ma longue expérience de vie et mon bagage de connaissances, voici comment je comprends cette notion de bien et de mal ou de « péché ».

Finalement, c’est devenu plus clair pour moi, malgré la complexité de la vie humaine.

Nous les humains, en bref

Il faut tout d’abord établir les bases de mon analyse, les balises. Nous sommes des Homo sapiens, nous sommes constitués d’une double nature : animale et humaine. La construction de chaque individu de notre espèce se fabrique à partir de multiples éléments en interaction : notre bagage génétique, notre environnement (culture, éducation, instruction, habitudes de vie), l’interaction génétique-environnement = épigénétique. Tout cela aboutit à la fabrication d’un tempérament, d’une personnalité avec des croyances, des valeurs, des désirs, des motivations,  etc. Notre nature humaine nous offre un néocortex très développé qui permet la cognition, la réflexion, l’analyse, la planification, l’autogestion de nos émotions (partie animale, instinctuelle). Le néocortex permet ainsi un certain contrôle de notre partie animale, instinctuelle, reptilienne. Pour moi, il est alors erroné de dire que nous n’avons pas de prise sur nos décisions – que le libre arbitre est une illusion. Nous avons une partie du pouvoir sur nos décisions, pas tout le pouvoir, mais une partie.

Qu’est-ce que le bien?

Le bien dépend des valeurs de chaque personne et celles-ci peuvent favoriser ou non le bien. Voici celles qui favorisent le bien :

  • Être actif dans le développement de sa propre croissance, dans son bien-être;

  • Pratiquer à être de plus en plus une meilleure personne;

  • Se préoccuper à ce que notre entourage puisse aussi être assuré du bien-être et de le favoriser;

  • Développer sa liberté en acceptant qu’elle s’arrête là où commence celle des autres;

  • Finalement, c’est de s’aimer et aimer les autres avec tout ce que cela signifie[1].

 

Qu’est-ce que le mal?

Le mal, ou ce qu’on nommait le « péché » c’est l’antithèse du bien.

  • C’est avant tout d’exploiter les autres, de nuire à leur bien-être afin de favoriser le sien, et ce, en étant conscient de le faire;

  • C’est de ne se préoccuper seulement de soi-même sans accorder le moindre souci pour les autres;

  • C’est d’accepter sans s’en préoccuper : l’iniquité, les injustices, l’écart inacceptable entre les riches et les pauvres;

Quel est le lien avec le péché?

Enfant et adolescent il y avait des petits péchés (véniels) et de gros péchés (mortels). Pour moi, ce qui est du mal, il y a aussi « du petit mal » et du « gros mal ». Le plus gros mal, c’est de faire volontairement du tort à une autre personne, allant jusqu’à favoriser la perte de sa vie.

Conclusion

Si chaque personne s’engage à faire le bien, à être de plus en plus une meilleure personne, alors le mal n’aura plus d’espace pour exister. C’est comme le vaccin contre la Covid.

[1] En passant, c’était l’un des messages importants du Christ – aimer.

Le fameux party sur le vol de Sunwing – une analyse

(extrait de Google – 09-01-2022)

Note: Suite à la lecture de commentaires, j’ai apporté quelques modifications à ce article – les partie en rouge

Le fameux party sur le vol privé de Sunwing a soulevé passion et colère au Québec et a fait le tour du monde.

Ce qui caractérisait ce festoiement, c’est le fait qu’il n’y avait pas de respects des règles sanitaires à bord d’un aéronef. Pas de masque, pas de distance. Non respect de certaines règles de l’aviation – boire de l’alcool personnelle, fumer, etc. Non respect des consignes des agents de bord.

Ils/elles sont jeunes, en vacances, en voyage pour le sud. Ils/elles fêtent.

Qu’est-ce qui a de mal à cela, nous aussi on a été jeune et on à fêté…parfois un peu trop?

LA RÉPONSE: LE MAUVAIS TIMING (ajout: le manque flagrant de jugement 10-01-2022) possiblement qu’en temps normal cet événement aurait moins attiré l’attention.

Mais actuellement, on est en guerre, la pandémie nous attaque, elle nous écœure tous/toutes.

