Archives pour la catégorie b. Société

Des réflexions profondes qui méritent notre attention

Voici des réflexions profondes qui méritent notre attention. Je les partage avec vous

  • Nous ne sommes pas parfait, aucun de nous ne l’est. Nous nous trompons et ensuite nous pardonnons et c’est ce qui nous permet de nous améliorer (extrait du film La dernière chanson, auteur inconnu – 17-08-2019).

  • Ce n’est pas ce que vous ne savez pas qui pose problème. C’est ce que vous savez avec certitude et qui n’est pas vrai (Mark Twain).

  • Humilité. L’homme humble ne se croit pas inférieur aux autres, mais il a cessé de se croire supérieur (André Comte-Sponville, cité par Christophe André – 2019 – Liberté).

  • L’âge ride la peau, mais perdre son idéal ride l’âme (Gerald McArthur).

  • Malheur à celui qui n’est jamais tombé (Félix Leclerc).

  • Dans ce monde il faut être un peu trop bon pour l’être assez (Marivaux, cité par Pennac, 2007).

  • Il savait que les dynamiques familiales sont presque aussi uniques que les empreintes digitales. (Connelly, M. Sur un mauvais adieu, 2018).

  • La seule chose qui permet au mal de triompher est l’inaction des hommes de bien. (Edmund Burke).

  • Ça prend toute une vie pour apprendre à vivre (Pierre Potvin).

  • Ce dont on ne sait pas parler, il convient de garder silence (Ludwid).

  • Je m’étais encombré de problèmes en négligeant de savourer un simple trésor, vivre! (Schimtt, 2017 – La nuit de feu).

  • Les deux jours les plus importants de votre vie sont : le jour où vous êtes né et le jour où vous découvrez pourquoi (Mark Twain).

  • Le monde est dangereux à vivre! – Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, – mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire (Einstein).

Nous sommes Québécois : le nationalisme et l’interculturalisme québécois

 

Les origines historiques du nationalisme québécois

Le nationalisme québécois s’est développé au cours des siècles à partir de la colonie de la Nouvelle-France et par la suite plus fortement suite à la Conquête britannique de 1760 avec un pique lors de l’arrivée de la Révolution tranquille.

Après la Conquête britannique, c’était avant tout une idéologie axée sur la survivance des canadiens-français au sein du Canada. Celui d’une nouvelle nation en terre d’Amérique et de sa résistance face à l’assimilation anglo-saxonne.

L’accent de survivance s’accentue après l’Union des Canada (1841). L’ancienne majorité franco-catholique du Bas-Canada  bascule en infériorité et en position marginale dans le « Canada-Uni » où le nationalisme libéral s’accommode de l’impérialisme britannique et de l’ultramontanisme du clergé catholique.

Le rôle du clergé catholique d’ultramontanisme.

Les Patriotes prônaient des idées libérales, démocratiques et laïcistes tout à fait à l’opposition du clergé catholique et son approche d’Ultramontanisme et conservatrice qui condamnait bec et ongle le libéralisme et accordait une importance primordiale à la foi catholique et au devoir de soumission à l’autorité légitime anglaise. Ce fut alors une longue période (jusqu’à la Révolution tranquille) d’un puissant nationalisme catholique, qui domina la société québécoise durant un siècle.

Dans cette approche Ultramontanisme et conservatrice du clergé catholique canadien-français, face à la crainte de l’assimilation par la majorité anglophone, l’on renforce le modèle des sociétés de type traditionnelles en rejetant l’idée que le peuple est souverain et que l’Église et l’État doivent être séparés[1]. Les valeurs conservatrices sont renforcées et l’on censure toutes les idées et la littérature du siècle des Lumières et des communautés libérales et scientifiques de la France, des États-Unis et de la Grande-Bretagne.

L’idéologie de la survivance passe donc par l’obéissance à l’État, la censure, le contrôle des institutions sociales par l’Église (éducation, santé, etc.) et la promotion des valeurs traditionnelles et familiales dont le but est l’accroissement du nombre de Canadiens-français catholiques[2].  Cette censure de l’Église va affecter sévèrement le développement social, économique et culturel normal de la province de Québec jusqu’à la Révolution tranquille.  

D’une idéologie de la survivance des canadiens-français à un nationalisme orienté vers la souveraineté

L’on prend conscience de notre identité de « colonisé ». Le peuple québécois a été culturellement aliéné et dépersonnalisé. La seule solution devient l’indépendance nationale afin de nous libérer de la domination coloniale du Canada anglais.  C’est la naissance de la Révolution tranquille et du Parti québécois durant les années 1960-1970. Un vent de fraîcheur souffle sur le Québec et s’actualise en un processus de modernisation de l’État québécois. Émerge alors un nouveau nationaliste visant la libération nationale et la formation d’un pays.

Le pluralisme, la diversité, la majorité dominante,

Le Québec se transforme, l’immigration et l’intégration des différentes ethnies font leur œuvre et transforme le visage du Québec. Pointe alors des idées démocratiques qui inspirent une nouvelle façon de concevoir le nationalisme québécois. La nation québécoise comme entité politique doit pouvoir réunir diverses communautés socioculturelles afin de répondre au défi du pluralisme de la société québécoise.

Dans ce contexte, la culture québécoise doit s’appuyer sur un fondement symbolique (langue commune, valeurs, croyances, symboles, identités, traditions…). L’État quant à elle doit se soucier de maintenir et de protéger cette culture. De plus, ce fondement symbolique est forgé dans l’histoire, et est davantage associé à la culture fondatrice ou majoritaire.

L’interculturalisme québécois et le multiculturalisme canadien

Dans l’évolution de la société québécoise et canadienne, deux visions s’affrontent : le multiculturalisme canadien et l’interculturalisme québécois qui sont deux visions politiques et historiques diamétralement opposées.

L’origine de l’interculturalisme. Le Québec a rejeté la politique canadienne du multiculturalisme adoptée en 1971, le premier ministre Robert Bourassa ayant fait valoir que ce modèle ne convenait pas à la situation et aux aspirations du Québec.

L’interculturalisme québécois veut échapper aux dogmes du multiculturalisme canadien afin que la majorité historique de langue française au Québec[3] ne devienne pas un groupe culturel parmi d’autres comme c’est le cas avec l’approche du multiculturalisme canadien du gouvernement fédéral..

L’interculturalisme, contrairement au multiculturalisme canadien, reconnaît qu’au Québec il y a une majorité francophone et l’existence d’une culture commune. La culture québécoise. Cette culture doit servir de socle pour l’intégration des immigrants. Sans être assimilés, les immigrants s’intègrent et adoptent les valeurs de la culture québécoise et contribue à la nourrie.

La culture québécoise est bien vivante, elle n’est pas qu’histoire et origines, elle est moderne, distincte au sein de la francophonie et passablement métissée. Elle s’est nourrie des influences françaises, anglaises et américaines, de même que d’autres influences (irlandaises, grecs, italiennes, haïtiennes, etc.).

Le multiculturalisme canadien

Il faut donc reconnaître qu’a son origine, le multiculturalisme est une politique fédérale, conçue et mise en œuvre pour minoriser le Québec et briser l’élan qu’il avait pris depuis la Révolution tranquille.

Ce multiculturalisme fut mis de l’avant par le premier ministre Pierre-Eliott Trudeau, en 1971 et enchâssé dans la Charte canadienne des droits et libertés, en 1982. Ce multiculturalisme rabaisse le peuple québécois à un statut de gros groupe ethnique appelé à coexister avec d’autres groupes ethniques au sein d’une diversité dépourvue d’ancrage dans une culture commune. C’est impensable pour le peuple québécois.

Ma vision du nationalisme et de l’interculturalisme québécois

  • Le Québec est une Nation distincte avec sa langue (le français) et sa culture;
  • Tous les habitants du Québec sont des Québécois;
  • Au Québec, il y a une majorité francophone et l’existence d’une culture commune;
  • Cette culture sert de socle à l’intégration des immigrants. Il leur est demandé (aux nouveaux arrivés) de parler la langue officielle du Québec – le français et d’adhérer aux valeurs de la culture québécoises (démocratie, laïcité, égalité homme/femme, primauté du droit, l’exercice des droits et libertés de la personne se fait dans le respect de ceux d’autrui et du bien-être général, etc.) ;
  • Il n’est pas demandé aux immigrants de s’assimiler. Ils peuvent conserver des aspects de leurs culture et de leurs valeurs à la condition que ce ne soit pas en contradiction avec la culture et les valeurs québécoises. Ainsi, les nouveaux arrivés, sans être assimilés, s’intègrent et adoptent les valeurs de la culture québécoise et la nourrissent.
  • Contrairement à ce que prône le multiculturalisme, le peuple québécois n’est pas un peuple avec un statut de gros groupe ethnique appelé à coexister avec d’autres groupes ethniques au sein d’une diversité dépourvue d’ancrage dans une culture commune.

Certaines interdictions (selon mon point de vue –pas appliquées nécessairement actuellement)

  • En aucune façon une pratique culturelle ou religieuse ne doit venir remettre en cause le bien-être général de la population;
  • D’une façon générale il n’y n’a pas d’accommodement qui a pour motivation une pratique religieuse. Le Québec étant un État laïque;
  • Il n’y n’a pas d’accommodement qui touche la valeur fondamentale d’égalité homme/femme (exemple, en santé, une femme qui demande d’être vue par un médecin homme);
  • Le port du voile – Niqab et Burqa n’est pas accepté dans l’espace civique et publique, car il contrevient à la valeur fondamentale d’égalité homme/femme;
  • Autres (à venir)

Références

Ce texte fut inspiré par les lectures des articles suivants :

Beaudry, B. (2015). Nationalisme francophone au Québec.
https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/nationalisme-francophone-au-quebec

Wikipédia. Nationalisme québécois.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Nationalisme_qu%C3%A9b%C3%A9cois

Fatima Houda-Pépin. Le PLQ. Le parti de l’interculturalisme. JDM 10 août 2019
https://www.journaldemontreal.com/2019/08/09/plq-le-parti-de-linterculturalisme

Robert Dutrisac. Jeunes Libéraux : division sur l’interculturalisme. 10 août 2019 Le Devoir
https://www.ledevoir.com/opinion/editoriaux/560411/jeunes-liberaux-divisions-sur-l-interculturalisme

Gérard Bouchard. Des malentendus autour de l’interculturalisme Le Devoir 15 août 2019.
https://www.ledevoir.com/opinion/idees/560626/des-malentendus-autour-de-l-interculturalisme?utm_source=infolettre-2019-08-15&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

 

Autre texte intéressant

Gérard Bouchard. Des malentendus autour de l’interculturalisme Le Devoir 15 août 2019.
https://www.ledevoir.com/opinion/idees/560626/des-malentendus-autour-de-l-interculturalisme?utm_source=infolettre-2019-08-15&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

Guillaume Rousseau. Des malentendus autour de la convergence culturelle (Le Devoir 16 août 2019
https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/560692/des-malentendus-autour-de-la-convergence-culturelle?utm_source=infolettre-2019-08-16&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

 

[1] Il existe un pacte entre l’Église catholique et le colonisateur anglo-saxon. Laissez-nous le contrôle du peuple canadien-français par notre langue et notre religion et l’on vous assure la paix sociale par l’obéissance (Potvin, 2019).

[2] L’Église survalorise les grosses familles, la défense contre la contraception et l’avortement. La femme devient une génitrice (Potvin, 2019 – inspiré par ma conjointe Yolande Potvin Historienne des mentalités).

[3] Le Québec qui est la nation cofondatrice du Canada.

Qu’est-ce qui nous distingue, nous les Québécois?

Un beau texte sur notre identité à l’occasion de la laïcité de l’État
Texte dans La Presse de Francis Vailles

http://plus.lapresse.ca/screens/fa66531c-6155-4be9-bf84-ee3e3056bf43__7C___0.html?utm_medium=Facebook&utm_campaign=Microsite+Share&utm_content=Screen&fbclid=IwAR3AFKrp9NSfFSLD8Mdsuz8j6whWsUnQYpwe54oWSVu_CkfZS2mNmC6l2Vc

Connaissance de soi: profils de personnalité

Lors de l’écriture de mon livre Mon journal personnel.  Un outil pour se connaître à tout âge, j’ai découvert une approche que je ne connaissais pas concernant les types de personnalités.

La méthode se nomme l’Ennéagramme qui permet d’identifier 9 typologies de profils de personnalités. Je suis un universitaire et un chercheur et je suis très prudent sur les théories et les outils en psychologie. Celui-ci, je dois le dire, n’est pas validé scientifiquement et cela me dérange un peu.

Toutefois, j’ai répondu au questionnaire et les résultats m’ont étonné. Je me suis vraiment reconnu dans un profil et même découvert certains aspects de ma personnalité que je n’arrivais pas à bien identifier. Ce n’est pas la première fois que je passe en ligne des tests de personnalité validés et je peux vous dire que celui-ci m’étonne.

Je me suis limité aux descriptions des profils et au test en ligne. Je ne suis pas à l’aise avec les origines et l’aspect « théorique » qui entoure l’instrument.  Je recommande seulement le test et les 9 profils.

Voici le lien sur le résumé des 9 profils ou typologies. Vous avez aussi sur cette page en haut à gauche les 9 descriptions détaillées des profils.
https://www.eclecticenergies.com/francais/enneagramme/introduction

Voici le lien pour passer le test en ligne. C’est un peu long (+- 70 items : – Non – En partie – Oui )
https://www.eclecticenergies.com/francais/enneagramme/test

Le résultats vous donne votre profil principal de personnalité et aussi les autres tendances. Exemple: 2w5 et 5w3

Si vous décidez de répondre au questionnaire j’aimerais ça que vous m’écriviez un courriel afin de savoir si vous considérez l’outil valide pour vous.

Pierre.Potvin@uqtr.ca 

 

Notre identité québécoise, la laïcité, le point de vue d’une musulmane, etc.

Voici les liens avec de très bons textes qui touchent Notre identité québécoise, la laïcité, le point de vue d’une musulmane, etc.

Ma réflexion: Quand les personnes valorisent la différence, la beauté de la diversité, je partage seulement en partie cette valeur.  Être Québécois suppose comme identité que l’on conserve un noyau dur de valeurs communes et que ce n’est pas dilué comme peut le faire le multiculturalisme survalorisé par les anglophones et le fédéral.

Le Québec de l’enfance de l’auteure (Sofia Alami ), était ce qu’il était parce qu’il y avait encore un équilibre des valeurs dans la population. Cet équilibre tant à disparaître avec la diminution démographique des québécois et les manifestations de plus en plus visibles de signes et de pratiques religieuses qui nous déséquilibre dans notre évolution identitaire.

Liens:

https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/556413/la-difference-quebecoise-en-amerique-du-nord-est-mal-toleree?utm_source=infolettre-2019-06-11&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

www.ledevoir.com
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir «On ne peut comprendre une identité, fût-elle la nôtre, sans un regard sur son devenir, sur sa formation dans le temps», affirme l’auteur. J’ai lu, vendredi …

https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/556207/j-ai-mal-a-mon-identite-quebecoise

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L’identité est une chose fascinante. Elle dépend de notre rapport à ce qui nous entoure et elle peut évoluer dans le temps. Le Québec de mon enfance m’a fait sentir pleinement québécoise.

https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/556408/pour-une-meilleure-comprehension-mutuelle

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Réflexion proposée par Sofia Alami à la suite d’un texte publié le 7 juin.

 

Pourquoi croit-on les fausses nouvelles

 

Je vous présente un excellent texte  que m’a fait parvenir une membre de notre groupe de codéveloppement  Lise Casaubon (qu’elle a reçu elle-même de son fils) au sujet des fausses nouvelles Pourquoi croit-on les fausses nouvelles? Une présentation de 10 raisons et aussi comment notre cerveau fonctionne et parfois nous joue des tours. 

Le texte est un peu long, mais il vaut la peine d’être lu.

Je me suis déjà fait jouer un tour avec la fausse nouvelle sur le maire de Dorval, la viande de porc et les musulmans.  L’auteur du présent texte cite cet exemple à la fin du document. De plus, il suggère quelques moyens pour éviter de se faire prendre par de fausses nouvelles.

 

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1173415/pourquoi-croyance-fausses-nouvelles-complots-cerveau-biais-cognitifs

Violence conjugale: Prix du mérite exceptionnel à La Séjournelle

 

 

 Médaille du lieutenant-gouverneur du Québec
pour mérite exceptionnelle

Shawinigan, le mercredi 22 mai 2019 – Une cérémonie de remise de la Médaille du lieutenant-gouverneur pour mérite exceptionnel suivie d’une réception civique ont eu lieu, mercredi, afin de rendre hommage aux accomplissements de l’organisme La Séjournelle. Cet événement s’est tenu sous la présidence d’honneur du lieutenant-gouverneur du Québec, l’honorable J. Michel Doyon, en présence du maire de Shawinigan, monsieur Michel Angers, et de plusieurs invités.

