Archives de l’auteur : Pierre Potvin

L’importance de l’accompagnement des jeunes vulnérables en cette période de pandémie.

Texte réalisé à la demande de Réseau Réussite Montréal (RRM)

https://www.reseaureussitemontreal.ca/dossiers-thematiques/covid-19-et-reussite-educative/limportance-de-laccompagnement-des-jeunes-vulnerables-en-cette-periode-de-pandemie/

L’enseignement à distance (l’ère du numérique) et les danger de la déshumanisation de l’éducation

Le titre de l’article sur mon site est de moi (Pierre Potvin).

Le titre réel de l’auteur Réjean bergeron est Nous, les « idiots utiles » en éducation.

C’est un excellent texte et je partage le point de vue de l’auteur.

Nous, les « idiots utiles » en éducation

2020/05/20 | Par Réjean Bergeron

L’auteur est essayiste et professeur de philosophie

Depuis le début de la pandémie de la COVID-19, plusieurs ont affirmé qu’après chaque crise les choses ne reviennent jamais à la normale, que le système se réorganise, que des changements profonds et souvent drastiques viennent s’imposer sans que les citoyens, bien souvent, aient eu l’occasion de se prononcer au sujet de leur implantation. Ce qui se joue actuellement dans le monde de l’éducation et ce qui se prépare surtout pour la rentrée d’automne semble vouloir confirmer cette règle.

Alors que dans les collèges et universités la session vient à peine de se terminer et que personne n’a encore eu le temps d’analyser les résultats découlant de cette fin de trimestre complété de peine et de misère à distance, voilà que ces mêmes institutions d’enseignement annoncent déjà que la reprise à l’automne se fera également à distance.

Pour ce faire, des équipes de « penseurs » travaillant à la solde de ces établissements, tous grands amateurs de technopédagogies, sont ainsi mobilisés pour préparer la prochaine rentrée. On s’active, on prépare le terrain. Mais disons plutôt qu’ils sont nombreux parmi les chantres du tout numérique à vouloir occuper tout le terrain du monde de l’éducation qui, encore hier, essayait de résister tant bien que mal à une telle emprise.

Ainsi, alors qu’une grande partie de la population reste tétanisée face à l’ampleur de la crise, eux ne chôment pas, ils nous organisent un monde de l’enseignement créé à leur image et à leur ressemblance, c’est-à-dire complètement déshumanisé.

Comme tous mes collègues, j’ai moi aussi terminé la session à distance, j’ai fait du Zoom-Zoom au risque de me transformer en zombie par ma façon d’être et d’interagir avec mes étudiants. Je me suis surpris à parfois prendre un certain plaisir à parler à des petits carrés noirs tous alignés sagement sur mon écran d’ordinateur, j’ai fait des pieds et des mains pour stimuler la conversation qui faisait cruellement défaut, j’ai déballé des séquences de mots vides d’émotion ou sans subtilité tellement je me sentais coupé de cette part d’humain si difficile à cerner et à nommer mais qui, pourtant, fait de nous des êtres humains.

« Nous façonnons nos outils et, ensuite, ce sont eux qui nous façonnent »[1], disait John Culkin. Le marteau du menuisier finit par devenir une extension de sa propre main. À force d’utiliser un ordinateur, une connexion internet, une flopée d’applications numériques et d’écrans, l’être humain finit par penser comme ses outils, par cogiter strictement à partir des modalités que ceux-ci lui imposent pour ainsi devenir lui-même un homme- ou une femme-écran. Lorsque, dans le monde de l’éducation, le processeur devient de plus en plus le substitut du professeur, pour reprendre la formule de Philippe Champy[2], c’est le signe qu’un nouveau paradigme est en train de s’imposer, que l’idéal humaniste de notre système d’éducation est en train de se faire broyer par le projet délétère et mortifère des transhumanistes.

Ainsi, sous prétexte de l’urgence de la situation, qu’il faille sauver la session, innover, réinventer l’école, rattraper un certain retard ou s’adapter à la nouvelle réalité, nous sommes nombreux dans le monde de l’éducation à se comporter comme des « idiots utiles », c’est-à-dire comme des êtres qui avons été si bien conditionnés, manipulés et instrumentalisés par les seigneurs du numérique que nous en sommes venus à croire que notre salut à tous devait passer par eux, par la technologie, quitte à oublier ou à renier ce qui devrait se retrouver au cœur de la relation enseignant-élève.

Ce qui est pernicieux et dangereux avec les solutions technopédagogiques que ces vendeurs du temple nous proposent, c’est que, fondamentalement individualistes, celles-ci deviennent rapidement des vecteurs d’inégalités sociales : l’éducation pour ces entreprises privées est un marché et les parents et étudiants, des clients qui, une fois atomisés et isolés, sont mis en concurrence.

L’expression « enseignement à distance », dont ils font la promotion, est d’ailleurs très révélatrice. Cette approche mise sur la « distanciation sociale » pour pouvoir prospérer, quitte à nier ce qui est au cœur de la société : le vivre ensemble, le fait de tisser des liens ou de « créer du commun », comme le dit si bien Philippe Meirieu.[3]

« L’homme est par nature un animal politique »[4], affirmait Aristote. C’est au contact des autres et à l’intérieur d’un groupe, d’une école, d’une communauté ou d’une Cité que les enfants, adolescents et jeunes adultes peuvent développer leur potentiel et devenir des êtres humains et des citoyens épanouis; ce qui n’a rien à voir avec le fait d’être isolé dans une chambre pour suivre des cours en ligne où la présence « humaine », si on peut l’appeler ainsi, est réduite à quelques pixels et du son.

Dans le but de prévenir le décrochage scolaire mais aussi des problèmes de santé mentale et des retards de développement chez les enfants et adolescents, il y a quelques jours, le psychologue Égide Royer[5] et l’Association des pédiatres du Québec[6] lançaient un cri du cœur pour exhorter le gouvernement à faire l’impossible pour que les étudiants puissent retourner rapidement en classe, là où ils pourront recommencer à socialiser normalement. En ce sens, on peut affirmer que ce cri du cœur relève de la même sagesse dont faisait preuve le Stagirite il y a de cela bien longtemps.

 


[1] Cité par Nicholas Carr, Internet rend-il bête ?, Robert Laffont, 2011, p. 288.

[2] Philippe Champy, Vers une nouvelle guerre scolaire, La découverte, 2019, p. 133.

[4] Aristote, La politique, trad. J. Tricot, Vrin, 1987, (1253 a), p. 28.

Une histoire sur la mondialisation et l’ouverture des marchés

 Voici une petite histoire pas si étrange… 

Jean Boisvert a quitté son lit  (fabriqué en Suède) tôt,  ayant réglé son réveil matin  (fabriqué au Japon) à 6 heures.  
 
Pendant que sa cafetière (fabriquée en Chine) filtrait le café  (du Brésil), il s’est rasé avec son rasoir (fabriqué à Hong Kong). 

Puis il s’est habillé avec sa chemise (fabriquée en Turquie), ses  jeans (fabriqués en Chine) et ses chaussures (fabriquées en Corée).  
 
Après avoir cuit son petit déjeuner dans son nouveau poêlon (fabriqué  en Inde) agrémenté de fraises (du Maroc) et de bananes (du Costa Rica),  il s’est assis, calculatrice en main (fabriquée en Inde), pour calculer son budget de la journée. 
 
 En consultant sa montre (fabriquée à Taiwan), il a synchronisé sa radio  (fabriquée en Chine), puis est monté dans sa voiture  (fabriquée au Japon)  pour continuer sa recherche d’emploi, entre deux fermetures d’usines (au Canada). 

A la fin d’une autre journée décourageante, il décide de se verser un verre de vin (de Californie) pour accompagner ses légumes (produits en  Espagne), met ses sandales (fabriquées au Pérou) et allume sa   télévision (fabriquée en Indonésie), il regarde un match de soccer  entre deux clubs canadiens (appartenant aux Emirats Arabes)  (avec 80% de joueurs africains) et puis se demande pourquoi il n’arrive pas à trouver une job, ici au Canada  …. 

Auteur inconnu

Lettre au virus COVID-19

Création du texte, de la musique et des photos: Éric Gourdon

Un moment de réflexion en ce temps de pandémie...

https://youtu.be/bmY9xlxAdio

Aller mieux en contexte de pandémie (COVID-19)

 

Lien du site du document
https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/coronavirus-2019/aller-mieux-en-contexte-de-pandemie-covid-19/#c56814

Aller mieux en contexte de pandémie (COVID-19)
(Document du Gouvernement du Québec – 12 mai 2020)

À propos

L’actuelle pandémie du coronavirus (COVID-19) constitue une réalité particulière et inhabituelle à laquelle personne n’est préparé à vivre sur une longue période. Celle-ci peut affecter les personnes sur le plan physique, psychologique et social. Dans un tel contexte, il est normal de vivre un certain déséquilibre dans différentes sphères de vie. De ce contexte, la gestion de ses pensées, ses émotions, ses comportements et ses relations avec les autres peut devenir plus difficile. Pour aller mieux, il est possible d’agir de différentes façons. Aussi, chacun peut faire une différence dans la vie des autres, par exemple en entretenant de saines relations, en étant attentif aux besoins de son entourage ou en dénonçant les situations de violence, par exemple.

Cette page vous présente divers moyens pour aider à votre mieux-être émotionnel et psychosocial.

Prenez soin de vous

  • Ayez confiance en vos capacités.
  • Demeurez attentif à vos sentiments, émotions et réactions, et donnez-vous la permission de les exprimer à une personne de confiance ou de les exprimer par le moyen de l’écriture, de l’activité physique ou autre.
  • Pratiquez une activité physique qui vous permet d’évacuer votre stress et d’éliminer vos tensions.
  • Limitez les facteurs qui vous causent du stress. Par exemple, bien qu’il soit important de vous informer adéquatement, limitez le temps passé à chercher de l’information au sujet de la COVID-19 et de ses conséquences, car une surexposition peut contribuer à augmenter les réactions de stress, d’anxiété ou de déprime.
  • Accordez-vous de petits plaisirs (par exemple, écouter de la musique, prendre un bain chaud, lire, etc.).
  • Rappelez-vous les stratégies gagnantes que vous avez déjà utilisées par le passé pour traverser une période difficile et misez sur vos forces personnelles.
  • Posez vos limites (par exemple, refusez une tâche que vous ne voulez pas faire et qui n’est pas essentielle).
  • Apprenez à déléguer et à accepter l’aide des autres (par exemple, demander aux enfants de faire la vaisselle).
  • Contribuez à l’entraide et à la solidarité. Tout en respectant vos limites personnelles et les consignes de santé publique, le fait d’aider les autres peut contribuer à votre mieux-être et à celui des autres.
  • Si c’est accessible, aller dans la nature et respirez profondément et tranquillement.
  • Lorsque vous vivez des moments difficiles, utilisez les ressources d’organismes offrant de l’écoute ou du soutien téléphonique ou en ligne. Cela pourrait vous aider à gérer vos émotions ou à développer de nouvelles stratégies. Vous pouvez consultez les liens ci-dessous ou la section Aide et ressources au besoin.

Pour trouver d’autres solutions, vous pouvez consulter la page Stress, anxiété et déprime associés à la maladie à coronavirus COVID-19.

Prenez soin des jeunes

  • Maintenez une routine. La routine et le maintien d’un milieu familial stable préservent le sentiment de sécurité tant pour vous que pour votre enfant.
  • Soyez à l’écoute. Laissez votre enfant s’exprimer dans ses mots ou à travers le jeu. Écoutez ses inquiétudes et son besoin d’être rassuré. Répondez avec bienveillance à ses réactions et donnez-lui encore plus d’amour et d’attention.
  • Soyez honnête : expliquez-lui la situation. Utilisez des mots simples et adaptés en fonction de son âge. Répondez à ses questions et n’hésitez pas à lui dire lorsque vous ne connaissez pas la réponse.
  • Permettez à votre enfant de maintenir des liens virtuels avec ses amis et les autres membres de la famille
  • Prenez soin de vous. Votre enfant vit les événements à travers votre regard. Demeurez attentif à vos sentiments, émotions et réactions. Au besoin, retirez-vous quelques minutes dans une pièce isolée pour retrouver votre calme.

Pour trouver d’autres solutions, vous pouvez consulter les publications suivantes :

Prenez soin de vos proches

  • N’oubliez pas que vos proches et votre entourage vit la même situation que vous.
  • Soyez attentif aux signes d’impatience et d’angoisse chez les autres. Prenez le temps de leur demander et de comprendre ce qui les dérange.
  • Apportez du soutien aux autres en respectant les mesures de distanciation physique. Aider les autres, lors de situations difficiles, rapporte autant à la personne qui reçoit le soutien qu’à celle qui l’offre.

Adoptez de saines habitudes de vie

  • Tentez de maintenir une certaine routine en ce qui concerne les repas, le repos, le sommeil et les autres activités de la vie quotidienne.
  • Prenez le temps de bien manger.
  • Couchez-vous à une heure qui vous permet de dormir suffisamment.
  • Faites de l’exercice régulièrement, tout en respectant les consignes de distanciation sociale
  • Réduisez votre consommation de stimulants : café, thé, boissons gazeuses ou énergisantes, chocolat.
  • Buvez beaucoup d’eau.
  • Diminuez ou cessez votre consommation d’alcool, de drogues, de tabac ou votre pratique des jeux de hasard et d’argent.

Le contexte de pandémie lié à la COVID-19 et ses conséquences possibles dans votre quotidien (anxiété due au ralentissement économique, sentiment d’isolement et de solitude, bouleversement de la routine habituelle, plus d’alcool et de cannabis à la maison après en avoir fait des réserves) peut avoir un effet sur votre consommation d’alcool et de drogue ou votre pratique des jeux de hasard et d’argent. Si vous avez des questions sur votre consommation ou votre pratique des jeux de hasard et d’argent ou si elle vous cause des difficultés, n’hésitez pas à en parler à quelqu’un de confiance ou à un professionnel. Pour ce faire, vous pouvez consulter la section Aide et ressources.

Bougez, même à l’intérieur de la maison

  • Choisissez vos activités physiques en fonction de vos capacités. Il existe plusieurs façons de bouger.
  • Créez-vous un espace pour bouger à l’intérieur. Si c’est possible, déplacez des meubles pour faire un plus grand espace.
  • Intégrez les activités dans votre horaire de la journée.
  • Faites vos activités à distance avec vos amis, au téléphone ou par appel vidéo.
  • Bougez avec les enfants en les incluant dans vos activités

Entretenez votre réseau social

  • Restez en contact avec les gens qui vous font du bien.
  • Entretenez des relations positives avec votre entourage : membres de votre famille, amis, voisins, collègues de travail, etc.
  • Pratiquez des activités qui vous plaisent et trouvez du temps pour vous y adonner, en respectant les consignes de distanciation sociale.
  • Brisez l’isolement, surtout si vous vivez une situation particulièrement difficile comme un deuil ou une perte d’emploi. Contactez vos proches, une personne de confiance ou un organisme offrant de l’écoute ou du soutien.

Laissez les émotions s’exprimer

  • Verbalisez ce que vous vivez. Vous vous sentez seul? Vous avez des préoccupations? Partagez-les à une personne de confiance, tout en observant les mesures de distanciation physique.
  • Gardez en tête que votre entourage vit aussi une situation particulière liée à la pandémie.
  • Faites de la place à vos émotions et aussi à celles de vos proches.
  • Demandez de l’aide quand vous vous sentez dépassé. Ce n’est pas un signe de faiblesse, c’est vous montrer assez fort pour prendre les moyens de vous aider.

Utilisez judicieusement les médias sociaux

  • Ne partagez pas n’importe quoi sur les réseaux sociaux. Les mauvaises informations peuvent avoir des effets néfastes et nuire aux efforts de tous. Concernant la COVID-19, assurez-vous que la publication est à jour puisque la situation évolue rapidement.
  • Utilisez les réseaux sociaux pour diffuser des actions positives. Partagez vos trucs et astuces pour occuper les enfants, pour travailler de la maison, vos suggestions de séries, de vidéos, etc.
  • Suivez les groupes de votre quartier ou ceux qui apportent des solutions ou qui visent l’entraide.
  • Regardez des vidéos qui vous feront sourire.

Pour trouver d’autres solutions, vous pouvez consulter la publication On protège aussi sa santé mentale – Rester informé .

Apprivoisez le télétravail

  • Créez-vous un espace confortable, réservé à vos activités professionnelles.
  • Prenez des pauses pour vous détendre et être actif. Sortez à l’extérieur, tout en observant les mesures de distanciation recommandées.
  • Prenez le temps de dîner.
  • Maintenez des contacts quotidiens avec vos collègues en utilisant les outils mis à votre disposition comme le courriel, le Web, le téléphone, les appels vidéo ou le clavardage pour échanger avec eux quotidiennement.
  • N’hésitez pas à reconnaître les efforts et les bons coups de vos collègues. Ils s’adaptent eux aussi à cette nouvelle réalité.
  • Soyez indulgent envers vous et vos collègues. Il est possible que certaines journées soient moins productives que d’autres.

Pour trouver d’autres solutions, vous pouvez consulter la publication On protège aussi sa santé mentale – Organiser le télétravail .

Vivre un deuil autrement

Il est possible de vivre la perte d’une personne chère en tout temps, notamment en période de pandémie reliée à la COVID-19. Le décès d’un être estimé peut être un événement bouleversant et le contexte pandémique a une influence sur la façon de vivre le deuil. Les outils suivants présentent les réactions fréquentes en situation de deuil ainsi que des moyens pour vousadapter et aller mieux.

À tout moment, vous pouvez demander du soutien auprès d’un proche ou de professionnels. Consultez la liste des ressources pouvant vous aider dans la section Aide et ressources.

Quand devient-il nécessaire de chercher de l’aide?

