Archives de l’auteur : Pierre Potvin

Mieux comprendre ce qu’est le plaisir

Plaisir et autres concepts

 

Explication: Si je présente un texte sur la notion de plaisir, ce n’est pas parce que je nage dans le plaisir, au contraire, considérant que je suis en période deuil de ma bien-aimé Yolande.

La raison est que le sujet de réflexion de notre  rencntre prochaine du Groupe de réflexion est le plaisir. J’ai voulu contribuer à la préparation de cette réflexion par un essai de compréhension de ce concept.

Qui sommes-nous, nous les humains

 

1. Règne                      Animal
2. Embranchement Vertébré
3. Classe                     Mammifère
4. Ordre                     Primate
5. Famille                  Hominidé
6. Genre                    Homo
7. Espèce                  Homo sapiens

Information sur les funérailles de mon épouse

Chères amies et chers amis, c’est avec une immense tristesse que je vous annonce le décès de mon Grand Amour Yolande Potvin (c’est son nom de fille) survenu vendredi dernier le 14 mars 2025. Nous étions mariés et en couple depuis près de 60 ans (4 septembre 1965). Lors de son décès, j’étais à ses côtés de même que mon fils Carl. Ma fille Line était présente le matin avant le décès.

Yolande, comme moi, était une grande intellectuelle très scolarisée en éducation et en études québécoises. Elle était historienne des mentalités. Durant plus de deux ans, je l’ai accompagnée avec amour et tendresse dans la maladie de la Paralysie Supranucléaire Progressive (PSP). Une maladie dégénérative incurable. Maintenant, c’est le grand vide pour moi, mais Yolande étant croyante est auprès de Jésus et de Dieu. Je lui parle régulièrement.

Les funérailles auront lieu à Trois-Rivières, au Centre funéraire Rousseau le dimanche 30 mars à partir de 13.30h. (voir l’annonce).

Après la cérémonie de la parole, il y aura un goûter. Afin d’avoir une idée du nombre de personnes qui resteront pour le goûter, veillez m’avertir de votre présence par courriel : Pierre.Potvin@uqtr.ca

Voici le lien pour l’avis de décès:

https://centrerousseau.com/avis-de-deces/potvin-yolande

Yolande Potvin – Centre funéraire Rousseau

Entourée de l’amour des siens, au CIUSSS MCQ-CHAUR de Trois-Rivières, le 14 mars 2025, est décédée à l’âge de 85 ans, Mme Yolande Potvin, épouse de M. Pierre Potvin, demeurant à Trois-Rivières.Elle était la fille de feu Arthur Potvin et de feu Elzéma Guévin.

centrerousseau.com

Imagine de Jonh Lennon – imagée

Voici une très belle présentation imagée de la belle chanson de
Jonh Lennon: IMAGINE

Un message au président des É-U D. Trump

Ce message était en anglais et a été traduit par Google traduction.
Pierre Potvin

Le message suivant pour Donald Trump, copié et collé depuis Quora, a apparemment été publié à l’origine en espagnol par Stefania Molina, une étudiante de l’Université de Padoue :

 

Le monde nous regarde en effet !
Et maintenant, le monde va riposter…

« Alors, vous avez voté pour la construction d’un mur… Eh bien, mes chers Nord-Américains.

Même si vous ne savez pas grand-chose en géographie, puisque pour vous l’Amérique n’est que votre pays et non un continent, il est important qu’avant de poser les premières briques, vous sachiez ce que vous laissez de côté dans ce mur.

« Dehors, il y a 7 milliards de personnes. Mais comme cela ne sonne pas très bien de parler de personnes, nous les appellerons des consommateurs.

« Il y a 7 milliards de consommateurs prêts à remplacer l’iPhone par un Samsung ou un Huawei en moins de 42 heures. Ils peuvent aussi remplacer Levi’s par Zara ou Massimo Dutti.

« Facile, en moins de six mois, nous pouvons arrêter d’acheter des véhicules Ford ou Chevrolet et les remplacer par une Toyota, KIA, Mazda, Honda, Hyundai, Volvo, Subaru, Renault ou BMW, qui dépassent techniquement de loin les voitures que vous produisez.

« Ces 7 milliards peuvent aussi arrêter de s’abonner à Direct TV, et même si cela ne nous plairait pas, nous pouvons arrêter de regarder des films hollywoodiens et commencer à regarder davantage de productions latino-américaines ou européennes, qui ont souvent une meilleure qualité, des messages, des techniques cinématographiques et un contenu meilleurs.

« Même si cela peut vous paraître incroyable, nous pouvons arrêter d’aller à Disney et visiter le parc Xcaret à Cancún, au Mexique, au Canada ou en Europe.
Il existe d’autres excellentes destinations en Amérique du Sud, en Orient et en Europe.

« Et, même si vous n’y croyez pas, il y a au Mexique des hamburgers meilleurs que ceux de McDonald’s et avec un contenu nutritionnel plus élevé.

« Quelqu’un a-t-il vu des pyramides aux États-Unis ? En Égypte, au Mexique, au Pérou, au Guatemala, au Soudan et dans d’autres pays, il y a des pyramides avec des cultures incroyables.
Cherchez où se trouvent les merveilles du monde antique et moderne… Aucune ne se trouve aux États-Unis.

« Quel dommage pour Trump : il aurait pu les acheter et les vendre !
« Nous savons qu’Adidas existe, pas seulement Nike, et nous pouvons commencer à consommer des baskets mexicaines comme les Panam.

« Nous en savons beaucoup plus que vous ne le pensez. Nous savons, par exemple, que si ces 7 milliards de consommateurs arrêtent d’acheter vos produits, il y aura du chômage, et votre économie (à l’intérieur du mur raciste) s’effondrera au point que vous nous supplierez de démolir le mur fatidique.

« Nous ne le voulions pas, mais… vous vouliez un mur, et maintenant vous aurez un mur.

« Sincèrement, Le reste du monde

« P.S. S’il vous plaît, partagez cette publication. Si vous ne le faites pas, rien ne se passera : beaucoup de gens ne se rendront pas compte de cette réalité et du pouvoir qu’ils ont de la changer.

LENTEMENT…IL ME SEMBLE… (poème de Claude Pelletier)

Voici un très beau poème de mon ami Claude Pelletier sur le temps qui passe.

 

La vie s’étire inutilement pour plusieurs
Les faiblesses endommagent les coeurs
Les maladresses créent de plus en plus de peur
Les tristesses grugent le bonheur

Le temps passe au ras des évènements
Le temps fuit à travers les instants
Le temps quitte le présent
Le temps s’épuise lentement

Et je cherche des copains pour rire
Des personnes pour le dire
Des voisins pour s’attendrir
Des amis pour nos soupirs

Et les fleurs renaissent au jardin
Les oiseaux s’envolent avec entrain
Les feuilles frétillent dès le matin
Les rires nous surprennent soudain

Difficille de sourire sans tendresse
Difficille d’oublier les maladresses
Difficille d’éviter les tristesses
Difficille de ne pas attraper la vieillesse

Les balançoires sont à l’unisson
Doucement
Tandis que nous vieillissons
Doucement

Lentement …ensemble…
Doucement… Il me semble…

Claude Pelletier.
UN an en RPA
Les Jardins MILLEN
Mars – 2024-25

La dictature aux États-Unis – par Bernie Sander

LA DICTATURE AUX ÉTATS

LA CONQUÊTE DE LA PALESTINE (Rachad Antonius)

Excellent texte qui permet de mieux comprendre le rôle d’Israel dans l’envahissement, la conquête de la Palestine.

LA CONQUÊTE DE LA PALESTINE
Rachad Antonius
Les Éditions Écosociété, 2024
Extraits
De Balfour à Gaza, une guerre de cent ans

LA CONQUÊTE DE LA PALESTINE

Bienvenue à l’ère du technofacisme Jonathan Durand Folco

Jonathan Durand Folco. Le Devoir, 27 janvier 2025.

Extraits par Raynald Horth.

Le mouvement Make America Great Again : MAGA, et ses liens avec la Silicon Valley ont fait naître le «  technofacisme ». 

L’arrivée au pouvoir de Donald Trump avec un mandat autoritaire et ultra-conservateur aligné sur le Projet 2025, le virage à droite des milliardaires et dirigeants des GAFAM qui célèbrent l’arrivée du nouveau président, le décret annulant la réglementation de l’intelligence artificielle ( IA ), le financement du projet Stargate à 500 milliards de dollars, tout cela participe d’un même mouvement. 

Cela mène à une crise profonde de la démocratie, jumelée à une mutation du capitalisme algorithmique, qui n’a plus besoin de son vernis démocratique et inclusif pour fonctionner.

Les années 1980 à 2007-2008 furent l’époque du capitalisme néolibéral, financiarisé et mondialisé : vagues de privatisations, chute du bloc soviétique, économie de marché, arrivée d’Internet, spéculation financière débridée de Wall Street. 

Puis arrive la crise financière mondiale remettant en question le dogme néolibéral. La Silicon Valley acquiert de l’importance, les téléphones intelligents déferlent, et les médias sociaux pullulent. Le capitalisme carbure à l’extraction des données, l’hégémonie de plateformes, l’exploitation du travail du clic, l’apprentissage profond et le déploiement des IA entraînées sur les données massives.

Durant cette première phase ( 2008 à 2016 ), le capitalisme algorithmique adopte une idéologie progressiste axée sur une utopie numérique et un solutionnisme technologique. Les entreprises en démarrage et les applications sont présentées comme des vecteurs de démocratisation et d’inclusion capables de résoudre les grands défis de l’humanité. Les médias sociaux sont associés au Printemps arabe, à Indignados et à Occupy, avec une promesse de pluralité de voix dans l’espace public. 

Arrive la deuxième phase de cynisme et de désenchantement, de 2016 à 2024. Les géants technologiques deviennent les plus grandes entreprises du monde. La première victoire de Trump marque d’emblée l’entrée dans l’ère de la polarisation et de la désinformation.

Les mouvements féministes comme #MoiAussi et antiracistes comme #BlackLives Matter connaissent une ascension, mais aussi des réactions négatives des conservateurs et des groupes d’extrême droite. Les wokes et anti-wokes se mènent une bataille culturelle, avec les programmes EDI ( Équité, Diversité, Inclusion ) et les personnes trans en ligne de mire. 

La pandémie de COVID-19 sème un autre vent de panique avec un série de mesures sanitaires, souvent autoritaires, qui fait réagir. Les conspirations circulent, des groupes masculinistes, libertariens et ultranationalistes s’organisent contre l’influence des féministes, des écologistes, des wokes et des migrants qui voudraient effacer  la nation ou la civilisation occidentale.

Restaurer la grandeur perdue

Émerge la troisième phase du capitalisme algorithmique qui s’amorce aujourd’hui : le technofacisme. Le camp trumpiste, avec son rejet de la mondialisation, du politiquement correct et des élites libérales corrompues, s’articule à une riposte de la broligarchie ( vient de brother : frère, et oligarchie ). La broligarchie désigne un groupe d’hommes masculinistes, multimillionnaires ou milliardaires de la technologie ou de la finance qui règne avec Trump.

Ces hommes hyperinfluents rejettent l’égalité et la démocratie au nom d’une approche technocratique où le p.-d.g. remplace le philosophe roi. 

Il n’est pas surprenant que Musk lance un salut que plusieurs ont qualifié de nazi – une accusation que Musk a balayé par ces mots : « tout le monde est Hitler », ou que Zuckerberg prône le retour d’une « énergie masculine » dans les lieux de travail.

Économiquement, le technofacisme s’incarne à travers une politique industrielle de restauration de la grandeur perdue des États-Unis. Le projet Stargate annoncé par Trump vise trois objectifs : garantir l’adhésion des élites économiques et de l’industrie numérique ; restaurer une « souveraineté technologique » face à la Chine, afin de réduire sa dépendance aux semi-conducteurs et autres composants, en s’engageant dans une course à l’IA analogue à la « course à l’espace » d’autrefois ; créer des milliers d’emplois aux États-Unis pour susciter l’adhésion de la classe ouvrière.

Des visées expansionnistes et antidémocratiques

Les menaces de tarifs douaniers et les mauvaises blagues sur l’annexion du Canada comme 51e État ne viennent pas de nulle part. Le nationalisme économique agressif de Trump ressemble sur plusieurs plans à l’économie allemande sous le Troisième Reich : expansionnisme, rejet des institutions multilatérales, protectionnisme. L’Allemagne des années 1930 misait non seulement sur «  l’économie de guerre », mais aussi sur une relance rapide de l’industrie, l’autarcie, une intervention forte de l’État, compatibles avec les intérêts capitalistes, le militarisme. 

Trump n’est pas Hitler, il faut le rappeler, mais les parallèles en matière de stratégie économique sont troublants.

Le nouveau gouvernement Trump a convié l’oligarchie technologique à prendre le contrôle de l’administration fédérale, le tout avec des visées expansionnistes et antidémocratiques. L’essor de la personnalité autoritaire se conjugue à la concentration inédite du pouvoir économique, politique, technologique et médiatique, à un discours antimigrant décomplexé et à une attitude de conquête. 

0-5 ans. Déboulonnons les mythes en éducation de la petite enfance

Un document à lire sur l’éducation de la petite enfance 0-5 ans

https://www.canva.com/design/DAGYqM1L6ys/4gXedij1u9JZZKJFhee14w/view?utm_content=DAGYqM1L6ys&utm_campaign=designshare&utm_medium=link&utm_source=viewer&fbclid=IwY2xjawHajdtleHRuA2FlbQIxMQABHT7NZL56CvfVyGQg_Wi4ijeASjsN8nbdosdvo4hrirHa35VQbiedHbe2lQ_aem_ZQJiukgbjadQnlVz1UHZ3A#1

Texte d’espoir – Donnez-moi du temps – Fridha Kahlo

Voici un très beau texte d’espoir de Fridha Kahlo. Il m’est parvenu par Évelyne Pinard via Francine Morreale sur Facebook.

Donnez du temps

Le sport à 80 ans Claude Pelletier

Mon ami de longue date Claude Pelletier a remporté quatre médailles aux jeux du Canada 55 +

Toutes mes félicitations à mon ami.

Nous avons enseigné la psychomotricité aux enseignant(e)s et éducateurs(trices) durant les années 1970.

Désolé, l’article est difficile à lire.

Claude Pelletier

Facteurs en cause dans le développement d’une personne. Théorie et application

Je vous présente dans ce texte, une théorie et son application que j’ai développée concernant Les facteurs en cause dans développement d’une personne. Mon modèle théorique et pratique avance l’idée que le développement de la personne se réalise par l’interaction de ses environnements intérieurs et extérieurs.

À l’aide du modèle théorique que j’ai développé et de l’illustration par deux cas types différents, je tente de faire ressortir comment les environnements, les événements de vie participent au développement de la personne. Au départ par l’environnement biologique comprenant le potentiel génétique et l’action épigénétique ainsi que par les différents autres environnements de la personne que ce soit le style d’attachement parental, le climat familial, l’environnement scolaire, l’environnement culturel et les événements marquants.

Je démontre comment les environnements ainsi que la personnalité sont en interaction, ils sont bidirectionnels. Ainsi la génétique et l’épigénétique vont favoriser ou défavoriser l’expression des gènes selon les conditions des environnements et des événements marquants.

Mon hypothèse c’est que les grands facteurs en interaction orientent les milliers de circuits neuronaux qui forment la base de la personnalité d’un individu. À son tour, la personnalité influence les environnements comprenant l’épigénétique.

Théorie sur le développement de la personne 4e

Parcours Hubble : partir à la rencontre de soi-même pour rêver plus grand.

EDUCAIDE et le parcours Humble, une belle façon de lutter contre le décrochage scolaire

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Échange et Témoignage sur le vécu d’échec scolaire et de réussite

Voici le témoignage d’une personne qui après avoir lu quelques documents que j’ai écrit ainsi que les mini-conférences sur You tube, m’a témoigné de son vécu. Son  parcours ressemble au mien par de l’échec au primaire puis de la réussite plus tard. Il pose aussi de bonnes questions sur le programme de FTP au secondaire ou des jeunes adolescent.e.s sont orienté.e.s vers une formation « semi » professionnelle. En deuxième partie je lui réponds.

Échange et Témoignage sur le vécu d

Programme de perfectionnement professionnel de l’évaluation dynamique basée sur les programmes d’études (ÉDPÉ)

Le trouble développemental du langage (TDL) : défis et solutions

Voici de l’information sur du perfectionnement possible en TDL qui se présente comme un problème
d’apprentissage, de compréhension et d’utilisation du langage oral.

TCE infographie (Français)

 

Évaluer les compétences en orthographe

Accueil

Violence conjugale – prévention lors d’une séparation

Depuis plus de 20 ans, je collabore à des projets de recherche en Violence conjugale avec la maison pour femmes et enfants victimes de violence conjugale La Séjournelle (Shawinigan).

Mon message ici s’adresse aux femmes victimes de Violence conjugale ainsi qu’à leur entourage (ami.e.s, parents, etc.) qui les soutient.

Si vous êtes une personne qui souffrez de violence conjugale et que vous désirez mettre fin à votre relation de couple, il est très important de bien vous préparer et surtout de vous faire accompagner dans cette démarche par un milieu qui s’y connaît.

Il est reconnu que la situation de séparation peut augmenter grandement le niveau de violence à un niveau dangereux.

Dans votre stratégie, contactez SOS Violence  conjugale ou un organise compétent, faites-vous aider.

SOS Violence conjugale: 

1 800 363-9010 — 24/7
438-601-1211
sos@sosviolenceconjugale.ca

Comprendre la dérive au centre de réadaptation Cité-des-Prairies

J’ai été profondément touché par le scandale qui s’est produit au centre de réadaptation Cité-des-Prairies. Plusieurs éducatrices qui ont eu des relations sexuelles avec des mineurs du centre.

Le but de mon texte est de tenter de comprendre ce qui pourrait expliquer cette situation dramatique, cette complète désorganisation dans ce centre.

Ma démarche se veut la plus rigoureuse possible avec les informations que j’ai au moment de rédiger ce texte.
Je suis conscient que mon intervention reste limitée, mais j’aurais au moins fait quelque chose pour aider à prévenir ce genre de problème.

Je remercie les personnes suivantes d’avoir répondu à ma demande d’aide à la compréhension du problème :
André Béliveau, Maryse Beaudoin, Jean Ducharme, Céline Grandmont, Simon Papillon, Claude Pelletier, Stéphanie Poulin, Diane Rousseau. Afin de savoir qui ils ou elles sont voir à la fin du texte mes sources,

Comprendre la dérive à Cité 2

Le cas de l’école Bedford de la CSDM – Violence et toxicité

Dans cet article je présente le cas de l’école primaire Bedford de la CSDM ou a règné un climat toxique, de peur et de violence. Je trouve cela révoltant et inacceptable.

Je décris le problème et  pourquoi que cette situation en éducation est inacceptable. J’illustre par mon propre vécu de violence à l’école quand j’étais enfant et ses conséquences. Finalement je propose des solutions

Si vous trouvez l’article pertient, je vous encourage à le partager sur votre réseau.

Climat toxique à l’école Bedford

Petit sondage pour savoir qui visite mon site (5 minutes)


Les personnes qui consultent mon Site Internet Psychoéducation – Éducation – Société, comme c’est votre cas, viennent de plusieurs pays (voir plus bas). J’aimerais beaucoup connaître de quelle ville, de quel pays vous venez et quelle est votre formation ou profession, ainsi que vos préférences de sujets d’articles. Cela vous prendra à peine 5 minutes.

Cliquez sur le lien pour vos réponses.
https://9hsnokv5e2t.typeform.com/to/lqNYe0Ju

 

Liste des pays (25) de ceux qui consultent mon site

Bilan du décrochage scolaire au Québec – Facebook Live

 Voici un lien d’une entrevue-conférence sur FB Live dont les sujet est: Bilan du décrochage scolaire au Québec – demandé par ÉDUCAIDE et animée par Éva Milko.

Si vous trouvez ce document pertient, je vous encourage à le partager sur votre réseau.

Voici le texte de l’entrevue conférence du 2 octobre 2024

Question 1 : Bienvenue, Pierre Potvin, c’est un plaisir de vous avoir avec nous aujourd’hui. Une première question pour commencer cette entrevue : d’après vos recherches, comment évolue le décrochage scolaire depuis ces dernières années ? Reste-t-il stable ou bien a-t-il augmenté ?

Depuis 20 ans le décrochage scolaire est en baisse.

Selon le MEQ 2022 on observe une baisse importante du décrochage[1] :

  • en 2000 c’était 21.5 %  (27% G et 16% F.)
  • en 2021 c’était 13.8%   (17.1% G et 10.6% F.)
  • L’écart entre les garçons et les filles est toujours présent.
  • Malgré les progrès de la lutte au décrochage, cela reste un problème important.

Selon mon collègue Égide Royer expert dans le domaine, actuellement les statistiques sont faussées par le nombre élevé d’immigrés non inscrit à l’école.

Actuellement l’une des préoccupations du ministère de l’Éducation c’est le problème de l’absentéisme scolaire.  

L’absentéisme est un facteur de risque important du décrochage scolaire.

Question 2 : Selon vos recherches, qui sont les jeunes les plus à risque de décrocher ?

Selon notre étude réalisée en 2014 auprès de 3160 élèves et 239 enseignants publiée dans Potvin (2018). Avec le logiciel de dépistage des élèves à risque le logiciel Premiers signes :

  • Les jeunes de milieux défavorisés.
    • Milieu défavorisé 33% à risque / Milieu régulier 26%
  • Les garçons sont plus à risque.
    • Garçons de milieu défavorisé 40% à risque / Milieu régulier 30%
  • Les élèves qui dès la maternelle, la 1re et 2e année sont identifiés à risque.
  • Les élèves qui présentent des problèmes d’apprentissage 43% des élèves à risque.
  • Les élèves qui présentent des problèmes comportement extériorisés (opposition – violence) 30% des élèves à risque. Au secondaire c’est autour de 50% (avec le logiciel LDDS).

Problème des garçons à l’école

  • L’écart entre les garçons et les filles persiste dans le temps.
  • Plus de femmes que d’homme inscrits au CÉGEP et à l’Université. Au CÉGEP 60% des femmes obtiennent leur diplôme. Malgré cela les femmes gagnent 9% de moins en revenu salarial.
  • Dès le préscolaire le problème des garçons s’observe : problème de langage, problème de comportement.

Note. Le problème des garçons et l’investissement en services ne doivent pas nuire à la préoccupation de la réussite des filles à l’école.

Sous-question : Quelles sont les principales causes qui les poussent à abandonner leurs études ?

On parle de causes multifactorielles, chaque jeune a son histoire. D’une façon générale :

  • Dans notre étude longitudinale au secondaire, le facteur prédictif important était le rendement scolaire dans les matières de base.
  • Venir d’un milieu défavorisé.
  • Cumuler des échecs depuis le primaire – affecte l’estime de soi, la confiance dans sa réussite – la motivation.
  • L’absentéisme nuit à la réussite scolaire – parent démuni devant ce problème.
  • Ce qui est nouveau actuellement c’est la pénurie de main-d’œuvre ce qui peut favoriser de ne pas poursuivre ses études sachant qu’il est possible d’avoir un emploi.