« Encore trop présente de nos jours, la violence conjugale est une spirale destructrice pour les victimes qui peinent parfois à s’en sortir faute de moyens, d’aide et de support. La Séjournelle contribue de façon significative au mieux-être de la société et c’est avec beaucoup de respect et de considération que je lui remets la Médaille du lieutenant-gouverneur pour mérite exceptionnel », a ajouté l’honorable J. Michel Doyon, lieutenant-gouverneur du Québec. »

« La Séjournelle et les personnes qui gravitent autour de cet organisme font un travail incroyable auprès des femmes et des enfants victimes de violence conjugale », explique monsieur Angers. « La Médaille du lieutenant-Gouverneur pour mérite exceptionnel est pleinement méritée; elle met en lumière des personnes de cœur qui, au quotidien, posent des gestes qui font une différence significative dans la vie d’autrui. La Ville de Shawinigan est privilégiée de pouvoir compter sur une ressource comme La Séjournelle. »

« La Séjournelle est très reconnaissante de l’honneur qui lui est rendu aujourd’hui » de mentionner madame Isabelle Bourdeau, présidente de La Séjournelle. Elle ajoute « qu’au fil de ses 35 ans d’actions et de luttes, ce sont le courage et la détermination des femmes et les enfants victimes de violence conjugale, le soutien de sa communauté et l’engagement de ses partenaires qui motivent jour après jour l’équipe de La Séjournelle à Rêver l’impossible, pour réaliser le plus que possible ».

Notons que la Médaille du lieutenant-gouverneur pour mérite exceptionnel est à l’usage exclusif du lieutenant-gouverneur en fonction des valeurs et des causes qu’il soutient. Dans le cas de La Séjournelle, la candidature n’est pas venue d’un tiers; c’est au Cabinet du lieutenant-gouverneur du Québec lui-même qu’on a remarqué l’organisme afin de lui rendre hommage.

À propos de La Séjournelle

La Séjournelle est une ressource d’aide et d’hébergement qui vient en aide aux femmes et aux enfants victimes de violence conjugale depuis 1984. La Séjournelle offre des services gratuits et confidentiels aux femmes, aux enfants ainsi qu’à leurs proches (parents, amis, collègues, etc.) Elle a également développé un volet « Recherhe et développement » en collaboration avec l’Université du Québec à Trois-Rivières

Source
Véronique Gagnon-Piquès
Service des communications et des relations avec les citoyens
Ville de Shawinigan

819 536-7200 | information@shawinigan.ca

Note: je suis chercheur collaborateur à La Séjournelle avec la directrice générale et psychologue Denise Tremblay depuis plus de 20 ans

Les accommodements « irraisonnables »

En cette période de réflexion et de débat sur la laïcité (PL21 sur la laïcité de l’État – mai 2019), voici un article de la société Radio-Canada (Thomas Gerbet) Accommodements religieux : des employeurs dépassés par certaines demandes. Les exemples donnés dans cet article sont fondés et tirés d’un rapport du service-conseil de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. Ce sont des requêtes d’aide en matière d’accommodements religieux.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1169777/accommodement-religieux-raisonnable-emploi-entreprise-commission-religions-rapport-commission-droits-discrimination-conge

C’est vraiment incroyable les demandes d’accommodements pour motifs religieux qui sont faites à des employeurs par des employés (une bonne partie musulmans – pas tous). 

Personnellement je souhaiterais qu’un Québec laïc ne permettent aucun accommodement au travail pour motif religieux. Cela ouvre la porte à « l’anarchie » à de l’exagération, à du non sens. Ce sont les deux chartes qui ouvrent la porte à ces accommodements. Les seuls accommodements que j’accepterais seraient en relation avec : une condition de santé, un handicap, l’âge (adaptation personne âgée), la grossesse.

 Je crois (sous toute réserve) que le PL21 ne permettra pas ces demandes d’accommodement pour motif religieux. Je ne sais pas si cela va s’appliquer à tout le monde ou seulement les employés de l’État en autorité.

Je suis favorable à la pratique d’une religion – une vie spirituelle. C’est une valeur importante pour moi. Toutefois, cette pratique pour moi doit rester dans les lieux et les espaces prévus à cette fin: les églises, les mosquées, chez-soi. 

La mort d’une fillette de 7 ans, martyrisée par ses parents : une analyse d’un système défaillant

 

État de situation

Le Québec est sous le choc, il n’a su protéger une fillette de 7 ans martyrisée par ses parents et morte des suites de ses blessures. Elle a passé à travers les mailles du filet de sécurité des services de la Direction de la protection de jeunesse (DPJ).

Il faut bien s’entendre, c’était un cas lourd et complexe pris en charge depuis plusieurs années. Les faiblesses du système de protection ont permis à la dynamique de la famille proche et élargie de l’enfant d’avoir le dessus sur un système affaibli par plusieurs facteurs en cause. Ce système comprend les politiques gouvernementales (la loi de la protection de la jeunesse),  la justice (les avocats à l’Aide à la jeunesse), la DPJ, l’école que fréquentait l’enfant, ainsi que les services médicaux et sociaux.

Soulignons qu’il y a quelque 100 000 signalements par année à la DPJ. Une augmentation très importante ces dernières années. Que se passe-t-il dans nos familles québécoises pour que ce taux de signalement soit aussi élevé et augmente d’année en année. Mis à part l’explication  que de plus en plus de personnes se soucient de signaler des cas à la DPJ.

La mort de cette fillette de 7 ans est dramatique et devient un électrochoc pour tout le Québec. C’est un cas extrême, qui va servir de déclencheur pour analyser l’ensemble du système. Il est important de comprendre qu’il en existe des centaines d’autres cas qui sans mourir,  restent mal protégés. D’autre part, certains mentionnent que des milliers d’enfants et d’adolescents sont sauvés par le système, malgré ses faiblesses. Reste que la situation demande de prendre le temps de faire le point, d’analyser en profondeur notre système de protection qui finalement protège mal certains de nos enfants.

Analyse du système défaillant

Qu’on échappe une enfant et qu’elle finisse par mourir de maltraitance ne peut être attribué à une seule cause. C’est tout le système de protection de l’enfance qui est en péril, qui est en cause.

Ce n’est pas une situation nouvelle, une remise en cause de la DPJ fait partie du paysage québécois depuis des années. Lorsqu’on lit sur le sujet, on se rend compte qu’avec le temps les problèmes ont empiré.

Plusieurs facteurs sont pointés du doigt, en voici quelques-uns parmi les plus importants :

  • Les coupures financières dans le domaine de la santé et des services sociaux ont provoqué des conséquences négatives sur les services aux populations vulnérables.

  • La disparité des services selon les régions a mis en péril certaines régions moins bien servies.

  • La quantité énorme de cas à traiter, la lourdeur et la complexité des problèmes ont augmenté d’année en année.

  • Les conditions de travail très difficiles des intervenants qui doivent assumer une trop grande quantité de dossiers; le manque de supervision clinique;  la difficulté à recruter des intervenants qui sont de plus en plus jeunes et sans expérience pour faire face à la complexité des cas;  l’épuisement professionnel des intervenants qui les amène à quitter ce domaine de pratique et qui a pour conséquence de provoquer un taux de roulement du personnel qui empêche une vraie prise en charge des enfants, des adolescents et de leurs familles. Le lien de confiance étant très difficile à établir lorsqu’il n’y n’a pas de stabilité dans le personnel responsable du dossier.

  • La réforme du réseau de la santé et des services sociaux amenée par le PL-10. Ce qui a entrainé un bouleversement dans les équipes de gestion des services sociaux, dont la DPJ, et une perte importante de l’expertise acquise durant plusieurs années.

  • Dans cette réforme, l’intégration des services sociaux au système de santé qui en plus d’être le parent pauvre du système, s’appauvrit encore plus – le Gros mange le petit. Les services sociaux et la santé mentale sont les parents pauvres du système.

  • Une conception de la gestion axée sur les résultats (GAR) dans une approche tayloriste que certains appellent la gestion industrielle déshumanise les soins. « La fameuse approche Lean, nouvelle bible de gestion des services de santé et services sociaux, qui a gagné progressivement du terrain » (propos utilisés par une ex-DPJ – Danielle Tremblay). Qui dans bien des situations empêchait de maintenir la primauté des enjeux cliniques. Cette approche de gestion met les intervenants sociaux en conflit de loyauté – répondre aux réels besoins cliniques de la clientèle en étant déchirés par la pression au rendement, à la productivité, à la performance, à l’efficience.

  • Une idéologie de pratique qui pousse à laisser l’enfant dans son milieu familial à tout prix, parfois au péril de sa santé et de son développement lorsque les services d’encadrement de la famille et de l’enfant ne sont pas au rendez-vous.

  • Une réduction des milieux spécialisés pour l’enfance en grande difficulté (écoles spécialisées, autres ressources spécialisées pour enfant) avec l’idéologie du virage milieu.

Solutions

  • Sortir les services sociaux du giron de la santé et du modèle médical. Donner une plus grande autonomie et un financement protégé aux services sociaux.

  • Augmenter les ressources professionnelles dans le domaine des services sociaux et de la DPJ.

  • Offrir des conditions de travail moins stressantes et professionnellement plus intéressantes aux intervenants sociaux. Ce qui va favoriser à diminuer le roulement du personnel.

  • Offrir de la supervision professionnelle et l’occasion de travailler en équipe multidisciplinaire aux intervenants sociaux.

  • Ramener à l’avant une approche de gestion basée sur des enjeux cliniques et non seulement sur la performance et les impératifs de gestion. S’éloigner de l’approche du modèle médical.

  • Si l’enfant est maintenu dans sa famille, s’assurer d’un suivi et d’un soutien thérapeutique aux parents et à l’enfant.

  • Pour les cas lourds et complexes, avoir des ressources spécialisées dans chaque région du Québec (école spécialisée – centre jeunesse spécialisé).

Texte d’une ex-directrice de la DPJ

https://www.lavoixdelest.ca/actualites/le-fil-groupe-capitales-medias/lettre-dune-ex-dpj-55a3bd68b40e48e15d22052c162863e5?utm_campaign=lavoixdelest&utm_medium=article_share&utm_source=facebook&fbclid=IwAR3qOv812pZ7zNvoKZDHOBC2TBNz49r5GbzvPgFQqFXkboIlzdYiwiPP_ZE

Deux  articles sur le vécu des travailleurs sociaux

https://www.lapresse.ca/actualites/201905/07/01-5225136-des-travaiCleurs-sociaux-en-grande-detresse.php

https://plus.lapresse.ca/screens/177658ee-17af-4031-a1cc-a189622649cc__7C___0.html?utm_campaign=201905071800-lpp-tuesday-aws&utm_source=newsletter-mardi&utm_medium=email

Analyse d’un psychoéducateur

https://www.ledevoir.com/opinion/idees/553977/plaidoyer-en-faveur-de-la-bientraitance?fbclid=IwAR0HlYFb3ySoMcnmvaC4a-K4DUGChF9j7XHpzknts5FkSqhZXyTPms1r9Ro

 

Une fausse nouvelle au sujet du porc et la demande d’une famille musulmane au maire de Dorval

LA CITÉ DE DORVAL DÉNONCE LA CIRCULATION D’UNE FAUSSE NOUVELLE SUR INTERNET

Publié le 27-01-2015

Depuis plusieurs semaines, une fausse nouvelle circule sur les réseaux sociaux et dans les chaînes de courriels à propos du maire de Dorval qui aurait prétendument refusé de donner suite à une demande de parents musulmans à l’effet de retirer le porc de la cafétéria des écoles de la municipalité. Dans cette nouvelle, on y cite également les supposés propos du maire à l’endroit des musulmans.

La Cité de Dorval souhaite dénoncer cette fausse information et s’indigne contre cette usurpation d’identité de personnes travaillant pour la municipalité. Des internautes d’un peu partout dans le monde ont publié cette fausse nouvelle comme si elle était vraie, et le maire de Dorval souhaite maintenant remettre les pendules à l’heure en affirmant qu’en aucun cas, ni lui, ni ses représentants n’ont émis de tels propos.

Bien qu’il soit difficile de retracer l’origine de ce canular, nos recherches nous poussent à croire qu’elle aurait débuté aux États-Unis. Une fausse nouvelle similaire avait également circulé sur Internet à propos d’un maire de Belgique en 2013.

https://www.ville.dorval.qc.ca/fr/nouvelles/article/la-cite-de-dorval-denonce-la-circulation-dune-fausse-nouvelle-sur-internet

Laïcité au Québec: une analyse de Boucar Diouf

Opinion Boucar Diouf
La Presse 30 mars 2019

Laïcité : c’est reparti !

Boucar Diouf
Humoriste, conteur, biologiste et animateur

Note : le texte en italique pour attirer l’attention est de moi (Pierre Potvin)
Le texte est un peu long mais vaut la peine d’être lu.

J’ai hâte que ce dossier soit réglé pour qu’on puisse reprendre le crachoir aux extrêmes qui dictent le débat sur ce sujet qui divise le Québec depuis si longtemps.

Je parle ici des gens qui associent très souvent à tort tout ce qui les dérange à de la xénophobie en mélangeant religion, culture, race et identité dans des épisodes qui font souvent les manchettes. Mais je parle aussi de ces xénophobes qui pensent presque absurdement que la laïcité devrait être un programme d’interdiction des religions dans l’espace public d’un pays où la liberté de conscience est un droit fondamental.

Il est vrai qu’au cœur de la tension, ce sont surtout les groupuscules d’intégristes qui aspirent à mélanger religion et politique qui affrontent dans les réseaux sociaux, avec la complicité des médias traditionnels, des gens dont l’intolérance ou l’athéisme militant amènent à penser que la religion est un épiphénomène que la simple raison et l’argument scientifique devraient suffire à annihiler. C’est le fameux syndrome de Voltaire qui prédisait qu’il ne faudrait pas plus d’un siècle pour ne trouver la Bible que chez les antiquaires. On peut dire qu’il s’est gouré royalement, parce que la Bible reste encore un best-seller international indémodable.

Chassez le surnaturel et il revient au bungalow ! Voilà ce que le Québec, qui pensait avoir remis la religion à sa place, découvre avec l’ouverture des frontières.

Une situation qui sème une panique démesurée chez certains. Que voulez-vous, quand on a ramé si fort pour sortir des griffes d’une forme de totalitarisme religieux pendant une grande partie de son histoire, il est absolument normal d’être méfiant envers toute autre forme de cabale. Celui qui a déjà été mordu par un serpent se méfie parfois de ses lacets, disait mon grand-père. Malheureusement, à trop se méfier, on finit parfois par sursauter inutilement devant des leurres soigneusement manipulés par ceux qui gagnent à nous faire hyperréagir.

Il faut mettre fin à ce duel des extrêmes où la nuance et la retenue sont rarement applaudies par les plus belliqueux. Dans un coin, il y a les gens qui pensent faussement qu’immigrer, c’est renoncer à ce qu’on est pour devenir entièrement l’autre qui accueille. Et à l’autre bout, il y a ceux qui demandent à tout le monde de s’adapter à leur entièreté parce que le moindre compromis n’est pas une option pour eux. Entre ces deux groupuscules extrêmes qui déchirent le tissu social, il y a la majorité silencieuse qui se fait traiter de xénophobe ou se fait insulter dans sa croyance sincère et profonde.

Pourtant, n’en déplaise aux extrémistes de tous bords, le vivre-ensemble est une recherche de consensus. Par conséquent, il nécessite de marcher les uns vers les autres. C’est donc une grosse erreur que de laisser les plus radicaux s’autoproclamer les porte-parole d’un sujet aussi important et clivant. La seule façon de leur enlever le crachoir, c’est de tracer une ligne claire pour tout le monde.

La laïcité est un mouvement qui était en marche au Québec bien avant l’ouverture massive de ses frontières à l’immigration. Je suis de ceux qui croient qu’elle est un pilier important d’un vivre-ensemble désireux de célébrer davantage le « ensemble » que le « vivre ». Cette séparation entre l’État et la religion n’efface pas les appartenances et les croyances de qui que ce soit. Au contraire, elle aménage des cours de récréation à l’abri des représentations, car aucun signe d’appartenance ostentatoire n’est aussi banal et innocent que ne voudrait le faire croire son porteur.

Imaginez si Richard Henry Bain se retrouvait devant un juge arborant un macaron du Parti québécois. Est-ce que le magistrat réussirait à le convaincre que ce signe n’aurait aucun effet sur sa décision finale ? La même logique s’applique aux signes religieux ostentatoires chez les employés de l’État ayant un pouvoir de coercition. Que penserait, par exemple, un immigrant d’origine palestinienne qui conteste sa condamnation par un juge portant une kippa ?

À l’inverse, que penserait un jeune automobiliste portant une kippa qui se fait remettre une contravention discutable par une policière en hijab ?

Dans les trois exemples précédents, on peut parier que les signes affichés seront, à tort ou à raison, automatiquement associés à un sentiment anticipé d’injustice.

Depuis 13 années, toutes les élections au Québec sont hantées par la laïcité et force est d’admettre que c’est l’irresponsabilité du PQ et du PLQ qui a mené au pourrissement généralisé de la situation que nous connaissons maintenant. Largement mandaté par la population pour tracer une ligne de démarcation, le gouvernement Legault a décidé courageusement de prendre le taureau par les cornes. Mais il devra attacher sa tuque avec de la broche, car ça va brasser très fort et je ne parle pas seulement des campagnes de victimisation parrainées par la gauche moralisatrice dont le relativisme culturel semble devenu le seul projet social.

Le premier ministre Legault a beau dire à ses troupes de faire preuve de retenue, la tempête sera grosse et inévitable, surtout si lui-même continue de faire le lien entre laïcité et protection de l’identité québécoise. La laïcité est un simple principe de séparation entre l’État et la religion, et l’associer à la protection d’une identité, c’est prêter largement flanc à ceux qui disent que ce projet se fait contre eux.