De façon générale, il est possible de préserver son mieux-être émotionnel et psychosocial, et ce, même dans le contexte actuel. Toutefois, malgré les moyens utilisés pour surmonter la situation, il est possible que vous ayez besoin de recourir à des services d’aide professionnelle. Soyez à l’écoute des signes de stress, d’anxiété ou de déprime et consultez les services d’un professionnel au besoin. Vous n’êtes pas seul à vivre cette situation. N’hésitez pas à demander de l’aide et à consulter la section Aide et ressources au besoin.

Aide et ressources

Ligne d’information du gouvernement du Québec destinée à la population sur la COVID‑19

Info-Social 811

Service de consultation téléphonique psychosociale

Tel-jeunes

LigneParents

Ligne Aide Abus Aînés

Ligne téléphonique provinciale d’écoute et de référence spécialisée en matière de maltraitance envers les personnes aînées

Info-aidant

Info-aidant est un service téléphonique professionnel, confidentiel et gratuit qui s’adresse aux proches aidants et à leur entourage, aux intervenants et aux professionnels de la santé.

SOS violence conjugale

Services d’aide gratuit, anonyme et confidentiel 24/7 destiné aux victimes de violence conjugale et à l’ensemble des personnes concernées par cette problématique

Ligne provinciale d’intervention téléphonique en prévention du suicide

  • Téléphone : 1 866 APPELLE (277-3553)

Drogue : aide et référence

Jeu : aide et référence

Tel-Écoute – Ligne Le Deuil

Deuil-jeunesse

Consultation téléphonique, interventions individuelles et familiales s’adressant autant aux adultes qu’aux enfants.

Écoute Entraide

Organisme communautaire qui soutient les personnes aux prises avec de la souffrance émotionnelle :

Centres d’écoute au Québec

Pour connaître les centres d’écoute au Québec, nous vous invitons à rechercher un centre d’écoute de votre région à www.lignedecoute.ca .

Dernière mise à jour : 6 mai 2020

Avis

L’information contenue sur le site ne remplace en aucun cas l’avis d’une ressource professionnelle de la santé. Si vous avez des questions concernant votre état de santé, consultez une ressource professionnelle.

COVID-19 expliqué aux enfants… mais bon pour les adultes

Vraiment bien fait… pour les enfants, mais aussi pour les adultes. L’explication du déconfinement et la question de la peur et comment la gérer

 

 

(musique) La Bamba – mettre de la vie dans votre confinement

La Bamba dans plusieurs pays:

Mexico – Cuba – USA – Australie – Argentine – Colombie – Congo – Serbie – Mali

……

 

 

Découvrir le côté positif du confinement

Vraiment un beau texte… de réflexion avec un regard différent sur le confinement

La beauté du confinement

COVID-19 et si rester à la maison pour les enfants était positif

Le texte est de Nadine Bertrand

ET SI… texte qui porte à réfléchir.. 🌈
Et qu’est-ce qui se passerait si??? ❤️❤️❤️
S’ils annulent le reste de l’année scolaire, les élèves manqueraient 2,5 mois d’enseignement. Beaucoup de gens s’inquiètent du retard des étudiants à cause de cela. Oui, ils peuvent prendre du retard en ce qui concerne l’enseignement en classe …
Et si … ❤️❤️❤️
Et si au lieu de prendre du retard, ce groupe d’enfants était AVANCÉ à cause de cela? Je m’explique … ❤️❤️❤️
Et s’ils ont plus d’empathie, ils aiment le lien familial, ils peuvent être plus créatifs et se divertir, ils aiment lire, ils aiment s’exprimer par écrit….❤️❤️❤️
Et s’ils apprécient les choses simples, comme leur propre arrière-cour et s’asseoir près d’une fenêtre dans le calme. ❤️❤️❤️
Et s’ils remarquent les oiseaux et les dates de l’émergence des différentes fleurs, et le renouvellement apaisant d’une douce averse? ❤️❤️❤️
Et si cette génération apprenait à cuisiner, à organiser son espace, à faire sa lessive et à bien gérer sa maison? ❤️❤️❤️
Et s’ils apprennent à vivre avec moins? ❤️❤️❤️
Et s’ils apprennent à planifier un repas à la maison. ❤️❤️❤️
Et s’ils apprennent la valeur de manger ensemble en famille et de trouver le bien à partager dans les petits plaisirs du quotidien? ❤️❤️❤️
Et si ce sont eux qui accordent une grande valeur à nos enseignants et professionnels de l’éducation, bibliothécaires, fonctionnaires et aux travailleurs de soutien essentiels auparavant invisibles comme les chauffeurs de camion, les épiciers, les caissiers, les gardiens, les travailleurs de la logistique et des soins de santé et leur personnel de soutien, juste pour nommer quelques-uns des millions de personnes qui prennent soin de nous en ce moment alors que nous sommes à l’abri? ❤️❤️❤️
Et si parmi ces enfants, un grand leader émerge qui a bénéficié d’un rythme plus lent et d’une vie plus simple pour vraiment apprendre ce qui compte vraiment dans cette vie? ❤️❤️
Et si, ils comprennent mieux que la nature est plus puissante que nous, alors respectez-la, nourrissez-la et prenez soin de la Terre Mère. En ces temps, cultivez des jardins luxuriants pour que vos enfants puissent voir l’importance de la moindre petite graine. 🍀🐝🐛🌻🌾
Et s’ils sont EN AVANCE? ❤️❤️

Pandémie du COVID-19 et l’école: Conseils aux parents

 

Je me présente, je suis Pierre Potvin psychoéducateur et professeur chercheur retraité du département de psychoéducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Dans mon travail de chercheur j’ai eu l’occasion d’accompagner des enseignants et des écoles primaires et secondaires dans leur quête d’une meilleure réussite éducative de leurs élèves.

À l’occasion de la crise de la pandémie COVID-19, je réponds à l’appel du Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec (CTREQ) auprès de ses chercheurs associés afin d’offrir aux parents  des conseils et des astuces pour maintenir les acquis scolaires de leurs enfants. Mon apport comme chercheur et psychoéducateur sera plus de l’ordre « psychoéducatif » et non lié directement  aux aspects « d’apprentissages scolaires »  

… …  … ………

Capsule 1

Être conscient de ce que demande l’état de crise de la pandémie

Une crise comme la pandémie actuelle peut déclencher chez les personnes (adultes, parents, enfants, ado.) : du stress, de la peur de la nouveauté et de l’inconnu, de l’anxiété, un sentiment de frustration et de colère. C’est tout à fait normal, notre cerveau se met en mode de protection et de survie. Il s’adapte à une nouvelle réalité et déclenche une foule d’émotions pour se protéger.

Comme parent, il devient important de prendre un moment de réflexion pour faire le point sur l’état de situation. Être conscient des différents défis que représente la situation de crise. Quelle est la réalité de la situation familiale : en ce qui concerne l’emploi de chacun; le nombre d’enfants et leur âge; leur degré d’autonomie lié aux tâches scolaires; les besoins particuliers de l’un ou de l’autre, etc.

Conseil : comme parent, éviter de se sentir coupable de ne pas pouvoir tout faire. Surtout éviter la comparaison avec d’autres familles. Chaque famille a sa réalité
 

Capsule 2

S’occuper de soi comme parent en premier lieu afin de pouvoir mieux s’occuper des enfants

Particulièrement dans une situation de crise le parent sert de modèle aux enfants. Ceux-ci apprennent par observation des comportements et des attitudes de leurs parents. Si le parent reste en contrôle, s’il reste calme malgré tout, cela aura des effets positifs sur les enfants. Pour être un bon modèle, il faut que le parent s’assure de répondre à ses propres besoins de base afin de rester en équilibre. Entre autres : régler la question financière s’il y a  eu perte d’emploi (démarche pour les programmes d’aide); l’organisation du télétravail s’il y a lieu; la garde des enfants si nécessaire; l’alimentation (épicerie), etc. Ces éléments passent avant de se préoccuper de la scolarisation des enfants. Par la suite, s’assurer de répondre aux besoins des enfants, entre autres, la scolarisation.

Capsule 3

La situation de crise peut être l’occasion de réaliser un projet familial

On a tous entendu parler de ces familles qui prennent une année de « congé » pour réaliser un projet familial de voyage en voilier et faire le tour du monde. À cette occasion les enfants réalisent l’école à la maison (sur le bateau) et profitent du voyage pour apprendre.

Sans être un voyage en voilier, la situation de crise pourrait être l’occasion de vivre un projet familial ou chacun à son rôle pour passer à travers de la crise. C’est une belle occasion de relever des défis, de s’entendre sur de nouvelles règles familiales durant cette période. Par exemple, c’est l’occasion pour les ado. d’assumer plus de responsabilités pour aider aux tâches domestiques; être le grand frère ou la grande sœur qui devient le « tuteur » du plus jeune pour les travaux scolaires, etc.

Capsule 4

L’encouragement des comportements positifs

En collaboration avec vos enfants et/ou vos ado. vous établissez ensemble les règles de la maison durant la période de crise. Ce sont des règles souples adaptées de ce qui existe déjà. Ceci comprend l’élaboration d’un horaire type des journées : lever, repas, période de travaux scolaires, temps consacré aux écrans (TV, tablette, jeux, etc.), exercices physiques (intérieur et extérieur), douche ou bain, heure de coucher, etc. Le tout adapté selon l’âge des enfants.

Il est reconnu en recherche que mettre l’accent sur les bons coups, les comportements positifs (exemple respecter les règles de la maison, les travaux scolaires, etc.) encourage les enfants à reproduire ces comportements. Pour encourager les comportements positifs, certaines écoles ont mis en place  L’encadrement par privilège. Le principe est de « récompenser » les élèves lorsqu’ils ont respecté les règles en leur offrant le choix d’un privilège (à la fin de chaque mois d’école). Vous pourriez adapter ce moyen en accordant un privilège à votre enfant pour souligner qu’il respecte bien les règles (l’horaire, les travaux scolaires, les tâches domestiques, etc.). Vous pouvez avoir une banque de privilèges que l’enfant choisit : quelque chose qu’il aime beaucoup, une activité spécial avec vous, un temps supplémentaire pour ses jeux vidéo, etc.  

Capsule 5

L’école à la maison

Le ministère de l’Éducation fournit aux parents d’élèves une trousse pédagogique[1] tant pour le primaire que pour le secondaire. Chaque famille reçoit ce matériel soit par courriel ou par la poste et ce à chaque semaine. De plus, le site L’école ouverte[2] offre un vaste choix de matériel et Télé Québec[3] va présenter des émissions de télévision liées à la scolarisation des enfants et d’ado. à partir du 13 avril 2020. De plus, en principe, les enseignants et/ou l’école devraient être en contact avec chaque élève (courriel ou téléphone) afin de faire un suivi des apprentissages.

Comme parent votre rôle n’est pas d’enseigner ou de remplacer l’enseignant. Votre rôle consiste à être un accompagnateur de votre enfant. Accompagner signifie encadrer, soutenir, encourager, faciliter les apprentissages de son enfant ou de son ado. Concrètement, comme parent vous prenez connaissance du matériel avec votre enfant et l’aidez dans ses choix. Plus l’enfant est âgé plus il sera encouragé à développer son autonomie et son sens des responsabilités (à partir particulièrement du 3e cycle primaire et du secondaire).  

Capsule 6

La situation de crise une occasion pour les parents, enfants et les ado. de développer de nouvelles compétences :Le style éducatif parental de type démocratique

Le style éducatif démocratique est reconnu comme celui qui favorise le mieux le développement des enfants et des adolescents. Il est caractérisé par un ensemble de règles claires établies par le parent en collaboration avec son enfant ou son adolescent, par une mise en application de ces règles, par l’utilisation de sanctions (les conséquences aux comportements) lorsque cela s’avère nécessaire, par de l’encouragement à l’autonomie et par une communication ouverte entre les parents et les enfants.

Capsule 7

La situation de crise une occasion pour les parents, enfants et les ado. de développer de nouvelles compétences : Encourager l’apprentissage de l’autonomie chez son enfant ou son ado

Une façon de développer l’autonomie est pour le parent d’amener le jeune qui fait face à un problème à développer sa capacité de le résoudre par la recherche de la solution la meilleure, non seulement pour lui-même, mais pour les autres personnes impliquées, le cas échéant.

Capsule 8

La situation de crise une occasion pour les parents, enfants et les ado. de développer de nouvelles compétences : Encourager l’apprentissage de l’effort et de la persévérance.

  • Devant une tâche difficile que votre enfant doit réaliser, aidez-le à diviser cette tâche en quelques étapes (selon la difficulté, 2, 3 ou 4 étapes).

  • Chaque étape devrait correspondre à un défi à relever dont le dosage sera juste assez difficile, mais pas trop.

  • Aider votre enfant à visualiser le résultat positif pour chaque étape.

  • Encouragez votre enfant à poursuivre son engagement jusqu’à la fin, même si les résultats ne sont pas très intéressants (apprendre à persévérer). Valorisez la persévérance et l’effort.

  • Enfin, apprenez à votre enfant à revoir la démarche utilisée pour qu’il soit bien conscient de la relation entre les moyens, les efforts et les résultats.

 

[1] http://www.csdecou.qc.ca/collegedescompagnons/trousses-pedagogiques-du-ministere/.

[2] https://www.ecoleouverte.ca/fr/

[3] Exemple: https://enclasse.telequebec.tv/ .

Intervention du ministre de l,éducation devant le manque de suivi des élèves de la part de certaines écoles et enseignants – Encadrement des élèves à distance: les écoles rappelées à l’ordre par Québec.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1704790/covid-19-education-roberge-rappel-ecoles-suivi-eleves-obligatoire

Autre article pertinent

https://www.ledevoir.com/societe/579318/la-loterie-scolaire?utm_source=infolettre-2020-05-21&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

 

(Musique-danse) La danse des grenouilles (video)

De toute beauté. Danse acrobatique sur musique et imitant les grenouilles

 

Vidéo – Beauté du corps humain (Boléro de Ravel)

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COVID-19 et l’âgisme

La présente crise du coronavirus a fait ressortir, chez nos concitoyens, beaucoup de traits de caractère positifs et de qualités d’entraide, d’empathie et de résilience qui les honorent. Hélas, elle a aussi permis l’émergence de certaines attitudes et comportements déplaisants pour ne pas dire déplorables, dont la tendance à la dénonciation infondée et la recherche de boucs émissaires ne sont pas les moindres.

Parmi les comportements les plus fâcheux ayant émergé, celui qui consiste à dénigrer une partie de la population en bloc. On a ainsi vu des imbéciles s’en prendre à des Asiatiques parce que le coronavirus a émergé en Chine. Un autre exemple de cette tendance au dénigrement collectif est actuellement, sous couvert de vertu sociale, à l’œuvre : il s’agit de ces gens qui stigmatisent collectivement les aînés parce que ceux-ci ont été désignés par les autorités comme plus susceptibles de développer de graves pathologies s’ils attrapent le virus et parce qu’elles les ont invités, de manière plus ou moins claire et même par moments cavalière (le fameux « Envoye à maison »), à rester confinés à leur domicile.

La nature de ce confinement demande à être précisée. D’abord, il est volontaire, et permet aux gens de 70 ans et plus de sortir de leur résidence pour satisfaire leurs besoins essentiels et même pour prendre l’air et se changer les idées. Il est donc déplacé de leur jeter des regards assassins si vous les croisez à l’épicerie ou sur les trottoirs. Un brin de discernement pour différencier les comportements acceptables des comportements délinquants serait apprécié.

Ensuite, on doit aussi comprendre que la désignation des 70 ans et plus comme candidats à l’auto-enfermement est arbitraire et fondée sur une interprétation hyperbolique des statistiques. À partir de statistiques rassemblant la population en tranches de dix ans, on a découvert que les septuagénaires, octogénaires et nonagénaires étaient plus à risque, en proportions croissantes, de développer des pathologies graves ou de décéder après avoir été infectés par le coronavirus.

Primo, cette information a été comprise par une certaine partie de la population comme signifiant que les 70 ans et plus étaient porteurs du virus dans une proportion plus importante que le reste de la population, et donc plus susceptibles de le transmettre : cette interprétation, hormis le cas mystérieux des enfants, est erronée, mais elle a transformé les aînés, pour une bonne partie de la population, en parias qu’il faut impérativement enfermer pour se protéger.

Deuxièmement, ces statistiques masquent une autre réalité dont personne ne parle, soit le fait qu’un individu de 80 ans en bonne santé, non-fumeur et sans pathologie pulmonaire, est sans doute moins à risque de voir son état se dégrader s’il attrape la COVID-19 qu’un individu de 40 ans en mauvaise forme, asthmatique ou fumeur.

Troisièmement, le confinement des aînés fortement suggéré par les autorités (et que certains croient obligatoire) a comme premier objectif, ce qui est compréhensible et même sagace, d’empêcher la saturation du système de santé au moment où la pandémie aura atteint son pic, par la multiplication des cas de personnes âgées infectées qui exigeront des soins lourds. Il ne vise que très accessoirement à protéger les autres catégories de la population comme semblent le croire certains jansénistes donneurs de leçons.

Quatrièmement, un « vieux » qui n’a pas été déclaré positif et qui fait une promenade pédestre ou fait ses courses en respectant la distanciation physique et les règles d’hygiène élémentaire ne fait pas courir un plus grand risque aux autres individus qu’il croise que les « jeunes » qui font la même chose. Ou on enferme impérativement tous les citoyens, comme en France et en Italie, ou on tolère un certain libre choix, accessible à chacun tant qu’il n’a pas été déclaré porteur ou qu’il n’a pas développé les symptômes.

Cinquièmement, le fait de taxer les aînés d’égoïsme, comme l’a fait un certain médecin de Lévis, parce qu’ils prennent une marche ou qu’ils rêvent du moment où ils pourront commencer leur saison de golf, relève d’un âgisme puritain et sans cœur qu’il faut dénoncer comme on le fait pour les autres « ismes » ségrégationnistes ou avilissants.

