Archives de l’auteur : Pierre Potvin

(Musique) Benetta Caretta

Voici des chansons que j’aime, interprétées par Benetta Caretta

Bohemian Rhapsody – Queen – Freddy Mercury
https://www.youtube.com/watch?v=caYW3PCVAEk

Unchained Melody
https://www.youtube.com/watch?v=3bFByxQJsic

I will always love you (Whitney Houston) – Le film Garde du corp (The body guard)
https://www.youtube.com/watch?v=wzZp5px6fVA

Memory (Barbera Steisand)
https://www.youtube.com/watch?v=yDDD6GaLhFA

Don’t cry for me Argentina (Adios Maradona)
https://www.youtube.com/watch?v=-TR10CyOZa4

L’école de demain -Antoine Baby

Un remède sociologique pour l’anxiété de performance des adolescents
Les écoles québécoises doivent être revues et corrigées afin
d’éliminer le système sélectif et discriminatoire en place.

Antoine Baby, Le Devoir, 21 juin 2021
Extrait réalisé par Raynald Horth.

Je propose ici un commentaire du « Plan de relance pour la réussite éducative » lancé récemment par le ministre Roberge. Je le ferai à partir d’une conviction acquise au fil du temps que l’on pourrait résumer ainsi : une collectivité donnée n’a jamais d’autre école que celle des gouvernements qu’elle se donne. Si nous voulons avoir une école progressiste, nous devons d’abord avoir un gouvernement progressiste. Dans l’histoire récente du Québec, cela s’est produit une seule fois, au début des années 1960, grâce à Paul-Gérin-Lajoie et à la commission Parent. Les successeurs n’ont pas su garder le cap.

Le Plan de relance est celui d’une école d’obédience néolibérale dont le rôle est de maintenir en l’état les structures et le fonctionnement d’une économie néolibérale.

Pour remplir ce rôle, il faut une école capable de produire et de maintenir des différences fonctionnelles entre les personnes de manière à fournir une force de travail stratifiée-hiérarchisée adaptée à la nature d’une économie de ce type. Il faut donc en fin de compte disposer d’une petite élite de gens très instruits et possédants pour prendre les commandes, mais aussi des gens moyennement instruits pour mettre en place les impératifs de la production et finalement des gens peu instruits pour la production ou pour constituer une sorte de réserve de main-d’œuvre.

L’école québécoise actuelle fait très bien ce travail avec ses filières sélectives au secondaire où la réputation d’une école est basé sur la réussite scolaire des plus forts et où l’affectation des élèves moins forts se fait irréductiblement par relégation dans les voies inférieures. Dans de nombreuses écoles, la filière qu’on appelle « le régulier » est devenue un véritable foutoir dans lequel s’entasse des difficultés scolaires de toutes natures souvent incompatibles les unes avec les autres. Cette mixité dysfonctionnelle a un effet déprimant sur la motivation et le moral des élèves.

Les efforts surhumains déployés par le personnel enseignant pour remédier à cet état de fait ne peuvent malheureusement pas grand-chose tant que nous aurons des écoles à filières sélectives et que nous aurons des gouvernements néolibéraux.

Et la primaire prépare bien le terrain en instaurant un système d’évaluation quantitative dans lequel l’élève est comparé à ses camarades de clase plutôt qu’à lui-même privément. Ainsi, la réputation d’un élève se construit et de solidifie à la manière d’un algorithme où l’effet Pygmalion joue dans les deux sens. Ceux et celles qui en septembre arrive en classe avec une réputation d’être des « bolés », le demeurent la plupart du temps. Ceux et celles qui arrivent en classe avec la réputation d’être « poches », le demeurent la plupart du temps.

J’avance comme hypothèse de travail que cette école hautement sélective et discriminatoire est un facteur très important de la détresse des enfants et des adolescents comme elle se manifeste dans l’anxiété de performance, le manque d’estime de soi et la perte d’autonomie. Et je pousse l’audace jusqu’à penser que les suggestions ci-dessous

pourraient bien constituer un remède sociologique contre l’anxiété de performance des ados.

Que faire pour se débarrasser d’une école qui ne sert qu’à assurer la reproduction? Suivant mon postulat de départ, rien de moins que de se donner un gouvernement progressiste qui s’engage à nous donner une école dont la mission première sera de former des citoyens et des citoyennes capables de prendre en main leur destinée.

Cette école s’appelle école fondamentale. Premièrement, elle comporte un tronc commun pour les neufs premières années. Celui-ci assure à tous et à toutes le bagage nécessaire pour vivre une citoyenneté pleine et entière. Deuxièmement, cette école n’a pas de structures de filières sélectives de classement et de relégation. La composition d’une classe y est hétérogène. À partir de la septième année, elle offre un véritable régime d’options exploratoires que les paliers supérieurs n’ont pas le droit de pervertir en préalables ou en prérequis. Troisièmement, dans cette école, il n’y a pas d’autres évaluations que les évaluations qualitatives faites privément où l’élève est comparé à lui-même et non à ses camarades. Quatrièmement, dans chaque classe du primaire, il y a toujours plus d’un adulte. Cela permet de régler

les problèmes au fur et à mesure qu’ils se présentent. Outre les titulaires, on y retrouve des stagiaires en formation auxquels s’ajoutent des aides-enseignants recrutés parmi les candidats à la formation des maîtres où l’expérience en milieu éducatif est une exigence d’admission.

À quelques nuances près, ce que je viens de proposer est déjà une réalité dans les pays scandinaves et en Finlande où moins de 1% de chaque cohorte quitte la scolarité obligatoire sans diplôme. Sans compter que, de l’avis de la Dre Montreuil, de l’Université McGill, les jeunes finlandais soufrent moins d’anxiété que les jeunes d’Amérique du Nord.

L’absentéisme à l’école – un message « surprenant » sur le répondeur des enseignants

Désolé c’est en anglais.

This is the actual answering-machine message for the Maroochydore High School in Queensland, Australia.  Wait for the phone to ring for the voice recording! 

Voici le message enregistré que tous les enseignants d’une école en Australie ont accepté de mettre sur leur téléphone personnel. Ce projet concerne le trop haut degré d’absentéisme des élèves, le nombre de devoirs non réalisés et le manque d’engagement et de support des parents.

Note: Je ne peux confirmer si cette histoire d’école en Australie est vraie,
mais le contenu est drôlement intéressant.

https://www.youtube.com/embed/Pwghabw4N80?rel=0

La survalorisation du – vivre le moment présent –

Bonsoir chers et chères amis/amies.  

J’ai reçu d’une amie ce diaporama sur la « valorisation du moment présent – du aujourd’hui’. Il a déclenché en moi les quelques réflexions suivantes.

(Malheureusement le diaporama n’est plus accessible)

  • Aujourd’hui je me promenais en vélo sur la piste cyclable de TR (10km). C’était vraiment bon de sentir le soleil, pas trop chaud, une faible brise, l’odeur de l’herbe fraîchement coupé et la beauté de la verdure des arbres tout le long de la piste cyclable. J’étais bien dans mon corps et dans ma personne. J’appréciais le moment présent en ne pensant ni à hier, ni à demain. Je remerciais le créateur de l’Univers de cette beauté et de ces bons moments.

  • Tout en considérant l’importance de bien vivre le moment présent, je prends conscience d’une mode qui circule depuis quelques années et qui, selon moi, débouche sur une fausse piste, celle de ne donner de l’importance qu’au moment présent. En affirmant que le passé, est passé, et qu’on n’y peut rien et que le futur n’est pas encore arrivé et qu’on ne le contrôle pas.

  • Je suis en accord à pratiquer le fait de bien apprécier le vécu du moment présent, mais sans en faire un « dogme », sans le survaloriser.

  • Selon moi, on ne peut apprécier le moment présent que si l’on a pris la peine de bien intégrer son histoire passée. Qu’on ait fait la paix avec ce vécu. De plus, le moment présent prend du sens que si l’on est conscient de notre engagement significatif pour l’avenir. Que le passé, le présent forme un tout harmonieux avec nos projets d’avenir qui sont une continuité du sens qu’on donne à notre vie.

Alors, mes amies/amis, voilà une réflexion qui je l’espère, sera un catalyseur pour déclencher votre propre vison de l’importance du présent.

PS. Je dois avouer que le diaporama, comme plusieurs autres du genre, va à l’encontre de ma vision du monde. Je trouve le discours simpliste et manque de profondeur. Toutefois, je suis très ouvert à des visions contraires à la mienne – à une argumentation qui m’aidera à apprendre.

Au Grand plaisir de lire vos réactions

Tour d’horizon sur le décrochage scolaire

 

Voici un bref tour d’horizon sur le décrochage scolaire. Ce texte est fondé sur mes réponses à 13 questions que m’ont posées trois étudiants(es) du CÉGEP Sorel-Tracy au Québec (études collégiales de deux années après le secondaire et avant l’université). C’est dans le cadre d’un cours de fin d’année et de formation que ces étudiants(es) ont réalisés(es) un travail ayant pour thème la motivation et le décrochage scolaire. Les trois étudiants(es) sont: Axel Bender,  Noémie Champagne et Fékrïa Joad.

 

Le lien pour écouter l’entrevue audio
https://www.youtube.com/watch?v=cr8z6UMjyXY&t=11s 

Contenu écrit de l’entrevue

  1. Parlez-moi un peu de vous et de votre cheminement scolaire

J’ai vécu mon enfance et adolescence dans un milieu familial pauvre. L’école primaire a été une catastrophe – redoublement deux fois – violence physique d’un directeur et violence psychologique d’enseignantes. Par contre, au secondaire ce fut le bonheur total, j’avais du succès dans mes études, j’étais actif dans les activités parascolaires (gymnastique de compétition). De plus, j’avais un travail étudiant comme livreur dans une épicerie. Aussi, j’ai eu l’occasion de rencontrer des mentors, des adultes bienveillants qui croyaient en moi. Ces différents facteurs positifs m’ont orienté vers le succès à l’école et par la suite plusieurs formations universitaires du certificat au doctorat. Pour plus d’information voir ma biographie sur mon site : www.pierrepotvin.com/wp Menu l’auteur

  1. Qu’est-ce qui a fait en sorte que vous avez fait preuve d’autant de persévérance dans vos études?

Mon père avait des problèmes de santé physique et mentale et ne travaillait pas. Très tôt durant mon enfance et adolescence, il devenait clair pour moi que je ne voulais pas lui ressembler, vivre une vie difficile comme lui. Il devenait impératif pour moi de réussir dans la vie. C’était incontournable. Adolescent le sport de compétition m’a aidé à apprendre à vivre l’effort pour apprendre, à persévérer dans mes projets. Mon enseignant d’éducation physique qui était aussi mon entraîneur m’a beaucoup aidé en croyant en moi. J’aimais apprendre, je voulais réussir, j’étudiais et travaillais fort et j’étais très organisé à l’image de ma mère.

  1. Quels sont les aspects qui favorisent le décrochage scolaire?

Les recherches sur le décrochage scolaire mentionnent pour la plupart que les causes du décrochage sont multiples. Une étude longitudinale que nous avons menée en suivant durant 11 ans des élèves du secondaire démontre que le principal facteur de prédiction du décrochage c’est le rendement scolaire dans les matières de base ou l’échec scolaire. Les causes qui ressortent sont entre autres, les difficultés d’apprentissage ainsi que les difficultés de comportement; le fait d’être un garçon. Le processus menant au décrochage scolaire débute très tôt, soit en maternelle 5 ans et même plus tôt en garderie.

Un autre facteur qui favorise le décroche chez les élèves c’est de ne pas être aidé dès le début des difficultés. Dans ce cas, les échecs s’accumulent, la frustration augmente ainsi que la perte de motivation scolaire.

 

  1. Croyez-vous que la pandémie ait un impact considérable sur la motivation scolaire?

Pour des élèves ou étudiants déjà vulnérables et potentiellement décrocheurs(euses), la motivation peut être déjà faible, la baisse d’accompagnement, d’encadrement dû à la pandémie et de l’enseignement à distance peut nuire

De plus, pour les jeunes, la vie sociale à l’école, le contact avec les amis, la perte de soutien, d’accompagnement par les enseignants et les professionnels de l’école peuvent nuire grandement. Donc, cela peut être nuisible et favoriser un danger de hausse du décrochage au secondaire, au CÉGEP et à l’Université.

  1. Que pensez-vous de l’école à distance et du retour en classe des étudiants ? Impacts favorables?

L’enseignement à distance suppose des capacités d’autogestion, de motivation et de courage de la part des élèves. Également du support des parents. Le confinement et le déconfinement (yoyo) n’aident pas il peut à la longue miner la confiance des élèves, des enseignants et des parents. L’enseignement à distance suppose beaucoup d’adaptation de la part des enseignants et des autres professionnels.

L’aspect positif du retour en classe et de retrouver une forme de normalités, de retrouver ses amis(es) et de renouer les liens affectifs avec les enseignants et les professionnels.

  1. Quelles sont les clés essentielles qui mènent à la réussite étudiante ?

Une bonne éducation familiale est l’une des clés essentielles. Prôner de saines habitudes de vie (alimentation, sommeil, gestion du stress, etc.). Accorder une grande importance aux études doit faire partie des valeurs familiale. Favoriser l’apprendre du sentiment de responsabilité, de la persévérance et transmettre un sens positif aux études.

Encourager la participation aux activités parascolaires, à des projets familiaux. Encourager dès la petite enfance la lecture et donner l’exemple comme parent de l’importance de lire des livres, des revues, des documents sur Internet, etc.

Enfin, apprendre à l’enfant à s’autoorganiser, à relever des défis et pratiquer le courage et la persévérance.

  1. Quels sont les élèves les plus à risque de décrocher l’école ?

Les garçons particulièrement en milieu défavorisé sont le plus à risque. Les jeunes qui vivent dans une famille dysfonctionnelle et ceux qui présentent des problèmes de comportement extériorisés ou intériorisés.

Les élèves qui sont dans un milieu scolaire qui ne dépiste pas les élèves à risque et qui n’apporte pas d’aide adéquat, et ce très tôt en maternelle.

  1. Est-ce que le décrochage scolaire nuit à l’avenir ou il peut y avoir quand même de bonnes opportunités d’emplois qui s’offrent à un décrocheur?

Il est plus difficile aujourd’hui que durant les années 50 – 60 ou 70 de trouver un emploi avec de bonnes conditions salariales. Le développement des technologies, la robotique et l’Intelligence artificielle remplacent plusieurs emplois de manutention qui avant pouvaient être effectués par des personnes sans diplôme minimal du secondaire ou sans formation. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

L’économiste québécois Pierre Fortin a évalué à environ 400 000$ de perte durant une vie suite au décrochage et sans diplôme.

Toutefois, malgré ces constatations, il reste possible pour une minorité de jeunes qui sont particulièrement doués en musique, en arts, en entrepreneuriat d’en arriver à se créer ou accéder à un emploi intéressant.