En plus de la rébellion à l’intérieur du Québec qui s’organise massivement, le gouvernement Legault devra aussi faire face aux missiles provenant de l’élite médiatique et intellectuelle de l’anglophonie multiculturaliste canadienne, qui traitera le Québec francophone de tous les noms d’oiseaux. Elle demandera aussi au gouvernement Trudeau de répondre par la bouche de ses canons. Autrement dit, après l’affaire SNC-Lavalin, une nouvelle patate chaude québécoise se dessine donc pour le gouvernement Trudeau, qui devra jongler avec ce dossier qui a tout le potentiel de se transformer en dynamite électorale fatale au PLC.

Le Parti libéral du Québec aussi gagnerait sagement à ne pas trop diaboliser ce projet s’il ne veut pas traîner un lourd boulet à la prochaine campagne électorale. Pour cause, si le PLQ démonise l’initiative de la CAQ, il ne pourra faire autrement que de dire à son électorat traditionnel ce qu’il ferait avec cette loi une fois de retour au pouvoir. Bref, il faudra que le PLQ promette en campagne électorale de tout changer. Ce qui serait la chronique de sa crucifixion définitive dans le vote francophone, car ceux qui croient que ce dossier, qui touche une fibre trop profonde, mourra de sa belle mort se trompent royalement. Heureusement pour le PLQ, la parole sur ce dossier est confiée à une personne de retenue et de discernement qui s’appelle Hélène David.

Entre le multiculturalisme free-for-all britannique et la laïcité à la française, le Québec a bien le droit de trouver une fine ligne de consensus social.

En Angleterre, le multiculturalisme est une marmite en ébullition dont le couvercle est solidement vissé, la pression s’y accumule et l’explosion qu’on refuse de voir est imminente. En France, la marmite en ébullition est sans couvercle et les chaudes projections qui en émanent provoquent des brûlures irréparables dans le vivre-ensemble. Au Québec, ce dont on a besoin, c’est une simple soupape pour évacuer le surplus de pression de notre presto qu’on veut plus interculturel. Évidemment, les sifflements de vapeur chaude feront siler abondamment les oreilles d’ici l’été.

Moi, j’ai hâte que ce dossier soit évacué pour parler des enjeux hautement plus importants pour la grande majorité des immigrants. Je pense ici à la reconnaissance des acquis et des diplômes, le peu d’ouverture des ordres professionnels aux diplômés venus d’ailleurs. Dans les vraies affaires, il y a aussi le taux de chômage très élevé dans certaines communautés issues de l’immigration, la discrimination à l’emploi, la représentativité des minorités dans les institutions étatiques et les déficits d’investissement dans les programmes de francisation et d’employabilité qui aident ceux qui arrivent à voir la lumière qui illuminait leur rêve d’expatriés.

 

Lettre d’appui au projet de loi 21 sur la laïcité de l’État

Lettre d’appui au projet de loi 21 sur la laïcité de l’État

Lettre des universitaires, intellectuel.le.s et citoyen.ne.s pour le projet de Loi sur la laïcité de l’État

Le projet de loi no 21 :
un nouveau jalon dans la laïcisation progressive de l’État du Québec

Micheline LABELLE
Professeure émérite de sociologie et fondatrice de l’Observatoire international sur le racisme et les discriminations, Université du Québec à Montréal (UQAM)

Daniel TURP
Professeur titulaire à la Faculté de droit de l’Université de Montréal

et autres signataires…

Nous soussignés et soussignées, universitaires, enseignant.e.s au sein de collèges d’enseignement général et professionnel ainsi que d’établissements d’enseignement primaire et secondaire du Québec et autres intellectuel.le.s et citoyen.nes du Québec, nous réjouissons de la présentation du projet de Loi sur la laïcité de l’État (Projet de loi n° 21). Celui-ci vise à enchâsser la laïcité dans une nouvelle loi fondamentale du Québec et à affirmer, comme le prévoit son premier article et ce que l’Assemblée n’a jamais fait à ce jour, que « [l]’État du Québec est laïque ».  Le projet de loi no 21 fait en outre reposer la laïcité de l’État sur les quatre principes que sont : 1° la séparation de l’État et des religions; 2° la neutralité religieuse de l’État; 3° l’égalité de tous les citoyens et citoyennes et; 4° la liberté de conscience et la liberté de religion.

Le projet de loi ne se limite donc pas à mettre en œuvre le seul principe de la  neutralité mais  ajoute  une pierre à l’édifice de la laïcité. Il s’inscrit dans une histoire qui a vu le Québec procéder à une laïcisation progressive des institutions publiques, réalisée notamment par la déconfessionnalisation des commissions scolaires et des écoles publiques du Québec.

Comme l’ont fait de nombreuses autres nations du monde, le Québec veut traduire le principe de laïcité dans des règles visant à régir et interdire le port des signes religieux par des personnes exerçant des fonctions au sein de l’État ou au sein de certains établissements d’enseignement ainsi que par celles qui donnent et reçoivent un service de l’État Québec, au nom du devoir de réserve en ce qui concerne les convictions politiques ou religieuses  Destinées à fixer la portée et aménager l’exercice des libertés et des droits fondamentaux au Québec, nous considérons que ces nouvelles règles n’empêcheront pas de telles libertés et droits de s’exercer dans le respect des valeurs démocratiques, de l’ordre public et du bien-être général  des citoyens du Québec, et comme le prévoira la nouvelle version de l’article 9.1 de la Charte des droits et la libertés de la personne (Charte québécoise), dans le respect de la « laïcité de l’État ».

Nous sommes par ailleurs d’avis qu’il est opportun de mettre la future Loi sur la laïcité de l’État à l’abri de contestations fondées sur la Charte québécoise et la Charte canadienne des droits et libertés, en s’appuyant respectivement sur les clauses de dérogation des articles 52 et 33 de ces deux lois. La raison en est fort simple. L’ultime interprète de la Charte canadienne, ainsi que de la Charte québécoise, sera la Cour suprême du Canada. Se fondant sur l’article 27 de la Charte canadienne selon laquelle « [t]oute interprétation de la présente charte doit concorder avec l’objectif de promouvoir le maintien et la valorisation du patrimoine multiculturel des Canadiens », dont il faut rappeler qu’elle a été adoptée sans l’assentiment du gouvernement, du parlement et du peuple du Québec, le tribunal canadien de dernier ressort est susceptible de dire, comme il l’a fait dans une décision antérieure relative à l’obligation de témoigner devant un tribunal à visage découvert, qu’une loi interdisant le port d’un signe constitue une « réponse laïque […] incompatible avec la jurisprudence et la tradition canadienne, et restreint la liberté de religion là où aucune limite n’est justifiable ».

Dans ces circonstances et du fait que la liberté de religion, y compris la liberté de manifester sa religion, a été érigée en liberté quasi-absolue au Canada, voire en liberté hiérarchiquement supérieure aux autres libertés fondamentales, et notamment la liberté de conscience, il appartient à l’Assemblée nationale du Québec, dont la loi constitutive rappelle que celle-ci est « par l’intermédiaire des représentants élus qui la composent, […] l’organe suprême et légitime d’expression et de mise en oeuvre de ces principes [démocratiques de gouvernement] », d’avoir le premier et le dernier mot en donnant sa réponse laïque à la question du port des signes religieux et à faire naître une tradition québécoise en la matière.

Nous soussignés et soussignées, récusons par ailleurs, les accusations de racisme et  de discrimination à l’égard des minorités de diverses cultures et religion par ceux et celles qui proposent une conception québécoise de la laïcité distincte de la conception qui prévaut au Canada, aux États-Unis d’Amérique et au Royaume-Uni et qui se rapproche davantage de celle de pays tout aussi démocratiques que sont la France, la Belgique et la Suisse. Nous constatons que des organisations de la société civile au Québec, telles l’Association québécoise des Nord-Africains pour la laïcité (AQNAL) et l’organisme Pour les droits des femmes (PDF) au sein desquels militent notamment des personnes de culture musulmane ont exprimé leur appui à cette conception québécoise de la laïcité; sans compter également un fort appui provenant de divers,es citoyen.nes. issu.e.s d’autres minorités dont témoignent les recherches sur le terrain et sondages effectués depuis la dite « crise des accommodements raisonnables». Dans ce domaine il n’y a pas d’opposition binaire entre majorité et minorités ethnoculturelles comme le sous-tend un certains discours politique et administratif réducteur de la réalité.

Si le projet de loi no 21 constitue une avancée dans la voie de laïcisation progressive du Québec, cette laïcisation ne sera toutefois pas achevée avec l’adoption de la Loi sur la laïcité de l’État. De nouveaux gestes devront s’imposer encore pour assurer une application cohérente et intégrale du principe de la laïcité que le projet de loi no 21 contribuera à consolider et dont l’adoption par l’Assemblée nationale du Québec est aujourd’hui éminemment souhaitable.

Le projet de loi sur la laïcité, une évolution logique du Québec (Dossier)

La loi 21 sur la laïcité de l’État a été adopté par le gouvernement le dimanche 16 juin 2019 à 10.30h.
Le Québec est maintenant un État Laïque

Au Québec, le mouvement de laïcité de l’État à débuté graduellement. C’est avec la Révolution tranquille des années 1960 et Vatican 2 que les religieux abandonnent leur costume religieux (abandon d’un signe ostentatoire),  par la suite il y aura la déconfessionnalisation du système d’éducation. Malgré ces changements, l’État québécois n’est pas encore considéré comme un État laïque. C’est donc maintenant, pour la première fois, par le projet de loi 21, que l’État québécois peut devenir un État laïc.

Le projet de loi 21 sur la laïcité de l’État est une suite logique de la Révolution tranquille. Dans notre histoire,  nous avons vécu les jours sombres du contrôle excessif de la religion catholique sur le peuple québécois. Cette emprise tentaculaire contrôlait le système d’éducation et le corps des femmes. C’est également par son alliance avec l’État que le pouvoir de l’Église s’exerçait. C’est maintenant chose du passé et la loi 21 vient garantir qu’il n’y aura pas de retour en arrière.

Les symboles religieux étaient omniprésents au Québec avant la Révolution tranquille. Tout nous rappelait la religion : le crucifix dans les maisons, les icônes et statuettes dans les résidences, les écoles, les hôpitaux et autres endroits publics. L’habillement des religieux et les prescriptions de l’Église pour le contrôle des vêtements des femmes faisaient partie des exigences de la religion.

Rappelons que peu importe les religions, l’une de leurs missions est d’exercer un contrôle sur les pensées, les croyances, les valeurs et les comportements des fidèles. C’est ce que nous avons vécus au Québec. De leur côté, les pratiquants  témoignent de leurs croyances et de leurs valeurs religieuses en utilisant les signes qui signalent à autrui leurs identités religieuses (la croix, la kippa, le hijab, le kirpan, etc.) (1).

La laïcité de l’État signifie la séparation de l’État et des religions. Ce n’est pas un mouvement contre les religions, mais une neutralité religieuse de l’État qui signifie que toutes les religions sont sur le même pied d’égalité et que tous les citoyens et citoyennes sont égaux (hommes et femmes). Il n’y a donc absolument pas de discrimination fondée sur la race ou la religion comme certains l’entendent. De plus, la loi 21 n’est pas raciste, car le racisme affirme la supériorité d’un groupe sur un autre alors que la loi 21 affirme le contraire, soit légalité de tous les citoyens et citoyennes. Elle n’est pas non plus discriminatoire ou inégalitaire, puisse que toutes les formes de signes religieux de toutes les religions sont touchées autant chez les hommes que chez les femmes. À ce sujet, il est possible que le voile islamique chez les femmes donne l’impression d’être davantage visée, mais c’est parce que ce signe est plus « visible » et plus présent que les autres.

Les mouvements actuels de contestation de ce projet de loi par certains groupes sont anti démocratiques puisque le gouvernement (CAQ) de Legault a été élu démocratiquement à l’automne dernier par la majorité du peuple québécois. Ce même gouvernement a toujours été clair dans ses intentions, dans son programme politique concernant la laïcité de l’État. C’est ça la démocratie, parfois ça nous convient et parfois ça ne nous convient pas, mais il faut respecter ce que la majorité à décidé.

(1) Le sociologue Guy Rocher, en 2010, mentionne:  » La neutralité de l’État s,exprime par la neutralité de l’image donnée par ses représentants. Ces derniers doivent donc éviter d’afficher leur appartenance religieuse, politique ou philosophique. L’école publique n’est plus neutre si le corps enseignant ou la direction affichent ouvertement leur adhérence à une religion ».

Très bon texte sur les fondements de la laïcité

https://www.ledevoir.com/opinion/idees/581887/quebec-racisme-et-laicite-le-malheureux-amalgame

Très bon texte sur le Québec et sa différence avec les autres province et la laïcité

https://www.lapresse.ca/debats/opinions/201911/15/01-5249891-loi-sur-la-laicite-de-letat-le-canada-contre-le-quebec.php

Autre très bon texte de Louise Beaudoin sur la laïcité

https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/551662/laicite-et-progressisme?utm_source=infolettre-2019-04-08&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

Autre très bon texte de Louise Mailloux sur la laïcité (clause dérogatoire)

https://www.ledevoir.com/opinion/idees/551714/la-disposition-de-derogation-un-geste-d-affirmation-politique

Lettre d’appui au projet de laïcité

http://pierrepotvin.com/wp/index.php/2019/04/08/urgent-mouvement-dappui-au-projet-de-loi-21-sur-la-laicite-de-letat/

Bon texte sur l’intégrisme et le lien avec la laïcité
https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Fwww.ledevoir.com%2Fopinion%2Fchroniques%2F551986%2Fintegrista&title=%C2%ABIntegrista%C2%BB!

Et Aussi:

https://www.journaldemontreal.com/2019/05/13/la-laicite-garante-de-la-cohesion-sociale

https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/551452/droits-et-devoirs

 

Un beau texte de Boucar Diouf

http://plus.lapresse.ca/screens/ed53f98f-0a69-43a5-9e3b-f926e76e68a0__7C___0.html?fbclid=IwAR1MsOZwwE31JWuwrbcSl8JleA_9F_fQJdBRvtU5VdXKJRrcvB8KK0TPK48

Un point de vue différent sur le sens du voile. Juste pour nous mêler un peu plus.

https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/552160/le-voile-islamique-mieux-comprendre-pour-agir

Très bon texte du journaliste Mathieu Bock-côté sur la laïcité, l’opposition des anglophones et des ethnies de Montréal

https://www.journaldemontreal.com/2019/04/20/expulser-symboliquement-les-quebecois-de-chez-eux#cxrecs_s

Autre texte sur la position de QS face au voile et à la laïcité

https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/552990/pourquoi-je-quitte-quebec-solidaire?utm_source=Le+courrier+des+id%C3%A9es&utm_campaign=a1637bb690-EMAIL_CAMPAIGN_2019_04_26_10_31&utm_medium=email&utm_term=0_14c415178d-a1637bb690-115391429

Texte de Denise Bombardier  pro loi 21 et la lettre des universitaires en santé mentale contre

https://www.journaldemontreal.com/2019/04/30/un-barrage-contre-la-loi-21#cxrecs_s

Texte de Richard Martineau énumérant tous ceux qui sont contre la loi 21

https://www.journaldemontreal.com/2019/04/30/un-barrage-contre-la-loi-21#cxrecs_s

Texte intéressant de Fatima Houda-Pépin (ex-député libéral)

https://www.journaldemontreal.com/2019/05/15/pourquoi-je-suis-pour-la-laicite

Le pouvoir juridique est aussi politique – analyse de Louis Mailloux philosophe – Laïcité

https://www.ledevoir.com/opinion/idees/568881/loi-sur-la-laicite-le-pouvoir-judiciaire-joue-aussi-un-role-politique?utm_source=Le+courrier+des+id%C3%A9es&utm_campaign=c9cf3e06e8-EMAIL_CAMPAIGN_2019_12_13_07_51&utm_medium=email&utm_term=0_14c415178d-c9cf3e06e8-115391429

Projet de loi 21 sur la laïcité de l’état

Aujourd’hui le jeudi 28 mars 2019 c’est un moment très important pour le Québec avec le dépôt du projet de loi 21 sur la laïcité de l’état.

Afin de contrer les contestations judiciaires particulièrement liées à la Charte Canadienne des droits et libertés, le gouvernement va appliquer la clause dérogatoire (clause nonobstant) permettant durant 5 ans d’éviter les contestations judiciaires.

http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/projets-loi/projet-loi-21-42-1.html

L’intelligence artificielle et le futur – Vidéo conférence du Dr. Laurent Alexandre

Question: L’intelligence artificielle peut-elle dominer l’intelligence humaine?

https://www.youtube.com/watch?v=4UJaIA6Rz7o&feature=youtu.be

Toutes ces règles à suivre pour être une bonne personne (texte de Patrice Lagacé)

Ce texte de Patrice Lagacé, journaliste à La Presse, est une caricature des nombreuses règles à suivre pour être une bonne personne, mais avec un fond de vérité. Il rejoint le texte sur le Bonhomme de neige qui suscite la controverse.
http://pierrepotvin.com/wp/index.php/2018/11/23/humour-le-bonhomme-de-neige-qui-suscite-la-controverse/

ARK

Une dame que nous appellerons MH est venue me rappeler sur ma page Facebook que j’ai encore des croûtes à manger avant d’être un citoyen modèle, avec ces mots lapidaires : « En regardant Deuxième Chance ce soir, j’ai été surprise (déçue ?) de constater que vous portez un manteau Canada Goose… Ark. »

Je me le suis tenu pour dit.