Pendant que ces fêtards inconscients ne respectent pas les règles sanitaires,  pleins d’autres personnes souffrent pour de multiple raisons:

  • éviter de sortir, éviter les contacts avec sa famille, ses ami.es ;

  • des entreprises ferment leur portes  à cause de cette pandémie – des personnes perdent leur empl0i;

  • les enfants ont l’école à distance et plusieurs parents travaillent à la maison tout en supervisant leurs enfants;

  • les hôpitaux débordent et 50% des lits sont pris par les non-vaccinés;

  • des personnes attendent depuis des mois une chirurgie pour un genou, une hanche. Ces interventions sont remisent à plus tard et ces patients doivent continuer à souffrir;

  • d’autres ne se  rendent pas à l’urgence par crainte et subissent des effets négatifs ou graves pour leur santé;

  • et beaucoup d’autres aspects effrayants.

Symboliquement les fêtards de Sunwing sont devenus des bouc émissaires malgré eux. MAUVAIS TIMING, manque flagrant de jugement. Le plus triste dans cette histoire, c’est que ce groupe est composé d’influenceurs

Pour ajouter à la situation grave, le responsable de ce vol de vacances, non seulement n’a pas de regrets, mais fait des doigts d’honneur aux journalistes. Pour ajouter l’injure à l’insulte, il traite les québécois de « moutons ».

Quel contraste n’est-ce pas – tout ces Québécois qui se forcent à respecter les règles sanitaires en vigueur – plusieurs qui souffrent – et ces fêtards… Comme le mentionne mon ami Claude P. c’est personne n’ont pas un minimum de sens moral.

On pourrait très bien appliquer l’analyse que je viens de faire à tous les non-vaccinés qui ne VEULENT PAS. Qui en bout de ligne, ne pense qu’à leur petite personne.

Joyeux Noel et Bonne nouvelle année 2023

Un Joyeux Noel et une Bonne nouvelle année 2023, malgré la tempête au Québec.

Voici une vidéo stimulante.

Merci de fréquenter mon site Internet.
Espérant qu’il vous apporte de l’information intéressante.

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Promotion de la gentillesse (Pascale Seys)

La sagesse de la gentillesse

https://www.facebook.com/watch/?v=2834526236608648&extid=NS-UNK-UNK-UNK-AN_GK0T-GK1C&ref=sharing

Qu’est-ce que la Perte – (Pascale Seys)

J’ai reçu cette courte vidéo d’une amie d’Algérie sur la notion de « Perte' » vraiment profond et intéressant selon moi.  (auteur inconnu)

« Vieillir c’est le détachement et l’apprentissage de la perte, mais aussi la découverte de nouveaux savoirs, de nouvelles connaissances, de nouvelles prises de conscience » (de moi)

 https://fb.watch/9ymLjHmFH9/

 

Autres présentations de cette autrices:

https://www.youtube.com/results?search_query=pascale+seys

(Musique) Bleue eyes crying in the rain

Willie Nelson et Shania Twain
Bleue eyes crying in the rain

 

https://www.youtube.com/watch?v=N6wBxQVBozI

 

 

Essai sur le Bonheur

Note: Ce texte est un extrait de mon futur livre Une petite somme de connaissances psychologiques pour tous. Présentement en développement. Cette petite somme aborde 58 termes de la psychologie dont:  Altruisme, Apprentissage, Cerveau, Connaissance de soi, Estime de soi, etc.

Depuis le milieu des années 1970, il y a énormément de recherche qui s’est faite sur le bonheur. De nombreuses disciplines s’en préoccupent, que ce soit la psychologie, la philosophie, la sociologie ou encore la neurobiologie.

Le bonheur peut être considéré comme un état de plénitude, de satisfaction  ou de sérénité. Un état agréable et équilibré de l’esprit et du corps . Ce n’est pas seulement un état passager de plaisir, de joie, il représente un état d’équilibre  qui peut durer dans le temps[1]. « Il y a un seuil d’insatisfaction, en deçà duquel il n’est plus guère possible dans l’expérience d’une vie humaine de parler de bonheur. La satisfaction qu’une personne éprouve à l’égard de sa propre existence dépend éminemment de la valeur perçue de ses conditions de vie (…) Cette évaluation passe par une référence à des attitudes, à des valeurs et à des croyances personnelles sur la vie de la part de la personne[2] ».    