  1. Quels sont les moyens pour empêcher le décrochage ?

Parmi les moyens de prévention, le dépistage des jeunes à risque tôt dès la maternelle et au début du primaire; l’aide orthopédagogique, psychoéducative très tôt et le suivi des élèves à risque tout au long de leur scolarisation au primaire et au secondaire s’ils sont considérés à risque.

Pour les adolescents du secondaire, il existe des programmes de prévention. Ceux qui sont efficaces utilisent le mentorat-tutorat – Exemple : le programme du CTREQ Trait d’Union.

 

  1. Avez-vous déjà travaillé avec des décrocheurs scolaires durant votre vie ?
    Si oui, quels moyens avez-vous mis en marche pour les aider ?

J’ai travaillé durant 14 ans comme éducateur physique et psychoéducateur à Boscoville qui est un centre de rééducation pour adolescents délinquants. J’utilisais le sport comme activité psychoéducative. Parmi ces adolescents certains étaient des décrocheurs, les autres étaient à risque.

Boscoville offrait aux jeunes une expérience éducative et psychoéducative unique en son genre. C’était en quelque sorte un grand laboratoire psychoéducatif ayant pour but de développer de multiples compétences chez les jeunes afin qu’ils puissent mieux s’adapter aux différents défis qu’offre la vie au quotidien.

L’école à Boscoville se fait à l’aide d’un Système de scolarisation individualisé. Chaque jeune apprend à son rythme et part du niveau il était rendu dans les matières de base. Le sport est présent chaque jour de la semaine et parfois en soirée. L’adolescent apprend à développer des habiletés, avoir du succès pratiquer la persévérance.

La solarisation est complétée par la culture (information internationale, politique et autres) et les arts (céramique, théâtre et cinéma avec le cinéaste psychoéducateur André Melançon).

Tout au long de son séjour, l’adolescent développement sa personnalité (relation interpersonnelle, l’effort, la persévérance et le courage). Tout cet ensemble contribue à la prévention du décrochage scolaire.

  1. En quoi les enseignants peuvent avoir une influence sur les élèves à risque de décrochage ?

La relation de bienveillance exercée par les enseignants et les professionnels de l’éducation demeure un élément clé d’influence envers les élèves à risque et les autres élèves. Avoir une attitude positive envers le jeune en exprimant le message : je crois en toi qui avec le temps peut se transformer en : je crois en moi.

Dans la mesure du possible, pratiquer une pédagogie différenciée et adaptée aux élèves en difficulté; avoir   une aide en classe d’éducatrice spécialisée ou le soutien d’une orthopédagogue. S’ajoute à ceci une bonne gestion de classe (organisation, règles claires)

 

  1. Sachant que les parents ont une influence sur leurs enfants, quels comportements seraient à favoriser et à éviter pour qu’il aille une bonne persévérance scolaire?

Comme mentionné déjà, pratiquer une éducation familiale où le climat de la famille est détendu et/ou les saines habitudes de vie font partie de la vie familiale (alimentation, sommeil, activités physiques, etc.).

Très tôt, éduquer au sens des responsabilités. Le parent étant lui-même un modèle (les bottines suivent les babines – Je fais ce que je dis).

Les parents donnent de l’importance aux études et apportent l’aide nécessaire à l’enfant. Ils développent des projets en famille et les initiatives des projets des enfants.

Pour terminer, le parent père est impliqué dans l’éducation et la scolarisation des enfants, particulièrement des garçons. Il donne de l’importance aux études.

  1. Qu’est-ce qui vous a motivé à écrire autant sur le sujet?

Au départ c’est la recherche en éducation et en psychoéducation qui avait pour but d’aider les jeunes en difficulté, fort probablement en lien avec mon vécu d’enfance. Moi je n’ai pas été aidé à l’école.

Après ma carrière universitaire comme professeur et chercheur j’ai été motivé à écrire sur plusieurs thèmes : la prévention du décrochage scolaire, Comprendre l’apprentissage, le lien entre la recherche et la pratique, la résilience chez les élèves à risque. Par la suite j’ai écrit sur d’autres sujets pour un plus large public : Qui sommes-nous, nous, les humains; Onze défis à relever pour mieux vivre dans le monde d’aujourd’hui et Mon journal personnel. Un outil pour mieux se connaître à tout âge.

J’étais motivé à faire connaître mon champ de connaissances et à le partager. Écrire pour moi, c’est une occasion d’apprendre, de faire une synthèse de connaissances et de partager en transmettant aux autres ce que j’ai découvert.

Invitation au cercle C’est à ton tour d’écrire, de lire et de photographier

L’invitation officielle
C’est à ton tour d’écrire

C’est à ton tour d’écrire 
http://www.cestatontourdecrire.com

En cette période de pandémie, nous en profitons pour nous adonner à de nouvelles activités, c’est le cas du moins pour plusieurs d’entre nous. Profitons donc un peu de cette opportunité, tous ensemble, et chacun de notre côté, afin de nous « isoler » dans l’écriture, pour notre plaisir et celui des autres. Écrire sur ce que l’on vit, pense, ou ressent est extrêmement salutaire; l’écriture est une thérapie en elle-même, d’autant plus vivifiante sachant que nous avons la chance d’être lus. 

De fait, les participants et participantes prendront grand plaisir à se lire, à se découvrir mutuellement. Et il est plus que probable que leur nombre augmente de jour en jour, de semaine en semaine. Il suffit que chacun et chacune d’entre nous faisions le nécessaire pour alimenter ce cercle rassembleur, qui est une occasion de partage littéraire unique et spontané tant au Québec qu’outre frontières.

Je vous invite ardemment à écrire sur le thème de votre choix ou parmi ceux suggérés à la page d’accueil de ce site, tels que : confinement – âge – amitié – bonheur – liberté – langue française – silence – nature – lettres d’amour – argent – vieillesse – haïku – etc. C’est selon vos aspirations et inspirations. Tous les articles d’intérêt seront édités sous leur rubrique respective, le jour suivant sa réception.

Si vous aimez écrire ou souhaitez en faire une première expérience, ce projet est pour vous. Joignez-vous tout de suite à ce regroupement d’écriture collectif en nous faisant parvenir votre texte par courriel à info@cestatontourdecrire.com

Si vous préférez vous exprimez par la photo, (70 ko) faites-nous parvenir vos plus belles à la même adresse courriel.   

 Surtout n’hésitez pas à faire suivre à vos amis, collègues, réseau, etc.

                                                          Bonne rédaction et bonne lecture !!!

Hélène Turmel
Instigatrice de ce regroupement

http://www.cestatontourdecrire.com

Le 20 mars 2021

Analyse de l’efficacité des Communautés d’Apprentissage Professionnelles (CAP) et approches de formation continue des enseignants

Une article très intéressant sur l’analyse de l’efficacité des CAP et autres approches de formation continue des enseignants pour favoriser la réussite scolaire des élèves.

 

https://r-libre.teluq.ca/2256/1/chapitrecap.pdf

 

(Musique) Bleu Bayou – de Roy Orbison

Bleu Bayou de Roy Orbison et Joe Melson chantée par Ashleigh Toole. Quelle belle voix.

https://www.youtube.com/watch?v=onVueNEu2Nc

Texte de Michel Rivard sur le vieillissement

De toute beauté ce texte de Michel Rivard

Texte de Michel Rivard sur le vieillissement

Chers aîné(e)s,

Ça me fait tout drôle de m’adresser à vous de cette façon alors que je viens à peine de fêter mes soixante-neuf ans.

Déjà quatre ans que j’ai passé le cap des petits chèques qui arrivent tous seuls, dans mon compte, des réductions au cinéma, au café…

La première fois que j’ai utilisé mon rabais de soixante-cinq ans au cinéma, le film s’intitulait « Juste la fin du monde »… j’avais eu un petit frisson!

Par contre, quand j’ai mentionné mon soixante-cinq pour avoir mon rabais sur le café en grain, la vendeuse m’a dit:
– « Mais Monsieur Rivard, vous les faites pas! »
Je lui ai tout de suite répondu: -« Je les fais peut-être pas, là-là, mais ayez pas peur, je les ai faits! »

Donc, j’ai soixante-neuf ans!
Qu’est-ce que ça fait de moi? Un presqu’aîné? Un vieux jeune? Un jeune vieux?
Ne jouons pas sur les mots, ni sur les chiffres.
Nous avons l’âge que nous avons, les souvenirs qui viennent avec… et le corps qui les a vécus.
Nous avons, vous comme moi, le désir de vivre le mieux possible le temps que la vie nous accorde, et de le vivre avec le plus de santé possible, physiquement, mentalement et spirituellement.

Cependant nous sommes, vous comme moi, réalistes. J’ai déjà ma part de petits problèmes de santé, de petits bouts de mon corps qui fonctionnent un peu moins bien qu’avant, des fois même pas du tout! Des moments où je demande à mon corps d’effectuer des opérations qui me semblent banales, mais où il me répond « hmmm… pas cette fois-ci! ».

Ça nous arrive à tous, ça s’appelle « vieillir » et savez-vous quoi ? Malgré les ennuis connexes, j’haïs pas ça pantoute. J’aime le recul que ça me procure, le détachement par rapport à certaines futilités de l’existence auxquelles j’ai déjà accordé beaucoup d’importance et que je regarde maintenant de loin, sourire en coin, en me disant qu’il fallait être fou pour faire ça… ou pour m’en faire avec ça ! Mais voilà, je l’ai fait (ou je me le suis fait faire) et ça fait maintenant partie de mes souvenirs.

J’aime vieillir quand je me retrouve avec mon petit-fils de deux ans et demi, quand je joue à quatre pattes (ouch!) avec cette petite boule de vie, deux générations plus loin que moi, et dans laquelle je me reconnais tellement. Quel bonheur de sentir qu’on se prolonge ! Pas seulement dans nos enfants et nos petits-enfants, tout le monde n’a pas cette chance, mais aussi dans ce qu’on peut se transmettre, dans toute cette expérience que l’on peut et que l’on doit partager. C’est ça, vieillir en beauté. C’est aussi ce que notre société devrait comprendre mieux et accorder plus d’importance aux aînés dans la transmission des valeurs et des connaissances vécues.

Nous avons, vous comme moi, de belles histoires à raconter.

Parlant de souvenirs, de passé, de mémoire, j’ai appris beaucoup de ces simples mots : « pas de regrets, pas de remords ». C’est presque simpliste, mais tellement difficile à mettre en pratique.

On a tous notre lot de « si j’avais su », de « j’aurais donc dû », même si nous savons tous au fin fond de nous-même qu’il n’y a pas de retour possible, que le passé est passé et que c’est ici et maintenant que ça se passe pour vrai. Vivre ici et maintenant avec nous-mêmes tels que nous sommes, accepter et apprécier surtout le passage du temps, sans craindre l’avenir. On a tous un peu peur du lendemain alors qu’on ne sait rien de ce qui va arriver. Bien sûr, on en a une petite idée, on attend quelqu’un ou on a quelque chose à faire, on sait ce qu’on va manger pour souper, on s’est fait des plans… mais la vie, là, c’est tout ce qui nous arrive sans prévenir, pendant qu’on est occupés à se faire des plans, justement.

Une de mes blagues préférées:
– « Comment faire rire Le Bon Dieu? »
– « Raconte-lui tes projets! »

Comme je l’ai écrit dans ma chanson « Et on avance », «…demain n’est jamais celui qu’on pense», mais on peut et on doit rêver, c’est gratuit. À partir du moment où on s’accepte tel qu’on est, avec notre âge et nos bobos, et qu’on apprécie le temps qui passe, on a le droit de rêver les projets les plus fous. Le pire qui peut arriver, c’est qu’ils se réalisent.

J’aimerais vous laisser avec ma petite variation sur la prière des AA. J’avais onze ans quand mon père s’est sorti de son alcoolisme. Il avait collé sur la porte du frigidaire une copie de la fameuse prière. Si on enlève le « Mon Dieu » du début et qu’on la met à la première personne du pluriel, ça donne: 

– « Donnons-nous la Sérénité d’accepter les choses que nous ne pouvons changer, le Courage de changer celles que nous pouvons, et la Sagesse d’en connaître la différence… »

Je trouve que ça a ben de l’allure… et je vous souhaite une glorieuse journée!

 

La relativité du temps psychologique

La relativité du temps psychologique
17 janvier 2021

Le temps mécanique, le temps réel s’échelonne dans un mouvement régulier et stable. Il avance au gré des secondes, ou millisecondes, des minutes, des heures, des jours, des semaines, des mois et des années. Dans une journée le matin arrive, puis c’est l’après-midi, par la suite la soirée et la nuit. Et tout recommence à nouveau. Le temps file aussi avec les saisons : la naissance avec le printemps, la vie pleine avec l’été, puis le ralentissement avec l’automne et finalement le gel de l’hiver[1].

Le temps psychologique est d’une tout autre nature, il n’est pas stable, ni régulier, ni objectif. En fait, il dépend de l’état psychologique de la personne et de la signification du type d’événement ou d’activité dans lequel elle est engagée. L’âge est également un facteur qui entre en ligne de compte.

À l’enfance le temps est soit beaucoup trop lent ou beaucoup trop rapide. Par exemple, lorsqu’il y a un projet d’une vacance familiale de camping et que papa a fait un calendrier du nombre de dodos avant de partir, l’enfant trouve que le temps ne passe pas assez vite. Contrairement, lorsque cet enfant à le droit d’être sur sa console de jeux vidéo durant une période d’une heure, il trouve que le temps passe beaucoup trop rapidement. Le temps devient donc très relatif.

Lors de la période du vieillissement, lorsque nous sommes âgées, disons à partir de 70 ans et plus, le temps nous semble filer à vitesse grand G. La vie elle-même nous semble avoir passé tellement rapidement. Entre en jeu, je crois, le fait de savoir qu’il nous reste moins de temps, ou peu de temps à vivre et encore beaucoup de beaux projets à réaliser. La réalité de la mort, de la finitude est passée d’une vision théorique à une réalité proche et évidente. D’ailleurs, pour bien souligner l’évidence, autour de soi, des parents, des amis, nos comédiens préférés nous ont quittés pour le dernier long voyage.

Dans le cas d’une maladie importante et invalidante et du temps nécessaire à la guérison ou au recouvrement, c’est alors une tout autre histoire. Pour l’avoir vécue, les journées semblent interminables : « il n’est pas juste 15h. c’est bien long! ». La routine est bouleversée, les activités sont peu nombreuses et moins attrayantes. On se répète : « Est-ce que ça va être long avant le retour à la normale? »[2].

[1] Il est possible que mon interprétation du temps et sa stabilité ne correspondent pas avec la théorie de la relativité ou de la physique quantique. Je ne peux juger, car je ne connais pas ces théories et leur rapport au temps.

[2] Lorsque j’écrivais ce texte et cette phrase, je n’avais pas la réponse à cette question. Maintenant je l’ai, je vois poindre la normalité.