(Deuxième chance est une émission que je coanime à Radio-Canada et Canada Goose est une marque de manteaux d’hiver chauds, parfaits pour nos rudes hivers québécois.)

J’imagine que MH est la meilleure amie des animaux, et comme les manteaux Canada Goose sont faits avec des plumes d’oiseaux, dans son univers, j’en conclus que ÇA NE PASSE PAS.

 

À voir le nombre de photos d’oiseaux qui agrémentent sa page Facebook, j’imagine que c’est pourquoi MH a cru bon – utile, nécessaire, urgent, même – de venir dire à un parfait étranger que ses choix vestimentaires sont ark, pitoyables, sans plus d’explications, parce que dans l’univers des gens dont la vie tourne autour d’une cause, cette cause se passe d’explications.

Je ne dis pas que Canada Goose a raison de faire ses manteaux avec des plumes d’oiseaux. Je ne dis pas que les animaux sont heureux de se faire plumer pour qu’on se fabrique des manteaux chauds.

Je constate juste qu’être une Bonne Personne, c’est de plus en plus difficile, parce qu’il y a de plus en plus de règles – écrites et non écrites – qui sont appliquées avec de plus en plus de zèle par de plus en plus de gens hyper galvanisés par la cause qui leur est chère, une cause qui en vient à supplanter toutes les autres à leurs yeux.

Disons que ça fait beaucoup de monde qui donne des contraventions de goût, de style, de bienséance à tout vent.

Je ne dis pas que ces causes sont mauvaises. Je dis qu’il y a beaucoup, beaucoup de causes qui en viennent à définir beaucoup, beaucoup de gens. Ça fait beaucoup de lieutenants de la police des choses correctes qui se chargent de vous faire savoir que vous êtes un tab***** d’écœurant de ne pas suivre le pas de la parade sans laquelle leur vie à eux n’a pas de sens.

Pas de Canada Goose, donc.

Pas de manteau Made in China.

Des vacances, oui, mais pas en avion. Au pire, en char électrique.

Pas de poêle à bois.

Pas de char électrique, la fabrication d’une voiture électrique étant plus polluante – semble-t-il – que l’empreinte carbone d’une voiture à essence.

Pas de char, point.

Des vacances, donc, OK. Mais à vélo (à vélo fabriqué au Québec).

Pas de viande.

Pas de tout-inclus.

Pas de bars du Chili, pas de crevettes de Thaïlande.

Pas de course au cochon graissé.

Pas de pailles, ça pogne dans le nez des tortues. Et le plastique crée des océans de déchets dans les océans, c’est bien connu.

Donc, pas de sacs en plastique.

Pas d’emballage en plastique.

Pas d’emballage, point.

Zéro déchet, c’t’un minimum.

***

Je précise ici que je ne suis pas nécessairement en désaccord avec toutes ces règles écrites et non écrites, règles qu’il faut suivre pour ne pas être un mauvais citoyen, une mauvaise personne.

Je dis que je m’y perds, je dis que j’ai hâte que sorte en librairie le livre des règles – de TOUTES les règles – qui vont m’aider à devenir – et à rester – une Bonne Personne.

Un livre qui ne sera ÉVIDEMMENT pas imprimé sur du papier vierge, qui sera plutôt imprimé sur du papier recyclé, ce qui permet « de sauver l’équivalent de 9 arbres, d’économiser 32 001 litres d’eau », comme j’ai lu à la fin d’un livre pendant mes vacances des Fêtes, vacances que j’ai prises au Québec, dans un chalet où il y avait malheureusement un poêle à bois.

(Le livre s’intitule Les villes de papier de Dominique Fortier, un livre d’une délicate beauté qui imagine la vie intérieure de la poétesse américaine Emily Dickinson, dont voici un joli extrait : « Emily n’est pas dupe. Ses poèmes ne sont pas des enfants de papier. Ce sont, tout au plus, des flocons de neige… »)

Parlant de neige, avant que j’oublie…

Pas de souffleuse, jamais, pas même après la bordée de neige de ce week-end. (Au fait, il faut dire « fin de semaine », because l’anglicisation qui nous guette.)

***

Pas de Nutella, le Nutella est fait avec de l’huile de palme, et l’huile de palme, c’est la déforestation.

Pas de gazon, ça bouffe beaucoup trop d’eau, le gazon. Pas d’amandes non plus, la culture de l’amande nécessite beaucoup trop d’eau.

Pas trop de vêtements, s’il vous plaît, l’industrie du textile contribue à tuer la planète.

Pas autre chose que du lait maternel, jamais.

Parlant de lait, ne pas jeter au recyclage le collet de plastique qui se trouve sous le bouchon de la pinte de lait sans couper ledit collet : le bec des oiseaux peut rester coincé dedans (j’ai lu cela sur la page Facebook de la MH ci-dessus mentionnée).

Pas de blagues sur les religions.

Pas de blagues offensantes.

Pas de zoos.

Végétalisme, végétalisme, végétalisme. Au pire, végétarisme.

Pas de poules pas-élevées-en-liberté-qui-ne-reçoivent-pas-de-massage-trois-fois-par-semaine.

Pas de chats dégriffés. Pas de chats qui sortent dehors. Pas d’animaux achetés dans les animaleries.

Pas de dreads si t’es Blanc.

Pas de fourrure.

Pas la chanson Baby, It’s Cold Outside. Pas le livre To Kill a Mockingbird. Pas le livre Tom Sawyer. Pas Tintin.

Au cinéma, au théâtre : pas de gai qui joue un non-gai. Pas de pas handicapé qui joue un handicapé.

Pas le mot « handicapé » : il faut dire « personne handicapée ».

Pas l’expression « personne handicapée », au fait, la règle a changé depuis le dernier paragraphe, il faut plutôt dire « personne en situation de handicap ».

Comme il faut dire « personne en situation d’itinérance » ou « personne en situation de pauvreté ». Elles sont ainsi mieux logées et moins pauvres, dans l’ordre.

Pas de tablette, l’empreinte environnementale de nos bidules intelligents est en train de tuer la planète.

Pas d’iPhone, donc.

Pas de tablette avant 5 ans.

Pour les femmes : pas de maquillage, pas de Photoshop, pas de chirurgie esthétique, pas de soutien-gorge, pas de voile, pas de décolleté.

Pas de coiffes amérindiennes à Osheaga. Ni ailleurs.

Pas de jouets genrés.

Pas de fusils-jouets.

Ai-je dit végétalisme ?

Recycler. Composter. Réutiliser.

Acheter un panier de légumes d’un fermier qui récolte ses tomates et ses carottes en tracteur à voile à moins de 32 km de chez soi.

Pas d’OGM.

Pas jouer à te tirailler avec ton enfant.

Pas courir dans la cour d’école, pas de ballon-chasseur.

Pas de chambre rose pour bébé Jade.

Pas de chambre bleue pour bébé Thomas.

Pas de couleurs genrées.

Pas de genre, au fait. Pas de « Il » ou de « Elle » à l’UQAM.

Pas de Fortnite.

Pas de gluten.

Pas « Mademoiselle ».

Pas dire le mot « vieux », dire « personne en situation de vieillissement relatif ».

Pas faire d’enfants, on est trop sur la planète, ça tue la planète.

Cette liste sera caduque dans un mois.

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Le RIAQ: Réseau d’Information des Aînées du Québec

Le RIAQ: Réseau d’Information des Aînées du Québec

Chères lectrices et chers lecteurs voici une information sur le RIAQ – le Réseau d’Information des Aînées du Québec. Attention, vous n,avez pas besoin d’être un aîné pour profiter des services en informatiques de cet organisme.

Ce qui est particulièrement intéressant, ce sont les ateliers sur les technologies et le dépannage informatique. Plusieurs ateliers peuvent être suivis librement sous forme de présentation vidéo. 

Je suis membre depuis trois ans et je vous le recommande.

C’est quoi le RIAQ?

Le RIAQ, une organisation a but non lucratif,  a pour but d’aider les québécois avec l’Internet.

Cet  organisme existe et est dirigé par des aînés depuis 1996.

Les services offerts sont:

  1. Un site web riaq.ca dont la spécialité est l’informatique, la santé et le voyage.

  2. Un service en ligne de dépannages informatiques.

  3. Plus d’une centaine d’ateliers gratuits d’environ une heure en informatique. Ces ateliers sont donnés à distance chaque semaine et le membre peut y participer directement avec son ordinateur donc de chez lui. Il peut dialoguer avec l’animatrice et l’animateur et voir son écran.

  4. Un service d’information au sujet des arnaques possibles en Internet.

  5. Des groupes de discussion pour les 50 ans et plus.

  6. Dans le cadre de la «Librairie gratuite du RIAQ», des milliers de livres virtuels et gratuits sont téléchargeables du site.

  7. Des infolettres adressées directement aux membres.

  8. La possibilité de présenter vos œuvres dans la section «Arts et lettres» puis «Œuvres des membres».

  9. La possibilité de préparer vos récits de voyages et de les rendre disponibles via le site du RIAQ.

  10. La présence du RIAQ dans FACEBOOK (facebook.com/riaq.ca)

    et YOUTUBE (www.youtube.com/user/VideoRIAQ) …

 

www.riaq.ca

Le temps… passe trop vite… (une courte vidéo conférence)

Voici une courte vidéo sur la notion du temps et le fait qu’il passe trop vite.

https://www.youtube.com/watch?v=kM019e9vh7M&feature=share

Choisir le bonheur – s’aimer soi-même (texte de: Stéphane Laporte)

Choisir le bonheur …

Super texte de Stéphane Laporte, 12 décembre, 2018

Le problème, ce n’est pas qu’une personne aime quelqu’un de son sexe, de l’autre sexe, de son ancien sexe, ou de son sexe à venir. Le problème, ce n’est pas d’être hétérosexuel, homosexuel, transsexuel, bisexuel, métrosexuel, allosexuel ou aurevoirsexuel. Le problème, c’est de ne pas s’aimer. De ne pas s’aimer soi-même. D’être tristesexuel.

Tous les drames sont causés par ça. Des petites chicanes aux tueries. De ce que l’on fait aux autres parce que l’on ne s’aime pas soi-même.

Le premier coming out de tous les humains, ça devrait être : « J’ai une nouvelle à vous annoncer… Je m’aime ! » Après, tout irait mieux.

Mais avant, faudrait savoir ce que c’est, s’aimer. S’aimer vraiment.

S’aimer, ce n’est pas penser qu’on est le meilleur. Qu’on est plus beau que les autres, plus fin que les autres, plus intelligent que les autres. S’aimer, ce n’est pas se servir en premier. Et ne penser qu’à soi. Ça, ce n’est pas s’aimer. C’est se mentir. Parce que si chaque personne pense qu’elle est meilleure que les autres, c’est que tout le monde se ment. Et se mentir, c’est le contraire de s’aimer. C’est nier sa vérité.

S’aimer, ce n’est pas avoir besoin de se mesurer aux autres pour apprécier qui l’on est. S’aimer, c’est réaliser qu’on est un mélange de nos parents, de notre famille, de notre société, de notre culture, de notre environnement, de nos amis, de nos lectures, de nos voyages, de notre isolement, de nos joies, de nos peines, de nos désirs, de nos présences et de nos absences. Qu’on est fait de tout ça. Qu’il n’y a pas deux personnes avec ce mélange-là. Même pas notre jumeau. Qu’on est unique. Donc incomparable. On n’est pas le meilleur des autres. On est le meilleur de soi. Si on s’aime. Parce que si on ne s’aime pas, on peut rapidement devenir le pire de soi. Et ça, ce n’est pas beau.

S’aimer, c’est se dire à soi-même : « Écoute bibi, on va passer la vie ensemble, on n’a pas ben ben le choix, alors on va tout faire pour profiter de chaque instant. Parce que ça ne dure pas longtemps. »

S’aimer, c’est épouser sa réalité. Et ne jamais se laisser tomber. Une fois qu’on s’aime, on fait quoi ? On va vers les autres, pour que cet amour-là fasse des petits. Dans tous les sens du mot.

Admettons qu’on y arrive, qu’on réussit à s’aimer soi-même. Que tout s’éclaircit dans notre tête et dans notre cœur. Comment fait-on pour que les autres s’aiment eux-mêmes, aussi ? Parce que tant qu’ils en seront incapables, on risque d’en payer le prix.

On fait quoi ? On les aime. On les aide. Et surtout, on leur sacre patience. Arrêtons de juger tout le temps ce dont l’autre a l’air, ce que l’autre fait ou ne fait pas. C’est le jugement qui ferme les gens. Qui les fait pourrir par en dedans. Et quand ça sort, ça fait mal. À tout le monde.

Faut arrêter de mettre des gens dans des cases. Personne n’est bien dans une case. C’est trop étroit. C’est peut-être rassurant. Ça fait ordonné. Mais ça fausse toutes les données. Quand on joue au hockey, on a besoin de savoir qui fait partie de quelle équipe. Pas dans la vie. Dans la vie, on est tous dans la même équipe. Pas besoin de se catégoriser. De s’ajouter des préfixes. On est tous sexuels. C’est clair. Surtout l’été. Après ça, soyons-le avec qui on veut, on ne s’en portera que mieux.

Bien sûr, il faut créer des organisations pour défendre les groupes opprimés. Mais il faut viser le jour où l’orientation sexuelle ne sera pas plus provocante que l’orientation musicale. Je vais savoir si tu aimes Brahms ou Bieber si je prends le temps de te connaître. Si je ne le prends pas, écoute qui tu veux. Ça ne change rien à ma musique à moi. Je vais savoir si tu aimes embrasser les gars ou les filles si je prends le temps de te connaître. Si je ne le prends pas, embrasse qui tu veux. Ça ne change rien à ma sexualité à moi.

Pour dominer les peuples, rien de mieux que de leur faire croire que leur malheur est dû aux autres. À une race. À un sexe. À une classe. Ça rassemble. Et ça fait oublier que leur malheur est dû à ceux qui les dominent.

On n’en sort pas. Des gens qui s’aiment s’unissent avec des gens qui les aiment. Des gens qui ne s’aiment pas s’unissent avec des gens qui ne les aiment pas.

Faut s’aimer. S’aimer à 1, à 2, à 100, à 1000, à 8 millions, à 8 milliards.

L’immigration et le mieux vivre ensemble

Depuis quelques années au Québec comme dans plusieurs autres pays du monde, particulièrement dans les pays de l’Union européenne, l’immigration représente de plus en plus un grand défi. Plusieurs pays sont en guerre ou souffrent de pauvreté très importante ce qui amène des populations à vouloir s’installer dans des pays voisins ou même éloignés. Aux États-Unis, au Canada et particulièrement au Québec et en Ontario de nombreux réfugiés forcent les frontières.

Au Québec la venue des réfugiés, des demandeurs d’asile, mais aussi de l’immigration régulière représente un défi en ce qui concerne l’intégration dans la société québécoise. Ce qui pose problème c’est particulièrement la maîtrise de la langue et l’emploi.

Dans la dernière décennie, l’on a éprouvé au Québec un malaise grandissant causé par le fait que de nombreux immigrés ne maîtrisent pas la langue française (langue officielle du Québec) et qu’une grande métropole comme Montréal s’anglicisait graduellement.

Un autre irritant se manifeste par la présence de signes religieux dans notre société (port de signes ostentatoires – le voile islamique), mais aussi par les demandes d’accommodements religieux (lieux de prière dans des institutions publiques, être servie par une femme médecin et non un homme, avoir des horaires de piscine qui séparent homme et femmes, etc.).

Avec la Révolution tranquille des années 1960 le Québec s’est détaché de l’emprise de la religion catholique et s’est orienté vers une société laïc. Le port de signes religieux comme le voile islamique, entre autres, de même que certaines demandes d’accommodements viennent remettre en question une valeur fondamentale au Québec, soit l’égalité homme femme. Le vivre ensemble est depuis quelque temps menacé et représente un défi important.

Selon le Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO) près de la moitié de la population québécoise est d’avis que l’immigration présente un grand, voire un très grand risque pour le Québec en lien avec l’arrivée de dizaines de milliers d’immigrants par année au Québec. Le motif de cette crainte dépend du répondant : ça peut être un risque perçu pour sa sécurité, pour son emploi, pour la culture ou d’autres raisons.

L’importance de l’immigration 

Note: voir l’article de Pierre Fortin économiste qui nuance grandement les propos qui suivent (voir le lien plus bas)

Au Québec les statistiques de la démographie démontrent que nous sommes en perte en ce qui a trait aux naissances. L’un des objectifs de l’immigration consiste à contrer la dénatalité, afin de combler le manque des naissances par l’arrivée de nouveaux citoyens. Ainsi, depuis l’an 2000, la migration est devenue la principale source d’accroissement de la population du Québec, passant devant l’accroissement naturel. 

Selon CEFAN (2018),  les mouvements migratoires ont contribué pour 57,7 % à cet accroissement démographique, alors que l’accroissement naturel n’y a contribué que pour 42,3 % (CEFAN).

D’autre part, certains pays, dont le Canada, accueillent beaucoup d’immigrants pour des raisons économiques considérant que l’apport de nouveaux immigrants contribuera positivement à la croissance économique du pays  (CEFAN).

Un autre aspect de l’importance de l’immigration est la question de la pénurie de main-d’œuvre pour les emplois. Là aussi l’immigration fait partie des solutions.