Comme les autres citoyens qui supportent ce moment difficile de leur mieux, les aînés ont le droit de rêver au jour où ce cauchemar prendra fin et où ils retrouveront leur famille et leurs loisirs, sortant enfin de l’isolement. Les dénigrer en les traitant de « boomers égoïstes » démontre un manque total d’empathie pour des gens qui vivent les avanies du vieillissement et révèle un mépris honteux envers une partie de la population qui fait sa part, notamment par le bénévolat, dans le tissu social.

Humour – PAVAROTTI vs PLACIDO DOMINGO…….

Note : Certaines images ou certains textes présentés dans cette section proviennent de sources circulant sur Internet. Si vous êtes titulaire des droits d’auteur d’un document reproduit ici et souhaitez qu’il soit retiré ou que la source soit précisée, veuillez communiquer avec l’auteur du site.

Bio-éthique et COVID-19 -: principes s’il manque de matériel médical (ex: respirateur)

Bio-éthique et COVID-19 – au Québec

Tiré de l’émission de 24-60 à R-C portait sur le  « Protocole national de triage » au cas ou les ressources seraient insuffisantes. 

L’experte interviewée est:  la Dre. Vardit Ravitsky – professeure agrégée au Département de médecine sociale et préventive de l’École de santé publique de l’U de Mtl.

Voici  le lien de l’émission de 24-60 R-C du 26 mars 2020.  

Résumé

Voici les principes bio-éthique possiblement à appliquer s’il manque de matériel médical aux soins intensifs (ex: respirateurs). Selon une médecin qui parle du comité qui étudie actuellement les règles bio-éthiques à appliquer au cas ou…

S’il manque de matériel, quel choix faire entre différents patients branchés sur un respirateur:

  • choisir à maximiser les bénéfices;

  • sauver le plus de vie possibles ou le plus d’années de vie possibles. Le patient de 30 ans à plus d’années à vivre devant lui que celui de 70 ou 80 ans; 

  • choisir le patient dont le pronostic (capacité de survivre) est le plus prometteur – les meilleures chances de survivre et de combien d’années.

  • prioriser les personnels de la santé – qui peuvent sauver des vies – « utilité sociale »

  • choisir les personnes irremplaçables qui rendent des services à la société et qui gardent notre société fonctionnelle et en sécurité – qui? (selon moi: le personnel de la santé – les policiers – le premier ministre… etc.)

  • Chose importante, ces principes s’appliquent à tous les patients en soins intensifs que ce soit à cause du COVID-19 ou d’une autre maladie (note: c,est ce que j’ai compris). 

L’humanité ébranlée et la société effondrée par un petit machin (COVID-19)

Voici l’excellent texte sur les conséquences du COVID-19 écrit par Moustapha Dahleb la plus belle plume tchadienne

 

Un petit machin microscopique appelé coronavirus bouleverse la planète. Quelque chose d’invisible est venu pour faire sa loi. Il remet tout en question et chamboule l’ordre établi. Tout se remet en place, autrement, différemment.

Ce que les grandes puissances occidentales n’ont pu obtenir en Syrie, en Lybie, au Yémen, …ce petit machin l’a obtenu (cessez-le-feu, trêve…).

Ce que l’armée algérienne n’a pu obtenir, ce petit machin l’a obtenu (le Hirak a pris fin).

Ce que les opposants politiques n’ont pu obtenir, ce petit machin l’a obtenu (report des échéances électorales.  …).

Ce que les entreprises n’ont pu obtenir, ce petit machin l’a obtenu (remise d’impôts, exonérations, crédits à taux zéro, fonds d’investissement, baisse des cours des matières premières stratégiques. ..).

Ce que les gilets jaunes et les syndicats n’ont pu obtenir, ce petit machin l’a obtenu (baisse de prix à la pompe, protection sociale renforcée…).

Soudain, on observe dans le monde occidental le carburant a baissé, la pollution a baissé, les gens ont commencé à avoir du temps, tellement de temps qu’ils ne savent même pas quoi en faire. Les parents apprennent à connaître leurs enfants, les enfants apprennent à rester en famille, le travail n’est plus une priorité, les voyages et les loisirs ne sont plus la norme d’une vie réussie.

Soudain, en silence, nous nous retournons en nous-mêmes et comprenons la valeur des mots solidarité et vulnérabilité. 

Soudain, nous réalisons que nous sommes tous embarqués dans le même bateau, riches et pauvres. Nous réalisons que nous avions dévalisé ensemble les étagères des magasins et constatons ensemble que les hôpitaux sont pleins et que l’argent n’a aucune importance. Que nous avons tous la même identité humaine face au coronavirus.

Nous réalisons que dans les garages, les voitures haut de gamme sont arrêtées juste parce que personne ne peut sortir.

Quelques jours seulement ont suffi à l’univers pour établir l’égalité sociale qui était impossible à imaginer

La peur a envahi tout le monde. Elle a changé de camp. Elle a quitté les pauvres pour aller habiter les riches et les puissants. Elle leur a rappelé leur humanité et leur a révélé leur humanisme.

Puisse cela servir à réaliser la vulnérabilité des êtres humains qui cherchent à aller habiter sur la planète mars et qui se croient forts pour cloner des êtres humains pour espérer vivre éternellement.

Puisse cela servir à réaliser la limite de l’intelligence humaine face à la force du ciel

Il a suffi de quelques jours pour que la certitude devienne incertitude, que la force devienne faiblesse, que le pouvoir devienne solidarité et concertation.

Il a suffi de quelques jours pour que l’Afrique devienne un continent sûr. Que le songe devienne mensonge.

Il a suffi de quelques jours pour que l’humanité prenne conscience qu’elle n’est que souffle et poussière.

Qui sommes-nous ? Que valons-nous ? Que pouvons-nous face à ce coronavirus ?

Rendons-nous à l’évidence en attendant la providence.

Interrogeons notre « humanité » dans cette « mondialité » à l’épreuve du coronavirus.

Restons chez nous et méditons sur cette pandémie

Aimons-nous vivants !

COVID-19 Attention aux arnaques

Le COVID-19 est l’occasion idéal pour découvrir les belles qualités des humains en temps de crise: la solidarité, l’entraide, la compassion, etc. Malheureusement il est aussi l’occasion des « bas instincts animal » : la fraude, les arnaques, les pièges, etc.

 

Voici une vidéo de La Facture qui informe sur les dangers actuels des arnaques.

 

 

Le COVID-19 et L’importance de la science, de la recherche fondamentale

Le monde après

Bruno Canard est un chercheur de haut niveau du CNRS français établi à Marseille. Son équipe est spécialiste des coronavirus. En 2015, avec des collègues belges et néerlandais, il a sonné l’alarme sur les dangers des coronavirus.

Patrick LagacéPATRICK LAGACÉ
LA PRESSE

Le Dr Canard, dont l’équipe a récemment décrypté le processus d’activation du virus de la COVID-19 avec l’équipe du chercheur de l’Université de Montréal Nabil Seidah s’est vidé le cœur récemment dans une lettre ouverte où il pourfend le peu de considération de son État pour la recherche fondamentale indépendante.

Le titre de la lettre de Bruno Canard dit tout : « Coronavirus : la science ne marche pas dans l’urgence ».

Extrait : « […] comment anticiper le comportement d’un virus que l’on ne connaît pas ? Eh bien, simplement en étudiant l’ensemble des virus connus pour disposer de connaissances transposables aux nouveaux virus, notamment sur leur mode de réplication. Cette recherche est incertaine, les résultats, non planifiables, et elle prend beaucoup de temps, d’énergie, de patience. C’est une recherche fondamentale patiemment validée, sur des programmes long terme, qui peuvent avoir des débouchés thérapeutiques. »

Dans son coup de gueule, le Dr Canard déplore ce que des chercheurs de partout en Occident ont déploré au cours des dernières années, des dernières décennies : le recul de la recherche fondamentale comme priorité budgétaire.

Le chercheur raconte le sort de ces collègues à statut précaire qui vivotent de contrat en contrat. Des projets de recherche qui doivent passer par un filtre de paperasse interminable et assommant. Des budgets étatiques qui rapetissent sans cesse… Comme les équipes de recherche.

***

Après tout ça, quand le virus aura été maté, quand on aura compté nos morts, nous en sortirons assurément changés. Comme nous sommes sortis changés du 11 septembre 2001, qui nous a fait accepter plein de mesures sécuritaires inimaginables la veille.

Après tout ça, il faudra bien s’interroger sur le rôle de la science, sur l’importance de la recherche fondamentale, dans nos vies…

Ai-je dit dans nos vies ? Pardon, je corrige : pour nos vies.

On le constate, tout s’accélère. Tout va vite. C’est vrai à hauteur d’humain. Et c’est vrai dans les stratosphères décisionnelles des États. Je cite Michael Sabia, quand il a quitté la présidence de la Caisse de dépôt, en parlant de la difficile coordination gouvernementale : « Le monde bouge trop vite. »

Mais la science ne bouge pas vite. Peut-être que les multitudes de chercheurs qui s’activent dans l’urgence pour trouver un remède contre la COVID-19 vont réussir un miracle et le trouver rapidement, plus rapidement que les 12 à 18 mois nécessaires d’ordinaire. Il faut l’espérer.

Peut-être que le monde d’après bougera moins vite. J’en doute, personnellement. Je crains que l’on ne revienne à nos mauvaises habitudes.

***

Mais dans le monde d’après, il faudra accepter que la science, cette chose lente, est plus importante qu’on ne le pensait, avant la pandémie.

J’ai sondé là-dessus la présidente de l’Association francophone pour le savoir (Acfas), Lyne Sauvageau, qui se réjouit que la science et le politique agissent actuellement de concert pour lutter contre la pandémie. Qu’espère-t-elle sur la place de la science dans nos sociétés, dans le monde post-pandémie ?

Réponse : « Pour pouvoir être utiles maintenant, de longues recherches fondamentales ont été réalisées, où on ne voyait pas toujours clairement, a priori, comment les résultats ou les nouvelles connaissances pouvaient ou allaient être utiles. Je souhaite qu’après la pandémie, l’importance de construire, dans toutes les disciplines, des connaissances dont on ne voit pas l’utilité immédiate soit mieux reconnue. »

Je surligne les mots de Mme Sauvageau, qui vont à contre-courant, dans un monde qui va trop vite, dans un monde qui valorise la vitesse et sa cousine, l’efficience : « Des connaissances dont on ne voit pas l’utilité immédiate… »

Les mots de Lyne Sauvageau font écho à ceux de Bruno Canard; Bruno Canard qui, en entrevue au Point, dit que si la recherche sur les coronavirus avait été mieux financée depuis le SRAS de 2003, on n’en serait pas là, aujourd’hui : « Au cours des 17 années qui se sont écoulées depuis le [SRAS], on aurait pu développer des médicaments, prêts à l’emploi sur les étagères, contre les coronavirus que nous connaissons. »

Pour le mot de la fin, le Dr Canard, encore, dans sa lettre ouverte : « Dès 2006, l’intérêt des politiques pour le [SARS-CoV-2] avait disparu; on ignorait s’il allait revenir. L’Europe s’est désengagée de ces grands projets d’anticipation au nom de la satisfaction du contribuable. »

Réflexion sur la recherche fondamentale, tirée de mon live:
Potvin (2016). Alliance entre le savoir issu de la recherche et le savoir d’expérience. Béliveau Éditeur (p. 59)

En tant que praticien sur le terrain comme psychoéducateur ou même comme jeune chercheur,  je ne voyais pas l’utilité de la recherche fondamentale. L’expérience en recherche et en transfert de connaissances m’a démontré le contraire.  J’ai constaté comment ce type de recherche pouvait  finalement être d’une grande utilité pour :

-apporter un éclairage théorique sur un problème lié à une clientèle ;

          -soutenir la justification d’une orientation d’intervention ;

          -servir de cadre théorique au développement d’un programme d’intervention ;

          -être utilisé et transformé pour le développement d’un outil de soutien à l’intervention.

Ce qui peut paraître étonnant, c’est que dans mes expériences de transfert de connaissances, de développement d’outils (guides d’intervention, logiciels de dépistage, etc.) la plupart de ces outils sont issus de recherches fondamentales (études longitudinales). Par exemple, la typologie des élèves à risque de décrochage scolaire, qui présente les caractéristiques de comportements et de besoins qui différencient les élèves à risque, est issue d’analyse statistique de la base de données d’une recherche fondamentale sur le décrochage scolaire.

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Chant classique – Fillette

Classique Fillette

Jacques Dionne psychoéducateur – Nouveau membre Émérite de OPPQ

Nomination d’un membre émérite:
Jacques Dionne, ps. éd. 
Jacques Dionne

Lors de la dernière réunion du Conseil d’administration de l’Ordre, monsieur Jacques Dionne, ps. éd. a été nommé membre émérite de l’Ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec.

Membre depuis le 1er juin 2001, Jacques Dionne a travaillé comme psychoéducateur et gestionnaire auprès des jeunes contrevenants durant les années 70 et 80, notamment à Boscoville. Il a par la suite entrepris une carrière universitaire en étant professeur, d’abord à l’Université de Montréal, puis au département de psychoéducation et psychologie de l’Université du Québec en Outaouais de 1995 à 2012, moment de sa retraite.  L’Université du Québec en Outaouais répertorie pour Jacques Dionne plus de 100 publications (livres, articles, rapports de recherche) et communications. Il a notamment été co-auteur pour une parution récente (2018) du livre « Approche de communauté d’entraide et de justice ».

Jacques Dionne est aussi connu comme celui qui a été l’instigateur de l’exportation de la psychoéducation à l’international, tout particulièrement au Chili.

Toutes nos félicitations!

COVID-19 un poème – Claude Pelletier

MARS FRILEUX
POUR MADAME ET MONSIEUR
POURTANT PAS SI VIEUX

Claude Pelletier
Mars 2020

Bonjour madame, bonsoir monsieur
On se salue du coin des yeux
On n’a pas le droit d’être curieux

Bonjour madame, bonsoir monsieur
On se promène deux par deux
Mais évitons les mêmes lieux

Bonjour madame, bonsoir monsieur
On a les quatre l’air d’être vieux
On se balade pour être mieux

Bonjour madame, bonsoir monsieur
D’habitude j’suis pas très peureux
Mais j’veux pas vous rendre furieux

Bonjour madame, bonsoir monsieur
C’est trop facile d’être envieux
Mais si c’est la volonté des dieux

 

Bonjour madame, bonsoir monsieur
Il y en a des plus malheureux
Faudrait ensemble penser à eux

Bonjour madame, bonsoir monsieur
Espérons être tous assez chanceux
Pour ne pas être contagieux

Bonjour madame, bonsoir monsieur
C’est sans doute un autre adieu
On se souhaite d’être tous heureux

Égide Royer – Expert en éducation – adaptation scolaire – série de conférences

Voici une série de conférences d’Égide Royer spécialiste en adaptation scolaire au Québec (Canada).

https://www.bing.com/videos/search?q=%c3%a9gide+royer+et+le+covid-19&qpvt=%c3%a9gide+royer+et+le+covid-19&FORM=VDRE

COVID-19 – et les élèves en difficulté Égide Royer.

https://www.facebook.com/rdimatin/videos/673100116772535/

David St-Jacques – Astronaute

Je présente ici quelques paroles de l’astronaute canadien David St-Jacques qui m’ont vraiment impressionné. Il parle de son voyage dans l’espace. (entrevue à TLMEP -R-C- 15-03-2020).

Qui il est

  • Astronaute – Ingénieur – Astrophysicien – Médecin – Père de trois enfants

L’émerveillement

 » C’est vraiment touchant la terre qui est si belle, si gracieuse avec la petite couche bleu phosphorescente dans le vide. Complètement mort dans l’espace avec la lune qui est une roche, le soleil une boule de feu, les autres planètes qui sont complètement inhospitalières et la terre un oasis impossible…

C’est fou, il n’y a pas de nouvel air, de nouvel eau, c’est tout recyclé. On vit en circuit fermé… On est touché par la fragilité…

Oui les problèmes sont réels, mais l’invention humaine, le génie humain, la capacité de travailler ensemble, l’étendue de l’imagination, c’est ahurissant. On est capable de travailler ensemble et de trouver des solutions techniques innovantes à des problèmes qui peuvent paraître impossibles ».

La vie et l’œuvre de Richard E. Tremblay – Développement de l’enfant et délinquance

La vie et l’œuvre de Richard E. Tremblay
Le livre : Mathieu-Robert Sauvé (2019). La violence des agneaux. Québec Amérique.

En premier lieu, je vous recommande de lire le livre sur la vie l’œuvre de Richard E. Tremblay. C’est particulièrement intéressant pour tout ceux et celles qui s’intéressent au développement de l’enfant, à la délinquance et à sa prévention et enfin à l’influence de Tremblay sur la psychoéducation

 

 

 

Je trouve important de présenter l’œuvre de Richard E. Tremblay pour plusieurs raisons.  La première raison c’est que Richard m’a ouvert la porte au vaste domaine de la recherche scientifique.

Mon premier contact avec Richard fut lors de son stage de formation à Boscoville (1967 à 1970) à l’occasion de sa maîtrise en psychoéducation. Richard faisait ses stages dans une unité de rééducation et dans l’activité des sports où j’étais le responsable pour l’ensemble de Boscoville.  Pour la réalisation de sa recherche à la maîtrise, Richard s’est inspiré d’un travail de recherche universitaire que j’avais fait dans le cadre de mon baccalauréat en psychoéducation, soit L’apprentissage de jeux acrobatiques par des adolescents délinquants. C’était une recherche en « Laboratoire » et Richard a repris ce protocole de recherche en ayant une approche beaucoup plus scientifique que mon expérience. Il filmait les adolescents, utilisait des questionnaires validés et théorisait sur le schéma corporel. Par la suite, lors de mes études de maîtrise, Richard fut mon directeur de mémoire et c’est là que j’ai vraiment été initié  à la recherche scientifique, dans une approche quantitative.

La deuxième raison, c’est que ses travaux de recherche sur le développement de l’enfant sur l’agressivité et la prédiction de la délinquance (aux origines de l’agression) sont d’une très grande importance, et ce, à un niveau mondial.

