Archives de l’auteur : Pierre Potvin

École jusqu’à 18 ans et le virage en éducation du Gouv. (PLQ) ?

École jusqu’à 18 ans

Selon mon collègue Égide Royer de l’Université Laval, l’obligation de rester à l’école jusqu’à 18 ans, ou d’avoir obtenu une qualification avant cet âge, serait un élément favorable à la prévention du décrochage scolaire. D’autres provinces et d’autres pays le font et cela semble bénéfique.

Il faut faire attention cependant, car ce n’est pas magique. Les effets seraient un apport positif de 2 ou 3%.

École jusqu’à 18 ans

Le virage positif en éducation du PLQ

Je suis enthousiaste suite au virage important du PLQ (notre gouvernement) qui dit mettre l’Éducation et la réussite des élèves en priorité.

Je dois avouer que je reste « sceptique » sur un tel virage. Il parait qu’aucun gouvernement depuis la révolution tranquille (1960) n’a mis l’Éducation comme une priorité.

Je souhaite ardemment que ce n’est pas un « feu de paille »… une stratégie strictement politique et une vision temporaire.

 

Psychoéducation et fondements: Réflexion (2)

État de situation

Depuis  quelques  décennies la psychoéducation comme discipline et comme profession a énormément changé. Pour moi ces changements créent un « conflit sociocognitif » comme diraient les socioconstructivistes. La question que je me pose est: c’est quoi qui essentiellement caractérise l’intervention psychoéducative? Il me semble que, peut importe qu’on soit en 1970 ou en 2016, il y a un ou des fondements « incontournables » Bien entendu la réalité, le contexte de l’intervention psychoéducative, en 2016 n’est pas le même qu,en 1970. Pour caricaturer je dirais: qu’on soit en 1970 ou en 2016, en général, un médecin ou une infirmière soigne des patients,  un enseignant enseigne ou soutient l’apprentisssage de ses élèves et le psychoéducateur et la psychoéducatrice…?

Ma vision de quelques  fondements de l’intervention psychoéducative

Mon but ici n’est pas d’énumérer les opérations professionnelles reconnues que bien d’autres auteurs ont détaillé, mais plutôt d’identifier ce que je considère comme quelques fondements de l’intervention psychoéducative.

  1. contribuer directement ou indirectement (par l’intermédiaire d’un autre intervenant) à la résolution d’un problème d’adaptation chez une ou des personnes en difficulté. Autrement dit, la finalité de la pratique psychoéducative est d’aider une ou des personnes en difficulté.
  2. pour y arriver, il faut bien comprendre le ou les problèmes que rencontre la clientèle et comprendre son environnement. Dès le début, la psychoéducation à compris que les difficultés d’adaptation d’une clientèle avait pour origine ou pour cause; l’individu même (son histoire, son développement, etc.) et son interaction avec l’environnement. Ceci explique l’importance des concepts du PAD et du PEX, ainsi que notre sensibilité à l’approche écosystémique.
  3. aider la personne en difficulté signifie de se préoccuper de développer en cours d’intervention une relation de qualité, de confiance. Coconstruire avec la clientèle cette relation, qui en soit,  pour une clientèle en difficulté d’adaptation, peut-être un défi psychoéducatif important. Cette relation se construit graduellement « dans l’action », dans l’expérience des succès et des échecs.
  4. une préoccupation de l’adaptation, que je traduis par une préoccupation de l’apprentissage qui mène à l’adaptation (voir à ce sujet le chapitre 4. Une conception psychoéducative de l’apprentissage dans Potvin, 2015 Comprendre l’apprentissage pour mieux éduquer. Dans ce sens le psychoéducateur est hautement un psychopédagogue, ou un pédagogue. Évidemment pas au sens ici d’apprentissages académiques, mais d’apprentissage « psychoéducatif » comme: la  relation interpersonnelle – la résolution de problèmes – le coping – le développement d’habiletés sociales – la gestion des émotions – et bien d’autres.
  5. associé au processus d’apprentissage le concept « d’utilisation » est un incontournable. Ceci signifie, aider à donner du sens aux apprentissages; aider à rendre à la conscience de l’aidé ce qui est appris et a pouvoir le généraliser dans diverses situations semblables.

La psychoéducation « actuelle 2016 » se pratique dans plusieurs types de milieux, entre autres: milieu scolaire, Centre jeunesse, Centre de santé et de services sociaux, organismes communautaires, et autres. Elle intervient auprès de multiples clientèles, entre autres, petite enfance, enfance, adolescence, adulte et personne âgée. Elle développe une expertise également variée: troubles de comportement extériorisés ou intériorisés, déficience intellectuelle, TSA, et autres.Elle collabore et partage l,intervention avec les autres professionnels en éducation ou en psychosocial (enseignant, psychologue, travailleur social, éducateur spécialisé, ergothérapeute, etc.).

Comme on l’a vu dans l’article précédent (Réflexion 1) sur le Rôle-conseil, l’intervention peut être directe auprès de la clientèle en difficulté ou indirecte par l’exercice du rôle-conseil (auprès d’un intervenant, d’un parent,  auprès d’une équipe ou même auprès de l,ensemble d’un milieu). Pour moi, que l’intervention soit directe ou indirecte, la préoccupation du psychoéducateur devrait-être en finalité « une clientèle en difficulté ». Soit la clientèle prise en charge par le psychoéducateur ou  soit la clientèle qu’assume l’intervenant accompagné ou l’équipe ou le milieu dans son ensemble. De plus, il me semble que le psychoéducateur dans son rôle (directe ou indirecte) applique, entre autres,  les 5 éléments mentionnés plus haut.

Vue d’ensemble sur la psychoéducation – 20 ans de la revue En pratique

https://www.ordrepsed.qc.ca/~/media/pdf/Publication/LaPratiqueno20webVF.ashx?la=fr

Voici le référentiel de compétences de la profession de psychoéducateur et psychoéducatrice

http://www.ordrepsed.qc.ca/fr/profil-des-competences/~/media/pdf/Psychoeducateur/Rf%20de%20comptences%20Version%20adopte%20par%20le%20CA%20duconseil%2017%20mai%202018.ashx?la=fr

La psychoéducation et les personnes âgées

http://www.ordrepsed.qc.ca/~/media/pdf/Publication/De%CC%81pliant_Personnesagees_2018.ashx?la=fr

Éducation : enfin le gouv. met les énergies à la bonne place

 État de situation

Le gouvernement du Québec (PLQ) par l’entremise de son ministre Sébastien Proulx, abandonne l’idée de réflormer les structures des commissions scolaire et réoriente ses énergies vers une Politique sur améliorer la réussite et la diplomation des élèves. (voir l’article de LaPresse)

Les grandes orientations « réflexions en cours… « 

Enfin, j’ai de l’espoir, je sens un vent de changement au gouvernement et un accent à mettre sur les fondements et non seulement sur les politiques et les structures.

La maternelle 4 ans pour tous

L’avenir de nos enfants a tout à gagné de débuter l’éducation « préscolaire – préparation à la scolarisation » à 4 ans. On le sait depuis longtemps, les études longitudinales le montrent qu’une bonne préparation tôt et un dépistage tôt des enfants à risque favorisent les facteurs de protection et la réussite. Naturellement il faut protéger notre système de garderie – les Centres à la petite enfance, qui sont une réussite et un autre facteur de protection pour les enfants.Autrement dit, il ne faut pas que la maternelle 4 ans « désorganise » notre système de garderie. Il s,agit de voir comment établir une alliance, une coopération.

L’obligation de l’école jusqu’à 18 ans

Ici je suis moins convaincut, je ne suis pas certain que c’est une bonne mesure. Mon collègue Égide Royer en fait la promotion, mais moi je me demande s’il ne faut pas investir davantage à améliorer plutôt  notre capacité à faire réussir les élèves jusqu’à 16 ans. Disons que je me sens moins solide pour argumenter sur cette mesure. Chose certaine, il faut analyser les avantages et les dangers – les effets pervers possibles.

Un ordre professionnel pour les enseignants et revoir la formation des enseignants

Éduquer, être responsable du développement des enfants et des adolescents, soutenir et favoriser le goût d’apprendre, n’est-ce pas d’une très grande importance? Une grande partie de « l’action éducative » se passe dans la salle de classe entre l’enseignant et son groupe d’élèves. Je trouve essentiel de « revaloriser » le statut professionnel des enseignants. Les médecins, psychocologues, psychoéducateurs, travailleurs social, infirmières, ingénieurs, etc ont un ordre professionnel qui statut sur la qualité de leur formation et qui protège le public. Je crois que les enseignants ont un rôle aussi important que tous ces autres professionnels et devraient avoir leur ordre professionnel. D’autres part,  il faut revoir la formation des enseignants, surtout les conditions d’admission à la formation universitaire et peut être même sur les niveaux de formation (baccalauréat vs maîtrise).

Un Institut d’excellence en éducation

On parle depuis quelques années de créer un Institut de recherche en éducation (Institut national) comme il existe en santé, en Centre jeunesse, en gérontologie, etc. Ce qui me frappe ici, c’est le fait que le mot « recherche » ne soit pas dans le titre de l’institut? Enfin, l’idée est d’avoir un centre national de recherche en éducation qui oriente et priorise les recherches afin d’éclairer les politiques et les pratiques en éducation. Bien entendu il faudrait une alliance, une coordination ou une intégration de d’autres organismes qui gravite autour de la recherche et de l’éducation. je pense ici, entre autres, à protéger l’expérience et à utiliser toute l’expertise développer en transfert de connaissances par le Centre de transfert de connaissances pour la réussite éducative du Québec (CTREQ) ainsi que par le Conseil Supérieur de l’éducation (CSÉ).

Conclusion

Disons en conclusion que j’ai de l’espoir pour un meilleur avenir pour l’éducation. À la condition bien entendu que ce mouvement politique soit solide et utilise un processus de consultation large et non partisan. L’avenir nous dira si mon espoir deviendra une réalité positive.

Psychoéducation et fondements: Réflexion (Le Rôle conseil)

État de situation

Depuis  quelques  décennies., la psychoéducation comme discipline et comme profession a énormément changé. Évidemment on espère que c’est pour le mieux: pour aider les clientèles en difficulté, pour préciser sa spécificité par rapport aux autres professions (psychologie, éducation spécialisées, travail social, etc.), pour apporter un éclairage théorique et pratique au domaine psychosocial.

Réflexion sur le rôle-conseil du psychoéducateur

Un nouveau livre dans la collection psychoéducation: fondements et pratiques Béliveau Éditeur, vient de sortir: Sous la direction de Martin Caouette (2016)  Le psychoéducateur et l’exercice du rôle-conseil. Pour ma part, depuis les cinq dernières années, j’ai investi dans ce qu’on appelle en éducation L’accompagnement. Ce concept d’accompagnement peut englober le « rôle-conseil, ou la consultation, le coaching, le mentorat, etc.

Alors, que se passe-t-il actuellement en psychoéducation, particulièrement en éducation (mais pas seulement à ce niveau)  au niveau de la pratique en psychoéducation. à la lecture du collectif de Caouette, il semble bien que le psychoéducateur joue de plus en plus et dans une proportion de plus en plus grande l,exercice du rôle conseil. Précisons ici que l,exercice du rôle conseil, existe depuis que la psychoéducation existe et que ce rôle est exercé par plusieurs autres professions (psychologie, professionnels de la santé, éducateur physique, physiothérapeute, ergothérapeute, Conseiller pédagogique en éducation, etc.

Ce qu’on entend par rôle-conseil

  • accompagner un intervenant (enseignant, éducateur spécialisé, etc.) un parent, une équipe, un milieu  dans l’orientation de ses pratiques, dans la résolution d’un problème;
  • être un soutien, un facilitateur, un catalyseur et parfois un expert;
  • réaliser les opérations professionnelles en les appliquant lors des différentes étapes de l’accompagnement;
  • ce rôle conseil a pour première cible la personne ou le milieu accompagné en ayant comme finalité le « bien être » d’une clientèle en difficulté (exemple: en milieu scolaire, l’élève qui présente des problèmes d’adaptation);

Le problème

La pratique actuelle de la psychoéducation qui s’éloigne de certains fondements par la « force des choses » (pression des employeurs, orientation gouvernementale, Ordre professionnel, loi lié. à la profession, etc.) a été souligné bien avant moi par de nombreux auteurs (Gendreau, Renou, Le Blanc, Caouette, Pronovost, etc.).

  • la réalité actuelle de la pratique psychoéducative n’est plus ce qui était privilégié, le   « fondamental » qu’était l’intervention directe, la prise en charge directe de la clientèle – la relation directe avec la clientèle
  • ce n’est plus, non plus, l’utilisation du vécu partagé
  • la pratique devient à « géométrie variable » au niveau du temps à répartir au niveau de différents rôles:
    • prise en charge directe
    • utilisation du vécu partagé
    • utilisation de l’activité psychoéducative
    • évaluation psychoéducative
    • rôle-conseil

Questionnements
(extrait de Potvin, 2016, L’alliance entre le savoir issu de la recherche et le savoir d’expérience Annexe D, p. 274)

  • Quelles sont les compétences spécifiques que le psychoéducateur doit développer afin de jouer adéquatement ce rôle ?
  • Est-il nécessaire ou même essentiel d’avoir acquis un minimum d’expérience « pratique » (un savoir d’expérience) dans le domaine ciblé par ce rôle-conseil ?
  • Comment les universités intégreront-elles dans leur programme de formation en psychoéducation, les aspects théoriques et pratiques liés à ce rôle ? Y aura-t-il des travaux de recherche ayant pour cible ce rôle et ses exigences ?