Dans un autre registre, le Québec a toujours été une terre d’accueil pour les émigrés venant de plus de 15 pays différents, francophones, anglophones et allophones. Au cours de l’année 2014 les principaux pays d’origine étaient : Iran, France, Algérie, Chine, Haïti, Maroc, Cameroun, Côte d’Ivoire, Tunésie (Wikepedia).  Antérieurement nous avons de nombreux italien, Grecs,  Asiatiques,  Irlandais, Vietnamiens, Haïtiens et bien d’autres. Leur richesse culturelle est venue façonner positivement notre culture québécoise.

Conditions pour favoriser le mieux vivre ensemble

  • Ce qui me semble important pour favoriser un mieux vivre ensemble est de favoriser à ce que les différents immigrés puissent se sentir bien ensemble en partageant des lieux communs témoignant de leur culture (quartier d’une ville, association, etc.).

  • Toutefois il ne faut pas que cela devienne des lieux hermétiques, fermer aux autres comme c’est le cas par exemple des juifs hassidiques installé à Montréal.

  • Pour favoriser un mieux vivre ensemble il faut accepter certains accommodements raisonnables qui ne contreviennent pas avec nos valeurs fondamentales (exemple : l’égalité homme femme).

  • Qu’il y ait une reconnaissance plus grande des diplômes et des formations étrangères permettant d’avoir accès aux ordres professionnels du Québec (médecin, ingénieur, avocat, enseignant, etc.).

  • Que le soutien à l’apprentissage de la langue officielle soit facilité avec des formations efficaces.

Références

Bélaire-Cirino, M (2018 juin). Les québécois craignent l’immigraion plus que la pollution. Le Devoir. https://www.ledevoir.com/societe/530632/les-quebecois-et-leur-systeme-de-sante

CEFAN (Chaire pour le développement de la recherche sur la culture d’expression française en Amérique du Nord) Histoire du français au Québec. La modernisation du Québec http://www.axl.cefan.ulaval.ca/francophonie/HISTfrQC_s4_Modernisation.htm#1_Le_rattrapage_de_la_Révolution_tranquille_(1960-1966)__
repéré le 21-07-2017

Wikipedia . Immigration au Québec.

***

Une excellente analyse de l’économiste Pierre Fortin de l’UQAM
Immigration: où sont les avantages

https://lactualite.com/lactualite-affaires/2016/02/10/combien-vaut-un-immigrant/

Catherine Dorion député QS – Être député – la Culture – Avoir du temps –

Très beau discours de Catherine Dorion député de Québec Solidaire et réaction au discours d’ouverture du premier ministre François Legault.

Mots clés : Rôle de député, Culture, Le culte de la performance et de la production, Le temps de vivre

https://quebec.huffingtonpost.ca/2018/12/06/catherine-dorion-a-parle-de-la-solitude-des-temps-modernes-dans-son-premier-discours_a_23611118/

Article intéressant sur le discours de Catherine Dorion, par Patrick Lagacé  La Presse

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Les jeunes de plus en plus affectés par des problèmes de santé mentale

L’Institut de la Statistique du Québec.
Très bon article sur la santé mentale des jeunes avec plusieurs données statistiques comparatives

https://www.ledevoir.com/societe/sante/542919/bilan-sante-jeunes-qc?utm_campaign=Autopost&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#Echobox=1544019947

(Humour – caricature – film d’animation) La quête du bonheur à tout prix

La quête du bonheur à tout prix  « Happiness » durée 4 minutes
Sur un aire de l’opéra de Carmen L’amour est enfant de bohème

 https://www.facebook.com/TrulyMind/videos/339804403454581/?t=4

La dépression, la santé mentale, c’est encore tabou

La dictature du bonheur. La dépression, la santé mentale, c’est encore tabou
Un texte de Éric-Pierre Champagne

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Témoignage: D’itinérante à doctorante

Témoignage , le portrait de Jayne Malenfant. De la résilience à l’état pur.

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Un projet de société – Le lobby le plus puissant: Nous

Le discours d’une jeune femme (Catherine Dorion) candidate de QS au élection provinciale du Québec dans Taschereau.

Quelle belle énergie de jeunesse, quel beau Projet de société. Un délice rafraîchissant dans la campagne actuelle « sans odeur et sans saveur ».  (durée 7 min.)

https://www.facebook.com/catherinedorionqs/videos/352721472130656/?t=4

Autre belle intervention de Catherine Dorion: Lettre à ceux qui ont bâti le Québec – hommage aux aînés

Cri du cœur d’une psychoéducatrice sur le terrain – le manque de ressources

Voici un texte qui est le cri du cœur d’une psychoéducatrice sur le terrain qui témoigne du manque de ressources pour répondre aux besoins de santé (physique et mentale), entre autres, pour les personnes itinérantes.

 

Texte publié sur Facebook, le 13 septembre 2018. Reproduit avec la permission de l’auteure.

Commentaire de ma part: Comment est-ce possible dans notre beau Québec, en Amérique du Nord, dans un pays prospère, d’être aussi inefficace, de tourner en rond pour finalement ne pas arriver à aider les personnes en besoin.

***

Texte de: Geneviève Chénard

Aujourd’hui, je suis moralement fatiguée:

– J’ai demandé l’aide d’une amie orthopédagogue pour un charmant jeune homme de 14 ans qui a doublé une année… C’est génial parce qu’on va réussir à l’aider en trouvant les bons problèmes…. d’apprentissage! Je trouve ça juste très dommage que cela doive se rendre à nous, au privé, à 14 ans, avant que quelque chose ne soit fait;

– J’ai laissé deux messages en deux semaines à un député provincial pour m’aider dans la recherche d’une solution pour financer l’aide d’un petit garçon…. 2 messages. Oui, je sais qu’il est en campagne électorale… je demandais un appel, max 30 minutes. Aujourd’hui, la personne au téléphone m’a demandée de comprendre qu’il est en campagne électorale et qu’il devait aujourd’hui même aller porter son matériel informatique à Québec (faut crère qu’il n’a pas le bluetooth)… Je lui ai demandée de comprendre elle aussi que c’était assez important que le garçon soit vu, elle m’a dit que rien ne se ferait avant les élections… bon ben coudonc

– Un itinérant s’est pointé à la clinique. Oui, mal poli, pas très propre, voire même désagréable avec ma stagiaire. Il est revenu quand j’étais là. Environ 65 ans (au moins en fait), alcoolique, en marchette (avec ben de la misère à marcher), respire très mal et les jambes pleines de plaies… bref, j’ai appelé des ressources… la seule de St-Jérôme qui offre un hébergement d’urgence est un 2e étage sans ascenseur, ils le refusent donc (tsé, la marchette). J’appelle la police pour trouver une solution (tsé?, il peut même pas vraiment marcher pour traverser la rue pour l’hôpital là), mais la répartitrice me dit que ça fait 3 jours que les policiers essaient de l’aider et que ça marche pas, fait que là, ils sortiront pas pour lui… moi de dire: « euh ok, fait que là, je fais quoi avec lui dans mon bureau? », j’ai donc demandé au sergent de me rappeler pi je me suis débrouillée (merci à ma collègue Jennifer aussi)!

Finalement, en collaboration avec la ressource qui ne pouvait pas le prendre (le 2e étage avec pas de marchette possible), on lui a payé un taxi qui l’a mené à la gare, qui a patienté avec lui pour l’aider à monter dans l’autobus, dont le chauffeur l’aidera à descendre, pour que OldBrewery Mission le prenne ce soir à Montréal (je vous rappelle que la clinique est à St-Jérôme). C’est poche en tabarnak comme moyen, je le sais. Mais c’était ça où je le laissais sur le bord de la porte parce que j’ai pas les moyens d’y payer un taxi à 200$ pour aller à Montréal, que la police sortirait pas pour ça, que je pouvais pas là, sur le champ, abandonner mes autres clients pour aller le reconduire, etc.

Le sergent m’a rappelée… il m’a racontée qu’il pensait que j’étais une TS du public qui demandait l’aide des policiers pour expulser monsieur de mon bureau… parce que les policiers sont eux-mêmes allés le porter à l’hôpital 3 fois…. la première fois, selon le flic, la TS a dit au monsieur qu’elle ne pouvait rien faire à cause qu’aucune ressource de la ville ne pouvait le prendre (tsé, un 2e étage sans ascenseur, faut croire que tous les itinérants sont valides ??) et elle l’a référée à un endroit où il devait payer (????) alors le gars a rappelé les policiers ce qui nous mène à … , la deuxième fois, la ts a rappelé les policiers pour qu’ils reviennent le chercher et le mettent dans un autobus, les policiers ont refusé à cause de l’état de santé du monsieur et ont demandé à la ts de travailler son dossier, la troisième fois, ils ont brandi la menace d’une P-38 (hospitalisation contre le gré pour évaluation). La TS a jugé qu’il était apte à se trouver une ressource… on sait toujours pas pourquoi il respire de même.

Bon, ok, j’ai pas interrogé les TS de l’hôpital…mais le policier m’a racontée que souvent, il va mener des gens intoxiqués ou malades et qu’il les retrouve dans la rue 1 à 2 heures plus tard. C’est peut-être pas juste la faute aux TS, ni aux médecins, plusieurs sans abris sont difficiles à aider (santé mentale, toxicomanie, etc). mais, calvaire que je suis fatiguée de voir du monde tourner en rond à tous les jours parce que la ressource d’accueil n’a pas d’argent pour se relocaliser, parce que l’hôpital n’a pas de lits sociaux, parce que y’a eu 50 000 000$ de coupures dans les services sociaux publics en 5 ans dans les Laurentides, parce qu’on tourne les coins ronds, parce qu’on ne se parle pas, parce qu’on en fait le moins possible parce que si on fait ce qu’on devrait, on est fatigué….

Pi je ne vous parle même pas du gars analphabète, sans téléphone, qui est déjà débarqué à la clinique parce qu’il a reçu une lettre de la RAMQ qui lui demandait d’appeler (hahahahahahaha) pour avoir sa carte pour être soigné… pi que là, pour avoir sa carte, ça y prenait un numéro pi le remplissage d’un formulaire …. ah ben oui!

Ou encore de la clinique Sida Amitié qui accepte les patients sans carte d’assurance maladie pour traiter le sida et l’hépatite et qui ne vivent donc que de dons ou presque vu que le médecin ne peut pas charger ses actes professionnels vu le pas de RAMQ..parce que sa clientèle est démunie (sur tous les plans)

Ou encore des parents qui font des arrêts d’agir physiques sur leurs enfants pi qui débarquent dans mon bureau, complètement à bout, en pleurant et en se serrant la ceinture parce que la psychoéducation, c’est pratiquement pas couvert par les assurances collectives mais que y’a des mois, voire des années d’attente au public…

Trompez vous pas, j’adore ma job, pi je suis partie au privé pour aider réellement….mais je peux pas tous les ramasser juste parce que …. parce que …

Bref, à soir, je suis fatiguée

Souvenir de l’attaque des tours du Word Center du 11 septembre 2001

Voici un très beau vidéo avec la chanson The Sound of Music sur le drame de l’attaque des tours du Worl Center de New York le 11 septembre 2001

https://vimeo.com/188560917?ref=fb-share

https://vimeo.com/188560917?ref=fb-share

Une belle leçon de vie

Une belle leçon de vie

https://www.facebook.com/christophe.duprat.52/videos/1703460923065421/?t=134

Ma mère – (texte de Stéphane Laporte)

Voici le merveilleux texte de Stéphane Laporte sur sa mère

Ma mère
Texte de Stéphane Laporte (août 2018)

Ma mère est couchée dans sa chambre toute rose. Cette chambre où j’allais me réfugier quand j’avais peur la nuit. Quand j’avais fait un mauvais rêve et que je n’arrivais pas à m’en sortir. Elle me prenait dans ses bras, me chuchotait à l’oreille, pour ne pas réveiller mon père : « Tout va bien aller, Stéphane… » Et tout allait bien, parce qu’elle était là.

Ma mère est couchée dans son bon vieux lit. Ce lit dans lequel j’allais faire des siestes, l’après-midi. Durant ces années avant l’école, où toutes mes journées tournaient autour de maman. On se collait, l’un sur l’autre. Elle me lisait des contes de fées. Et durant cette heure-là, j’avais l’impression d’en vivre un, parce que j’étais avec elle. Et qu’elle était la plus belle.

Ma mère est couchée, les yeux ouverts. Ses yeux qui m’ont toujours regardé avec amour. Qui ont toujours cru en moi. Et même si plein d’autres yeux me regardent froidement, me regardent avec dédain, parce que je ne suis pas comme eux, parce que je suis différent, ça ne m’arrête pas. Ça ne me brise pas. Parce que c’est ceux de maman qui comptent pour moi. C’est elle qui sait qui je suis. Ce dont je suis capable. C’est elle qui m’a fait. Avec amour.

Ma mère est couchée, je lui tiens la main. Cette main que j’ai tenue pour aller à l’école. Pour traverser la rue. Pour monter les escaliers. Pour aller dans la mer. Pour aller partout où je voulais aller. Un jour, je l’ai lâchée. Pour devenir un homme.

Et toutes les autres mains qui viennent se blottir dans la mienne, pour m’aimer ou pour m’aider, c’est à cause de la sienne, si je sais les serrer. Si je sais les aimer, si je sais les aider, en retour.

Ma mère est couchée, je lui tiens la main. Et dans cette main, il y a un chapelet. Un chapelet qu’elle serre toutes les nuits. Comme on tient une corde pour gravir une montagne. Pour se rendre au ciel. Ma mère a la foi. Pas la foi des commandements, pas la foi rigide, pas la foi extrême. Non. Une foi toute pure. Tranquille. Gentille. Profonde. Elle ne cherche jamais à l’imposer. C’est pas une foi pour nuire aux autres. C’est une foi pour les protéger.

Toutes ses prières, tous ses psaumes, toutes ses messes, toutes ses croix au mur, tous ses petits anges, tous ses chapelets, ça se résume en une phrase, en une croyance qui guide son être : il faut être bon pour être bien. Ma mère est bonne et bien. Tant mieux, si c’est grâce à Dieu.

Ma mère est couchée dans sa chambre rose. Là où j’allais pour avoir moins peur. Aujourd’hui, j’y suis encore pour ça. J’ai peur. Comme je n’ai jamais eu peur. Le mauvais rêve est devenu réalité. Ma mère est en train de mourir. Couchée dans son bon vieux lit, là où elle me lisait des contes de fées. Ils vécurent heureux jusqu’à la fin des temps. La fin des temps est arrivée.

Elle a les yeux ouverts. Ses yeux si pétillants, dans lesquels elle a mis tout ce qu’elle aime : sa famille, ses amis, sa maison, ses fleurs, ses livres, ses peintures, ses voyages. Ses yeux qui rendent joyeux tous ceux qu’elle croise. Parce que trop ronds. Parce que trop bons. Ses yeux ne sont plus comme avant. Il y a une fissure dedans. De laquelle s’échappe son âme. Doucement. Inexorablement. Comme les grains d’un sablier. Ses yeux se vident lentement.

Je lui tiens toujours la main. Elle ne me la tient plus. Pour la première fois. Elle ne respire plus. Elle est morte.

Ma mère est morte.

Et durant un instant, je me demande si je suis vivant.

Un morceau de moi est parti avec elle, sûrement.

Est-ce sa chambre rose, son bon vieux lit, ses yeux encore ouverts, sa main encore dans la mienne, son chapelet, mais j’ai l’impression que c’est elle qui me console. La première. Qu’elle me chuchote : « Tout va bien aller, Stéphane… »

Ma mère est morte, mais ce n’est pas ça qui va l’empêcher de m’aimer encore.

C’est ça, l’amour d’une mère. De ma mère.

Je t’aime, Maman.

 

Le lien de l’article
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Remettons en question la loi naturelle : les forts dominent les faibles

 

Préambule

Ce texte réflexif est déclenché par ce qui se passe dans ma cour entre des écureuils qui se chamaillent pour avoir de la nourriture (des noix) et une émission de télévision présentant les aristocrates britanniques et leurs vies de richesse dans les grands manoirs anglais alors que les domestiques et le peuple vivent dans la pauvreté. Mon propos est un peu caricatural, mais contient un fond important de vérité.

Le lecteur intéressé par ce propos pourra consulté mon livre Qui sommes-nous, nous, les humains? dans mon chapitre 1. Origine de notre univers et de la vie – L’évolution des organismes vivants et la théorie de Darwin. Je suis beaucoup plus nuancé sur la question de la loi de la nature.

http://pierrepotvin.com/wp/index.php/2017/09/29/nouveau-livre-qui-sommes-nous-nous-les-humains/

 

***

Je prends conscience que l’histoire du monde, de l’humanité se passe dans ma cour. Oui, c’est très simple finalement de comprendre la source des guerres, l’écart entre les riches et les pauvres, et bien d’autres comportements humains de domination.

J’apprenais dernièrement les excès des aristocrates britanniques qui vivaient dans leurs grands manoirs dans une richesse incroyable alors que leurs domestiques travaillaient sans relâche avec un salaire dérisoire. C’était très proche de l’esclavagisme. Aucun contact n’était permis entre cette classe d’aristocrates et les domestiques faisant partie du petit peuple. Les aristocrates exploitaient leurs terres ancestrales et vivaient de loisirs et de fêtes incroyables dans une richesse excessive. J’apprenais aussi que cette hiérarchie a coûté la vie aux voyageurs du Titanic qui étaient en troisième classe. Eux ils se sont noyés, mais pas les riches aristocrates privilégiés. Même l’espérance de vie est écourtée pour les moins nanties.