La troisième raison c’est que Richard E Tremblay est à la base un psychoéducateur, il dira « cette formation universitaire est devenue la base de mon métier p. 54 ».

Note : l’information sur le parcours de Richard E. Tremblay est tirée en grande partie du livre – La violence des agneaux. J’y ajoute parfois mes souvenirs et à la fin ce que je partage comme vision du monde.

 

Qui est Richard E. Tremblay

Actuellement en 2020, Richard E. Tremblay est âgé de 75 ans et vit à Montréal au Québec (Canada).

Il obtient un baccalauréat (B.A.) en éducation physique de l’Université d’Ottawa (1966), une maîtrise en psychoéducation de l’Université de Montréal (1967-1970) et un doctorat en psychologie éducationnelle de l’Université de Londres (1976).

Il est professeur émérite au département de psychologie de l’Université de Montréal et professeur associé au  Département de pédiatrie / psychiatrie  Faculté de médecine. Il est également professeur émérite en santé publique à l’Université de Dublin en Irlande. Il a reçu en 2017 le prestigieux prix de Stockholm, que l’on surnomme le « prix Nobel de la criminologie.

Comme chercheur et auteur,  Richard « signe plus de 500 publications, citées à ce jour plus de 53 000 fois par les pairs… il figure au sixième rang des chercheurs en développement de l’enfant les plus cités au monde… L’édition canadienne du magazine Time mentionnait en 2003 qu’il était parmi les cinq chercheurs canadiens en médecine les plus influents de la planète p.13-14 ».

Il est ou a été :

  • Directeur de l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal (fin du mandat 1990)

  • Directeur et fondateur (1984) du Groupe de recherche sur l’inadaptation psychosociale chez l’enfant de l’Université de Montréal.

  • Titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur le développement de l’enfant

  • Directeur du Centre de recherche de l’enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes

  • Directeur du Centre d’excellence pour le développement des jeunes enfants (CEDJE)

  • Il a créé et dirigé le Centre d’excellence pour le développement des jeunes enfants (CEDJE) ainsi que L’encyclopédie sur le développement des jeunes enfants

Ses champs d’expertises particulières sont : le développement de l’enfant, l’éducation, la prévention, la famille, les relations parent-enfant, l’enfance inadaptée, l’agressivité, la délinquance et la toxicomanie.

Comme éducateur physique, en 1966  il a débuté sa carrière en milieu psychiatrique adulte à l’hôpital St-Charles de Joliette (Québec) comme responsable du service d’éducation physique et de loisir.

De 1967 à 1970, dans le cadre de sa formation en psychoéducation,  Richard vient travailler au centre de rééducation d’adolescents délinquants  Boscoville. C’est à cet endroit qu’il découvre le monde de la délinquance et celui de l’intervention.

 

Hommages et distinctions[1]

Principales études longitudinales

  • L’Étude longitudinale et expérimentale de Montréal (GRIP 1984)

  • L’Étude longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes (ELNEJ 1987)

  • L’Étude longitudinale des enfants du Québec (ELDEQ 1998-2002)

L’Étude longitudinale et expérimentale de Montréal (ELEM) (GRIP 1984)… les chercheurs souhaitent « que les résultats nous orientent vers des cibles en matière de compétences parentales pour expérimenter des interventions préventives p. 102 ». Aussi « tester un ensemble d’interventions préventives auprès des garçons les plus agressifs et hyperactifs p. 103 », « Connaître les trajectoires de développement d’un problème permet, en principe, de mieux en identifier les sources, le prévenir ou résoudre le plus tôt possible p. 105 ».

L’Étude longitudinale et expérimentale de Montréal (ELEM).À la fin de l’intervention, nous noterons que le groupe expérimental compte moins de garçons placés dans des classes spéciales. À l’adolescence, les garçons du groupe expérimental rapportent moins de consommation d’alcool et de drogue. À l’âge de 24 ans, il y a plus de garçons qui ont terminé leur secondaire dans le groupe expérimental que dans le groupe témoin… moins de garçons du groupe expérimental commettent des crimes… p.109 »

L’Étude longitudinale et expérimentale de Montréal (ELEM) et L’Étude longitudinale des enfants du Québec (ELDEQ 1998-2002) montrent qu’il faut absolument briser le moule avant que les mauvaises habitudes ne se fixent. Comment? En amenant les enfants à risque, dès leur plus jeune âge, à apprendre des solutions de rechange à l’agression et aux autres comportements antisociaux, donc des solutions mieux adaptées à la vie contemporaine. Cela passe le plus souvent par les milieux de garde à la petite enfance et l’école. Il faut mettre les éducateurs, les enseignants et les parents dans le coup p. 129.

Tremblay explique qu’en vieillissant, les jeunes délinquants de façon générale, deviennent des parents pauvres, « À part l’exceptionnel criminel surdoué, 99% des délinquants échouent à l’école, occupent des emplois mal payés et se retrouvent le plus souvent sans emploi eux-mêmes. Ils ont des enfants avec des partenaires qui leur ressemblent. Leurs enfants héritent donc de leurs gènes, de la pauvreté et de leur éducation p. 106 ».

 

Quelle est sa vision

Il semble que la conception en sciences humaines (psychologie, sociologie, criminologie), à l’instar du philosophe Jean-Jacques Rousseau (12 janvier 1762) est que « …l’homme est bon naturellement… c’est par ces institutions seules que les hommes deviennent méchants. » Richard E. Tremblay, par ses travaux de recherche démontrera que c’est le contraire « On naît comme des animaux dans la jungle : prêts à se battre pour survivre! C’est la société qui nous apprend à ne pas agresser nos semblables p. 17 ». L’être humain ne nait pas naturellement « bon » avant de devenir « mauvais » à force d’être confronté à la méchanceté du monde. Au contraire, il naît programmé pour affronter un environnement hostile comme un animal sauvage… Face aux étrangers qui s’opposent à sa personne, il a le réflexe de l’agression physique… Ce caractère belliqueux largement dominant, chez le garçon comme chez la fille, se modifie avec la socialisation p. 19.

Les travaux de Tremblay attaquent le principe fondamental de la sociologie… leur vison étant que les comportements humains sont essentiellement des produits du contexte social. « L’approche évolutionniste bio-psycho-sociale, qui est la mienne, part du principe qu’à la naissance, les humains ignorent s’ils vont voir le jour dans la jungle ou dans une société moderne qui ne tolère pas l’agression physique. Les bébés, tous les bébés naissent prêts à se battre! L’agression apparaît dès que les muscles sont suffisamment formés pour permettre des gestes coordonnés. 132-133 »

Quoi, la télé violente ne rend pas violent? « Notre conclusion, après avoir analysé le développement de la fréquence des agressions physiques à l’âge de six mois jusqu’à l’adolescence, est que Rousseau avait tort : les enfants n’apprennent pas à agresser ; au contraire, ils apprennent à ne pas agresser. Et cet apprentissage se fait surtout entre la naissance et l’entrée à l’école primaire p. 136 ».

L’équipe de Richard Tremblay montrera qu’en soutenant la famille, les enseignants et les enfants dès le début de l’école primaire, on arrive à stopper la trajectoire vers la délinquance p. 137.

« j’avais travaillé avec des adolescents délinquants et des adultes criminels… je voulais décrire le plus objectivement possible le chemin parcouru pendant un traitement. Mes intérêts s’ouvraient sur le développement des problèmes, sur la compréhension du chemin que parcouraient ces jeunes en difficulté. P. 75 »

L’importance d’aider les jeunes filles qui ont des problèmes de comportement pour faire en sorte que leurs enfants ne les reproduisent pas p. 198.

L’importance d’intervenir dès la grossesse auprès des mères, surtout en milieu défavorisé… ». Ce que la mère vit pendant la grossesse, ce qu’elle mange, ce qu’elle respire, le stress qu’elle ressent; tout cela contribue au développement du cerveau du bébé. Si elle fume et boit durant sa grossesse, si elle est dépressive, si le père la violente, si elle s’alimente mal.. le développement du cerveau en subira les conséquences p. 199 »

« Sa principale réussite est d’avoir réuni des experts de disciplines différentes pour comprendre le développement humain dans son intégralité p.15 »

 

Qu’est-ce que je partage avec Richard E. Tremblay

Je partage l’approche de Tremblay qui est bio-psycho-sociale. Nous sommes en quelque sorte des animaux éduqués. Au départ, nous avons les mécanismes pour survivre et nous défendre (combattre ou fuir). Je n’irais pas jusqu’à dire que « nous naissons mauvais », mais plutôt, nous naissons avec des mécanismes pour survivre, se protéger, etc. Je nuancerais encore plus en mentionnant qu’il y a des différences individuelles importantes issues du tempérament qui est inné.

Je partage son point de vue sur la grande importance de l’épigénétique qui vient appuyer la conception que le génétique peut être modifié (l’expression des gènes) par l’environnement (l’éducation, l’intervention, etc.).

L’importance également d’intervenir tôt, très tôt. Si possible, dès la grossesse et ce surtout auprès des mères vulnérables (milieux défavorisés). Aussi en petite enfance (garderie) et au préscolaire (prématernelle et maternelle) et au primaire.

Les travaux de Tremblay ont influencé mes propres travaux

  • Étude longitudinale de la maternelle à la fin du secondaire

  • Développement du Guide de prévention Premiers signes

  • Développement du Répertoire de pratique Agir dès les premiers signes

  • Développement du logiciel de dépistage Premiers signes.

Je partage sa vision du lien entre la recherche et l’intervention évaluée. J’ai appuyé mon Étude longitudinale… sur les renseignements obtenus par les enseignants afin de dépister les élèves à risque. Je le rejoins dans sa confiance que les enseignants sont une source importante de renseignements sur le vécu des enfants à l’école  « Tremblay : … Cette étude est importante, car elle me fait réaliser une chose capitale : on peut demander aux enseignants de répondre à un questionnaire sur les enfants qu’ils ont devant eux pour obtenir des renseignements très riches sur les difficultés des jeunes dans nos écoles p. 85 »

[1] Source :Wikipédia (consulté le 11 mars 2020)

Autres info sur Richard E. Tremblay (vidéo)


https://zonevideo.telequebec.tv/media/27264/richard-tremblay-le-chercheur-qui-a-demontre-que-l-agressivite-est-innee/le-code-chastenay

Les femmes et le patriarcat – Texte de Raynald Horth

 

Les femmes et le patriarcat
Raynald Horth Ph.D.
7 mars 2020

L’oppression étant la situation des gens opprimés, les femmes étant de ces opprimés-là et le patriarcat étant le système socio-politique qui organise l’oppression.

Le patriarcat est le système de subordination des femmes aux hommes dans les sociétés contemporaines.

Travail ménager

Le travail ménager, c’est le travail fait à la maison par les femmes :  cuisine,  lavage, repassage, couture, courses, nettoyage, faire le ménage, mettre les enfants au monde, les éduquer, en prendre soin et ce, tout à fait gratuitement.

La vie en couple

La vie en  couple est l’institution par laquelle un travail gratuit est extorqué aux femmes. La gratuité du travail ménager ne dépend pas de sa nature puisque lorsque les femmes fournissent ce travail hors de la vie de couple, ce travail est rémunéré. Le même travail prend donc de la valeur – est rétribué – dès lors que la femme le fournit à des hommes avec qui elle n’est pas en couple.

Les femmes ne «  servent » pas qu’à la reproduction des personnes humaines, elles produisent plus de 50% du travail de l’humanité ; et 75% de ce travail est gratuit et bénéficie aux hommes.

 

Femmes assassinées et violentées

Dans le monde

En 2017, 50 000 femmes ont été assassinées dans le monde par un partenaire intime ou un membre de la famille

En 2017, 700 millions de femmes ont été victimes de violence conjugale dans le monde.

   Au Canada

 En 2018, 80 femmes ont été assassinées par leur conjoint.

 En 2016, 40608 femmes ont été victimes d’actes de violence commis par un conjoint ou un ex-conjoint

Au Québec

 En 2018, 12 femmes ont été assassinées par leur conjoint.

En 2016, 15131 femmes ont été victimes de violence dans un contexte conjugal.

800 000 femmes au Québec, ont vécu au cours de leur vie la violence physique et/ou psychologique de leur conjoint.

C’est la domination sociale et collective des femmes par les hommes qui permet la domination individuelle d’un homme sur sa partenaire.

La violence envers les femmes découle de cette forme d’organisation sociale qu’est le patriarcat. Tant que le système patriarcal sera présent, il soutiendra et concentrera le pouvoir entre les mains des hommes.

La violence envers les femmes est un comportement appris et utilisé par les hommes comme moyen de contrôle et de domination.

 

RAYNALD HORTH. Ph.D. Professeur universitaire titulaire retraité du département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR). Il est auteur, poète, historien, artiste peintre et sculpteur, .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon nouveau livre: Onze défis à relever pour mieux vivre…

Voici le résumé et la table des matières de mon nouveau  livre publié à la maison d’éditions Marcel Broquet  http://www.marcelbroquet.com/

Vous pouvez vous procurer mon livre: chez Marcel Broquet éditeur / dans les librairies du Québec / chez Amazon / sur mon site: www.pierrepotvin.com/wp/livres / en France : https://www.librairieduquebec.fr/ 

Résumé
Résumé du manuscrit – Onze défis … de Pierre Potvin

Tables des matières
Onze défis P.Potvin

Une vidéo de présentation
https://youtu.be/x8J5MjXSKIM

Stratégies pour découvrir la fausse information

Voici une courte conférence qui présente quelques stratégies pour s’assurer que l’information tirée d’Internet n’est pas fausse

https://habilomedias.ca/sites/mediasmarts/files/tutorials/faux-que-ca-cesse/

 

Autres documents sur le sujet

https://habilomedias.ca/litt%C3%A9ratie-num%C3%A9rique-et-%C3%A9ducation-aux-m%C3%A9dias/e-tutoriels/faux-que-%C3%A7a-cesse-comment-savoir-ce-qui-est-vrai-sur-internet

Gouvernance et éducation – texte synthèse de Normand Baillargeon

Gouvernance et éducation

Les philosophes nous disent, avec raison, que le concept d’éducation est un de ces concepts à propos desquels, immanquablement, des désaccords, souvent profonds, sont présents. En d’autres termes, le concept d’éducation, comme celui de justice, pour prendre un autre exemple populaire, est par essence débattu, contesté, polémique.

Malgré tout, pour qu’il soit relativement harmonieux, le fonctionnement du très vaste et complexe monde de l’éducation exige un certain consensus sur la signification de ce concept. C’est là une condition essentielle de la gouvernance de ce monde et de la collaboration entre les personnes et les nombreuses entités qui le composent et qui y agissent.

Tout cela suppose que, autant que faire se peut, des faits pertinents soient reconnus comme tels ; qu’un consensus, le plus large possible, existe sur les finalités devant être poursuivies, sans oublier une reconnaissance et une confiance réciproques des agents qui prennent des décisions et qui agissent dans ce monde.

Rien de tout cela n’est facile, mais sans cela, le système perd de sa légitimité.

Peu de gens, je pense, contesteront que nous traversons en ce moment une grave crise de gouvernance de l’éducation. Elle se manifeste aux trois échelons évoqués plus haut.

Notre crise de gouvernance

En voici quelques symptômes.

Le plus récent est bien entendu ce bâillon par lequel on a aboli les commissions scolaires.

Que l’on soit ou non d’accord avec cette décision, en faveur de laquelle des arguments pouvaient en effet être avancés, il reste qu’elle est un coup de force politique aux conséquences imprécises. On savait, bien entendu, que ce gouvernement voulait abolir les commissions scolaires, mais on aura appris sous le bâillon par quoi elles seront remplacées. Ce que tout cela signifiera en pratique reste largement à voir. Qui sait ? Le spectre en version québécoise de ces « bons d’éducation », hier chers à l’ADQ, est peut-être à redouter.

On notera aussi que durant le débat entourant cette politique, on a trop souvent eu l’impression de prises de position partisanes et intéressées défendues par des syndicats, par des directions d’écoles ou de cégeps, par des universités et des universitaires, par des professeurs ou des membres de diverses bureaucraties, tout cela trop souvent sans grand recul et sans légitimité pour prétendre parler au nom d’un bien commun bien réel, convenu et bien défini.

Un autre récent symptôme du mal dont nous sommes frappés transparaît avec ce cégep en région donnant à Montréal des cours en anglais à une clientèle recrutée à l’étranger. Ici, nos structures et politiques semblent mal adaptées à des réalités nouvelles, comme la pénurie d’étudiants et la concurrence internationale en recrutement.

On trouvera cependant aussi d’autres traces de ce mal qui sont bien présentes depuis trop longtemps.

C’est ainsi qu’on a hier sagement voulu permettre une véritable démocratisation de l’accès à l’éducation et une substantielle égalité des chances. Notre système d’éducation est désormais profondément inégalitaire, avec ce qu’on donne couramment comme ses fameuses trois vitesses : le public, le public avec programmes spéciaux et le privé subventionné. Au-delà des positions que défendent souvent par intérêt les acteurs et institutions impliqués dans tout cela, que voulons-nous collectivement ?

Nous avons aussi, en ce moment, une dramatique pénurie d’enseignants, causée entre autres par l’abolition du certificat en enseignement secondaire, que j’avais en son temps dénoncé comme fille du corporatisme et du clientélisme des facultés d’éducation : celles-ci semblent aujourd’hui avoir bien du mal à résoudre cette crise. On se souviendra en outre qu’elles nous ont donné, il y a une vingtaine d’années, une controversée réforme de l’éducation largement contraire aux données de recherche probantes.

Un autre danger est aussi de plus en plus visible et il est sans doute lui aussi alimenté par cette carence de vision claire sur laquelle une saine gouvernance doit prendre appui : la commercialisation de l’éducation, de la recherche et du savoir. Jusqu’où veut-on, doit-on, peut-on collectivement nous engager dans ces voies ? Avec quelles garanties ?