Les fondements de la psychoéducation, à son origine, ont caractérisé la profession de psychoéducateur autour des concepts du « vécu partagé » et de l’intervention directe auprès de la clientèle et de son environnement. Ce rôle-conseil, qui s’éloigne de l’intervention directe en faisant place à une intervention « intermédiaire », indirecte, est-il appelé à devenir le rôle principal du psychoéducateur ?

 

 

 

 

Être parent aujourd’hui, tout un défi !

Être parent aujourd’hui, tout un défi !

Tout d’abord, je tiens à préciser que je suis parent et qu’éduquer des enfants au Québec durant les années 1970 et 1980, selon moi, était beaucoup plus « simple » que ce n’est le cas aujourd’hui. Être parent, c’est reconnu, n’a jamais été un rôle facile à jouer, mais aujourd’hui les défis se sont multipliés. Autre élément important à partager avec vous, il est beaucoup plus facile d’écrire sur l’éducation ou même être « coach » pour d’autres parents que d’éduquer ses propres enfants.

« Donc, en partant, je tiens à lever mon chapeau
à tous les jeunes parents d’aujourd’hui »

 

Le déclencheur

Ce qui m’a incité à écrire ce texte, c’est l’émission Parents sous observation, à Canal Vie. Une belle émission, mettant en scène des parents et des enfants dans diverses situations familiales. On y fait le tour de la réalité familiale, de la réalité parentale d’aujourd’hui : sortie au restaurant et chamaille des enfants, attitudes des autres clients ou personnes n’intervient ; la question de cohérence dans le couple au niveau des règles ; la question épineuse de la dépendance aux jeux électroniques, aux tablettes ; le point de vue des parents sur les règles à la maison et ailleurs ; le point de vue très éclairant de spécialistes au niveau familial.

Mille et une situations qui présentent des défis aux parents

Le défi pour les parents de faire équipe ensemble. L’un des grands défis pour les parents est de faire équipe et de partager les mêmes valeurs. Chaque parent dans le couple a son histoire familiale, ses croyances et ses valeurs. Pour la « sécurité » des enfants, il est essentiel que le couple s’entende sur les valeurs, les incontournables.

Le défi d’établir des règles, des limites et des conséquences en étant constant. Vivre en société, grandir, se développer et s’épanouir pour des enfants et des adolescents, demande de grandir dans un environnement qui offre un cadre avec certaines libertés, mais également des limites et des conséquences lorsque ces « règles » ne sont pas respectées. C’est très clair au niveau de la recherche sur les styles parentaux. Les deux types de styles qui nuisent au développement des enfants et des adolescents ce sont le style « permissif » ( peu ou pas de règle – peu ou pas de conséquence) et le style « autoritaire » (trop de règles, rigidité et obéissance sans esprit critique). Le style idéal est « démocratique » un équilibre entre les deux autres styles.

 Accepter de déplaire à ses enfants par amour pour eux. Aimer c’est accepter de déplaire, de mettre des limites et d’appliquer des conséquences, lorsque nécessaires.

Mettre des limites à l’utilisation des « écrans » tablette, iPhone, console de jeux, etc. L’émission a donné beaucoup de place à la question des « écrans » jeux, tablettes, téléphone intelligent, etc. C’est vraiment un problème actuellement dans les familles, être « accro » aux écrans – aux jeux… Au point où cela peut nuire aux relations familiales… on ne se parle plus… Donc, grande importance de mettre des limites dans les heures d’utilisation des écrans et de faire participer les enfants et les adolescents à l’établissement de ces règles.

Comme observateur et témoin, intervenir. L’émission présente une scène ou des enfants sont au restaurant et se chamaillent et vraiment dérangent tous les clients du restaurant; une autre scène ou un enfant de 10 ou 11 ans passe son temps à faire un bruit strident avec son sifflet où la mère n’intervient pas (elle prise au téléphone) et personne d’autre autour n’intervient. Finalement, un homme enlève le sifflet au jeune pour qu’il cesse de faire ce bruit. Certains témoins le félicitent et d’autres n’en reviennent pas. Ici pas question d’appliquer le dicton africain : « ça prend tout un village pour éduquer un enfant ». C’est vrai que c’est délicat d’intervenir auprès des enfants des autres…, mais il me semble qu’il est possible d’intervenir en soutenant le parent… comme citoyen on a une certaine responsabilité dans l’éducation des « autres enfants »…

Pour ceux qui sont intéressés, dans mon livre : Comprendre l’apprentissage pour mieux éduquer (2015), je présente dans le chapitre 10 Comme parents, comment favoriser des apprentissages chez nos enfants, divers principes éducatifs issus de la recherche.

 

 

Paradis fiscaux et injustice économique et sociale

État de situation

Un lanceur d’alerte a livré des informations secrètes sur des placements dans le paradis fiscal qu’est le Panama. De nombreuses personnes (célèbres) dont le président de l’Islande sont impliquées dans ce « scandale ». Le peuple Islandais a manifesté et obtenu la démission de leur président. Peut être qu’il va y avoir « d’autres têtes qui vont tombées »

Compréhension du paradis fiscal

Des personnes riches, des compagnies, des criminels (mafia pour blanchir l’argent) soutenus par des firmes de comptables placent et « cachent » leurs argents dans des pays étrangers avec la garantie du secret. Selon ce que je comprends, il n’est pas défendu selon la loi de notre pays de placer de l’argent dans d’autres pays, mais il faut déclarer ces avoirs et ces revenus dans nos déclarations d’impôts.

Conséquences

Pour bien comprendre comment cette tricherie nous touche tous, regardons notre réalité de citoyen ordinaire et honnête. C’est la période des impôts et l’on constate que pour chaque dollar gagné on doit en retirer plus du tiers pour les impôts. De plus, à chaque dollar dépensé on doit payer 15% de taxes. Ceci veut dire que nos revenus sont coupés de 50%. Ces sommes servent à soutenir les divers services pour l’ensemble de la communauté (système de santé, éducation, CPE, régime des rentes, etc.).

 

De l’autre côté, des personnes riches et favorisés trichent le système en cachant leurs avoirs et en évitant ainsi de payer des sommes importantes d’impôts. Ces argents normalement dus permettraient d’alléger nos propres impôts, d’investir davantage en santé, en éducation et dans nos infrastructures.

La bonne nouvelle

Un nouveau phénomène semble voir le jour depuis quelque temps et menacer les fraudeurs et les tricheurs. Ceux-ci risque fortement d’être découvert, de perdre leur réputation et de vivre des conséquences légales importantes.

Il semble que le « secret » n’est plus aussi imperméable qu’il était, grâce aux lanceurs d’alerte, aux journalistes d’enquête et aux ravages que peuvent faire les médias sociaux.

J’espère que mon analyse n’est pas seulement le reflet de ce que je souhaite, mais que c’est une réalité qui va permettre de lutter contre ce fléau « injuste ».

Lien

Neurosciences, neuroéducation: prudence

Depuis quelques années, surtout à partir de la publication de mon livre: Comprendre l’apprentissage pour mieux éduquer (voir menu: réalisations), je me suis intéressé aux neurosciences (au cerveau et l’apprentissage). C’est fascinant, mais il faut être prudent, car on peut exagérer les applications possibles actuellement, à l’éducation et à la psychoéducation.

Voici différents liens sur les mythes liés aux neurosciences (neuroéducation) tirés de Éduveille

 https://eduveille.hypotheses.org/5698

http://eduveille.hypotheses.org/7892

http://ife.ens-lyon.fr/vst/DA/detailsDossier.php?parent=accueil&dossier=86&lang=fr

 

Voici un article critique sur la neuroéducation

http://pierrepotvin.com/wp/index.php/2018/08/01/la-neuroeducation-peut-elle-directement-ameliorer-lenseignement-en-classe/

Voici un article sur une critique des neurosciences pour les enseignants. Faisant la promotion plutôt de la psychologie cognitive

http://pierrepotvin.com/wp/index.php/2019/02/22/les-enseignants-la-psychologie-cognitive-plutot-que-les-neurosciences/

 

 

 

 

L’approche écosystémique d’École-Famille-Communauté : Cœuréaction

L’approche écosystémique d’École-Famille Communauté : Cœuréaction

Pour les professionnels dont l’approche incontournable est celle de l’écosystémie et qui se préoccupe des relations École-Famille-Communauté, je recommande les outils du CTREQ de Coeuréaction

Coeuréaction appuie les milieux de pratique voulant favoriser les partenariats entre l’école, la famille et la communauté.

http://www.ctreq.qc.ca/realisation/coeureaction/

Le site  Cœuréaction est un site Web qui vise à soutenir la mise en œuvre de projets de partenariats école-famille-communauté. On y retrouve plusieurs exemples d’initiatives ayant porté fruit, de l’information théorique, un guide soutenant l’implantation de projets de partenariat et bien davantage.

http://www.coeureaction.qc.ca/fr/accueil.aspx

 

 

 

Sapiens. Une brève histoire de l’humanité

Je vous recommande la lecture de ce livre. Il est une occasion exceptionnelle de réfléchir sur nous les Humains, sur notre compréhension de l’évolution ou de la régression. Les hiérarchies, la richesse, la pauvreté, le racisme, la domination des hommes sur les femmes, etc…


 

Yuval Noah Harari

Sapiens. Une brève histoire de l’humanité

Extrait de la 4e couverture

 L’histoire a commencé quand les hommes ont inventé les dieux. Elle s’achèvera
quand ils deviendront des dieux.

 Il Y a 100 000 ans, la Terre était habitée par au moins six espèces différentes
d’hominidés. Une seule a survécu. Nous, les Homo Sapiens.

Comment notre espèce a-t-elle réussi à dominer la planète? Pourquoi
nos ancêtres ont-ils uni leurs forces pour créer villes, des royaumes? Comment
en sommes-nous arrivés à créer les concepts de religion, de nation, de droits
de l’homme? À dépendre de l’argent, des livres et des lois? À devenir esclaves
de la bureaucratie, des horaires, de la consommation de masse? Et à quoi
ressemblera notre monde dans le millénaire à venir?

Véritable phénomène d’édition, traduit dans une trentaine de langues,
Sapiens est un livre audacieux, érudit et provocateur. Professeur d’Histoire
à l’Université hébraïque de Jérusalem, Yuval Noah Harari mêle l’Histoire
à la Science pour remettre en cause tout ce que nous pensions savoir sur l’humanité: nos pensées, nos actes, notre héritage … et notre futur.

« Sapiens s’est rapidement imposé partout dans le monde, parce qu’il
aborde les plus grandes questions de l’histoire moderne dans une langue
limpide et précise. » Iared Diamond, prix Pulitzer, auteur d’Effondrement

Politique québécoise et tricherie

Préambule
Actuellement en mars 2016, selon certains sondages, il semblerait que les québécois sont « désabusés » de la politique et de leurs politiciens. Malheureusement, je fais partie de ces personnes qui n’en reviennent pas des agir irresponsables de certains de nos politiciens.

Il est important de préciser ici, que la très grande majorité de nos politiciens sont honnêtes, responsables et engagés à servir les québécois. J’en suis convaincu.

Que reproche-t-on ? La tricherie

Essentiellement, c’est la « tricherie » qui ne respecte pas les règles fondamentales de notre démocratie. Dans notre société démocratique, il existe des règles précises qui font en sorte que les différents partis politiques ont une égale chance de compétitionner entre eux et que le meilleure gagne. L’une de ces règles est le financement du parti et de la caisse électorale. Le respect de ces règles est très important, car l’on sait à quel point l’argent aide énormément dans les campagnes électorales.

L’une des tricheries pour un parti politique consiste à établir un système (stratagème) qui permet de remplir les coffres de la caisse électorale en demandant à des « firmes »  d’être généreux envers le Parti et en retour d’ascenseur les favoriser dans l’octroi de contrats pour des travaux publics. On parle ici « d’argent sale ».

Une première conséquence de cette malhonnêteté est de fausser les règles de la compétition entre les parties politiques et qui favorisent le partie tricheur. C’est une brèche très importante dans notre système démocratique.

Une deuxième conséquence de cette malhonnêteté est de faussé les règles de la compétition entre les « firmes » pour avoir des contrats au niveau des travaux publics.

Constats, réflexion

Comment se fait-il que notre peuple québécois ait permis à ce Parti politique d’être au pouvoir ?

Comment pouvons-nous empêcher que notre système démocratique soit ainsi menacé, bafoué ?

Ce qui me désole de plus en plus, c’est de me rendre compte à quel point  le sens moral et des valeurs fondamentales comme l’honnêteté, la justice, le respect des autres, le partage du pouvoir sont de moins en moins présents dans notre société québécoise.

Si vous avez des réflexions, des propositions qui pourraient nous éclairer, ce serait grandement apprécié.

 

 

Référentiel d’Agir Compétent (CTREQ)

Référentiel d’Agir Compétent (CTREQ)

Le projet « référentiel d’agir compétent » a été mis sur pied pour soutenir les acteurs de l’éducation lors de leurs actions et prises de décision par l’utilisation des connaissances validées.