L’espoir

 

L’Espoir
8 janvier 2021

L’espoir quand il est présent, quel délice. Il ouvre la porte à la vie active, pleine, intéressante, enivrante. Il permet de voir le positif, les belles choses dans un moment de crise.

Le désespoir au contraire ferme toutes les avenues de sorties possibles et nous plonge dans l’obscurité totale.

J’opte pour l’espoir, l’avenir, le renouveau.

Difficile cependant après un accident important de santé et d’autres événements désorganisant.

J’ai accompli de belles choses dans ma vie, j’en suis fier. J’ai aidé beaucoup de personnes comme psychoéducateur, comme chercheur universitaire. Comme conjoint, comme parent, comme ami.

Je veux bien poursuivre ma route et être de plus en plus une meilleure personne qui vit le bien-être et tente de le transmettre aux autres.

Beaucoup de remises en question ouvrant sur du ménage à faire qui suppose le détachement. Le détachement selon Jacques Ross est la dernière étape du développement psychologique adulte. Il arrive avec le vieillissement (+- 70 ans).

J’ai l’espoir de trouver une ou des activités dans laquelle m’engager pour cette dernière étape de vie. Un engagement qui me fera apprendre, grandir et qui sera utile à la société. Pour moi, le sentiment d’utilité est très important. Je crois qu’il l’est d’ailleurs pour la plupart des personnes.

La vie est pleine de mystère, de surprise, j’ai l’espoir de voir une lumière douce et réconfortante qui m’orientera pour l’avenir.

Quelques mots sur le bonheur

 

Quelques mots sur le bonheur
Pierre Potvin 29 janvier 2021

 

Le bonheur est un sentiment humain important qu’on cherche quand on ne l’a pas et qu’on l’oublie quand on l’a.

C’est un sentiment simple et complexe à la fois. Pour éprouver le bonheur ou son synonyme « se sentir heureux », il faut être en paix avec soi-même et les autres, être satisfait de soi, éprouver un calme intérieur. Cela pourrait se résumer ainsi : « Je suis content et satisfait de la vie que je mène ».

Pour trouver le bonheur, il ne faut pas trop le chercher, car si on le cherche absolument, cela nous met dans une attitude centrée sur soi-même alors que le bonheur demande la décentration de soi et le partage[1].

D’un point de vue plus scientifique le bonheur et le bien-être, résulte de l’activité neuronale du cerveau suite aux interactions de l’individu avec son environnement. Cette sensation de bien-être est le produit d’un processus neurobiologique qui met en jeu des hormones et des neurotransmetteurs, entre autres : la dopamine (hormone du plaisir), les endorphines (impliquée dans la perception du plaisir), ocytocine (relation, empathie, effet antistress), sérotonine (agis sur l’humeur) complétées par la baisse du cortisol (l’hormone du stress).

[1] Je ne suis pas trop certain de cette condition pour éprouver le bonheur, mais il semble bien que les gens heureux aient une vie de saines relations et de partages.

Notre double nature : animale et humaine

Notre double nature : animale et humaine[1]
Pierre Potvin 15 janvier 2021

Cyrille Barrette, biologiste et éthologue a écrit un livre vraiment intéressant et remarquablement bien écrit sur notre nature animale et notre nature humaine : La vraie nature de la bête humaine. (2020) Éditions, MultiMondes.

C’est en référence à cet ouvrage que je réfléchis sur la partie humaine en moi, le néocortex, le cerveau cognitif et la partie plus animale, le cerveau reptilien, instinctuel. Cette partie de notre cerveau héritée depuis des millions d’années et qui a, entre autres, pour rôle de défendre notre survie, de réagir à la peur, à la menace en voulant combattre ou fuir.

Ces deux parties de notre cerveau doivent collaborer ensemble, le cerveau reptilien, plus animal, réagit aux alertes de menaces alors que le cerveau cognitif prend le temps d’analyser, d’évaluer le danger et échange avec le reptilien. Toutefois, la partie animale en soi devant le danger prend souvent le dessus et le cerveau cognitif, plus lent, n’a pas le temps de doser, de réagir.

Ici il faut nuancer, car plusieurs facteurs entrent en jeu dans une situation de danger. La personnalité de l’individu avec ses expériences, ses compétences à gérer le stress, l’anxiété et la peur vient jouer dans l’exécution des rôles des deux parties du cerveau.

La peur et sa complice l’anxiété font partie des émotions les plus animales, les plus primitives. Penser à la réaction d’une foule prise dans une situation de haut danger (une explosion, un tremblement de terre, etc.) qui réagit en panique sans aucune réflexion possible et qui tente de fuir le danger par n’importe quel moyen possible. Aucune place au néocortex, au cerveau réfléchi.

Lors d’un épisode de maladie en décembre 2020 (un infarctus), j’ai vécu « dans mes tripes » ce qu’est la peur et l’anxiété. Peur de la mort, peur de ne pas m’en sortir. Les scénarios catastrophes se multipliant, l’anxiété augmentait. La raison, toutes mes connaissances, arrivait difficilement à maîtriser « l’animal » en moi, le cerveau reptilien sentait toujours la menace malgré le fait qu’en principe elle n’était plus présente. Il dominait le cerveau cognitif. C’est comme de la glace noire en hiver sur une route, vous avez beau freiner, l’auto continue de glisser dangereusement.

Ce vécu d’anxiété et de peur est d’une souffrance indescriptible. C’est l’expérience d’un choc désorganisant l’équilibre psychique et physique. Le corps réagit de multiples façons. Les deux parties sont en souffrance : la partie animale en soi et la partie humaine avec tout ce que cela implique. Ces deux parties de nous-mêmes sont complètement intriquées.

Puis, la crise passe graduellement. Cela peut prendre des semaines avant que le cerveau cognitif maîtrise et domine sur le cerveau reptilien. Il peut être nécessaire de prendre un médicament couplé avec la psychothérapie pour faciliter le recouvrement.

Je vous recommande de lire plus bas le commentaire de Patrick Daganaud qui vient très bien compléter et améliorer mon texte en y ajoutant un élément très important le rôle du cerveau limbique.

[1] Le présent texte ne doit pas être considéré comme une référence valide et scientifique. J’apporte ici mon regard sur la nature animale et humaine en me référant à l’ouvrage de Barrette, mais aussi à mes connaissances sur le fonctionnement du cerveau. J’interprète et je présente ma compréhension à partir de mon expérience et de mon savoir.

Mois de la Francophonie -Protégeons notre langue française _Texte de Christiane Asselin)

Mois de la Francophonie: un amour qui sauve

Christiane Asselin Trois-Rivières

https://www.lenouvelliste.ca/opinions/carrefour-des-lecteurs/mois-de-la-francophonie-un-amour-qui-sauve-18fccacbc7550e6be0ef79f3419dfff0

OPINION / Notre amour dure depuis bientôt 68 ans. Une si longue vie commune, c’est rare de nos jours. Vous aimeriez connaître le secret de sa solidité, de sa beauté, et celui, plus beau encore, de notre union ?

Je vais tenter de vous expliquer. Mais vous savez, l’amour n’est pas simplement aveugle. Parfois, quand il s’agit d’en parler, il se fait muet. Ce que je peux en dire, c’est que depuis toujours, il ne cesse de se renouveler. Il ne se néglige jamais. N’allez pas croire qu’il est prétentieux ! Oh non ! Il est d’une désarmante simplicité, et source constante de découvertes et d’apprentissages. Admirative, je ne veux qu’une chose: devenir ce que, profondément, je suis, mais toujours à ses côtés. Je l’aime. Que dis-je ? Je l’adore ! Nous nous sommes connus très tôt. Il était beaucoup plus âgé que moi. « Mais l’amour, m’a-t-il toujours répété, n’a pas d’âge. » J’adorais l’écouter me parler sobrement de ses racines, de son histoire, de sa vie, de ses débâcles aussi.

Croyez-le ou non, je l’ai connu dans les bras de ma mère. Quand je parlais de différence d’âge ! Il était arrivé par bateau, longtemps auparavant. Plus je grandissais, plus je savais qu’il serait mien, pour la vie. Le coup de foudre, contrairement à la croyance populaire, ça ne trompe pas.

Je le regardais s’enrichir de tout, curieux qu’il était et qu’il demeure, et je me disais: « Quand je serai grande, c’est comme lui que je serai. » Et c’est ce qui est arrivé. Nous sommes unis depuis toutes ces années. De plus, nous laisserons un legs à ceux que nous aimons d’une tendresse si maternelle. Nos enfants.

Nous avons du monde une vision élargie, accueillante et ouverte. Il m’a appris à inventer, à mettre des mots sur tout, à ne jamais être prise au dépourvu. À accueillir. À donner.

Nous avons pris soin l’un de l’autre, nous avons veillé quotidiennement au sens que nous donnions à chacun de nos engagements, et ce, de notre vie de couple aux conversations que nous entretenions avec nos amis, jusqu’à nos communications sociales. Nous avons toujours agi pour demeurer ouverts, respectueux et passionnés. Aussi, quand il le fallait, nous sommes montés aux barricades. C’est ce que nous nous apprêtons à faire à nouveau, doucement, mais solidement, avec un seul et même objectif : la survie de notre passion.

Depuis 1763, lui et ses ancêtres ont appris à protéger le fort, si menacé. Le Traité de Paris venait de signer sa mort. Mais en 2021, il est encore là. Toujours debout, en paroles et en musique. Oui, le français est encore là. Mais de plus en plus, il crie à l’aide.

Nous l’avons épousé. Restons solidement ancrés à ce qu’il nous a donné : l’amour de la langue et de sa richesse, la fierté d’en être porteurs, représentants et défenseurs.

Un peuple sans voix est un peuple sans objectif, sans amour et sans pouvoir. Ce n’est pas d’une journée de Francofête dont nous avons besoin, si belle et nécessaire soit-elle, ni d’un mois où nous tenons notre amour à bout de bras, mais d’une surveillance quotidienne, annuelle et constante, d’un état de veille permanent. Notre langue se dirige vers les soins intensifs.

Une langue, c’est aussi beau que fragile. Ça meurt facilement, étouffé par la masse. Oui, servons-nous du mois désigné, de la journée de la Francofête, idée lumineuse, et ajoutons-y l’année entière. Renouvelons ce contrat annuellement. Il en va de notre survie.

Christiane Asselin est l’autrice de : Les fameuses recettes de grammaire

http://pierrepotvin.com/wp/index.php/2021/03/14/les-fameuses-recettes-de-grammaire-christiane-asselin/

 

Les fameuses recettes de grammaire – Christiane Asselin

C’est la troisième édition du livre de grammaire de Christiane Asselin: Les fameuses recettes de grammaire. Pour apprendre à écrire sans faute.

 

Aux Éditions Les pelleteurs de nuages: www.lespelleteursdenuages.com

Christiane Asselin est ma professeure d’ateliers d’écriture et aussi la correctrices (révision de textes) de mes trois derniers livres

Une entrevue sur sa grammaire: 

https://www.youtube.com/watch?app=desktop&v=9miDNG5tgEE&fbclid=IwAR2_BaZrOZiUWwIQCIgDN2mEo28qZ89Nb1T_Y_5kvqdEsTsPoA0__SaESr8

 

Un très bel article dans Le Soleil.

https://www.lesoleil.com/chroniques/isabelle-legare/la-recette-infaillible-de-christiane-bd42ca6a2e7e83e1441fe8353c5d4b9b?utm_source=omerlo&utm_medium=mailer&utm_campaign=Aujourd%E2%80%99hui%3A+la+part+des+asymptomatiques+

Autre information: Sauvons le français!

Grammaire C.Asselin

Mon journal personnel. Un outil pour mieux se connaître à tout âge

Couvert Journal personnel-HR

Voici un petit compte rendu des étapes qu’a suivi mon futur livre Mon journal personnel. Un outil pour mieux se connaître à tout âge.

En juillet 2017 (il y a 3 ans et demi) m’est venu l’idée d’écrire un livre sur mon expérience d’utilisation du journal personnel comme outil de connaissance de soi. En mai 2018 je terminais une analyse de mes journaux personnels (1960 è 2018) soit près de 60 ans d’écriture. Quelque 28 cahiers de journaux personnels ont été écrits durant cette période totalisant 2529 pages et 1777 dates d’écriture.

La première version d’écriture du manuscrit a duré environ un an (2018-2019) puis envoyée à 4 amies-critiques (une psychologue et 3 psychoéducatrices) pour recevoir leurs commentaires. Suite à cette opération, j’ai apporté diverses corrections au manuscrit, puis soumis la révision à Christiane Asselin (ma collaboratrice en écriture). Autour de janvier 2020 (l’an passé) le manuscrit a été soumis à Béliveau Éditeur qui a accepté d’éditer le livre. Il y a eu beaucoup de travail à faire avec la maison d’édition pour répondre à leurs exigences. La pandémie ayant fait son œuvre, cela a pris environ un an et demi avant que le livre soit terminé (habituellement c’est plutôt 6 mois).

Table des matières

Journal Table matières PDF

Le monopole des compagnies pharmaceutiques sur les vaccins – Covid – Une jeune parlementaire qui se tient debout.

Un beau témoignage d’une enseignante au primaire

Texte tiré du Blogue de Marc St-Pierre: En poussant le crayon

Texte d’Ariane Gaudreault enseignante au primaire

Je ne dirai pas de mensonge

par Marc St-Pierre

“C’est ta semaine. Je ne te dessinerai pas un arc-en-ciel. Je ne te dirai pas de mensonge. » Un texte coup de coeur/coup de poing d’Ariane Gaudreault pour la semaine des enseignants…

Enseigner…
J’ai débuté ma carrière comme enseignante au primaire, il y a longtemps…le contexte a changé, mais je me souviens…

Tu es une personne polyvalente, car il y a tant de choses que tu dois faire tout en enseignant…
Il y a cet élève dont le parent t’écrit qu’il doit faire son éducation physique bien qu’il n’ait pas ses souliers de course, ils sont chez l’autre parent…

Et cette élève qui te préoccupe, car elle n’a pas encore de collation aujourd’hui, et tu sais que son parent a perdu son emploi; tu te prends une note pour l’appeler afin de vérifier si tout va bien, tout en partageant ta collation avec elle…

Et celle-ci qui doit prendre son antibiotique avant la récré, tu cours après quelqu’un pour te remplacer quelques minutes dans ta classe pour aller le récupérer au frigo…

Et la secrétaire qui te rappelle via l’intercom que Paul doit se préparer pour 11h, sa mère vient le chercher pour aller chez le dentiste; et comme il ne reviendra pas en pm, il doit faire son sac et compléter son agenda…

Et on cogne à ta porte de classe : c’est l’orthopédagogue qui vient chercher 4 élèves…
Et il y a Mireille qui ne veut pas se mettre à la tâche; la désorganisation n’est pas loin, tu le sens…Cela te rappelle que son parent n’a toujours pas confirmé la date pour son plan d’intervention…

Et ces 3 élèves : t’assurer qu’ils ont bien pris leur Ritalin avant d’aller diner…
Et celui-ci, qui te confie au son de la cloche du midi que ses mitaines sont mouillées et n’a pas une seconde paire…

Et dans ton pigeonnier, un message d’un parent qui t’informe qu’il fera maintenant l’enseignement à la maison, donc bien gentil de préparer ses choses puisqu’il viendra les chercher en fin de journée…

Et tu as maintenant la responsabilité d’ouvrir les fenêtres pour aérer : Dieu merci, une seule fenêtre peut s’ouvrir dans ta classe…

Cela ne se passe quand même pas dans une même journée? Tu connais la réponse…

Tu as beaucoup d’interlocuteurs : la mère, la belle-mère, la DPJ, les professionnels, le pédiatre, le CISS, pour ne nommer que ceux-là…Tu communiques par l’agenda, par courriel, par téléphone et aussi en virtuel…

Tu as appris à travailler à toute heure : à la récréation, le midi, le soir et les week-ends. Tu dois planifier ton enseignement en français, en math, en sciences, en art, en univers social, les contenus en éducation à la sexualité, sans oublier l’enseignement des comportements; tu dois corriger en donnant de la rétroaction sur les copies, tu dois préparer les gâteries que tu veux distribuer à tes élèves pour souligner la fin de l’étape, etc.