Il ne faut pas confondre « le confort » avec le bonheur. Le confort concerne un bien-être matériel (vivre confortablement). Alors que le bonheur englobe l’ensemble du vécu d’une personne. Il s’agit du sentiment que l’on éprouve lorsqu’on considère l’ensemble de sa vie.

Quelques caractéristiques des personnes heureuses[3]

Les gens heureux sont capables de réduire l’écart entre ce qu’ils ont et ce qu’ils désirent et ce qu’ils désirent de ce qu’ils ont. Elles poursuivent des objectifs atteignables, réalistes et espèrent ce qui est à leur portée.  Il y aurait trois composantes qui caractérisent les personnes qui vivent le bonheur : la jouissance, le contentement et la réalisation de soi[4].

Les personnes qui se disent heureuses ont le sentiment d’être épanouies, de contrôler leur vie, de s’accepter tel qu’elles sont et établissent des contacts positifs avec les autres. De plus, elles ont l’aptitude à se projeter positivement dans le futur et d’avoir une image positive d’elles-mêmes[5]. Elles ont un sentiment d’accomplissement (réalisation de soi), une impression de réussite.

Les personnes qui vivent un état de bonheur éprouvent de nombreuses émotions positives : l’amour, la confiance en soi, la valorisation sociale, la réussite, l’utilisation de leurs compétences, le plaisir que procurent les activités physiques, culturelles et le bien-être du repos et de la relaxation, etc.

Les cinq piliers du bien-être[6]

Les émotions positives. Être heureux c’est d’abord vivre des émotions positives. Celles-ci peuvent être suscitées par le rappel du passé, l’anticipation de l’avenir et l’expérience présente.

L’engagement dans l’action. L’engagement se concrétise par l’exercice de ses forces personnelles; des activités qui produisent la réalisation de soi; la poursuite de buts personnels signifiants. L’engagement produit du bien-être subjectif et permet la réalisation de ses potentialités qui, à leur tour, nous incitent à l’action en une spirale ascendante positive.

Les relations positives avec autrui. Cette composante du bien-être, incluant les relations sociales, familiales et intimes, revient dans toutes les théories du bonheur comme un élément fondamental de la nature humaine et du bonheur.

Les réalisations. Une vie satisfaisante (heureuse) suppose des réalisations dont nous sommes fiers, même si elles sont parfois exigeantes. L’effort mis dans ces réalisations est un élément important pour éprouver le sentiment de réussite.

Le sens à la vie. Pour connaître une vie signifiante, une vie pleine, il faut mettre ses capacités au service de quelque chose de plus grand que soi : famille, communauté, pays ou grande valeur comme la justice, l’amour, etc.

Le rôle du cerveau dans le bonheur

Le Marchand[7] précise que « se sentir bien, c’est un état que l’on atteint lorsque l’essentiel de nos besoins fondamentaux a été satisfait. Le système parasympathique prend le relais, vous relaxe et apaise votre vie émotionnelle ».

Du point de vue neurobiologique, le bonheur se situe dans les mécanismes cérébraux du centre du plaisir, du désir et des représentations du futur.  Le bonheur s’explique en partie par la chimie du cerveau. Quatre neurotransmetteurs y contribuent : la dopamine (module le désir), l’acétylcholine (active la mémoire), la noradrénaline (joue sur l’humeur) et la sérotonine (active la sensation de bien-être)[8]. L’ocytocine jouerait également un rôle au niveau du bonheur en augmentant l’empathie et l’attachement aux autres et réduirait le stress tout en favorisant le bien-être.

« La sensation de bonheur, de satisfaction, où l’impression d’avoir une vie réussie provient en grande partie de la libération de dopamine, le neurotransmetteur du circuit du désir et de la récompense dans le cerveau limbique. C’est cette clé chimique de l’envie qui nous pousse à agir et qui déclenche le sentiment de plaisir. D’autres clés chimiques comme la sérotonine et les endorphines participent à la sensation du ressenti de bien-être[9] ».