Le Référentiel d’agir compétent à l’intégration des connaissances favorables à la réussite éducative a été développé par le CTREQ avec la collaboration de plusieurs chercheurs, étudiants, ainsi que de représentants des milieux de pratique et des organisations œuvrant en éducation.

http://www.ctreq.qc.ca/realisation/referentiel-agir-competent/

Rencontre entre Chaplin et Einstein

ChaplinEinstein

 

Note : Certaines images ou certains textes présentés dans cette section proviennent de sources circulant sur Internet. Si vous êtes titulaire des droits d’auteur d’un document reproduit ici et souhaitez qu’il soit retiré ou que la source soit précisée, veuillez communiquer avec l’auteur du site.

Rencontre entre Chaplin et Einstein

« Ce que j’admire le plus dans votre art, » dit
 Albert Einstein, « c’est votre universalité.
Vous ne dites pas un mot, et pourtant… le monde entier vous comprend. »
 

« C’est vrai, » réplique
 Chaplin. « mais votre gloire est plus grande encore :
le monde entier vous admire, alors que personne ne vous comprend.»

Source:courriel d’Angèle Brouillette (8 mars 2016)

À quoi ressemble l’école idéale selon Égide Royer

Entrevue réalisée en 2007 par la Revue RDN auprès d’Égide Royer sur :
À quoi ressemble l’école idéale

 

Lien :http://pierrepotvin.com/8.%20Banque%20d%27outils/ERoyer.pdf

Note: La Revue RDN a cessé ses activités, autorisation d’Égide Royer de publier cette entrevue (l4 mars 2016)

L’accompagnement dans le développement professionnel

Texte sur l’accompagnement dans le soutien au développement professionnel
Rôles et Responsabilités de l’accompagnateur et de l’accompagné

Texte de soutien au 3e symposium sur le transfert CTREQ – 19 avril 2016

Roles-Accompagnateur_2016-02-04

Les quatre Rôles de l’accompagnateur
http://ctreq.cmail20.com/t/ViewEmail/y/17584636B14B3980/5C4782ABF805EDF42C69F821C9DCC086

Performance, efficience, cibles, gestion axée sur les résultats…

État de la situation
Les services de santé, les services sociaux, les services à la petite enfance, l’éducation sont de plus en dispendieux. Ça coûte très cher. De plus, au Québec nous sommes surtaxés et les gouvernements qui se succèdent ont de la difficulté à trouver les fonds pour maintenir les services en place. Il y a donc beaucoup de pression à réduire les coûts des services, à couper les budgets voués aux organismes.
De l’autre côté, la population québécoise veut des services de qualité: services de garde, services de santé, un bon système d’éducation  avec deux volets, l’un publique et l’autre privée, du soutien également aux soins à domicile pour les personnes âgées et du soutien pour les organismes communautaires (traitement des dépendances, maisons de jeunes, organismes de lutte à la violence conjugale, etc.).
Les politiciens et les gestionnaires
Dans ces situations de restrictions budgétaires, l’une des préoccupations des politiciens ainsi que  des gestionnaires, c’est de voir à ce que les fonds publiques soient très bien gérés et que les services soient bien délivrés. Ça c’est le côté positif, la préoccupation d’une saine gestion. Je ne parle pas ici, bien entendu, des mauvaises dépenses, des fraudes, du détournement de fonds, etc.
Depuis au moins une décennie ou plus, est apparu dans notre univers québécois, en éducation, en santé,  en petite enfance,  la GAR (Gestion Axée sur les Résultats), l’utilisation en évaluation de programmes du Modèle logique avec ses Intrants et ses Extrants,  en passant par les indicateurs de résultats et de performance. Le tout bien ficelé par le soucis de l’efficience (signification: meilleurs services à meilleurs coûts). En éducation, s’est ajouté les Plans stratégiques,  et les contrats d’entente ministère de l’Éducation CS et écoles. Pour y arriver, certains milieux ont engagé des firmes de consultants afin de « rentabiliser » en réduisant les coûts par une analyse très serrée des faits et gestes des professionnels intervenants.
Ces préoccupations « administratives » sont jusqu’à un certain point, nécessaire.  Avoir des systèmes de services bien administrés, avec des coûts sans excès. Cependant, il ne faut pas tombé dans un « Taylorisme » (style de production d’une chaîne de montage d’automobile) en ayant qu’une préoccupation de coûts dans l’ici et maintenant. En oubliant que le domaine des sciences humaines requière une vision et une approche « qualitative » et que la prévention demande d’investir, mais rapporte beaucoup. malheureusement, pas à court terme.
La réalité de l’intervention psychoéducative

 

Ici on est dans un autre univers, dans le « mou » (une science molle) celui des humains en grande difficulté parfois en détresse. Ici, l’établissement d’une relation de confiance avec des enfants, des adolescents, des parents demande parfois beaucoup de temps. Il y a des résistances, des imprévus des régressions et aussi des insuccès.

Oui il faut être « efficient », mais pas au prix de « mal servir la clientèle en difficulté ». Une intervention écourtée, trop rapide, peut conduire à peu de résultats valables. Ce qui finalement coût plus cher.

Alors, que voudra dire une intervention psychoéducative produisant une bonne « performance »? Quels seront les bons  indicateurs de performance?  Peuvent-ils être strictement de nature quantitatives, du genre: Nombre, de P.I., nombre de visites, nombre d’évaluations, nombre de clients rencontrés?

 

Pistes de solution

 

Il faut donc, en psychoéducation, comme ailleurs (éducation, santé, petite enfance, etc.)

  • développer des approches ou des modèles de gestion qui équilibrent des indicateurs de résultats mixtes (quantitatifs et qualitatifs);
  • développer des outils d’évaluation et de suivi, « fiables », cohérents avec le modèle psychoéducatif  qui se traite assez rapidement (informatisé) afin de favoriser l’efficience;
  • répertorier et utiliser des stratégies d’intervention (programmes, activités, outils) qui ont fait leur preuve et qui sont réalistement pas trop couteux en temps  et en durée;
  • développer dans la formation, l’alliance entre les préoccupations de gestion, de rentabilité, d’efficience et les préoccupations cliniques.

Ces innovations en psychoéducation peuvent se réaliser par une alliance entre les chercheurs universitaires des différents départements de psychoéducation et les praticiens des différents milieux.

 

Éducation: Revoir nos priorités pour favoriser la réussite des élèves

Voici une mise à jour sur l’ordre des priorités au sujet de  la lutte au décrochage scolaire, de la persévérance scolaire et de  la réussite éducative et scolaire des élèves

Malgré les efforts réalisés ces dernières années, l’amélioration de la qualification de nos jeunes québécois ne s’est pas suffisamment réalisée. Le problème reste encore entier, surtout pour les garçons, les jeunes de l’île de Montréal et ceux en milieu défavorisé.

Est-ce que les diverses stratégies, politiques, investissements ont vraiment tenus leurs promesses? Jusqu’à quel point les investissements suivants ont vraiment contribué à la persévérance scolaire, à la diminution du décrochage scolaire, à la qualification des jeunes à la fin du secondaire?

  • La Stratégie Agir autrement en milieu défavorisé (SIAA)
  • L’aide aux devoirs + de 200 millions $
  • La baisse du nombre d’élèves par classe
  • L’achat de Tableaux Blanc Interactif (TBI) + de 240 millions $
  • L’investissement dans les Instances de concertation dans les différentes régions
  • La politique des Plans stratégiques, ententes MELS et CS, CS et chaque école.
  • Autres stratégies…

Je crois que plusieurs de ces initiatives étaient fondées sur de « Bonnes intentions », cependant, certaines, n’étaient pas fondées sur la recherche, des données probantes ou encore sur les résultats de méta-analyses.

  • La Stratégie Agir autrement en milieu défavorisé (SIAA) était bien appuyé par la recherche, mais n’a pas été appliqué par plusieurs milieux selon les prescriptions.  L’agir autrement reste trop en périphérie et n’aboutit pas directement dans la classe.
  • L’aide aux devoirs n,est pas appuyé par la recherche comme outil d’aide à la réussite (sauf au secondaire).
  • La baisse du nombre d’élèves par classe, n’est pas appuyé par la recherche. C’est plus une disposition pour améliorer les conditions de travail des enseignants.
  • Les TBI, la décision appuyé sur quelles recherches? Peu de formation et peu d’utilisation de sa mission l’interactivité
  • L’investissement dans les Instances de concertation dans les différentes régions. Action trop en périphérie (périscolaire) trop éloignée de là ou se réalise les apprentissages.

Propositions de priorités

Appuyons les priorités sur la recherche, les données probantes, les méta-analyse (Hattie, Wang et autres). Appliquons le principe que l’efficacité sera directement proportionnelle à la proximité des interventions auprès des élèves. Plus on s’éloigne, moins on est efficace.

Je reconnais que les politiques gouvernementales peuvent avoir des effets à moyen et long terme. Par exemple, si le gouvernement coupe en éducation (coupure de service aux élèves à risque), ne contribue pas à la lutte à la ^pauvreté, cela aura des effets pervers.

Voici selon mes analyses l’ordre des priorités ou il faut investir les millions:

           Pour un effet à long terme

  • Offrir des politiques qui favorisent la réduction de la pauvreté
  • Soutenir les organismes communautaires qui œuvrent en milieu défavorisé
  • Investir dans l’éducation à la petite enfance (CPE), obligation de la maternelle 4 ans pour tous avec duo :enseignante et éducatrice
  • Augmenter le niveau de qualification de la formation des enseignants
  • …

        Pour un effet à moyen et court terme

  • investir dans le dépistage des élèves à risque dès le préscolaire et offrir de l’aide particulièrement au niveau du langage et de la lecture
  • avoir une préoccupation spécifique aux garçons à risque – évidemment, ne pas négliger les filles qui sont à risque
  • investir dans le soutien aux enseignants , en classe. Mettre l,accent sur  la pédagogie, la relation, la gestion de classe et les apprentissages de base.
  • au secondaire, pour aider les élèves identifiés à risque de décrocher, implanter les programmes les plus efficace: adaptation de Check & Connect (re: Janosz et Trait- d’Union de Laurier Fortion – CTREQ.
  • .

         Orientations à revoir

  • Revoir tout se qui se passe au niveau de l’adaptation scolaire. Revoir la question des programmes axés sur l’emploi
  • Recentrer la responsabilité de la réussite des élèves: aux  écoles, aux enseignants et aux parents plutôt que l’investissement sur le « périscolaire » sauf milieu défavorisé et organismes communautaires
  • Revoir toute la question de  l’orientation des jeunes vers l’éducation aux adultes

À suivre et compléter…

Les déterminants de la réussite scolaire

Ce texte sur les déterminants de la réussite scolaire et les types d’élèves à risque est tiré du site internet École et stratégies voir le schéma 4 :    http://ecolestrategies.ctreq.qc.ca/materiel8/schemas

 

Les déterminants de la réussite et du décrochage scolaires et les types d’élèves

Prévention du décrochage scolaire – Fortin & Potvin -Recommandations

En 2008, il y a déjà 8 ans, Laurier Fortin et moi étions invités à la commission permanente de l’éducation du Gouvernement du Québec à présenter nos travaux de recherche sur la prévention du décrochage scolaire. Voici un extrait de cette présentation qui décrit nos recommandations au gouvernement.

Ces recommandations peuvent venir compléter celles d’Égide Royer (voir autre article sur la conférence d’Égide Royer. (note: É. Royer faisait partie de notre équipe de recherche.

commission de l’éducation.ppt12-10-08

 

 

Éducation Égide Royer à la Commission parlementaire : WOW !

 

L’intervention de mon collègue Égide Royer à la commission parlementaire sur le projet de loi 86 Organisation et gouvernance (re: la gestion des commissions scolaires)

http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-parlementaires/travaux-commissions/AudioVideo-62969.html

Lien pour le Texte:  http://blogue.marioasselin.com/files/2016/02/egide_royer_memoire_pl86.pdf

Bravo pour cette intervention, j’admire le courage d’Égide Royer qui présente un mémoire vraiment excellent. Il touche aux fondements de l’éducation et ce qu’il faudrait faire pour que notre système d’éducation soit meilleur et permettent selon lui, à ce que 85% de garçons et 90% de filles obtiennent un diplômes d’études secondaire (DES ou DEP) (note: pas des attestations ou des certificats…)

Résumé:

  • Que le Ministère de l’éducation base ses politiques sur des données probantes (la recherche en éducation)
  • Implanter pour tous les enfants du Québec (pas seulement les milieux défavorisés) la maternelle 4 ans obligatoire. La maternelle 4 ans avec un duo une éducatrice et une enseignante
  • Dépister et intervenir très tôt, surtout au niveau du langage et du comportement auprès des enfants à risque
  • Mettre obligatoire de fréquenter l’école jusqu’à l’âge de 18 ans ou l’obtention d’un diplôme du secondaire
  • Rehausser la cote R pour la sélection des futurs enseignants et augmenter l’exigence de la maîtrise comme c’est le cas de plusieurs professions
  • Établir un Ordre professionnel et donner à l’enseignement  le statut de Profession
  • Créer un Institut National de Recherche en Éducation afin d’éclairer le milieu de l’éducation et le Ministère sur les données probantes

Critique

  • Le mémoire est très bien documenté, très bien appuyé par diverses statistiques
  • La présentation était excellente, rigoureuse, bien documentée et soutenue par un savoir savant, mais aussi un savoir d’expérience (40 ans en éducation)
  • j’endosse l’ensemble des propositions présentées dans ce mémoire, à l’exception peut-être de l’obligation de l’école jusqu’à l’âge de 18 ans (mon idée à ce sujet n’est pas faite)
  • La présentation était extrêmement critique à l’égard du Ministère de l’éducation et du peu de succès de ses politiques, de ses réformes ou de ses investissements
  • Le Ministre de l’Éducation, Moreau était plutôt sur la défensive, mais tous les député des oppositions ont été enchantés de la présentation (Thérèse David a dit  » notre invité à brassé la cage »
  • Malheureusement, malgré l’excellence de la présentation d’Égide Royer, son intervention avait peu à voir avec le projet de loi 86 sur la gouvernance. En résumé, Égide Royer disait au Ministre et aux députés, vous avez beau changer les structures, cela n’aura aucun effet sur la réussite et la persévérance des élèves
  • L’autre aspect un peu négatif, selon moi, c’est « le ton » utilisé à l’égard de l’auditoire. (ici je suis prudent, car c’est délicat). J’ai trouvé que le ton donnait  l’impression de:  « Avec l’autorité, l’expérience qui me donne la vérité ». Ce ton me rend un peu mal alaise. Les expressions suivantes: « Voici, suivez moi bien », « Il faut appuyer les interventions sur des données probantes ».  Il est possible que ce ton passe mal le message.

