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ÇA ME DIT…ÇA VA BIEN ALLER (Pandémie – poème Claude Pelletier
Poème de Claude Pelletier – à l’occasion de la pandémie
7 novembre 2020
ÇA ME DIT…ÇA VA BIEN ALLER
ENFIN SAMEDI
Un moment de soupir
Que l’on peut s’offrir
Qu’on anticipe avec ferveur
Pour disposer de quelques heures
Nous libérant des arides labeurs
J’aimais ce moment attendu
Enfin finalement on y était rendu….
ENCORE SAMEDI
Un autre jour comme hier
Et comme demain peut-être
Depuis le confinement
Chaque jour est tristement
Comme le précédent
Demain sera peu différent
Du triste sort présent…
TOUJOURS SAMEDI
Les samedis du futur
Éclateront nos murs
Fini les virus qui clôturent
Nous irons dans la nature
Pour de nouvelles aventures
Viendra sans doute un matin
On dira tous plus certains :
ÇA ME DIT :
ÇA VA BIEN ALLER
Publié dans b. Société, Non classé
L’homme qui a vu venir notre crise de l’information – Martin Gurri
Tiré des Décripteurs Radio-Canada – par Jeff Yales
– sources Hélène Harnois Groupe de codéveloppement – 1-10-2020
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1745790/martin-gurri-revolt-public-entrevue
Le mot se passe depuis quelque temps, de bouche à oreille, dans les milieux politiques et journalistiques américains : Martin Gurri l’a vu venir .
L’ancien analyste des médias internationaux pour la CIA a fait paraître en 2014 The Revolt of The Public and the Crisis of Authority in the New Millennium (La révolte du public et la crise de l’autorité dans le nouveau millénaire). L’ouvrage de 450 pages, publié sans grande pompe par l’auteur lui-même, n’a pas fait grand bruit à l’époque.
Puis, quelque part en 2016, de plus en plus d’observateurs ont réalisé, comme Gurri l’avait fait deux ans auparavant, à quel point l’écosystème de l’information, bouleversé par l’avènement des réseaux sociaux, s’était effondré. Les signaux d’alarme étaient évidents : le rejet des sources d’information autrefois jugées fiables; le contournement des institutions à l’aide des réseaux sociaux; une grogne grandissante et parfois violente envers tout ce qui représente l’autorité.
En cette ère marquée par une crise de l’information portée par la pandémie de COVID-19, la lecture de Revolt of The Public provoque une certaine consternation. On reconnaît, dans le pronostic de M. Gurri, des esquisses immanquables de ce que nous vivons aujourd’hui un peu partout dans le monde.
Nous nous sommes entretenus avec M. Gurri pour avoir son point de vue sur les sujets qui touchent l’actualité.
Question de Jeff Yales:
La pandémie de COVID-19 a clairement démontré que l’écosystème traditionnel de l’information s’est effondré. Nos lecteurs nous écrivent en nous demandant qu’est-ce qui se passe? Ils nous demandent pourquoi leurs amis se sont soudainement mis à partager des conspirations, à rejeter toute information dite officielle ou encore à affirmer que les politiciens devraient être carrément arrêtés. Je vous pose la même question : qu’est-ce qui se passe, selon vous?
Ce que vous décrivez est un phénomène global qui macère depuis longtemps.
Ce que vous appelez l’écosystème traditionnel de l’information était en fait simplement un produit de l’ère industrielle. Cet ancien paysage était un désert de l’information. Les institutions telles que les gouvernements ou les médias disposaient d’un quasi-monopole sur le peu d’informations qui existaient, et elles les vendaient en échange de légitimité et de crédibilité. Ces institutions nous parlaient du haut de leur autorité. Nous écoutions et nous applaudissions avec différents niveaux d’enthousiasme, mais il ne nous est jamais venu à l’esprit que nous pouvions leur répondre.
Le tremblement de terre numérique qui a commencé à secouer la Terre au tournant du siècle a déchaîné un tsunami d’informations contre ce système et celui-ci ne s’en est jamais remis. Selon des chercheurs qui mesurent de telles choses, il s’est produit autant d’informations en 2001 qu’auparavant, pendant toute l’histoire humaine. Le volume d’information a de nouveau doublé en 2002. Cette tendance a persisté. Si vous mettez ces statistiques dans un graphique, ça ressemble à une énorme vague, un tsunami.