Raisons évoquées

  • Garçon : mésentente avec les enseignants – exclusion – travailler pour avoir de l’argent
  • Filles : souvent une question de problème familial – aide à la maison – problème de santé – parfois grossesse.

Intervention préventive

  • Dépistage au préscolaire – au primaire et au secondaire.
  • Agir dès les premiers signes.
  • Interventions universelles (gestion de classe) et ciblées : exemple : le répertoire de pratiques Agir dès les premiers signes
  • Accompagner les jeunes à risque et leur famille au primaire et au secondaire. Implanter un programme validé : Trait d’Union ou adaptation et validation de Check and Connect (Motiv’action), Agir dès les premiers signes, Mentorat.
  • Accès sans condition aux activités parascolaires (élèves à risque beaucoup plus de chances de ne pas décrocher si inscrit en activité parascolaire – Sport – informatique – robotique – arts – sciences, etc.).
  • La participation à des activités parascolaire peut avoir  des impacts positifs sur le sentiment d’appartenance à l’école, le climat de l’école, la réussite scolaire, la construction de son identité et de ses compétences.

Sous-question : Avez-vous remarqué des disparités géographiques dans le décrochage scolaire ou des âges particulièrement vulnérables ?

Je ne suis pas habilité pour bien répondre à cette question, mais il est clair qu’il existe des régions et des CSS ou les taux de décrochage scolaire est plus élevé.

Le professeur et sociologue Michel Perron de l’UQAC (retraité) a fait plusieurs travaux sur le sujet et même développé une application informatisée illustrant les statistiques par région.

Pour la question d’âge il semble bien que ce soit au deuxième cycle du secondaire et vers les 16 ans.

Question 3 : Le décrochage scolaire est souvent associé à des difficultés personnelles et familiales. Pouvez-vous nous parler des impacts psychologiques que subissent les jeunes décrocheurs ?

  • Se sentir exclu
  • Dévalorisation de l’estime de soi
  • Sentiment de malaise – de frustration – pas bien dans cet environnement de l’école
  • Atteinte à la motivation et à l’engagement scolaire.
  • Perte de la possibilité de réaliser ses rêves.
  • Pour certains, touche la santé mentale (dépression, anxiété) et la santé physique.

Question 4 : Les jeunes issus de milieux défavorisés semblent particulièrement touchés par le décrochage. Pouvez-vous expliquer pourquoi ces jeunes sont plus vulnérables et comment leur environnement socio-économique contribue à leur décrochage ?

  • Souvent le milieu familial est perturbé, dysfonctionnel et cause du stress chez le jeune.
  • Parent dépassé et peu disponible pour le suivi scolaire, la présence à l’école.
  • Une transmission intergénérationnelle, un développement d’impuissance acquise (on a de la difficulté à s’en sortir).
  • Peu ou pas de valorisation des études. Certains parents n’ayant pas eux-mêmes finit leur secondaire ou ayant eux-mêmes décrochsé.
  • Un manque de modèles positifs et inspirants pour les études.

Question 5 : Quelles sont les conséquences à long terme du décrochage scolaire, tant sur le plan personnel que professionnel pour ces jeunes ? On sait, par exemple, qu’ils peuvent vivre davantage d’anxiété ou de dépression.

Plusieurs des jeunes à risque sont plus vulnérables et cumulent des facteurs de risque.

  • Plus de problèmes de santé physique et psychologique
  • Une perte importante de revenu au cours d’une vie.
    • Toutefois, il semble que l’écart de salaire entre diplômés du secondaire et universitaire se rétrécit. Ceci peut favoriser le décrochage scolaire.
  • Peu ou pas de formation professionnelle – emploi mal rémunéré et conditions difficiles.
  • Plus de risque de délinquance
  • Plus haut taux de chômage

Question 6 : Le mentorat joue un rôle central dans le Parcours Hubble. Pourquoi est-il si important pour ces jeunes et quels impacts avez-vous observés grâce à ce genre d’accompagnement, tant au niveau psychologique que scolaire ?

  • Il y a le mentorat classique. Habituellement un adulte d’expérience qui accompagne une personne plus jeune ou débutante (ex : Les Grands frères). Nous avons expérimenté ce genre de mentorat au secondaire. Les mentors étaient des enseignants(es) de l’école. Ce n’était pas centré sur le scolaire. Les mentorés et les mentors ont beaucoup apprécié leur expérience et ce fut très positif pour les deux.
  • Il y a le mentorat de type accompagnement scolaire des jeunes à risque de décrochage scolaire. Ce type d’accompagnement a fait ses preuves et fait partie des programmes de prévention comme Trait d’union du CTREQ et l’adaptation par Michel Janosz du programme Check and Connect (Motiv’Action).
  • Le Parcours Hubble utilise le mentorat et c’est une pratique reconnue efficace.
    • Participe à développer les compétences de l’élève dans ses relations interpersonnelles.
    • Aide au développement de l’estime de soi, de croire dans ses capacités lorsque le mentor fait sentir au mentoré qu’il croit en lui.
    • Peut avoir une influence sur la motivation scolaire si l’école fait partie des discussions.
    • Réaliser de nouvelles expériences d’activités avec le mentor ouvre la porte et permet d’élargir sa vision de l’avenir ou de renforcer ses rêves.

            Sous-question : Pouvez-vous nous dire quelles sont les conditions gagnantes pour que le mentorat agisse positivement sur la motivation scolaire d’un jeune ?

  • Le succès de ce mentorat va dépendre de la qualité de la relation de bienveillance de la part du mentor.
  • Du degré de confiance du mentoré et son degré d’engagement.
  • La participation du mentoré au choix de son mentor lorsque c’est possible.
  • L’ingrédient principal est : Je crois en toi, dans tes qualités, dans ta capacité de réussir.
  • Développer son estime de soi, sa confiance dans un contexte hors de l’école peut avoir de bonne répercussion sur la motivation scolaire de l’élève.
  • Recevoir des conseils pratiques sur le vécu scolaire aide le jeune dans ses réussites scolaires.

Question 7 : Le parcours Hubble comprend également 2 jours d’atelier en immersion et l’attribution d’une bourse de persévérance sur plusieurs années. En quoi le fait d’être avec d’autres jeunes loin de l’école et de recevoir de l’argent les aide à retrouver leur motivation scolaire ?

  • Dans les deux jours d’ateliers, le jeune va être en contact avec divers expériences et témoignages, avec d’autres jeunes comme lui, ce qui peut contribuer à le stimuler, à découvrir de nouveaux horizons.
  • Déjà d’être choisi pour recevoir une bourse c’est très valorisant. Cela démontre au jeune qu’il en vaut la peine. Qu’on croit dans ses capacités.
  • Recevoir de l’argent pour un adolescent peut être très stimulant et contribuer à soutenir matériellement ses études. Surtout s’il vient d’un milieu défavorisé.
  • Le tout peut déclencher la spirale ascendante.

Question 8 : Selon vous, quelles seraient les actions prioritaires à mettre en place au Québec pour réduire le taux de décrochage scolaire et soutenir ces jeunes ?

  • Poursuivre ou implanter le dépistage des élèves à risque dès la maternelle. Les outils existent, entre autres, le logiciel Premiers signes 2
  • Intervenir tôt et Agir dès les premiers signes surtout auprès des élèves qui présentent des problèmes d’apprentissage et/ou de problème comportement extériorisé.
  • Poursuivre ou implanter le dépistage des élèves à risque au secondaire. Les outils existent, entre autres, le Logiciel du Dépistage du Décrochage Scolaire (LDDS)
  • Accompagner les jeunes à risque de décrochage au secondaire en implantant des programmes tel Trait d’Union.
  • Que toutes les écoles puissent offrir à tous les élèves des activités parascolaires sans sélection (aptitudes – rendement scolaire).
  • Ne plus maintenir le système d’écoles à trois vitesses (privée – école avec activités parascolaires – école sans activités parascolaires).

Question 9 : Pouvez-vous nous en dire plus sur vos initiatives de recherche sur le décrochage scolaire ?

  • J’ai dirigé ou co-dirigé deux études longitudinales d’une durée de 11 ans chacune – l’une au primaire et l’autre au secondaire.
  • Avec l’aide du CTREQ participé à développer deux logiciels de dépistage du décrochage scolaire. L’un au préscolaire primaire Premiers signes -l’autre au secondaire le Logiciel de Dépistage du Décrochage Scolaire (LDDS).
  • Avec l’aide du CTREQ j’ai produit deux guides de prévention – l’un pour le primaire et l’autre pour le secondaire.
  • Plusieurs de mes outils en éducation et psychoéducation qui se rapportent au décrochage scolaire sont accessibles gratuitement sur mes sites Internet :

Sous-question : Comment une école qui souhaiterait en bénéficier pourrait s’y prendre ?

  • Je consacre maintenant mon temps à la prévention du décrochage scolaire en mettant l’accent sur le dépistage au préscolaire et primaire. Je fais la promotion du logiciel Premiers signes 2.
  • Les directions des CSS, les directions d’établissement, les enseignants et les professionnels de l’éducation peuvent avoir accès gratuitement au logiciel en m’écrivant à : potvin@uqtr.ca.
  • Par le virtuel, je peux offrir des conseils.
  • Pour information sur le logiciel, voir sur mon site : https://pierrepotvin.com/wp/premiers-signes-v2/

Conclusion

  • Le dépistage tôt dans le vécu scolaire de l’élève est un facteur de protection important.
  • Agir dès les premiers signes de difficulté – apprentissage – comportement.
  • L’implantation de programmes reconnus efficaces.
  • L’utilisation du mentorat comme approche.
  • Faire vivre de nouvelles expériences qui ouvrent l’horizon à des possibilités de métiers, de carrières.
  • En ordre d’importance pour changer les attitudes des jeunes à risque :
    • Efficace : utiliser l’information par des personnes compétentes dans le domaine touché.
    • Très efficace: utiliser le témoignage par l’histoire de succès de personnes qui ont vécus des difficultés scolaires.
    • Extrêmement efficace: le jeune à risque vit une expérience pratique comme un court stage, une visite d’un milieu de travail, etc. À la condition que l,expérience du jeune soit positive.

Selon la connaissance que j’en ai, le Parcours Humble avec l’utilisation du mentorat et l’aide financière par une bourse de persévérance est une approche gagnante pour la prévention du décrochage scolaire.

Publications pertinentes

Potvin, P. (2012). Prévenir le décrochage scolaire. Mieux comprendre la réussite ou l’échec scolaire de nos enfants et adolescents. Collection Psychoéducation : fondements et pratiques. Béliveau éditeur.

Potvin, P. (2015). Comprendre l’apprentissage pour mieux éduquer. Une approche psychoéducative. Collection Psychoéducation : fondements et pratiques. Béliveau éditeur.

Potvin P. (2018). Élève à risque d’échec scolaire. Un regard sur la résilience et les facteurs de protection. Collection Psychoéducation : fondements et pratiques. Béliveau éditeur.

Potvin, P. (2024). Prévention du décrochage scolaire et mentorat. https://pierrepotvin.com/wp/decrochage-scolaire-synthese-2024/

__________________________ 

[1] Les statistiques du MEQ. Cet indicateur représente la part des élèves du secondaire en formation générale des jeunes (FGJ) qui ont quitté le secondaire une année donnée, alors qu’ils n’avaient aucun diplôme ni qualification. Les élèves identifiés comme sortants sans diplôme ni qualification sont ceux qui n’ont obtenu ni diplôme ni qualification lors de l’année d’observation et qui ne sont pas inscrits l’année suivante en formation générale des jeunes (FGJ), en formation générale des adultes (FGA), en formation professionnelle (FP) ou au collégial.

 

Parcours Hubble : partir à la rencontre de soi-même pour rêver plus grand – (Prévention du décrochage scolaire)

Le parcours Hubble de l’organisme EDUCAIDE vise la prévention du décrochage scolaire. Il se complète par une bourse d’études pour les jeunes du secondaire. Le programme cible particulièrement les jeunes à risque en milieu défavorisé.

L’article a  été rédigé par Éva Milko et j’ai aigi comme chercheur expert.
https://static1.squarespace.com/static/65f84b9172ed8b13ba012bdb/t/66fc48f8963f2250c8f9372d/1727809785188/Article+Educaide+FINAL.pdf

ÉDUCAIDE : https://www.educaide.ca/

Le parcours Hubble : https://www.educaide.ca/parcours-hubble

Si vous trouvez le document pertient, je vous encourage à le partager sur votre réseau.

 

Réflexion sur l’immigration  

Mes propos ici ne sont pas scientifiques, ils sont seulement appuyés sur mes observations, mes perceptions sur l’immigration à Trois-Rivières.

Depuis plus d’un an à Trois-Rivières, je suis impressionné par le grand nombre de personnes immigrées. Il y a eu un « Boum » impressionnant. Il y a, à peine quelque temps, il n’y avait à peu près pas de personne immigrée à Trois-Rivières. Maintenant, peu importe où on se trouve dans la ville, il y en a partout: dans les magasins, sur les trottoirs, au supermarché, sur la piste cyclable, etc. On les remarque facilement à cause de la couleur de leur peau.

Pour la majorité, ce sont des jeunes, hommes et femmes qui travaillent dans des emplois de services au salaire minimum. Chez nous, j’ai moi-même une jeune fille immigrante qui vient faire le ménage et préparer des repas. Elle a 26 ans, vient du Sénégal, elle est musulmane (sans voile), possède une maîtrise (master) en finance et est actuellement étudiante à la maîtrise en gestion à l’UQTR.

Chez IGA près de chez nous, il y a beaucoup de jeunes immigrés qui y travaillent. Au point où je me demandais si la chaîne IGA avait une entente spéciale avec l’immigration.

Aujourd’hui je faisais mes courses et j’allais donner des vêtements au site de dons du Village des valeurs. J’arrive à la zone de cueillette, et je vois arriver un tout jeune homme qui vient prendre les boîtes de vêtements. Voyant par le ton de sa voix et son physique qu’il venait d’ailleurs et comme à l’habitude, chaque fois, je demande à la personne:

  • De quel pays viens-tu? (J’aime beaucoup savoir d’où viennent les personnes immigrées).
  • Il me dit: du Cameroun.
  • Ah! le Cameroun, justement je fais de la recherche et je collabore avec une psychologue qui est professeure universitaire au Cameroun.
  • Il me dit: je n’ai pas bien compris: vous êtes de l’armée? 
  • Non! je suis chercheur et je collabore avec le Cameroun.
  • Ah! me dit-il.
  • Puis, je lui demande: aimes-tu être ici au Québec?
  • Ah! oui, ça fait deux mois que je suis ici. J’attends mes équivalences, car j’ai un master (maîtrise) en physique.
  • Wow! lui dis-je, bravo, je te souhaite bonne chance dans tes équivalences et pour ton séjour au Québec.

Les personnes immigrées que j’ai rencontrées viennent des pays suivants (Afrique):

  • Algérie,
  • Burkina Faso
  • Cameroun,
  • Congo,
  • Côte d’Ivoire,
  • Sénégal,
  • Tunisie,

Conclusion. Ces jeunes sont pleins d’espoir pour leur vie future. Ils sont immigrés, sur scolarisés (maîtrise) pour le travail qu’ils font et répondent aux besoins de main-d’œuvre du Québec.  Malheureusement concernant l’immigration des familles, nous n’avons pas suffisamment de ressources pour celles-ci, entre autres en ce qui concerne le logement, les places en garderie et en éducation.

 

Il est clair pour moi que le problème de l’immigration, de par le monde, va s’amplifier, à cause: des changements climatiques (chaleur extrême, inondation) qui font fuir les populations, de l’insécurité due aux guerres, de la pauvreté, des famines, ou tout simplement du désir d’avoir un meilleur avenir pour eux et leurs enfants.

En politique, que signifie être à gauche ou à droite

Suite à notre échange sur les notions de droite et de gauche en politique lors de notre rencontre du Groupe de réflexion du 4 septembre dernier (2024), j’ai senti le besoin de clarifier les termes Gauche et Droite.

Mon approche a été assez simple, je n’ai pas consulté les politologues, mais seulement Google et ChatGPT en faisant une sélection personnelle.

 

Introduction

En politique, les termes « gauche » et « droite » désignent des positions idéologiques qui couvrent un large éventail d’opinions et de politiques. Ces termes ont évolué au fil du temps et peuvent varier selon les contextes nationaux et historiques. (Google)

Ces termes sont parfois simplifiés et ne capturent pas toujours toute la complexité des positions politiques. Les partis peuvent avoir des nuances dans leurs programmes et leurs idéologies, et les préférences politiques peuvent varier en fonction des questions spécifiques et des contextes historiques. (ChatGPT)

Complexité et Variabilité. Il est important de noter que la gauche et la droite ne sont pas des catégories rigides. Il existe une grande diversité d’opinions et de mouvements au sein de chaque camp. Par exemple, certaines personnes ou partis peuvent se situer à gauche sur les questions économiques (en favorisant la redistribution et l’intervention étatique) mais être à droite sur les questions sociales (en étant plus conservateurs). (ChatGPT)

 

La gauche  

La gauche prône le progressisme et le changement social. Elle cherche à produire une société plus égalitaire, que cette égalité soit économique, politique, ou sociale. (Google)

Traditionnellement, les valeurs suivantes sont considérées comme étant caractéristiques de la gauche : égalité, progressisme, insoumission, fraternité, tolérance, solidarité, protection de l’environnement, justice sociale, travail, liberté. (Google)

L’extrême gauche désigne une catégorie politique aux contours relatifs. Ainsi, ce terme peut qualifier des courants révolutionnaires visant à abolir le capitalisme. (Google)

 

En général, la gauche est associée à des idées progressistes et à la promotion de l’égalité sociale et économique. Les partis et les personnes de gauche peuvent soutenir des politiques comme l’expansion des services publics, des programmes sociaux, des réformes pour réduire les inégalités de revenus, et des approches plus interventionnistes de l’économie. (ChatGPT)

Principes et Valeurs :

  • Égalité : La gauche valorise souvent l’égalité sociale et économique, cherchant à réduire les inégalités de richesse et à promouvoir la justice sociale.
  • Intervention de l’État : Elle tend à soutenir une intervention plus importante de l’État dans l’économie pour corriger les inégalités, par exemple par la redistribution des richesses et des services publics comme la santé et l’éducation.
  • Progrès Social : Les partis de gauche sont généralement favorables aux réformes sociales, à la protection des droits des minorités, et à des politiques environnementales progressistes. (ChatGPT)

 

La droite 

Les courants politiques dits de droite correspondent plus généralement à des courants politiques ayant une doctrine, une tradition ou une idéologie conservatrice manifestant en tout cas un certain attachement à l’ordre hiérarchique. Elle est plutôt en faveur du conservatisme et des traditions et privilégie la hiérarchie et le mérite. (Google)

La droite tend à privilégier les valeurs de liberté économique, d’initiative individuelle et de réduction du rôle de l’État dans l’économie. Elle peut soutenir des politiques favorisant la réduction des impôts, la diminution des dépenses publiques, et la promotion de l’entrepreneuriat privé. (ChatGPT)

Principes et Valeurs :

  • Liberté Économique : La droite valorise souvent la liberté économique et soutient un marché libre avec une intervention minimale de l’État.
  • Tradition : Elle peut privilégier des valeurs traditionnelles et familiales, et être plus conservatrice sur des questions sociales.
  • Ordre et Sécurité : Les partis de droite tendent à mettre l’accent sur la sécurité, l’ordre public, et le maintien des structures sociales établies. (ChatGPT)

 

Réactions – commentaires

Jacques R.

Pierre ne perd pas une minute pour alimenter notre réflexion, à gauche comme à droite. Merci, capitaine.

Bien sûr, nous sommes des sociaux démocrates, avec un penchant à gauche en faveur des personnes moins favorisées que nous-mêmes, soutenant le libéralisme économique (libre échange, multinationales, etc..). Mais en même temps, nous penchons à droite, disputant si les impôts ou les tarifs de l’hydro augmentent, favorisant  les politiques familiales qui favorisent nos propres enfants, ordonnant à la police de maintenir l’ordre, appuyant l’idée d’une nation ou patrie québécoise et disputant si les syndicats menacent de fermer les salles d’urgence. Bon, il me reste un mois pour réconcilier la gauche et la droite en moi-même, et je crains de ne pas être aussi à gauche que je le prétendais dans ma jeunesse (et pas aussi à gauche qu’André, mais on va le confronter!).

 

 

 

Inégalités persitantes au CEGEP

 

Les Québécois moins nantis ont souvent plus de mal à terminer leurs études collégiales

Zacharie Goudreault

Le Devoir, 19 août 2024

Extraits réalisé par Raynald Horth

Les Québécois les moins nantis continuent d’être défavorisés dans l’accès aux études collégiales. Ils sont aussi plus nombreux à abandonner en cours de route, en raison des obstacles économiques et sociaux auxquels ils se heurtent, montre un rapport publié en ce jour de rentrée cégépienne.

Dans le cadre de la deuxième édition du Bulletin de l’égalité des chances en éducation publié par l’Observatoire québécois des inégalités, six chercheurs ont analysé les écarts qui persistent dans le système éducatif québécois, des services à la petite enfance jusqu’à la formation universitaire.

« L’enjeu qui entre en ligne de compte, c’est la poursuite de certaines inégalités », qui demeurent « marquées « en matière d’accessibilité et de réussite des études collégiales, constate le chercheur Pierre Doray.

54% des Québécois dont le revenu familial est inférieur à 40 000$ par année n’ont jamais entamé d’études collégiales. Un pourcentage qui chute à 28% chez les ménages dont le revenu familial s’élève à 100 000$ ou plus.

Autre constat marquant : près du tiers ( 32 % ) des Québécois les moins nantis qui ont entamé des études collégiales à un moment donné dans leur vie les ont abandonnées en cours de route. C’est près du double de la moyenne provinciale, qui s’élève à 14%.

Des obstacles économiques

Le coup de sonde mené dans le cadre de ce rapport indique que 17% des répondants qui n’ont pas franchi les portes d’un cegep ont pris cette décision parce qu’ils avaient « besoin de travailler pour subvenir à leurs besoins », un pourcentage qui atteint 19% chez les femmes.

Les chercheurs ont établi que 90% des hommes et 80% des femmes dont les parents n’ont pas de diplômes d’études secondaires n’avaient « aucun diplôme collégial » à l’âge de 21 ans. Dans les cas où les parents ont un diplôme d’études supérieures, ce pourcentage chute à 55% chez les hommes et à 40% chez les femmes.

s ce contexte, les chercheurs du rapport soulignent ainsi l’importance que le gouvernement du Québec s’attaque aux multiples inégalités qui persistent dans l’accès aux études postsecondaires.

Note : Moi, Raynald Horth, en 1970, j’étais professeur à l’Université du Québec à Rimouski. À l’automne 1970, lors de la Semaine de l’éducation je fus invité par Monsieur Élisée Rioux de Trois-Pistoles à prononcer une conférence devant les membres d’un club social à Trois-Pistoles. Ma conférence a porté sur le rôle de l’école dans la reproduction des classes sociales. 54 ans après, force est de constater que l’école continue de reproduire les classes sociales, et qu’au Canada, les conseils des ministres des provinces et que le conseil des ministres du gouvernement fédéral ne se préoccupent pas du fait que les systèmes éducatifs à partir de la petite enfance jusqu’à l’université reproduisent les classes sociales. Pourquoi? Parce que tous ces conseils des ministres sont au service de la classe dominante.