Malgré cette dernière critique, j’ai trouvé excellent l’intervention d’Égide Royer.

Dans mon livre sur L’alliance entre le savoir issu de la recherche et le savoir d’expérience qui sortira en avril 2016, j’aborde toute la question des données probantes et des nuances qu’il faut y apporter. J’aborde aussi le danger  des attitudes « dogmatiques » tant des chercheurs que des praticiens.

(Humour) Un prof allumé

 

Quand Démosthène inspire… un prof allumé 

Un jour, l’abbé Maurice Laliberté, un homme immense de corps et d’esprit, qui avait un humour caustique et percutant, était au tableau noir en train de disséquer pour nous, une imbuvable phrase de Démosthène, célèbre orateur athénien.
L’inattention était générale et ceux qui ne dormaient pas cherchaient des trucs pour rester éveillés.
Pendant que le prof, le dos tourné à sa classe, écrivait au tableau, l’un d’eux entreprit d’imiter avec sa bouche le bruit que fait un bouchon qui saute de sa bouteille… Cela produisit un gros effet. Tout le monde étouffa d’un rire puissant et s’attendit à une semonce magistrale de la part de l’officiant.

L’abbé se retourna tranquillement vers son auditoire, promena sur nous un regard olympien, et, son petit sourire cynique au coin des lèvres, déclara avec la plus délicieuse solennité : 

« Mes enfants, vous ne pouvez pas savoir quelle volupté intellectuelle et quelle réconfortante joie cela peut être pour un professeur que d’entendre la cruche de sa classe se déboucher en sa présence. »

Source: courriel d’Angèle Brouillette et de Simon Papillon

Note : Certaines images ou certains textes présentés dans cette section proviennent de sources circulant sur Internet. Si vous êtes titulaire des droits d’auteur d’un document reproduit ici et souhaitez qu’il soit retiré ou que la source soit précisée, veuillez communiquer avec l’auteur du site.

Alliance entre la recherche et la pratique (2016)

L’alliance entre le savoir issu de la recherche
et le savoir d’expérience 

Pour se procurer le livre

http://www.beliveauediteur.com/DefaultPage.aspx?Key=14638&MyA=138917&MyMembreID=0&EscuelaRef=135598

 

Table des matières

Préface de Lorraine Savoir-Zajc  
Remerciements  
Quelques éléments d’information pour faciliter l’utilisation de ce livre  
Témoignage de l’auteur sur son vécu de la culture universitaire : le savoir issu 
de la recherche et le savoir d’expérience  

Introduction  

PARTIE 1 • Théorie

Chapitre 1 LES SAVOIRS  

La signification des termes : notion, concept* et théorie*  
La signification des termes : connaissance et savoir*  
Les différents types de savoirs  
Les savoirs et les croyances*  
La validité des savoirs  
Les savoirs et le concept de compétence*  
Conclusion  
Questionnement réflexif au lecteur  

Chapitre 2 LES SAVOIRS ISSUS DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE :
LES APPROCHES ET LES TYPES 
DE RECHERCHE  

La science*  
Les différents domaines des sciences  
La recherche en sciences humaines et sociales : éducation et psychoéducation  
Les approches de recherche  
Les principaux types de recherche  
Conclusion  
Questionnement réflexif au lecteur  

Chapitre 3 LES SAVOIRS ISSUS DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE :
LES MÉTHODES DE RECHERCHE
 

Les différentes méthodes de recherche  
Les forces et les limites de la recherche  
Conclusion  
Questionnement réflexif au lecteur  

Chapitre 4 LE SAVOIR D’EXPÉRIENCE  

La clarification des termes  
Le savoir d’expérience  
Les conditions de validité du savoir d’expérience  
Les forces et les limites du savoir d’expérience  
Conclusion  
Questionnement réflexif au lecteur  

Chapitre 5 LE TRANSFERT DE CONNAISSANCES

L’historique du transfert de connaissances  
La variété de la terminologie associée au transfert de connaissances  
Les différents motifs favorisant l’utilisation du transfert de connaissances  
Les modèles de transfert de connaissances  
Les conditions facilitant l’utilisation du transfert de connaissances  
Apports et limites du transfert de connaissances  
Conclusion  
Questionnement réflexif au lecteur  

Chapitre 6 L’ALLIANCE ENTRE LA RECHERCHE ET LA PRATIQUE  

Les approches en transfert de connaissances  
Le pont entre les chercheurs et les praticiens  
Les conditions pour favoriser l’alliance entre chercheurs et praticiens  
Conclusion  
Questionnement réflexif au lecteur  

Chapitre 7
LA PRATIQUE PROFESSIONNELLE

Qu’est que la pratique professionnelle en éducation (enseignement) et en psychoéducation  ?
Qu’est-ce qu’une « bonne pratique* » ?  
Les bonnes pratiques et les données probantes  
Conclusion  
Questionnement réflexif au lecteur  

PARTIE 2 • Applications pratiques  

Chapitre 8 L’ANALYSE D’UNE PRATIQUE  

L’analyse d’une pratique professionnelle  
Le choix d’une nouvelle pratique  
Conclusion  
Questionnement réflexif au lecteur  

Chapitre 9 L’ACCOMPAGNEMENT DU DÉVELOPPEMENT PROFESSIONNEL  

Qu’est-ce que l’accompagnement ?  
Les objectifs de l’accompagnement  
Les rôles de l’accompagnateur  
Le rôle de l’accompagné  
Un outil pour l’accompagnement : École et Stratégies  
Conclusion  
Questionnement réflexif au lecteur  

Chapitre 10 LE DÉVELOPPEMENT PROFESSIONNEL ET SES OUTILS  

Les caractéristiques du développement professionnel  
Le changement  
Les conditions du développement professionnel  
Les compétences professionnelles en éducation et en psychoéducation  
Les outils de développement professionnel  
Conclusion  
Questionnement réflexif  

Conclusion  

Glossaire  

Références  

Références à des sources secondes  

Documents consultés  

Commentaires des « amis critiques » (2015)  

 

Annexe A
LA PSYCHOÉDUCATION  

Annexe B
LES COMPÉTENCES. LES COMPÉTENCES PROFESSIONNELLES EN ENSEIGNEMENT ET EN PSYCHOÉDUCATION  

Annexe C
OUTILS UTILISANT LE TRANSFERT DE CONNAISSANCES DÉVELOPPÉS PAR L’AUTEUR  

Annexe D
RÔLE-CONSEIL DU PSYCHOÉDUCATEUR  

Préface

Un regard sur le transfert de connaissances.
La préface de Lorraine Savoie-Zajc

La thématique centrale du livre, les interactions nécessaires entre savoirs d’expérience et savoirs issus de la recherche, se situe au cœur des problématiques de développement professionnel et d’ajustements des pratiques professionnelles qu’il s’agisse des pratiques des praticiens ou de celles des chercheurs. Comment pourrait-on envisager le rehaussement des compétences des praticiens sans passer par la validation offerte par la recherche qui questionnera le caractère rigoureux et approprié de tels changements ? Comment les chercheurs pourraient-ils continuer à faire avancer les connaissances si la pertinence sociale et scientifique de celles-ci n’est pas reconnue et qu’elles ne trouvent ni écho ni résonnance sur le terrain de la pratique ? Comment leur pratique de recherche s’en trouvera-t-elle alors modifiée ? L’alliance recherche-pratique constitue donc les deux faces d’une même médaille : celle de l’amélioration des pratiques professionnelles dans une vision de la personne qui poursuit son parcours de formation et d’amélioration, sa vie durant, en puisant, à la fois, dans les registres des savoirs issus de son expérience et des savoirs issus de la recherche.

L’alliance entre le savoir issu de la recherche et le savoir d’expérience: le transfert de connaissances, livre produit par Pierre Potvin, s’inscrit dans cette perspective. L’auteur développe des concepts et il offre des outils aux lecteurs afin de non seulement réfléchir à cette importante dynamique qui devrait exister entre les savoirs d’expérience et les savoirs issus de la recherche mais aussi d’en faire la promotion. Les chapitres proposés veillent à renseigner le lecteur, l’aider à faire des liens, susciter sa réflexion et fournir des outils pour passer à l’action.

Ainsi, Pierre Potvin renseigne le lecteur par des chapitres qui offrent des définitions et des réflexions sur les savoirs et les divers types de savoirs dont ceux qui proviennent de l’expérience et ceux issus de la recherche ainsi que sur les notions reliées au transfert des connaissances. La position de l’auteur est claire à cet égard : il n’y a pas de préséance entre les types de savoirs car il montre clairement que si les savoirs d’expérience sont enrichis par les savoirs issus de la recherche, ces derniers ne pourraient suffire à eux-mêmes s’ils n’étaient validés par la pratique.

L’alliance entre le savoir issu de la recherche et le savoir d’expérience: le transfert de connaissances suscite aussi la réflexion du lecteur soutenue par celles de l’auteur. Elles sont présentées sous la forme d’encadrés et sont émaillées dans le texte. Ces réflexions communiquent le regard sage de l’auteur à propos des notions développées alors qu’il tente de faire la part des choses : est-ce réaliste ? est-ce crédible ? est-ce acceptable du point de vue de la pratique et du point de vue de la recherche ? La richesse de ces encadrés traduit l’alliance que l’auteur a lui-même réalisée dans sa carrière entre sa posture de praticien et celle de chercheur. Les réflexions proposées encouragent le lecteur à faire de même, de sorte que Pierre Potvin crée une interaction avec son lecteur et guide celui-ci dans une mise à distance éclairée.

Finalement l’ouvrage propose au lecteur des outils: des guides pour effectuer des analyses de pratiques ainsi que pour accompagner le développement professionnel sont rendus disponibles. L’auteur suggère aussi la consultation d’un ensemble de sites web où le lecteur est susceptible de trouver davantage de renseignements et de ressources sur les questions liées au développement professionnel et sur l’accompagnement.

En somme, L’alliance entre le savoir issu de la recherche et le savoir d’expérience: le transfert de connaissances constitue un ouvrage fort riche susceptible d’intéresser un large lectorat : autant l’étudiant en éducation ou en psychoéducation (car les propos touchent les deux champs professionnels) mais aussi le professionnel en exercice qui souhaite réfléchir à son propre développement professionnel et se donner des pistes d’action et de réflexions pour le faire. Les chercheurs en éducation et en psychoéducation sont également touchés par ces questions et les propos de Pierre Potvin. En effet, le livre souligne très justement que les ajustements et les changements de pratiques professionnelles passent par l’implication des praticiens, le plus tôt possible dans l’activité de recherche. De plus, Pierre Potvin fait bien ressortir la dynamique complexe du transfert des connaissances produites par la recherche. Il met en avant-plan l’importance de l’accompagnement des praticiens pour les aider à s’orienter dans les transferts et il propose des modèles d’accompagnement issus de sa riche expérience de travail avec des milieux de pratique. Les chercheurs sont donc invités à considérer, au cours de leur lecture de l’ouvrage, les atouts d’une conception de la recherche qui se fait en collaboration avec les praticiens, une recherche qui se fait avec eux plutôt que sur eux. Ils devraient aussi se sensibiliser à la question du type de diffusion des connaissances issues de la recherche et porter une attention spéciale à la façon la plus appropriée pour rejoindre les milieux de pratique.

Le rapport 2004-2005 produit par le Conseil supérieur de l’éducation, intitulé Le dialogue entre la recherche et la pratique en éducation : une clé pour la réussite soulignait d’ailleurs l’importance d’une telle alliance. Le rapport concluait par la formulation de cinq orientations susceptibles, selon les auteurs, de renforcer l’alliance recherche-pratique. L’alliance entre le savoir issu de la recherche et le savoir d’expérience: le transfert de connaissances produit par Pierre Potvin s’inscrit clairement dans la cinquième orientation qui se lit comme suit : « intensifier le transfert de la recherche et la diffusion des savoirs pratiques en éducation » (p. 74). Pierre Potvin développe des propos et il offre des outils clairement décrits et finement réfléchis pour le soutenir.

Lorraine Savoie-Zajc est professeure émérite de l¹Université du Québec en
Outaouais. Spécialiste des thématiques associées au processus de
changement en éducation, elle s¹est engagée, au cours de sa carrière, dans
des formes de recherche qui mettaient au premier plan les voix et les
expertises des praticiens.