J’arrête là cette énumération, mais non sans rappeler que tout ce que j’ai dit pourrait aussi être répété à propos de l’implantation des maternelles, de la désertion professionnelle affectant le plus beau métier du monde et de notre laïcité inachevée.

Que faire ?

Une commission Parent 2.0… ou 5G

On le sait si on me lit ne serait-ce qu’un peu : je suis persuadé que nous ne pourrons nous sortir de ces périls qu’en menant, à la lumière des connaissances les plus solidement établies, une réflexion collective et informée sur ce que, du préscolaire à l’université, nous attendons de notre système d’éducation. C’est là, je le sais bien, une vaste et difficile tâche. Elle demandera du temps, des gens dévoués et savants, et beaucoup de sagesse. Mais elle est nécessaire.

Une telle chose a été faite chez nous, il y a un demi-siècle. En référence à ce vaste travail accompli hier, j’ai proposé d’appeler l’exercice que je préconise la commission Parent 2.0. Un ami espiègle assure que ce nom n’est déjà plus assez attrayant en ces temps technophiles et que je devrais plutôt proposer une commission Parent 5G.

Peu importe.

Je soutiens que nous nous devons collectivement d’accomplir ce travail et que les périls que nous courons à ne pas le faire sont trop grands pour ne pas nous y mettre rapidement.

On s’en souviendra : c’est en grande partie le politique et la société civile qui ont voulu les changements en éducation que la commission Parent a apportés. Je pense que c’est aujourd’hui la société civile, des partis politiques d’opposition, mais aussi et surtout ces nombreux acteurs de l’éducation conscients de ce qui se passe qui devraient porter cette demande.

Les entendre me réjouirait au plus haut point.

Loi 40: CHANGEMENTS EN ÉDUCATION: PAS DE PANIQUE SVP

CHANGEMENTS EN ÉDUCATION: PAS DE PANIQUE SVP

https://www.aqcs.ca/2020/02/12/changements-en-education-pas-de-panique-svp/?fbclid=IwAR0GiSqXrSw9zUZUrWuPHnce0P6eKUKHUIP538ocmhmASZxpxR3cvxVH1Bs

LETTRE OUVERTE

Collectif d’auteurs*

Dans la foulée de l’adoption du projet de loi 40, qui introduit notamment une nouvelle gouvernance scolaire et qui mise sur une gestion collaborative, nous, partenaires de l’éducation provenant d’horizons variés, sommes déterminés à mettre en place les conditions pour que notre système continue de demeurer l’un des meilleurs au monde afin d’assurer la réussite éducative.

Depuis ses débuts, notre réseau a connu son lot de réformes et de transformations, de coupures et de réinvestissements, mais jamais les acteurs de ce réseau n’ont perdu de vue la quête vers l’excellence, le souci d’être au service des clientèles et la qualité de l’enseignement dispensé. C’était le cas avant le projet de loi 40 et ce ne sera pas différent dans le cadre des changements en cours.

Nous avons aujourd’hui la responsabilité de nous unir pour continuer à transmettre le savoir, développer les compétences et le savoir-être des prochaines générations et mettre à la disposition de ces élèves les outils pour faire éclore leur plein potentiel.

Nous trouvons important de rappeler à toute la population qu’aujourd’hui, les élèves – jeunes et adultes – évoluent dans le même réseau qui a permis au Québec de se hisser parmi les sociétés les plus instruites. Il est aussi bon de rappeler que cette transformation des commissions scolaires en centres de services scolaires ne changera en rien la névralgique et noble mission qui est la nôtre : celle de favoriser la réussite éducative. Certes, la gouvernance changera et le fonctionnement sera appelé à évoluer, mais pour le reste, l’école d’hier évoluera vers l’école de demain.

Les parents engagés continueront à prendre leur place et exercer leur rôle dans les instances scolaires. Les parents ayant des inquiétudes ou des questions pourront toujours contacter l’équipe-école ou encore le personnel des commissions scolaires ou des centres de services scolaires.

Les directions générales, les directions d’établissements, les cadres scolaires et les parents impliqués dans les instances scolaires sont résolument engagés, depuis longtemps, à améliorer un réseau déjà performant, mais encore perfectible. Aujourd’hui, la nouveauté doit se juxtaposer à la continuité.

Nous tenons à saluer et à remercier tous les commissaires pour leur ardeur, leur passion, leurs actions et leur engagement dans les écoles et dans les communautés.

Le gouvernement a exprimé sa volonté de moderniser la gouvernance du réseau d’éducation publique. Nous sommes prêts à travailler en collaboration pour mener à bien la transition, valoriser l’école publique, consolider les acquis, maintenir le processus d’amélioration continue et enregistrer des progrès.

Nous avons le devoir d’essayer, mais l’obligation de réussir, ENSEMBLE.

*Sont signataires de cette lettre :

Lucien Maltais, président de l’Association des directions générales des commissions scolaires (ADIGECS)

Jean-François Parent, président-directeur général de l’Association québécoise des cadres scolaires (AQCS)

Carl Ouellet, président de l’Association québécoise du personnel de direction des écoles (AQPDE)

Nicolas Prévost, président de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE)

Hélène Bourdages, présidente de l’Association montréalaise des directions d’établissement scolaire (AMDES)

Kévin Roy, président de la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ)

Ce que cache les logos de publicité – fascinant

 

 

Le langage caché des logos : Intéressant  Très surprenant…….regardez bien …. les publicitaires ont des idées parfois subtiles. Maintenant vous les regarderez différemment.

 

  https://i62.servimg.com/u/f62/15/93/68/24/114.png
Vous voyez la flèche entre le « E » et le « x » (en blanc)?
Je ne l’avais jamais remarquée.  

 

 https://i62.servimg.com/u/f62/15/93/68/24/214.png
Le 2e et le 3ème « T » sont deux personnes qui partagent une tortilla et un bol de sauce.

 

     https://i62.servimg.com/u/f62/15/93/68/24/313.png
Le « R » de Tour est un cycliste. Le cercle jaune est la roue avant et le « O » est la roue arrière.

 

  https://i62.servimg.com/u/f62/15/93/68/24/414.png
La flèche signifie qu’Amazon a tout de “a” à “z”.

 

  https://i62.servimg.com/u/f62/15/93/68/24/512.png
Il y a un ours qui danse au-dessus du « ble ».
Toblerone est fabriqué à Berne en Suisse dont l’emblème est un ours.

 

  https://i62.servimg.com/u/f62/15/93/68/24/612.png
Vous voyez le « 31 » dans « BR »?  = 31 parfums délicieux.

 

 https://i62.servimg.com/u/f62/15/93/68/24/712.png
Vous voyez le gorille et la lionne face à face (en blanc) ?

 

 https://i62.servimg.com/u/f62/15/93/68/24/812.png
Le « smiley » (sourire) moitié de visage est aussi un “g” pour « goodwill »

 

Mais la palme reste à celui du TGV qui, retourné, représente un escargot . . . semblant expliquer les fréquents retards….il est vraisemblable que ça n’était pas prévu au départ !!!

 

  https://i62.servimg.com/u/f62/15/93/68/24/911.png

 

 

L’effet enseignant

Voici une vision très positive du rôle de l’enseignant
https://www.lequotidien.com/opinions/leffet-enseignant-874558aff15dc50e7a6f573c03902f66?fbclid=IwAR3vi5xmH5zXromKC6CXxxrPyAYIF4DLCoEh_m0AhuZ3oLc0GlncH52ofpM

L’effet enseignant

 
CARREFOUR DES LECTEURS
Le Quotidien

Les auteurs de cette lettre d’opinion, Stéphane Allaire, Nicholas Bussières, Patrick Giroux, Joëlle Duval, Claude Bordeleau, Catherine Dumoulin, Marie-Pierre Baron, Pascale Thériault, Nicole Monney et Loïc Pulido, sont professeurs au Département des sciences de l’éducation à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

OPINION / La Semaine québécoise des enseignantes et des enseignants se tient du 2 au 8 février. Elle offre une occasion toute particulière de reconnaître l’importance du travail accompli par ces professionnels auprès des élèves du préscolaire, primaire et secondaire. En tant que formateurs et chercheurs en éducation, nous sommes régulièrement témoins de son ampleur et de sa qualité.

L’effet enseignant réfère à l’influence qu’un enseignant exerce sur l’apprentissage, le développement et la réussite des élèves qu’on lui confie. 

Le travail est loin de se limiter à connaître un contenu, en parler et garder la classe tranquille. Il y a beaucoup plus.

En voici un aperçu.

Un enseignant dispose d’une vaste culture générale, l’enrichit continuellement et donne le goût d’apprendre aux élèves.

Il fait preuve d’une maîtrise supérieure de la langue française et en valorise l’importance.

Il maintient une relation de qualité avec les élèves afin qu’ils aient confiance en leur capacité de réussir. Il apprend à les connaître, individuellement et personnellement. Il est un modèle positif pour les élèves.

Il agit parfois à titre de confident. Il offre du soutien moral lorsque nécessaire.

Il possède une connaissance approfondie du programme de formation à enseigner.

Il comprend comment un élève apprend. Il explique la matière en tenant compte du niveau des élèves et des difficultés de compréhension qu’ils peuvent rencontrer.

Il dispose de plusieurs approches et stratégies pour aider les élèves à surmonter leurs difficultés.

Il crée des activités d’apprentissage originales et signifiantes qui motivent les élèves et leur permettent de développer leurs compétences.

Il fournit régulièrement des commentaires constructifs aux élèves pour qu’ils puissent bonifier leurs savoirs.

Il évalue les acquis des élèves avec précision et impartialité.

Il résout une diversité de problèmes de comportement avec bienveillance. 

Il conseille, oriente, explique et réexplique aussi souvent que nécessaire et patiemment.

Il gère plusieurs situations dans de courts délais.

Il est conscient des différences entre les élèves. Il tient compte de cette diversité importante au sein de la classe. Il cherche à inclure chaque élève, peu importe sa situation, difficulté, problème ou handicap, et en dépit de moyens insuffisants.

Il se concerte avec les autres intervenants et les parents pour maximiser les chances de réussite des élèves.

Il partage des conseils et du matériel pédagogique à ses collègues pour leur venir en aide.

Il fait usage de nouveaux outils, technologies et connaissances disponibles.

Il cherche constamment à améliorer son travail.

Il participe à des réseaux de pairs.

Il contribue au développement de sa profession, par exemple, en prenant part à des projets de recherche ou en accueillant de futurs enseignants dans sa classe.

Il se comporte de façon exemplaire, même lorsque la situation pourrait mettre la patience d’autres personnes à rude épreuve. Il est enseignant 24 heures par jour, sept jours par semaine, 365 jours par année.

Il participe de près au développement de l’identité des petits Québécois. Par ses interactions avec eux, petits citoyens deviennent grands…

En définitive, un enseignant fait une différence déterminante dans la vie des élèves, voire LA différence ! La contribution sociale qu’il offre est fondamentale et des plus complexe à mettre en œuvre. Elle mérite d’être reconnue davantage. Nous souhaitons vivement qu’elle le soit.

En guise de geste de valorisation de la profession, nous invitons nos collègues et toute autre personne à joindre leur voix à la nôtre en faisant circuler ce texte ou tout autre commentaire appréciatif dans leurs réseaux avec la mention #EffetEnseignant.

Chères enseignantes et chers enseignants, merci pour votre contribution au développement de la jeunesse québécoise.

Vieux, mais heureux – texte de Jean Bernatchez

Voici un très beau texte sur le vieillissement, écrit pas Jean Bernatchez professeur à l’UQAR.

Le lien à l’article original: https://www.moutonnoir.com/2020/01/vieux-mais-heureux

Vieux, mais heureux

25 janvier 2020 par

Je prétends, à l’instar du philosophe Edgar Morin, avoir tous les âges de ma vie : 61 ans, mais aussi 27 ans, voire 2 ans puisque j’ai des souvenirs de cet âge tendre. Le bonheur croît avec l’âge. L’indice du bonheur au Québec1 en témoigne : alors que les moins de 18 ans se déclarent heureux dans une proportion de 70 %, ceux et celles de plus de 75 ans disent l’être dans une proportion de 79 %. Entre ces deux groupes d’âge extrêmes, la tendance est à la hausse. Pourquoi?

Les âges de la vie

Le bonheur est une notion paradoxale. Certes, les conditions objectives d’existence y contribuent : la santé et l’autonomie; une réponse satisfaisante aux besoins matériels, de sécurité et de réalisation de soi; les liens familiaux, amicaux et sociaux. Mais, en bonne partie, le bonheur est dans la tête. Certaines personnes ont tout pour être heureuses mais ne le sont pas. En revanche, d’autres manquent cruellement de certaines ressources, mais elles sont néanmoins heureuses. Nos sociétés imposent d’être heureux ou de jouer le jeu du bonheur. Les livres de psycho pop avec leurs solutions clés en main se vendent très bien. Il n’existe pas toutefois de recettes du bonheur. Le bonheur se construit plutôt à la jonction des matins réinventés et des soirs crépusculaires.

Le bonheur est en effet une question d’aptitude et d’attitude. Vieillir est un privilège, car trop de gens meurent trop jeunes. Des vies sont interrompues à cause de maladies et d’accidents, mais aussi à cause de la bêtise humaine. Le psychoéducateur Jacques Ross2 présente les âges psychologiques de la vie adulte : l’âge de l’engagement (20 à 30 ans); celui de l’accomplissement (30 à 45 ans); l’âge de l’intégration (45 à 60 ans); puis ceux de la sérénité (60 à 75 ans) et du détachement (75 ans et plus). Le grand âge favorise la sérénité et le détachement, à cause de l’expérience de la vie qui permet de discriminer ce qui est important de ce qui ne l’est pas, mais aussi grâce au lâcher-prise qui caractérise les gens qui abordent cette période de leur vie sans amertume.

Philosophie de la longévité

Le romancier et philosophe Pascal Bruckner3 aborde le défi de la longévité par le fait d’arbitrer entre la fatigue et la ferveur, deux états antagonistes, mais complémentaires. « Nous ne sommes domiciliés dans le temps qu’en étant en permanence expulsés, mis à la porte du présent », croit-il. Le grand âge permet de ralentir, alors que le monde actuel nous impose d’accélérer. « Si le temps est une remontrance, il peut devenir aussi une récompense quand il nous offre l’illusion, absurde mais nécessaire, de redémarrer chaque matin une existence nouvelle. » « La journée qui s’en vient est flambant neuve », comme le chante Avec pas d’casque. « Même un centenaire fait des projets et dit demain », ajoute Pascal Bruckner. « Une vie n’est digne d’être vécue que si elle embrasse des domaines plus vastes et croise ces absolus relatifs que sont l’amour, la vérité, la justice. » Bref, construire au quotidien « une vie bonne, avec et pour les autres, dans des institutions justes », selon cette fois la visée éthique du philosophe Paul Ricœur.

Plus prosaïquement, l’analyse des caractéristiques des « zones bleues », ces régions du monde où l’on vit mieux, plus heureux, plus en santé et plus longtemps, fournit son lot de pistes afin de dégager certaines causes d’une vie longue et heureuse. Le docteur Martin Juneau4 de l’Institut de cardiologie de Montréal en dresse les caractéristiques. L’île d’Okinawa au Japon, par exemple, est une de ces zones. C’est l’endroit dans le monde où il y a le plus de centenaires. Les personnes qui habitent les zones bleues font de l’activité physique modérée, mais de façon régulière; elles sont semi-végétariennes et se restreignent sur le plan calorique (la restriction calorique ralentit le vieillissement); elles consomment peu ou pas d’alcool; elles rejettent le stress; elles sont engagées dans une forme de spiritualité; elles tissent des liens étroits avec leur famille et leur communauté; elles donnent un sens à leur vie. Ce n’est pas là une recette de longévité et de bonheur, mais une philosophie pratique dont la fin est le bien-vivre et l’épanouissement.

1. Indice de bonheur Léger : indicedebonheur.com

2. Jacques Ross, Les âges psychologiques de la vie adulte, Fides, 2012.

3. Pascal Bruckner, Une brève éternité. Philosophie de la longévité, Grasset, 2019.

4. Martin Juneau, « Les Blues Zones : des régions où l’on vit mieux et plus longtemps », Observatoire de la prévention, 2019, observatoireprevention.org/2017/09/19/blue-zones-regions-lon-vit-mieux-plus-longtemps/

Ma participation à un nouveau livre sur la violence

Le très beau livre (le collectif) La violence sous tous ses aspects. Approche multidimensionnelle vient de sortir en Algérie. C’est une réalisation internationale de plusieurs universitaires de cinq pays différents (Algérie, France, Mexique, Sénégal et Canada (Québec).

Je tiens à féliciter Zahia Bali  de l’université d’Ouargla et Algérie d’avoir persévéré dans des conditions très difficiles pour éditer ce livre. Félicitation également aux membres de son équipe d’édition : Miriam Gutiérrez-Otero, François Thomas, Florent Sarnette et Fatiha Fodili

La violence est un enjeu mondial et ce livre par les recherches récentes qui y sont présentés apportera un éclairage tant aux chercheurs qu’aux intervenants et intervenantes du domaine.

Pour ma part, avec ma collègue et amie Denise Tremblay directrice de La Séjournelle (ressource d’aide et d’hébergement pour femmes et enfants victimes de violence conjugale – Québec Canada) je suis fier d’avoir contribué en présentant une approche d’intervention et d’évaluation en matière de violence conjugale.

Le titre de notre chapitre est: Outil d’évaluation de la sécurité des victimes de violence conjugale et de leurs proches (Pierre Potvin, Denise Tremblay et Shirley Carignan

En espérant que cet ouvrage sera diffusé dans les différents pays et utilisé dans les universités.

Attention, nos croyances peuvent nous induire en erreur

Comme le mot l’indique, les croyances nous portent à « croire que… », comme si c’était une vérité — cela peut parfois l’être, mais bien souvent cela peut en être loin.