C’est à cet instant que j’ai réalisé que dans ma cour ce qui se passe entre les écureuils représente exactement la dynamique des hiérarchies de classe et des abus de pouvoir. La principale cause étant cette « loi naturelle du plus fort dominant le plus faible »  qui favorise la survie et la transmission des gènes d’une génération à l’autre au profit des plus forts.

Qu’est-ce qui se passe dans notre cour? C’est simple. Nous avons un grand terrain avec d’immenses pins et une haie de cèdres, ce qui est un terrain fertile pour les écureuils. Tous les jours, mon épouse Yolande met des noix pour les nourrir.

Il y un écureuil noir, plus petit, plus chétif et moins gras que les autres qui est particulièrement fin avec mon épouse. On lui donne le nom de p’tit noir.  Il s’approche de la porte patio, n’a pas peur de nous, fait des cabrioles dans la porte moustiquaire, se lève sur ses pattes arrière et nous regarde droit dans les yeux. Mon épouse l’adore. Par contre, il y a un autre écureuil gris, plus gros, plus gras qui souvent empêche le p’tit noir de venir manger les noix. Il cour après notre préféré le p’tit noir qui a peur et se pousse sans pouvoir venir manger de noix. Il arrive même que durant des jours on ne voie plus le p’tit noir et le gros gras gris à toute l’assiette de noix pour lui.

Notre p’tit noir est mince, maigre et complètement dominé par le gros gras gris qui profite de sa domination pour monopoliser toute la richesse de la nourriture qui lui profite bien. Exactement comme les aristocrates britanniques.

Voilà pourquoi je dis que l’histoire de l’humanité se passe dans ma cour. Oui, ce fait anodin explique en bonne partie : l’esclavage, l’écart entre les riches et les pauvres, les guerres, l’inégalité homme femme, les tricheries pour faire de l’argent, les paradis fiscaux et bien d’autres phénomènes de quête de richesse par la domination.

Cette « loi de la nature » inscrite dans nos gènes d’Homo sapiens pour des raisons de survie n’est plus nécessaire pour nous comme elle l’était auparavant et comme elle continue de l’être dans la nature auprès des autres animaux des autres espèces comme c’est le cas des écureuils.

Il n’existe aucune raison justifiable pour reproduire chez nous les humains, ce qui se passe entre notre écureuil le p’tit noir et le gros gras gris. De plus, nous avons appris avec le temps que la survie de notre espèce devait passer par la coopération, la compassion, la socialisation et le partage. En groupe, ensemble les humains sont plus forts et survivent mieux. Pour ce faire, on a inventé l’éducation, les lois, l’éthique, la démocratie, etc.

Il est donc important que nous prenions conscience qu’il ne faut pas tolérer tout ce qui peu nuire à la démocratie, tout ce qui favorise les hiérarchies excessives, l’abus de pouvoir, le racisme, les écarts entre les riches et les pauvres, les inégalités homme femme. Tout ce qui ressemble à la domination du gros gras gris  sur le p’tit noir.

La pire attitude à avoir est l’insouciance de ce qui peut arriver aux autres, aux plus démunies. Finalement de devenir insensible à ce qui se passe autour de nous.

 

 

 

Acro aux médias sociaux -illustration par une bande dessinée

Mis sur Facebook le 4 juillet 2018 par Jacques Tondreau

Quelle force que la bande dessinée! En quelques minutes, il est possible de dépeindre l’état du monde et surtout d’en prévoir l’issu probable. On trouve le plus souvent l’antidote dans le poison, on peut espérer que face à une telle déshumanisation des relations humaines, nous trouverons à résister et à construire autre chose de nouveau. Jacques Tondreau

https://www.facebook.com/ACIDMATH.ME/videos/1293348460774554/

Les générations se succèdent, mais ne se ressemblent pas

Dans le cadre d’un projet d’écriture sur les défis de vivre aujourd’hui, j’ai écrit un chapitre sur les différentes générations, leurs valeurs et le changement. Sont intégrés divers commentaires issus de mes souvenirs d’enfance. 

Extrait de mon livre: Potvin, P. (2020). Onze défis à relever pour mieux vivre dans le mon d’aujourd’hui. Marcel Broquet. La nouvelle édition

Chapitre 2 Les générations.

 

Brève Histoire du Québec

Dans le cadre d’un projet d’écriture sur les défis de vivre aujourd’hui, j’ai écrit une brève histoire du Québec et de son évolution. Sont intégrés divers commentaires issus de mes souvenirs d’enfance.

Chapitre 1 – Histoire du Québec

 

 

L’intimité, pour soi?

Un texte de ma professeure d’écriture: Christiane Asselin (17-06-2018)

Vendredi midi, je suis arrêtée, comme ça, parce que mon cœur s’ennuyait d’elle, voir ma petite sœur d’adoption. Il faisait beau. Elle m’a accueillie avec ses grands bras. De véritables locomotives d’amour, ses bras.

Nous nous sommes assises, en plein soleil. J’allais lui porter un présent, juste parce que j’aimais à la fois le cadeau et mon amie… Juste parce qu’elle est toujours là. Juste parce que nous nous disons les vraies affaires, elle et moi. Nous n’avons pas mis ces moments de grâce sur Facebook. Vous comprenez, on les voulait pour nous. Égoïstement ? Je ne sais pas. Mais on les désirait pour nous

Assises au beau soleil, nous avons échangé. Vous saisissez, le véritable verbe : ÉCHANGER ? Elle ne préparait pas ses réponses pendant que je parlais. Absorbée, aimante, elle écoutait. Je ne pensais pas non plus à mes réparties quand elle se confiait. J’étais attentive, intéressée. Non, nous n’avons jamais eu l’idée d’immortaliser ces moments de bonheur simple sur Facebook. Voyez-vous, nous les aurions perdus, il me semble. Ils n’étaient qu’à nous. Et moi, je suis jalouse de ces instants de plénitude. Les diffuser, c’est les diluer. Vous comprenez ?

Nous avons passé deux heures en toute intimité, bouteille d’eau fraîche à la main. Seules au monde. À deux. C’est un privilège, vous savez, être deux. Ce n’est pas une course à la photo ni à la dispersion. Mais peut-être suis-je trop pudique. Mes moments de complétude, je les veux dans ma mémoire. Je refuse de les partager.

Or, lorsque je remarque tant d’images de repas, de promenades amoureuses et de clichés sur Facebook, je suis toujours extrêmement mal à l’aise. C’est comme si j’entrais dans une chambre nuptiale. Et je ne saisis plus où se situe la frontière, entre le privé — et par là, l’unique — et ce que nous « postons » sur les divers liens sociaux.

Il me semble qu’il fait bon ne pas tout lire sur tous, ne pas tout dire à tous, ne pas tout voir, de tous. Il me semble qu’il faut savoir se préserver un coin secret, celui de l’amour, celui de l’amitié. Il me semble, en fait, que certaines épiphanies nous appartiennent beaucoup plus si nous ne les surmultiplions pas. Elles restent en nous, chaudes, ancrées en nos mémoires et impérissables.

Et… si un jour notre vie nous fait l’odieux cadeau piégé qu’est la maladie d’Alzheimer, à quoi cela nous aura-t-il servi de l’avoir étalée sur les liens sociaux ? Nous ne saurons même plus comment les utiliser !

Le RIAQ: Réseau d’Information des Aînées du Québec

Chères lectrices et chers lecteurs voici une information sur le RIAQ – le Réseau d’Information des Aînées du Québec. Attention, vous n,avez pas besoin d’être un aîné pour profiter des services en informatiques de cet organisme.

Je suis membre depuis trois ans et je vous le recommande.

C’est quoi le RIAQ?

Le RIAQ, une organisation a but non lucratif,  a pour but d’aider les québécois avec l’Internet.

Cet  organisme existe et est dirigé par des aînés depuis 1996.

Les services offerts sont:

  1. Un site web riaq.ca dont la spécialité est l’informatique, la santé et le voyage.

  2. Un service en ligne de dépannages informatiques.

  3. Plus d’une centaine d’ateliers gratuits d’environ une heure en informatique. Ces ateliers sont donnés à distance chaque semaine et le membre peut y participer directement avec son ordinateur donc de chez lui. Il peut dialoguer avec l’animatrice et l’animateur et voir son écran.

  4. Un service d’information au sujet des arnaques possibles en Internet.

  5. Des groupes de discussion pour les 50 ans et plus.

  6. Dans le cadre de la «Librairie gratuite du RIAQ», des milliers de livres virtuels et gratuits sont téléchargeables du site.

  7. Des infolettres adressées directement aux membres.

  8. La possibilité de présenter vos œuvres dans la section «Arts et lettres» puis «Œuvres des membres».

  9. La possibilité de préparer vos récits de voyages et de les rendre disponibles via le site du RIAQ.

  10. La présence du RIAQ dans FACEBOOK (facebook.com/riaq.ca)

    et YOUTUBE (www.youtube.com/user/VideoRIAQ) …

 

www.riaq.ca

Les signes religieux et les personnes en autorité : une incompatibilité

Les signes religieux et les personnes en autorité : une incompatibilité

État de situation du problème

Il semble bien que la loi 62 au Québec ne règle rien à la question du port de signes religieux chez les personnes en autorité. Le Gouvernement libéral de Couillard s’est bien organisé pour ne pas se mettre à dos une portion de ses électeurs, surtout les diverses ethnies favorables au port de signes religieux ostentatoires. Pour ce gouvernement, ce n’est pas une question de valeur, mais bien d’un calcul électoraliste.

Depuis la commission Bouchard-Taylor, la majorité des Québécoises et Québécois souhaite la laïcité dans l’espace public, du moins la neutralité des personnes en autorité (policiers, juges, gardiens de prison, etc.). Moi j’y ajoute les enseignantes et les enseignants.  Nos valeurs québécoises, demandent la séparation claire de l’État et du religieux et l’égalité des femmes et des hommes.

Le débat actuel s’est déclenché par les propos d’un élu et celui de la mairesse de la ville de Montréal Valérie Plante en ouvrant la porte à la possibilité du port du voile (hijab) pour les policières de la ville.

Mon point de vue sur ce débat de société.

Après une longue histoire de la domination religieuse au Québec sur ses fidèles et aussi une alliance malsaine du pouvoir religieux et du pouvoir politique, le Québec en est arrivé « presque » à une société laïque, à une claire séparation du religieux et du politique.

Rappelons-nous que dans notre histoire, le pouvoir religieux dominait le peuple québécois en dictant les comportements à suivre et en privant, particulièrement les femmes, de toute autonomie. Par exemple,  le choix de décider d’avoir ou pas d’enfant ou encore le choix dans limiter le nombre ou encore la décision d’arrêter une grossesse.

Dans notre histoire, le port de signes religieux ostentatoires faisait partie de la démonstration de sa foi, de ses croyances, de certaines de ses valeurs. Le principal signe était la croix (le Christ en croix). Il y avait aussi la séparation des hommes et des femmes, le port du voile à l’église chez les femmes, et le voile et le costume intégral chez les religieuses. En fait, chez celles-ci, l’habillement ressemblait étrangement en plusieurs points à l’habillement des femmes musulmanes voilées. De plus, la femme dans l’Église avait une place de second ordre (ce qui existe encore aujourd’hui). En bref, le pouvoir religieux signifiait pour les femmes, entre autres, une perte d’autonomie et un statut d’infériorité.

Cette histoire religieuse chez nous les Québécois, nous l’avons d’inscrite dans notre ADN au sens que « plus jamais on ne laissera une religion imposer son idéologie ». Au Québec, la religion est devenue une pratique personnelle qui fait partie de la vie intérieure et spirituelle des personnes.

Alors, lorsque des personnes immigrées ou nées ici au Québec portent leurs signes religieux qui forcément sont associés à une religion (croix, hijab, kippa, turban, etc.) ce symbole communique clairement un message. Ces objets symboliques ont un fort pouvoir de communication et agissent comme un déclencheur d’émotions. Ils communiquent aux autres les croyances et les valeurs de la personne qui les portent. Pour ce qui est du voile, ce symbole communique, entre autres, l’inégalité homme- femme. Il envoie aussi le message que la femme est un objet de tentation (origine d’Adam et Ève) qu’il faut couvrir et que les hommes sont des êtres faibles qui ne peuvent gérer leurs pulsions.  

Il est clair pour moi et pour beaucoup de Québécoises et de Québécois que les personnes en autorité ou celles qui offrent des services publics ne doivent absolument pas porter de signes religieux. Elles doivent afficher un habillement neutre. Elles n’ont pas à livrer ou témoigner leurs croyances religieuses soit verbalement ou symboliquement. Sinon, il y a perte de neutralité, élément essentiel dans la livraison de services publics.

 

 

Avec le hijab, Bye! Bye! à l’autorité indépendante, neutre, impartiale et fiable du corps policier

 

Un texte de Yolande Potvin ma conjointe
le 16 avril 2018

Avec le hijab, Bye! Bye! à l’autorité indépendante, neutre, impartiale et
fiable du corps policier

 Avez-vous entendu le propos du 1er ministre Mr Couillard lequel a paru à la t.v. il y a quelques jours? Il a dit: « Je vais mettre au défi monsieur Legault (et…) de rencontrer cette jeune femme, et lui dire les yeux dans les yeux, qu’ils ne veulent pas qu’elle soit policière au Québec (etc). Puis, à un autre moment il dit que c’est « casser son rêve ». Oh la la! Quel langage culpabilisant, simpliste et superficiel. J’espère effectivement qu’il existe des politiciens qui seraient capables de dire à cette jeune fille qu’elle peut réaliser son rêve de devenir policière, mais qu’elle doit porter son hijab en dehors de son travail.

 Si cela était accepté pour cette jeune fille, – et que vous avez le sens de la justice – pourquoi cela ne serait pas accepté si un jeune homme, se disant chrétien, voudrait fixer une crois à l’avant de sa calotte de policier disant pour lui aussi, ce serait son rêve; puis, d’autres arriveraient avec les mots magiques, espérant réaliser leur rêve  Accepter que les uns et les autres apportent leur touche personnelle à l’uniforme policier, cet uniforme qui est conforme à la règle, cela pourrait altérer le message d’une autorité imposante et fiable reconnue par les gens; la société deviendrait troublée suite à l’ajout de tel ou tel objet modifiant l’image de cette uniformité à laquelle on s’attend; des gens pourraient alors se demander: « Mais qui est cette policière qui travaille au Québec et qui ne répond pas à la norme régissant l’habillement d’une  policière du Québec? Il serait insensé qu’une jeune fille de 17 ans vienne imposer à toute une société son choix personnel par rapport à l’uniforme régulier de la policière.

J’attire l’attention ici sur le propos suivant, très juste, énoncé par Denis Lévesque (à son émission du 12 avril): « c’est le seul métier où tu as le droit d’exercer la violence pour faire respecter la loi, et tu as un revolver…donc il faut que ce soit unanimement accepté que tu es indépendant, et neutre, et impartial. »  La société donne un très grand pouvoir aux policiers puisqu’ils ont le pouvoir de faire respecter les lois. Leur travail consiste à bien jouer ce rôle lequel les entraîne à apprendre aux citoyens à respecter des limites. Mais eux-mêmes, pour être de bons policiers, ils doivent avoir l’honnêteté de bien respecter le rôle qu’avec confiance la société leur a dévolu. Or leur rôle c’est précisément de représenter une autorité indépendante, neutre et impartiale.

Permettre cela à cette personne, ce serait devoir le permettre à tous ceux qui se mettraient à l’imiter et alors… bye bye autorité indépendante, neutre, impartiale et fiable du corps policier.

 Yolande Potvin

 

 

 

L’heureux Naufrage: quelques extraits du documentaire

L’heureux Naufrage (2014)
L’ère du vide d’une société post-chrétienne

Documentaire sur le sens de la vie
Un film de Guillaume Tremblay

Voici quelques extraits du documentaire que j’ai trouvés très intéressants et que je partage avec vous.

  • On est beaucoup plus libre, plus prosper, mais il manque quelque chose, il manque un sens à la vie.

  • On est dans un monde de vide spirituel, un monde d’utilisation, de consommation, un monde de prêt à porter, de plaisir immédiat.

  • Un milieu qui va vite, où il faut être performant, comme mère, comme père, comme enfant. Au travail, dans les loisirs. Il faut être bon partout. C’est une vie de compétition, de comparaison, où tout se mesure, où tout se compare sans cesse. Guy Corneau.

  • Il n’y a plus de place pour prendre du recul, pour faire de la méditation, de la contemplation. Léopold Lauzon.

  • Il y a de la confusion entre ce qui compte pour l’humain et ce qui se compte (comptabilité, $). Beaucoup de choses importantes dans notre vie « compte », mais ne se compte pas, ne se calcule pas : le bonheur, la littérature, la musique, la sagesse, la gratuité, le partage, l’amitié, l’amour, etc. J-C. Guillebaud.

Un Rappel – Mon nouveau livre – Qui sommes-nous, nous, les humains

Un Rappel – Mon nouveau livre – Qui sommes-nous, nous, les humains?

Voici un rappel pour ceux qui n’auraient pas eu l’occasion de prendre connaissance de mon nouveau livre: Qui sommes-nous, nous, les humains? À la recherche d’une meilleure compréhension de notre humanité, à la lumière des neurosciences.