 

Méthode d’écriture

Méthode de recherche et d’écriture
(26 janvier 2016)

Voici la méthode que j’ai développée et que j’utilise lors de la réalisation de mes projets d’écriture. Cette méthode à été utilisée dans les deux derniers livres: Comprendre l’apprentissage pour mieux éduquer et L’alliance entre le savoir issu de la recherche et le savoir d’expérience Béliveau Éditeur.

  1. Identification d’un thème
  2. Documentation sur le thème
    1. Ce que j’ai déjà écrit, s’il y a lieu
    2. Recherche sur Google – bibliothèque UQTR – ma bibliothèque
      (27-01-16). Le défi ici est de m’assurer que l’information est de qualité, valide.
  3. Lecture des documents – identification au crayon des passages importants
  4. Traitement texte des passages importants – enregistrement dans un chapitre ou une annexe. Identification précise de l’auteur de la page.
    (27-01-16). Je découvre qu’il est préférable d’intégrer dans le texte de base  petit à petit les nouvelles informations que je traite (lecture), plutôt que de cumuler beaucoup de nouvelles information et de l’intégrer plus tard.  Attendre plus tard, devient une tâche trop lourde.
  5. Enregistrement de la référence précise avec parfois l’adresse internet. Impression et classement du document papier s’il y a lieu.
  6. Composition du texte, reformulation des extraits des auteurs avec identification de la référence.
  7. Nouvelles recherches complémentaires, ajouts.
  8. Raffinement de l’écriture, réorganisation du texte, des parties et des chapitres.
  9. Lecture d’ensemble raffinement de l’écriture
  10. Pour deux ouvrages, utilisation d’un réviseur du texte. Réécriture du texte avant la révision par la maison d’édition
  11. Soumission à des Amis-critiques (+- 5 personnes) du manuscrit aux fins de la validation du contenu. corrections. Suite aux commentaires, nouveaux ajouts et retraits, corrections.
  12. Soumission à une maison d’édition.
  13. Révision de l’ouvrage par la maison d’édition, travail de correction.

Psychoéducation VS Psychothérapie

Préambule
Voici un article qui présente une réflexion  sur la différence entre la psychoéducation (intervention psychoéducative) et la psychothérapie. Cette réflexion n’engage que moi comme auteur et aucunement l’OPPQ ou l’OPQ ou ses membres.

L’origine de cette réflexion fut déclenchée par un échange sur le réseau courriel de l’OPPQ. à la fin janvier 2016. Cet échange m’a stimulé à écrire le présent article.

Le champ d’exercice des psychoéducateurs

http://www.ordrepsed.qc.ca/fr/grand-public/pl21/

« L’exercice de la psychoéducation consiste à évaluer les difficultés d’adaptation et les capacités adaptatives, déterminer un plan d’intervention et en assurer la mise en œuvre, rétablir et développer les capacités adaptatives de la personne ainsi que contribuer au développement des conditions du milieu dans le but de favoriser l’adaptation optimale de l’être humain en interaction avec son environnement. L’information, la promotion de la santé, la prévention du suicide, de la maladie, des accidents et des problèmes sociaux font également partie de l’exercice de la profession auprès des individus, des familles et des collectivités. »

Définition de la psychothérapie selon L’OPQ

http://www.ordrepsy.qc.ca/fr/public/la-psychotherapie/definition-de-la-psychotherapie.sn

Au Québec, la loi définit ainsi ce qu’est la psychothérapie :

Un traitement psychologique pour un trouble mental, pour des perturbations comportementales ou pour tout autre problème entraînant une souffrance ou une détresse psychologique qui a pour but de favoriser chez le client des changements significatifs dans son fonctionnement cognitif, émotionnel ou comportemental, dans son système interpersonnel, dans sa personnalité ou dans son état de santé. Ce traitement va au-delà d’une aide visant à faire face aux difficultés courantes ou d’un rapport de conseils ou de soutien.

Il existe d’autres interventions qui s’approchent de la psychothérapie mais qui n’en sont pas. Pour éviter de confondre ces interventions avec de la psychothérapie, le règlement de l’Office des professions sur la délivrance du permis de psychothérapeute en énumère un certain nombre et en donne une définition précise.

L’OPQ présente diverses interventions qui ne sont pas de la psychothérapie

https://www.orientation.qc.ca/files/OPQ_TravauxInterordres_Complet_FINAL_Web.pdf

 

  • La rencontre d’accompagnement
  • L’intervention de soutien
  • L’intervention conjugale et familiale
  • L’éducation psychologique
  • La réadaptation
  • Etc…

Mes réflexions sur la psychothérapie et la psychoéducation

La psychothérapie  

J’ai personnellement une « longue expérience » non comme psychothérapeute, mais comme utilisateur de la psychothérapie et bien entendu comme psychoéducateur. J’ai eu l’occasion de vivre différentes formes de psychothérapie: lors de ma formation en psychoéducation  – approche psychanalytique avec le Dr Voyer (psychiatre); approche en psychologie dynamique avec le Père Noel Mailloux; approche en bioénergie, analyse transactionnelle,  et différentes autres approches.

Ce qui me semble  caractéristique de la psychothérapie, du moins en référence à mon savoir expérientiel, c’est que la plupart du temps, le mode utilisé est le verbal, la pratique réflexive, parfois l’utilisation du jeu de rôle, des exercices et des devoirs à faire. Favoriser la conscience de la personne concernant ses émotions, les moyens qu’elle utilise, etc.

Habituellement, le psychothérapeute écoute la personne présenter son vécu et par des questionnements et les réflexions, guide la personne à devenir consciente de son vécu et de comment arriver à améliorer sa situation. L’aspect verbal, de réflexion, de liens de causes à effets est souvent présent.

Des exemples de psychothérapies classiques sont présentés dans deux séries d’émission de TV : Au secours de Béatrice et En thérapie.

L’approche psychoéducative, l’intervention psychoéducative

Afin de mieux saisir les caractéristiques propres à la psychoéducation, je fais référence à ses origines. Qu’elle était la vision de la psychoéducation par leur créateur (Gendreau et Guindon, entre autres)

À ma connaissance, la création de la profession « d’éducateur » de « psychoéducateur » au départ, par Gendreau et Guidon, était de voir au développement d’une nouvelle sorte de « psychologue ». Un praticien qui se rapprocherait de la réalité vécue par les personnes à aider. Un professionnel qui utiliserait et appliquerait la psychologie et la pédagogie  (psychopédagogue) en accompagnant directement la clientèle. À cette époque, l’approche était fortement influencée par le constructivisme piagétien : on apprend en expérimentant, en étant en interaction avec son environnement. L’aidant, le professionnel s’intègre dans cet environnement et l’utilise. C’est la référence au vivre avec, au vécu partagé, à l’organisation du milieu, à l’utilisation de l’activité d’apprentissage.

Bien entendu, avec le temps et la réalité des conditions de travail des psychoéducateurs et des types de missions des milieux (scolaire, de santé, etc.) les façons de faire ont changé.

À mon avis, les fondements cependant ne devraient pas changé

  • Le développement d’une relation significative avec la clientèle
  • La référence à l’environnement (le milieu), l’entourage (forces et vulnérabilités)
  • La référence à la réalité, au vécu pratique de la personne et aux actions à réaliser
  • Le souci d’apprentissage par les défis bien dosé, etc.

Je crois que ces quelques fondements peuvent se réaliser de multiples façons

  • Seulement par des rencontres individuelles ou en groupe à la condition de faire des liens avec  le vécu et l’environnement de la personne, ou
  • En accompagnant directement la clientèle (vécu partagé)
  • Par l’entremise de mise en situation, de jeu de rôle, d’activités psychoéducatives

Où j’en suis présentement

Psychothérapie et intervention psychoéducative (psychoéducation) sont deux « mondes » différents et complémentaires.

La psychothérapie navigue dans l’univers « psychique » , le mental, la santé mentale en utilisant le verbal, la cognition, l’analyse réflexive, la rétrospection, etc. – bien entendu, ici il y a beaucoup de nuances à faire selon les approches (cognitive comportementale, humaniste, béhavioriste, etc.)

La psychoéducation est avant tout centré sur la réalité de l’adaptation, l’identification de ce qui favorise et défavorise cette adaptation à la réalité; sur la construction ou la reconstruction par apprentissage de ce vécu dans cette réalité. L’environnement (le milieu) est l’un des outils important…

Voici un document important sur « L’exercice de la psychothérapie et des interventions qui s’y apparentent » . Produit lors des travaux Interordres professionnels

http://www.ordrepsed.qc.ca/~/media/pdf/Publication/OPQ_TravauxInterordres_Complet_FINAL_Web.ashx?la=fr

http://www.ordrepsed.qc.ca/~/media/pdf/Publication/Lexercice%20de%20la%20psychothrapie%20et%20des%20interventions%20qui%20sy%20apparentent.ashx?la=fr

Voici un document sur l’utilisation du terme psychoéducation

http://www.ordrepsed.qc.ca/~/media/pdf/Publication/Avis-%20Utilisation%20des%20termes%20psycho%C3%A9ducation%20et%20psycho%C3%A9ducatif.ashx?la=fr

Voici une texte comparatif de l’intervention en psychothérapie et en psychoéducation
– une étude de cas

https://www.ordrepsed.qc.ca/~/media/pdf/Publication/OPPQ-Vignette%20Charlot-TAS-201912.ashx?la=fr

https://www.ordrepsed.qc.ca/~/media/pdf/Publication/OPPQ-Vignette%20Laura-TSPT-201912.ashx?la=fr

Commentaires

Bonjour M. Potvin, 

En tant que psychoéducatrice qui travaille à l’étranger et qui plus est, pour confondre encore plus les choses, membre de l’ordre des psychologues là-bas, merci pour ce texte!! C’est un bon résumé et j’ai bien apprécié! 

Au plaisir, 

Emilie Leclerc, 
psychoéducatrice et psychologue à Sao Paulo, Brésil

***

Commentaire de Geneviève Chenard psychoéducatrice
Pour faire la différence entre la psychothérapie et la psychoéducation, voici ma façon de voir:
… Je dis souvent à mes clients qu’ils sont comme des verres remplis de liquide, liquide amassé au fil de la vie et de leurs expériences. Alors que le psychothérapeute pourra les aider à comprendre ce que contient le verre, puis voir comment s’assurer qu’il ne déborde pas ou plus, mon travail (comme psychoéducatrice) est de les aider à s’adapter avec ce qui est dans le verre (un peu simpliste, mais toujours est-il que je le vois comme ça et ça leur illustre beaucoup la distinction entre les deux). Nos moyens sont similaires (soit la rencontre individuelle parfois et la discussion), mais on n’a pas nécessairement les mêmes objectifs. Ainsi, j’utilise principalement les “faires”, donc le faire faire, et l’utilisation et la communication pour faire cheminer le client. Je pense donc que je fais de la psychoéducation et non de la psychothérapie. Bien sûr, je ne fais que du court terme (6 rencontres).
Évidemment, je peux aussi tenir compte des “types d’activités” donc les activités d’experimentation en lien avec le faire faire (tenir compte du niveau d’autonomie des gens) pour les faire “tester” de nouveaux mécanismes d’adaptation….

 

 

 

Le génie des leçons de Boscoville

Cher lecteur, à ma connaissance, vous ne trouverez nul part ce type d’analyse de Boscoville et du processus de rééducation avec les fondements de la psychoéducation « naissante »

Préambule

Mon expérience de psychoéducateur et d’éducateur physique à Boscoville fut des plus importantes dans l’établissement des bases de ma vision de l’être l’humain. Boscoville était un modèle en rééducation d’adolescents délinquants durant les années 1960 et 1970 et je faisais partie de la grande équipe qui avait la chance de vivre cette expérience unique. Un milieu d’expérimentation, alliant la théorie et la pratique, l’université et les praticiens. Un milieu éducatif par excellence pour des adolescents. Un milieu qui offrait une éducation et une rééducation complètes, par l’entremise, entre autres, d’activités physiques et sportives, culturelles, scolaires. Cette expérience était influencée par la psychoéducation et Gilles Gendreau.

Les leçons de Boscoville

Ces leçons sont issues de mes réflexions suite à l’expérience de Boscoville et du regard que j’y applique quelque 40 ans plus tard, à la lumière de mon savoir issu de la recherche et de mon savoir d’expérience.

Note: les leçons ne sont pas présentées en ordre de rang d’importance.

Leçon 1 la relation

La relation éducateur jeune est fondamentale dans le processus de rééducation. Cette relation doit permettre de développer une lien de confiance et d,attachement. Ce lien n,a pas la même force avec tous les jeunes et tous les éducateurs. mais chaque jeune doit en arriver à établir une lien de confiance avec au moins l,un des éducateurs de l’unité.

Leçon 2 croyance dans le potentiel des jeunes

Malgré la sévérité des difficultés de certains jeunes, tous peuvent en arriver à se développer au point de pouvoir vivre d’une façon adaptée dans la société. Il n’y a pas de jeunes « irrécupérables ».

Leçon 3 la rééducation est un long processus

Éduquer un enfant, un adolescent est une question d’années. La rééducation d’un jeune qui présente des problèmes graves d’adaptation demande plusieurs années de « reconstruction ». Il n’y a pas de thérapie brève pour la rééducation.