Un peu d’humour c’est bon pour le moral (2e)

En espérant que ces quelques images d’humour
favoriseront quelques minutes de détente

(humour) Question « bonus » de chimie posée à l’université de Nanterre.

 

Note : Certaines images ou certains textes présentés dans cette section proviennent de sources circulant sur Internet. Si vous êtes titulaire des droits d’auteur d’un document reproduit ici et souhaitez qu’il soit retiré ou que la source soit précisée, veuillez communiquer avec l’auteur du site.

Le texte qui suit est un texte humoristique. Il touche indirectement la religion par le sujet de l’enfer. Il faut le comprendre au 2e degré. De ma part, je n’ai aucune intention de rédiculiser la religion catholique. Je suis personnelement croyant, mais avec certaine limites.

Ce qui me frappe dans ce récit, inventé ou réel, c’est la réponse brillante de l’étudiant avec une pointe d’humour. Heureusement que le professeur avait le sens de l’humour.

****

Voici la version d’une question « bonus » de chimie posée à l’université de Nanterre.

La réponse d’un étudiant a été si loufoque que le professeur l’a partagée avec ses collègues, via Internet, et c’est pourquoi vous avez le plaisir de la lire ….

Question Bonus: « l’enfer est-il exothermique1 ou endothermique2 » (1 : évacue la chaleur, 2 : absorbe la chaleur)

La plupart des étudiants ont exprimé leur croyance en utilisant la loi de Boyle (si un gaz se dilate il se refroidit et inversement) ou ses variantes.

Cependant, un étudiant eut la réponse suivante:

Premièrement, nous avons besoin de connaître comment varie la masse de l’enfer avec le temps. Nous avons besoin de connaître à quel taux les âmes entrent et sortent de l’enfer. Je pense que nous pouvons assumer sans risque qu’une fois entrées en enfer, les âmes n’en ressortiront plus. Du coup aucune âme ne sort.

De même pour le calcul du nombre d’entrées des âmes en enfer, nous devons regarder le fonctionnement des différentes religions qui existent de par le monde aujourd’hui.

La plupart de ces religions affirment que si vous n’êtes pas membre de leur religion, vous irez en enfer. Comme il existe plus d’une religion exprimant cette règle, et comme les gens n’appartiennent pas à plus d’une religion, nous pouvons projeter que toutes les âmes vont en enfer…

Maintenant, regardons la vitesse de changement de volume de l’enfer parce que la Loi de Boyle spécifie que «pour que la pression et la température restent identiques en enfer, le volume de l’enfer doit se dilater proportionnellement à l’entrée des âmes». Par conséquent cela donne deux possibilités:

1) si l’enfer se dilate à une moindre vitesse que l’entrée des âmes en enfer, alors la température et la pression en enfer augmenteront indéfiniment jusqu’à ce que l’enfer éclate.

2) si l’enfer se dilate à une vitesse supérieure à la vitesse d’entrée des âmes en enfer, alors la température diminuera jusqu’à ce que l’enfer gèle.

Laquelle choisir ?

Si nous acceptons le postulat de ma camarade de classe Jessica m’ayant affirmé durant ma première année d’étudiant «Il fera froid en enfer avant que je couche avec toi», et en tenant compte du fait que j’ai couché avec elle la nuit dernière, alors l’hypothèse doit être vraie. Ainsi, je suis sûr que l’enfer est exothermique et a déjà gelé… Le corollaire de cette théorie c’est que comme l’enfer a déjà gelé, il s’ensuit qu’il n’accepte plus aucune âme et du coup qu’il n’existe plus… Laissant ainsi seul le Paradis, et prouvant l’existence d’un Etre divin ce qui explique pourquoi, la nuit dernière, Jessica n’arrêtait pas de crier « Oh…. mon Dieu !…. »

(Cet étudiant est le seul ayant reçu la note 20/20)

Bibliographie. Textes ou livres de Pierre Potvin

À tous ceux et toutes celles qui s’intéressent à mes écrits. Voici un document vous permettant d’avoir accès soit à de l’information sur un livre ou un lien Internet direct avec un document ou encore un lien pour télécharger un outil dont je suis l’auteur. Les documents sont présentés par thèmes

 

Bibliographie 07-08-2024

 

Table des matières
Les livres
Décrochage scolaire
Outils
Neuropsychologie
Psychologie
Éducation
Psychoéducation
Intelligence artificielle
Politique internationale
Société violence conjugale
Société – multiples défis
Laïcité et immigration
Mini-conférences – vidéos
Réflexions multiples
Éléments autobiographiques
Autres

 

Décrochage scolaire – prévention et mentorat – synthèse 2024

Voici un document synthèse sur la prévention du décrochage scolaire et le mentorat

Décrochage scolaire synthèse mai 2024

Glossaires en lien avec mes publications

 

Partie 1 Termes en lien avec l’Univers

Partie 2 Termes en lien avec la neuropsychologie

Partie 3 Termes en lien avec l’éducation et la psychoéducation

Partie 4 Termes en lien avec la recherche et le transfert des connaissances

 

Partie 1 Termes en lien avec l’Univers et sciences

 

Big Bang. Explosion gigantesque considérée comme l’origine de l’expansion de l’Univers, selon la théorie cosmologique généralement admise (18).

 

Cosmologie. La cosmologie est la science qui étudie la structure, l’origine et l’évolution de l’Univers considéré dans son ensemble (5).

 

Galaxie. Ensemble d’étoiles, de poussières et de gaz interstellaires tournant autour de son centre et formant une entité bien définie dans l’Univers.  La galaxie à laquelle appartient le Soleil s’appelle la Voie lactée (5)

 

Hominidé. Famille de mammifères comprenant tous les grands singes actuels et passés (humains, chimpanzés, gorilles, orangs-outans) ainsi que tous leurs ancêtres  (5).

 

Homo sapiens. Signifie Homme sage. Sapiens en latin signifie Savant. La longue marche de l’humanité débute il y a 12 millions d’années. Nous les humains, sommes des Homo sapiens nés d’Homo erectus, lui-même une sous-espèce d’Homo habilis dont son ancêtre était l’Australopithèque (5).

 

Mammifères. Les mammifères : classe d’animaux vertébrés, dont les femelles, à reproduction généralement vivipare, allaitent leurs petits avec des mamelles. Ils sont généralement recouverts de poils, ayant une température constante, une respiration pulmonaire et un système nerveux central développé (5).

 

Paléoanthropologie. Science des caractéristiques physiques, sociales, politiques, religieuses et culturelles de l’être humain, en le comparant aux animaux, ou en comparant divers peuples ou sociétés. C’est une discipline scientifique qui étudie l’évolution biologique de l’homme (40). C’est la branche de l’anthropologie physique qui étudie l’évolution humaine (54).

 

Univers. Ce terme est utilisé dans cet ouvrage dans le sens de l’univers astronomique, de l’ensemble des corps célestes. C’est l’ensemble de la matière répandue dans l’espace et dans le temps et de tout ce qui existe, régi par un certain nombre de lois (5).

 

Partie 2 Termes en lien avec la neuropsychologie

 

Acétylcholine. C’est un neurotransmetteur qui joue un rôle important dans le système nerveux central, où il est impliqué dans la mémoire et l’apprentissage et dans le système nerveux périphérique, notamment dans l’activité musculaire et les fonctions végétatives (5).

 

ADN. L’ADN (Acide Désoxyribonucléique) : est le porteur chimique de messages. Substance chimique qui contient, sous forme codée, de nombreuses informations nécessaires au fonctionnement des cellules d’un être vivant (5).

 

Adrénaline. Hormone sécrétée par la glande médullosurrénale lors d’un état de stress ou en vue d’une activité physique, entraînant une accélération du rythme cardiaque, une hausse de la pression artérielle, une dilatation des bronches, etc., permettant de répondre à un besoin d’énergie, par exemple pour faire face au danger (5).

 

Amygdale cérébrale. Structure du lobe temporal médian, ou interne, jouant un rôle dans la mémorisation de la signification émotionnelle des expériences. L’amygdale cérébrale est une structure cérébrale essentielle au décodage des émotions comme le plaisir, et aussi des stimuli menaçants pour l’organisme. Elle est impliquée dans la consolidation des émotions. De nombreux travaux de recherche en neurosciences ont confirmé le rôle de l’amygdale cérébrale et du cortex préfrontal sur les émotions. Elle joue aussi joue un rôle important dans le traitement de signaux d’émotion psychosociale, particulièrement en ce qui concerne la peur. L’amygdale cérébrale détermine si une menace (reconnue de façon innée ou par l’apprentissage) est présente et, si c’est le cas, engage les réponses corporelles établies par l’évolution pour traiter les dangers (5).

Elle est essentielle à la mémoire émotive. Cet organe fait partie du système limbique. Elle est particulièrement activée lors d’épisodes de peur, et traite l’aspect émotionnel des souvenirs.  Elle joue également un rôle essentiel lors de la prise de décision, de l’attention et de la mémoire.  

L’amygdale cérébrale participe au traitement de la pertinence affective des événements que nous vivons, nous aide à évaluer comment ces événements facilitent ou interfère avec nos buts et nos besoins. Elle est impliquée dans la mémoire à long terme (5).  

 

Anxiété. L’anxiété est la peur chronique qui persiste malgré l’absence de menace directe. Cette anxiété peut conduire à de la peur panique (2).

 

Bagage génétique (gène – patrimoine génétique – gène).  Héritage du patrimoine génétique transmis par la lignée parentale. Ensemble des caractéristiques génétiques dont hérite un individu. (2).

 

Biopsychologie. La biopsychologie est une discipline des neurosciences qui étudie le lien entre le système nerveux (le cerveau) et la psychologie. C’est en quelque sorte l’étude des interactions entre les perceptions, les sensations et les réactions physiologiques. Elle se subdivise en six sous-disciplines : psychologie physiologique, psychopharmacologie, neuropsychologie, psychophysiologie, neurosciences cognitives et psychologie comparative (2).

 

Bonheur. Le bonheur peut être considéré comme un état de plénitude, de satisfaction ou de sérénité. Un état agréable et équilibré de l’esprit et du corps (54).

 

Cellule. Élément constitutif de tout être vivant. Chez les animaux pluricellulaires, elles sont spécialisées : cellules nerveuses, musculaires, osseuses, sanguines, etc. (5).

 

Cerveau. Le cerveau fait partie du système nerveux. C’est l’étage le plus élevé dans la hiérarchie fonctionnelle du système nerveux central. Le cerveau repose sur le tronc cérébral et comprend les deux hémisphères du télencéphale, le diencéphale et le thalamus. Il joue un rôle essentiel dans les processus adaptatifs complexes : apprentissage, attention, perception, motivation (2).

 

Cerveau reptilien. Le cerveau reptilien est la partie du cerveau la plus ancienne, qui assure les fonctions vitales de notre organisme et contribue à la survie grâce à un répertoire limité de comportements réflexes et instinctifs qui permettent la satisfaction des besoins essentiels : reconnaître les sources de nourriture et se la procurer, reconnaître ses semblables, définir son territoire et trouver un gîte, reconnaître les prédateurs et s’en protéger, trouver des partenaires et s’accoupler (2).

 

Cervelet. Partie de l’encéphale située en arrière du tronc cérébral et qui joue un rôle important dans l’équilibration et la coordination des mouvements musculaires (17).

 

Conscience. La conscience de base ou primaire permet de situer ce qui se passe dans son corps en le distinguant de l’extérieur. La conscience de niveau supérieur qui appartient à l’être humain permet de réfléchir sur ce qui est ressenti de le situer dans le temps (le passé, le présent et le futur), favorise l’introspection (6). Font également partie de la conscience, le fait de raisonner, de planifier, de faire appel à des souvenirs (30).

Ce qui favorise la conscience, c’est entre autres, l’attention, la concentration, de même que les émotions qui déclenchent divers phénomènes dans notre organisme soutenant la conscience (23). De plus, le langage est un incontournable pour favoriser la conscience.

Ce qui permet à l’être humain d’être conscient ce sont deux régions cérébrales qui communiquent entre elles, soit le thalamus, sorte de station relais située au milieu du cerveau et reliant de nombreuses régions et le réseau préfrontal pariétal, la zone la plus polyvalente et la plus importante du cortex. Il semble que les hémisphères cérébraux sont intimement liés à la conscience de la personne (14).

 

Cortex préfrontal. Le cortex préfrontal est une large région du cerveau située dans sa moitié antérieure (à l’avant) du cerveau. Il est relié à : l’intellect, la cognition (capacité d’apprentissage), au raisonnement, à la conscience, à la concentration, à la production des idées abstraites, au jugement, aux actions planifiées, à la pensée réfléchie, à l’imagination et aussi à d’inhiber les comportements indésirables.

De plus, le cortex préfrontal est relié aux actions morales. Il permet le désir, le plaisir, la souffrance. Cette région cérébrale jouerait un rôle dans l’intégration émotionnelle et dans l’évaluation cognitive de l’émotion et du contexte lié aux stimuli. Une lésion bilatérale du cortex préfrontal entraîne des troubles de la personnalité : perte du sens critique, d’esprit d’initiative, indifférence face à soi-même et à son entourage, incapacité d’expression des émotions (6).

 

Cortex cingulaire. Sur la face médiane à l’avant du cerveau, le cortex cingulaire s’active lorsque nous éprouvons un état de malaise (6).

 

Cortisol. Un neurotransmetteur qui est associé à la réaction au stress (36)

 

Croyance. Les croyances représentent ce que l’on croit vrai. Ce sont des constructions mentales établies à partir d’informations reçues, de l’éducation reçue, des expériences vécues et qui amènent à adhérer à une thèse ou à des hypothèses, de façon telle qu’elles sont considérées comme des vérités absolues ou des assertions irréfutables, et ce, indépendamment des preuves (2).

 

Déterminisme. Le déterminisme conçoit que l’existence d’un phénomène est déterminée, fixée à l’avance, de sorte que, une fois les conditions posées (exemple : les gènes), le phénomène se produira immanquablement (5).

 

Dopamine. C’est un neurotransmetteur qui module l’humeur et joue un rôle central dans le renforcement positif et la dépendance. Elle est associée au plaisir et provoque le bien-être. Elle joue un rôle dans le circuit de la récompense. La dopamine est apparue très tôt au cours de l’évolution et joue un rôle dans de nombreuses fonctions essentielles à la survie de l’organisme comme la motricité, l’attention, la motivation, l’apprentissage et la mémorisation. Mais surtout, la dopamine est un élément clé dans le repérage de récompenses naturelles pour l’organisme. Ce neurotransmetteur permet de maintenir l’attention, de réguler les pensées, les émotions, les comportements (47).

 

Émotions. Les émotions correspondent à des états affectifs dont la durée et l’intensité varient et qui sont accompagnés de réactions physiologiques. Certaines émotions sont agréables (joie, intérêt), d’autres désagréables (colère, peur, tristesse). Ce sont nos émotions qui nous révèlent si nos besoins sont satisfaits ou non et jusqu’à quel degré. Elles nous informent de manière précise sur notre équilibre psychique (2).

Nos réactions physiques à certaines émotions comme la peur, la surprise, la tristesse, etc. seraient « programmées ». La programmation de notre réaction à la peur (cerveau reptilien) peut s’orienter vers trois types de réactions : fuir, figer sur place ou combattre. Les différentes fonctions cérébrales sont tellement intégrées que l’émotion est omniprésente dans tout le cerveau (2).

Le réseau affectif englobe les zones du système limbique. Est le siège des émotions liées à l’apprentissage, tels l’intérêt, la motivation et le stress (39). L’émotion et la cognition fonctionnent en interaction pour guider les processus d’apprentissage.

 

Encéphale. Ensemble constitué par le cerveau, le cervelet et le tronc cérébral, centres nerveux des vertébrés qui se trouvent dans la boîte crânienne (5).

 

Environnement. L’ensemble des éléments qui entourent la personne ou qui agissent sur la personne : qualité de l’eau, de l’air, de la nourriture, de l’habitation, du milieu socio-économique, de l’éducation, de la culture, etc. Il existe aussi l’environnement intérieur, celle qui est au sein de notre organisme. Des stimuli, des sensations peuvent venir de l’intérieur et être interprétés par le cerveau (7).

 

Épigénétique. Étude des changements héréditaires causés par l’activation et la désactivation des gènes. L’épigénétique décrit l’ensemble des mécanismes ayant lieu au niveau des gènes et qui peuvent être influencés par l’environnement et l’histoire individuelle ainsi qu’être potentiellement transmissibles d’une génération à l’autre (5).

 

Éthologie. Science qui étudie les mœurs et les comportements des espèces animales dans leur milieu naturel (18).

 

Espèce. La création d’une espèce se produit lorsque deux populations sont séparées et que des différences génétiques empêchent la possibilité d’engendrer une progéniture viable (20).

 

Esprit. L’esprit représente l’ensemble des opérations conscientes et inconscientes du cerveau, que c’est un flux de configurations mentales qui se présente sous forme « d’images » (sonores, visuelles, tactiles, etc.) (16). Pour les scientifiques, l’esprit est un produit du cerveau. Pour ceux qui ont une approche non matérialiste (spirituelle ou religieuse), l’esprit n’est pas matériel (15).

 

Évolution. Dans le langage courant, l’évolution signifie tout processus de formation ou de changement progressif. En science biologique, l’évolution signifie un processus qui produit des changements dans le patrimoine génétique par des mécanismes (telle la mutation ou la sélection naturelle) se transmettant d’une génération à la suivante (35).

 

Gène. Un gène est une portion d’ADN qui contient l’information nécessaire pour la production d’une substance indispensable à la cellule ou à l’organisme tout entier. Élément du chromosome qui est à l’origine des caractères héréditaires de chaque personne et constitue le support de leur transmission de génération en génération (18).

 

Homéostasie. Désigne les réactions physiologiques coordonnées, et en grande partie automatisées, qui sont indispensables au maintien des états internes stables dans un organisme vivant. L’homéostasie implique la régulation automatique de la température, de la concentration d’oxygène, du pH de notre corps (17, 41). Capacité d’un système à maintenir son équilibre interne face à des perturbations extérieures.

Selon le principe de l’homéostasie, tout écart à la norme se traduit par la mise en jeu de mécanismes tendant à ramener « l’état perturbé » à sa dimension initiale (48).

 

Hémisphère. L’hémisphère gauche chez la plupart des gens est associé au langage, à la pensée rationnelle et à l’analyse. L’hémisphère droit est plus considéré comme le siège de l’émotion, de la création, de l’intuition et de l’analyse spatiale (50).

 

Hérédité. Processus génétique par lequel les organismes vivants transmettent leurs caractéristiques à leurs descendants (20).

 

Héritabilité. L’héritabilité est un concept mathématique qui quantifie l’apport hypothétique des gènes sur un phénotype (trait de personnalité, comportement, etc.). C’est une statistique qui permet d’estimer le degré d’influence probable des facteurs génétiques pour un phénotype donné, dans une population donnée. Afin de vérifier le poids relatif de la génétique par rapport au rôle de l’environnement, on utilise le coefficient d’héritabilité (H2). Héritage du patrimoine génétique transmis par la lignée parentale. Ensemble des caractéristiques génétiques dont hérite un individu (5).

 

Hippocampe. L’hippocampe est une partie du cerveau localisée dans le lobe temporal, dans chaque hémisphère. C’est l’un des centres de la mémoire et du repérage dans l’espace (5). L’hippocampe a pour rôle de stocker les souvenirs et de favoriser l’association des émotions à des contextes. L’hippocampe et les régions cérébrales proches jouent un rôle très important dans la formation des nouveaux souvenirs (la mémoire épisodique) ainsi que dans la mémoire spatiale (50).

 

Homozygote. Cellules homozygotes. Se dit d’un être dont les cellules possèdent deux gènes identiques d’un caractère donné. Individu homozygote. Se disent des cellules qui ont cette caractéristique (18). Jumeaux homozygotes.

 

Hypothalamus. Organe situé dans le cerveau, sous le thalamus. Il serait l’ordinateur de notre vie végétative et de nos besoins (faim, soif, sexualité, sommeil, etc.). Si l’émotion est agréable, on éprouve une impression de bien-être et de plaisir. L’hypothalamus stimule alors la libération de neurotransmetteurs comme les endorphines. Il est également à la base de la mémorisation des peurs. Il régule la faim, la soif, la température corporelle, la sexualité et le sommeil, ainsi que les centres de la libido, de la douleur et du plaisir y sont situés (43).

 

Inné. Peut être considéré comme une sorte de préprogrammation interne à notre organisme qui permet, sous certaines conditions, le développement de notre organisme lors du processus de maturation (5). L’inné se distingue de l’acquis, qui découle de l’apprentissage, de l’expérience.

 

Intelligence « L’intelligence est la faculté nous permettant de relier entre elles des informations pour raisonner, résoudre des problèmes ou atteindre des objectifs » (47). « L’intelligence dépendrait de l’efficacité des connexions, c’est-à-dire la vitesse de l’échange d’informations entre différentes régions du cerveau. La clé de l’intelligence se trouve (…) dans la capacité de notre cerveau à mettre en place une toile de communication dense formée par environ 30 000 milliards de filaments » (47). « Ce qui augmente l’intelligence humaine c’est la capacité du cerveau de stoker en mémoire le plus grand nombre d’informations possible, et à les solliciter le plus rapidement possible, pour les comparer, les utiliser, avec une vitesse d’exécution la plus rapide possible » (47).

 

Jumeaux monozygotes. Les jumeaux monozygotes sont issus d’un seul ovule fécondé par un seul spermatozoïde. Cet ovule fécondé se divise en deux embryons. Ces jumeaux ont exactement les mêmes chromosomes. Ils ont une parfaite ressemblance, et ont le même sexe. Les jumeaux dizygotes proviennent de deux ovules qui ont été fécondés par deux spermatozoïdes. Ces jumeaux ont des chromosomes différents, ils ne se ressemblent pas autant et n’ont pas forcément le même sexe (2).

Lobe frontal et lobe pariétal. Le lobe frontal et lobe pariétal reliant le cortex frontal et pariétal

Ces régions sont impliquées dans les traits de caractère et de l’adaptation de chacun à son environnement : anxiété, prise de risque, mémoire, autocontrôle, intelligence (52).

 

Matérialisme. Dans le présent ouvrage, ce terme s’applique à la science et croit que la matière est le seul constituant de l’univers et que l’esprit n’est qu’une manifestation de la matière. Que fondamentalement, toute chose est composée de matière et que tout phénomène est le résultat d’interactions matérielles. Ferry et Vincent (22) entendent par « matérialisme » la position qui consiste à postuler que la vie de l’esprit est tout à la fois produite et déterminée par la matière, c’est-à-dire, pour l’essentiel, par la nature et par l’histoire. Ceci comprend autant les idées philosophiques que religieuses, que les valeurs et la culture, etc. La science est forcément matérialiste et se caractérise par deux traits fondamentaux : le réductionnisme et le déterminisme. Au matérialisme peut s’ajouter le « Monisme matérialiste qui conçoit le monde comme purement physique où il n’y a que la matière et l’énergie (19). Rappelons que, la thèse moniste, désigne une vision qui s’oppose aux arguments spiritualistes ou dualistes selon lesquels l’esprit et la conscience sont chez l’homme d’une essence distincte de celle de la matière cérébrale (12).