Je travaillais pour le bureau d’analyse des médias mondiaux pour la CIA à l’époque. Derrière ce tsunami, nous avons observé une augmentation marquée des tensions sociopolitiques dans des pays comme l’Égypte, où celles-ci étaient en hibernation depuis des décennies. Nous nous sommes posé la même question que vous : mais que se passe-t-il?
La démission du président Moubarak avait été accueillie par une explosion de joie sur la place Tahrir, point de ralliement des manifestants exigeant son départ. Photo : Getty Images/Chris Hondros
Ce qui se passe, c’est une crise de l’autorité qui assaille les institutions que nous a léguées l’ère industrielle – les gouvernements, les médias, le monde des affaires, la science, les universités –, un système qui basait sa légitimité sur la rareté de l’information et qui est maintenant incapable de réagir à sa surabondance.
Ce qui se passe, c’est que le public peut maintenant répondre à ces institutions comme bon lui semble : des experts, des pseudo-experts, des monsieur ou madame Tout-le-Monde, des extrémistes, des charlatans et des cinglés forment maintenant une cacophonie de voix qui s’expriment à propos de tout sujet digne d’intérêt au sein d’une tour de Babel virtuelle.
Le public, qui autrefois applaudissait poliment, s’est montré d’une humeur hargneuse, voire rebelle. Toutes les failles de l’ancien système ont été exposées par le tsunami. Chaque promesse non tenue mise de l’avant par les élites qui gèrent ces institutions, chaque instance de corruption ou d’inconduite sexuelle est maintenant mise à l’avant-scène. En réaction, le public descend dans la rue et élit des populistes qui promettent de drainer le marécage [NDLR : en référence au slogan drain the swamp du président Donald Trump].
Les premiers effets politiques de cette nouvelle sphère de l’information se sont fait sentir en 2011, avec le soi-disant printemps arabe, le mouvement indignados en Espagne, Occupy Wall Street aux États-Unis. Ces mouvements ont tous été organisés en ligne. L’année 2016 a vu le triomphe du Brexit et de Donald Trump. En 2019, je pouvais dénombrer au moins 25 révoltes majeures partout dans le monde, de Hong Kong à Barcelone, en passant par Bangkok et Santiago, au Chili. Puis sont venues la pandémie et la paralysie causée par le confinement.
Le comportement des institutions pendant la pandémie reflète simplement les causes de cette crise de l’autorité. Ces institutions parlaient du haut de leur autorité, comme si elles seules possédaient l’information pertinente. Or, les gouvernements et les autorités de santé publique ont agi lentement, handicapés par la bureaucratie et par un labyrinthe de réglementation, alors que le public hyperconnecté pouvait traquer la progression du virus à la vitesse de la lumière.
Les élites affirmaient posséder l’expertise nécessaire pour protéger la population. En vérité, elles se contredisaient les unes les autres. Il est aussi arrivé qu’un expert se contredise lui-même. Aux États-Unis, par exemple, le Dr Anthony Fauci a nié l’utilité d’un confinement, puis s’est ravisé quelques semaines plus tard. Il a aussi vacillé sur l’utilité du port du masque. Les élites se sont enveloppées dans le manteau de la science, mais la science n’est pas une religion et il s’avère que les scientifiques ont autant de divergences d’opinions que les politiciens. Cela explique la cacophonie autour du Pr Didier Raoult, en France, champion de l’hydroxychloroquine comme traitement pour la COVID-19 et pourfendeur de la tyrannie de la méthodologie , qualifié de populiste médical .
Ces hésitations et ces contradictions seraient possiblement passées sous le radar au 20e siècle. En cette ère numérique, par contre, la confusion des élites s’est retrouvée au cœur des discussions. La colère du public existait déjà, au Québec comme ailleurs. Le confinement a placé un couvercle sur cette colère, mais ça n’a fait qu’augmenter la pression. Nous ne devrions pas nous surprendre si, aujourd’hui, le couvercle a sauté et les manifestations ont repris de plus belle.
Question de Jeff Yales: Vous écrivez dans la réédition de 2017 de votre livre que, si vous vous étiez trompés dans l’édition de 2014, c’était que vous n’aviez pas saisi la vitesse avec laquelle la crise des institutions allait déferler. Quel rôle des crises comme la récession de 2008 ou la pandémie de COVID-19 jouent-elles dans l’effondrement des institutions? Croyez-vous que la pandémie de COVID-19 l’accélérera encore plus?