Leçon 4 la personnalité de l’éducateur

La personnalité de l’éducateur demeure son outil fondamental le plus précieux avec une formation universitaire de haut niveau. Considérant que l’éducateur doit interagir avec des jeunes qui ont développé des mécanismes d’adaptation inadéquat et que ces jeunes auront tendance à reproduire les dynamiques dans lesquels ils se sont développés,l’éducateur doit être immunisé contre de nombreux pièges qui peuvent survenir en cours de processus de rééducation (pièges relationnels). Pour cette raison, l’éducateur doit avoir développé une connaissance et une conscience de soi à toute épreuve. Habituellement pour y arriver il faut entreprendre durant quelques années une psychothérapie.

Note: durant les années 1970 les éducateurs, dans le cadre de leur formation, devaient vivre une psychothérapie durant quelques années.

Leçon 5 le milieu, l’environnement éducatif

Le processus de rééducation est avant tout tout un processus d’éducation de haut niveau, d’apprentissage continue à tous les niveaux. Favorisant le développement des savoirs et des compétences au niveau des toutes les sphères:

  • cognitive – la scolarisation – matières de base (français, mathématiques, langue seconde). Utilisant une approche individualisée, systématique, active
  • artistique et culturel – expression picturale, poterie; par la pédagogie des projets – théâtre et cinéma – le livre et la reliure, etc
  • santé physique – éducation physique et sports – à tous les jours –
  • relationnelle – habiletés sociales – développement de relation interpersonnelle et de groupe
  • éthique et morale –
  • vie citoyenne
  • etc.

L’ensemble de tout le milieu Bocovillien est pensée, orchestré, animé pour favoriser le développement de chaque jeune par de multiples apprentissages. C’est un « laboratoire » de développement et d’apprentissage.

Afin de favoriser le transfert des apprentissages, le milieu a été pensée à l’image de ce qu’était la société de l’époque- mêmes activités scolaires, même types de sports, branché sur l,actualité par les projets, vivre dans de petites unités semblables à la famille et dans une ville avec son système politique.

Note critique: malheureusement, ce système n’était pas suffisant pour favoriser le transfert des apprentissage lors de la fin de séjours du jeune en internat. Il était alors confronté à un complexe de stimuli qui pouvaient faire resurgir d,anciens ^patrons de comportements. Il aurait fallu à l,époque accentuer la fréquence d’intégration, de sorties, etc. Cependant, le virage milieu des années 90, selon moi, n’était pas mieux.

Leçon 6 L’activité psychoéducative

L’activité psychoéducative était au cœur du processus de rééducation. Tout ou presque passait par les activités. Chaque activité (scolaire, art, activités physique, etc) poursuivait un double but: un but éducatif (s’instruire, développer ses compétences sportives, sa créativité, etc) et un but psychoéducatif. Le but psychoéducatif se réalisait par l,entremise des « événements naturels » qui se produisaient dans le cadre du vécu des activité (exemple: au niveau scolaire : gérer la difficulté d’un blocage dans un apprentissage – en sport, le respect des règles et la gestion de la frustration face à l’échec). Il y avait mille et une occasions psychoéducative.

Leçon 7 une conception naturaliste

Contrairement à aujourd’hui où l,on implante des programme spécialisés pour le développement de multiples compétences (exemple: gestion du stress – développement des habiletés sociales, etc). La conception Boscovillienne était dans une approche naturaliste. Le vécu quotidien fournissait les sources multiples d’événements à exploiter à des fins psychoéducatives – lors des activités – des temps libres – du vécu de groupe, etc.

À suivre… peut-être d’autres leçons

Boscoville origine de la psychoéducation

Bonjour à tous et à toutes,
 
En ce début d’année 2016, c’est avec grand plaisir que nous mettons en ligne deux courts films conçus dans le cadre d’une enquête orale portant sur l’histoire de Boscoville. La première capsule donne la parole aux anciens résidents; la seconde aux pionniers et anciens éducateurs du Centre.  
 
 
 
 
 

Louise Bienvenue
Professeure, Département d’histoire
Faculté de lettres et de sciences humaines
Université de Sherbrooke
Sherbrooke (Québec) J1K 2R1

tél. (819) 821-8000 #63211

 

Le savoir et l’action

Savoir issu de la recherche et le savoir d’expérience (Potvin, déc. 2015)

  • Dans le savoir d’expérience, l’action c’est la pratique professionnelle.
  • Dans le savoir issu de la recherche, l’action c’est l’expérimentation qui permet de vérifier les hypothèses.

Il faut soumettre l’action à l’épreuve de la pensée et la pensée à l’épreuve de l’action (Goethe, cité par C. André). Cette phrase est pleine de sens et rejoint le mouvement de la pratique réflexive chez les enseignants et les professionnels.

(Diaporama) Van Gogh

Peintures de Van Gogh et musique

van gogh

van gogh

Animation Van Gogh

Vidéo

(Diaporama) Imagine – John Lennon

Imagine

john lennon-imagine

Voir aussi l’interprétation du groupe Pantatonix

https://www.youtube.com/watch?v=NLiWFUDJ95I&feature=share

 

(Diaporama) L’automne

C’est l’automne, cliquez sur le menu Diaporama

c’estl’automne 07

 

(Diaporama) Villes du monde la nuit

Cliquez sur chaque diapo pour changer.

quand_la_nuit_est_venue

Surstimulation et pollution de l’esprit

Inspiré de Christophe André (2011). Méditer, jour après jours. 25 leçons pour vivre en pleine conscience. L’iconoclaste.

Les pollutions de l’esprit

Nos capacités attentionnelles sont à la base de notre efficacité mentale comme de notre bien-être… nos modes de vie contemporains tendent à les affaiblir et à l;es appauvrir: nous évoluons de plus en plus dans des environnements « psychotoxiques », quyi fragmentent notre attention en lui imposant de nombreuses interruptions (publicités – courriels – SMS)… ceci développe notre tendance à sauter d’un objet à un autre, d,un objet à un autre, d’une distraction à une autre… (André 2011, 96).

Il existe des pollutions psychiques qui contaminent notre esprit, violent notre intimité, perturbent notre stabilité intérieure … un matérialisme psychotoxique … (André 2011, 135).

Notre attention est sans cesse captée, attirée, et finalement fragmentée, segmentée. Elle finit pas devenir « accro » au bruyant, au clinquant, au facile, au prédigéré, au prépensé (André 2011, 135).

On est gavé d’informations qui tournent en boucle et se répètent d’un jour à l’autre… notre conscience devient encombrée de trop de choses inutiles… (André 2011, 136).

La surabondance n’a rien à voir avec la fertilité (André 2011, 137).


(Potvin). L’explosion des nouvelles technologies, particulièrement du téléphone intelligent  et aussi des médias sociaux apportent avec elles de formidables possibilités, mais aussi des effets secondaires importants. J’observe autour de moi divers phénomènes:

  • cette nouvelle habitude d’autoportraits en surabondance  (sel fi) et ce partage sur les médias sociaux – ce besoin de faire savoir qu’on existe…
  • cette nouvelle habitude, dans des colloques ou congrès, lors de pauses, d,être rivé à son   Iphone, à texter, et envoyer des SMS. Une impression que le monde est occupé ailleurs au lieu de se parler ici et maintenant
  • …

 

Vidéo

(Musique) Belle nuit – Barcarolle – Offenbach

Belle nuit – Barcarolle
Les contes d’Hoffman d’Offenbach

Anna Netrebko et Elina Garanca

https://www.youtube.com/watch?v=0u0M4CMq7uI

Une autre interprétation

https://www.youtube.com/watch?v=is0Lb4cj_3c

Le plaisir, la consommation…

Dans ce  texte j’analyse l’importance accordée, à notre époque (2015), au plaisir et à la consommation. Le tout bien soutenu par le système  économique capitaliste qui se nourri essentiellement de la dépendance de la population à consommer. Avant d’aborder ma réflexion sur le plaisir et la consommation, il est important de bien comprendre comment fonctionne notre organisme au niveau neuropsychologique. Pour ce faire je me réfère à mon livre Comprendre l’apprentissage pour mieux éduquer (Potvin, 2015) Béliveau éditeur.  Deux thèmes sont alors pertinents: le cerveau et le circuit de récompense et la motivation générale à l’émission d’un comportement.

Le cerveau et le circuit de récompense

Afin de favoriser la survie de l’espèce, la nature a prévu de nous récompenser lorsqu’on assumait nos fonctions vitales, comme se nourrir, réagir à l’agression et se reproduire. Au cours de l’évolution de notre espèce, se sont développées dans notre cerveau des régions dont le rôle est de récompenser l’exécution de ces fonctions vitales par une sensation agréable (le plaisir, la sensation de satisfaction lors de la réponse à un besoin).

Ce processus de récompense, ou de renforcement, lors de la réalisation de nos comportements est fondamental, puisqu’il favorise la reproduction ou la répétition de nos comportements. Il est indispensable à notre survie, car il nous fournit la motivation nécessaire à la réalisation des actions ou des comportements qui nous protègent et nous permettent de survivre.

Ce système est un véritable circuit de la récompense qui s’est développé afin de favoriser les comportements reliés, au départ, à nos besoins fondamentaux. Un circuit de la récompense situé au cœur de notre activité mentale et qui oriente nos comportements. Avec le temps, ce circuit s’est graduellement élargi à l’ensemble de nos apprentissages et à l’ensemble de nos besoins non nécessairement vitaux, permettant de nous inciter à répéter les expériences plaisantes apprises au cours de notre vie. C’est un système de connexions nerveuses, dont le messager chimique qui assure la connexion entre ces neurones est la dopamine.

Malheureusement, ce processus de récompense et de gratification peut aussi jouer en notre défaveur, lorsque nous développons des habitudes de vie néfastes pour notre santé physique ou psychologique et qui sont renforcées par le circuit de récompense*. C’est le cas par exemple des pratiques excessives liées à l’habitude de fumer, aux jeux de hasard, à la consommation de psychotropes ou encore au sexe.

La motivation générale à l’émission d’un comportement

La motivation fondamentale ou primitive de l’organisme se caractérise par la réponse à un besoin physiologique essentiel à sa survie ou vital, comme c’est le cas de la faim, de la soif, du sommeil. L’incapacité de répondre à ce type de besoins vitaux met en cause la survie de l’individu.

Un besoin représente un manque dont la présence est ressentie comme indispensable (besoins physiologiques) à la vie, sinon très important (besoin d’estime de soi). Le besoin, c’est l’écart entre ce qui existe présentement et ce qui est nécessaire ou souhaitable. C’est dans ce sens que la motivation générale à l’émission d’un comportement est dictée par la nécessité ou non de répondre à un besoin. La motivation est présente à plusieurs niveaux puisqu’elle tend à répondre à divers besoins en interaction :

  • les besoins biologiques (faim, soif, sommeil,etc.) ;
  • les besoins appris (télévision, voiture, médias sociaux, etc.) ;
  • les besoins symboliques (prix, l’argent, les honneurs, etc.) ;
  • les besoins cognitifs (intérêt, découverte, etc.).

L’une des fonctions de la motivation sera de répondre à des besoins qui auront pour conséquence de motiver le comportement de l’individu qui cherche à combler un besoin matériel ou psychologique.

On doit à Maslow (1908-1970) l’une des théories sur les besoins, celle de la hiérarchie des besoins. Ce chercheur a identifié cinq besoins fondamentaux qu’il considérait comme hiérarchisés, c’est-à-dire qu’un besoin de niveau supérieur ne pouvait, selon lui, s’exprimer que lorsqu’un besoin immédiat ou inférieur avait été satisfait.

Les besoins d’ordre inférieur

  • Besoin physiologique ou biologique : besoins vitaux comme boire, manger et dormir ;
  • Besoin de sécurité : besoin de protection, de stabilité, de tranquillité et d’équilibre sur le plan matériel, dans la vie quotidienne comme dans les relations interpersonnelles ;
  • Besoins sociaux : besoin d’amour, d’affection ; besoin d’appartenance à un groupe et à une collectivité;

Les besoins d’ordre supérieur

  • Besoin d’estime : besoin d’être reconnu, respecté et estimé, d’avoir du prestige ; besoin d’être fier de soi, de se sentir compétent et maître de sa destinée ;

Besoin de réalisation de soi : de s’épanouir, de développer ses talents et de les mettre à profit de la manière la plus créative possible.

Réflexions sur le plaisir et la consommation

On constate qu’au départ notre organisme (notre cerveau) est doté d’un système de récompense qui nous aide à assumer nos fonctions vitales de survie. Ce système de récompense avec le temps ne s’est pas limité aux fonctions vitales (survie). En effet, comme humain « intelligent » nous avons développé la faculté d’exploiter ce système de récompense afin d’en tirer les bienfaits, soit le plaisir

  • plaisir de la table (bons  plats, bon vins, etc.)
  • plaisir du divertissement (spectacles, musiques, etc.)
  • plaisir sexuel (autre que se reproduire)
  • plaisir du jeu

À ce système de récompense s’ajoute la motivation et les besoins.  Encore ici, on a dépassé largement les besoins fondamentaux, soit physiologique, de sécurité, d’amour et d’estime pour répondre à des besoins « appris » (consommation)

  • besoin d’argent pour consommer
  • besoin de beaux habits, bijoux (pour faire l,envie des autres) ou afficher son pouvoir
  • besoin de techno (téléphone intelligent, tablette, etc.)
  • besoin d’une belle maison, belle auto
  • besoins…

Pour bien comprendre pourquoi à notre époque il y a un « excès » de recherche du plaisir et de la consommation, il faut alors ajouter au système de récompense de notre organisme et à la motivation (les besoins) la question des conditionnements. Les conditionnements, particulièrement le conditionnement classique (pavlovien) entretient nos comportements d’une façon inconsciente (automatique).