 

Maturation. C’est un processus normal de développement par lequel un organisme atteint sa taille, sa structure organique et sa construction corporelle telles qu’elles sont inscrites dans ses gènes. La maturation détermine les étapes successives du développement de l’organisme. À chacune de ces étapes correspondent des fonctions et des capacités différentes et par conséquent des comportements différents (2).

 

Mémoire. La mémoire est la fonction du cerveau qui nous permet de stocker (dans plusieurs zones de celui-ci), conserver et rappeler les diverses expériences passées, les informations ou les apprentissages réalisés. Il existe plusieurs types de mémoire (mémoire sensorielle, mémoire de travail, mémoire à long terme) (2).

Ledoux (30) est d’avis que la connaissance de ce que nous sommes, notre manière de penser de nous-mêmes, de ce les autres pensent de nous et la façon dont nous agissons sont pour une large part apprise et ces informations nous sont accessibles à travers la mémoire.

Notre mémoire est en quelque sorte notre « disque dur » où sont emmagasinés les nom­breux apprentissages que nous réalisons au cours de notre vie. La mémoire est essentielle aux apprentissages que l’on fait, car elle en garde les traces et permet le rappel des informations déjà apprises.

Il existe trois sous-systèmes de la mémoire, soit la mémoire sensorielle (ou perceptive), la mémoire de travail et la mémoire à long terme. Ces mémoires sont distribuées dans les deux hémisphères.

Les trois types de mémoires forment l’ensemble du processus mnésique, qui se caractérise par diverses opérations : L’acquisition de l’information; L’encodage de l’information à partir de la mémoire sensorielle et de travail, La consolidation, Le stockage dans la mémoire à long terme; Le rappel à la conscience (remémoration) de cette information (45).

S’ajoute à ces éléments l’importance des divers types de mémoires (procédurale, sémantique et épisodique).

 

Mémoire à long terme. Elle sert à emmagasiner l’ensemble de nos apprentissages au cours de notre vie. Elle contient les événements significatifs et retient le sens des mots, les représentations et les diverses habiletés apprises. Sa capacité est énorme et son temps de rétention peut durer des années. C’est en quelque sorte notre « disque dur » où sont emmagasinés les nombreux apprentissages que nous réalisons au cours de notre vie. (2)

 

Mémoire de travail (à court terme). La mémoire de travail sert temporairement le processus mnémonique lors de l’entrée de l’information par les mémoires sensorielles ou encore lors du rappel d’informations stockées dans la mémoire à long terme. C’est une mémoire de transition. Cette mémoire enregistre temporairement les informations et sa capacité de stockage est limitée à environ 7 items à la fois. La notion de travail signifie ici, entre autres, que cette mémoire combine les informations venant de diverses sources de mémoire pour, par exemple, construire des phrases, réaliser un calcul mental, etc. (2)

 

Mémoire sensorielle. C’est une mémoire de très courte durée associée à nos divers sens : la vision, l’odorat, l’ouïe, le goût, le toucher, le sensori-moteur. Ce sont des mémoires sensorielles. Elles ont un double rôle, soit de traiter une nouvelle perception (stimulus visuel, auditif, olfactif, etc.) ou de déclencher le rappel d’une information (un souvenir) enregistrée dans la mémoire à long terme suite à cette stimulation sensorielle (2).  

 

Métabolisme Ensemble des réactions biochimiques qui permet les échanges de matières et d’énergie à l’intérieur du corps. Il comprend des réactions de synthèse (anabolique) et des réactions de dégradation organique (catabolique) (41).

 

Moelle épinière. Centre nerveux situé dans le canal rachidien et assurant la transmission de l’influx nerveux entre le cerveau, les organes et les membres (5).

 

Molécule. Particule formée de deux ou de plusieurs atomes. Particule de matière constituée d’un assemblage précis d’atome. Les molécules de matière organique sont complexes : elles comprennent du carbone France et de l’azote (N), et sont généralement constituées d’un grand nombre d’atomes (5).

 

Monozygotes et dizygotes (jumeaux). Les jumeaux monozygotes sont issus d’un seul ovule fécondé par un seul spermatozoïde. Cet ovule fécondé se divise en deux embryons. Ces jumeaux ont exactement les mêmes chromosomes. Ils ont une parfaite ressemblance, et ont le même sexe. Les jumeaux dizygotes proviennent de deux ovules qui ont été fécondés par deux spermatozoïdes. Ces jumeaux ont des chromosomes différents, ils ne se ressemblent pas autant et n’ont pas forcément le même sexe (2).

 

Noradrénaline. Un neurotransmetteur important pour l’attention, les émotions, le sommeil et l’apprentissage. Joue également un rôle de soutien de la motivation et de l’intérêt. La noradrénaline est aussi libérée comme une hormone dans le sang, où elle contracte les vaisseaux sanguins et augmente la fréquence cardiaque. Ce neurotransmetteur joue un rôle dans les troubles de l’humeur comme le syndrome maniaco-dépressif (ou trouble bipolaire) (2).

 

Neurone. Cellule du système nerveux spécialisé dans la réception et la transmission des signaux électrochimiques, la génération et le traitement des influx nerveux (2).

 

Neuropsychologie. Sous-discipline de la biopsychologie qui étudie, entre autres, les effets psychologiques des lésions cérébrales chez les patients humains (2).

 

Neurosciences cognitives. Subdivision de la psychobiologie qui étudie les bases neuronales de la cognition, comme la pensée, la mémoire, l’attention et les processus perceptifs complexes (2).

 

Neurosciences. Ensemble des disciplines qui concernent l’étude du fonctionnement du système nerveux dans ses aspects moléculaires, cellulaires et synaptiques jusqu’aux fonctions comportementales et cognitives (2).

 

Neurotransmetteur. Domaine de la chimie du cerveau. Les neurotransmetteurs contribuent au transport des messages entre les cellules nerveuses. Un messager chimique qui traverse la fente synaptique entre des neurones. Lorsqu’il est libéré par le neurone émetteur, le neurotransmetteur diffuse sa substance à travers la synapse et s’associe aux récepteurs sur les neurones receveurs et influence le déclenchement de l’influx nerveux (37).

 

Noradrénaline. Un neurotransmetteur important pour l’attention, les émotions, le sommeil et l’apprentissage. Joue également un rôle de soutien de la motivation et de l’intérêt. La noradrénaline est aussi libérée comme une hormone dans le sang, où elle contracte les vaisseaux sanguins et augmente la fréquence cardiaque. Ce neurotransmetteur joue un rôle important pour l’attention, les émotions, le sommeil et l’apprentissage et également dans le soutien à la motivation et à l’intérêt. Il participe aussi dans les troubles de l’humeur comme le syndrome maniaco-dépressif (ou trouble bipolaire) (2).

 

Noyaux accumbens. C’est un ensemble de neurones faisant partie du système de récompense qui sont actifs à déployer la dopamine associée au désir, à la sensation de plaisir et de récompense (8).

 

Ocytocine. Hormone produite par l’hypothalamus et dont la voie de sortie est par l’hypophyse postérieure (33). Cette hormone augmenterait l’empathie et l’attachement aux autres et réduirait le stress tout en favoriserait le bien-être.

 

Ontogénie Développement de l’individu du moment où l’œuf est fécondé jusqu’à l’âge adulte (18).

 

Néocortex. Le cerveau cognitif (le plus récent, le nouveau ou néocortex, nouvelle écorce), permet la conscience, la rationalité. Le néocortex est la partie la plus évoluée de notre cerveau. Il forme la couche externe des hémisphères cérébraux. Le néocortex a permis de franchir le seuil de la conscience réflexive, le langage, la pensée abstraite, l’imagination, le raisonnement logique, le calcul, la conceptualisation, l’abstraction, la prévision et l’intention délibérée (2).

 

Pensée.  C’est une activité mentale, consciente la plupart du temps et qui est produite par le cerveau. Peut faire suite à des perceptions, des images, des sensations, des représentations. Peut se concrétiser dans des idées, des opinions, des évaluations, etc. C’est aussi, une représentation psychique, un ensemble d’idées propres à un individu ou à un groupe, une façon de juger, une opinion (façon de penser), un trait de caractère (avoir une pensée rigoureuse), etc. (6).

 

Phylogénétique. Discipline qui a pour objet d’étudier la formation et l’évolution des espèces animales et végétales afin d’établir leur parenté (18).

 

Plasticité du cerveau. C’est un processus qui fait en sorte que des connexions neuronales se développent ou se renforcent, alors que d’autres sont affaiblies ou éliminées selon les besoins. Cette propriété du cerveau à se modeler en fonction de l’expérience vécue, de se modifier en fonction de l’apprentissage est qualifiée de plasticité du cerveau.  

 

Procaryote. Être vivant, généralement unicellulaire, qui ne possède pas de noyau bien déterminé, et dont le cytoplasme est dépourvu d’organites. C’est un organisme unicellulaire dépourvu de noyau contenant de l’ADN. Les bactéries sont des procaryotes (5).

 

Protéine. C’est un composé organique formé de longues chaînes d’acides aminés et qui se trouve en abondance dans la matière vivante. Les cellules sont capables de fabriquer des protéines, ce sont de grosses molécules chargées de nombreuses tâches. Parmi ces protéines se retrouve : l’hémoglobine du sang qui transporte l’oxygène dans le corps, la myosine des muscles, qui peut se contracter et provoquer des mouvements, ou encore certaines hormones, qui transportent des informations d’un organe à l’autre (5).

 

Sciences cognitives. Elles forment une discipline à la jonction des neurosciences, de la psychologie, de la linguistique et de l’intelligence artificielle. C’est un ensemble de disciplines scientifiques visant l’étude et la compréhension des mécanismes de la pensée humaine, animale ou artificielle et plus spécifiquement de tout le système cognitif (perception, intelligence, le langage, le calcul, le raisonnement, la conscience (2).

 

Sélection naturelle. En biologie, la sélection naturelle est l’un des mécanismes moteurs de l’évolution des espèces. Elle peut être définie comme étant l’avantage reproductif procuré par les conditions de l’environnement aux individus ayant un caractère avantageux vis-à-vis de cet environnement et leur assurant une descendance plus importante que les individus n’ayant pas ce caractère. Elle peut également se définir comme un tri qui s’opère naturellement au sein d’une espèce (54). Ferry et Vincent (22) précise que la sélection naturelle est assortie de l’idée de gradualisme qui veut que les organes et les systèmes biologiques complexes apparaissent par l’accumulation progressive au cours des générations de mutations génétiques aléatoires favorisant une meilleure adaptation au milieu et finalement une capacité accrue de reproduction. Ce gradualisme peut être interrompu par des changements plus massifs.

 

Sérotonine. C’est un neurotransmetteur qui joue un rôle dans la régulation de l’humeur, entre autres sur la dépression et également sur le sommeil et l’éveil aussi, lors du calcul de la prise de risques.  Elle est impliquée dans la dépression, le suicide, les comportements impulsifs et l’agressivité. (53)

 

Signaux sensoriels. Avant de parvenir à la conscience, les signaux sensoriels sont traités et transformés (23). Il y a une intégration des perceptions des dif­férents sens au sujet d’un même objet (exemple, la vision d’un chat, les sons qu’il émet, les odeurs, le toucher de son poil) (5).

 

Stimulus. Peut être défini comme tout événement ou combinaison d’événements observables et mesurables, provenant de l’environnement externe ou interne de l’organisme. (32)

 

Stress. C’est une réponse physiologique à une menace physique ou psychologique. Peut se définir comme une expérience subjective pouvant s’avérer positive – eustress (bien-être, défi, dépassement de soi) ou négative – distress (frustration, malaise) (2).

 

Synapse. C’est un mot grec signifiant serrer, joindre, connecter. Chaque neurone se termine par un corpuscule nerveux terminal qui est séparé du neurone voisin par un mince espace, la fente synaptique. Cette jonction fonctionnelle est appelée synapse (synapsus = liaison – point de jonction) (5).

 

Système limbique. Le système limbique est impliqué dans l’olfaction, les émotions, les apprentissages et la mémoire. Il traite l’information d’une façon plus primitive, mais avec l’avantage d’être plus rapide et plus adapté à des réactions essentielles de survie. Parmi ses principales fonctions, il y a celle de mémoriser les comportements agréables ou désagréables. C’est entre autres cette zone du cerveau qui, chez l’humain, est en partie responsable de tout le spectre des émotions, de l’agréable au désagréable (50).

Le système limbique joue un rôle important dans les émotions (corps amygdaloïde et gyrus du cingulum). Il contrôle tout ce qui régit le bien-être psychologique. Il permet, entre autres, de reconnaître les expressions faciales qui expriment la colère ou la crainte, aide à évaluer le danger et peut déclencher la réaction de peur. Il peut également engendrer des problèmes d’anxiété et de dépression (50). Il contrôle nos réactions instinctives et émotionnelles (peur, colère, plaisir) et les associe aux zones les plus évoluées du cortex cérébral.

S’il détecte un danger ou une occasion exceptionnelle pour la survie, il déclenche immédiatement une alarme qui annule en quelques millisecondes les opérations du cerveau cognitif (néocortex) et interrompt son activité.  

Il comprend tout le spectre des émotions agréables aux émotions désagréables et il mémorise les comportements agréables ou désagréables.

Le cerveau limbique comprend principalement l’hippocampe, l’amygdale cérébrale et l’hypothalamus. Il interagit aussi avec le cortex préfrontal, ce qui fait que les émotions sont liées de près à la cognition et aux pensées (51).

 

Système nerveux. Le système nerveux regroupe l’ensemble des organes qui interviennent dans la réception des stimuli ainsi que dans la production, la transmission et le traitement de l’influx nerveux. L’ensemble des informations issues du monde extérieur comme du milieu intérieur est analysé en permanence par le système nerveux pour donner naissance à la perception, à la mémoire, et induire des comportements moteurs ainsi que des pensées (5).

 

Thalamus. Le thalamus est spécialisé dans la réception et l’intégration de nos perceptions sensorielles. Il joue le rôle de l’ordinateur de nos perceptions. Il comprend plusieurs parties spécialisées qui s’occupent de la vision, de l’audition, du toucher, sauf l’odorat qui à son centre à part, le bulbe olfactif. Il joue un rôle dans nombre de pulsions et d’émotions et constitue une partie importante du système limbique (5).

 

Système de récompense et de punition. Afin de favoriser la survie de l’espèce, la nature a « prévu » de récompenser l’individu lorsqu’il assume ses fonctions vitales comme se nourrir, réagir à l’agression et se reproduire. L’exécution de ces fonctions vitales est récompensée par une sensation agréable (le plaisir, la sensation de satisfaction lors de la réponse à un besoin). Ce système de récompense comprend également celui de la punition qui permet de faire face aux situations déplaisantes. Lorsque ce système est activé et qu’il y a libération d’adrénaline, l’organisme se prépare alors à la lutte ou à la fuite. Situé dans le cerveau, le système de renforcement est constitué d’une composante affective en lien avec le plaisir provoqué par les récompenses (sensation agréable), ou le déplaisir provoqué par les punitions (sensation désagréable) (5).

 

Tronc cérébral. Tronc nerveux qui est constitué par le bulbe rachidien, la protubérance annulaire et le mésencéphale (5).

 

Partie 3 Termes en lien avec l’éducation et la psychoéducation

 

Absentéisme scolaire. L’absentéisme est défini comme un comportement marqué par la répétition d’absences. Il existe divers types d’absentéisme scolaire : l’absentéisme de retard, l’absentéisme intérieur aussi appelé « drop in », le zapping ou l’absentéisme choisi et l’absentéisme chronique (1).

 

Acquis. C’est l’acquisition de savoirs, d’habiletés suite à l’apprentissage et à l’expérience. L’acquis se distingue de l’inné, qui serait d’ordre génétique. Par opposition à la maturation ou à l’inné, ce qui est appris (acquis) a trait aux transformations qui interviennent suite aux apprentissages provoqués par les divers éléments de l’environnement et par l’éducation (2).

 

Activité psychoéducative. En psychoéducation, la notion d’activité dépasse les seules situations d’apprentissage d’un contenu très bien ciblé (comme les arts, les activités physiques, académiques, de loisirs, etc.) ; on conçoit comme « activité » « tous les moments de la vie de l’individu qui peuvent devenir l’occasion de développer son potentiel, qui sont des occasions d’apprentissage (2).

 

Adaptation. Dans le contexte de l’évolution, l’adaptation est le processus qui permet aux plus aptes à survivre et à transmettre leur matériel génétique.

 

Amotivation (résignation acquise). C’est une perte de motivation qui peut survenir suite à l’expérience répétée de l’impossibilité de réussir, d’un aboutissement constant à l’échec. Cette situation peut conduire à la résignation ou au découragement (5).

 

Apprentissage. Apprendre peut être conçu comme l’acquisition des connaissances et le développement des habiletés, des attitudes et des valeurs qui s’ajoutent à nos structures cognitives. D’un point de vue neuropsychologique, l’apprentissage est vu comme la construction de structures cognitives en lien avec la mémoire (2).

Les structures mentales, les systèmes neuronaux, les divers types de mémoires nous permettent d’apprendre. Du point de vue psychophysiologique, l’apprentissage produit un changement au sein d’un réseau de connexions d’un système neuronal. Le réseau de la reconnaissance comprend les zones sensorielles telles que le cortex visuel. Il reçoit des informations provenant de l’environnement et les transforme en connaissances. Il reconnaît et classe ce que l’on voit, entend ou lit. Le réseau stratégique, dont fait partie le cortex préfrontal, planifie et coordonne les actions orientées vers un but (21).

 

Attitude : Une attitude représente un état mental et neuropsychologique de préparation à répondre, organisé à la suite de l’expérience et qui exerce une influence directrice ou dynamique sur la réponse de l’individu à tous les objets et toutes les situations qui s’y rapportent (2).

 

Béhaviorisme. Le béhaviorisme est issu de la tradition philosophique anglaise de l’empirisme associationniste. Cette théorie est essentiellement une psychologie de l’apprentissage (« tout s’apprend »). Pour le béhaviorisme, l’apprentissage consiste en un changement de comportement reposant sur l’acquisition, le renforcement et l’application d’associations entre des stimuli provenant de l’environnement et des réponses observables de l’individu (2).

 

Besoin. Un besoin représente un manque dont la présence est « ressentie » comme indispensable. Le besoin c’est l’écart entre ce qui existe présentement et ce qui est nécessaire ou souhaitable (2).

 

Climat de classe. Le climat de classe possède les caractéristiques suivantes : une dimension des relations interpersonnelles, à savoir la chaleur affective des enseignants, la satisfaction à leur égard ou, au contraire, des tensions entre eux et les élèves et le favoritisme ; une dimension du développement personnel de l’élève, soit l’engagement et l’application scolaire ; une dimension du maintien du système, comme l’ordre et l’organisation dans la classe (13).

 

Cognitif (cognition). Vient du latin cognitio, qui signifie connaissance, action d’apprendre. La psychologie cognitive est à l’origine des processus de connaissance : perception, mémoire, langage, attention. Cognition est un processus intellectuel supérieur comme la pensée, la mémoire, l’attention et les processus perceptifs complexes (2).

 

Cognitivisme et cognitiviste. C’est le nom d’une école de pensée particulière au sein des sciences cognitives, un courant de recherche scientifique qui conçoit que la pensée est un processus de traitement de l’information. Le cerveau est comparé au fonctionnement d’un ordinateur, comme un système complexe de traitement de l’information, qui utilise des structures de stockage (la mémoire) et des opérations d’analyse et de recherche en mémoire, par exemple l’identification de catégories (2).

 

Comportement (behavior). Un comportement est tout mouvement, activité ou manifestation observable et mesurable (ou potentiellement mesurable) d’un organisme. Un geste, une activité motrice, une   communication verbale ou non verbale (2). Certains de nos comportements sont instinctuels, « cerveau reptilien », mais la grande majorité est sous le contrôle, heureusement, de notre néocortex, de nos apprentissages, de notre culture et de notre éducation (17).  

 

Conditionnement opérant (skinnérien). Le conditionnement opérant stipule qu’un comportement se modifie selon les contingences (antécédents et conséquences) qu’on lui associe.  Les comportements opérants sont émis par la personne et sont sensori-moteurs, alors que les comportements répondants (conditionnement classique) sont provoqués par un stimulus et sont une réponse physiologique automatique (2).

 

Conditionnement classique (répondant, pavlovien). Essentiellement, cet apprentissage consiste à associer en contiguïté deux stimuli, dont l’un est neutre (S1) (il sera conditionné) et l’autre a le potentiel de déclencher une réponse physiologique (S2). Le stimulus neutre précède le stimulus déclencheur (2). L’exemple classique est le conditionnement du chien de Pavlov. Présentation de la nourriture qui fait saliver le chien, peu à peu on associe un signal sonore à la nourriture. Conditionné au son, le chien salivera lors du signal sonore.

 

Conditionnement vicariant (ou apprentissage par observation). Avec ce type d’apprentissage par observation du comportement d’une autre personne (un modèle), l’observateur en arrive à modifier son comportement comme s’il avait lui-même « vécu la situation » avec ses conséquences. Dans ce type de conditionnement, les mêmes stimuli antécédents et subséquents qui contrôlent le comportement du modèle contrôlent également celui de l’observateur. Le comportement de l’observateur se trouve ainsi modifié suite à l’observation du comportement du modèle (2).

 

Connaissance. La connaissance concerne un domaine précis qui se caractérise par des informations, des faits, des principes qu’on développe en cours d’éducation, lors des études ou suite à l’expérience (3).

 

Constructivisme. Selon cette approche, on apprend en agissant sur les choses et les gens qui nous entourent et sur notre environnement. Suite à notre action, on en déduit des lois en lien avec notre environnement. C’est donc une vision interactionniste (environnement vs personne) dans laquelle le sujet est très actif dans le processus d’apprentissage (2).

 

Contexte environnemental (CE). Le contexte environnemental joue un rôle dans le processus d’apprentissage. Il se compose de la culture et de l’ethnie de l’apprenant, du milieu socioéconomique et socioculturel d’origine, des croyances collectives et des normes sociales qui peuvent l’influencer (2).

 

Décrochage scolaire. Au Québec, un élève est considéré comme décrocheur s’il n’a pas obtenu de diplôme d’études secondaires et ne fréquente pas un établissement d’enseignement. Il importe cependant de distinguer le décrochage de l’abandon scolaire, ou interruption définitive de la fréquentation scolaire. On considère habituellement que cinq années doivent s’être écoulées depuis le décrochage pour parler d’abandon scolaire (1).

 

Déterminants de la réussite éducative scolaire.  On entend par déterminant un facteur qui détermine un état de santé ou un problème, un facteur en cause. La notion de déterminant a été tout d’abord utilisée dans le domaine de la santé (on parle des déterminants de la santé). En éducation, on entend par déterminants de la réussite ou du décrochage scolaire les principaux facteurs qui contribuent à favoriser la réussite éducative ou au contraire les principaux facteurs qui entrent en jeu dans le décrochage scolaire. C’est en quelque sorte une autre façon d’identifier les facteurs de risque ou de protection en se concentrant cependant sur les facteurs ayant le plus d’influence (1).