Et il y a les rencontres : avec les collègues de ton niveau ou de ton cycle, les suivis pour certains élèves avec la TES, la psychologue ou l’orthophoniste, la planification des rencontres pour les plans d’intervention avec la direction, le comité du projet éducatif, etc.

Et depuis plusieurs mois maintenant, tu portes un masque toute la journée…

Et ta classe peut basculer vers l’enseignement à distance chaque jour…

Sur tes épaules repose une lourde responsabilité : faire de tes élèves des citoyens accomplis avec tout ce que cela comporte : leur apprendre à lire, à écrire, à compter, à développer leurs connaissances et leurs compétences dans une foule de domaines. Développer leur jugement, leur sens critique, leur autonomie.

De septembre à juin, quotidiennement, tu assistes à des transformations importantes chez tes élèves et c’est un peu ça ta paye au fond : tu FAIS une différence.
Chaque jour, les parents te confient ce qu’ils ont de plus précieux.

Mais, je le vois, je l’entends et je le lis, tu es fatigué. La lumière au bout du tunnel semble s’éloigner…

C’est ta semaine. Je ne te dessinerai pas un arc-en-ciel. Je ne te dirai pas de mensonge.
Mais je tiens à te remercier. Sincèrement.

Tu es une personne hors du commun : un enseignant, une enseignante

(humour) Les leçons éducatives de nos parents – pour les 60 ans et plus

 

Note : Certaines images ou certains textes présentés dans cette section proviennent de sources circulant sur Internet. Si vous êtes titulaire des droits d’auteur d’un document reproduit ici et souhaitez qu’il soit retiré ou que la source soit précisée, veuillez communiquer avec l’auteur du site.

Auteur inconnu – reçu par courriel (J. Pronovost 27-01-2021)

La plupart des gens de notre génération des 60 ans et plus ont été scolarisés à la maison de plusieurs façons.  

  1. Ma mère m’a appris à apprécier un travail bien fait: > « Si vous êtes
    pour vous entretuer, faites-le dehors   Je viens de finir de nettoyer.2. Ma mère m’a enseigné la religion : Tu ferais mieux de prier pour que
    cette tache s’enlève du tapis.3. Mon père m’a appris la logique.
    Pourquoi? Parce que je l’ai dit.

    4. Ma mère m’a appris encore plus de logique. Si tu tombes en bas de cette
    balançoire et que tu te casses le cou, tu ne viendras pas au magasin avec moi.

    5. Ma mère m’a appris la prévoyance : Assure-toi de porter des
    sous-vêtements propres au cas où tu aurais un accident.

    6. Mon père m’a appris l’ironie : Continue de pleurer et je te donnerai
    quelque chose qui te donnera une bonne raison de pleurer.

    7. Ma mère m’a appris des notions de la science d’osmose. Ferme ta boîte et
    mange ton souper.

    8. Ma mère m’a appris à être contorsionniste : Regarde comme ton cou est
    sale à l’arrière.

    9. Ma mère m’a appris des notions de météo : Ta chambre est dans le même
    état que si une tornade était passée par là.

    10. Ma mère m’a appris l’hypocrisie : Si je te l’ai dit une fois, je te l’ai
    dit un million de fois, cesse d’exagérer.

    11. Ma mère nous a appris l’anticipation : « Attends que nous soyons rendus
    à la maison ».

    12. Ma mère nous a appris quelque chose sur la science médicale : Si tu
    n’arrêtes pas de croiser tes yeux, ils vont rester dans cette position.

    13. Mon père m’a appris l’humour : Lorsque cette tondeuse te coupera les
    orteils, ne viens pas te plaindre à moi.

    14. Ma mère m’a appris des notions sur la génétique : Tu es comme ton père.

    15. Ma mère m’a appris à connaître mes racines.
    « Ferme la porte derrière toi. Penses-tu que tu es né dans une grange? »

    16. Ma mère m’a appris la sagesse : « Quand tu auras mon âge, tu
    comprendras. »

    17. Mon père m’a appris le sens de la justice :
    « Un jour tu auras des enfants et j’espère qu’ils deviendront juste comme
    toi.

 

Ce texte ne devrait être envoyé qu’à ceux qui ont 60 ans et plus parce
que les plus jeunes ne croiront jamais que nos parents nous aient dit ça.

 

JUSTE AVANT LE DÉCLIN – Texte sur la Covid de Louise Rioux

Ce merveilleux texte sur la Covid est de Louise Rioux (Trois-Rivières)

Elle est arrivée. La Bascule. Me voilà, condamnée  à la réclusion ou presque. Je me promène incognito, comme prise en faute, un masque sur le visage, un béret calé jusqu’aux lunettes embuées par mon haleine humide. Je le supporte, du mieux que je le peux, son croc- en-jambe qui me terrasse. Je revendique ce qui me reste, ce qu’il me permet encore de faire à l’aube de ma décrépitude : une petite marche dans le quartier, une jasette avec mes voisins, une sortie à l’épicerie ou à la pharmacie, de rares visites dans les magasins où je calcule la distance qui me sépare de l’autre client.  Le VIRUS qui gâche tout. Il vise tout le monde, se cache partout; dans les livres à la librairie, sur les boites de conserves à l’épicerie, sur les poignées de portes des maisons, dans l’air atomisé par les gens contaminés qui ne le savent pas encore.

Mais il ne m’a pas encore tout enlevé. J’innove. J’ai remplacé mes vieux amis par de nouveaux : le pharmacien qui sait si bien calmer mes angoisses, le physiothérapeute qui soigne mon dos et le téléphone qui écoute mes « bla, bla, bla » pendant de longues heures. De plus en plus silencieux, mon téléphone! Il n’a plus grand-chose à dire, la routine des confinés s’est installée. Chacun vaque à ses petites affaires : le menu du jour, les factures à acquitter, la télé, les médias… Le temps passe vite, dit-on, mais il faut le passer. Ce temps perdu qui ne reviendra plus. Si précieux.

 Avant la vieillesse, avant la marchette, je me proposais encore Paris et ses musées, Vienne, ses « Sacher-tortes », le Belvédère et Klimt, la vallée de la Loire et ses châteaux. D’autres plaisirs plus modestes aussi : les plages de sable doré dans le Sud en bonne compagnie, la Gaspésie en tournée. Oui, j’avais de beaux projets à ma mesure.  Mais  le virus s’est invité  pour longtemps parait-il, semant plein d’embûches sur mes projets. Mes cheveux grisonnent, même mon premier ministre a les sourcils tout gris. Je perds la forme doucement, à trop me bercer. La neige à pelleter, mon perron à déglacer… je regarde ailleurs pour ne pas les affronter.

J’ai donc décidé de cultiver les plaisirs des vieux; en sirotant un petit Brandy, je regarde de vieilles photos, j’écoute la musique de mon jeune temps, je pense à mes amours et à mes amitiés d’antan, je me revois, queue de cheval et crinoline au vent, sautillant sur un rock and roll endiablé ou valsant sur l’air de « Fascination » ( la seule danse que mon fiancé s’autorisait  pour me faire plaisir. Il n’avait pas le rythme facile : Un, deux, trois, Un, deux, trois… ). La nostalgie du passé m’enchante. J’ai eu une belle vie.

Je songe à mes amis disparus et à tous ces gens qui ont marqué les arts, la politique, la littérature au Québec et ailleurs dans le monde. Il me reste leur pensée, leur œuvre. Ils font partie de ma famille au même titre que mes parents et mes proches. Je regarde les enfants, je les écoute rire et me réchauffe à leur lumière. La neige qui tombe doucement me rend l’âme poétique, les lumières de Noël me clignotent des clins d’œil et semblent me dire : « Tiens bon!  au printemps, les lilas parfumeront ta cour, cet été, tes iris fleuriront tout-de-suite après tes pivoines,  l’automne suivra, éclatera de couleurs…

Alors, comme Louis Armstrong,  je me dis : « What a wonderful world! » Oh, Yeah.

Louise Roux, décembre 2020.

(Vidéo conférence) Le cerveau de l’adolescent – Cherine Fahim (2 conférences .)

Première conférence

https://www.youtube.com/watch?v=a2e6ixoJ-3g&t=984s

 

Deuxième conférence

https://www.youtube.com/watch?v=V6WA2IhEy0c

Un peu d’humour (1)

 

La prévention du décrochage scolaire – motivation scolaire (un dossier)

Un dossier fort intéressant, à lire

https://ecolebranchee.com/motivation-scolaire-pourquoi-persevere-t-on/

Motivation scolaire : pourquoi persévère-t-on?

 

Bien que le thème de la persévérance scolaire soit bien documenté, l’École branchée a voulu jeter un regard nouveau en tenant compte de la situation actuelle et en traitant des déterminants associés à l’école en particulier.

Différence entre la psychoéducation et l’éducation spécialisée – échange sur Facebook (2e)

 

Mise en contexte

Ce texte présente des extraits d’échanges sur Facebook concernant la différence entre la psychoéducation et la Technique d’éducation spécialisée. Alicia Cossette qui étudie en éducation spécialisée se demande si elle devrait poursuivre ses études en psychoéducation – bacc et Maîtrise.

Rien ici n’est scientifique et représente pas nécessairement « la vérité » Toutefois, les points de vues énoncés sont le reflet de l’expérience de participants et des participantes et je considère que c’est une information très importante.

Commentaire de ma part suite à la lecture des échanges

Incroyable comment ce thème de comparaison entre la psychoéducation et la technique d’éducation spécialisée suscite de l’intérêt. Et ce thème et intérêt existe depuis la naissance de la psychoéducation. Je suis psychoéducateur et mon premier diplôme fut décerné par le Centre de formation en éducation spécialisée – anciennement le CPEQ durant les années 1950. La naissance de la psychoéducation avait comme fondement, comme vous dites: « faire du le plancher » « de l’intervention directe » et ne pas être comme les psychologues de l’époque en arrière de leur bureau. La préoccupation n’a pas changé depuis plus de 50 ans. Je trouve généreuses toutes ces réponses très intéressantes et éclairantes.

*****

Alicia Cossette

Bonjour à tous et toutes

J’étudie présentement en éducation spécialisée et je me questionne si je devais poursuivre ou non en psychoéducation (je ferais aussi la maîtrise) donc voilà.
J’aimerais en savoir plus sur la distinction que vous faites entre le rôle de TES et celui de psychoed
Je crains aussi d’être moins sur le terrain, c’est quoi la situation dans votre milieu ?
Finalement votre avis sur la formation (difficulté, différence entre les unis etc )
Merci d’avance.

Les multiples Commentaires

Sophie Hélène Matte. Sans la maîtrise, la différence entre le bac et la technique en psychoéducation est minime, mis à part la différence de salaire. Perso, j’ai été déçue par le bac en psychoéducation à l’UQO, que j’ai trouvé beaucoup trop axé sur les enfants/jeunes en di… 

Aniko Mitnyan. Il y a une distinction au niveau salarial quand on est psychoed reconnu de l’ordre versus TES. Il est clair qu’il y a beaucoup plus de paperasse donc cela a un impact sur la présence sur le terrain. Toutefois je crois qu’il est important justement de faire valoir la profession en termes de présence terrain et qu’il nous incombe de le démontrer. Je suis une psychoed terrain et même si j’entends beaucoup de monde dire que c’est rare de voir une psychoed il ne faut surtout pas oublier que c’est en étant avec les enfants qu’on arrive à mieux comprendre leurs difficultés et donc les aider! On amène les gens à réfléchir sur la fonction du comportement. On a un travail d’analyse clinique. Moi c’est ce qui m’allume dans la profession.

Ely’ee Laiiné. Étant donné que la technique est pas mal chargée, ça prépare pour l’université niveau études et cours. Les études sont moins axées sur le concret, c’est de comprendre en profondeur d’où proviennent les difficultés et connaître les moyens les plus effi… 

Laurie Champ. Si tu vises le milieu scolaire, être psychoéducatrice te permettra d’avoir un temps plein dès ton 1jour et d’avoir un poste très rapidement!! Un net avantage sur les TES et ce sans parler du salaire…vrm mieux pour nous et perso j’ai fait les 2 et Jaime bcp plus être psychoed avec le côté rôle conseil !

Marie-Hélène Quintal. Si tu as la vocation Psychoed go. Sinon tu vas le regretter. Réponse d’Alicia Cossette Justement j’ai beaucoup de difficulté à faire la distinction tes vers psychoed. Réponse de Marie-Hélène Quintal  je dirais que la formation Psychoed est plus clinique. L’autonomie professionnelle, du rôle conseil, des suivis cliniques, le salaire, les conditions de travail. Tout dépend de ta clientèle et du Lieu de travail.… 

Anick Labrosse. Être psychoéducatrice ce n’est pas seulement travailler dans les écoles. J’ai travaillé longtemps en CLSC où j’étais en contact direct avec la clientèle, en CRDI où je supervisais des TES, en rôle-conseil auprès d’autres professionnels, avec les adultes qui souffrent de TSPT. Le fait d’avoir des études universitaires te donne une polyvalence puisque tu comprends les causes des comportements de façon plus globale. De plus, cela te donne plus d’autonomie professionnelle dans un rôle psychoed que TES. Ton jugement clinique est plus reconnu dans plusieurs milieux et oui, le salaire est plus élevé. C’est une profession où il y en a pour tous les goûts!

Karo-Lyn Bou. J’ajouterais aussi que le fait de faire partie d’un ordre et avoir fait de l’université t’ouvre davantage de portes : poste de gestion, assistant/professionnel en recherche, enseignement collégial ou universitaire, pratique privée, etc…

Marco CHamps. Pour mieux comprendre la distinction, tu peux lire sur l’histoire de la psychoéducation : https://www.unipsed.net/res…/c-historique-psychoeducation/ Historique (Psychoéducation).