À suivre…

Le système économique capitaliste

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Vidéo

(Musique) Bolero de Ravel

Bolero de Ravel Andre Rieu

 

 

Vidéo

(Musique) O Mio Babbino Caro Puccini

 

 

Anna Netrebko 

 

 

Pratique de la pleine conscience

Inspiré de Christophe André (2011). Méditer, jour après jours. 25 leçons pour vivre en pleine conscience. L’iconoclaste.

La pleine conscience. Qu’est-ce que c’est au juste? On peut considérer cela comme une forme de méditation, mais aussi, comme une façon de vivre.

La pleine conscience consiste à intensifier sa présence à l’instant , à s’immobiliser pour s’en imprégner, au lieu de s’en échapper ou de vouloir le modifier par l’acte ou la pensée.(p.18)

Le but de la pleine conscience n’est pas seulement, ou prioritairement, de nous faire du bien ou de nous conduire à la détente, mais simplement d’être conscients de ce qui se passe en nous (p.46)

La pleine conscience, ce n’est pas de la relaxation (où l’on a besoin du silence ou du calme), mais de la méditation (où il s’agit de cultiver un rapport apaisé au monde). (p. 57)

Dans la pleine conscience, nous allons ainsi renoncer à vouloir arrêter ou fuir le flot de nos pensées, et choisir de l’observer. .. Légèrement décalé, on s’observe penser… ON utilise ainsi nos capacités de conscience réflexive, qui consistent à s’observer soi-même. (p.67)

Le travail de la pleine conscience sur les pensées consiste simplement à prendre conscience du bavardage irrépressible de l’esprit! (73)

Vivre, c’est vivre l’instant présent. On ne peut pas vivre dans le passé ni le futur: on ne peut qu’y réfléchir, y spéculer, y ressasser ses regrets, ses espoirs, ses craintes. Pendant ce temps on n’existe pas. Rien ne remplace l’expérience de l’instant présent (p.29)

Parmi les pratiques méditatives, la peine conscience repose notamment sur une expérience respectueuse des sensations corporelles (p.44)

La respiration « est le moyen le p-lus puissant pour se connecter à l’instant présent » (p. 32). Le souffle, c’est l’ancre de la pleine conscience, qui nous aide à nous amarrer à l’instant présent (p.36).

La pleine conscience va l,encontre de notre tendance naturelle à retenir l’agréable et à repousser le désagréable (p.80)

Concernant les émotions: … nous allons travailler sur nos émotions. Non pour les empêcher, mais pour les observer... prendre le temps de ressentir ce qui se passe en nous, se connecter doucement à notre état émotionnel… juste nous rendre présent à ce que nous éprouvons (p. 82)

Elle nous propose de ne rien faire et juste de rester là. À notre poste d’observation, à la vigie de l’introspection. La pratique de la pleine conscience nous aide à décrocher: on n,y recherche rien, il n’y a pas de but. On se donne le temps, on décide, librement, d,aller doucement. on prend le temps de s’asseoir, d’observer, d’éprouver (p.141).

À poursuivre…

 

Médecin et pouvoir: prise 2

Il n’y a rien de plus précieux que la santé. Les médecins détiennent le pouvoir, dans certaines circonstances, sur la vie et la mort. C’est tout un pouvoir.

Un tel pouvoir donne de la prise à la négociation des conditions salariales. La population est très sensible à la question de la santé, de la maladie et de la mort. Elle est aussi très sensible aux écarts entre les riches et les pauvres. Les médecins font partie des Riches, des « Gros poissons ».

La rémunération des médecins a fait l’objet d’un rattrapage afin d’en arriver à être comparable aux salaires des médecins Canadiens. Ce rattrapage a tenu compte, selon la présidente des médecins spécialistes des facteurs jouant pour chaque province (ex: à Vancouver le coût de la vie ne se compare pas à Montréal, etc.).

Le problème se situe à plusieurs niveaux:

  • le principal est le fait de payer à l’acte. Plus tu poses de gestes médicaux, plus ton salaire s’élève. Pourquoi ne seraient-ils pas payés à « salaire ». la présidente des médecins spécialistes a mentionné qu’il était reconnu qu’un médecin payé à salaire « performe » moins bien que lo0rsqu’il est payé  » à la pièce ». Est-ce vraiment une raison suffisante?
  • il semblerait exister toutes sortes de conditions liées aux actes. Je me demande si une infirmière qui vaccine un patient  coûte la même chose qu’un médecin? le même acte.
  • ..

Je reste perplexe sur la situation médicale au Québec, les salaires très élevés, sans parler ici de toute la question des médicaments et de leurs coûts exagéré.


Ajout le 24 mars 2016

Cet article du Devoir, parle du faible salaire des enseignant comparé aux enseignants Ontariens. Une comparaison est établit avec la parité des salaires des médecins. On constate le principe de « Deux poids deux mesure »

http://www.ledevoir.com/non-classe/466370/vivre-de-l-air-du-temps

 

 

 

 

 

Réforme de l’aide sociale: prise 2

Le Gouvernement du Québec réforme l’aide sociale en mettant un accent, entre autres,  sur l’employabilité des jeunes. Les inciter à se trouver un emploie et quitter l’Aide sociale. Sinon… on coupe le chèque ($)…

Il semble que cela peut toucher de 20 000 à 30 000 jeunes. Les organismes qui s’occupent des jeunes (exemple; les auberges du cœur, organismes communautaires, etc.) mentionnent que ce n,est pas en punissant les jeunes qu’on favorisera leur insertion socioprofessionnel. Au contraire. Nombre de ces jeunes sont au prise avec des problèmes personnels importants (consommation, santé mentale, etc.) qui demande au contraire, de l,accompagnement, pas de la punissions.

personnellement, je crois aussi que le Gouvernement met de l’avant une approche « économique », de rendement, de performance.. inefficace.  Je crois qu’il faut au contraire investir  et soutenir les organismes communautaires qui s’occupent des jeunes.

L’amour au temps du numérique (un documentaire)

Préambule.

C’est un documentaire qui est passé à Télé Québec en début décembre 2015 et qui avait été présenté à Tout le monde en parle en fin novembre 2015.

Étant donné la nature des propos rapportés dans ce documentaire, j’ai trouvé important d’extraire les propos de jeunes dans la vingtaine sur l’amour, les fréquentations et l’utilisation des médias sociaux pour le « dating »

  • Auteures: Sophie Lambert et Line Richard
  • Réalisatrice: Sophie Lambert

Les jeunes interviewés (toutes et tous célibataires)

  • Sandrine Duhamel-Gonthier (21 ans) Hôtesse – manequin
  • Timothé Gill (19 ans)
  • Gabrielle Perreault (21 ans) a un bébé de quelques mois (serait selon sa psy une « nymphomane »
  • Karine St-Michel (19 ans) a été en couple durant 6 mois lors du tournage du documentaire
  • Stef Stoica (21 ans) travaille dans un nigth club
  • Stevo Trann (24) est gay

Ce documentaire est très intéressant, mais n’est pas une étude sociologique sur les valeurs des jeunes de 20 ans. Il n’est pas selon moi, non plus, représentatif de la jeunesse. Le choix des six participants apporte un biais dès le départ, de même que l’intention de la réalisatrice.

  • selon la réalisatrice Sophie Lambert, le but était de savoir comment les réseaux sociaux influencent la quête amoureuse;
  • parmi 80 interviews, 6 jeunes sont retenues à cause de leur façon particulière d’utiliser les sites de rencontre et leur manière de gérer leur image en ligne

Extraits de propos des jeunes

Selon la réalisatrice: à 20 ans on cherche à créer des liens, à être connu, on désir partager et être aimé.

Les sites de rencontres utilisés, sur téléphone intelligent: Tinder – Badou – Instagram.
C’est un bar open.

On est de la génération où il faut avoir:

  • les plus beaux « char »
  • la plus belle maison
  • la plus belle famille
  • le plus beau linge,
  • à l’école le plus beau coffre à crayon…

(un gars dit): si j’ai pas un « déclic » quand je vois la photo de la fille…
… après une nuit… faut pas que je sois tanné de la voir…

(Karine): je ne crois pas à cette notion du « couple ».. établi par la société. Un couple qui reste ensemble des années… fidèle.. je ne crois pas à ça… je ne crois pas que ce couple puisse être heureux. C’est déprimant de penser qu’une personne va coucher seulement avec une personne pendant 30 ans. ça serait bénéfique (en parlant de ses parents) qu’ils aillent voir ailleurs.

(parlant de son couple): on est un couple ouvert – actuellement on a pas couché avec d’autres, mais c’est certain que ça va arriver (note: elle est allé voir ailleurs, lorsque son chum l’a appris, il l’a quitté. De plus, elle a appris que son chum est allé voir ailleurs, ne lui a pas dit…).

(Gabrielle): elle vient d’avoir un enfant, mais ne sait pas qui est le père… et ça ne la dérange pas (finalement, suite à un test de paternité le père a été identifié. Ellle a couché avec 104 haommes différents… elle dit aimer la diversité.

(Sandrine): le sexe est une activité comme une autre… avec lui ou avec un autre c’est pas mal tout pareil.

(Stef): les parents ne comprennent pas c’est quoi le « Night life », a consommation de drogue. Si tu parrait bien et que tu as de l’argent ($) les filles viennent à toi. La fille qui te donne son numéro de téléphone c’est qu’elle veut du sexe pour la soirée.
Pour moi, ma futur femme devrait venir d’une bonne famille et que pas trop de gars qui sont passé dessus (note: Stef ne manquait pas les occasions pour « passer » sur plein de fille…).
Un gars (vison positive): c’est comme une clé qui rentre dans toutes les serrures (passe-partout)
Une fille (vision négative): une serrure qui se fait rentrer par toutes les clés = une saloppe (OUF!).
(parlant de couple): quand il ya un petit quelque chose (désaccord) à la place de règler cela on lâche… on lâche trop vite…
pourquoi qu’on resterait fâché avec elle, alors qu’on peut en avoir 15 autres.

(Timothé): il à une amie qui est une « fuck frend »… l,entente est clair… faire attention pour ne pas s’attacher. cette amie a aménagé chez lui, ils couchaient ensemble, mais sans sexe (?).

(Sandrine): elle a quatre prétendants pour être le père de ses enfants…
Aujourd’hui la réputation d’un gars – ce qui parait bien c’est de paraître épais, être courailleux, matcho, beau et chaud… la fille, elle, qui montre trop ses seins, se maquille trop et sort trop, c’est une saloppe.


Conclusion de la réalisatrice

Ces jeunes sont-ils différents? Ils ont les mêmes rêves d’engagement, mais vivent dans environnement – d’image – de surabondance de partenaires potentiel qui bouscule tout.

Ces jeunes, finalement veulent de la stabilité, mais les ruptures faciles les ramènent à la case départ.

À la question: Comment vous vous voyez dans 10 ans. Toutes et tous se voient dans une relation stable; avec une famille, des enfants, une maison.

La réalisatrice dit: moi je suis de l’époque où on était en amour et où on rêvait de sexe – tout bascule aujourd’hui, on est dans le sexe et on rêve d’amour.

Mes réflexions

  • je ne crois pas que ces jeunes sont représentatifs des jeunes dans la vingtaine
  • je vois ça comme un « trip » de jeunesse… pour certains
  • les propos des jeunes démontrent une injustice, une inégalité au niveau des perceptions et des relations gars/fille. Il est beaucoup plus toléré les « écarts de conduites » pour les gars comparés à celles des filles
  • on présente le corps, la sexualité comme un produit, un objet de convoitise, une consommation. Le « sexe » est considéré au même titre que n’importe quel autres activités de consommation (aller au cinéma, au théâtre, prendre un bon repas au restaurant, « baiser »).
  • il y a une confusion entre « faire l’amour » (avoir du sexe) et être en amour.
  • le numérique, les réseaux sociaux et les sites de rencontre facilitent grandement la « quête amoureuse ». L’époque actuelle (2015) avec la pression à la consommation, à la performance, à la satisfaction de soi, à la quête de plaisir ouvre grande les portes aux excès de toute nature.
  • avec la révolution tranquille au Québec est arrivé un vent de liberté. S’est produit en même temps la pratique du « utilisez et jetez » (les crayons Bic, les Kleenex, les couches jetables). Par la suite l’informatisation et la rapidité d’accès à tout. Ces environnements où le « rapide », le « jetable », le « remplaçable », ont influencé les relations humaines. Ces relations sont devenues plus facilement: échangeables, jetables, etc.
  • ceci dit, je ne crois pas que ce qui ressort de ce documentaire représente le vécu et les aspirations des jeunes (du moins je le souhaite).
  • quelques expressions clés qui m’ont impressionnés:
    • c’est comme un bar ouvert
    • ne pas s’attacher
    • tout le monde est infidèle
    • avec lui ou avec un autre, c’est pas mal tout pareil
    • pourquoi rester avec elle qui est fâchée alors qu’il y en a 15 qui sont disponibles
  • ce documentaire a le grand mérite de nous faire réfléchir…

 

Résilience

Souvenir d’un vécu lointain

La résilience… réussir malgré tout ce qui va à l’encontre de la réussite.