La récession de 2008 et la pandémie de 2020 ont été des moments de grande lucidité, alors que la posture de compétence infaillible des élites et des experts s’est écroulée. Le style rhétorique de l’ère industrielle était utopique : si seulement nous utilisions un parfait mélange de connaissances et de pouvoir politique, nous pourrions réparer la condition humaine.
Cette illusion aurait dû disparaître avec l’effondrement de l’Union soviétique, mais, au contraire, elle est demeurée au sein des débats politiques dans les sociétés démocratiques. Nous devrions avoir compris que la connaissance humaine est fragile et limitée. Un peu d’humilité de la part des élites aiderait à rétablir la confiance du public.
Pour ce qui est de la vitesse à laquelle la crise de l’autorité se déploie, je crois qu’il serait prudent de dire que tout va aller en s’accélérant.
Je crois que nous sommes au tout début d’une vaste transition, de l’ère industrielle vers quelque chose qui n’a pas encore été nommé. Dans cette migration vers l’inconnu, à travers une contrée bizarre et tumultueuse, tout va nous sembler trop rapide et trop dangereux.
Toutefois, je ne verserais pas dans le désespoir. Mon ami, l’auteur Antonio Garcia Martinez, résume notre dilemme ainsi : si on pouvait remonter dans le temps à la guerre de Trente Ans et qu’on pouvait demander aux Européens de l’époque ce qu’ils pensaient de l’invention de l’imprimerie, que répondraient-ils? C’était un conflit où des millions de gens sont morts à cause de différences religieuses minuscules, le tout propulsé par la propagation grandissante de livres et de pamphlets. Eh bien, ils diraient probablement que l’imprimerie était l’invention la plus dangereuse et la plus déstabilisante de l’histoire de l’humanité.
Or, c’était simplement les premiers jours de cette révolution technologique. À terme, l’imprimerie est devenue une force libératrice, qui a transformé la science et la démocratie. Comme ces Européens du 17e siècle, nous sommes dans les balbutiements d’une révolution technologique, numérique cette fois. Ne lui tournons pas le dos si vite…
Question de Jeff Yales: Un des aspects les plus remarquables des derniers mois est l’explosion en popularité du mouvement QAnon. Cette conspiration a une vision nihiliste des institutions, jugeant qu’elles sont toutes gérées par des pédophiles satanistes. En contrepartie, les partisans de QAnon croient à une sorte de renaissance des institutions, que Donald Trump les sauvera en éliminant les personnes maléfiques qui les gèrent. N’y a-t-il pas là une contradiction?
La frénésie QAnon est une manifestation superficielle (et probablement passagère) de collisions tectoniques sous la surface.
Le public dispose maintenant d’une voix et est devenu un joueur majeur sur la scène politique. Toutefois, ce public est fragmenté. Le public a de nombreux visages. C’est ce qui se passe dans un environnement numérique. La multiplication des opinions a libre cours. Tout leader potentiel, toute organisation, tout programme politique ou social crée donc des divisions.
Un public en colère peut seulement s’unifier et se mobiliser en tenant tête à l’ordre établi, mais ne peut pas mettre de l’avant des alternatives. Les manifestants à la place Tahrir, lors du soulèvement égyptien de 2011, s’opposaient à la dictature de Hosni Moubarak, sans aucun égard à ce qui devrait y succéder. Le mouvement Black Lives Matter s’oppose au racisme systémique, mais n’offre pas de programme politique concret pour y mettre fin. Poussée à l’extrême, l’idée d’opposer sans offrir de solution de rechange peut muter en un souhait de tout jeter à terre. La destruction du système devient en soi une forme de progrès. C’est ce que j’entends par nihilisme .
Parce que les élites institutionnelles n’ont pas réussi à canaliser ce désir de changement, le public cherche à récompenser des politiciens qui semblent non élitistes, qui mettent de côté la rectitude politique ou qui piétinent les normes sociales. C’est ainsi qu’on se retrouve avec Donald Trump aux États-Unis et Jair Bolsonaro au Brésil. Ils ne se comportent absolument pas comme des élites.