Comment évaluer son état de bonheur

Les chercheurs sont unanimes sur la façon d’évaluer le bonheur. Considérant que celui-ci est un concept strictement personnel et subjectif, la meilleure façon de le mesurer est par une simple question. Sur une échelle de 1 (étant faible) à 10 (étant fort) : Comment évaluez-vous votre état ou votre niveau de bonheur actuel, toutes choses considérées ?   Une autre méthode est de demander, en utilisant la même échelle : Êtes-vous heureux ?[10]

Mon savoir d’expérience sur le bonheur

  • Le bonheur est une quête pour tous les humains. La recherche du bien-être est inscrite dans la profondeur de notre organisme;

  • Le bonheur n’est jamais acquis, garanti, il se construit graduellement tout au long de la vie.

Pour en savoir plus

Côté, P. (2015). Le bonheur mis à nu. Carte blanche.

Guibet-Lafaye, C. (2009). Le bonheur est un sentiment subjectif de satisfaction.  Presses universitaires de Louvain. https://books.openedition.org/pucl/1036?lang=fr

Bouffard, L. (2019). Homo Beatus. Petite somme sur la science du bonheur. Les éditions Percée. (Particulièrement recommandé)

Monnier, É. (2016). « Le bonheur. Dans l’ADN, les cellules, le cerveau… mais où se cache-t-il ? » Science & Vie. 1181. 46-62.

Potvin (2017). Qui sommes-nous, nous, les humains? Les Éditions Première Chance, chapitre 17, p. 302-304.

_____________________________________________

[1] Bonheur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Bonheur.

[2] Guibet-Lafaye, C. (2009). Le bonheur est un sentiment subjectif de satisfaction.  Presses universitaires de Louvain. https://books.openedition.org/pucl/1036?lang=fr

[3] Potvin (2017). Qui sommes-nous, nous, les humains? Les Éditions Première Chance, chapitre 17, p. 302-304.

[4] Côté, P. (2015). Le bonheur mis à nu. Carte blanche.

[5] Monnier, É. (2016). Le bonheur. Dans l’ADN, les cellules, le cerveau… mais où se cache-t-il ? Science & Vie. 1181. 46-62.

[6] Les cinq piliers du bien-être sont proposés par Martin Seligman publié dans Authentic happiness (2002) et Flourishing  (2011). Je les ai résumés à partir du livre de Bouffard, L (2019). Homo Beatus. Petite somme sur la science du bonheur. Les éditions Percée. p. 37-38.  

[7] Le Marchand, A. (2017). Chouchoutez votre cerveau. Rustica Éditions. (p.85).

[8] Monnier, É. (2016). Op. cit.

[9] Science & Cerveau. (2019-2020). Mémoire : tous condamnés à oublier?

[10] Côté, P. (2015). Op. cit.

Nouveau Livre: Un regard sur le vieillissement et la société en changement

Un regard sur le vieillissement et la société en changement

L’auteur aborde le vieillissement et la société en changement dans le but de faire le point sur son propre vieillissement et sur les changements qu’il a pu observer dans les valeurs de la société québécoise.

Il présente le sujet du point de vue d’une personne âgée qui a vécu les divers événements qui ont transformé la société québécoise. Ce point de vue ne se limite pas qu’à sa vision et qu’à son expérience. Ses recherches et les échanges avec des membres du Groupe de codéveloppement soutiennent son analyse. Notez que ce groupe existe depuis quatre ans, et qu’il est composé de personnes retraitées qui vivent le processus du vieillissement.

L’ouvrage se divise en deux parties. La première aborde différents aspects du vieillissement et ce que signifie vieillir ; elle présente les autoportraits de retraités, ainsi que des exemples d’engagement social et de bénévolat. S’ajoutent les défis que représentent l’âgisme et le jeunisme, et enfin l’art de bien vieillir. 

La deuxième partie jette un regard sur la société en changement tant dans les valeurs fondamentales que dans le passage de la culture collectiviste à l’individualisme. Elle aborde différents autres changements. C’est le cas de l’emprise de la religion sur le peuple québécois, de la Révolution tranquille, de la révolution numérique et technologique, etc. Il a été impossible de passer à côté d’un changement vraiment imprévu, soit la pandémie de la Covid-19.

Table des matières

 UN REGARD Table des matières PDFT

Achat possible en librairie, chez Amazon ou chez l’éditeur Crescendo
https://www.editions-crescendo.com/boutique/p/un-regard-sur-le-vieillissement-et-la-societe-en-changement

Accès possible au logiciel de dépistage Premiers Signes 2

Bonjour à tous et toutes.