Il faut faire la différence entre une connaissance, un savoir et une croyance. La connaissance et le savoir relèvent du domaine de la cognition et ont pour finalité une recherche de vérité qui s’appuie sur des fondements objectifs, la plupart du temps sur la science. Différemment, la croyance est une certitude subjective dans un domaine donné, parfois fondée sur la connaissance, mais parfois aussi considérée comme une vérité sans nécessairement faire l’objet d’une évaluation ou d’une vérification.

Les croyances représentent ce que nous pensons être la vérité. Ce sont des constructions mentales à partir des informations reçues de l’éducation, des expériences que nous vivons et qui nous amènent à penser de façon telle que nous considérons qu’il s’agit de la vérité Certaines croyances sont tout à fait fausses alors que d’autres peuvent être en partie ou en totalité vraies. Il arrive parfois que certaines croyances soient tellement fortes que malgré les preuves scientifiques on ne les abandonne pas.

 

Empathie, affection des animaux (chien) envers leur maître

Vraiment touchant l’affection de ces chiens pour leur maître.

Réflexion profonde d’un intervenant

L’intervenant

(9 janvier 2020 Facebook)

Mon «Why » ou le « pourquoi » que je fais ce que je fais.

LE JOUR OÙ JE SUIS DEVENU INTERVENANT.

Je suis intervenant. Depuis 16 ans. Des fois avec des ados, d’autres fois avec des jeunes adultes, des fois avec des adultes. Garçons, filles, hommes, femmes, 14 à 66 ans. Je côtoie l’itinérance, la santé mentale, la criminalité.

Je jongle avec le système de la santé, des services sociaux, les prisons, la rue, les Dtox, les maisons d’hébergement, les familles. Je vois la violence conjugale, la drogue, la souffrance, la déchéance, la pharmacopée, l’isolement, les brisures de fonctionnement.

Techniquement, j’aide des gens à se défaire de leurs patterns en déployant une panoplie d’approches, de stratégies et de moyens d’intervention. Je conçois des plans d’intervention, j’écris des faits d’observations, je rédige des bilans de rencontres, je crée des outils cliniques et ce, dans le seul et unique but d’espérer que mon client/e adhère aux efforts que j’investis pour lui et par le fait même, s’en sorte.

Techniquement, j’établis un filet de sécurité afin de maximiser ses chances de réhabilitation, maximiser l’utilisation des ressources proposées, maximiser l’augmentation de l’estime de soi, maximiser les moyens dans « son coffre à outils » et ce, dans le seul et unique but qu’il s’autonomise à court-moyen-long terme.

Réalistement, je suis spectateur de la douleur, de l’impuissance, de la colère, de la désorganisation. Je suis la balance des choix commis par mon client/e, mais je ne peux jamais en comprendre la réelle pesée. Je suis l’outil instrumentalisé afin de rendre l’espoir possible. Mais je suis surtout le seul à croire aux milles et une tentatives d’un Être brisé, violenté, vulnérable, désespéré, perdu.

Je vois la poudre dans ses narines, ses jointures ensanglantées, son corps sali, ses yeux vident et son coeur meurtri. Je vois les larmes lorsqu’il se retrouve sans un sous le 1er du mois à midi, je vois la peur lorsqu’il attend son enfant pour la fin de semaine, je vois l’infériorité lorsqu’il se rend à son injection mensuel, mais surtout, je vois la tristesse dans son besoin de m’avoir à ses côtés.

Je l’avoue, des fois, je pleure. Des fois, je bois. Des fois, je crie. Des fois, je pousse de la fonte et des fois je cours plusieurs kilomètres. Ce n’est jamais assez. Parfois je fléchis les genoux, je m’enrage contre le système, j’écoute du Rise against ou du Bullet for my valentine, je suis maussade, je m’endors à 5h am. Mais la plupart des fois, j’accepte.

J’accepte que la misère existe, j’accepte que la dimension inter-générationnelle maintienne la vulnérabilité, j’accepte que le système soit conçu pour les adaptés. Je m’avoue vaincu quand je constate que mes choix ne sont pas les siens, quand mes motivations ne sont pas les siennes, quand ma vision n’est pas la bonne.

J’accepte aussi qu’il y a des gens qui ne s’en sortiront jamais, qu’il existe des blessures si profondes que mêmes les abysses n’y accèdent pas et surtout, j’accepte que la vie fasse ce qu’elle a à faire. Je m’avoue vaincu quand je constate que je ne peux trouver de solutions, quand j’ai épuisé mon bagage de connaissances, quand je me sens en envahi par des émotions qui ne sont pas les miennes.

Parfois, je me demande jusqu’où un Être humain peut continuer à souffrir. Comment peut-il faire pour encaisser tant d’échecs et ce, en pataugeant dans la grande misère?

Parfois, je me demande d’où vient cette force, cette résilience, ce courage lui permettant d’avancer, tête baissée, dans une vie sans mode d’emploi. Comment peut-il caresser, ou prier, l’espoir d’un avenir ponctué de réussites, ou tout au plus, de meilleurs?

Je vois la tristesse dans son besoin de m’avoir à ses côtés. Mais au travers cette tristesse, je vois aussi l’espoir dans ses yeux. Je comprends qu’avec moi, il jongle moins au travers le cirque de sa vie. Je comprends qu’avec moi, son mois sans un sou se passera sans être saoûl. Je comprends aussi qu’avec moi, sa fin de semaine avec son enfant est effrayante, mais sans violence, lorsqu’il entendra mes paroles avant de lever la main. Je comprends qu’avec moi, il va moins pleurer les jours suivants son injection mensuel.

Je comprends que le lien de confiance est à la base de toute relation saine et aidante. Être intervenant, c’est d’accepter le pouvoir du lien de confiance. Être intervenant, c’est d’accepter d’être en confiance. Être intervenant, c’est d’accepter d’être.

Je suis intervenant.

Deux vision opposées sur notre société : l’empire de l’ignorance ou l’empire du savoir

De la société du savoir à l’empire de l’ignorance

Réjean Bergeron
Essayiste et professeur de philosophie au Cégep Gérald-Godin

2 décembre 2019

Depuis des lustres, on nous annonce l’arrivée de la société du savoir. Force est de constater que notre monde est plutôt confronté à la montée fulgurante de l’ignorance.

Rappelons-nous l’optimisme qui planait sur le XVIIIe siècle. Ils étaient nombreux, parmi les penseurs de cette époque qui se disaient éclairés, à prévoir le recul inévitable du fanatisme religieux, des superstitions et des tyrannies politiques grâce au travail critique de la raison et au développement de la science qui, dorénavant, pourrait compter sur l’éducation pour la transmission du savoir à l’ensemble de la population.

Ce même vent d’optimisme a accompagné l’invention d’Internet et des réseaux sociaux. Grâce aux outils numériques, croyait-on, tout le savoir deviendrait accessible en un simple clic, les gens s’abreuveraient de connaissances et la bêtise, montrée du doigt par une horde d’internautes éclairés, occuperait de moins en moins d’espace dans l’esprit des gens. Certains ont même cru que ces outils allaient permettre le renforcement et l’extension de la démocratie dans le monde…

Aujourd’hui, il faut se rendre à l’évidence : l’ignorance et la crédulité sous toutes ses formes n’ont jamais été aussi présentes dans notre environnement à la suite de l’expansion d’Internet : fausses nouvelles, désinformation, pseudo-sciences, théories du complot, propagande, fanatisme religieux, sans parler de l’intimidation, du chantage, du piratage, de l’hameçonnage et autres formes de violence verbale.

Algorithmes et chambres d’écho

Comment expliquer un pareil dérapage ? Contrairement à ce qu’on a voulu et veut encore nous faire croire, Internet ne nous donne pas accès à des connaissances et encore moins à la science, c’est-à-dire à un ensemble de savoirs organisés en un tout structuré, mais bien plutôt à une myriade d’informations brutes et disparates dans laquelle l’internaute sélectionne les informations qui, bien souvent, viennent confirmer ou consolider ses croyances, ses opinions ou ses préjugés qu’il ose par la suite présenter comme la « vérité ».

Cette propension de plus en plus accentuée à succomber au biais de confirmation, qui consiste à sélectionner des informations qui viennent consolider ses croyances et à ne faire intuitivement confiance qu’à celles-ci, est grandement favorisée par les bulles de filtrage issues du travail des algorithmes, mais aussi par les chambres d’écho qui finissent par regrouper des « amis » qui partagent les mêmes points de vue, croyances ou préjugés.

Dans la vie de tous les jours, lorsqu’il baisse la garde, l’être humain est porté à être paresseux intellectuellement. Il succombe facilement, comme le dit Gérald Bronner, à « l’avarice cognitive ». C’est ainsi qu’il adhère à des croyances ou à des discours qui, bien que peu convaincants, ont le mérite d’être simples et faciles à comprendre.

Comment tout cela se manifeste-t-il dans la vie de tous les jours et sur le Net ? Par une croissance exponentielle des discours complotistes ou pseudo-scientifiques […]. Il suffit de parcourir la Toile ou de discuter avec les gens pour se rendre compte que l’ignorance, à la manière d’une tache d’huile sur un papier buvard, prend de plus en plus d’expansion.

Éducation nihiliste

Ce mépris à l’endroit des connaissances et de la science est encouragé par notre propre système d’éducation. Depuis la réforme, il est rarement question de connaissances, de savoirs et de vérités dans les documents officiels du ministère de l’Éducation.

On préfère parler d’informations, de contenus, de données numériques, d’apprentissage et surtout de compétences. C’est que pour les fonctionnaires, les pédagogues et les technopédagogues de ce joli monde, il n’est plus nécessaire d’apprendre et de retenir des connaissances puisque celles-ci, en plus d’être toujours changeantes, peuvent au besoin être récupérées sur le Net en un simple clic.

Pour vous en convaincre, il suffit de lire le Cadre de référence de la compétence numérique présenté en grande pompe en avril dernier par le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, ou encore le tout récent avis du Conseil supérieur de l’éducation où l’on peut lire que « les jeunes ne cherchent plus à se faire remplir de connaissances, ils souhaitent plutôt vivre des expériences pour apprendre plus concrètement comment agir. Pour eux, les connaissances sont en mouvement et elles changent sans cesse ».

Chers disciples d’Héraclite — ou de Donald Trump — pour qui tout est relatif, il est faux et surtout obscurantiste de proclamer que les connaissances changent continuellement. Ce sont les croyances, les opinions et les préjugés qui se métamorphosent selon l’air du temps et les modes pédagogiques. Pour ce qui est des savoirs rigoureux en mathématiques, en sciences humaines, en histoire, en sciences pures ou autres disciplines, ils forment un bloc solide sur lequel notre civilisation a pu se construire.

D’ailleurs, faut-il le répéter, un des grands objectifs de notre système d’éducation est de transmettre ce patrimoine de connaissances et de culture aux nouvelles générations et non pas de leur faire croire que toutes les connaissances se valent puisqu’elles sont en perpétuelle transformation.

 

*****

 

De la société de l’ignorance à l’empire du savoir

Kyao Assogba
Sociologue, professeur émérite de l’Université du Québec en Outaouais
6 décembre 2020

Dans son texte du 2 décembre dernier (« De la société du savoir à l’empire de l’ignorance »), le philosophe Réjean Bergeron affirme, d’entrée de jeu et sans nuance, que « notre monde est […] confronté à la montée fulgurante de l’ignorance ». Ce qui, selon lui, contredirait l’optimisme des philosophes des Lumières qui disaisent « prévoir le recul inévitable » des bêtises humaines grâce à l’éducation. On aurait nourri le même optimisme lors de l’invention d’Internet.

Comment peut-on affirmer, en ce XXIe siècle, que l’ignorance humaine n’a pas reculé et que le savoir n’a pas avancé depuis le XVIIIe siècle ? Au contraire, le savoir et la connaissance scientifique progressent.

Les « fausses nouvelles », la « désinformation », les « pseudo-sciences » qui circulent sur Internet ne sauraient être attribuées d’emblée à l’ignorance et à la crédulité. C’est une utilisation d’Internet à mauvais escient. Rabelais dirait : « Science sans conscience… » Certes, il y a plusieurs formes de violence sur Internet. Mais on n’a jamais autant condamné cette dernière. De plus, ce n’est pas nécessairement le signe d’une augmentation du phénomène.

L’opinion publique, plus éclairée et conscientisée, a une sensibilité plus forte à l’égard d’un problème social qui jadis était banalisé. Par ailleurs, les spécialistes en informatique, les criminologues, la police et les politiques mettent en application les connaissances pour contrer la violence sur la Toile.

Contrairement à ce qu’affirme M. Bergeron, Internet nous donne aussi accès à des connaissances scientifiques, et pas seulement à ce qu’il décrit comme une « myriade d’informations brutes et disparates » dans laquelle l’internaute est incapable de séparer le « bon grain de l’ivraie ». Par exemple, M. Bergeron pense-t-il vraiment que les chercheurs, les professeurs, les étudiants et d’autres usagers, d’ici et d’ailleurs dans le monde, liés au Réseau d’informations scientifiques du Québec (RISQ), n’ont pas accès aux savoirs scientifiques ?

Internet donne accès au savoir non seulement dans les pays développés, mais aussi dans les pays en développement. La bibliothèque numérique « Les classiques des sciences sociales » de l’Université du Québec à Chicoutimi a ainsi permis aux chercheurs, aux professeurs et aux étudiants de l’Afrique francophone d’avoir facilement accès à des ouvrages et à des revues scientifiques qu’autrement ils n’auraient pu consulter.

« Il suffit, selon M. Bergeron, de discuter avec les gens pour se rendre compte que l’ignorance, à la manière d’une tache d’huile sur un papier buvard, prend de plus en plus d’expansion. » Et s’il en est ainsi, c’est parce que le système d’éducation du Québec affiche un « mépris à l’endroit des connaissances et de la science » et que, de surcroît, il « encourage ce mépris ». Mais c’est de ce système d’éducation, dans lequel « les fonctionnaires, les pédagogues et les techno-pédagogues de ce joli monde » ont réduit l’enseignement à des « informations, [des] contenus, [des] données numériques, [des] apprentissages et surtout [des] compétences », que sortent des pépites humaines en sciences pures et appliquées, en sciences humaines et sociales, en lettres et en arts, etc.

Contrairement à ce qu’affirme M. Bergeron, les études publiées sur le site de l’Observatoire jeunes et société de l’UQ montrent que les jeunes québécois, loin de « baisser la garde » et « d’être paresseux intellectuellement », sont bien informés et engagés dans les causes de l’heure (environnement). Celles des chaires de recherche en développement communautaire montrent que les collectivités locales sont des foyers d’innovations sociales (cuisines collectives, insertion de jeunes exclus, etc.) qui donnent des réponses aux problèmes sociaux auxquels elles font face.

Comment expliquer qu’on tienne un discours qui est contredit par les faits ? La vie de tous les jours véhicule une foule d’informations qui nous servent à expliquer le quotidien. Étant donné leur caractère implicite et leur fréquence élevée, ces explications deviennent évidentes parce que nous y sommes habitués. C’est ce qu’on appelle le sens commun, par rapport auquel il faut prendre une distance méthodique pour appréhender la réalité. Le paradoxe ici, c’est que M. Bergeron a fait ce qu’il reproche aux « ignorants » : il a pris le sens commun pour la réalité.

 

Alerte sur une tragédie silencieuse: beaucoup d’enfants sont en détresse psychologique – Une question d’éducation familiale

Alerte: On me signale que ce texte n’est pas écrit par le Dr Luis Roja Marcos, mais plutôt par: Victoria Prooday

Voici les avertissement de  Luis Roja Marcos
« Cher collègue: Je ne suis pas l’auteur de l’article que vous mentionnez. L’auteur est Victoria Prooday, une ergothérapeute du Canada. Tout ce que vous pouvez faire pour clarifier cette mauvaise attribution sera apprécié. Je vous remercie! Meilleur Luis Roja Marcos »

« Dear colleague: I am not the author of the article you mention. The author is Victoria Prooday, an occupational therapist from Canada. Anything you can do to clarify this misattribution will be appreciated. Thank you! Best Luis Roja Marcos

Article écrit le 22 octobre 2019 -et tiré deFacebook le 2 janvier 2020

Ce texte existe aussi sur: https://desirdetre.com/enfance-une-tragedie-silencieuse/
http://www.planetemomes.ma/une-tragedie-silencieuse/

Autre origine du texte https://yourot.com/parenting-club/2016/5/16/why-our-children-are-so-bored-at-school-cant-wait-and-get-so-easily-frustrated


Note: c’est un texte traduit de l’espagnole je crois (pas terrible).
On me signale que le texte n’est pas de Luis Rojas Marcos, je ne sais pas non plus le rôle que joue le Dr. Ovide. Le Dr. Ovide, neurologue pédiatre, alerte sur une tragédie silencieuse qui se développe aujourd’hui dans nos maisons.

Note à mes lecteurs et lectrices: Je trouve le texte suivant très intéressant, mais je ne peux pas garantir la validité scientifique de ce texte. Il est repris sur plusieurs sites Internet et cela m’inquiète, car je n’ai pas vraiment trouvé le lien entre le texte et son auteur le Dr. Luis Rojas Marcos. 

Il y a une tragédie silencieuse qui se développe aujourd’hui dans nos maisons, et concerne nos plus beaux bijoux : nos enfants. Nos enfants sont dans un état émotionnel dévastateur ! Au cours des 15 dernières années, les chercheurs nous ont offert des statistiques de plus en plus alarmantes sur une augmentation aiguë et constante de la maladie mentale infantile qui atteint maintenant des proportions épidémiques :

Les statistiques ne mentent pas :

• 1 enfants sur 5 ont des problèmes de santé mentale

• Une augmentation de 43 % du TDAH a été observée

• Une augmentation de 37 % de la dépression adolescente a été observée

• Une augmentation de 200 % du taux de suicide chez les enfants de 10 à 14 ans

Qu’est-ce qui se passe et qu’est-ce qu’on fait de mal ?