Dans une crise d’autorité, ce procédé n’a pas d’aboutissement logique. Aucune proposition n’est trop ridicule, grotesque ou absurde. La véritable autorité n’est pas basée sur le pouvoir, mais sur la confiance. La vérité n’est pas un exercice philosophique platonique, mais une affirmation provenant d’une autorité à laquelle on fait confiance. Lorsque ces autorités disparaissent, ça ouvre la porte à toutes sortes de théories bizarres, surtout lorsqu’elles scandalisent les élites. C’est ainsi qu’on se retrouve avec des mouvements comme QAnon.
Ça n’a rien à voir avec une sorte de renaissance des institutions. C’est un mouvement résolument contre tout, une répudiation dopée aux stéroïdes. Tout ça franchit probablement la frontière du nihilisme.
Une question intéressante à explorer serait de savoir si les personnes qui répètent ces théories absurdes y croient vraiment. Cela déborde de la présente discussion. Pour ma part, je crois que la plupart d’entre eux n’y croient pas, mais utilisent l’étrangeté même de ces théories pour signaler qu’ils font partie d’une communauté farouchement opposée au système.
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Origine de la fête de l’Halloween – 31 octobre
Le 31 octobre : la fête d’Halloween
Cette fête tire son origine d’une fête celtique nommée Samain (Samhuinn), marquant traditionnellement le premier jour de l’année celtique ainsi que la fin des récoltes et la « mort » de l’été.
Fait intéressant, les Celtes comptaient en nuits et non en jours, c’est pourquoi la célébration du Samain débutait le 31 octobre au soir. D’après les croyances celtes, les esprits des personnes décédées durant l’année courante visitaient les leurs une dernière fois lors de cette occasion. Les villageois se costumaient alors comme d’horribles créatures afin de tromper les mauvais esprits qui profiteraient de ce moment pour venir les embêter.
Ils déposaient également des offrandes devant leur porte pour les éloigner. Les villageois les plus démunis faisaient quant à eux du porte-à-porte afin de recueillir auprès de leur voisinage, quelques offrandes pour éloigner eux-aussi, les esprits maléfiques qui voudraient leur jouer des mauvais tours.
La littérature médiévale irlandaise et anglaise nous apprend aussi que les descendants des peuples celtiques creusaient dans les courges, les betteraves, les pommes de terre et les navets pour y placer une chandelle et ainsi créer des lanternes qu’ils plaçaient sur le sol afin de permettre aux esprits de retrouver leur chemin.
Vous l’aurez compris : c’est de là que viennent les fameuses traditions des costumes de sorcières et de fantômes à l’Halloween, des citrouilles en guise de lanternes et du porte-à-porte avec sa célèbre phrase : « trick or treat»!
Source: Angèle Brouillette
Publié dans b. Société
Présentation du Groupe de codéveloppement (Groupe de réflexion de personnes retraitées)
Pour ceux que celles que cela peu intéresser, j’ai créé avec mon amie Gaétan Gagnon un Groupe de Codéveloppement (Réflexion) qui réunit des personnes retraitées dans le but de réfléchir ensemble sur des sujets importants de la vie (la santé, les valeurs, être parent et grand-parent, la pandémie, etc.)
Voici le lien pour visionner l’émission MA TV sur notre Groupe de codéveloppement.
Il y a trois parties à l’émission: la première entrevue porte sur la présentation du groupe par moi – puis il y une entrevue avec un artiste peintre (non en lien avec notre groupe), Finalement l’entrevue d’Hélène Harnois membre du groupe.
Publié dans b. Société
L’amour, vu par les enfants
Un groupe de professionnels a posé la question suivante à un groupe d’enfants de 4 à 8 ans : » Que signifie l’Amour? «
Les réponses qu’ils ont obtenues ont été plus larges, plus profondes et plus approfondies que tout le monde n’aurait pu l’imaginer.