Voici de l’information sur le logiciel de dépistage des élèves à risque Premiers Signes 2

Il est maintenant plus facilement accessible dans tous les pays francophones.

Premiers Signes permet de dépister les élèves à risque, de la maternelle (5 ans) à la 6e année (de 6 ans à 12 ans). Il a été conçu par Pierre Potvin, en collaboration avec le CTREQ[1] suite à une étude longitudinale d’une durée de 11 années (de la maternelle à la fin du secondaire). Ont également contribués au développement de l’outil : le service informatique de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et la Commission scolaire du Chemin du Roy (CSCR).

La version 2 du logiciel Premiers signes

La nouvelle Version (2020) conserve les mêmes propriétés de validité que la version originale de Premiers signes (2010). Des améliorations ont été apportées en ce qui concerne la présentation visuelle, l’ajout d’informations et avec un accès direct via Internet. Cette version 2 est accessible dans tous les pays francophones via un lien Internet.

Cette nouvelle version permet également de nommer des responsables du logiciel (superviseur) qui pourront créer de façon autonome des utilisateurs/trices et gérer leur accès à l’application. Une documentation pour soutenir les superviseurs/es dans leur rôle sera disponible.

Actuellement les pays qui participent à l’utilisation de l’outil sont :  Québec (Canada), France, Belgique, Algérie, Tunisie, Cameroun.

But du logiciel

Le logiciel Premiers signes V2 est un outil validé dont le premier but est de dépister les élèves à risque d’échec scolaire au préscolaire (5 ans) et au primaire (6 ans – 12ans) et qui seraient éventuellement à risque de décrochage scolaire au secondaire.

Si vous êtes intéressé par cet outil, communiquez avec moi via le courriel : Pierre.Potvin@uqtr.ca

Pour d’autres informations, voir : https://pierrepotvin.com/wp/index.php/premiers-signes-v2/

[1] Centre de Transfert pour la Réussite Éducative du Québec (CTREQ)

Ne pas remettre à demain (Jacques Prévert)

Reçu de Roger Pelletier sur Facebook – 2 octobre 2021

Un délice de réflexion sur la fragilité, et la « rapidité » de notre existence. Beau texte de Jacques Prévert
A peine la journée commencée et … il est déjà six heures du soir.
A peine arrivé le lundi et c’est déjà vendredi. … et le mois est déjà fini… et l’année est presque écoulée
… et déjà 40, 50 ou 60 ans de nos vies sont passés.
… et on se rend compte qu’on a perdu nos parents, des amis
et on se rend compte qu’il est trop tard pour revenir en arrière …
Alors… Essayons malgré tout, de profiter à fond du temps qui nous reste…
N’arrêtons pas de chercher à avoir des activités qui nous plaisent…
Mettons de la couleur dans notre grisaille…
Sourions aux petites choses de la vie qui mettent du baume dans nos cœurs.
Et malgré tout, il nous faut continuer de profiter avec sérénité de ce temps qui nous reste. Essayons d’éliminer les « après » …
Je le fais après … Je dirai après … J’y penserai après …
On laisse tout pour plus tard comme si « après » était à nous.
Car ce qu’on ne comprend pas, c’est que :
après, le café se refroidit
après, les priorités changent
après, le charme est rompu …
après, la santé passe
après, les enfants grandissent
après, les parents vieillissent
après, les promesses sont oubliées
après, le jour devient la nuit
après, la vie se termine
Et après c’est souvent trop tard…. Alors… Ne laissons rien pour plus tard…
Car en attendant toujours à plus tard, nous pouvons perdre les meilleurs moments, … les meilleures expériences, les meilleurs amis, la meilleure famille.
Le jour est aujourd’hui…L’instant est maintenant…
Nous ne sommes plus à l’âge où nous pouvons nous permettre de reporter à demain ce qui doit être fait tout de suite.
Pourtant, on m’a toujours dis : Ne fais jamais le jour même ce qu’un autre peut faire demain à ta place !!…

Ti-gars – Lettre aux petits gars par David Goudreault

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« Ti-gars, je veux te donner de l’amour

Ça brasse pour toi, pour nous, ces temps-ci

Turbulence, douleur de croissance et remises en question de nos relations avec les femmes

Je veux pas parler en leurs noms, d’autres l’ont mal fait beaucoup mieux que moi…

Je veux te parler de gars à homme, d’homme à fils, frère, neveu ou chum

Sans tomber dans les jokes de cul

Je veux qu’on sorte de nos cages, de la Cage aux Sports comme de la cage thoracique

Un tien vaut mieux que deux tu l’auras, mais deux couilles valent moins qu’un cœur à la bonne place

Je suis pas un exemple, mais laisse-moi t’en donner

Quel genre de modèle on nous propose?