Les enfants d’aujourd’hui sont sur-Stimulés et sur-donnés d’objets matériels, mais ils sont privés des fondements d’une enfance saine, tels que :

• Parents émotionnellement disponibles

• limites clairement définies

• responsabilités

• Nutrition équilibrée et un bon sommeil

• Mouvement en général mais surtout en plein air

• Jeu créatif, interaction sociale, opportunités de jeu non structurés et espaces pour l’ennui

Au lieu de cela, ces dernières années ont été remplies aux enfants de :

• Parents distraits numériquement

• Parents indulgents et permissifs qui laissent les enfants « gouverner le monde » et soient ceux qui mettent les règles

• Un sens de droit, de mériter tout sans le gagner ou être responsable de l’obtenir

• Sommeil inapproprié et nutrition déséquilibrée

• Un style de vie sédentaire

• Stimulation sans fin, baby-sitters technologiques, gratification instantanée et absence de moments ennuyeux

Que faire ?

Si nous voulons que nos enfants soient des individus heureux et sains, nous devons nous réveiller et revenir à la base. C’est encore possible ! De nombreuses familles voient des améliorations immédiates après des semaines de mettre en œuvre les recommandations suivantes :

• Fixez des limites et rappelez-vous que vous êtes le capitaine du bateau. Vos enfants se sentiront plus en sécurité en sachant que vous avez le contrôle du gouvernail.

• Offrez aux enfants un style de vie équilibré plein de ce dont les enfants ont besoin, pas seulement de ce qu’ils veulent. N’ayez pas peur de dire « non » à vos enfants si ce qu’ils veulent n’est pas ce qu’ils ont besoin.

• Fournissez des aliments nutritifs et limitez la malbouffe.

• Passez au moins une heure par jour en plein air en faisant des activités telles que : Cyclisme, randonnée, pêche, observation des oiseaux / insectes.

• Profitez d’un dîner familial quotidien sans téléphones intelligents ou technologie qui les distrait.

• Jouez à des jeux de table en tant que famille ou si les enfants sont trop petits pour les jeux de table, … (jouez à d’autres jeux de leur âge PPotvin).

• Impliquez vos enfants dans des tâches ou des travaux de la maison selon leur âge (plier les vêtements, ranger les jouets, accrocher les vêtements, déballer les vivres, mettre la table, donner à manger au chien etc. ).

• Mettez en œuvre une routine de sommeil cohérente pour s’assurer que votre enfant dorme assez longtemps. Les horaires seront encore plus importants pour les enfants d’âge scolaire.

• Enseigner la responsabilité et l’indépendance. Ne les protégez pas en excès contre toute frustration ou toute erreur. Se tromper les aidera à développer la résilience et apprendront à surmonter les défis de la vie.

•(… PPotvin) Ne faites pas les tâches à leur place, apprenez leur à les faire et à les assumer.

• Apprenez-leur à attendre et à retarder la gratification.

• Acceptez qu’ils vivent parfois (PPotvin) l' »ennui », car l’ennui est le moment où la créativité se réveille. Ne vous sentez pas responsable de garder toujours les enfants en état de divertissement.

• N’utilisez pas la technologie comme un remède pour l’ennui, ni l’offrir à la première seconde d’inactivité.

• Évitez l’utilisation de la technologie pendant les repas, dans les voitures, les restaurants, les centres commerciaux. Utilisez ces moments comme des opportunités pour socialiser en entraînant ainsi les cerveaux à savoir fonctionner quand ils sont en mode : « ennui »

• Aidez-les à créer un « Flacon de l’ ennui » avec des idées d’activités pour quand ils s’ennuient.

• Soyez émotionnellement disponible pour vous connecter avec les enfants et leur enseigner l’auto-régulation et les compétences sociales.

• Éteignez les téléphones la nuit quand les enfants doivent aller au lit pour éviter la distraction numérique.

• Devenez un régulateur ou entraîneur émotionnel de vos enfants. Apprenez-leur à reconnaître et à gérer leurs propres frustrations et colère.

• Apprenez-leur à saluer, à prendre des tours, à partager sans rester sans rien, à dire merci et s’il vous plaît, à reconnaître l’erreur et à s’excuser (ne les oblige pas), soyez un modèle de toutes ces valeurs.

• Connectez-vous émotionnellement – souriez, embrassez, embrassez, chatouillez, lisez, dansez, sautez, jouez  avec eux.

Article écrit par le Dr. Luis Rojas Marcos, psychiatre.

(Tiré de Google – 11 janvier 2020) Le Dr Luis Marcos est psychiatre à New York, NY. Le Dr Marcos est un médecin spécialisé dans les soins aux patients en santé mentale. En tant que psychiatre, le Dr Marcos diagnostique et traite les maladies mentales. Le Dr Marcos peut traiter les patients par diverses méthodes, y compris des médicaments, une psychothérapie ou une thérapie par la parole, des interventions psychosociales et plus encore, selon chaque cas. Différents médicaments qu’un psychiatre pourrait prescrire comprennent des antidépresseurs, des médiations antipsychotiques, des stabilisateurs de l’humeur, des stimulants, des sédatifs et des hypnotiques. Le Dr Marcos traite des affections comme la dépression, l’anxiété, le TOC, les troubles de l’alimentation, les troubles bipolaires, les troubles de la personnalité, l’insomnie, le TDA et d’autres maladies mentales.

Souhaits des fêtes et de la nouvelle année 2020

 

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Je vous souhaite une belle période des fêtes et une
Bonne Nouvelle Année 2020

Cher(e)s ami(e)s et collègues,  je tiens à vous souhaiter surtout de la santé tant physique que psychologique.

De beaux projets qui prennent du sens pour vous et qui seront
une source de bienveillance pour notre société qui en a bien besoin

Un merci particulier à tous ceux et toutes celles qui sont abonné(e)s  à mon Site Internet et/ou qui lisent fidèlement mes  articles

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Sur le bonheur – Écouter sa propre voix (Vidéo conférence)

https://www.facebook.com/IndaOfficiel/videos/2720326091527941/

(Humour) La femme de ménage et l’enseignante

Vraiment drôle ou triste… la femme de ménage à l’école et l’enseignante. Cette petite vidéo montre comment la terminologie en éducation est devenue ridicule, mais aussi la triste réalité de ce  l’école publique est devenue… il n’y a plus d’élèves ordinaires dans une classe … 

https://www.youtube.com/watch?v=w7TYU8E5hHM

Cette vidéo humoristique me fait penser à celle du Bonhomme de neige qui suscite la controverse

http://pierrepotvin.com/wp/index.php/2018/11/23/humour-le-bonhomme-de-neige-qui-suscite-la-controverse/

Attention aux outils d’intervention – soyez critique

Voici un exemple d’outil d’intervention « éducative » qui mérite la crique et l’analyse. On laisse entendre que l’enfant est le responsable de ses actions, de ses paroles, de son bonheur, de ses choix, de ses réussites. Il y a plusieurs miroirs qui permettent à l’enfant de se voir, de s’identifier…

 

Voici la critique que j’ai fait sur Facebook ou cet outil était partagé

Pierre Potvin OUPS! Attention, pas certain que c’est si « pédagogique » que ça. Attention à la « surresponsabilisation ». La vie, l’éducation c’est pas mal plus compliqué que de dire : tu es responsable de tes choix, de ton bonheur… Si c’était aussi simple, Prenez le temps d’analyser la signification de ce tableau. L’enfant, l’ado. a une part de responsabilité seulement. Comme on dit en recherche c,est multifactoriels. Et si l’enfant a des problèmes de comportement, s’il est malheureux, « c’est son choix.? OUF! C’est quoi cette logique? Moi ce que je reproche à la recherche de « trucs » de « techniques » c’est le manque de réflexion, d’analyse, d’évaluation…. Le débat est ouvert…

 

  • Pierre Potvin Il fut un temps comme intervenant ou je « trippais » sur les trucs moi aussi… puis à force de réaliser des travaux de recherche et d’évaluation, je suis devenu plus « humble » et plus critique.

    Pierre Potvin Je ne recommande certes pas cet outil. Je pense même que ce peut être nuisible pour les enfants… culpabilisant.

    ***

    A-Anne Fortin Pierre Potvin quel plaisir de lire une référence crédible sur les réseaux sociaux! 🙂 J’ai étudié vos publications dans le cadre de ma maîtrise de psychoéducation. Avant de remarquer que vous étiez l’auteur de ce commentaire, je me suis fait la réflexion suivante: Quel régal que de lire un commentaire aussi réfléchi et surtout nuancé et expliqué sur facebook au sujet de l’intervention! Je me lasse de ces partages de trucs et stratégies surgénéralisées et utilisées on ne sait trop comment, on ne sait trop pourquoi, hors contexte et présentées comme étant LA solution… certes inspirant à l’occasion, mais ne convenant pas à tout un chacun…
    Au plaisir de vous lire à nouveau 🙂

 

Le Gala des Oliviers (Humour) OUCH!!!

Voici ma réaction au Gala des Oliviers de Radio-Canada.
Ce Gala remet des prix aux humoristes québécois
Le Gala des Oliviers (Humour) OUCH!!! Incroyable cette vulgarité (sacres, langage vulgaire, etc.). J’en reviens pas. Aucune intelligence, décevant ce gala des Québécois. J’ai vraiment honte.
Comment se fait-il que Radio-Canada produise un tel gala. Je suis vraiment déçu que R-C ait  accepté de produire une émission aussi vulgaire.
Quel genre de modèle on offre aux jeunes avec une émission aussi vulgaire et qui massacre notre langue et dont l’humour est très discutable..

****

Voici le résumé de Sophie Desrochers sur le Gala des Oliviers, elle exprime encore mieux ce que je voulais dire:
 
 » Si vous avez manqué le Gala des Olivier 2019, je vous le résume. Des sacres, le mot « marde » servi à toutes les sauces, du bitchage, du criage, « fucking », « fuck you, fuck you », « fuck all », « fuck you », « gros jos » et « dildos dans le cul », des blagues que seuls les initiés pouvaient comprendre… et pas tant de rires que ça. « 

Voici une très belle analyse du Gala des Olivier et surtout du cas de l’humoriste Mike Ward

https://www.lapresse.ca/arts/humour/201912/09/01-5252965-il-y-a-toujours-bien-des-limites.php

Une critique de Denise Bombardier
https://www.journaldemontreal.com/2019/12/10/lhumour-graveleux

L’affaire Mike Ward et Jérémy Gabriel

https://www.ledevoir.com/opinion/lettres/568818/lettre-la-mikewar-disation-de-l-humour-quebecois?utm_source=infolettre-2019-12-11&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

Qui sommes, nous, nous les humains? (synthèse intégrative – chapitre 18)

Voici le chapitre 18, la synthèse intégratique de mon livre Qui sommes-nous, nous, les humains?
http://pierrepotvin.com/wp/index.php/2017/09/29/nouveau-livre-qui-sommes-nous-nous-les-humains/

Chapitre 18

 Essai de synthèse intégrative

Nous sommes… d’une complexité magistrale…

 

« Le développement d’un monde intérieur toujours plus riche nous a donné un nombre croissant de facultés cognitives. Cela a conduit à l’évolution du langage, à une transmission du savoir de plus en plus avancée de génération en génération et enfin à la culture. La plupart des caractéristiques purement humaines proviennent fort probablement des mécanismes de nos mondes intérieurs » (55).

En m’inspirant de l’expression du grand auteur Hans Küng[1], je tente ici de développer une synthèse systématique, globale, cohé­rente et conduite de manière unifiée dans tous ses détails.

Nous avons ensemble, chère lectrice et cher lecteur, parcouru un long cheminement jalonné d’informations scientifiques, d’analyses et de réflexions afin de tenter de répondre à cette grande et profonde question : Qui sommes-nous, nous les humains ? De nombreuses réponses se sont présentées tout au long de ce parcours, mais plusieurs questionnements fondamentaux n’obtiennent pas de réponse. La science au sujet de ces questions n’a pas actuellement de réponse. Parfois, elle émet des hypothèses et d’autres fois elle reste silencieuse considérant que ce n’est pas de son ressort.

Ainsi, il n’y a pas de réponse concernant la naissance de l’Univers et la création de la vie sur Terre, mise à part la théorie du Big Bang, expliqué par certains scientifiques comme un phénomène dû au hasard. Pour expliquer cette naissance de l’Univers et de la Vie, les scientifiques font référence à d’autres lois émises par la physique quantique. Ces lois ont une autre perspective quant aux dimensions du temps et de l’espace. Une autre limite de la science et de la réponse à notre question, c’est la grande difficulté à expliquer ce qu’est l’esprit et la conscience. S’ajoute à ces limites de la science, et ce, malgré le très grand nombre de travaux de recherche sur les origines de l’espèce humaine, la difficulté à définir ce qu’est l’être humain. Comment se distingue-t-il vraiment des autres « espèces » comme les chimpanzés, les bonobos. 

Heureusement, le cheminement entrepris nous a offert de nombreuses réponses à notre question : Qui sommes-nous ? Alors, voici un essai de synthèse intégrative de l’ensemble du parcours qui a consisté à mieux nous connaître et à tenter de répondre à la question de départ : Qui sommes-nous, nous les humains ?

***

Nous vivons sur la planète Terre dont notre soleil et les étoiles proches font partie d’un vaste ensemble la Voie Lactée qui elle-même fait partie de milliards d’autres galaxies. Cet univers date d’environ 13,8 milliards d’années et notre planète Terre d’environ 4,55 milliards d’années.

La vie sur terre est apparue [2] il y a environ 3,6 milliards d’années et c’est l’ADN (Acide désoxyribonucléique) qui constitue l’élément clé de la vie qui serait issue de la « soupe chimique » des océans de la Terre. Les atomes qui composent les organismes vivants auraient pour origine une supernova qui a explosé et de gaz interstellaires. Ainsi nous serions issus de poussière céleste comprenant, entre autres, le carbone, l’hydrogène, l’oxygène et l’azote.

Nous sommes des Homo sapiens qui avons vu le jour sous sa forme moderne il y a 120 000 ans et comme humain, nous appartenons à l’espèce qui s’appelle les hominidés et notre sous-famille se nomme Homo, soit Homo sapiens. C’est par l’évolution qui résulte, entre autres, de l’interaction entre la sélection naturelle et la sélection sexuelle que s’explique notre origine. L’évolution des espèces serait le résultat à la fois de la compétition entre individus (sélection naturelle) et des modifications de l’environnement. Ce processus d’évolution a duré quelque 7 millions d’années.  

Nous nous distinguons des autres espèces, et ce, malgré le fait qu’on a de la difficulté à définir ce qu’est l’humain. Nous nous distinguons, entre autres, par notre bagage génétique (quelques pourcentages de différence avec les grands singes), notre néocortex très développé, notre capacité de conscience supérieure, le raffinement de notre langage et de la culture.

Notre corps, comme les autres mammifères, se compose d’organes, de système et de processus biochimiques complexes. Ces diverses composantes participent au maintien en vie de l’organisme (en équilibre homéostatique) qui actuellement peut atteindre les 80 ans et plus. Cet organisme qu’est le nôtre se compose également d’un bagage génétique qui influe sur tout notre développement physique et psychologique dépendamment de son interaction avec notre environnement (l’épigénétique).

L’orchestration de notre vie physique et psychologique se fait grâce à notre système nerveux et à notre cerveau. Ils sont au centre de la régulation et de la communication de notre organisme, ils reçoivent l’information, la traite et l’interprète puis fournissent la réponse motrice qui active des muscles ou des glandes. Plus particulièrement notre cerveau est l’organe qui nous permet d’atteindre une conscience supérieure grâce, entre autres, à notre néocortex, à réaliser des activités intellectuelles et à ressentir des émotions. Faisant partie du cerveau, le système limbique, hérité de nos ancêtres lointains, contrôle nos réactions instinctives et émotionnelles (peur, colère, plaisir) et les associe aux zones les plus évoluées du cerveau, le cortex cérébral. C’est lui qui a la charge de surveiller l’environnement lorsqu’il détecte un danger ou une opportunité exceptionnelle pour la survie. Un autre système important de notre cerveau est celui de la récompense et de la punition qui soutient nos motivations. 

Nous sommes des êtres de pensée et de conscience. Nous savons que nous savons et que demain existera, car nous avons cette capacité de réfléchir sur ce qui est ressenti, vécu, de le situer dans le temps (le passé, le présent et le futur). Nous sommes capables d’introspection. Nous sommes dotés d’un deuxième niveau de conscience, la conscience supérieure qui appartient à l’être humain. 

Nous sommes des êtres d’apprentissage et d’adaptation. C’est cette grande capacité d’apprentissage et d’adaptation qui a permis à notre espèce de survivre. Nous apprenons constamment en alliant à notre bagage génétique le développement d’un savoir d’expérience qui intègre tous les types de savoirs (théoriques, savoir-faire, savoir-être). La génétique et l’expérience interagissent et influencent notre développement.    

Nous sommes des êtres de motivation et d’émotions. C’est le ressenti de nos besoins fondamentaux de survie et de développement qui est à la base de nos motivations. Celle-ci devient une énergie dynamique tant psychologique que physique qui facilite notre engagement à répondre à nos besoins. Les émotions pour leur part, permettent de ressentir un état de bien-être ou de malaise et ainsi nous informent sur ce qui se passe dans notre vie et autour de nous, tout en communiquant aux autres ce que nous ressentons. Ce sont nos émotions qui nous révèlent si nos besoins sont satisfaits ou non et jusqu’à quel degré.

Nous sommes des êtres imprégnés de valeurs et de croyances qui orientent nos vies et contribuent à y donner un sens. Les valeurs et les croyances font partie de notre personnalité et orientent nos prises de décision ainsi que nos comportements. Les valeurs sont en lien avec la réponse à nos besoins, elles contribuent à notre identité, justifient nos comportements, nous servent de norme de référence. Les croyances, elles, sont associées à nos valeurs et représentent ce que nous pensons être la vérité (je crois que…). Elles nous permettent une économie d’énergie en appuyant nos décisions ou nos actes de tous les jours sur ce que nous croyons être vrais. 