Corey Scott Laviolette. J’ai travaillé comme TES et présentement comme psychoed dans les milieux scolaires primaires dans la région de QC (Bac et maîtrise psychoed à UdeM). Je ne répéterai pas tout ce qui a été dit, mais personnellement je suis énormément terrain! J’en ai fait… 

Eva Hood-Dummas. Je suis psychoéd en CLSC si tu as des questions! Je ne suis pas pire sur le terrain, mais c’est sur qu’il y a de la rédaction qui vient avec !

Eva Hood-Dummas. Rédaction de notes et de rapports, mais je dirais que c’est aussi le cas de mes collègues TES!

Émilie Leclerc. Pour avoir déjà travaillé comme éducatrice avant d’être psychoéducatrice, la plus grande différence pour moi est la curiosité et le désir d’analyser et comprendre plus en profondeur. Éducatrice tu fais des interventions parfois similaires, mais tu individualises beaucoup moins ton approche, de par ta formation, mais aussi ton background d’études, vu que c’est moins approfondi. Et bien sûr, tu es toujours sur le terrain alors tu as moins de disponibilités aussi pour cette réflexion… Bien sûr au niveau salaire, heures de travail (parfois 35h vs 40h/semaine) et paperasse il y a aussi souvent des différences… Mais la curiosité est ce qui m’a poussée à étudier plus. Comme la différence entre un bon mécanicien et un bon ingénieur: les deux peuvent avoir un travail super intéressant, ça dépend de l’angle qui t’intéresse toi

William Gaudreau. Salut je suis présentement en troisième année au baccalauréat en psychoéducation à Sherbrooke. Si jamais tu veux des informations, cela me ferait plaisir . Réponse d’Alicia Cossette : au niveau de la charge de travail ça ressemble à quoi ? Avez-vous beaucoup de lectures en anglais ? Réponse de William Gaudreau. Premièrement, le programme de Sherbrooke est vraiment complet et il y a une bonne concordance entre les stages (à chaque session) et les cours. De plus, je trouve que la première année est relativement légère et permets de bien s’adapter à l’université.… 

 Emmanuelle Poirier. Je travaille comme TES dans un CLSC dans le programme jeunes en difficulté. Je fais le même travail, les mêmes rapports d’évaluation que mes collègues en psychoed. La vision est un peu différente, mais honnêtement appart l’ordre je vois pas la grande différence niveau tâches. Le salaire change. Mais les TES deviennent de plus en plus populaires dans les milieux, car on est capable de faire le travail et on coûte moins cher. C’est à toi de voir qu’est-ce que tu veux comme cheminement. Parfois j’ai l’impression qu’on ne nous prend pas assez au sérieux parce qu’on a fait JUSTE du collégial… pourtant notre vision terrain, notre facilité à répondre aux besoins réels et concrets est appréciée de mes familles.

Lau-Rie Turcotte. Coucou, si tu as des questions je suis psychoéducatrice en milieu scolaire et j’ai fait mon bac et ma maîtrise à l’UQTR, campus Québec et je conseille sans hésiter cette formation j’ai vraiment adoré. Les enseignants sont très expérimentés et ils ont vraiment une bonne expérience terrain. Pour ma part, je suis aussi une psychoed très terrain et c’était la même chose pour mes collègues. C’est ce qui est beau de la psychoéducation, tu peux l’adapter selon ce que tu préfères. J’aime beaucoup le recul que l’on peut avoir dans les situations pour bien analyser.. ce qu’on n’a pas nécessairement tout le temps de faire quand on est éducatrice et qu’on est toujours dans l’action. J’adore mon métier. Par contre, la seule chose que je trouve vraiment plate, pour ma part, c’est le contexte hors province. C’est difficile de se faire reconnaître à l’extérieur de la province de Québec, pas impossible, mais difficile. Si tu as des questions ne te gêne pas 

Sophie Breton. En milieu scolaire. TES: intervenant en première ligne : suivi ponctuel, intervient en encadrement (conflit, sortie de classe, suivi feuille de route, etc.)… Ps.ed. : intervenant en 2e ligne, suivi clinique en santé mentale, conseillé en encadrement… porteur de la compréhension clinique, clinicien sur le terrain… Pour ma part, il y a certaines zones communes et de grandes différences entre les deux professions! Tu peux m’écrire en privé si tu as besoin de plus d’infos!

Criistyna Vaudry. Pour ma part, j’ai été accepté en psychoed, puis j’ai décidé de repousser ce projet, puisque mon intérêt réel était le « plancher ». Je suis directrice de ressource intermédiaire, je suis énormément impliqué au niveau cléricale ET plancher. Et sans rien enlever à mes collègues psychoed, je réussis à bien me débrouiller en plan d’intervention et en clinique. Je fais bien sûr beaucoup de recherches pour rester à jour et apprendre. Je crois que la différence est surtout salariale… Reste à voir dans quel milieu tu désirs oeuvrer et si le tout en vaut les études.

Valérie Caron. Personnellement, j’ai fait les deux et ce que certains appellent de la « paperasse », moi j’appelle ça de la rédaction des rapports d’évaluation, de la réflexion sur l’intervention et du conseil clinique. Je trouve que les deux rôles sont très différents, TES est bcp plus ds l’action en effet, mais les psed le sont aussi pr evaluer, superviser et analyser l’évolution des personnes. Si tu as envie de faire une maîtrise, c’est toujours un plus et tu trouveras du travail ds lequel tu pourras évoluer vers différents postes

Eve St-arneault, Psychoéducation, tu seras bcp plus reconnu surtout dans le milieu scolaire!

Mæ-Frédérik Hæins. Salut! J’ai fait la technique au même cégep que toi et présentement je suis en première année en psychoéducation à l’UQTR QC. La technique et le BAC, pour l’instant, se ressemblent et ne se ressemblent pas. Certaines choses de la technique sont vues en surface au BAC tandis que d’autres choses sont approfondies beaucoup plus qu’au Cégep. Pour l’instant, je remarque qu’on sera beaucoup plus reconnue au niveau des plans d’intervention, des évaluations cliniques, etc. au cause de l’ordre. Je te conseille d’aller voir la grille de cheminement de l’université qui t’intéresse. Aussi, en ayant fait la technique à Sainte-Foy, on peut avoir jusqu’à 9 cours de crédité. Présentement, mon horaire est intéressant. Tu peux m’écrire si tu as d’autres questions. 

É Lodie L’abrie. Psychoed au CRDI en TC/TGC pour moi! Tous nos dossiers sont pris en charge conjointement. Pour l’instant, je suis dans une RAC. Les TES ont 4 jours plancher et 1 jour bureau et ont 1 ou 2 dossiers. Moi je n’ai pas de temps plancher à proprement parler (je ne compte pas comme un intervenant plancher si j’y vais) et j’ai 10 dossiers. Je suis le pivot de dossiers. Oui c’est de la paperasse, mais j’ai accès à mes usagers quand je veux, leur dire bonjour le matin, aller marcher avec eux, aller intervenir s’ils se désorganisent, etc. C’est moi qui évalue leurs problématiques de comportements et j’ai un rôle-conseil autant avec les éducateurs (pas juste celui en dyade, mais tous ceux du plancher) que les intervenants sans formation. C’est plus les éducateurs qui créent les outils et on les revoit ensemble avant qu’ils soient mis en place, je peux donner mes commentaires… mais chaque milieu est différent aussi je crois que chacun fait sa pratique et être Psychoed dans un milieu est différent d’un autre milieu 

Trycia Archambault. Pour ma part, j’ai fait le baccalauréat en psychoéducation. J’ai ensuite poursuivi avec la maîtrise, mais rendu au stage (2em année maîtrise) j’ai réalisé que ce n’était pas pour moi. J’imagine que c’est très différent d’un milieu à l’autre. Personnellement, le « plancher » me manquait trop. Je suis une fille d’action et être éducatrice me rejoint davantage. 

Claudine Potvin. Pour ma part je profite je l’occasion pour vous dire à toutes et à tous que je cherche des personnes comme vous dans mon équipe. J’ai 7 centres pédagogiques à travers le Québec alors si certaines et certains d’entre vous désirent faire la différence en travaillant à temps partiel selon vos dispos et horaires, comme soutien en individuel, faites-moi signe en pv Svp.

C’amille A’rcand. Salut! Je suis psychoéd au primaire (2jrs par école, 2 écoles) dans la région de Mirabel. J’ai travaillé aussi comme éducatrice spécialisée pendant 3 ans et je te dirais que présentement mon travail est très différent. Je suis beaucoup moins terrain maintenant que je suis psychoéd, mais à 2 jours par semaine, j’ai aussi beaucoup moins de temps pour intervenir. J’observe en classe, je fais quelques suivis individuels (dans un autre contexte qu’une pandémie, j’animerais pt une activité de groupe), mais la majorité de ce que je fais est du rôle-conseil aux enseignants et les communications aux parents, références, etc. D’expérience, c’est très différent d’un CSS à un autre, mais aussi d’une école à l’autre! Écris-moi au besoin 

Laurie Delorme. Allô! Je suis psychoed au Centre jeunesse de Montréal à l’interne. Je fais autant de plancher que de tâches cliniques, ça dépend vraiment du milieu dans lequel tu travailles. Je fais de l’intervention directe, j’offre du support aux intervenants et fait des rencontres d’évaluation des besoins. On a un peu le rôle d’aider à réfléchir autrement, puisqu’on a une posture externe à la situation. Écrit-moi en privé si tu veux que je

Gab-Hugo Thomassin. Je suis psed en gérontopsychiatrie, en 3e ligne. Pour nous, la distinction éducateur et psychoed est visible. Ils y a un éducateur 24h/24h, alors que je suis le seul psychoéducateur. Dans ce contexte, je dois faire attention à ne pas dédoubler la tâche… 

Marie-Pier Hamel. Pour ma part, j’ai complété mon baccalauréat en psychoéducation à l’UQTR. Je dirais qu’il y a beaucoup de compétition entre les étudiants et peu de place à la maîtrise (contrairement à l’uni Laval qui réserve une place dès que tu as une cote de 3.2 par exemple). J’ai trouvé que les enseignants étaient plus sévères dans leur correction aussi que les autres uni (je suis allée à l’UQAC et Laval dans d’autres programmes et j’avais de meilleurs résultats avec des travaux similaires). Ce qui est plaisant, c’est que c’est des chargées de cours souvent qui sont sur le terrain, tandis que Laval est plus théorique par exemple. Je suis présentement en train de faire mon bac en ts à Laval (plus facile, mais plus théorique). Bref, à refaire j’irais à l’université Laval pour enlever l’aspect compétition et avoir une place assurée à la maîtrise.   Il ajoute des places à l’UQTR à la maîtrise! 

Val Moff. Psychoéducatrice en Clsc santé mentale jeunesse; nous avons chacun nos clients et nous intervenons sur le terrain directement auprès de notre clientèle et rédaction de rapports.

Pierre Potvin. Si tu as les capacités, la disponibilité, la motivation, je t’encourage à faire ton bacc. et ta maîtrise en psychoéducation. Peut-être un peu moins de terrain, mais plus de temps et de rôle pour l’évaluation, le conseil, tout en ne niant pas l’importance essentielle du contact direct. Ton questionnement est très bon…

Emy-Lee Pa-ré. Je pense que le sujet du rôle a été largement couvert et que tu peux avoir une bonne idée des distinctions qui existent et que celles-ci dépendent beaucoup des milieux et des régions (ex.: la psychoéd en milieu scolaire, c’est différent selon la CS qui… 

 

En étant TES, tu est constamment sur le plancher, tu fais de l’intervention, tu connais les besoins des usagers/élèves….tu as une relation humaine. Psychoed, c’est beaucoup de bureau, des évaluations…pas trop de planchers, pas vraiment de relation …

Cyriel L’homme  Rép. à Marco CHamps. C’était mon ambition mais en travaillant comme TES dans plusieurs environnements, j’ai pu constater la différence et j’ai décidé de rester TES. Je ne dis pas que c’est partout comme ça mais en 15 ans j’en ai vu pas mal.

Aniko Mitnyan. définitivement pas la description d’une Psychoeducatrice. Je suis sur le terrain et une personne significative pour plusieurs enfants. Oui on fait plus de bureau mais il y a moyen d’y arriver sans être absent du plancher

Cyriel L’homme Rép. à Aniko Mitnyan Comme je l’ai mentionné, je n’ai pas dit que c’était partout comme ça. Y a toujours des exceptions.En 15 ans, j’ai eu la chance de voir beaucoup de milieux et donc d’observer beaucoup de choses. Mais oui il y a des exceptions

Marco CHamps. Rép. à Cyriel L’homme.  Du moins dans une école, un psychoeducateur doit être sur le terrain et doit créer des liens significatifs avec les élèves. Dans le cas contraire, il y a de fortes chances que les élèves les plus vulnérables et les plus en difficulté en… 

Cloé Marcoux. Je suis dans 2 écoles, je fais du terrain, mais je suis aussi dans mon bureau. Cela dépends des besoins. J’ai du temps pour monter des ateliers de prévention et je me permets d’aller à la récréation et en classe pour modeler les comportements prosociaux et mettre en pratique ce dont on parle en classe. J’ai une amie en CISSS qui est psychoed et fais que du terrain. Elle a de la misère à avoir du temps pour faire ses notes en fait 😛 Ça dépend vraiment du milieu.. Tu n’es pas autant en contact avec les enfants à l’école et à la maison, car tu interviens avec la professeure ou le parent, mais encore là… Ça dépend vraiment de ton milieu.. Moi ce qui me plaît, c’est que je peux décider d’aller faire de l’observation participative durant une journée pour aider une prof et voir le climat classe.

ÇA ME DIT…ÇA VA BIEN ALLER (Pandémie – poème Claude Pelletier

Poème de Claude Pelletier – à l’occasion de la pandémie
7 novembre 2020

ÇA ME DIT…ÇA VA BIEN ALLER

ENFIN  SAMEDI 

Un moment de soupir
Que l’on peut s’offrir
Qu’on anticipe avec ferveur
Pour disposer de quelques heures
Nous libérant des arides labeurs

J’aimais ce moment attendu
Enfin finalement on y était rendu….

 ENCORE SAMEDI

Un autre jour comme hier
Et comme demain peut-être
Depuis le confinement
Chaque jour est tristement
Comme le précédent

Demain sera peu différent
Du triste sort présent…

TOUJOURS SAMEDI

Les samedis du futur
Éclateront nos murs
Fini les virus qui clôturent
Nous irons dans la nature
Pour de nouvelles aventures 

Viendra sans doute un matin
On dira tous plus certains :

ÇA ME DIT :
ÇA VA BIEN ALLER

 

 

Investissements en santé mentale et services psychosociaux: un pas de plus pour faciliter l’accès aux services de psychoéducation

Communiqué de l’Ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec (OPPQ)

L’Ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec (OPPQ) se réjouit que les  investissements annoncés hier par le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, considèrent à fois les services de santé mentale et les services psychosociaux, deux secteurs où œuvrent les psychoéducateurs et psychoéducatrices. Cette annonce illustre la vision du ministre quant à l’éventail de services, incluant les services offerts par les psychoéducateurs, pouvant être offerts aux personnes vulnérables sur le plan de la santé mentale, une vision systémique que l’Ordre partage et dont il fait la promotion auprès du public et des décideurs gouvernementaux depuis de nombreuses années.