Des joueurs de hockey qui s’imposent sur la glace

Des batailleurs MMA qui s’imposent sur le ring

Des rappeurs un peu misogynes qui s’imposent dans le game

Les superhéros qui règlent tout à coups de poing

Pas simple, d’aller te dire d’être sensible et en contact avec tes émotions

Mais entre Iron Man, Rocco Siffredi et Josélito Michaud

Il y a un large spectre, une vaste palette de mec à être

Complexe, peut-être, mais tu peux être sans écraser l’autre

On peut sortir du vieux moule pourri de l’homme fort à tout prix

On se les fait mettre dans face, nos erreurs et nos errances…

C’est rough, mais y a eu trop de viol, trop de violence

L’humanisme passe par le féminisme tant qu’on n’aura pas atteint l’égalité

Tant que la sécurité ne sera pas un bien commun, pour toi comme pour elles

Ça t’enlève rien, t’sais, ça va juste embellir le monde, pour tout le monde

T’as le droit d’être qui tu es, de tripper sur les camions, les outils, les lutteurs

T’as le droit d’avoir un pénis, t’as le droit d’avoir envie de t’en servir

D’éprouver du désir et de le nommer

Mais tu ne peux pas imposer tes fantasmes, ou toucher sans consentement

Et tu ne peux pas envoyer des photos de ta graine si on ne te le demande pas explicitement

Même si t’as la plus belle graine de Saint-Hyacinthe

Garde ton petit miracle dans tes bermudas, ti-gars

Pis accepte qu’on te dise non, apprends à différer la gratification

Et vivre avec la frustration, même la détresse

Mais les gars se suicident 4 fois plus,  rétorques-tu!?

Attend, on revient à la violence, encore

Les femmes vivent pas moins de détresse, elles meurent moins de leurs tentatives de suicide

Nuances; leurs moyens pour passer à l’acte sont moins radicaux

Nous, on tue, comprends-tu, sans retour possible; on SE tue, et on tue trop, beaucoup trop

Pour une seule tueuse, tu as 148 hommes aux mains pleines de sang, ça a pas de sens

Les femmes sont pas parfaites, mais c’est un fait : nous tuons davantage, nous frappons plus souvent, nous assassinons

Pis y’est temps qu’on s’inquiète, qu’on se ramasse entre gars, qu’on se brasse, pour se dire « plus jamais ça »

Plus jamais huit féminicides en quelques semaines au Québec

C’est pas digne de la beauté des hommes, de la bonté de la majorité d’entre nous

Mais le danger est là, c’est aussi ça, les hommes, ti-gars

Fait que si tu sens monter cette violence, si t’es pour frapper, pour tuer

Sacre ton camp, décrisse le plus loin, le plus vite possible

Tu as le droit de le ressentir, t’as pas le droit de l’agir

Va crier, va te saouler, va demander de l’aide ou te perdre dans le bois

Serre les dents plutôt que les poings

Serre-toi de ta tête quand ton cœur se brise

Serre-moi dans tes bras, range ta corde, range ton gun

Serre-moi dans tes bras, hurle pis braille, braille fort

Fort comme un homme

Mon gars »

–David Goudreault, auteur

David Goudreault | Lettre d’amour aux aînés

David Goudreault | Lettre d’amour aux aînés

https://www.facebook.com/watch/?v=551747159337759

La lettre d’amour aux aînés

Qu’on vous appelle nos aînés, les vieux
Ou plus probablement
Qu’on vous appelle…/ pas souvent

Cette lettre d’amour est pour vous
Qui êtes aujourd’hui ce que demain nous serons
Qui étiez hier, ce que nous sommes

La vieillesse est un automne
Les feuilles, comme les amis et l’avenir, tombent au sol
Et révèle la structure de l’arbre, le cœur de l’être

Si les jeunes ont toutes la vie devant
Les aînés ont toute leur vie en dedans

L’humilité aussi, ils ne gueulent pas leur sagesse
N’imposent pas leur savoir
Même après avoir vécu
Survécu aux crises économiques, crises d’octobre
Crises d’Oka, crises du Verglas, crisse de Covid, etc.