Nous sommes des êtres dotés d’une personnalité qui représente notre identité et la synthèse de qui nous sommes. Issue en partie de notre héritage génétique et de nos expériences de vie, la personnalité se caractérise par une force interne qui détermine comment nous allons ressentir les émotions, comment nous allons penser et nous comporter. Cette façon d’être s’exprimera par des traits de tempérament et de personnalité sur un continuum de l’extraversion, du névrosisme, de l’agréabilité et l’amabilité, de l’esprit consciencieux et de l’ouverture à l’expérience.

Nous sommes des êtres de famille et nous nous développons par l’entremise de l’éducation familiale et de l’éducation scolaire. La famille est l’un des systèmes de l’environnement qui influence le plus le développement de la personne humaine, de sa personnalité.

Dans la famille, les parents et les grands-parents transmettent une partie de leur bagage génétique à leurs enfants et leurs petits-enfants. Sans concevoir ce bagage génétique comme un « déterminisme » rigide, mais plutôt associé à l’influence de l’environnement. L’éducation familiale permet aux enfants et aux adolescents d’apprendre les diverses valeurs familiales et sociétales de la culture dans la société où ils vivent.

La richesse ou la pauvreté de notre environnement facilite ou nuit à notre développement. L’environnement dans lequel nous vivons peut nous favoriser ou au contraire nous défavoriser. Lorsqu’on vit en milieu favorisé, nous profitons des effets positifs du Cercle vertueux, le contraire peut se produire si nous sommes dans un environnement défavorisé en subissant les effets négatifs du Cercle vicieux. Les conséquences positives ou négatives peuvent toucher la santé physique et psychologique, le climat du milieu familial, la qualité de l’éducation scolaire, la justice et l’orientation des projets de vie.   

La culture et les révolutions culturelles, dont la révolution numérique, conditionnent notre vécu. La culture qui fait partie de la société où nous vivons contribue à façonner notre personnalité en proposant des modèles à suivre, des modes de pensées et des façons d’exprimer nos sentiments.    Les valeurs collectives, qui font partie de notre culture, sont des repères normatifs qui prescrivent ce qui est acceptable ou non comme comportement. Dans la réalité actuelle de notre culture, une révolution dite numérique et technologique transforme toutes les facettes de notre vie humaine, celle du travail, du loisir, de notre rapport au temps et à l’espace.

Parmi nos motivations d’être humain, la quête du bonheur et la quête de sens prennent une place fondamentale. La recherche du bien-être et du bonheur deviennent un incontournable pour la plupart des êtres humains. Le potentiel génétique, les processus neurobiologiques, les traits de personnalité, certaines valeurs et les caractéristiques de l’environnement sont les principaux facteurs qui vont favoriser ou défavoriser l’accès au bonheur. Enfin, le sens donné à sa vie et la spiritualité seront des éléments contributifs au bonheur.

En terminant cette synthèse, je vous présente comment Robinson (2010) (115) contribue à cette synthèse par sa vision du le vécu de la personne humaine :

« (…) Des bébés auront une constitution physique vigoureuse ; d’autres seront plus intelligents que la moyenne ; d’autres encore plus doués sur le plan artistique. Aucun ne possèdera tous les dons dans tous les domaines. Toute leur vie, où qu’ils aillent, ils porteront deux sacs sur le dos. Le premier contiendra leur bagage culturel : les limites imposées par leur époque, leur pays et la culture au sein de laquelle ils sont nés. Dans l’autre se trouvera leur bagage psychologique : les limites imposées par leurs gènes, leur éducation et les événements qui les ont affectés. Ils pourront alléger quelque peu leur charge, mais ne pourront jamais marcher sans ces sacs. Chaque personne doit avancer le plus loin possible, malgré ses limites, sur la route qui conduit à devenir l’individu unique qu’elle est capable d’être ». 

Le tableau 6 présente les principaux éléments de la synthèse intégrative.

 Tableau 6. Principaux éléments de la synthèse intégrative

o    Ce lieu où nous vivons

o   Nous vivons sur la planète Terre qui existe depuis 4,5 milliards d’années et qui se situe dans l’Univers qui existe depuis 13,8 milliards d’années

o   La vie sur terre est apparue il y a environ 3,6 milliards d’années

o   Ce qui nous caractérise

o   Nous sommes des Homo sapiens, issus de l’espèce hominidés,

o   Nous nous distinguons des autres animaux par notre néocortex, notre conscience supérieure, notre langage et notre culture

o   Notre corps de mammifère se compose d’organes, de systèmes et de processus biochimiques complexes,

o   L’orchestration de notre vie physique et psychique se fait grâce à notre système nerveux et à notre cerveau,

o   Nous sommes des êtres de pensée et de conscience

o   d’apprentissage et d’adaptation,

o   de motivation et d’émotions,

o   imprégnés de valeurs et de croyances,

o   dotés d’une personnalité.

o   Parmi nos motivations d’être humain, la quête du bonheur et la quête de sens sont fondamentales.

o   Ce qui nous entoure

o   Nous sommes des êtres de famille et nous nous développons par l’entremise de l’éducation familiale et de l’éducation scolaire,

o   La richesse ou la pauvreté de notre environnement facilite ou nuit à notre développement,

o   La culture et les révolutions culturelles dont la révolution numérique conditionne notre vécu.

 

[1] Hans Küng (1928- ), philosophe et grand théologien m’inspire par la sagesse de ses propos sur l’humain et la religion ainsi que sur la beauté, la précision et la clarté de son écriture.

[2] Il n’y a pas de réponse scientifique satisfaisante pour savoir où la vie est apparue, ni trop comment exactement.

Références

(55) Gardenfors, P. (2007). Comment Homo est devenu Sapiens. Sur l’évolution de la pensée. Éditions Sciences Humaines

(115) Robinson, G. (2010). Le pouvoir déviant. Les abus dans l’Église catholique.  Novalis.

 

La beauté du vieillissement

Voici un texte inspirant sur le vieillissement de Jacques Tondreau – un ami Facebook. Il y a quelques jours, c’était son anniversaire de naissance : 60 ans.

Et voilà, j’y suis! 60 ans et un gros pan de vie derrière moi, et un peu moins devant bien sûr. Mais ce n’est qu’un effet d’optique, un trompe-l’œil, car plus je vieillis, plus je vis intensément le monde qui m’entoure et mes relations aux autres. Ce qui me donne l’impression forte de vivre plus en qualité et moins en quantité. Et cette valeur ajoutée liée au vieillissement me procure en quelque sorte le sentiment que mes années comptent pour double.

Je le dis et le répète à qui veut l’entendre, j’aime vieillir. J’ai l’impression que mes assises sont plus solides, les racines plus profondes, que la sérénité m’habite plus souvent et que mon amour de la vie, qui a toujours été là, grandit de jour en jour.

Pour paraphraser deux titres de roman de Romain Gary (et en les traficotant un peu), je me dis qu’au-delà de cette limite (mes 60 ans), mon ticket est toujours valide et que je regarde la vie devant moi. Merci à vous toutes et tous pour vos bons souhaits, ils sont comme ces flocons de neige qui sont venus recouvrir d’un beau manteau blanc la grisaille de l’automne.

Denise Bombardier: Catherine Dorion Prise 2

Ma chronique de mardi dernier a provoqué des réactions épidermiques et politiques qui en disent long sur la société dans laquelle nous vivons. Une société à vrai dire en perte de repères et minée de l’intérieur par la rectitude politique, qui, à la manière du lierre, pénètre en rampant jusqu’aux interstices de nos replis collectifs.

Chronique Prise 1 sur Catherine Dorion
https://www.journaldemontreal.com/2019/11/05/la-deputee-aux-longues-jambes

D’abord, il s’agit de la façon dont j’ai écrit les choses. J’ai nommé l’innommable, à savoir les intentions subconscientes sans doute du geste de la députée, déguisée en députée à la pose sexuellement évidente. Ce qui a été minimisé par la plupart des observateurs et commentateurs, des hommes presque exclusivement. Il est clair qu’une peur s’est emparée de ces derniers, et leur malaise était palpable.

« C’est une belle photo », affirmaient plusieurs, comme s’ils se refusaient à voir ce qu’ils avaient tous vu, c’est-à-dire son fond de culotte. C’est bien connu que l’homme québécois, qui n’est ni macho ni grossier, n’ose plus porter un jugement sur le comportement des femmes.

D’autres ont même prétendu avoir choisi de ne pas commenter ce « détail », alors que tant de dossiers politiques importants méritaient de faire la manchette dans les médias, disaient-ils. Belle rationalisation, n’est-ce pas ?

Trouble

Quant aux femmes, il suffit d’entendre les commentaires de la vice-présidente de l’Assemblée nationale et de la porte-parole des femmes parlementaires pour comprendre le trouble dans lequel les place Catherine Dorion, qui se f… des codes en se déguisant, comme elle voit ses consœurs, en tailleur et talons aiguilles, mais en ajoutant le côté quasi porno, ce qui n’est pas flatteur pour les élues.

Découvrez À haute voix, une série balado sur les enjeux de la société québécoise contemporaine, par Denise Bombardier.

Le président Paradis semble, lui, en perdre son latin. Or un groupe d’élus a refusé jeudi que la députée Dorion, habillée en coton ouaté cette fois, entre dans le Salon bleu.

Quelle désolation que ce micro-scandale suscité par une supposée féministe révolutionnaire, qui n’en finit plus de chercher les projecteurs qui la font exister !

Comment expliquer qu’une femme supposément intelligente déstabilise ainsi une institution avec des agissements que l’on observe chez les ados en mal d’affirmation personnelle ?

Message

Catherine « Fuck les codes » envoie un message à tous : ne respectez aucune contrainte personnelle, aucun règlement qui vous déplaît, aucun protocole qui vous empêche d’épanouir votre moi. Moquez-vous des traditions, ces vieilleries historiques de l’époque jurassique, qui ont écrasé l’humanité. Oubliez les idées et engouffrez-vous dans les apparences. Parlez d’abord aux réseaux sociaux avant de vous occuper du peuple et immergez-vous dans des distractions, façon d’oublier les raisons de l’engagement politique.

Cette désacralisation de l’institution parlementaire n’est pas un « détail ». Nous ne sommes donc pas à l’abri des dérapages. Le bien commun jadis glorifié a été emporté par la quête des intérêts personnels. Le « moi » a fait éclater le « nous ».

D’ailleurs, nous vivons dans le paradis des droits personnels. Chacun a sa charte, ses codes, son protocole, sa façon de parler, sa morale et ses vérités, sa tribu ou son clan.

Le sens des fonctions et les vertus politiques subissent les rires des têtes brûlées.

(humour – jeux de mains) What a wonderful world

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Laïcité et voile islamique

Le texte qui suit je l’endosse, je le trouve vraiment clair. Sur les réseaux sociaux on attribue ce texte à la journaliste Céline Galipeau. Étant dans le doute, je préfère le présenter comme issu d’un auteur inconnu.

***

À la lecture des commentaires émis dans les journaux ou les réseaux sociaux, je crois que vous, mes amis musulmans, semblez avoir de la difficulté à comprendre le peuple québécois qui est non seulement en faveur de la charte de la laïcité, mais qui y tient mordicus.

Selon plusieurs d’entre vous et aussi quelques bien-pensants québécois, vous nous percevez comme un peuple xénophobe, à la limite raciste, alors que c’est totalement faux.

J’aimerais vous amener à réfléchir à quelques points qui pourraient nous rapprocher et vous aider à comprendre notre réaction vis-à-vis votre présence en sol québécois.

Je pense que vous serez d’accord avec moi que le Canada (incluant bien entendu le Québec) est, comparativement à votre pays d’origine, une des nations les plus pacifiques au monde. Souvenez-vous que les Casques bleus sont une création canadienne.

Le peuple québécois déteste la chicane et la confrontation. Il aime la paix. Il peut faire des concessions, mais pas n’importe lesquelles.

Le Québec a été sous l’emprise de l’Église catholique pendant 400 ans. J’exagère à peine en disant que l’Église était pour nous l’équivalent des talibans chez vous. Tout comme vos extrémistes islamistes, on nous obligeait à aller prier à l’église sous peine de brûler en enfer. L’alcool était fortement déconseillé, la musique et les films faisaient l’objet de censure. Si les jeunes femmes avaient des relations sexuelles avant le mariage, elles se faisaient renier par leurs parents et étaient jetées à la rue. On leur arrachait leurs enfants des bras pour les confier à des orphelinats dirigés par… l’Église. Pendants ce temps, des religieux abusaient des petits enfants à l’orphelinat ou à l’école.

Il a fallu 400 ans au peuple québécois pour briser cette domination et rejeter ces dogmes et croyances ridicules. Croyez-vous que nous allons laisser une autre religion entrer dans nos vies et dans l’espace public? Croyez-vous sincèrement que je suis à l’aise quand l’enseignante de ma petite-fille porte un voile pour lui démontrer de manière sans équivoque sa croyance religieuse: «Tu vois moi, je suis meilleure que toi, je pratique ma religion». Et comment pensez-vous que je vais réagir quand on lui imposera la nourriture halal au CPE ou à l’école? Nous sommes maintenant un peuple libre, libéré de la religion.

Noyé dans une mer de 375 millions de Nord-Américains qui parlent l’anglais, le peuple québécois est fier de dire, encore aujourd’hui, qu’il a conservé sa langue et sa culture. S’il faut se battre encore 400 ans pour avoir un Québec laïc, libéré de toute religion, nous nous battrons. Les Québécois ne se laisseront jamais imposer une culture ou croyance qui va à l’encontre de leurs valeurs. De là la nécessité de la charte des valeurs québécoises.

Alors, je vous tends la main, je vous demande à vous, mes amis musulmans, de vous joindre aux autres immigrants, italiens, chinois, grecs, vietnamiens, latino-américains, qui pratiquent eux aussi leur religion, mais discrètement à la maison. Pourquoi est-ce si facile pour eux et pas pour vous?

Pour beaucoup d’entre vous, vous avez quitté un pays en guerre, le Québec vous offre un pays d’accueil, de paix, sans guerre et sans conflit. Un pays où tout est possible. Il suffit de faire comme les autres immigrants et de vous intégrer au Québec. Vous avez tout à gagner. Bienvenues chez-nous!!!

Autre texte

https://www.ledevoir.com/opinion/idees/585949/choisir-une-societe-laique?utm_source=infolettre-2020-09-15&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

Tu trouveras la paix dans ton cœur et pas ailleurs… surtout pas dans les réseaux sociaux

TU TROUVERAS LA PAIX DANS TON CŒUR ET PAS AILLEURS…

Tu trouveras la paix dans ton cœur
Et pas ailleurs, et pas ailleurs
La seule vraie tranquillité
Le grand repos, l’immobilité

 https://www.youtube.com/watch?v=ctwvvoX8BaM&list=PLY7UmitvagRM3OOu3gbhF0gbHgWokDGvk

Quelle belle chanson de Stéphane Venne, interprétée dernièrement par plusieurs chanteuses québécoises[1] pour rendre hommage à Renée Claude atteinte de la maladie d’Alzheimer.

« Tu trouveras la paix dans ton cœur, et pas ailleurs », c’est le défi de toute une vie. Un défi très difficile à relever, car dans notre monde d’aujourd’hui tout nous convie à chercher ailleurs la paix, la tranquillité, la sérénité. Notre environnement nous pousse à sortir de nous-mêmes pour tenter de trouver ailleurs la satisfaction et la joie de vivre.

Non seulement sommes-nous poussés à chercher à l’extérieur de soi, à avoir comme norme évaluative le regard des autres, mais en plus, nous sommes constamment invités à la comparaison avec autrui. Et comble de malheur, nous alimentons nous-mêmes le système par la diffusion sur les réseaux sociaux des parties embellies de nos vies.

Ainsi, est étalée sur Facebook la réussite de nos voyages. À Cuba, en Grèce, au Vietnam ; on y voit aussi le paquebot de 12 étages de notre dernière croisière et les repas somptueux avec photos à l’appui ; le charme de nos amitiés entre filles ou entre gars au sourire éclatant de bonheur ; l’étalement de la joie de vivre de nos enfants, de notre fils qui vient de gagner le championnat au soccer, de notre fille virtuose en violon qui se voit attribuer le prix du Gouverneur général et, n’oublions pas les petits-enfants. Ha ! ces petits chéris qui nous aiment tant, nous les mamies et les papis. Une chance que nous sommes là pour leur transmettre les « vraies » valeurs et les secrets cachés du bonheur.

Ces étalages irréalistes envoient de faux messages stimulant la comparaison dévalorisante. Ces environnements artificiels particulièrement sur les médias sociaux sont délétères non seulement sur nous, adultes, mais ils semblent de plus en plus atteindre les jeunes générations accros aux écrans. Les effets sont désastreux sur leur vécu, au point de mettre en danger une bonne partie d’enfants et d’adolescents québécois qui développent de l’anxiété et se retrouvent en détresse psychologique. Même l’Association des psychiatres du Québec sonne l’alarme.

« Tu trouveras la paix dans ton cœur, et pas ailleurs » n’est vraiment pas au goût du jour et est loin d’être une pratique adoptée. Malgré tout, il est important de s’y accrocher et de combattre les conditionnements orchestrés par les vampires à la solde d’un capitalisme sauvage. Ces GAFA, qui utilisent les plus récentes découvertes en neurosciences pour accrocher aux écrans les internautes et les fidéliser. Il reste un espoir pour contrer ces nouvelles habitudes de vie efficacement conditionnées par nos environnements technologiques, soit l’éducation aux saines habitudes de vie auprès des jeunes générations.

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[1] Diane Dufresne, Ginette Reno, Louise Forestier, Isabelle Boulay, Luce Dufault, Laurence Jalbert, Ariane Moffatt, Marie-Denise Pelletier, Catherine Major, Marie-Élaine Thibert et bien entendu, Céline Dion

L’article a été publié dans Le Nouvelliste: 
https://www.lenouvelliste.ca/opinions/tu-trouveras-la-paix-dans-ton-cur-et-non-sur-les-reseaux-sociaux-6df3c1f07f62e8227f365f144e6c4850