En effet, l’Ordre croit qu’en misant sur la contribution de l’ensemble des professionnels du domaine de la santé mentale et des relations humaines pour soutenir les personnes vivant une problématique de santé mentale, notamment des psychoéducateurs, nous pourrons collectivement mieux répondre aux besoins diversifiés de la clientèle.

Quant à l’approche du psychoéducateur, il intervient sur le terrain auprès de la personne qui vit des difficultés d’adaptation et des enjeux de santé mentale, auprès de son environnement, ainsi que sur l’interaction entre la personne et son environnement. Il est présent en première ligne dans les équipes des CLSC, dans les organismes communautaires et les cabinets privés, mais également dans les équipes spécialisées en intervention de crise en santé mentale. Son approche systémique et son intervention dans le milieu permettent d’optimiser l’intervention en l’adaptant aux réalités de la personne et en impliquant son entourage. L’approche psychoéducative mise sur les forces de la personne, ainsi que celles de son environnement, pour déployer des stratégies visant un retour à l’équilibre. En psychoéducation, la personne est un partenaire de son rétablissement; elle prend une part active dans l’identification de ses objectifs et dans la mise en place de moyens pour les atteindre. Ainsi, les psychoéducateurs vont à la rencontre de personnes, et de leurs proches, qui vivent de l’anxiété, des symptômes dépressifs, des problématiques familiales et toute difficulté d’adaptation.

«Les services de psychoéducation font partie des services offerts aux personnes vivant une problématique de santé mentale. Parce que chaque situation vécue comporte ses particularités et parce que la personne aux prises avec des enjeux de santé mentale et ses proches ont besoin de soutien bienveillant, le public doit pouvoir choisir parmi une variété de services celui qui lui convient le mieux.  Il est important de savoir que la psychoéducation est une approche qui a fait ses preuves en santé mentale, et ce, pour les personnes de tous âges», a déclaré Denis Leclerc, ps. éd., président de l’Ordre.

Plus de 5 000 psychoéducateurs et psychoéducatrices interviennent dans le réseau de la santé et des services sociaux, le milieu scolaire, les organismes communautaires et en pratique autonome.  Ils sont titulaires d’un diplôme universitaire de deuxième cycle, et membres d’un ordre professionnel.

À propos de l’Ordre
En vue de protéger le public, l’Ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec s’assure d’un haut niveau de qualité des services de psychoéducation offerts par ses membres. À cette fin, il vérifie la compétence des personnes qui veulent adhérer à l’Ordre, surveille l’exercice de la profession et voit à soutenir ses membres dans le maintien et le rehaussement de leurs compétences professionnelles. L’Ordre favorise le développement et l’accès à des services compétents pour les personnes aux prises avec des difficultés d’adaptation. Il prend en compte les réalités des personnes vulnérables et s’engage à leur donner une voix, notamment en se prononçant sur les enjeux de société les concernant.

L’homme qui a vu venir notre crise de l’information – Martin Gurri

Tiré des Décripteurs Radio-Canada – par Jeff Yales
– sources Hélène Harnois Groupe de codéveloppement – 1-10-2020

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1745790/martin-gurri-revolt-public-entrevue

Le mot se passe depuis quelque temps, de bouche à oreille, dans les milieux politiques et journalistiques américains : Martin Gurri l’a vu venir .

L’ancien analyste des médias internationaux pour la CIA a fait paraître en 2014 The Revolt of The Public and the Crisis of Authority in the New Millennium (La révolte du public et la crise de l’autorité dans le nouveau millénaire). L’ouvrage de 450 pages, publié sans grande pompe par l’auteur lui-même, n’a pas fait grand bruit à l’époque.

Puis, quelque part en 2016, de plus en plus d’observateurs ont réalisé, comme Gurri l’avait fait deux ans auparavant, à quel point l’écosystème de l’information, bouleversé par l’avènement des réseaux sociaux, s’était effondré. Les signaux d’alarme étaient évidents : le rejet des sources d’information autrefois jugées fiables; le contournement des institutions à l’aide des réseaux sociaux; une grogne grandissante et parfois violente envers tout ce qui représente l’autorité.

En cette ère marquée par une crise de l’information portée par la pandémie de COVID-19, la lecture de Revolt of The Public provoque une certaine consternation. On reconnaît, dans le pronostic de M. Gurri, des esquisses immanquables de ce que nous vivons aujourd’hui un peu partout dans le monde.

Nous nous sommes entretenus avec M. Gurri pour avoir son point de vue sur les sujets qui touchent l’actualité.

Question de Jeff Yales:
La pandémie de COVID-19 a clairement démontré que l’écosystème traditionnel de l’information s’est effondré. Nos lecteurs nous écrivent en nous demandant qu’est-ce qui se passe?  Ils nous demandent pourquoi leurs amis se sont soudainement mis à partager des conspirations, à rejeter toute information dite officielle  ou encore à affirmer que les politiciens devraient être carrément arrêtés. Je vous pose la même question : qu’est-ce qui se passe, selon vous?

Ce que vous décrivez est un phénomène global qui macère depuis longtemps.

Ce que vous appelez l’écosystème traditionnel de l’information  était en fait simplement un produit de l’ère industrielle. Cet ancien paysage était un désert de l’information. Les institutions telles que les gouvernements ou les médias disposaient d’un quasi-monopole sur le peu d’informations qui existaient, et elles les vendaient en échange de légitimité et de crédibilité. Ces institutions nous parlaient du haut de leur autorité. Nous écoutions et nous applaudissions avec différents niveaux d’enthousiasme, mais il ne nous est jamais venu à l’esprit que nous pouvions leur répondre.

Le tremblement de terre numérique qui a commencé à secouer la Terre au tournant du siècle a déchaîné un tsunami d’informations contre ce système et celui-ci ne s’en est jamais remis. Selon des chercheurs qui mesurent de telles choses, il s’est produit autant d’informations en 2001 qu’auparavant, pendant toute l’histoire humaine. Le volume d’information a de nouveau doublé en 2002. Cette tendance a persisté. Si vous mettez ces statistiques dans un graphique, ça ressemble à une énorme vague, un tsunami.

Je travaillais pour le bureau d’analyse des médias mondiaux pour la CIA à l’époque. Derrière ce tsunami, nous avons observé une augmentation marquée des tensions sociopolitiques dans des pays comme l’Égypte, où celles-ci étaient en hibernation depuis des décennies. Nous nous sommes posé la même question que vous : mais que se passe-t-il? 

La démission du président Moubarak avait été accueillie par une explosion de joie sur la place Tahrir, point de ralliement des manifestants exigeant son départ. Photo : Getty Images/Chris Hondros 

Ce qui se passe, c’est une crise de l’autorité qui assaille les institutions que nous a léguées l’ère industrielle – les gouvernements, les médias, le monde des affaires, la science, les universités –, un système qui basait sa légitimité sur la rareté de l’information et qui est maintenant incapable de réagir à sa surabondance.

Ce qui se passe, c’est que le public peut maintenant répondre à ces institutions comme bon lui semble : des experts, des pseudo-experts, des monsieur ou madame Tout-le-Monde, des extrémistes, des charlatans et des cinglés forment maintenant une cacophonie de voix qui s’expriment à propos de tout sujet digne d’intérêt au sein d’une tour de Babel virtuelle.

Le public, qui autrefois applaudissait poliment, s’est montré d’une humeur hargneuse, voire rebelle. Toutes les failles de l’ancien système ont été exposées par le tsunami. Chaque promesse non tenue mise de l’avant par les élites qui gèrent ces institutions, chaque instance de corruption ou d’inconduite sexuelle est maintenant mise à l’avant-scène. En réaction, le public descend dans la rue et élit des populistes qui promettent de drainer le marécage  [NDLR : en référence au slogan drain the swamp du président Donald Trump].

Les premiers effets politiques de cette nouvelle sphère de l’information se sont fait sentir en 2011, avec le soi-disant printemps arabe, le mouvement indignados  en Espagne, Occupy Wall Street aux États-Unis. Ces mouvements ont tous été organisés en ligne. L’année 2016 a vu le triomphe du Brexit et de Donald Trump. En 2019, je pouvais dénombrer au moins 25 révoltes majeures partout dans le monde, de Hong Kong à Barcelone, en passant par Bangkok et Santiago, au Chili. Puis sont venues la pandémie et la paralysie causée par le confinement.

Le comportement des institutions pendant la pandémie reflète simplement les causes de cette crise de l’autorité. Ces institutions parlaient du haut de leur autorité, comme si elles seules possédaient l’information pertinente. Or, les gouvernements et les autorités de santé publique ont agi lentement, handicapés par la bureaucratie et par un labyrinthe de réglementation, alors que le public hyperconnecté pouvait traquer la progression du virus à la vitesse de la lumière.

Les élites affirmaient posséder l’expertise nécessaire pour protéger la population. En vérité, elles se contredisaient les unes les autres. Il est aussi arrivé qu’un expert se contredise lui-même. Aux États-Unis, par exemple, le Dr Anthony Fauci a nié l’utilité d’un confinement, puis s’est ravisé quelques semaines plus tard. Il a aussi vacillé sur l’utilité du port du masque. Les élites se sont enveloppées dans le manteau de la science, mais la science n’est pas une religion et il s’avère que les scientifiques ont autant de divergences d’opinions que les politiciens. Cela explique la cacophonie autour du Pr Didier Raoult, en France, champion de l’hydroxychloroquine comme traitement pour la COVID-19 et pourfendeur de la tyrannie de la méthodologie , qualifié de populiste médical .

Ces hésitations et ces contradictions seraient possiblement passées sous le radar au 20e siècle. En cette ère numérique, par contre, la confusion des élites s’est retrouvée au cœur des discussions. La colère du public existait déjà, au Québec comme ailleurs. Le confinement a placé un couvercle sur cette colère, mais ça n’a fait qu’augmenter la pression. Nous ne devrions pas nous surprendre si, aujourd’hui, le couvercle a sauté et les manifestations ont repris de plus belle.

Question de Jeff Yales:  Vous écrivez dans la réédition de 2017 de votre livre que, si vous vous étiez trompés dans l’édition de 2014, c’était que vous n’aviez pas saisi la vitesse avec laquelle la crise des institutions allait déferler. Quel rôle des crises comme la récession de 2008 ou la pandémie de COVID-19 jouent-elles dans l’effondrement des institutions? Croyez-vous que la pandémie de COVID-19 l’accélérera encore plus?

La récession de 2008 et la pandémie de 2020 ont été des moments de grande lucidité, alors que la posture de compétence infaillible des élites et des experts s’est écroulée. Le style rhétorique de l’ère industrielle était utopique : si seulement nous utilisions un parfait mélange de connaissances et de pouvoir politique, nous pourrions réparer la condition humaine. 

Cette illusion aurait dû disparaître avec l’effondrement de l’Union soviétique, mais, au contraire, elle est demeurée au sein des débats politiques dans les sociétés démocratiques. Nous devrions avoir compris que la connaissance humaine est fragile et limitée. Un peu d’humilité de la part des élites aiderait à rétablir la confiance du public.

Pour ce qui est de la vitesse à laquelle la crise de l’autorité se déploie, je crois qu’il serait prudent de dire que tout va aller en s’accélérant. 

Je crois que nous sommes au tout début d’une vaste transition, de l’ère industrielle vers quelque chose qui n’a pas encore été nommé. Dans cette migration vers l’inconnu, à travers une contrée bizarre et tumultueuse, tout va nous sembler trop rapide et trop dangereux.

Toutefois, je ne verserais pas dans le désespoir. Mon ami, l’auteur Antonio Garcia Martinez, résume notre dilemme ainsi : si on pouvait remonter dans le temps à la guerre de Trente Ans et qu’on pouvait demander aux Européens de l’époque ce qu’ils pensaient de l’invention de l’imprimerie, que répondraient-ils? C’était un conflit où des millions de gens sont morts à cause de différences religieuses minuscules, le tout propulsé par la propagation grandissante de livres et de pamphlets. Eh bien, ils diraient probablement que l’imprimerie était l’invention la plus dangereuse et la plus déstabilisante de l’histoire de l’humanité.

Or, c’était simplement les premiers jours de cette révolution technologique. À terme, l’imprimerie est devenue une force libératrice, qui a transformé la science et la démocratie. Comme ces Européens du 17e siècle, nous sommes dans les balbutiements d’une révolution technologique, numérique cette fois. Ne lui tournons pas le dos si vite…

Question de Jeff Yales:  Un des aspects les plus remarquables des derniers mois est l’explosion en popularité du mouvement QAnon. Cette conspiration a une vision nihiliste des institutions, jugeant qu’elles sont toutes gérées par des pédophiles satanistes. En contrepartie, les partisans de QAnon croient à une sorte de renaissance des institutions, que Donald Trump les sauvera en éliminant les personnes maléfiques qui les gèrent. N’y a-t-il pas là une contradiction?

La frénésie QAnon est une manifestation superficielle (et probablement passagère) de collisions tectoniques sous la surface.

Le public dispose maintenant d’une voix et est devenu un joueur majeur sur la scène politique. Toutefois, ce public est fragmenté. Le public a de nombreux visages. C’est ce qui se passe dans un environnement numérique. La multiplication des opinions a libre cours. Tout leader potentiel, toute organisation, tout programme politique ou social crée donc des divisions.

Un public en colère peut seulement s’unifier et se mobiliser en tenant tête à l’ordre établi, mais ne peut pas mettre de l’avant des alternatives. Les manifestants à la place Tahrir, lors du soulèvement égyptien de 2011, s’opposaient à la dictature de Hosni Moubarak, sans aucun égard à ce qui devrait y succéder. Le mouvement Black Lives Matter s’oppose au racisme systémique, mais n’offre pas de programme politique concret pour y mettre fin. Poussée à l’extrême, l’idée d’opposer sans offrir de solution de rechange peut muter en un souhait de tout jeter à terre. La destruction du système devient en soi une forme de progrès. C’est ce que j’entends par nihilisme .

Parce que les élites institutionnelles n’ont pas réussi à canaliser ce désir de changement, le public cherche à récompenser des politiciens qui semblent non élitistes, qui mettent de côté la rectitude politique ou qui piétinent les normes sociales. C’est ainsi qu’on se retrouve avec Donald Trump aux États-Unis et Jair Bolsonaro au Brésil. Ils ne se comportent absolument pas comme des élites.