Ils demeurent discrets, elles demeurent modestes
Ils nous regardent nous épivarder avec nos vieilles idées
Et nos conneries modernes

Ils savent bien qu’on fait ce qu’on peut
Peut-être qu’ils ne feraient pas mieux
On leur en reproche déjà beaucoup

Faites de la place, colonisateurs, Ok boomers
Et autres formes d’âgisme de bon ton

A posteriori, trop facile de condamner
« Nous ne ferons plus les erreurs du passé!»
Évidemment
Vu qu’on a les deux pieds dans les erreurs du présent

Demain, c’est loin, mais pas tant
L’isolement, la fraude et la maltraitance
Nous pendent au coin des rides
Quand nos calendriers se remplissent
Nos existences se vident

Le regard quitte les yeux, du crâne coule le visage
Le visage perd la face, déjà vieux
Le monde se coupe, le monde s’occupe de nous
Nous consulte de moins en moins sur nous-même
Nous devenons socialement exceptables

Alors ils se tassent, les vieux
Se laissent entasser sans faire de bruit
Ils ne veulent pas causer de problèmes

Si jeunesse savait ce que vieillesse pourrait
De l’intelligence relationnelle
Des histoires, un rythme plus humain
De la mémoire vive et vivante pour nos logiciels
Et notre logique souvent défaillantes

Moi, je les trouve facile à aimer, les aînés
Va pas croire que tu m’insultes
Si t’insinues que j’ai un public de vieilles matantes
Sont drôles et brillantes, t’sé, les matantes

Mais sais-tu que dans mes fans
Y’a aussi ta petite cousine pis ta femme

De toute façon
Le temps ne fait rien à l’affaire
Y’a des ados vieux cons
De jeunes génies en marchette
Et des gamins grabataires

Alors amenez-en des Francine Ruel, des Jeannette Bertrand, des Michel Tremblay, des Joséphine Bacon et des Gilles Vigneault
Il en manque plein nos écrans

Que votre parole ne se perde pas dans l’écho
Des pensées creuses
Vous êtes loin d’être cons, loin d’être des colons
Vous êtes les colonnes d’un temple qui abrite encore
Quelque chose comme un grand peuple

On se comptera pas de menteries
Vieillir comporte son lot de désagrément
Et de désagrègement

Mais entre les os qui se fragilisent
La vue et l’espérance de vie qui baisse
Il reste les bons moments, l’amour vécu, les enfants
Les luttes gagnées, et celles à mener

La richesse est dans le cœur
Mais la fortune est dans la tête

Par les liens, les valeurs partagées
L’histoire que l’on porte
Et tout ce qui nous porte à vivre jusqu’à demain

Le jour est jeune encore
Quand l’esprit veille
L’âge dort…

La société où nous vivons – la mode des jeans troués

C’est vraiment spécial la mode chez les jeunes filles au sujet des « jeans troués »

Moi j’aime bien donner aux Artisans de la paix ou à l’Armée du salut mes vêtements encore bons. Mais je fais très attention à ce qu’ils soient encore bien portables, par respect. Pas de taches sur les vêtements et surtout pas de trous.

Mais maintenant avec la mode des « jeans troués » je me pose des questions (hi! hi!).  Le paradoxe de ce style, c’est que pour acheter ces vêtements, il faut presque être riches. Pour le fabriquant, possiblement que c’est beaucoup de travail que de détruire le tissu pour en faire de « beaux jeans troués ».

Dans mon enfance à Verdun, les enfants pauvres qui portaient des vêtements troués étaient objets de sarcasmes, sinon d’intimidation… les temps changent et il faut, semble-t-il s’y adapter… mais, doit-on vraiment s’y adapter?

Moi en tous les cas, je me suis maintenant adapté aux cheveux de toutes les couleurs: bleus, rouges, violets, vert émeraude, etc. Est-ce que ce sera la même chose pour les jeans troués.? Toutefois, il y a troué et très troués au point de voir les sous-vêtements.

 Et maintenant la mite asiatique