 

École efficace. On emploie différents termes pour parler d’école efficace : « bonne école », « école efficace » et « école exemplaire ». Par école efficace on veut signifier que tous les élèves apprennent, actualisent leur potentiel et sont bien préparés à faire face à leur vie d’adulte. En milieu défavorisé, l’école efficace se définit comme celle dont la performance scolaire des élèves, mesurée à l’aide d’épreuves standardisées, rejoint ou surpasse celle d’élèves provenant de quartiers mieux nantis (1).

Engagement scolaire. L’engagement scolaire comprend trois dimensions principales, à savoir : la dimension comportementale, qui implique l’aspect disciplinaire (être assidu, répondre aux consignes de la classe et de l’école, etc.), l’aspect scolaire (l’engagement dans les apprentissages, s’appliquer dans ses devoirs, s’impliquer dans les discussions en classe, etc.) et l’aspect parascolaire (participer aux activités sociales et parascolaires) ; la dimension affective, qui implique l’attrait ou la valorisation de l’école, la perception de l’utilité des matières et de l’école et le sentiment d’appartenance à l’école ; la dimension cognitive, qui comprend l’investissement cognitif dans l’apprentissage (l’effort, la volonté d’apprendre, etc.) et l’autorégulation des apprentissages (sentiment de compétence, attribution de la réussite et de l’échec, etc.) (11).

 

Facteurs de protection. Les facteurs de protection réfèrent aux influences qui changent ou améliorent notre réponse à une situation menaçante. Ils compensent les facteurs négatifs et leurs effets (46). Ils diminuent la possibilité qu’une personne présente des difficultés d’adaptation ou d’apprentissage.

 

Facteurs de risque. Les facteurs de risque augmentent la possibilité qu’une personne présente des difficultés d’adaptation ou d’apprentissage. Il existe une fluctuation individuelle en réponse aux facteurs de risque. Devant une situation semblable, les personnes ne réagissent pas de la même façon (46).

 

Gestion de classe. La gestion de classe est devenue un processus complexe de planification, d’organisation et de contrôle de tout ce qui se rapporte à la classe. Elle comprend : la gestion des activités d’apprentissage, du temps, de l’espace et du matériel, des règles, des procédures et des routines, des interactions sociales en classe, de la relation enseignant-élève, de l’animation et de ses techniques (38).

 

Motivation. La motivation prédispose ou incite la personne à accomplir certains comportements dirigés vers la satisfaction de besoins ou l’atteinte de certains buts. La motivation est constituée d’un ensemble d’énergie psychologique et physique qui se traduit par un état dynamique ayant ses origines dans les perceptions que l’apprenant a de lui-même et de son environnement et qui l’incite à choisir une activité, à s’y engager et à persévérer dans son accomplissement afin d’atteindre un but (2).

 

Motivation scolaire (Source de la…). La motivation scolaire comprend trois sources principales : la perception de soi, de sa compétence ou de son sentiment d’efficacité ; la perception de la valeur d’une matière ou d’une activité scolaire et la perception de contrôlabilité La motivation scolaire est constituée d’un ensemble d’énergie psychologique et physique traduisant par un état dynamique qui a ses origines dans les perceptions qu’un élève a de lui-même et de son environnement et qui l’incite à choisir une activité, à s’y engager et à persévérer dans son accomplissement afin d’atteindre un but (2).

 

Motivations intrinsèque et extrinsèque. La motivation intrinsèque est la recherche d’une activité pour l’intérêt qu’elle procure et serait liée à un fort sentiment d’autonomie. La curiosité, les besoins de découverte, d’exploration seraient de l’ordre de la motivation intrinsèque, soit la satisfaction de réaliser une activité pour elle-même. Alors que la motivation extrinsèque serait régie par les renforcements externes l’action est récompensée. Contrairement à la motivation intrinsèque, le plaisir issu de l’activité elle-même n’est pas, dans la motivation extrinsèque, ce qui motive l’apprenant (2).

 

Potentiel d’adaptation. En psychoéducation, le Pad représente tout ce que possède le sujet placé devant une situation d’apprentissage. Ses capacités, ses répertoires de connaissances, d’expériences antérieures, ses talents et motivations. C’est la partie interne de la personne (2).

 

Potentiel expérientiel. En psychoéducation, le Pex représente la situation d’apprentissage proposée avec toutes ses composantes. Une expérience d’apprentissage qui va permettre de se développer, de relever des défis, de se construire. C’est la partie externe de la personne, l’environnement psychoéducatif proposé (2).

 

Problème de comportement extériorisé. Les problèmes dits extériorisés ou sur-réactifs se manifestent au regard des stimuli de l’environnement : paroles et actes injustifiés d’agression, d’intimidation, de destruction, ou encore des refus persistants dans un encadrement justifié (4).

 

Problème de comportement intériorisé. Les comportements intériorisés (sous-réactifs) peuvent se manifester chez l’élève par une peur ou une anxiété excessive face aux personnes et aux situations nouvelles, par des comportements anormaux de passivité, de timidité, de dépression, de dépendance ou de retrait (4).

 

Psychoéducation. La psychoéducation est une approche d’intervention qui vise à rétablir et à développer les capacités adaptatives de la personne et à contribuer au développement du milieu, dans le but de favoriser l’adaptation optimale de l’être humain en interaction avec son environnement (4).

 

Résignation. La résignation acquise peut se manifester par la perte de la motivation, qui va survenir après des expériences répétées d’impossibilité de réussir, d’aboutissement constant à l’échec. Cette situation peut conduire à la résignation ou au découragement (2).

 

Réussite éducative. Le terme réussite éducative est très vaste et peut porter à confusion. Ce terme peut être défini comme une visée du développement global des jeunes, au niveau physique, intellectuel, affectif, social et moral (spirituel). Le bien-être, l’accomplissement de soi, le bonheur en constituent les résultats ultimes (4).

 

Réussite éducative familiale. La réussite éducative familiale concerne la mission éducative de la famille et vise à offrir à l’enfant un milieu de vie familial sécurisant et chaleureux, une relation parent-enfant bienveillante, des pratiques éducatives saines, un haut degré d’engagement parental envers la réussite éducative scolaire et le développement de valeurs humaines et spirituelles de grande qualité (4).

 

Réussite éducative scolaire.  La réussite éducative scolaire est la mission confiée aux écoles primaire et secondaire du Québec en vertu de la Loi sur l’instruction publique Amendée en décembre 2002, qui précise que l’école « a pour mission, dans le respect du principe de l’égalité des chances, d’instruire, de socialiser et de qualifier les élèves, tout en les rendant aptes à entreprendre et à réussir un parcours scolaire » (4).

 

Sciences de l’éducation. Les sciences de l’éducation font appel à différentes disciplines : histoire, sociologie, pédagogie, didactique, psychologie de l’apprentissage, neuroscience, linguistique, etc.  La finalité d’une telle perspective interdisciplinaire est de développer un être humain instruit et éduqué en favorisant diverses formes d’apprentissages et d’expériences de socialisation (3).

 

Socioconstructivisme. Théorie qui met l’accent sur la dimension relationnelle de l’apprentissage. L’apprenant élabore ses connaissances et sa compréhension par l’entremise de la comparaison de ses perceptions avec celles de ses pairs et celles de ses professeurs. Dans cette approche, on conçoit que l’’individu construit ses savoirs avec la médiation d’autrui (2).

 

Styles éducatifs parentaux. Il existe trois dimensions des styles éducatifs : l’engagement parental (chaleur, affection), l’encadrement parental (supervision) et l’encouragement à l’autonomie (encouragement à l’esprit critique). Pour chaque style, ces dimensions seront plus ou moins accentuées.

Ces trois dimensions s’expriment dans quatre types de styles éducatifs parental : le style autoritaire (punitif, contrôlant et disciplinaire), le style démocratique (valorisant et encourageant l’autonomie), le style permissif (supervisant peu, tolérant et peu structuré) et le style désengagé (1).

 

Style éducatif autoritaire. Le style autoritaire est caractérisé par des parents qui cherchent à modeler, contrôler les comportements et les attitudes de leurs enfants par un ensemble de règles et de normes strictes (1).

 

Style éducatif démocratique. Le style éducatif démocratique est caractérisé par un ensemble de normes claires qui sont établies par les parents, par une mise en application de ces normes, par l’utilisation de sanctions lorsque cela s’avère nécessaire, par de l’encouragement à l’autonomie et par une commu­nication ouverte entre les parents et les enfant (1).

 

Style éducatif désengagé. Ce style se caractérise par la combinaison d’une faible sensibilité et d’un faible contrôle de la part du parent à l’égard de son jeune. Le parent désengagé ou négligent est dépassé par ses propres problèmes et est peu sensible aux besoins de son jeune, qu’il laisse à lui-même sans supervision. Le contexte de développement qui résulte de ce type de style est flou et instable, sans limites à respecter et sans soutien (1).

 

Style éducatif permissif. Le style permissif est défini par le fait que les parents sont tolérants et acceptants à l’égard de leurs enfants ; ils utilisent très peu les punitions ; ils exigent relativement peu de leurs enfants. Ils sont aussi peu structurés (1).

 

Troubles de comportement. Les troubles de comportement sont des difficultés d’adaptation majeures qui affectent plusieurs sphères de la vie du jeune en même temps (sphères scolaire, familiale, sociale, personnelle, etc.). Les trois principaux troubles de comportement observés dans les milieux scolaires sont le trouble des conduites (TC), le trouble oppositionnel avec provocation (TOP) et le trouble de déficit d’attention/hyperactivité (TDAH) (1).

 

Types d’élève non à risque. Deux types d’élèves sont considérés non à risque, soit l’élève de type attachant et l’élève de type indifférent (1).

 

Types d’élève à risque au primaire. Il existe quatre types d’élèves à risque au primaire, soit le type peu motivé, le type difficulté d’apprentissage, le type difficulté de comportement extériorisé et type difficulté de comportement intériorisé (1).

 

Types d’élève à risque au secondaire. Il existe quatre types d’élèves à risque au secondaire, soit le type peu motivé et peu intéressé, le type présentant un trouble de comportement, le type présentant des comportements antisociaux cachés et le type dépressif (1).

 

Valeur. Elles concernent ce que nous considérons comme très important pour nous. Elles sont les repères qui nous servent pour effectuer nos choix les plus importants et orientent pour une large part nos actions et nos comportements. Elle peut être considérée comme une manière d’être ou d’agir qu’une personne ou une collectivité reconnaissent comme idéale et qui rend désirables ou estimables les êtres ou les conduites auxquels elle est attribuée (2).

 

Partie 4 Termes en lien avec la recherche et le transfert des connaissances

 

Accompagnement d’une équipe-école. L’accompagnement est une approche de soutien qui peut s’appliquer à une personne, à un groupe de personnes ou à une collectivité. Le but est le développement des compétences professionnelles par l’utilisation des « meilleures pratiques ». Cette approche de soutien demande aux accompagnés un engagement à réfléchir, à analyser et à avoir un regard critique sur leur pratique; à s’engager dans l’action, dans l’expérimentation et dans la réflexion critique sur leurs actions (3).

Une démarche d’accompagnement est basée sur trois dimensions caractéristiques de l’innovation : 1) une révision de la structure organisationnelle ; 2) une révision des pratiques pédagogiques et éducatives appliquées directement à l’élève ; 3) un accompagnement d’une intensité et d’une durée décroissante favorisant la pérennité des changements et le développement de l’autonomie des milieux (3).

 

Agent de transfert de connaissances. L’agent de transfert peut être considéré comme un spécialiste du transfert, dont l’activité principale ou secondaire consiste à rechercher des informations principalement issues de la recherche ou de la pratique professionnelle, à les traiter, à les structurer en connaissances et à les transmettre à son milieu aux fins d’utilisation par les praticiens (3).

 

Alliance. Le terme alliance signifie un accord, un partage entre des personnes ou des groupes de personnes. En transfert de connaissances, l’alliance s’applique entre les chercheurs et les praticiens, entre le milieu de la recherche et celui de la pratique. L’alliance signifie la collaboration, la coopération ou le partenariat entre les producteurs de connaissances et les utilisateurs (3).

 

Approche bidirectionnelle en transfert de connaissances. Dans l’approche bidirectionnelle, chaque acteur, autant le chercheur que le praticien, conserve son rôle respectif. Cette approche repose sur l’établissement d’une relation de collaboration entre chercheurs et praticiens, relation qui nécessite une reconnaissance réciproque des compétences de chaque personne associée à la réalisation du projet. L’expertise du praticien repose sur la connaissance de son milieu et sur son expérience, tandis que celle du chercheur repose sur son expertise théorique du problème et de la méthodologie de recherche. C’est l’approche qui favorise le mieux le lien entre la recherche et la pratique, entre les chercheurs et les praticiens et celle qui facilite le transfert de connaissances (3).

 

Approche de l’autodéveloppement en transfert de connaissances. L’autodéveloppement est une approche où le milieu devient autonome dans le développement de ses connaissances en recherche et en utilisation des connaissances dans la pratique. Elle se centre sur l’autodéveloppement du praticien qui devient en quelque sorte un praticien-chercheur. En fait, il n’y a pas dans cette approche une nécessité d’alliance avec le chercheur universitaire (3).

 

Approche de résolution de problème en transfert de connaissances. L’approche de résolution de problème se préoccupe avant tout des besoins spécifiques des praticiens qui sont à la recherche d’une solution à un problème concret. Ce sont les utilisateurs qui définissent le problème. Le chercheur joue un rôle plus utilitaire et les utilisateurs sont plus actifs (3).

 

Approche linéaire en transfert de connaissances. L’approche linéaire est à l’origine de la conception du transfert de connaissances. Le mouvement va du chercheur au praticien ou de l’université au terrain. Dans cette approche de transfert, les milieux comme les praticiens sont des participants plutôt réceptifs qu’actifs (3).

 

Bonne pratique (Evidence-Based Practice -EBP). Une bonne pratique est celle qui s’appuie sur des savoirs scientifiques et des savoirs d’expérience. On peut qualifier de « bonne pratique » celle qui a fait ses preuves puisqu’elle a permis d’obtenir de bons résultats. Elle peut donc être qualifiée d’exemplaire. C’est une pratique réussie, testée et validée qui mérite d’être partagée. C’est aussi une pratique dite efficace, laquelle, si elle est appliquée selon certaines prescriptions testées scientifiquement, atteindra les objectifs et les effets attendus (3).

 

Changement (changement de pratique). Le changement de pratique ou l’ajustement de pratique ou encore l’amélioration d’une pratique font partie du développement professionnel. La notion de changement englobe autant l’ajustement que le développement d’un répertoire d’actions renouvelées (3).

 

Communauté d’apprentissage professionnelle (CAP). Une CAP fait appel à une culture collaborative au sein d’une équipe. L’apprentissage se fait avec d’autres collègues qui souhaitent aussi améliorer leur pratique visant à favoriser les apprentissages des élèves ou à réduire les difficultés auxquels ceux-ci font face. Ce groupe structuré utilise un processus de co-apprentissage selon une approche d’analyse des pratiques, de critiques constructives et de réflexions sur la pratique. Le rôle du groupe y est important, car l’apprentissage se « construit » par l’interaction entre les personnes (3).

 

Communauté de pratique. La communauté de pratique regroupe des personnes qui collaborent dans le but de résoudre des problèmes issus de leur travail professionnel. Ces personnes, en partageant leurs connaissances, leurs expertises, apprennent ensemble; c’est un apprentissage collectif qui permet à chacun de développer son expertise (3).

 

 

Concept. Un concept présente des traits stables et communs à une classe d’objets qui sont généralisables à tous les objets présentant les mêmes caractéristiques. Le concept fait référence à un objet construit dans le monde scientifique. Exemple : le concept arbre comprendra des racines, un tronc et des branches (3).

 

Concept opérationnalisé. Le concept opérationnalisé s’applique au domaine de la recherche où le concept théorique sera « réécrit » afin de passer d’un état abstrait et théorique à un état observable ou mesurable (3).

 

Culture apprenante. Une organisation qui développe une culture apprenante se donne les moyens d’investir dans un apprentissage continu de ses membres et de l’organisation. Elle met à profit ses acquis et tire les leçons appropriées de ses expériences. Elle met en place un processus d’amélioration continue (3).

 

Déduction. Définition d’un mot, d’une expression en des termes qui permettent de reconnaître explicitement le concept par l’énoncé de ses caractéristiques observables.  La déduction est une façon de penser qui nous permet de conclure à partir d’observations et qui va du général au particulier (3).

 

Définition opérationnelle. C’est la définition d’un mot, d’une expression en des termes qui permettent de reconnaître explicitement le concept par l’énoncé de ses caractéristiques observables (3).

 

Développement professionnel. Le développement professionnel est un processus d’apprentissage continu dont le but est de développer les compétences des praticiens dans l’exercice de leurs fonctions. Il demande du changement, de la transformation et l’amélioration des pratiques.  Le développement professionnel contribue au développement du savoir d’expérience (3).

 

Dogmatisme. Le dogmatisme est représenté par une attitude que certains chercheurs peuvent avoir à l’égard des praticiens. Il s’appuie sur des vérités jugées incontestables et rejette la critique. Le dogmatisme peut caractériser certains scientifiques, certains chercheurs ou, encore, la science. On peut aussi l’appliquer à certains praticiens et à leur savoir d’expérience qui se campent dans certaines idéologies desquelles ils ne dérogent pas (3).

 

Données probantes. L’expression « probant » signifie qui permet d’être sûr de quelque chose, qui s’appuie sur une preuve. On parle d’une pratique qui s’appuie sur des données probantes, d’une pratique qui tient compte de l’utilisation des meilleures connaissances actuellement disponibles. C’est une approche en lien avec l’Evidence-Based Practice (EBP). Voir aussi Bonne pratique et Evidence-Based Practice (3).

 

Empirique. Empirique est un adjectif qui s’applique à ce qui a source dans l’expérience (par opposition à la connaissance rationnelle). Il qualifie également toute connaissance faisant confiance à l’expérience immédiate. L’expression recherche empirique ou étude empirique signifie que la recherche ou l’étude est basée sur l’expérimentation ou l’observation. Le mot empirique signifie que les informations recueillies sont issues de l’expérience quotidienne, de l’observation ou de l’expérimentation. Ce courant théorique conçoit que toute connaissance provient de l’expérience et s’appuie sur des données sensorielles en lien avec l’environnement. La connaissance scientifique s’élabore par induction à partir de l’observation de faits, de données sensorielles qui vont susciter des hypothèses mises à l’épreuve par expérimentation (3).

 

Groupe de codéveloppement. C’est une approche de formation en groupe qui utilise l’apprentissage les uns et des autres afin d’améliorer et de consolider la pratique des uns et des autres (3).

 

Innovation en éducation. L’innovation en éducation se définit comme un processus délibéré de transformation des pratiques par l’introduction d’une nouveauté curriculaire, pédagogique ou organisationnelle qui fait l’objet d’une dissémination et vise l’amélioration durable de la réussite éducative des élèves ou des étudiants (1).

 

Intervention. C’est une expression qui signifie une action quelconque du praticien. L’expression « intervention » englobe les diverses pratiques : enseignante, professionnelle (psychoéducative) et de gestion (3).

 

Méta-analyse. La méta-analyse est une méthode de recherche qui utilise les statistiques et permet de vérifier à partir de résultats de plusieurs études sur un même thème, le degré d’effet de l’intervention ou du facteur sur la variable critère. Exemple : une méta-analyse des recherches sur l’effet de la motivation scolaire sur la réussite scolaire au secondaire (3).

 

Modèle. Schéma, image, discours organisé qui représentent la complexité des situations abordées. Un modèle simplifie toujours la situation étudiée (3).

 

Paradigme. Ensemble de présupposés, de croyances et de valeurs qui déterminent le point de vue d’une discipline ou d’un champ de connaissance. Les paradigmes sont des cadres de référence qui standardisent la construction des savoirs. Ils sont partagés par les chercheurs qui travaillent au sein d’une même communauté scientifique (3).

 

Posture. La posture peut être vue comme une attitude d’un chercheur ou d’un praticien à l’égard d’une situation, d’un problème ou d’une autre personne. C’est une prise de position, un regard sous un angle particulier ou, encore, une façon d’aborder un problème. Exemple : la posture du chercheur ou la posture du praticien (3).

 

Praticien-chercheur. On doit distinguer le praticien réflexif qui réfléchit à sa propre pratique, qui l’analyse et l’évalue du praticien-chercheur qui, lui, n’a pas comme objet de recherche sa pratique, mais plutôt l’objet (le problème) sur lequel porte sa pratique (10).  

 

Pratique exemplaire (Best practice). Une pratique exemplaire est une « Bonne pratique », une pratique « modèle » qui est validée. Voir Bonne pratique (3).

 

Pratique professionnelle. Une pratique professionnelle se rapporte à l’action, à l’intervention concrète d’un professionnel. Elle comprend un ensemble de gestes posés par un professionnel dans l’exercice de sa profession (3).

 

Rationalisme. Ce courant de pensée conçoit que l’acquisition et la justification des idées sur le monde extérieur sont fondées sur des idées innées que possède chaque individu. Le rationalisme est l’antithèse de l’empirisme. La connaissance proviendrait essentiellement de la raison par un processus de logique déductive. Dans cette approche, l’apprentissage privilégie les idées, l’analyse, la théorie, la déduction, les inférences, l’argumentation et les preuves par les idées. La raison serait suffisante (2).

 

Recherche. La recherche en science est un ensemble d’activités rigoureuses et vérifiables dont le but est le développement des connaissances.  Elle repose sur le principe qu’il existe une explication rationnelle à tout phénomène qui s’explique par la relation de cause à effet. La recherche devrait permettre de les comprendre (21).

 

Recherche développement. Elle peut faire partie de ce qu’on appelle la recherche appliquée. Elle a pour finalité d’apporter des solutions à des problèmes et de développer des produits utiles pour le soutien à l’intervention (programmes, méthodes, outils, logiciels, etc.) (31).

 

Recherche évaluative. La recherche évaluative vise à évaluer le processus ou le résultat d’un programme, d’un projet, d’un outil ou d’un service. Elle contribue au développement des connaissances en intervention, porte sur des programmes et s’inscrit par le fait même dans un processus de changement. Elle se situe aux niveaux explicatif et descriptif.  La recherche évaluative se préoccupe principalement des effets de l’intervention, de la relation de cause à effet. En approche quantitative, elle utilise habituellement une méthode expérimentale ou quasi-expérimentale (3).

 

Recherche fondamentale. La recherche fondamentale a comme finalité l’acquisition de nouvelles connaissances sur les fondements de phénomènes ou de faits observables, sans qu’aucune application ou utilisation pratique soit directement prévue.  Il existe différents niveaux de complexité des connaissances issues ou visées par la recherche fondamentale, soit : de décrire le phénomène en question, de l’expliquer ou encore de le prédire (3).

 

Recherche-action. La recherche-action vise à résoudre des problèmes issus du milieu de la pratique. Elle se caractérise par la production d’un savoir qui se développe dans et par l’action réalisée par les chercheurs et les praticiens.  Les questions et les hypothèses sont formulées à partir des interrogations provenant de la pratique. L’analyse des données s’intègre dans un processus d’interprétation réciproque entre chercheurs et praticiens (26).