Dans une crise d’autorité, ce procédé n’a pas d’aboutissement logique. Aucune proposition n’est trop ridicule, grotesque ou absurde. La véritable autorité n’est pas basée sur le pouvoir, mais sur la confiance. La vérité n’est pas un exercice philosophique platonique, mais une affirmation provenant d’une autorité à laquelle on fait confiance. Lorsque ces autorités disparaissent, ça ouvre la porte à toutes sortes de théories bizarres, surtout lorsqu’elles scandalisent les élites. C’est ainsi qu’on se retrouve avec des mouvements comme QAnon.

Ça n’a rien à voir avec une sorte de renaissance des institutions. C’est un mouvement résolument contre tout, une répudiation dopée aux stéroïdes. Tout ça franchit probablement la frontière du nihilisme.

Une question intéressante à explorer serait de savoir si les personnes qui répètent ces théories absurdes y croient vraiment. Cela déborde de la présente discussion. Pour ma part, je crois que la plupart d’entre eux n’y croient pas, mais utilisent l’étrangeté même de ces théories pour signaler qu’ils font partie d’une communauté farouchement opposée au système.

Origine de la fête de l’Halloween – 31 octobre

Le 31 octobre : la fête d’Halloween

Cette fête tire son origine d’une fête celtique nommée Samain (Samhuinn), marquant traditionnellement le premier jour de l’année celtique ainsi que la fin des récoltes et la « mort » de l’été.

Fait intéressant, les Celtes comptaient en nuits et non en jours, c’est pourquoi la célébration du Samain débutait le 31 octobre au soir. D’après les croyances celtes, les esprits des personnes décédées durant l’année courante visitaient les leurs une dernière fois lors de cette occasion. Les villageois se costumaient alors comme d’horribles créatures afin de tromper les mauvais esprits qui profiteraient de ce moment pour venir les embêter.

Ils déposaient également des offrandes devant leur porte pour les éloigner. Les villageois les plus démunis faisaient quant à eux du porte-à-porte afin de recueillir auprès de leur voisinage, quelques offrandes pour éloigner eux-aussi, les esprits maléfiques qui voudraient leur jouer des mauvais tours.

La littérature médiévale irlandaise et anglaise nous apprend aussi que les descendants des peuples celtiques creusaient dans les courges, les betteraves, les pommes de terre et les navets pour y placer une chandelle et ainsi créer des lanternes qu’ils plaçaient sur le sol afin de permettre aux esprits de retrouver leur chemin.

Vous l’aurez compris : c’est de là que viennent les fameuses traditions des costumes de sorcières et de fantômes à l’Halloween, des citrouilles en guise de lanternes et du porte-à-porte avec sa célèbre phrase : « trick or treat»!

Source: Angèle Brouillette

(Vidéo) – la pandémie et l’adaptation de la chanson What a wonderful world

Très belle vidéo et l’adaptation de la chanson What a wonderful world

Présentation du Groupe de codéveloppement (Groupe de réflexion de personnes retraitées)

Pour ceux que celles que cela peu intéresser, j’ai créé avec mon amie Gaétan Gagnon un Groupe de Codéveloppement (Réflexion) qui réunit des personnes retraitées dans le but de réfléchir ensemble sur des sujets importants de la vie (la santé, les valeurs, être parent et grand-parent, la pandémie, etc.)

Voici le lien pour visionner l’émission MA TV sur notre Groupe de codéveloppement.

Il y a trois parties à l’émission: la première entrevue porte sur la présentation du groupe par moi – puis il y une entrevue avec un artiste peintre (non en lien avec notre groupe), Finalement l’entrevue d’Hélène Harnois membre du groupe.

Le Blues du Businessman

Je suis fier de nos artistes québécois…

Inspirée du mouvement collectif We are the World, la nouvelle version de Le Blues du Businessman rassemble 25 personnalités de styles musicaux différents qui ont accepté de se joindre bénévolement à des musiciens de l’Orchestre symphonique de Longueuil son chef Alexandre Da

https://www.youtube.com/watch?v=KvR4qc9xtsY&list=RDKvR4qc9xtsY&index=1

L’amour, vu par les enfants

Un groupe de professionnels a posé la question suivante à un groupe d’enfants de 4 à 8 ans :  » Que signifie l’Amour? « 

Les réponses qu’ils ont obtenues ont été plus larges, plus profondes et plus approfondies que tout le monde n’aurait pu l’imaginer.


☆  » Quand ma grand-mère a eu de l’arthrite, elle ne pouvait plus se pencher pour peindre ses ongles de pied … Alors mon grand-père le fait tout le temps pour elle, même quand ses mains ont aussi eu de l’arthrite. C’est ça, l’Amour. « 
Rebecca – 8 ans

☆ » Quand quelqu’un vous aime, la façon dont il prononce votre nom est différente. Vous savez juste que votre nom est en sécurité dans sa bouche. « 
Billy – 4 ans

☆ » L’Amour, c’est quand une fille met du parfum et un garçon de l’eau de Cologne pour le rasage et qu’ils sortent se sentir. « 
Karl – 5 ans

☆ » L’Amour, c’est quand vous sortez manger et que vous donnez à quelqu’un la plupart de vos frites sans lui faire donner les siennes. « 
Chrissy – 6 ans

☆ » L’Amour est ce qui vous fait sourire quand vous êtes fatigué. »
Terri – 4 ans

☆ » L’Amour, c’est quand ma mère prépare du café pour mon père et qu’elle en prend une gorgée avant de le lui donner, pour s’assurer que le goût est bon. « 
Danny – 8 ans

☆ » L’Amour, c’est ce qu’il y a dans la pièce à Noël si vous arrêtez d’ouvrir les cadeaux et que vous écoutez simplement. « 
Bobby – 7 ans
( Wow !!! )

☆ » Si tu veux apprendre à mieux aimer, tu devrais commencer par un ami que tu détestes. « 
Nikka – 6 ans
( nous avons besoin de quelques millions de Nikka supplémentaires sur cette planète )

☆ » L’Amour, c’est quand tu dis à un gars que tu aimes sa chemise, et qu’il la porte tous les jours. « 
Noelle – 7 ans

☆ » L’Amour est comme une petite vieille femme et un petit vieux qui sont toujours amis même s’ils se connaissent si bien. « 
Tommy – 6 ans

☆ » Pendant mon récital de piano, j’étais sur une scène et j’avais peur. J’ai regardé tous les gens qui me regardaient et j’ai vu mon père qui me faisait signe et souriait. Il était le seul à faire cela. Je n’avais plus peur. « 
Cindy – 8 ans

☆ » Ma maman m’aime plus que quiconque. Tu ne vois personne d’autre m’embrasser pour dormir la nuit. « 
Clare – 6 ans

☆ » L’Amour, c’est quand maman donne à papa le meilleur morceau de poulet. « 
Elaine – 5 ans

☆ » L’Amour, c’est quand maman voit papa puant et transpirant et qu’elle dit encore qu’il est plus beau que Robert Redford. « 
Chris – 7 ans

☆ » L’Amour, c’est quand votre chiot vous lèche le visage même après que vous l’ayez laissé seul toute la journée. « 
Mary Ann – 4 ans

☆ » Je sais que ma grande sœur m’aime parce qu’elle me donne tous ses vieux vêtements et doit sortir en acheter de nouveaux. « 
Lauren – 4 ans

☆ » Quand vous aimez quelqu’un, vos cils montent et descendent et de petites étoiles sortent de vous. « 
( quelle image !!! )
Karen – 7 ans

☆ » L’Amour, c’est quand maman voit papa sur les toilettes et qu’elle ne trouve pas ça dégoûtant. « 
Mark – 6 ans

☆ » Tu ne devrais pas dire « je t’aime » à moins de le penser. Mais si vous le pensez, vous devez le dire souvent. Les gens oublient. « 
Jessica – 8 ans

☆et … le Dernier,

le Gagnant était un enfant de quatre ans dont le voisin d’à côté était un homme âgé qui venait de perdre sa femme. En voyant l’homme pleurer,
le petit garçon est allé dans la cour du vieux monsieur, a grimpé sur ses genoux et s’est assis là. Lorsque sa mère lui a demandé ce qu’il avait dit au voisin, le petit garçon a répondu :

 » Rien, je l’ai juste aidé à pleurer. « 

☆☆☆

Merci  Julie Ullmann

« Inquiétude rouge » – poème en temps de pandémie (Claude Pelletier)

 

J’ai grand ouvert la porte
Pour que le vent m’emporte
Grimpé sur un nuage
Suis parti sans bagages

Je voulais voir la mer
Aller jusqu’au désert
Plonger dans l’océan
Fuir dans le néant

Quitter le grand malaise
De ne pouvoir à l’aise
Respirer le bonheur
Car toujours avoir peur

La terre est inquiète
Car le virus la guette
Et nous en réclusion
Sommes en punition

Notre vaisseau spatial
A ceci de spécial
On y sera heureux
Si chacun de nous le veut

Je suis parti un moment
On vivait trop craintivement
J’espère un gros coup de vent
Pour vous revoir contents

Ouvrons grandes nos fenêtres
Ensemble il faut renaître
On a évité le pire
Maintenant il faut sourire

Je salue mon voisin
On s’amuse au jardin
Enfin plein de caresses
Chasse la cruelle tristesse

Rouge, c’est l’automne en couleur
On retrouve nos ardeurs
Je garde ma porte ouverte
Peut-être que vous y êtes

Le président Trump a le Virus / Excellente analyse

Une excellente analyse du journaliste de La Presse Yves Boivert

https://plus.lapresse.ca/screens/a64e13ef-4fc5-4805-91ab-72ed56267256__7C___0.html?utm_content=facebook&utm_source=lpp&utm_medium=referral&utm_campaign=internal%20share&fbclid=IwAR0Pw9mclDn6L5jNe535NN90T0WCfPNXvgSg9xJb7J-T1SUpJUd6qlSO8Ec

École et pandémie: coffre à outils pour parents et enseignants

https://cqjdc.org/outils/all

https://cqjdc.org/outils/all

Le coffre à outils a comme objectif de soutenir le personnel scolaire et les parents afin de mieux accompagner les jeunes dans leurs besoins émotionnels et relationnels en contexte de pandémie. Ces ressources abordent notamment la gestion des émotions, l’anxiété et le stress, le deuil, les difficultés liées à la motivation et les troubles du sommeil.

https://newsletters.yapla.com/static/n/nu4e6HXFH2IKaH7hdmfDOk5f/c/xlsandKNmMMDuSXqLT2n64Xd

Formation en évaluation – Distance – HEP Lausanne (Suisse)

Bonjour, je vous recommande la formation en évaluation qui se donne à distance à la Haute École Pédagogique (HEP) de Lausanne en Suisse. Le responsable Jean-Luc Gilles un collègue à moi.

https://bit.ly/info-casief

La société où nous vivons, l’adaptation aux changements

La société où nous vivons, l’adaptation aux changements
(Pierre Potvin 25 août 2020)

 

Quels sont les changements

En référence à : Potvin (2020). Onze défis à relever pour mieux vivre dans le monde d’aujourd’hui. Marcel Broquet Éditeur et Potvin (en développement). Un Regard sur le vieillissement et la société en changement.

Depuis les années 1940 et 1950 et la Révolution tranquille des années 60, ainsi que la révolution technologique et numérique, les changements dans notre société québécoise (comme ailleurs) ont été nombreux. De plus, le vieillissement comme tel apporte à son tour des changements. Ces changements demandent un effort d’adaptation de la part des personnes vieillissantes. Voici quelques-uns de ces changements.

Changements dans la société

  • D’une culture collectiviste è une culture individualiste. Le Moi en priorité sur le Nous. Une perte du sens de la communauté.
  • De l’emprise de la religion sur la société à une société laïque.
  • De la famille nucléaire à la famille monoparentale, homoparentale, reconstituée avec plusieurs parents et grands-parents. Avant les parents avaient plusieurs enfants et maintenant les enfants ont plusieurs parents.
  • Les technologies changent tout : le temps, l’espace, les relations interpersonnelles, la qualité de l’information.
  • La pression de la publicité pour consommer est hypert présente
  • Les jeunes générations présentent des valeurs fortement différentes des générations précédentes (Boomers et autres). Les notions d’autorité, d’expérience, de compétence, de droits acquis sont remises en question.
  • Les valeurs liées aux relations de couple : fidélité, sexualité, engagement sont transformés.
  • En éducation l’autorité des enseignants et leur compétence est remise en question par les élèves appuyés par leur parent.
  • La performance, l’efficacité, la rapidité et la Vitesse GV sont de mise, ceux qui ne suivent pas sont mis sur la touche.
  • ETC…

Changement chez la personne vieillissante

  • Possibilité de problèmes de santé physique
  • La réduction de l’énergie physique et psychologique
  • Les multiples deuils (parents, ami.e.s, animaux de compagnie, etc.)
  • Les déménagements, les nouveaux environnements physiques et relationnels, la réduction des espaces
  • La perte possible du sentiment d’utilité

Vieillissement et adaptation

            Définition de l’adaptation

  • Processus par lequel un être ou un organe s’adapte naturellement à de nouvelles conditions d’existence (Lexilogos)
  • Modification des fonctions psychiques de l’individu qui, sans altérer sa nature, le rendent apte à vivre en harmonie avec les nouvelles données de son milieu ou un nouveau milieu (Lexilogos)
  • L’adaptation psychologique est la modification du comportement de l’individu qui maintient sa vie en relative harmonie avec les données du milieu, sans mettre en cause son identité. (Wikipedia)


Stratégies d’adaptation (DLO p. 545-546). Tiré de : Dr. Olivier De Ladoucette, (2014). Le nouveau guide du bien vieillir. Odile Jacob (DLO)

Réussir son vieillissement c’est savoir s’adapter. Il y a trois processus d’adaptation qui permettent de conserver un sentiment d’efficacité :

  • La sélection (le savoir). C’est prendre connaissance qu’en vieillissant certaines choses sont plus difficiles à effectuer qu’avant. Il devient alors nécessaire de sélectionner les activités prioritaires adaptées à ses capacités, à ses motivations…
  • La compensation (le pouvoir). Consiste à élaborer des stratégies pour neutraliser les conséquences négatives du vieillissement. Exemple – perdre son conjoint – tisser de nouveaux liens sociaux – profiter des progrès techniques – faire son épicerie en ligne (Internet) – progrès médicaux – appareils auditifs, etc.
  • L’optimisation (le vouloir). Maintenir ou améliorer le potentiel physique ou intellectuel en effectuant des activités, des exercices.

C’est la capacité d’adaptation et non l’existence ou l’absence d’un handicap qui détermine alors la qualité du vieillissement.

La grande majorité des individus, tout en étant conscients de changements progressifs, ne réaliseront qu’ils ont vieilli que lorsque les processus en cause affecteront sérieusement leur activité quotidienne.