Ce livre est une vulgarisation scientifique et aborde de multiples facettes de ce que nous sommes

  • Ce qui nous caractérise comme Homo Sapiens

  • Comment le cerveau fait partie de notre vie et explique en bonne partie l’orientation de nos comportements, l’expression de nos émotion, etc.

  • En quoi consistent la conscience, l’apprentissage, la motivation, les émotions

  • Et la personnalité dans tout çà? Quant est-il?

  • L’influence de nos environnements : la famille, le fait de vivre dans un milieu aisé ou défavorisé, la culture, la révolution numérique

  • Finalement, qu’est-ce que le bonheur et en quoi la quête de sens est importante?

Un beau livre pour la période des vacances et la nouvelle année. Une belle occasion de faire le point sur « Qui nous sommes et qui je suis ? »

Pour vous donner une meilleure idée du style d’écriture, j’ai ajouté un exemple – le chapitre 10. Les émotions.

Mon livre n’est pas en librairie, mais il est facile de vous le procurer directement auprès de moi (voir la procédure dans le lien plus bas). 

 

http://pierrepotvin.com/wp/index.php/2017/09/29/nouveau-livre-qui-sommes-nous-nous-les-humains/

Version ePUB (numérique:
http://leseditionspremierechance.com/produit/sommes-humains-pierre-potvin-format-epub/

 

Prévention du suicide chez les jeunes et cyberdépendance: BYE!

L’homme d’affaire Alexandre Taillefer à perdu son fils de 14 ans qui s’est suicidé. Il était depuis quelques années cyberdépendant aux jeux vidéo. Le présent documentaire BYE est un bel outil de sensibilisation à la prévention du suicide chez les jeunes et aussi à la cyberdépendance.

https://ici.tou.tv/bye

 

Un article qui invite à la prudence suite au documentaire BYE. Il ne faut pas faire une alliance entre le suicide chez les jeune et les jeux vidéo.

https://www.lesoleil.com/actualite/sante/bye-calmer-le-vent-de-panique-a0ff6c2bab664fc2c3eb846b595a0615?utm_campaign=lesoleil&utm_medium=article_share&utm_source=facebook

Débat de société : agression sexuelle, abus de pouvoir et relation homme-femme

 

État de situation

Depuis quelques semaines, au Québec entre autres, une multitude d’accusations d’agressions sexuelles sortent au grand jour sur la place publique, dans les journaux et sur les réseaux sociaux. Le tout a débuté par les accusations d’agressions sexuelles sur des actrices de renoms par le grand producteur Hollywoodien Harvey Weinstein, une figure adulée d’Hollywood. Puis ici au Québec des accusations de deux grands producteurs dans le monde artistique : Gilbert Rozon (Production Juste pour Rire) et Éric Salvail (animateur et producteur d’émissions de variétés à la télévision). Par la suite, d’autres révélations se sont poursuivies touchant un animateur de la radio et un journaliste.

L’analyse qui va suivre en prenant pour exemple les situations présentées plus haut et qui touchent le monde artistique peut également servir de modèle d’explication à toutes les autres formes d’abus qui mettent en jeu une personne dominante (l’agresseur) souvent en autorité ou de prestige qui abuse et agresse une personne vulnérable qui devient la victime. On peut retrouver les situations suivantes qui sont similaires: la violence conjugale, l’intimidation en milieu de travail ou à l’école, la cyber intimidation, le harcèlement sexuel, les agressions faites à des enfants par des religieux, etc.

Points importants à considérer sur les causes possibles |1|  

Dans l’ensemble des cas dévoilés l’on est au cœur de la relation homme-femme, sauf dans le cas d’Éric Salvail ou c’est une relation homme-homme.

            Caractéristiques des agresseurs

Que ce soit Weinstein, Rozon ou Salvail, ces trois personnages sont des hommes qui ont bâti un « empire ». Ils étaient aussi des employeurs, entre autres,  de femmes. Ils avaient un prestige, une renommée et beaucoup de pouvoir sur leur entourage et particulièrement sur leurs employés. Jusqu’à un certain point, ils étaient adulés, reconnus pour leur talent exceptionnel. Leur pouvoir leur permettait d’agir d’une façon inacceptable qui aurait été rapidement décriée si ces gestes d’agressions avaient été commis par le commun des mortels.

            Caractéristiques des victimes

Les victimes sont habituellement des femmes. Dans le cas de Salvail, des hommes, car il est gai (homosexuel). Souvent dans un contexte de vulnérabilité d’emploi ou d’économie (violence conjugale). En milieu artistique, les femmes (artistes, comédiennes, chanteuses, etc.) ont un emploi précaire et dépendent de l’employeur qui dans le cas qu’on analyse a ce pouvoir de choisir ou de rejeter. Favoriser une carrière ou lui nuire. Pour la victime d’agression, refuser ou dénoncer devient dangereux pour la suite de sa carrière. L’agresseur le sait très bien et peut profiter de son pouvoir.

            La dynamique du processus de domination [2]

L’on parle ici d’agression sexuelle, mais le problème de fond est celui d’une relation de domination. Dans le cas présent, l’agresseur répond à deux besoins : dominer et le sexe. L’autre personne, la victime est là pour répondre à ses besoins. Pour ce faire, le contrôle est fondamental et établir ou accentuer la situation de vulnérabilité de la victime est une stratégie de domination. L’environnement « culturel » actuel avec la banalisation de la pornographie et son accès sans limites favorise cette conception de relation inégalitaire à sens unique. Habituellement en pornographie, la femme est au service de l’homme et « bêtement » instrumentalisée. Les rapports égalitaires n’existent pas.

Dans ce processus de domination, le dominant, l’agresseur se nourrit d’une relation à sens unique : soit la réponse à ses besoins, peu importe l’accord ou le désaccord de l’autre (la victime).  C’est d’ailleurs ce qui à été le déclencheur du mouvement au Québec « Sans un oui, c’est non ».

Quelques propositions de solutions

Jusqu’à un certain point, ce processus de domination tire ses origines de nos lointains ancêtres. L’observation du monde animal et la théorie Darwinienne de l’évolution nous montrent assez bien comment les organismes fonctionnent au naturel pour survivre et s’assurer de reproduire l’espèce. Les plus forts, les dominants ont plus de chance de transmettre leurs gènes. L’Homo sapiens que nous sommes a en héritage ces dynamiques. Toutefois, tout n’est pas aussi simple que « le gros poissons mangent les petits poissons », car au sein même de la nature, la coopération et la collaboration existent, et ce, pas seulement chez l’homo sapiens que nous sommes. De plus, nous ne sommes pas seulement des répliques « animales », s’ajoute à cette animalité naturelle, la culture, l’éthique, la socialisation par l’éducation. Il ne reste donc plus aucune raison justifiable à la domination et aux agressions.

Dénoncer

Pour en finir avec les abus de pouvoir, il faut absolument dénoncer de telle sorte que les agresseurs vivent les conséquences de leurs actes. Si aujourd’hui il y a autant de situations d’agression, c’est, entre autres, parce que les agresseurs (délinquants) n’ont pas suffisamment vécu de conséquences à leurs actes. Ils sont comme immunisés.

Pour dénoncer, il faut aussi sortir de l’état de vulnérabilité. L’un des moyens c’est de le faire en association avec d’autres victimes. Ceci devient une force. C’est ce qui se passe actuellement. L’agresseur fait face à une force plus grande que lui.

Dans les situations d’abus et d’agression, les témoins doivent aussi dénoncer, éviter de se taire et ne pas accepter des situations de harcèlement ou d’intimidation ou de propos inacceptables.

Éduquer

L’éducation est l’une des armes les plus puissantes en ce qui concerne les relations interpersonnelles et la sexualité. L’on ne le dira jamais assez, les comportements humains s’apprennent au départ dans la famille puis à l’école. Les parents doivent eux-mêmes être des modèles de relation égalitaire et transmettent à leurs enfants cette valeur. À l’école, l’éducation à la sexualité dès le troisième cycle du primaire doit devenir une priorité. Dans cette éducation la sexualité, les relations égalitaires garçons-filles, adolescents-adolescentes doivent faire partie du fondamental.

Améliorer les conditions de travail

Les situations de vulnérabilité au travail favorisent l’abus de pouvoir. Il devient très important de s’assurer que les travailleurs et travailleuses soient protégés et puissent avoir des recours permettant de dénoncer les abus de pouvoir.

Revoir le processus judiciaire

Il est actuellement reconnu que les causes d’agressions sexuelles qui se retrouvent en justice subissent un processus lourd et coûteux. C’est à la victime de faire la preuve dans notre système de justice et l’agresseur est toujours présumé innocent. Il faut revoir ce processus judiciaire afin de faciliter les dénonciations.


|1| Ce que j’énonce dans ce texte comme « causes possibles » reste non exhaustif et limité. 

[2] Je me réfère au Processus de Domination Conjugale (PDC) tel que développé par Denise Tremblay et son équipe. D. Tremblay est psychologue et Directrice de La Séjournelle (maison pour femme victime de violence conjugale). Durant 20 ans j’ai réalisé des travaux de recherche en VC avec cette équipe.


*****

Voici article sur Françoise Héritier : sur la question des rapports homme-femme.  Cette ethnologue et anthropologue n’a cessé de déconstruire les idées reçues sur le masculin et le féminin.

 « Il faut anéantir l’idée d’un désir masculin irrépressible »

Note: Une bonne partie de l’article porte sur son enfance, ses études – la préparation à sa carrière universitaire d’ethnologue et d’anthropologue. Puis vers la fin de l’article elle déconstruit complètement le mythe des différences homme femme à partir de:  « Après des travaux sur la parenté, l’alliance, le corps, l’inceste, c’est l’universalité de la domination masculine qui a rapidement concentré votre attention »

http://mobile.lemonde.fr/societe/article/2017/11/05/francoise-heritier-j-ai-toujours-dit-a-mes-etudiantes-osez-foncez_5210397_3224.html?xtref=http%3A%2F%2Fm.facebook.com%2F

Le voile et la loi 62: débat

Voir à la fin de cet article, d’autres références et liens

OPINION : COURS D’ÉTHIQUE ET CULTURE RELIGIEUSE 

IL FAUT METTRE FIN À L’IMAGE STÉRÉOTYPÉE DES MUSULMANES

Dans le cadre du projet de loi 62 sur la neutralité de l’État, le débat sur le voile intégral refait surface. En tant que Québécois-es de culture musulmane, nous soutenons pleinement l’initiative de légiférer sur le sujet.

L’obligation du visage découvert au sein des institutions de l’État découle du bon sens, et ne peut en aucun cas représenter une discrimination à l’égard des femmes musulmanes. Le voile intégral relève de versions sectaires de l’islam et Mahomet lui-même l’avait interdit pour le pèlerinage à La Mecque. C’est un vêtement dégradant qui porte atteinte à la dignité des femmes.

Mais bien plus que de l’interdire, il faudrait surtout contrer l’idéologie qui le sous-tend, ce qui ne semble pas dans l’agenda du ministère de l’Éducation.

Tout au contraire. Alors que les modalités de son interdiction sont discutées à l’Assemblée nationale, le ministre Proulx ne semble pas, quant à lui, se préoccuper de sa banalisation à travers les manuels et les documents du cours d’éthique et culture religieuse (ECR).

À plusieurs reprises nous avons signalé au ministre les stéréotypes de la femme et de la petite fille musulmanes présentées presque exclusivement portant le hijab, voire le voile intégral.

Dans une lettre ouverte qui a fait l’objet d’un article paru en mars dernier dans Le Soleil**, nous dénoncions un document ECR reçu par un enfant de 5e année primaire, dont la première page représentait une petite musulmane enturbannée de la tête aux pieds, portant un voile intégral ne laissant apparaître que les yeux. Est-ce l’image qu’on entend transmettre de la petite musulmane ?

À la suite de notre lettre, nous avons reçu une réponse laconique du Ministère selon laquelle le programme « favorise le vivre ensemble et la reconnaissance de l’autre ». Il n’est question, dans cette lettre, d’aucun projet de révision, ni du programme ni des manuels scolaires. Doit-on conclure que rien ne sera fait pour corriger l’image intégriste de l’islam transmise à travers le cours d’ECR ?

UN ENGAGEMENT DU MINISTRE PROULX

Pourtant, en réponse à l’avis du Conseil du statut de la femme de novembre 2016 affirmant que le programme d’ECR contribuait à véhiculer le sexisme des religions, Sébastien Proulx s’est engagé à revoir le cours. L’un des principaux créateurs du cours, Jacques Pettigrew, a alors été mandaté pour agir à titre d’expert conseil dans ce dossier et « collaborer à la documentation ». Nous nous étonnons que, malgré la documentation très largement disponible, malgré nos témoignages, nos nombreuses publications sur la représentation archétypale de la musulmane, mais également de l’arabe et du musulman dans les manuels du cours d’ECR, aucune action concrète n’ait encore été mise en œuvre pour corriger cette folklorisation des cultures.

Pour en revenir à la réponse du Ministère, le vivre ensemble ne peut être atteint en étiquetant les enfants en fonction d’appartenances religieuses. L’école doit miser sur ce qui rassemble et non pas sur ce qui divise, comme c’est le cas de la religion. Quant à la reconnaissance de l’Autre, elle doit se situer dans les limites des droits de la personne et des valeurs communes partagées par tous, sans verser dans le relativisme culturel.

Reconnaître le niqab comme un vêtement parmi d’autres de l’islam revient à le banaliser et à ignorer l’oppression de la femme qu’il représente.

Les premières victimes de cette normalisation du voile sont les petites filles musulmanes que l’on abandonne aux pressions de l’islam radical. Comment se fait-il que, sous prétexte de respect de la différence, on fasse ainsi table rase des droits des femmes ?

Voir le musulman comme un Autre associé à des pratiques traditionnelles et à une religion archaïque s’apparente à du « racisme systémique » qui nuit à l’intégration des citoyens québécois provenant de pays musulmans, et en tout premier lieu les femmes. La valorisation de la diversité culturelle ne doit pas mener à la normalisation, voire à la promotion de pratiques qui vont à l’encontre des droits de la personne. Dans le cadre de la consultation sur le racisme et la discrimination systémique annoncée par la ministre Weil, il serait important de se pencher sur cette forme de racisme véhiculée par le cours d’éthique et culture religieuse qui favorise le profilage ethnoreligieux.

Nadia El-Mabrouk, professeure, Université de Montréal ; Mohand Abdelli, P.Eng. ; Nora Abdelli, ingénieure chimiste ; Fatima Aboubakr, directrice de garderie ; Nassira Belloula, écrivaine ; Ferid Chikhi, consultant en insertion socioprofessionnelle ; El Houssine Idrissi, concepteur programmeur ; Hassiba Idir, gestionnaire ; Nacer Irid, ingénieur ; Hassan Jamali, professeur retraité et écrivain ; Ali Kaidi, enseignant en philosophie ; Radia Kichou, informaticienne ; Leila Lesbet, enseignante ; Leila Mahiout, consultante en gestion ; Ferroudja Si Hadj Mohand, éducatrice et Khaled Sulaiman, journaliste

 Autres articles:

Excellent texte contre le voile par des musulman.e.s

https://www.journaldemontreal.com/2019/10/27/musulmans-contre-le-voile

http://plus.lapresse.ca/screens/39a6d1b1-225c-4ac6-8a99-211a08140950__7C___0.html?utm_medium=Facebook&utm_campaign=Microsite+Share&utm_content=Screen

http://fr.chatelaine.com/opinions/quand-le-bon-sens-se-perd-sous-la-burqa/

Le Niquab au Canada – Texte de Mario Dumont

Le Niquab au Canada

Un excellent article de la journaliste Lise Ravary
Catherine Dorion défend le voile

https://www.journaldemontreal.com/2018/12/17/catherine-dorion-defend-le-voile

Très bon texte qui critique les propos de Catherine Dorion sur le voile
La journaliste Leolane Kemner Vraiment, tu me fâches Catherine Dorion.

https://www.journaldemontreal.com/2018/12/18/vraiment-tu-me-faches-catherine-dorion

Savoir écouter

Écouter

WOW! Quel beau texte de Stéphane Laporte. C’est tellement vrai.
Je crois que les médias sociaux aggravent la situation, particulièrement Facebook.
S’exprimer, s’exprimer sur tout et rien, mais on écoute si peu.

http://plus.lapresse.ca/screens/d7bbc56f-c12f-4397-ba27-84782c277bb1%7C_0.html

Mon livre: Qui sommes nous, nous, les humains?

Genre
Essai – Vulgarisation scientifique

  • Peut intéresser un large public par son approche de vulgarisation scientifique
  • Chaque chapitre est complet en soi. Le lecteur peut choisir les thèmes qu’il souhaite.
  • L’auteur présente ses réflexions tout au long du livre, ce qui peut plaire au lecteur.
  • Plusieurs illustrations facilitent la compréhension.

Public cible  Large public

Thèmes
Naissance de l’univers et de la vie, évolution de notre espèce, fonctionnement de notre organisme (le cerveau), l’apprentissage, la motivation, les émotions, les valeurs, la personnalité. Influence de nos environnements :la famille, la culture. À la quête du bonheur et du sens de la vie.

Pour se procurer le livre:

Format papier et ePUB chez les Éditions Première chance

https://leseditionspremierechance.com/boutique/fr/pierre-potvin-m500/

Voici une entrevue sur mon livre Qui sommes-nous, nous, les humains avec Patricia Powers.