 

Relation de bienveillance. Plusieurs termes définissent le concept de bienveillance, tels que : compassion, sentiments, émotions, sollicitude, valorisation, intérêt, reconnaissance des autres, etc. Dans sa forme la plus simple, la relation bienveillante se définit comme une rencontre entre deux êtres humains où l’on observe une personne qui donne de la chaleur humaine et une autre qui reçoit cette chaleur humaine, sans toutefois faire référence à une que la relation entre ces individus soit intime (4).

 

Savoir. Le savoir est un ensemble de connaissances développé lors des  apprentissages (les études, l’expérimentation, l’expérience).  On dénombre trois grands types de savoirs : le savoir théorique (un ensemble de connaissances), le savoir-être et le savoir-faire. Le savoir peut être issu de la recherche ou de l’expérience. Le savoir est composé de toutes les formes d’information venant de notre éducation familiale, de nos études, des divers médias (télévision, le web et médias sociaux). Ces nombreuses informations sont emmagasinées dans la mémoire à long terme et nous sont très utiles tout au long de notre vie. Ce sont des savoirs théoriques qui permettent de comprendre et d’interpréter les choses (2).

 

Savoir d’expérience. Le savoir d’expérience est une intégration et une application des différents savoirs (savoir théorique, savoir-être et savoir-faire) qui font partie du développement de la compétence professionnelle (3).

 

Savoir théorique. Le savoir théorique est composé de toutes les formes d’information qui permettent de comprendre et d’interpréter les choses. Ce type de savoir comprend des notions, des concepts, des connaissances, des règles, des principes, etc (3).

 

Savoir-être. Ce savoir concerne tous les apprentissages liés aux émotions, intérêts, motivations, croyances, valeurs, attitudes, relations interpersonnelles, habiletés sociales. Ce savoir concerne tous les apprentissages liés aux émotions, intérêts, motivations, croyances, valeurs, attitudes, habiletés sociales (3).

 

Savoir-faire. Le savoir-faire peut être considéré comme un savoir procédural. C’est un savoir instrumental, c’est le comment faire (3).

 

Science. La science vise à découvrir et à énoncer des lois auxquelles obéissent les phénomènes étudiés et à les rassembler dans des théories. Les connaissances issues de la science sont considérées comme exactes, objectives et rationnelles. La science permet de vérifier la relation de cause à effet, la prévisibilité d’évolution telle que suscitée expérimentalement ou constatée par l’observation (3).

 

Théorie. Une théorie est un ensemble de concepts, de définitions et de propositions qui sont en relation les uns avec les autres afin d’expliquer, d’interpréter certains aspects de la réalité que l’on cherche à comprendre (27).

 

Transfert de connaissances. Le transfert de connaissances consiste à transformer, adapter des connaissances issues de la recherche ou de la pratique pour les rendre accessibles et utiles à des utilisateurs. Le transfert de connaissances inclut la recherche d’information, l’évaluation, l’adaptation et l’adoption de cette information ainsi que son application dans un milieu donné (3).

 

Références

(1) Potvin, P. (2012). Prévenir le décrochage scolaire. Mieux comprendre la réussite ou l’échec scolaire de nos enfants et adolescents. Collection Psychoéducation : fondements et pratiques. Béliveau éditeur.

(2) Potvin, P. (2015). Comprendre l’apprentissage pour mieux éduquer. Une approche psychoéducative. Collection Psychoéducation : fondements et pratiques. Béliveau éditeur.

(3) Potvin P. (2016). Alliance entre le savoir issu de la recherche et le savoir d’expérience. Collection Psychoéducation : fondements et pratiques. Béliveau éditeur.

(4) Potvin P. (2018). Élève à risque d’échec scolaire. Un regard sur la résilience et les facteurs de protection. Collection Psychoéducation : fondements et pratiques. Béliveau éditeur.

(5) Potvin P. (2023). Humain, À la découverte de qui nous sommes. Kindle Direct Publishing. Amazon.ca.

(6) Potvin, P. (2023). À la découverte de notre cerveau. Document inédit

(7) Potvin, P. (2024). Essai d’explication du comportement humain. Approche globale et neuropsychologique. Document inédit.

(8) Potvin, P. (2024). Essai d’explication du comportement humain. Approche globale et neuropsychologique. Document inédit.

 

Autres sources de références

(10) Albarello, L. (2004). Devenir praticien-chercheur : comment réconcilier la recherche et la pratique sociale. Éditions De Boeck Université.

(11) Archambault, I. & Janosz, M. (2006). L’engagement scolaire des garçons et des filles :  une analyse comparative des résultats de recherches empiriques. Revue de psychoéducation. 36 (1), 81-107

(12) Basquiast, J-P. et Jacquemin, C. (2008). La conscience vue par les neurosciences. Automate intelligent. http ://www.automatesintelligents.com/echanges/2008/dec/conscience.html

(13) Bennacer, H. (2007).  Version abrégée de l’échelle de mesure du climat social de la classe à l’école élémentaire (ÉMMCCE). Revue québécoise de psychologie, 28, (3), 227-251.

(14) Bor, D.  (2012). L’étude de la conscience est la clé de nos dilemmes éthiques. Science et conscience. Extrait de : The Ravenous Brain: How the New Science of Consciousness Explains Our Insatiable Search for Meaning. http://www.planetesante.ch/Mag-sante/Psycho/Science-et-conscience-l-etude-de-la-conscience-est-la-cle-de-nombreux-dilemmes-ethiques

(15) Buser, P. (2013). Neurophilosophie de l’esprit. Ces neurones qui voudraient expliquer le mental. Odile Jacob.

(16)  Damasio, A. R. (1999). Le sentiment même de soi. Corps, émotions, conscience. Éditions Odile Jacob, Sciences.

(17)  Damasio, A. R. (1999). Le sentiment même de soi. Corps, émotions, conscience. Éditions Odile Jacob, Sciences.

(18) Dictionnaire Antidote

(19) Eccles, J. C. (1992). Évolution du cerveau et création de la conscience. Fayard.

(20) Fellowes, M. et Battey, N. (2015). L’évolution en 30 secondes. Hurtubise

(21) Legendre, R. (2005). Dictionnaire actuel de l’éducation. Guérin, Montréal.

(21) Legendre, R. (2005). Dictionnaire actuel de l’éducation. Guérin, Montréal

(22) Ferry, L. et Vincent, J-D. (2000). Qu’est-ce que l’homme ? Sur les fondamentaux de la biologie et de la philosophie. Éditions Odile Jacob.

(23) Gardenfors, P. (2007). Comment Homo est devenu Sapiens. Sur l’évolution de la pensée. Éditions Sciences Humaines

(25) Gendreau, P. (2014). Commentaires écrits lors de la lecture sur le chapitre 2. Document inédit. L’apprentissage : la part de l’inné et de l’acquis. Dans Potvin, P. (2015) Comprendre l’apprentissage pour mieux éduquer.

(26) Groulx, L-H. (1994). Liens recherche et pratique: les thèses en présence. Nouvelles pratiques sociales,7(2), 35-50.

(27) Kerlinger, F. N. (1964). Foundations of Behavioral Research. New York: Holt, Rinehart and Winston. Cité par Legendre (2005) cite par Legendre, R. (2005). Dictionnaire actuel de l’éducation. Guérin, Montréal.

(28) Kozanitis, A. (2005). Les principaux courants théoriques de l’enseignement et de l’apprentissage : un point de vue historique. Bureau d’appui pédagogique. École Polytechnique. Université de Montréal.

(29) Le cerveau à tous les niveaux. http://lecerveau.mcgill.ca/ (2015c) (Chapite 1. Origine de notre univers et 5 Le cerveau)

(30) Ledoux. (2003). Neurobiologie de la personnalité.  Odile Jacob.

(31) Loiselle, J. (2001).  La recherche développement en éducation : sa nature et ses caractéristiques (chapitre 3). Dans : Anadon, M. (2001). Nouvelles dynamiques de recherche en éducation. Québec : PUL.

(32) Malcuit, G., Pomerleau, A. et Maurice, P. (1995). Psychologie de l’apprentissage. Termes et concepts. EDISEM. MALOINE

(33) Martinoli, M-G. (2016). Commentaires présentés dans le cadre de la critique du manuscrit avant publication: Potvin, P. (2017). Qui sommes-nous, nous les humains?Les Éditions premières chances

(34) Massé, L.,  Desbiens, N. et Lanaris, C. (2013). Les troubles du comportement à l’école. Prévention, évaluation et intervention. 2e édition. Gaetan Morin éditeur.

(35) 45 Mlodinow, L. (2012) dans Choppra, D et Mlodinow, L. (2012). Qui détient la clé de l’Univers? Science et Spiritualité. Inter Éditions.

(37) 29 Myers, D.G. (2013). Psychologie. 10e édition. Lavoisier.

(38) Nault, T & Léveillé, J-L. (1997). Manuel d’utilisation du questionnaire en gestion de classe. Les Éditions LOGIQUES.

(39) OCDE (2010). Comment apprend-on? La recherche au service de la pratique, Édition OCDE. http://dx.doi.org/10.1787/9789264086944-fr

(40) Picq, P. (2010). L’humain à l’aube de l’humanité, dans Picq, P. Serres, et Vincent,

(41) Québec Amérique (Q-A) (2012). Le corps humain. Comprendre notre organisme et son fonctionnement. Les Éditions Québec Amérique Inc.

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(43) Ribard, L. (2019-2020). Mémoire : tous condamnés à oublier? Science & Cerveau. 

(44) Rhéaume, 1982, cité par Mayer, Ouellet, Saint-Jacques et Turcotte, 2000. Méthodes de recherche en intervention sociale. Montréal. Paris: Gaëtan Morin éditeur.

(45) Richard, D. et Orsal D. (2007). Neurophysiologie. Organisation et fonctionnement du système nerveux. 3e édition. Dunod.

(46) Rousseau, S. (2010). Développer et renforcer sa résilience. Vivre heureux même si… Les Éditions Québecor.

(46) Rousseau, S. (2010). Développer et renforcer sa résilience. Vivre heureux même si… Les Éditions Québecor.

(47)  Science & Cerveau, 2019-2020.. Mémoire : tous condamnés à oublier? 13 novembre 2019 et 10 février 2020.

(48) Vincent, J-D. (1999). Biologie des passions. Éditions Odile Jacob.

(49) Science & Cerveau, (13 novembre 2019 et 10 février 2020). Mémoire : tous condamnés à publier. ( p. 25)

(50) Sélection Reader’s Digest (2009). Un cerveau tonique pour la vie. Édition, Sélection Reader’s Digest.

(51) Servan-Schreiber, D. (2003). Guérir. Le stress, l’anxiété et la dépression sans médicaments ni psychanalyse. Robert Lafond.

(52) Sophia Mueller – 2013 cité dans Sablonnière, B. (2016). Les nouveaux territoires du cerveau. Éditions Odile .

(53) Sussan, R. (2014, juin). Apprentissage, motivation, émotions : comment apprenons-nous. Compte rendu de la conférence de Frédéric Alexandre. Université de Bordeaux.

(54) Wikipédia.

 

 

 

Les chéris de Madame Brouillette. Par Isabelle Légaré, Le nouvelliste

AngèleBrouillette

 

Elle est comme ça, Madame Angèle. Outre le fait que la dame de 82 printemps s’imagine à tort que les gens heureux n’ont pas d’histoire, tous ceux et celles qui passent un jour dans sa vie doivent s’attendre à devenir son beau, sa belle, son ange, sa jolie, son chéri…

Homme ou femme, jeune ou vieux, patron ou employé, médecin ou préposé, chroniqueuse ou photographe, sa gentillesse s’adresse à chacun, sans exception. D’ailleurs, il est fort probable que si vous faites sa connaissance, elle ne tardera pas à vous surnommer «mon petit minou»…

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La première fois, ça surprend quand même un peu, mais on y prend goût rapidement, comme pour les chocolats et autres douceurs qu’elle partage en quantité.

Je ne crois pas que ma nouvelle amie le réalise pleinement, mais tous ces élans de tendresse qu’elle distribue avec enthousiasme détonnent ces jours-ci.

Appelons un chat un chat. À l’ère des réseaux sociaux, des attaques verbales et gratuites, les termes en vogue dans l’espace public commencent trop souvent par «in», comme dans insultes et incivilités.

Madame Angèle est à des années-lumière du cynisme ambiant.

«Je parle avec mon cœur!»

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Avec, aussi, papier et crayon, en prenant le temps de trouver les mots qui sauront faire plaisir à chacun.

Au cours des vingt dernières années, cette retraitée de l’enseignement a créé quelque 3500 cartes personnalisées pour les gens qui ont croisé sa route. Et ça continue.

Angèle Brouillette est la gentillesse réincarnée. Quand elle aime, c’est pour toujours. (Stéphane Lessard/Le Nouvelliste)

«J’aime les gens!»

En disant cela, Angèle Brouillette ne m’apprend rien entre deux salutations adressées à ses voisins de la résidence Place Belvédère, à Trois-Rivières. Ici comme ailleurs, elle n’a pas besoin de présentation. Tu ne fais pas 40 ans de bénévolat ni une carrière dans l’enseignement sans laisser une trace indélébile.

Brouillette est le nom de Gilles, son mari et «plus-que-chéri», me dit-elle avec des étoiles dans les yeux.

Ils se sont rencontrés à l’âge de 14 ans, pendant une partie de ping-pong. Angèle était une petite Courchesne de Drummondville en visite chez sa tante de Cap-de-la-Madeleine, une femme qui se trouvait être une amie de la mère du garçon pour qui la jeune fille a eu le béguin.

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Depuis le premier soir, on est comme ça!», révèle l’octogénaire en entrecroisant solidement ses deux index. «Ça fait presque 70 ans! Si j’avais une autre vie à vivre, c’est avec lui que je voudrais la passer.»

Son beau Gilles est un romantique. Depuis toujours, toutes les occasions sont bonnes pour offrir des fleurs à sa chère Angèle qui nous en fait également profiter. Je vous expliquerai comment plus tard parce qu’à ce stade-ci de notre conversation, elle tient à me dire à quel point la vie a été bonne pour elle.

«Tellement!», persiste et signe la mère de trois enfants et, sans nul doute, la maman de cœur de plusieurs écoliers du primaire.

«Ah! Mes p’tits choux! Mes amours!», s’exclame la dame qui demandait aux enfants de la saluer d’un beau «Allo Angèle!» avant de s’assoir à leur pupitre.

Apprendre à dire «Bonjour» n’est pas anodin. Ça vient généralement avec un sourire qui ouvre la porte au «Comment ça va?». Mine de rien, Madame Angèle enseignait l’ABC de la bienveillance avant que ça devienne un mot à la mode.

«C’était facile de les aimer», dit-elle au sujet de ses élèves à qui elle se faisait un devoir de complimenter à tour de rôle. À 8 ans, se faire répéter qu’on a de beaux yeux ou que nos cheveux sont joliment frisés, ça améliore l’estime de soi et augmente les chances de réussite.

Angèle Brouillette n’offre pas des cartes déjà toutes faites. Elle y met du temps et toute son affection. (Stéphane Lessard/Le Nouvelliste)

Je mentionnais précédemment que le bien-aimé d’Angèle Brouillette s’est toujours plu à lui offrir de jolis bouquets, comme ça, pour tout et pour rien.

Consciente de sa chance, la femme les a immortalisés avec son inséparable tablette électronique ou son indispensable téléphone intelligent. On a affaire ici à une madame techno. «Une accro!», précise celle qui n’est pas peu fière d’étaler sur la table ses cartables remplis desdites photos.

C’est à partir de ces images qu’Angèle fabrique la bonté.

Depuis sa retraite de l’enseignement, en 2002, la femme s’amuse à acheter des cartes vierges sur lesquelles elle applique les photographies de fleurs reçues en abondance de son époux. Avec la même attention, Angèle se met ensuite à la rédaction de ses messages de remerciement, d’encouragement, d’appréciation, etc.

Elle ne s’en tient pas à une phrase ou deux reprises sur le web. Oh que non. Chaque destinataire a droit à un texte de son cru, puisé au fond de son cœur, comme lorsqu’elle a composé un poème pour honorer la mémoire de sa mère.

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Ce jour-là, sa fille a réalisé qu’elle avait du talent pour décrire les émotions, les siennes comme les nôtres.

Au fil des années, les 3500 cartes qu’elle a créées ont été envoyées à des personnes qui lui sont chères. Parmi elles, on retrouve des bénévoles avec qui cette femme engagée dans sa communauté n’a jamais compté ses heures. Des chanceux en ont reçu plus qu’une.

«Ils gardent mes cartes dans des boîtes à chaussures!», se réjouit celle qui note chaque envoi dans des petits cahiers d’exercices, comme ceux qu’utilisaient ses élèves de 2e année du primaire. Qui a reçu quoi et à quelle occasion. Sa rigueur est digne de mention.

Angèle Brouillette a la gratitude tatouée en elle. Toujours la jolie tournure de phrase pour toucher, y compris ceux qui ne s’y attendent probablement pas.

«Quel privilège d’avoir été la patiente d’un chirurgien dévoué, compréhensif et accueillant! Ces éléments unis font partie du rétablissement qui s’opère lentement, mais graduellement en moi», écrivait-elle il y a dix ans au médecin qui l’a aidée à combattre un cancer.

«Quel bonheur de m’être sentie accueillie avec autant d’empressement à la salle à manger…», soulignait encore récemment cette adorable résidente à une employée de Place Belvédère.

De monsieur le directeur à la préposée aux bénéficiaires en passant par le responsable de l’entretien ménager, plusieurs ont déjà eu droit à une carte de Madame Angèle. Ou ça ne devrait tarder.

Ils sont ses chéris, ses choux, ses minous…

«Les p’tits mots doux sortent tout seuls!», acquiesce en riant la signataire de ces innombrables messages qui font autant de bien à ceux qui les reçoivent qu’à celle qui les écrit.

 

 

Le palmarès du ministre, ce n’est pas une bonne idée

La proposition du ministre de faire un Palmarèse des écoles publiques n’est pas une bonne idée. Le ministre dit, peut-on avoir un peu d’émulation entre les écoles et aussi ce serait bon pour un CSS ou un/e directeur/trice d’école de pouvoir se comparer à d’autres écoles de même type qui performent mieux.

Je crois que l’idée pour le ministre d’avoir des tableaux de bord (base de données et statistiques)  est excellente pour des fins de gestion. C’est intéressant aussi de rendre ces données publiques à des fins d’information ou de recherche.

Pour ce qui est du palmarès qui permet de comparer les écoles entre elles dans leurs performances et des les mettre en ordre de rang, là on est ailleurs.

La raison est assez simple, c’est que d’une façon générale les écoles publiques ne sont pas comparables, il y a trop de facteurs (multifactoriel) pour permettre une comparaison juste et valide. Le système public est organisé de telle sorte que les différences entre les types d’élèves et les types de milieux sont trop grandes. On parle souvent d’un système à trois vitesses (voir la caricature).

Je ne suis pas un expert en gestion scolaire, mais j’ai assez d’expérience et de connaissances du système d’éducation pour avoir accompagné des écoles dans leur quête pour une meilleure réussite des élèves (projet École et stratégies du CTREQ avec Marie-Martine Dimitri).

Plusieurs facteurs contribuent à la performance des écoles et des élèves. J’en nomme ici seulement quelques-uns.

  • Le milieu socioéconomique et la provenance des élèves.

  • Le taux d’immigration des élèves, la culture, la langue.

  • Les pratiques de sélection des élèves pour des programmes spécialisés.

  • La variété des services spécialisés (professionnels non enseignants) offerts ou non aux élèves.

  • La préscolarisation des élèves et les services en petites enfances (garderie, aides aux familles, etc.).

  • Et bien d’autres.

L’autre questionnement important est le suivant. Est-ce que la comparaison entre les écoles, même supposément de même statut, serait une occasion d’émulation qui stimulerait vers le haut?

Je crois que le ministre pourrait se servir des données sur les écoles pour informer annuellement les CSS et les écoles  sur leurs résultats et voir à l’accompagnement des milieux qui en ont besoin. Mais pas sous forme de palmarès, mais plutôt d’une façon privée.

 Selon moi il peut y avoir des conséquences négatives[1] :

  • Stigmatiser les écoles qui performent moins, renforcer les stéréotypes et les perceptions négatives surtout pour les écoles en milieu défavorisé et déjà stigmatisées.

  • La réussite éducative est plus que des résultats scolaires avec des notes chiffrées. Il est possible que certaines écoles présentent une moins bonne performance aux examens, mais qu’elles soient excellentes dans d’autres domaines comme l’engagement social (projet de bénévolat), la socialisation, le soutien parental, etc.

  • Mettre l’accent sur le manque de performance peut démotiver une équipe-école et ses élèves au lieu de les stimuler à faire mieux.

Quelques recommandations au ministre de l’Éducation

Au lieu de mettre du temps et de l’argent sur le développement annuel d’un palmarès des écoles, je propose plutôt les stratégies suivantes.

  • Au lieu de retirer le soutien financier au Centre de transfert pour la réussite du Québec (CTREQ)* développer une alliance avec le futur Institut National  d’Excellence en Éducation (INEE). Le CTREQ pourrait ainsi partager son expérience et son expertise en réussite éducative.

  • Analyser les bonnes pratiques qui se font dans des milieux scolaires comparables, les faire connaître aux écoles qui auraient les conditions pour les implanter. Il ne s’agit pas seulement d’informer les milieux, mais de les accompagner dans l’implantation des bonnes pratiques.

  • Soit avec l’implication de l’INEE ou  du CTREQ ou les deux, mettre en place un dispositif d’évaluation de l’effet des pratiques.

  • Considérer que l’investissement en énergie et en argent doit cibler avant tout la petite enfant, le préscolaire et le premier cycle du primaire.

Information sur le Palmares de Évole ensemble

Palmarès ou pas ?

On commence par l’enjeu du palmarès ministériel des écoles. Vous avez été plus de 3000 à signer notre pétition d’opposition à ce projet du ministre Drainville !

Il y a 2 jours à l’Assemblée nationale, la députée Ruba Ghazal s’est appuyée sur ces signatures pour demander au ministre s’il persistait avec son projet de palmarès.

« On n’en est pas là. » Le ministre tablette-t-il le palmarès ? Garde-t-il son projet pour plus tard ? Votre analyse vaut la nôtre… Mais pour l’instant notre mobilisation a refroidi le gouvernement. On peut s’en féliciter !

Un vrai portrait du tri des enfants

Toujours à l’Assemblée nationale, l’échange s’est poursuivi au sujet de l’absence de vraies données socio-économiques pour les écoles du Québec. La députée Ghazal a proposé au ministre de lire de notre récente lettre sur le sujet :

Le ministre ouvre la porte à une révision de l’indice actuel. Ce serait un énorme progrès.

Pour en savoir plus sur le problème avec les données actuelles et ce qui pourrait être fait, lisez la lettre Non au palmarès. Oui aux données socio-économiques parue dans Le Devoir le 25 mars dernier.

Dans les médias

À lire absolument, la série d’articles de Josiane Cossette. Le premier sur la « détestable épreuve de l’inscription au secondaire » et le second sur le plan pour un réseau commun que nous proposons pour régler le problème de l’école à trois vitesses:

L’éducation détraquée (1), la détestable épreuve de l’inscription au secondaire

L’éducation détraquée (2), et si on écoutait École ensemble ?