Nous sommes tout au long de la vie confrontés à la nécessité de faire le deuil d’une quantité de situations ou de relations sources de plaisirs et de satisfactions. Passé un certain âge, il faut faire le deuil : de ses parents; parfois de son conjoint; éventuellement de ses amis; accepter la perte de son activité professionnelle; le changement de statut social; supporter le déclin de sa vigueur physique.

Tiré de : Léandre Bouffard (2019). Homo Beatus. Petite somme sur la science du bonheur. Les éditions Percée.

  • Les possibilités d’adaptation et les capacités d’affronter les tribulations (coping) diminuent considérablement avec le grand âge.
  • Environ 90 % des personnes âgées de 85 ans et plus passent leurs derniers moments en CHSLD.
  • La démotivation proviendrait de la perte de la maîtrise de sa vie – situation parente de la résignation acquise.
  • La démotivation est un important déclencheur de la dépression.
  • Le dysfonctionnement augmente avec l’avancement en âge.
  • « À notre âge, nous prenons tout à cœur », un rien leur fait mal, un rien leur fait grand bien.

À quoi doit-on s’adapter, à quoi doit-on ne pas s’adapter?

Mon point de vue

  • On ne doit pas s’adapter aux changements et aux événements qui vont à l’encontre de nos valeurs profondes.
  • On doit s’adapter aux changements qui favorisent notre développement personnel.
  • … autres

 

 

Fondements de la-psychoéducation et de la recherche en éducation et en psychoéducation

Cet entrevue sur mon expérience de la psychoéducation, sur Boscoville et sur l’éducation vaut vraiment la peine d’être écoutée ou réécoutée pour ceux et celles qui souhaitent comprendre les fondements de la discipline et de la profession québécoise de Psychoéducation.

http://pierrepotvin.com/wp/index.php/2018/10/07/fondements-de-la-psychoeducation-et-recherche-en-education-et-en-psychoeducation/

 

 

 

Message aux jeunes générations qui veulent faire la morale aux âgés concernant la protection de l’environnement.

Auteur inconnu
Publié sur Face book 4 août 2020
Adapté de ma part… j’ai enlevé certains passages… « irrespectueux »

A la caisse d’un supermarché, une vieille dame choisit un sac en plastique pour ranger ses achats.

La caissière lui reproche de ne pas se mettre à l’écologie et lui dit:

« Votre génération ne comprend tout simplement pas le mouvement écologique.

Seuls les jeunes vont payer pour la vieille génération qui a gaspillé toutes les ressources ! »

La vieille femme s’excuse auprès de la caissière et explique :

« – Je suis désolée, il n’y avait pas de mouvement écologiste de mon temps. »

Alors qu’elle quitte la caisse, la mine déconfite, la caissière ajoute :

« Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources à nos dépens.

C’est vrai, vous ne considériez absolument pas la protection de l’environnement dans votre temps ».

Alors, un peu énervée, la vieille dame fait observer :

  • qu’à l’époque on retournait les bouteilles de verre consignées au magasin. Le magasin les renvoyait à l’usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau : les bouteilles étaient recyclées.

    Mais on ne connaissait pas le mouvement écologique.

  • Elle ajoute : De mon temps, on montait l’escalier à pied : on n’avait pas d’escaliers roulants et peu d’ascenseurs.

  • On ne prenait pas sa voiture à chaque fois qu’il fallait se déplacer de deux rues : On marchait jusqu’à l’épicerie du coin.
    Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.

  • On ne connaissait pas les couches jetables : On lavait les couches des bébés. On faisait sécher les vêtements dehors sur une corde.

  • On avait un réveil qu’on remontait le soir.

  • Dans la cuisine, on s’activait pour préparer les repas, on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques spécialisés pour tout préparer sans efforts et qui bouffent des watts autant que les centrales électriques en produisent.

  • Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste, on utilisait comme rembourrage du papier journal ou de la ouate, dans des boîtes ayant déjà servi, pas des bulles en mousse de polystyrène ou en plastique.

  • On n’avait pas de tondeuses à essence autopropulsées ou auto portées : On utilisait nos bras et nos jambes pour tondre le gazon.

  • On travaillait physiquement; on n’avait pas besoin d’aller dans un club de gym pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l’électricité.
    Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.

  • On buvait de l’eau à la fontaine quand on avait soif. On n’utilisait pas de tasses ou de bouteilles en plastique à jeter.

  • On remplissait les stylos dans une bouteille d’encre au lieu d’acheter un nouveau stylo.

  • On remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir entier après quelques utilisations.
    Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.

  • Les gens prenaient le bus, le métro, le train et les enfants se rendaient à l’école à vélo ou à pied au lieu d’utiliser la voiture familiale et maman comme un service de taxi 24 H sur 24.

  • Les enfants gardaient le même cartable durant plusieurs années, les cahiers continuaient d’une année sur l’autre, les crayons de couleurs, gommes, taille- crayon et autres accessoires duraient tant qu’ils pouvaient, pas un cartable tous les ans et des cahiers jetés fin juin, de nouveaux crayons et gommes avec un nouveau slogan à chaque rue.
    Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique !

  • On n’avait qu’une prise de courant par pièce, et pas de bande multiprises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables aux jeunes d’aujourd’hui.

MAIS C’EST VRAI, ON NE CONNAISSAIT PAS LE MOUVEMENT ÉCOLOGIQUE!

Les merveilleux sourires d’enfants

Ces sourires d’enfants sont de toute beauté

https://youtu.be/2KVlHCMAzuM

 

Réflexion

Je regarde ces sourires d’enfant accompagnés d’une chanson douce et enivrante et je réfléchie. 

J’y vois: la beauté de la création d’êtres humains en devenir; des regards et des yeux d’enfants pleins d’espoirs dans l’avenir et plein de joie de vivre dans le moment présent. Ces regards bienveillants me disent que ces enfants à la peau claire, aux traits détendus sont possiblement des enfants aimés qui jouissent d’un style d’attachement parental sécurisant. La beauté de ces photos d’enfants me rapproche de « Dieu » ou de « l’Être suprême » et de la beauté de sa création.

Mes expériences en éducation d’avoir accompagné des écoles en milieux défavorisés m’ont permis d’observer certains enfants (pas tous) de ces milieux qui en arrachent. Plusieurs étaient chétifs, ne mangeaient pas à leur faim; leur teint était pâle et peu rosé; leur regard peu joyeux et imprégné de crainte… Aucune ressemblance avec la beauté, la santé des enfants présentés dans ce PowerPoint.

***

Vraiment beau ces sourire d’enfant. Je me suis demandé pourquoi ce sont presque uniquement des petites filles. Est-ce que le sourire et la beauté sont réservés au sexe féminin?  

Ma remarque remet en question l’idée que la beauté serait « de sexe féminin » lorsque je dis « Est-ce que le sourire et la beauté sont réservés au sexe féminin? «  Ma réponse c’est non! La beauté est variée et n’a pas de sexe pour moi. Même je trouve dommage que dans ce PowerPoint seulement 2 garçons apparaissent sur une vingtaine ou plus de petites filles. L’autre danger c’est de survaloriser la beauté des petites filles…

Cela dit, ces enfants et ces sourires  sont vraiment beaux et lumineux …

(conte) Histoire de la grenouille – notre tolérance

Histoire de la grenouille

COVID-19 et la réussite éducative (Dossier: Réseau Réussite Montréal)

https://www.reseaureussitemontreal.ca/dossiers-thematiques/covid-19-et-reussite-educative/

(COVID-19) nombre de décès dans le monde

Cmparaison du nombre de décès dans le monde selon les maladies et la COVID-19

https://public.flourish.studio/visualisation/2645529/?utm_source=embed&fbclid=IwAR2bZ-KhlYdWCv0n-Sn-oNCX3yxofkd8EeB2-ueIdeM9GPU2FWKr8ZzcKOQ

(Dessin) Il transforme les mots en dessin

De toute beauté – à partir de chaque mot cet artiste le transforme en un dessin

La rentrée scolaire 2020 – recommandations d’Égide Royer

Mes recommandations pour la rentrée scolaire 2020.

Il est impératif de reconnaître rapidement tous ceux qui risquent de vivre des séquelles éducatives ou affectives de cette pandémie et de leur accorder un suivi de qualité.

Plus spécifiquement : trois questions que tous les éducateurs, dont les enseignants et les directions d’école, doivent se poser.

1- Qui est revenu en plus grande difficulté scolaire? Reconnaître et aider rapidement ces jeunes sans les « coder ». Il faut intervenir dès septembre pour prévenir en 2020-21 une augmentation du nombre d’élèves en difficulté d’adaptation et d’apprentissage (EHDAA). Le taux actuel est de 20%.

2- Qui n’est pas revenu? Communiquer personnellement dès le début de l’année avec tous les jeunes de moins de 18 ans qui, sans avoir obtenu un des diplômes du secondaire, ne sont pas revenus à l’école et accompagner chacun de ces élèves. Les taux d’abandon scolaire sont actuellement de 16,7% chez les gars et de 10,6% chez les filles. Ils sont vraisemblablement susceptibles d’augmenter.

3- Qui est à risque de ne pas pouvoir obtenir un diplôme du secondaire? Reconnaître et aider rapidement les élèves en situation d’échec en français ou en mathématiques, fréquemment absents de l’école ou ayant vécu plusieurs incidents disciplinaires. Ces jeunes sont très susceptibles de ne pas obtenir de DEP ou de DES. Après 7 années à l’école publique au secondaire, le taux de diplomation n’est actuellement que de 68% chez les gars, de 80% chez les filles.

Égide Royer – 19 juin 2020

(humour – vidéo) Le cancre intelligent

Note : Certaines images ou certains textes présentés dans cette section proviennent de sources circulant sur Internet. Si vous êtes titulaire des droits d’auteur d’un document reproduit ici et souhaitez qu’il soit retiré ou que la source soit précisée, veuillez communiquer avec l’auteur du site.

Trop drôle pour garder cela pour moi…

Le cancre intelligent

Entrevue avec André Lebon, vice-président de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse

Une très belle entrevue avec André Lebon Vice-président de la commission Laurent.

André Lebon a été l’un de mes collègues durant les années 1970 comme psychoéducateur  au Centre de rééducation Boscoville à Miontréal (Qc Canada)

https://tout-petits.org/publications/sur-le-radar/prevenir-la-maltraitance/face-a-face-andre-lebon/?fbclid=IwAR2nS7b_k5JEs2WySSVxYA0chpnbVeh9AdYtt08TIuPhp_WgHud7CiQ_DBQ

Mémoire de l’OPPQ à la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse (CSDEPJ)

essai

L’Ordre des psychoéducateurs et des psychoéducatrices du Québec (OPPQ) présente ses 18 recommandations à la

Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse (CSDEPJ)

L’Ordre a présenté aujourd’hui ses observations et ses recommandations sur la trajectoire et la qualité des services destinés aux jeunes vulnérables et à leur famille à la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse (CSDEPJ). La commission a d’ailleurs souligné la qualité du mémoire et des recommandations de l’Ordre.


Par son apport, l’Ordre vise une meilleure complémentarité et fluidité des services offerts par les réseaux impliqués afin que les jeunes et les familles vulnérables puissent être mieux soutenus, et ultimement outillés, pour surmonter leurs difficultés, tant en amont qu’en aval d’un signalement à la direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

Pour élaborer ses constats et recommandations, l’Ordre a misé sur le fait que les psychoéducateurs sont présents dans la plupart des milieux offrant des services destinés aux enfants vulnérables et à leur famille. La perspective des psychoéducateurs focalise à la fois sur les forces et les vulnérabilités des personnes impliquées, celles de leur environnement, ainsi que l’interaction entre les personnes et leur environnement. Pour les fins de ce mémoire, l’Ordre a invité ses membres à partager leurs expériences issues de leur pratique et a analysé la problématique complexe de la protection de la jeunesse en utilisant cette approche pour poser un regard sur l’ensemble du système.

Le mémoire de l’Ordre présente 18 recommandations à l’intention des services de garde éducatifs à l’enfance (SGÉE), du milieu scolaire, des organismes communautaires, des services sociaux de première ligne, ainsi que de la direction de la protection de la jeunesse (DPJ). Ces constats et recommandations portent essentiellement sur :

  • l’importance d’agir de façon concertée en amont des problématiques de négligence;
  • la création de trajectoires de services plus fluides et complémentaires entre les réseaux;
  • une reconnaissance de la différence entre le besoin de service et le besoin de protection;
  • une meilleure communication entre les réseaux;
  • une utilisation optimisée des mécanismes d’encadrement existants;
  • le soutien aux intervenants pour développer leurs compétences;
  • la nécessité d’amener le service à la clientèle, et non la clientèle au service;
  • la reconnaissance et le partage d’informations quant aux évaluations et interventions effectuées auprès de la clientèle vulnérable;
  • des conditions qui favorisent une pratique professionnelle de qualité.

La solution ne peut reposer uniquement sur la DPJ; la responsabilité de la protection de la jeunesse doit être davantage partagée. En ce sens, il est nécessaire de dépister et d’intervenir dès la petite enfance, notamment en SGÉE. De plus, il est essentiel de mettre à profit les milieux de vie que représentent les écoles ainsi que les professionnels qui y travaillent. De façon complémentaire, les organismes communautaires, de par leur proximité avec la clientèle et leur agilité organisationnelle, devraient avoir une place encore plus grande dans la trajectoire de services offerts aux jeunes et à leurs familles. Enfin, les services de première ligne offerts par les CLSC doivent avoir une plus grande latitude pour intervenir en amont de signalements. Quant à la DPJ, une attention particulière doit être portée à soutenir les intervenants pour qu’ils contribuent à la hauteur de leur expertise, en complémentarité et qu’ils soient mobilisés. C’est en agissant ensemble et de façon concertée que les jeunes vulnérables et leur famille seront réellement protégés.

Mémoire sur la trajectoire de services destinés  aux enfants vulnérables et à leurs familles 

Pour consulter le mémoire, cliquez ICI.

Le confinement en période de pandémie peut être l’occasion de projets de famille

Voici un article sur des familles qui ont profité du confinement de la pandémie pour organiser un projet familiale. J’ai un l’occasion de commenter lors d’une entrevue.

 

https://www.lapresse.ca/societe/famille/202005/22/01-5274652-projets-memorables-apprentissages-considerables.php

 

COVID-19 – Choix éthique difficile pour le gouvernement: investir dans les soins pour personnes âgées, mais pas au détriment des futures générations

Texte fort intéressant de mon ancien collègue Richard E. Tremblay qui présente un défi éthique important concernant les investissements futurs du gouvernement.

Investir dans les soins pour les personnes âgées (entre autres pour les baby-boomers rendus à la retraite), mais pas au détriment de l’investissement pour nos petits enfants et leur futur.

Ce sera un choix déchirant, un équilibre à trouver avec le manque de ressources…

https://plus.lapresse.ca/screens/6c8f9bcc-d8a3-4cf6-92ad-71859d04c0e7__7C___0.html?utm_medium=Drive&utm_campaign=internal%2Bshare&utm_content=screen