 

https://www.youtube.com/watch?v=PGTVP9AqP1I&feature=youtu.be

Résumé

Ce livre offre au lecteur une vue d’ensemble sur ce qui peut caractériser l’être humain, en portant un regard biologique, psychologique et sociologique qui permet d’expliquer le comportement humain. Il répondra aux questions que peut se poser le lecteur : qui sommes-nous? Quelles sont nos origines? Qu’est-ce qui nous différencie des autres espèces? Comment fonctionne notre organisme, particulièrement notre cerveau? Quelles sont les influences de nos différents environnements (la famille, l’école, le milieu socioéconomique, la culture) ?

L’approche d’écriture étant la vulgarisation scientifique permet d’aller assez en profondeur tout en étant accessible à un large public de lecteurs.  L’auteur se permet, tout au long de l’ouvrage, de présenter ses réflexions, ce qui en facilite la lecture.

Le but de ce livre est donc d’essayer de comprendre la complexité de la « nature humaine » et de ce qui influence ses comportements.  Il propose une somme importante de connaissances qui permet au lecteur de développer sa propre vision de ce qu’est l’être humain.

 

Table des matières – 4eL. PPotvin Version courte

Exemple d’un chapitre : le chapitre 10 Les émotions

 Extrait du livre- Les émotions

Les articles du Blogue les plus lus

Mon Blogue Psychoéducation – Éducation et Société a été créé en mai 2015, il y a un peu plus de deux ans. Depuis le début, quelques 200 articles ont été créés et lus pour un total de
35 300 vus. J’utilise le terme « lu » ou « vu », mais la statistique indique si l’article à été « ouvert ». Les nombres ne représentent pas nécessairement le nombre d’individu, car certains d’entre eux peuvent ouvrir à plus d’une reprise un article.

Pour plus de détails sur les données démographiques, voir les statistiques du Bloguehttp://pierrepotvin.com/wp/index.php/statistiques-blogue/

Qu’est-ce que les visiteurs lisent davantage sur ce Blogue? Qu’est-ce qui les accroche? La réponse à ces questions vient des statistiques du Blogue. Toutefois, il est important de noter que certains articles dates d’il y a deux ans, alors que d’autres sont beaucoup plus récents, ce qui apporte un biais aux statistiques. Malgré tout, j’ai observé qu’il y a des « thèmes » qui préoccupent davantage que d’autres. Voici en ordre de rang d’importance un échantillon de ces thèmes.

 La psychoéducation   3 429 / lus

 Élèves à risque: est-ce que les interventions sont efficaces?  1 943 / lus

Devoirs scolaires à la maison: pour ou contre?  1 877 / lus

Psychoéducation VS Psychothérapie 1 687 / lus

Éducation et conséquences des coupures 2015 1 458 / lus

Le problème de réussite scolaire des garçons  1 403 / lus

L’amour au temps du numérique (un documentaire)  996 / lus

(Humour) – Quoi qu’il arrive… ne jamais abandonner  637 / lus

Outils de transfert   603 / lus

L’urgence, l’instantanéité, l’immédiateté et la vitesse  432 / lus

 

Voici le lien pour voir l’ensemble des 200 article en ordre de rang.

http://pierrepotvin.com/wp/wp-content/uploads/2017/02/Statistiques-WP-08-09-2017.pdf

« The sky is the limit » sur les pistes cyclables

La piste cyclable : milieu incroyable qui représente bien notre société moderne

Depuis quelques années je fréquente la piste cyclable de la ville de Trois-Rivières au Québec. Je suis frappé par la variété des formes d’utilisation et des types de personnes qui la fréquentent et c’est pour moi le reflet de la vie « moderne » qui offre une variété sans limites de choix.

Voyons ensemble les observations qui j’y ai faites

Les multiples générations  qui utilisent la piste cyclable

  • Les retraités et grands-parents, la génération silencieuse– les plus de 65 ans

  • Les baby-boomers – les 50 ans – 65 ans

  • Les générations X, Y – les 20 ans – 50 ans

  • Les Z et les alpha – adolescents et les enfants et même les bébés

Une grande variété de types d’utilisateurs

  • Les athlètes sur leur vélo de route de 7 000 $, habillé à la dernière mode des cyclistes. Ils sont flamboyants et affichent toutes les couleurs. Ils filent à grande vitesse, sans effort. Ils sont des jeunes hommes et jeunes femmes, musclés et en grande forme.

  • Les athlètes hommes et femmes en patin à roues alignées qui filent à grande allure dans un mouvement rythmé et souple et dans un balancement harmonieux du corps. On dirait le rythme de la valse.

  • Les hommes et les femmes que je qualifie de « monsieur et madame tout le monde» sur leur vélo ou leurs patins à roues alignées. Sur leurs patins, certains se débrouillent très bien, mais d’autres semblent souffrir… vraiment pas solide sur leurs patins.

  • Les adolescents ou enfants à vélo ou en patin accompagnés ou non de leurs parents.

  • Les mères et parfois les pères, qui tout en courant, poussent la poussette carrosse » ou encore poussent en patin à roues alignées.

  • Les mères et les pères en vélo qui tirent un carrosse pour enfant» avec un ou deux enfants à l’intérieure qui eux habituellement dorment. Je me demande si vraiment les enfants aiment cela ?

  • Les mères et les pères en vélo un enfant assis sur un banc à l’arrière ou à l’avant du vélo (ce dernier est plutôt rare).  

  • Les personnes âgées en vélo électrique (c’est mon cas) qui font de l’exercice adapté à leur niveau et qui sont regardées de haut par les vrais cyclistes. Certains « vrais cyclistes » disent d’eux qu’ils font semblant de faire du vélo étant donné l’assistance du moteur électrique. Mais, c’est un préjugé.

  • Les personnes âgées (parfois handicapées) en voiturette électrique.

  • Les personnes âgées en manchette.

  • Les « Joggers » (hommes et les femmes ) entourés de leur ceinture avec bouteilles d’eau, leur téléphone intelligent sur le bras et les écouteurs pour écouter leur musique.

  • Les marcheurs (hommes et les femmes), seuls ou en groupe, silencieux ou placotant.

  • Les marcheurs (plus rare), surtout des hommes qui se préparent pour leur voyage en Europe de marche du Chemin de Compostelle. Ils ont tous la même allure,  dans la cinquantaine ou la soixantaine, habillés de bottes de marche, de short et veste sans manche ou gilet, d’un gros sac-à-dos qui semble pesant et bien plein, d’un chapeau pour se protéger du soleil, de lunette de soleil et bien entendu de bâtons de marche. Je les reconnais tout de suite et parfois je les salut en posant la question:  » vous vous préparez pour le chemin de la Compostelle? » et je suis certain de la réponse -Oui!

Les variétés d’activités physiques

  • La marche

  • Le jogging

  • Le patin à roues alignées

  • La planche à roulettes

  • La trottinette

  • Le vélo

  • La voiturette électrique

  • La promenade du chien ou des chiens

    • En marchant, en joggant, en patin,  en vélo le chien courant à côté.

    • En vélo le chien dans un panier en avant.

    • En vélo le chien installé dans le carrosse pour enfant.

    • En planche à roulettes, le chien tirant la personne.

Phénomènes bizarres que j’ai observés 

  • Pour le patin, des enfants ou des adultes « hyper protégés » : casque, protection des coudes, protection des poignets et protection des genoux. Il y avait une petite fille de 8 ou 10 ans, tellement protégée par ses accessoires qu’elle disparaissait sous les protections.

  • Sur la piste cyclable, ce vieux monsieur de 80 ans qui pousse sa marchette dans un pas chambranlant et dans une lenteur extrême qui se fait dépasser par ce jeune athlète à vélo hyper musclé et en forme.

  • Cet homme à vélo, en sandale et sans casque protecteur qui s’arrête pour faire sa pause et fumer une cigarette. Plutôt bizarre: activité physique – santé et cigarette.

  • Cette jeune mère que je voyais de loin et qui marchait avec son sac à dos.  Puis, en me rapprochant j’ai constaté que ce n’était pas un sac à dos, mais plutôt un jeune enfant endormi,  attaché au dos de sa mère par une sangle. Un peu comme les mères africaines qu’on voit travailler dans les champs avec leur enfant « attaché » à leur dos. 

  • Une variété de vélos peu ordinaire :

    • Vélo à deux roues d’une hauteur normale où le cycliste est couché sur le dos et pédale.

    • Vélo à trois roues, très bas, proche du sol où le cycliste est couché sur le dos et pédale.

    • Vélo à trois roues, très bas proche du sol où le cycliste pédale avec ses mains.

    • Le tandem, ce vélo à deux personnes habituellement un homme à l’avant et une femme à l’arrière qui pédalent au même rythme.

En conclusion,  je constate qu’en 2017 ou en 2024, chacun sait répondre à ses besoins, de la personne âgées avec sa marchette à cet athlète de haut niveau. Cette piste cyclable n’est que le reflet de notre société où chacun et chacune tente à sa façon de répondre à ses besoins. Ce qui est bon pour l’un, ne l’est pas du tout pour l’autre. Personnellement je suis fasciné par cette variété de réponses aux besoins et je continue à répondre aux miens avec mon vélo électrique et mes 10km par jour.

 

Série de photos en lien avec le vélo

Moi et mon vélo – électrique (2017)

Autres exemples

Casques protecteur pour enfant

 

 

 

La guerre en Afghanistan coûte 1000 milliards de $

La guerre en Afghanistan a coûté jusqu’ici 1000 milliards de $ OUF! Imaginez-vous si la paix existait, s’il n’y avait pas de guerre comme le chantait John Lennon dans « Imagine »:

  • combien de misérables qui meurent de faim on pourrait nourrir?
  • combien d’itinérants on pourrait aider?
  • combien de maisons pour femmes victimes de violence conjugale on pourrait soutenir financièrement?
  • combien de professionnels on pourrait accorder aux écoles pour aider les élèves en difficulté?
  • combien de psychothérapies on pourrait offrir à des personnes qui ne peuvent pas payer 90 $/h?
  • combien de bourses il serait possible d’offrir à des jeunes décrocheurs afin qu’ils poursuivent leurs études?
  • comment il serait alors possible de rehausser le salaire minimum à 15 $/h.

Pensez à tous les besoins de la société (éducation, santé, etc.) et imaginez-vous tout ce qu’on pourrait faire. Tout le bien qu’on pourrait réaliser. Bien entendu la guerre génère des emplois, permet à l’industrie de l’armement de prospérer,  permet de récupérer des impôts, etc. Mais entre vous et moi, on pourrait s’en passer. 1 milliard $ c’est 1000 millions de $ imaginez-vous 1000 milliards.

 

Les personnes âgées et le permis de conduire: attention à l’âgisme

État de situation – juillet 2017

Suite à un accident d’automobile qui a occasionné la mort d’un jeune homme suite à l’erreur d’un conducteur âgé de 90 ans qui avait pris en sens contraire l’entrée d’une autoroute, une coroner demandait à ce qu’on resserre la vérification des permis de conduire des personnes âgées à partir de 75 ans. Ce qui dans les faits se réalise au Québec par un contrôle de l’SAAQ. Chaque personne de 75 ans et plus doit subir un examen de santé par un médecin et un examen de la vue par un optométriste.

Développement

Cette situation malheureuse il faut en convenir, peut être l,occasion « d’âgisme » qui est une discrimination fondée sur l’âge, en particulier à l’encontre de toute personne âgée. Les faits parlent par eux-mêmes, les personnes âgées ne sont pas celles qui causent le plus d’accidents d’automobile, au contraire. Voici quelques statistiques pour le Québec:

  • les personnes âgées de 75+ représentent 6% de l’ensemble des personnes qui détiennent un permis de conduire et sont la causent de seulement 4% des accidents avec dommage corporel.

  • les jeunes de 16-24 ans représentent 10% de l’ensemble des personnes qui détiennent un permis de conduire et sont la causent de 20 à 22% des accidents avec dommage corporel.

  • Pour 1000 titulaires de permis, les personnes âgées de 74+ sont la cause de 22 accidents, alors que les personnes de 16-24 ans sont la cause de 43 accidents soit presque deux fois plus.

Le réel problème selon certains analystes concernant la conduite des personnes âgées, n’est pas l’âge comme facteur de cause, mais les éléments suivants: la santé, le fait de moins pratiquer la conduite, sur de plus courtes distances et moins fréquente. 

Chez les plus jeunes, les principaux facteurs de risque sont le manque d’expérience de conduite (ils sont en apprentissage), la vitesse et le risque, la conduite en état de boisson ou de drogue (cette partie est de moi).

En conclusion, soyons prudents à ne pas céder à l’âgisme, pratiquons la prévention tant auprès des jeunes que des personnes âgées. Auprès des jeunes qui nous sont proches assurons-nous qu’ils conduisent avec prudence et toujours sans effet de l’alcool (évidemment, il faut prêcher par l’exemple de notre propre conduite). Auprès de des personnes âgées qui nous sont proches assurons-nous que leur santé est adéquate (attention, concentration, réflexes, etc.) et qu’ils utilisent régulièrement leur automobile (maintenir la pratique et les habiletés).

 

Le débat sur la laïcité, sur les signes religieux, sur nos valeurs québécoises.

Le débat sur la laïcité, sur les signes religieux, sur nos valeurs québécoises.

Depuis 10 ans au Québec on débat sur la question de la laïcité, sur les signes religieux, sur nos valeurs québécoises. Pas simple de se faire une idée, pas simple de s’affirmer sur nos valeurs comme Québécois et Québécoises sans se faire taxer de « raciste » ou de « xénophobe ». Voici donc comment je vois les choses.

Un peu d’histoire du Québec, aide à comprendre pourquoi d’une façon générale les Québécois sont hypersensibles à la question des signes religieux sur la place publique. Notre histoire explique aussi pourquoi je suis hypersensible moi-même à la question. Dans toute cette question qui touche l’émigration, entre en jeu la religion. Toutes formes de manifestations de religion sur la place publique. 

  • Notre histoire québécoise est marquée par une domination religieuse (religion catholique) qui a dirigé nos vies, nos croyances et nous a interdit d’avoir l’esprit critique (obéissance et infaillibilité du Pape),

  • Notre histoire est marquée par l’alliance du pouvoir religieux et du pouvoir politique avec toutes les conséquences que cela suppose,

  • Notre histoire est marquée par l’encouragement de l’Église à la domination des hommes sur les femmes par le patriarcat dans la famille et dans la société. Ainsi que par le contrôle des religieux sur les femmes en situant la femme dans l’Église comme une fidèle de niveau inférieur (pas de prêtrise pour les femmes – au service des prêtes),

  • Nos grands-mères, nos mères, nos sœurs ont payé le prix des discours religieux et de leur domination sur leur vie, leur droit à décider d’avoir ou pas d’enfant ou du nombre d’enfants, d’obéir à leur mari,

  • Le peuple québécois a eu le courage avec la Révolution tranquille de s’affranchir du pourvoir de l’Église, de se libérer de cette emprise et de mener une lutte durant des décennies pour s’offrir un lieu ou l’égalité homme – femme serait l’une des valeurs à ne jamais remettre en question.

Durant notre croissance, comme peuple québécois nous avons accueilli de nombreux émigrants de plusieurs ethnies : Grecs, Italiens, Juifs, Portugais, Irlandais, Vietnamiens, etc. À ma connaissance il n’y a pas eu de problème d’intégration, pas eu vraiment de choc culturel.

Là ou ça ne va plus, c’est lorsque nous accueillons des personnes d’une autre culture, d’une autre ethnie, entre autres, les musulmans

  • qui ont des valeurs religieuses qui les obligent à les afficher sur la place publique et,

  • qui demandent des accommodements religieux,

  • que ces accommodements touchent à nos valeurs fondamentales et nous ramènent 70 ans en arrière, avant la Révolution tranquille,

  • que ces signes remettent en question des acquis fondamentaux : l’égalité homme femme, en traitant les femmes comme des êtres de second niveau ou d’être dominé par les hommes.

Pour moi, c’est clair, je suis ouvert à accueillir dans notre Québec des personnes d’autres pays, d’autres cultures, mais pas au prix que ces personnes viennent témoigner « d’anti valeurs » québécoises comme celles que j’ai nommées plus haut. 

En conclusion, il faut avoir des critères clairs de sélection de l’immigration et des lois qui protègent nos acquis et nos valeurs. Que les accommodations accordées ne touchent pas ces valeurs. Voici quelques exemples d’accommodements inacceptables, déraisonnables:

  • signes religieux de personnes en autorité y compris les enseignants et les éducatrices en garderie,

  • médecin homme qui ne peut intervenir auprès d’une femme (musulmane). On demande que ce soit une femme médecin,

  • horaire de piscine seulement pour les femmes et seulement pour les hommes.

  • Visage voilé où l’on ne voit que les yeux (niqab, burka).

Ces différents signes religieux sont nettement la manifestation d’une religion (pour ceux qui la comprennent ainsi) ou d’une culture qui oblige les femmes à voiler leurs cheveux, leur visage et parfois tout le corps, dans le but de ne pas stimuler l’homme. En tenant pour acquis que les hommes sont « faibles » et incapables de résister à la tentation. C’est infantilisant pour les hommes et cela ramène la femme au rôle d’Ève dans le paradis terrestre ou elle était la tentatrice qui a déchu l’humanité.