  • réussir ses études et même plus
  • réussir une carrière professionnelle de « haut niveau »

Pourtant, tout était en place pour « une vie d’échecs »

  • famille d’origine en grande difficulté
  • pauvreté (aujourd’hui on parle de milieu défavorisé) – sauf que chez-nous pas défavorisé au niveau des valeurs
  • fragilité psychologique à l’enfance
  • vécu scolaire à l’enfance – primaire – très difficile  – deux redoublements
  • des prédictions d’un enseignants (conseiller en orientation) selon les tests d’intelligence « tu ne devrais pas poursuivre des études… tu n’as pas les capacités qu’il faut »

Mais!… de très beaux facteurs de protection

  • le plus important! est cette énergie intérieure à vouloir « comprendre » « réussir » et chercher de l’aide
  • le sport, la gymnastique et la compétition
  • la créativité, l’inventivité… une force intérieure importante
  • mes mentors… ceux qui croyaient en moi…(voir mes mentors dans ma biographie)
  • une marraine qui croyait que j’étais « intelligent » (c’est impossible.. les Potvin sont intelligents) et qui m’a fait passé d’autres tests… plus positifs
  • un déblocage à l’adolescence et ce goût, cette motivation pour les études… j’aimais l’école
  • alors… la fusée à décollée… vers les sommets.

Finalement… 2 certificats universitaires, 2 baccalauréats, une maîtrise, un doctorat.

C’est l’une des raison pour lesquelles j’ai consacré ma carrière de psychoéducateur, de chercheur universitaire à la réadaptation à Boscoville puis à la recherche en éducation concernant les élèves en difficulté.

 

Message: il faut croire dans les capacités, dans les ressources, dans la résilience des enfants, des adolescents… il faut être pour eux des « mentors ».

Souvenir de la « pauvreté » (1)

Souvenirs des années 1950…

686 rue Allard à Verdun. Ma famille (une mère, un père, une soeur et un frère) nous étions sur le Bien-être social, une famille pauvre sur la liste des familles pauvres de la Paroisse de Notre-Dame de la Garde.

On ne sait pas qu’on est pauvre, seulement quand on regarde autour de soi les autres enfants qui sont mieux habillés, qui partent en vacances ou qui ont un chalet pour l’été ou qui vont au club de tennis et au collège classique.

On se demande pourquoi à Noël on reçoit un « panier d’épicerie gratuit » (le Noel des pauvres de l’époque »  et que les souliers neufs que je  porte sont payés par le curé de la paroisse (le curé Naud).

C’est par la suite qu’on découvre la pauvreté et pourquoi à la maison il y a plein « d’étrangers »: des chambreurs, des oncles et des  cousins qui permettent à ma mère de « faire un peu de sous »  pour faire vivre sa famille.Mon père est « malade », ne travaille plus…

Noel, pas de cadeaux, pas d’arbre de Noel, seulement celui des chambreurs que je vois lorsqu’ils ouvrent la porte de leur pièce… un bel arbre de Noel, avec des lumières de toutes les couleurs.

Eh oui la pauvreté … pas fort pour construire l’estime de soi…

 

Bien-être social : 15 millions d’économies

Québec modifiera certaines modalités de son programme d’aide sociale afin d’économiser 11 à 15 millions de dollars, a annoncé le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

Il est question de faire du ménage dans la loi et d’aider les jeunes à l’employabilité. Tout ceci est très louable et personne n’est contre le fait de faire des économies et d’éviter les abus.

La députée Thérèse David, qui s’y connait dans ce domaine, estime que le Gouvernement au lieu de couper dans les prestations devrait investir des millions dans les organismes communautaires qui ont l’expertise pour venir en aide aux assistés sociaux. Je partage ce point de vue.

La problématique liée à la question des bénéficiaires de l’aide social est très complexe. On y retrouve les conséquences du décrochage scolaire, la non-qualification pour l’emploi, les problèmes de pauvreté et toutes les conséquences associées, les problèmes de santé physique et de santé mentale ainsi que la transmission intergénérationnelle. C’est à ces problèmes que le Gouvernement doit s’attaquer s’il veut favoriser l’employabilité et amener les assistés sociaux à quitter ce statut.

Vidéo

Hallelujah: Leonard Cohen /Rufus Wainwright / KD Lang / Pentanix/ André Rui

Leonard Cohen (l’auteur de la chanson – décédé novembre 2016 – 82 ans)
https://youtu.be/YrLk4vdY28Q

Rufus Wainwright: Hallelujah

https://www.youtube.com/watch?v=SNcpL0-TxVk

KD Lang:  Hallelujah

https://www.youtube.com/watch?v=YYiMJ2bC65A

Groupe  Pentanix

André Rui Allelujah 

https://www.youtube.com/watch?v=L0dkjKHlj6A

Jeune fille au concours America Got Talent 2016.
Cette jeune fille souffre d’un grave problème d’anxiété (trouble panique et agoraphobie) et elle triomphe…

https://www.youtube.com/watch?v=6Pl6Ptc6Wyg

Majestueux au violoncelle  

 Autres artistes

https://www.facebook.com/Qlfdeuxfreres/videos/860062537823154/

 

Vidéo

(Musique) Léo Ferré: Avec le temps

Léo Ferré: Avec le temps

http://www.jukebox.fr/leo-ferre/clip,avec-le-temps,3u5q5.html

https://www.youtube.com/watch?v=ZH7dG0qyzyg

 

 

Problème de santé mentale: le droit de dire non au traitement?

En octobre 2015, dans la région de Laval au Québec (Canada) un jeune homme de 19 ans perd la vie après avoir été agressé à coup de marteau par un homme ayant des problèmes de santé mentale. Deux autres personnes sont gravement blessées par cet agresseur.

L’homme de 34 ans arrêté pour une attaque mortelle au marteau avait des antécédents judiciaires et psychiatriques. Il avait déjà été reconnu coupable de voies de fait à deux reprises au cours des dernières années, dont une fois sur sa propre mère.

Cette personne ayant de lourds antécédents psychiatriques et de nombreuses accusations criminelles agissait dangereusement depuis plusieurs années.

Dans plusieurs cas similaires, notre Charte des droits et libertés donne le droit de refuser tout traitement et la personne devient libre de circuler comme « une bombe à retardement ». C’est tout simplement inacceptable, qu’au nom des droits et libertés de la personne on mette en danger la vie des citoyens. Ce jeune homme de 19 ans en a payé le prix et n’avait rien à voir avec cet agresseur.

Lorsqu’une personne est reconnue dangereuse (accusé plus d’une fois), avec des problèmes important au niveau psychiatrique (ayant un diagnostic), ses droits et libertés devraient être suspendus. Si elle décide de refuser les traitements, elle devrait perdre sa liberté afin de protéger la vie des autres et particulièrement ses proches.

Je suis un psychoéducateur et évidemment  en faveur de l’aide à donner aux personnes en besoin, mais certes pas au détriment de la protection des citoyens.

Vidéo

(Musique) Il Silenzio

https://www.youtube.com/watch?v=OyEL3NJSHIk

Vidéo

Musique du film: Zorba le Grec


http://www.youtube.com/embed/fzOU_kPhpSc?rel=0 

Autre

https://www.facebook.com/GreekGateway/videos/279426580152478/?t=57

 

Vidéo

(Musique) I Love Him – Andre Rieux


http://www.youtube.com/watch_popup?v=FcLF5wopyjo

 

 

 

 

Palmarès de la tricherie, de la malhonnêteté : quelle société !

Note: article mise à jour le 16-01-2016

J’en reviens pas, où sont passées ces valeurs qui sont les miennes et qui, il me semble, étaient les nôtres: l’honnêteté, la transparence, la recherche d’équité, de justice, de partage ?

Tous ces gens, ces organismes, ces firmes qui fraudent, qui trichent .

Je demandais à l’un de mes amis et ancien collègue universitaire «  Est-ce pire qu’avant où est-ce que c’est parce qu’on est plus informé » ? Il m’a dit : « c’est pire qu’avant », je partage ce point de vue.

Je crois que la pression à la consommation, l’appât du gain, la pression à être les meilleurs, le droit et la grande recherche du plaisir, la perte du sens moral et d’un minimum d’éthique peut en bonne partie expliquer la dérive que l’on vit.

Il faut retrouver un minimum de sens moral et d’éthique.


Exemples de tricherie, de malhonnêteté…

  1. Lacroix, et d’autres « arnaqueurs » ont frausé au niveau des placements de plusieurs petits épargnants
  2. Lise Thibault, (Gouverneur général – représentante de la Reine) accusé d’utilisation des fonds publiques à ses fins personnelles
  3. Volkswagen, accusé d’avoir installé un logiciel dans ses autos (diesel) qui permettait de fausser les données de performance …
  4. Toutes ces personnes accusées à la commission Charbonneau,
  5. Un groupe de personnes spécialisés à participer à des concours pour gagner des prix (moto neige, voyage, etc.). Ils utilisaient un système informatique qui permettait de générer des adresse courriels pour participer aux concours. des milliers d’adresses courriels. Il avait entre 80% et 92% de chance de gagner. par la suite ils vendaient les prix gagnés.
  6. Rapport du comité olympique (Philippe Bonds?). Le comité olympique d’athlétisme faisait « chanter » des athlètes médaillés qui avait été détectés « positifs » aux tests de dopage. On leur faisait payer une somme énorme pour « garder le silence ». Une athlète russe a payé plus de 600 000$.
  7. Les permis de CPE. La lois québécoise limite le nombre de permis de CPE qui ne doit pas dépasser 300 places. Des promoteurs utilisaient des « prêtes noms » afin d’obtenir de plus nombreux permis dépassant les 300 places.
  8. L’affaire Marcel Aubut (présentement sous enquête – 16-01-16) . Aurait  harcelé sexuellement de nombreuses employées du comité olympique. Plusieurs personnes du CA et d,autres autorités étaient au courant, mais on fermait les yeux étant donné la grande efficacité de Marcel Aubut d’aller chercher des fonds. De plus, Marcel Aubut est un avocat, ce qui pouvait faire peur aux personnes victime de se plaindre.

Les tannants ne sont plus punis… Ouf !

Chers écoles… chère éducation, ce que vous m’en faites voir de toutes les couleurs année après année.

Selon l’article de Daphnée Dion-Viens (Journal de Québec, 30 août 2015)  (que je respecte beaucoup),  » Des écoles préfèrent désormais récompenser les élèves qui entrent dans le rang plutôt que l’inverse… fini les punitions à l’école… »

On fait référence au professeur Steeve Bissonnette avec l’approche positive et  à Madeleine Piché qui était directrice de l’école N-D du Canada et qui a implanté une approche « d’encadrement par privilège ». J’ai encore ici beaucoup de respect pour les deux, car je connais leurs travaux. 

Pas de doute pour moi qu’une approche « positive » axée sur les comportements positifs c’est intéressant et souhaitable. Précisons cependant  ici qu’il n’y a rien de nouveau dans cette approche qui existe depuis des décennies – on a appris cela des béhavioristes. Possiblement ce qui est de nouveau c’est de l’implanter à plus grande échelle et d’une façon systématique.

Nuances et mise en garde. Dans mon livre Comprendre l’apprentissage pour mieux éduquer, je présente ce qui suit:

« La valorisation des comportements positifs (p. 212)

En éducation on reconnaît aujourd’hui qu’il est plus important de mettre l’accent sur les comportements « positifs » (valoriser, renforcer) plutôt que de se centrer sur les comportements négatifs, les manquements aux règles (critiquer, punir, etc.). Cet accent sur le positif n’implique pas de ne pas faire vivre les conséquences des actes (comportements inadéquats en classe par exemple) s’il y a manquement aux règles. L’idée ici est de faire l’effort d’attirer l’attention sur les comportements attendus et de les renforcer. »  

« Les tannants ne seront plus punis », n’est pas un message adéquat a envoyé aux éducateurs et aux enseignants. L’apprentissage du sens de la responsabilité envers ses comportements par le vécu des « conséquences » est très important. On apprend par nos succès, par nos erreurs et par nos échecs. L’une des erreurs qu’il faut éviter de commettre comme parent ou éducateur ou enseignant est de faire  en  sorte que les enfants ou les adolescents  ne vivent pas les « conséquences » à leurs actes (conséquences positives ou négatives).

Conclusion

Oui pour faire l’effort de renforcer positivement les comportements adéquats, oui pour mettre un accent sur les comportements adéquats, mais ceci n’a rien à voir avec le fait de ne pas « punir » ou faire vivre des conséquences aux actes…

Humour

Un locataire avait dans un logement à côté de chez  lui un jeune musicien qui jouait très fort de son instrument, ce qui nuisait à son sommeil. Le vieux monsieur pensa à une stratégie issue du béhaviorisme (les renforçateurs et leurs retraits). Il rencontra le jeune en lui disant qu’il aimait beaucoup sa musique et qu’il était prêt à le récompenser pour continuer à jouer tous les jours en lui donnant un montant d’argent chaque semaine. Ceci dura 2 ou 3 semaines. Puis, le vieux monsieur dit un jour au jeune musicien que malheureusement il ne pourrait plus le récompenser à l’avenir pour sa musique. Le jeune lui répondit alors que dans ces circonstances il se voyait dans l’obligation de ne plus jouer de la musique aussi fort. Finalement le vieux monsieur a pu dormir d’un sommeil profond.

Enlever un renforçateur peut devenir une punition.. ou ne pas mériter une récompense peut être interprété comme une punition.