Autre prise de parole importante, celles d’étudiants en enseignement à l’Université de Sherbrooke :

« Nous sommes de futurs enseignants et enseignantes, des étudiants et étudiantes en éducation à l’Université de Sherbrooke. Nous sommes « l’aide » espérée dans les écoles. Nous serons les enseignants et enseignantes de demain. »

« Le système éducatif, nous le connaissons bien. Nous faisions partie des enfants qui ont subi de près ou de loin les répercussions du système d’éducation à trois vitesses. Nous avons évolué dans le système le plus inégalitaire du pays, comme les milliers d’enfants des nouvelles générations. »

« Nous voulons assister à la naissance d’un nouveau système d’éducation juste, équitable et accessible pour tous et toutes. »

La lettre est en ligne ici.

Sur le terrain

Nous avons participé à des événements récemment. Le 17 avril, École ensemble était de la conférence d’ouverture du colloque de l’APPM.

Sur la photo: L’urbaniste Gérard Beaudet, l’animatrice Isabelle Craig, l’écrivaine Kim Thúy et la vice-présidente d’École ensemble Anne-Marie Boucher

Le même jour notre président Claude Lessard a assisté à l’hommage à Guy Rocher à l’occasion de son centenaire !

Le dernier signataire encore vivant du Rapport Parent disait récemment en entrevue que « Si j’avais 40 ans, je travaillerais prioritairement pour revenir à l’égalité des chances dans notre système d’éducation » et qu’« Il faudrait régler le financement des écoles privées, surtout au niveau secondaire ».

Bien sûr, le Rapport Parent qui demandait de distinguer les écoles privées d’intérêt public de celles qui ne le sont pas est une grande source d’inspiration pour le réseau scolaire commun que nous proposons. Pour en savoir plus sur ce que proposait le Rapport Parent pour les écoles privées, rendez-vous dans la Foire aux questions de notre site.

(Et bonne fête Monsieur Rocher !)

Activités à venir

École ensemble participera à une soirée au bénéfice de l’IRIS le 23 mai prochain à Montréal. Notre vice-présidente Anne-Marie Boucher participera à un panel avec Rachel Saintus-Hyppolite, enseignante à Montréal, et Lucie Sauvé, professeure émérite au département de didactique de l’UQAM. Inscription ici.

Le 31 mai à Montréal, notre coordonnateur Stéphane Vigneault participera à un atelier sur le droit à l’éducation et expliquera comment École ensemble a interpellé l’ONU quant au système scolaire inéquitable du Québec. (D’ailleurs, la réponse du gouvernement québécois à l’ONU se fait toujours attendre…) Inscription ici.


Continuez à nous suivre sur Twitter et Facebook.

On vous promet pour bientôt des chiffres inédits sur la fracture sociale engendrée au Québec par notre système d’éducation injuste.

Vous pouvez nous appuyer par vos dons et en transférant cette infolettre à vos proches qui comme vous ont l’égalité des chances à cœur 💛❤️ .

[1] Inspiré en partie de ChatGPT 3.5 à la question: Pourquoi certaines personnes sont contre un palmarès des écoles publique du Québec

* Le CTREQ a développé au cours de deux décennies une longue expérience de mise en œuvre de projets d’accompagnement des milieux scolaires, de soutien aux chercheurs en éducation, de mise en place d’un Réseau d’information sur la réussite éducative (RIRE

Nos chers enfants (humour)

Note : Certaines images ou certains textes présentés dans cette section proviennent de sources circulant sur Internet. Si vous êtes titulaire des droits d’auteur d’un document reproduit ici et souhaitez qu’il soit retiré ou que la source soit précisée, veuillez communiquer avec l’auteur du site.

Un peu d’humour c’est bon pour le moral…

Un peu d’humour c’est bon pour le moral (1er)

Note : Certaines images ou certains textes présentés dans cette section proviennent de sources circulant sur Internet. Si vous êtes titulaire des droits d’auteur d’un document reproduit ici et souhaitez qu’il soit retiré ou que la source soit précisée, veuillez communiquer avec l’auteur du site.

Je vous présente quelques caricatures humoristiques qui je l’espère vous feront rire… donc du bien au moral.

À quand les bonnes nouvelles à la télévision.

« Si nous croyons le monde moins sûr, c’est à cause des événements hors du commun dont les médias sont le relais… En donnant à voir une violence absurde, les actualités diffusées 24 heures sur 24 heures nous privent de tout sentiment de sécurité » (Steven. C. Hayes (2019).Un esprit libéré. p.25.

Exemples d’absurdités des nouvelles à la télévision en 2023-2014

  • Un jeune homme de 19 ans tue 4 jeunes enfants (3 mois à 9 ans) et un adulte.

  • Une femme trouvée morte poignardée par son conjoint, c’est le Xe féminicide.

  • Une femme âgée de 89 ans ayant des problèmes cognitifs meurt gelée sur son balcon de la résidence.

  • 4 enfants dans la bande de Gaza meurent suite aux défauts de parachutage de vives.

  • Pour tuer un terroriste du Hamas, Israël accepte de tuer ou blesser 250 civils Gazaouis.

  • Avec son autobus un chauffeur fonce sur une garderie tuant x enfants.

  • Et bien d’autres, comme:

    • La crise de l’environnement et le manque d’engagement des gouvernements.

    • La crise du logement

    • Les syndicats insatisfaits, les enseignants insatisfaits et les écoles fermées, les parents débordés.

    • Les ado. écoanxieux.

Exemples de nouvelles qui passent rarement à la télévision. (fiction)

  • Un homme s’arrête et discute avec un itinérant, l’encourage et lui donne quelques dollars pour manger.

  • Une femme âgée traverse la rue péniblement et dangereusement. Un adolescent court lui venir en aide.

  • Un Québécois fait son épicerie et reconnaît qu’une jeune personne qui travaille à l’épicerie est nouvellement immigrée au Québec. Il lui souhaite la bienvenue.

  • Les élèves et les enseignants d’une école primaire ramassent des fonds pour venir en aide aux Ukrainiens.

  • Et bien d’autres.

Moi j’ai décidé de réduire mon écoute des nouvelles à la télévision et de prendre ce temps pour augmenter mes connaissances sur cette merveille qu’est l’être humain

Comment faire avancer la cause des victimes des prêtres pédophiles.

Bonjour à toutes et tous.

La présente information s’adresse surtout aux personnes qui s’intéressent à l’importance pour l’Église catholique romaine de faire des mises à jour de la religion, de reconnaître et réparer ses erreurs et réajuster sa position face à l’avortement, à arrêter les actions des prêtres pédophiles et à sa misogynie.

Ci-joint je vous présente le lien du site Internet de ma conjointe Yolande Potvin  https://misesajourdelareligion.com/

Ainsi que le texte sur Comment faire avancer la cause des victimes des prêtres pédophiles. https://misesajourdelareligion.com/wp-content/uploads/2023/11/Pedophilie-Y.P-2.pdf

L’autrice du site Yolande Potvin a fait des études aux trois cycles universitaires (éducation et études québécoises) et est historienne des mentalités. Depuis une trentaine d’années, elle s’intéresse particulièrement à la mentalité qui émane de l’Église catholique romaine en analysant les propos et les comportements de celle-ci face à divers sujets.

Mon coffre à outils vers la réussite (scolaire)

Voici la présentation d’un programme prometteur sur la réussite scolaire et éducative des jeune de 10-18 ans. Ce programme est développé par Mathieu Desa.

Présentation sommaire du programme

L’IA (chatGPT) et les conséquences possibles sur nos apprentissages

Depuis quelque temps j’expérimente chatGPT et Aria OPERA qui sont deux modèles de traitement du langage naturel en utilisant l’Intelligence Artificielle (IA).  Les deux peuvent « comprendre et générer des textes de manière cohérente et contextuelle ».

J’ai surtout expérimenté chatGPT 3.5. J’ai exploré ses capacités en posant des questions comme :

  • Qu’est-ce que la conscience?

  • Qu’est-ce que le libre arbitre

  • Comment gérer un élève de 12 ans au primaire qui s’oppose?

  • Quels sont les liens entre besoin, bien-être, satisfaction, sérénité et bonheur.

  • Et beaucoup d’autres sujets.

En moins d’une seconde, il me produisait un texte d’une page avec des nuances incroyables, mieux que ce que je peux faire, même après plusieurs heures de travail. Des textes d’une clarté supérieure et tout à fait bien écrit.

Conséquences

Devant cette performance qui me dépasse, j’ai éprouvé un petit peu de découragement. Pourquoi? Parce que j’aime apprendre, créer, rechercher et produire des connaissances. Par la suite, les partager et en discuter avec les autres

Alors que voici un outil (IA) qui peut très bien me remplacer et remettre en question les activités que j’adore faire. Pour compenser, je me suis dit que j’utiliserais chatGPT comme assistant de recherche (hum!).

Je me rends compte que l’IA va transformer notre vécu et c’est actuellement que cela va se passer. De belles professions vont très bientôt être remplacées par l’IA. Je pense à :la traduction, la comptabilité, le droit, l’architecture et beaucoup d’autres.

L’IA comme plusieurs l’on dit avant moi sera un compagnon, un outil d’aide. Est-ce que cela va nuire au développement de notre cognition? À celle des élèves, des étudiants et de monsieur et madame tout le monde?

Je suis à la fois emballé par chatGPT et déstabilisé par autant de capacités. Pour le comprendre il faut l’utiliser. Je vous invite à le faire, ainsi  vous pourrez juger par vous-même.

Simulation avec chatGPT – quoi faire avec un élève du primaire qui s’oppose

J’ai fait une simulation d’une question posée à chatGPT (IA) d’une enseignante du primaire qui avait des difficultés à gérer les commportements d’opposition d’un élèves de 12 ans.

C’est tout de même incroyable ce que l’IA peut faire dans son rôle d’assistance professionnelle. Je suis très impressionné par la réponse de ce robot intelligent, cet outil de modèle de langage textuel (c’est l’expression utilisée par chatGPT). Nous avons de la concurrence professionnelle.

Voici les réponses.

Ma question à chatGPT: Je suis enseignante au primaire en 6e année. J’ai un garçon de 12 ans qui s’oppose à tout et qui ne suit pas les règles de la classe. Que puis-je faire?

Réponse de ChatGPT

Il peut être difficile de gérer un élève qui s’oppose fréquemment et ne suit pas les règles. Voici quelques suggestions qui pourraient vous aider à aborder cette situation :

  1. Comprendre les raisons : Essayez de comprendre les raisons derrière son comportement. Il pourrait y avoir des problèmes personnels, familiaux ou scolaires qui contribuent à son attitude. Prenez le temps de discuter avec lui pour mieux comprendre sa perspective.

  2. Établir une relation de confiance : Développez une relation positive avec l’élève en montrant de l’empathie et en créant un environnement où il se sent écouté et respecté. Cela peut ouvrir la voie à une meilleure communication.

  3. Fixer des attentes claires : Établissez des règles et des attentes claires en classe, et assurez-vous qu’elles sont bien comprises par tous les élèves. Cela inclut les conséquences en cas de non-respect des règles.

  4. Encourager la responsabilité : Impliquez l’élève dans la création des règles de classe et des conséquences en cas de non-respect. Cela peut lui donner un sentiment de responsabilité et l’encourager à respecter les règles établies.

  5. Renforcer le comportement positif : Mettez l’accent sur le renforcement positif en reconnaissant et en récompensant les comportements appropriés. Cela peut encourager l’élève à adopter des comportements plus positifs.

  6. Communication avec les parents : Maintenez une communication ouverte avec les parents de l’élève. Partagez vos observations, discutez des préoccupations et collaborez pour mettre en place des stratégies cohérentes à la maison et à l’école.

  7. Interventions individuelles : Si nécessaire, envisagez des interventions individuelles, comme des séances de counseling ou la participation à un programme de gestion du comportement. Ces interventions peuvent aider à aborder les problèmes sous-jacents.

  8. Collaboration avec d’autres enseignants : Si l’élève a des difficultés dans d’autres matières, collaborez avec les autres enseignants pour développer des stratégies cohérentes dans toutes les matières.

  9. Soutien supplémentaire : Si les problèmes persistent, envisagez de solliciter l’aide du conseiller scolaire, de l’orthopédagogue ou d’autres professionnels de l’éducation pour obtenir des conseils supplémentaires.

  10. Suivi régulier : Faites un suivi régulier avec l’élève pour évaluer les progrès et ajuster les stratégies au besoin. Assurez-vous qu’il sait que vous êtes là pour le soutenir.

Il est important de traiter chaque élève individuellement et d’adapter les approches en fonction de ses besoins spécifiques. Si le comportement de l’élève pose des problèmes graves, il peut être nécessaire de travailler en étroite collaboration avec l’équipe éducative et les services de soutien de l’école.

 

J’ai demandé à ChatGPT des sources de références 

Voici sa réponse:

Je comprends que vous cherchiez des sources de références pour vous aider dans la gestion du comportement de l’élève. Malheureusement, en tant que modèle de langage textuel, je n’ai pas la capacité d’inclure des liens vers des sources spécifiques. Cependant, je peux vous recommander quelques ressources générales qui pourraient être utiles dans la gestion du comportement en classe au primaire :

  1. « Positive Discipline in the Classroom » de Jane Nelsen : Ce livre offre des conseils pratiques sur la discipline positive en classe, mettant l’accent sur l’encouragement des comportements appropriés plutôt que sur la punition.

  2. « The Tough Kid Book » de William R. Jenson et Ginger Rhode : Ce livre propose des stratégies spécifiques pour gérer les comportements difficiles chez les élèves, y compris ceux qui s’opposent souvent.

  3. « How to Reach and Teach Children and Teens with ADD/ADHD » de Sandra F. Rief : Si l’élève présente des signes d’attention déficitaire avec hyperactivité, ce livre offre des conseils pratiques pour enseigner et gérer le comportement de ces élèves.

  4. « Lost at School: Why Our Kids with Behavioral Challenges are Falling Through the Cracks and How We Can Help Them » de Ross W. Greene : Ce livre explore des approches collaboratives pour résoudre les problèmes de comportement en impliquant l’élève dans le processus.

  5. « The Classroom Management Book » de Harry K. Wong et Rosemary T. Wong : Ce livre propose des stratégies de gestion de classe efficaces pour créer un environnement d’apprentissage positif.

Pour trouver ces livres, vous pouvez utiliser des librairies en ligne, des bibliothèques locales ou des plateformes de recherche académique. Vous pouvez également demander à votre établissement scolaire s’il dispose de ressources spécifiques pour la gestion du comportement en classe.

Pour des articles de recherche spécifiques, vous pourriez explorer des bases de données académiques telles que JSTOR, PubMed ou ERIC, en recherchant des termes tels que « gestion du comportement en classe », « opposition chez les élèves du primaire », etc. Ces bases de données peuvent fournir des articles évalués par des pairs et des recherches empiriques sur le sujet.

En outre, il peut être bénéfique de consulter les ressources pédagogiques fournies par votre établissement scolaire, les conseils scolaires locaux ou les organismes éducatifs régionaux, qui pourraient offrir des formations et des ressources adaptées à votre contexte spécifique.

 

Autres réponses

Domaines de recherche à explorer :

  1. Psychologie de l’enfant : Des recherches sur le développement psychologique des enfants peuvent fournir des informations sur les comportements opposants et les meilleures approches pour y faire face.

  2. Gestion du comportement en classe : Des études sur les techniques de gestion du comportement en classe, en particulier pour les élèves du primaire, peuvent offrir des stratégies efficaces.

  3. Psychologie de l’éducation : La psychologie de l’éducation se penche sur la compréhension des processus d’apprentissage et du comportement en milieu éducatif.

 

Réflexions et critiques du ChatGPT

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01-01- 2024).

Comme beaucoup de personnes, j’ai été attiré par l’utilisation du chatGPT. Ce modèle de traitement du langage naturel qui en fait est un robot conversationnel (chatbot) à été commercialisé en novembre 2022.

J’ai testé l’application et j’ai vraiment été impressionné par les réponses rapides et assez développées.

Évidemment il faut être prudent dans l’utilisation de cet outil. Ce peut être intéressant pour se faire une idée d’un sujet. Par la suite il faut pousser plus loin par ses propres recherches.

Ceci dit, comme c’est le cas d’Internet en général et des médias sociaux, il y a du bon et du mauvais. La prudence est de mise.

 

Les critiques

Les critiques de chatGPT sont nombreuses. De ce que j’ai pu observer et ce n’est pas ici exhaustif, il y a :

  • La facilité d’utilisation qui pourrait nuire à l’apprentissage des démarches rigoureuses et nécessaires pour développer son savoir;

  • Prendre l’information pour acquise sans esprit critique et sans vérification;

  • Les informations peuvent parfois être limitées et même fausses;

  • En éducation l’outil pourrait nuire au développement intellectuel, à la démarche scientifique, à l’esprit critique;

  • Au collège et à l’université l’utilisation de l’outil peut-être l’occasion de plagiat s’il n’y a aucune recherche personnelle, ou vérification critique.

  • L’un des problèmes des textes de chatGPT c’est qu’il n’y a aucune source indiquée, donc pas de possibilité d’être critique ou de vérifier la validité de l’information.

    Cependant, lorsqu’on demande à chatGPT ses sources de références il les donne. Le problème c’est que ses source ne sont qu’en anglais. Voici sa réponse à ce sujet:

    Question: Bonjour, quand je te demande de l’aide, est-ce que tes sources d’information sont seulement en anglais ou si tu utilise aussi des références en français

    Réponse de ChatGPT

    Bonjour ! Mes sources d’information proviennent principalement de données en anglais, car c’est la langue principale dans laquelle j’ai été formé. Cependant, je peux comprendre et générer du texte en français. Si vous avez des questions en français, n’hésitez pas à les poser, et je ferai de mon mieux pour vous aider en utilisant mes connaissances disponibles jusqu’à ma dernière mise à jour en janvier 2022.

La qualité de l’écrit

J’ai soumis trois textes de chatGPT à Antidote et pour les trois textes Antidote n’a relevé aucune faute et classe chaque texte dans la catégorie « Druide » soit excellent. C’est supérieur à mes propres textes.

ChatGPT ne réalise pas seulement des textes, il peut vous aider à résoudre des problèmes, même tenir compte d’un problème éthique.

Il est possible aussi de lui demander un texte de style varié: poétique, scientifique, etc.

 

Le numérique, le Web, les médias sociaux et l’IA

Concernant chatGPT, comme c’est le cas d’Internet en général et des médias sociaux, il y a du bon et du mauvais.  Même les meilleurs médicaments peuvent avoir des effets secondaires très désagréables. La prudence est de mise. Dans ce sens, l’une des sommités en IA, Yoshua Bengio de l’Université de Montréal fait la promotion de la prudence en regard de l’éthique dans l’utilisation de l’IA.

Ceci dit il ne faut pas trop craindre l’innovation et les grands changements. Notre espèce humaine s’est toujours bien adaptée à l’évolution.

Pour terminer sur une note d’humour, durant mon enfance, à l’école on écrivait avec une plume et de l’encre et quand est arrivé l’invention des crayons à bille du genre crayon Bic les enseignants craignaient que cela nuise au développement de la maîtrise de l’écriture.

Autre exemple de ma jeunesse: quand est arrivée la calculatrice dans les écoles on craignait que les élèves n’apprendraient plus à compter

 

Version gratuite chatGPT 3.5

Voici le lien: https://chat.openai.com/ 

Quelques exemples de textes de chatGPT

Voici pour terminer trois exemples de textes que j’ai demandé à chatGPT.

  1. Quelles sont les critiques envers chatGPT ?

  2. Qu’est-ce que l’esprit critique ?

  3. Qu’est-ce qu’une fausse nouvelle ?

    Voici les réponses de chatGPT

    Quelles sont les critiques envers chatGPT ?

ChatGPT

Il existe plusieurs critiques à l’égard de modèles tels que ChatGPT et des technologies de traitement du langage naturel en général. Certaines de ces critiques incluent :

  1. Manque de compréhension profonde : Bien que les modèles de langage comme ChatGPT soient capables de générer du texte de manière cohérente, ils peuvent parfois manquer de compréhension profonde du contenu. Cela peut conduire à des réponses qui semblent appropriées, mais qui ne reflètent pas nécessairement une compréhension réelle de la question.

  2. Biais algorithmique : Les modèles de langage sont formés sur de vastes ensembles de données provenant d’Internet, ce qui peut introduire des biais culturels, sociaux et linguistiques. Ces biais peuvent se manifester dans les réponses générées par le modèle.

  3. Manque de discernement éthique : Les modèles de langage génératifs peuvent générer du contenu inapproprié, offensant ou potentiellement dangereux. L’absence de discernement éthique dans la génération de texte est une préoccupation majeure.

  4. Dépendance aux données d’entraînement : Ces modèles dépendent fortement des données sur lesquelles ils ont été formés. Si ces données contiennent des lacunes ou des biais, cela peut affecter les performances du modèle.

  5. Manque de transparence : Les modèles de langage comme ChatGPT sont souvent perçus comme des boîtes noires en raison du grand nombre de paramètres et de la complexité de leur formation. Cela peut poser des problèmes de transparence et de compréhension quant à la manière dont ils prennent leurs décisions.

  6. Sensibilité aux instructions : Les modèles de langage génératifs peuvent être sensibles aux petites variations dans les instructions, ce qui peut entraîner des résultats incohérents ou indésirables.

  7. Risque de désinformation : Les modèles peuvent involontairement générer du contenu qui ressemble à de l’information factuelle, mais qui est en réalité incorrect. Cela peut contribuer à la propagation de désinformations.

Il est important de noter que les chercheurs et développeurs travaillent constamment pour atténuer ces préoccupations et améliorer la performance, la transparence et l’éthique des modèles de langage. L’utilisation responsable de ces technologies est cruciale pour minimiser les risques potentiels.

 

2.Qu’est-ce que l’esprit critique ?

 

ChatGPT

L’esprit critique, également appelé pensée critique, est la capacité à évaluer de manière objective et réfléchie les informations, les idées, les situations ou les arguments. C’est la capacité à analyser, interpréter et juger de manière indépendante, en utilisant la logique et la raison. L’esprit critique implique souvent la remise en question des informations, la recherche de preuves, la considération de différentes perspectives et la capacité à formuler des jugements informés.

Les personnes dotées d’un esprit critique sont souvent en mesure de prendre des décisions plus éclairées, de résoudre des problèmes de manière plus efficace et de comprendre les complexités des situations. Cela va au-delà de simplement accepter l’information telle qu’elle est présentée, et cela encourage à examiner de manière approfondie et réfléchie les bases et les implications d’une idée ou d’une proposition.

Le développement de l’esprit critique est un aspect important de l’éducation et de la formation intellectuelle, car il contribue à former des individus capables de penser de manière autonome, de remettre en question les normes établies et de contribuer de manière constructive au débat et à la résolution de problèmes.

3.Qu’est-ce qu’une fausse nouvelle

ChatGPT

Une fausse nouvelle, souvent appelée « fake news » en anglais, fait référence à une information délibérément fabriquée ou déformée, présentée comme étant vraie, dans le but de tromper le public. Ces informations peuvent être créées de manière intentionnelle pour induire en erreur, manipuler l’opinion publique, générer du clic ou promouvoir un certain point de vue. Les fausses nouvelles peuvent circuler à travers divers canaux de communication, y compris les médias sociaux, les sites web, les blogs, les messages électroniques et d’autres plateformes.

Les caractéristiques des fausses nouvelles comprennent souvent des titres sensationnalistes, des contenus trompeurs, des manipulations d’images ou de vidéos, et une tentative de tirer parti des émotions ou des préjugés du public. Il est important de noter que la désinformation peut provenir de diverses sources, y compris des individus, des groupes d’intérêt, des médias peu fiables ou même des États nationaux cherchant à influencer l’opinion publique.

La diffusion rapide des informations sur Internet et les médias sociaux a rendu le phénomène des fausses nouvelles plus préoccupant, car elles peuvent se propager rapidement et atteindre un public considérable avant même que leur inexactitude ne soit démentie. La lutte contre les fausses nouvelles implique souvent la promotion de la littératie médiatique, l’éducation du public sur la vérification des faits et l’encouragement à la pensée critique pour discerner les informations fiables des informations trompeuses.

 

Découverte de IA sur OPERA – semblable à chatGPT

On peut avoir différente formes de textes: article de Blog, Email, dissertation, discours, etc.

Le texte peut être Formel, informel, neutre, académique, drôle. Il peut aussi être court, moyen ou long.

 

OPERA aria

 

… 

Décrochage scolaire en Tunisie – Thèse de doctorat de Aicha JLassi

Voici la thèse de doctorat en sociologie de Aicha JLASSI  Le décrochage scolaire : l’exemple tunisien, ainsi que trois articles issus de la thèse.

Cette recherche doctorale recense plusieurs travaux québécois sur le décrochage scolaire dont ceux de : Laurier Fortin, Michel Janosz, et Pierre Potvin. 

La recherche utilise le logiciel Premiers signes2 et le répertoire de pratique Agir dès les premiers signes.

These De Doctorat PDF 22-12 2023

Trois articles sur le décrochage sont issus de cette recherche doctorale.

Article Facteurs

article mécanismes

articleValidationEng

 

En 2004, selon  Aicha JLASSI il y aura un article sur l’utilisation du logiciel de dépistage Premiers signes2 et le répertoire de pratique Agir dès les premiers signes.

Nous poursuivons depuis trois ans notre collaboration avec le codirecteur de la thèse le professeur Ali Elloumi et Aicha JLASSI.

Note: Fait remarquable en plus d’être chercheure  Aicha JLASSI est enseignante au primaire en Tunisie.

Élèves EHDAA inclus en classe ordinaire- Points de vue –

EXCLURE DAVANTAGE NE RÈGLERA PAS LA CRISE EN ÉDUCATION

Amilie Duranteau, Lili Plourde et Isabelle Tremblay

Le Devoir, 21 déc. 2023 

Extraits de Raynald Horth

 

        Monsieur le Premier Ministre François Legault, l’Alliance québécoise des regroupements régionaux pour l’intégration des personnes handicapées, la Fédération québécoise de l’autisme, et la Société québécoise de la déficience intellectuelle s’inquiètent du discours public actuel concernant les élèves en situation de handicap ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage ( EHDAA ). Dans ce dialogue public une des solutions proposées aux problématiques de l’éducation serait d’envoyer plus de ses élèves dans des classes spécialisées. Nos organisations veulent rappeler l’importance de l’inclusion scolaire et éviter que les EHDAA soient davantage ségrégés.

        Inclure les EHDAA dans les mêmes classes que tous les autres élèves est une orientation fondamentale de la Politique d’adaptation scolaire. Des lois et des politiques garantissent que les droits des EHDAA soient respectés, dont la Charte des droits et libertés de la personne, la Politique de l’adaptation scolaire, le Loi sur l’instruction publique et la Politique À part entière. Selon cette dernière, il importe que le réseau scolaire offre des services sans discrimination tout en privilégiant une approche individualisée des besoins.

        Exclure les EHDAA des classes régulières a un impact sur plusieurs aspects sociaux de leur apprentissage, puisque le recours aux classes spéciales entraîne une séparation des élèves. Nos organisations ne sont pas contre les classes spéciales, elles ont leur utilité. Toutefois, il faut absolument évaluer les besoins et les capacités des enfants pour voir ce qui le plus bénéfique pour leur apprentissage.

        La classe spécialisée n’est pas toujours la meilleure option pour le développement des EHDAA. Avec le soutien nécessaire, un grand nombre de ces élèves pourraient très bien évoluer dans des classes régulières sans nuire aux élèves qui n’ont pas besoin de soutien particulier. De plus, cela leur permet de faire l’apprentissage de la différence, ce qui est bénéfique pour toute la société. La meilleure approche serait donc d’avoir suffisamment de ressources spécialisées dans les écoles pour favoriser l’épanouissement de tous les enfants, peu importe leurs capacités. Il faut engager plus de professionnels et de professionnelles adéquatement formés.

        En ségrégant davantage une population déjà discriminée et désavantagée socialement, ce sont les objectifs de la Loi sur l’instruction publique  et de la Politique À part entière qui disparaissent, tout comme l’atteinte d’une réelle égalité des chances pour ces élèves.

        Blâmer les élèves plutôt que demander plus de services dans les écoles ne fait qu’entretenir les préjugés envers les EHDAA. Rappelons que les mesures d’accompagnement sont des obligations constitutionnelles pour les gouvernements, et doivent être utilisées pour atteindre l’égalité réelle, pas pour ségréguer des populations en quête d’équité. Dans le but d’avoir une société inclusive et de favoriser l’épanouissement des EHDAA, on doit considérer des solutions qui sont bénéfiques pour l’ensemble des élèves, y compris les élèves qui n’ont pas de besoins particuliers.

        Nos organisations espèrent que le gouvernement et le milieu de l’éducation entendront notre message et qu’ils se joindront à nous pour trouver des solutions qui respectent les principes d’inclusion.

***

        J’appuie totalement le contenu de ce texte.  Raynald Horth, Ph.D.

Moi aussi Pierre Potvin. Ph.D. à la condition que:

« La meilleure approche serait donc d’avoir suffisamment de ressources spécialisées dans les écoles pour favoriser l’épanouissement de tous les enfants, peu importe leurs capacités. Il faut engager plus de professionnels et de professionnelles adéquatement formés ».

 « 

 

 

Quel cadeau pour Noel

 

Un père dit à ses enfants quel cadeau il veut pour Noël.

 

Un seul cadeau Chaque année, mes enfants me posent la même question:          « Qu’est-ce que tu veux pour Noël? »

  • Je vous veux, vous.

  • Je veux que vous continuiez à venir à la maison. que vous me posiez des questions, que vous me demandiez mon avis, des conseils ou mon aide.

  • Je veux que vous discutiez de la vie, de vos projets, de vos rêves, de vos buts.

  • Je veux que vous me parliez de votre travail, de vos soucis, de votre vie familiale.

  • Je veux que vous partagiez votre vie avec la mienne.

  • Venez vous moquer de moi ou rire de moi: je m’en fiche, vous entendre rire c’est de la musique pour moi!

  • J’ai passé une partie de ma vie à vous élever du mieux que je pouvais et avec ce que j’avais : je pense avoir fait du bon boulot, alors donnez-moi le temps de m’asseoir et d’admirer mon travail, j’en serai plutôt fier.

  • Je veux que vous ayez une belle vie, encore plus belle que la mienne.

  • Je veux vous voir heureux et en bonne santé. Voilà ce que je veux pour Noël: rien; je vous VEUX, vous.

Source:  Simon Papillon mon ami – auteur inconnu.

 

Pour comprendre le conflit israélo-palestinien

Extrait de Éric-Émmanuel Schmitt (2023) Le défi de Jérusalem (p.94-95)

Ça fait plusieurs années que je tente de comprendre le conflit entre Israël (Juif) et la Palestine (arabe) sans y parvenir. J’ai finalement compris le conflit lors de ma lecture du livre de  Éric-Émmanuel Schmitt.

Voici brièvement l’historique de ce conflit entre deux peuples.

***

« L’affrontement de deux légitimités. Deux camps s’opposent qui, ç leur manière, ont tous les deux raison. Il ne s’agit ni d’un combat entre le bien et le mal, ni d’un assaut du vrai contre le faux; il s’agit de deux conceptions du bien inconciliables, de deux vérités qui s’excluent.

Israël a raison, la Palestine a raison. Les deux pays justifient leur occupation du territoire par une présence longue, ancestrale, licite.

Les Juifs en furent chassés à deux reprises : une première dispersion de leurs élites en 587 av. J.-C. par les Babyloniens, une seconde, décisive, par les Romains en 70. Titus, futur empereur, assiégea, pilla, incendia Jérusalem, massacra la population et détruisit le Temple, ce qui provoqua l’exil. Au XIXe siècle, la montée des nationalismes et l’antisémitisme en Europe poussa les Juifs de la diaspora à désirer un État juif. Le mouvement sioniste[1] se forma et rêva d’une réinstallation en Israël. L’horreur absolue que commirent les nazis en organisant leur extermination libéra les verrous de ce projet : avec le soutien de l’ONU, la création de l’État d’Israël fut proclamée en 1948.

(Du côté des Palestiniens). Or des populations occupaient légitimement cette terre depuis deux millénaires, lesquelles vécurent sous l’Empire romain, puis ottoman[2], devinrent musulmanes en majorité, parlaient arabe ou turc. En 1947, les Arabes palestiniens ainsi que les États arabes voisins rejetèrent le plan de partage de l’ONU. La violence redoubla. À leur tour, ces populations subirent des expulsions et connurent par les Juifs ce que les Romains avaient jadis infligé aux Juifs. Elles prirent les armes et tout s’envenima.

Telle est la logique tragique : chacun des blocs possède sa légitimité, laquelle lui est déniée par l’autre.

Telle est la logique tragique : puisque personne n’a raison ni tort, la force substitue à la discussion, au droit.

Telle est la logique tragique : le problème s’amplifie et demeure sans issue. »

Personnellement, je soutiens l’idée avancée par certains pays de la communauté internationale : la seule issue possible est d’arriver à ce que les deux peuples (Juifs et Palestiniens) se partagent le territoire en étant chacun un État. Pas simple, mais c’est la seule solution légitime.

[1] Sioniste : Doctrine et mouvement politique dont le but est la construction, la consolidation et la défense d’un État juif en Palestine, près de Jérusalem. Le mouvement est appelé ainsi en référence à la colline de Sion de Jérusalem où fut, dans l’Antiquité, érigée la citadelle de David.

[2] Empire ottoman = Empire turc

Mes livres publicité de la maison d’édition Béliveau éditeur

 

Voici une belle information sur mon livre Mon journal personnel et d’autres livres aussi.  

 

https://beliveau-editeur.mykajabi.com/e/BAh7BjoWZW1haWxfZGVsaXZlcnlfaWRsKwi6Y3UHBAA%3D–786d03336d362b43d6fdaaba6de48e20c6cb6be6?skip_click_tracking=true

 

 

Les services en ligne et les personnes âgées

Suite à une discussion sur la question des fermetures des services bancaires dans les régions. Je disais qu’il fallait que les personnes âgées s’adaptent à la technologie (Internet, achats en ligne, services bancaires en lignes, etc.) ou encore qu’on les aide à savoir comment faire.

Mon ami Guy du groupe de réflexion, m’a fait parvenir un très beau texte sur le sujet qui donne un autre son de cloche.
Merci Guy.

Guy me dit: C’est plus que les services bancaires qui sont ainsi fermés…

***

Voici ce qu’un auteur inconnu écrivait:

J’ai passé une heure à la banque avec mon père car il a dû transférer de l’argent. Je n’ai pas pu résister à moi-même et je lui ai demandé …

Papa, pourquoi n’activerions-nous pas ta banque sur internet ? Il me répondit: Pourquoi ferais-je ça ?

Eh bien, vous n’aurez pas à passer une heure ici à titre d’exemple pour effectuer un transfert. Vous pouvez même faire vos achats en ligne. Tout sera si facile !

J’étais tellement excité à l’idée de l’initier au monde de l’achat sur internet ! Il a demandé : Si je fais ça, je ne sortirai pas de la maison ?

Oui, oui ! C’est ça ! Je lui ai expliqué comment même l’épicerie pouvait être livrée à la porte maintenant et aussi que Amazon livre de tout !

Sa réponse m’a laissé la langue liée …

Il me dit: Depuis que je suis entré dans cette banque aujourd’hui, j’ai rencontré quatre de mes amis, j’ai discuté un moment avec le personnel qui me connaît très bien aussi.

Tu sais que je suis seul… c’est de la compagnie dont j’ai besoin. J’aime me préparer et venir à la banque. J’ai assez de temps, c’est le côté sociable dont j’ai besoin.

Il y a deux ans, je suis tombé malade, le propriétaire du magasin à qui j’achète des fruits, est venu me voir et s’est assis à mon chevet pour prendre de mes nouvelles et me tenir compagnie.

Quand ta mère est tombée il y a quelques jours pendant sa promenade matinale, notre épicier local l’a vue et a immédiatement pris sa voiture pour la raccompagner étant donner qu’il sait où elle habite.

Aurais-je cette touche ′′ humaine ′′ si tout devenait en ligne ?

Pourquoi voudrais-je que tout soit livré à moi et me force à interagir avec mon ordinateur ?

J’aime apprendre à connaître la personne avec qui j’ai affaire et pas seulement le vendeur. Cela crée des liens, des discussions, des relations humaines.

Est-ce qu’Amazon livre tout ça aussi ?

La technologie n’est pas la vie..

Passer du temps avec des gens.. Pas juste avec des appareils.

Comment est né le conflit israélo palestinien ?

 

 

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2016028/conflit-israel-palestine-explications

 

Quelles sont les origines du conflit? Les tensions entre Israéliens et Palestiniens s’imbriquent dans un conflit qui tire son origine de la volonté de deux peuples d’occuper un même territoire, aujourd’hui divisé entre l’État d’Israël et les territoires palestiniens (la Cisjordanie et la bande de Gaza).

 

La Palestine, une région historique du Moyen-Orient dont les frontières ont été modifiées à de nombreuses reprises, a été habitée par plusieurs peuples depuis la préhistoire, dont les ancêtres des Juifs et des Arabes, qui revendiquent aujourd’hui le droit d’occuper cette terre.

En 1917, le Royaume-Uni se déclare en faveur de l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif, sans que ce projet porte atteinte aux autres peuples sur ce territoire, en l’occurrence les Arabes. Mais ces derniers sont déjà réfractaires à l’idée que des Juifs viennent s’installer sur le territoire qu’ils habitent.

Au cours des années 1930, la persécution des Juifs en Europe (en particulier dans l’Allemagne nazie) entraîne une forte migration vers la Palestine. Les Britanniques proposent, en 1937, un premier plan de partage de la région. En somme, les Juifs occuperaient le nord, et les Arabes, le sud. La région de Jérusalem, lieu sacré pour les deux peuples, resterait sous contrôle britannique. Mais ce plan ne fait pas l’unanimité, tout comme les versions subséquentes, qui avortent avec les hostilités de la Seconde Guerre mondiale.

Après la Seconde Guerre mondiale, en 1947, les Nations unies votent un plan de partage de la Palestine entre Juifs et Arabes. Les villes de Jérusalem et Bethléem, qui ont une signification religieuse pour les juifs, les chrétiens et les musulmans, restent sous contrôle international. Les Juifs acceptent ce plan, tandis que l’ensemble des Arabes le rejettent.

Israël déclare néanmoins son indépendance quelques mois plus tard, en 1948. Les armées d’Égypte, de Transjordanie (ancienne Jordanie), d’Irak, de Syrie et du Liban lancent alors un assaut contre Israël. L’armée israélienne (baptisée Tsahal) repousse les forces arabes et gagne une partie du territoire palestinien. Plus de 700 000 Palestiniens partent en exil, et autant de Juifs s’installent en Israël au cours des années suivantes. Chaque année depuis, les Palestiniens commémorent cet exode qu’ils appellent la  Nakba , ou la catastrophe.

 

En 1956, Israël envahit l’Égypte, suivi par le Royaume-Uni et la France, à la suite de la nationalisation du canal de Suez, qui relie la mer Rouge et la Méditerranée. Un accord de paix finira par être conclu sous l’égide des États-Unis et de l’Union soviétique.

En 1967, Israël déclenche la guerre des Six Jours en attaquant les aérodromes et les avions de l’armée égyptienne. Victorieuses, les forces israéliennes s’emparent de la bande de Gaza, du Sinaï, de la Cisjordanie, des hauteurs du Golan et de Jérusalem-Est, provoquant le déplacement de centaines de milliers de Palestiniens.

En 1956, Israël envahit l’Égypte, suivi par le Royaume-Uni et la France, à la suite de la nationalisation du canal de Suez, qui relie la mer Rouge et la Méditerranée. Un accord de paix finira par être conclu sous l’égide des États-Unis et de l’Union soviétique.

En 1967, Israël déclenche la guerre des Six Jours en attaquant les aérodromes et les avions de l’armée égyptienne. Victorieuses, les forces israéliennes s’emparent de la bande de Gaza, du Sinaï, de la Cisjordanie, des hauteurs du Golan et de Jérusalem-Est, provoquant le déplacement de centaines de milliers de Palestiniens.

La première Intifada survient en 1987. Elle naît d’une révolte contre l’occupation israélienne à Gaza, puis elle s’étend en Cisjordanie. C’est à ce moment qu’est formé le Hamas. En 1988, le Conseil national palestinien proclame un État palestinien.

La seconde Intifada éclate en 2000 lorsque le premier ministre israélien Ariel Sharon visite l’esplanade des Mosquées. Les hostilités entre Palestiniens et Israéliens causeront la mort d’environ 6000 personnes au total, les pertes étant plus nombreuses du côté palestinien.

Face à ces agressions répétées, l’État hébreu a entamé la construction d’un mur le long de sa frontière pour se protéger et limiter l’accès à son territoire. Pour entrer en Israël, les Palestiniens doivent obligatoirement passer par des postes de contrôle. Ils ne peuvent quitter la bande de Gaza librement.

Par ailleurs, l’État hébreu a adopté une politique de colonisation des territoires occupés, ce qui contribue à accroître les tensions avec les Palestiniens, ceux-ci dénonçant l’appropriation de leur terre et de ses richesses. L’établissement de colons juifs en Cisjordanie a été fortement critiquée sur la scène internationale.

Aujourd’hui, le conflit israélo-palestinien porte sur plusieurs enjeux, dont la reconnaissance des deux peuples, leur territoire respectif – y compris le statut de la ville sainte de Jérusalem –, le statut de plusieurs millions de Palestiniens déplacés en raison des conflits et le droit du retour.

Qu’est-ce que le Hamas?

Le Hamas dirige la bande de Gaza, une bande de terre située sur la rive de la Méditerranée et bordée par l’Égypte à l’ouest, et par Israël au sud et à l’est.

Le groupe s’est engagé à précipiter la destruction de l’État hébreu et a mené plusieurs guerres contre Israël et son armée depuis la prise de contrôle de Gaza, en 2007. L’enclave, soumise à un blocus économique depuis une quinzaine d’années, était auparavant sous le contrôle du Fatah, un autre mouvement politique qui contrôle aujourd’hui la Cisjordanie, territoire palestinien situé à l’est.

Entre ces guerres, le Hamas a souvent tiré ou permis à d’autres groupes de tirer des roquettes, souvent de fabrication artisanale, en direction d’Israël, en plus de mener de nombreuses attaques meurtrières. Le groupe est considéré comme une organisation terroriste par plusieurs gouvernements, dont ceux du Canada et des États-Unis, ainsi que par l’Union européenne, sans oublier Israël.

De son côté, l’État hébreu a bombardé les positions du Hamas et ciblé ses leaders à de nombreuses reprises. Le blocus qu’Israël impose à Gaza, qui a d’importantes conséquences économiques et humanitaires pour la population palestinienne qui s’y trouve, est présenté comme une façon d’assurer la sécurité du pays.

Certaines organisations, comme la Croix-Rouge internationale, affirment que le blocus viole le droit international, mais un rapport récent de l’ONU a conclu que le blocus de Gaza n’est pas illégal.

(Humour) La technologie moderne appliquée aux appels téléphoniques

Un appel téléphonique à un magasin fictif tiré de vraies expériences

Dring! Dring!

  • Bienvenue à notre magasin qui se souci de bien répondre à vos besoins. Nous vous prions d’être poli avec nos employés qui font tout leur possible pour bien vous servir.

    • Si vous connaissez le poste de la personne, faites-le maintenant.

    • Si vous voulez rejoindre le département des vêtements faites le 1

    • Si vous voulez rejoindre le département des chaussures faites le 2

    • Si vous voulez rejoindre le département de l’alimentation faites le 3

    • Si vous voulez rejoindre le département de l’électronique faites le 4

Je fais le 4 pour l’électronique.

  • Si vous voulez rejoindre la section des téléviseurs faites le 1

  • Si vous voulez rejoindre la section des ordinateurs faites le 2

  • Si vous voulez rejoindre la section des IPhone faites le 3

  • Si vous voulez parler à un commis faites le 4

Je fais le 4 pour parler à un commis.

  • Merci de votre patience, un commis sera à votre service bientôt.

  • … Attente de 10 minutes.

  • Clic… Bonjour, que puis-je faire pour vous?

  • J’aimerais avoir des renseignements sur…

  • Je suis désolé monsieur, ce n’est pas le bon poste, je vous transfert…

 Dring! Dring!

  • Bienvenue à notre magasin qui se souci de bien répondre à vos besoins. Nous vous prions d’être poli avec nos employés qui font tout leur possible pour bien vous servir.

    • Si vous connaissez le poste de la personne, faites-le maintenant.

 

Une autre expérience d’un long message…

  • Bienvenue au Service de soutien à domicile du Centre intégré et universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre du Québec Centre Laviolette.

    • Si vous connaissez le poste de l’intervenant à rejoindre faite-le maintenant.

    • Pour consulter le répertoire de nos services faites le dièse ou le 0.

    • Pour rejoindre un intervenant faites…

    • Pour rejoindre un autre secteur composez le numéro…xxx xxx xxxx

    • Merci

    • OUF!

(Humour) La chasse

 

Note : Certaines images ou certains textes présentés dans cette section proviennent de sources circulant sur Internet. Si vous êtes titulaire des droits d’auteur d’un document reproduit ici et souhaitez qu’il soit retiré ou que la source soit précisée, veuillez communiquer avec l’auteur du site.

Voici un dialogue qui m’a fait rire. Tiré du film québécois Henri Henri.

C’est l’histoire d’un jeune homme innocent qui a vécu son enfance et adolescence dans un couvent de religieuses.

La scène se passe à la chasse – Henri accompagne un vieux Chasseur. Voici le dialogue:

  • Henri – Qu’est-ce qu’on fait ici?

  • Chasseur – On attend.

  • Henri – On attend quoi?

  • Chasseur – On attend le bon moment.

  • Henri – Quand est-ce qu’on sait que c’est le bon moment?

  • Chasseur: Quand on est sûr.

  • Henri – Sûr de quoi?

  • Chasseur: Sûr que c’est le bon moment.

  • … Le chasseur manque son coup, la proie s’échappe.

  • Chasseur – Trop tard.
  • Henri – Çà ne devait pas être le bon moment.
…