☆ » Quand ma grand-mère a eu de l’arthrite, elle ne pouvait plus se pencher pour peindre ses ongles de pied … Alors mon grand-père le fait tout le temps pour elle, même quand ses mains ont aussi eu de l’arthrite. C’est ça, l’Amour. «
Rebecca – 8 ans
☆ » Quand quelqu’un vous aime, la façon dont il prononce votre nom est différente. Vous savez juste que votre nom est en sécurité dans sa bouche. «
Billy – 4 ans
☆ » L’Amour, c’est quand une fille met du parfum et un garçon de l’eau de Cologne pour le rasage et qu’ils sortent se sentir. «
Karl – 5 ans
☆ » L’Amour, c’est quand vous sortez manger et que vous donnez à quelqu’un la plupart de vos frites sans lui faire donner les siennes. «
Chrissy – 6 ans
☆ » L’Amour est ce qui vous fait sourire quand vous êtes fatigué. »
Terri – 4 ans
☆ » L’Amour, c’est quand ma mère prépare du café pour mon père et qu’elle en prend une gorgée avant de le lui donner, pour s’assurer que le goût est bon. «
Danny – 8 ans
☆ » L’Amour, c’est ce qu’il y a dans la pièce à Noël si vous arrêtez d’ouvrir les cadeaux et que vous écoutez simplement. «
Bobby – 7 ans
( Wow !!! )
☆ » Si tu veux apprendre à mieux aimer, tu devrais commencer par un ami que tu détestes. «
Nikka – 6 ans
( nous avons besoin de quelques millions de Nikka supplémentaires sur cette planète )
☆ » L’Amour, c’est quand tu dis à un gars que tu aimes sa chemise, et qu’il la porte tous les jours. «
Noelle – 7 ans
☆ » L’Amour est comme une petite vieille femme et un petit vieux qui sont toujours amis même s’ils se connaissent si bien. «
Tommy – 6 ans
☆ » Pendant mon récital de piano, j’étais sur une scène et j’avais peur. J’ai regardé tous les gens qui me regardaient et j’ai vu mon père qui me faisait signe et souriait. Il était le seul à faire cela. Je n’avais plus peur. «
Cindy – 8 ans
☆ » Ma maman m’aime plus que quiconque. Tu ne vois personne d’autre m’embrasser pour dormir la nuit. «
Clare – 6 ans
☆ » L’Amour, c’est quand maman donne à papa le meilleur morceau de poulet. «
Elaine – 5 ans
☆ » L’Amour, c’est quand maman voit papa puant et transpirant et qu’elle dit encore qu’il est plus beau que Robert Redford. «
Chris – 7 ans
☆ » L’Amour, c’est quand votre chiot vous lèche le visage même après que vous l’ayez laissé seul toute la journée. «
Mary Ann – 4 ans
☆ » Je sais que ma grande sœur m’aime parce qu’elle me donne tous ses vieux vêtements et doit sortir en acheter de nouveaux. «
Lauren – 4 ans
☆ » Quand vous aimez quelqu’un, vos cils montent et descendent et de petites étoiles sortent de vous. «
( quelle image !!! )
Karen – 7 ans
☆ » L’Amour, c’est quand maman voit papa sur les toilettes et qu’elle ne trouve pas ça dégoûtant. «
Mark – 6 ans
☆ » Tu ne devrais pas dire « je t’aime » à moins de le penser. Mais si vous le pensez, vous devez le dire souvent. Les gens oublient. «
Jessica – 8 ans
☆et … le Dernier,
le Gagnant était un enfant de quatre ans dont le voisin d’à côté était un homme âgé qui venait de perdre sa femme. En voyant l’homme pleurer,
le petit garçon est allé dans la cour du vieux monsieur, a grimpé sur ses genoux et s’est assis là. Lorsque sa mère lui a demandé ce qu’il avait dit au voisin, le petit garçon a répondu :
» Rien, je l’ai juste aidé à pleurer. «
☆☆☆
Merci Julie Ullmann
Publié dans 3. Réflexion
« Inquiétude rouge » – poème en temps de pandémie (Claude Pelletier)
J’ai grand ouvert la porte
Pour que le vent m’emporte
Grimpé sur un nuage
Suis parti sans bagages
Je voulais voir la mer
Aller jusqu’au désert
Plonger dans l’océan
Fuir dans le néant
Quitter le grand malaise
De ne pouvoir à l’aise
Respirer le bonheur
Car toujours avoir peur
La terre est inquiète
Car le virus la guette
Et nous en réclusion
Sommes en punition
Notre vaisseau spatial
A ceci de spécial
On y sera heureux
Si chacun de nous le veut
Je suis parti un moment
On vivait trop craintivement
J’espère un gros coup de vent
Pour vous revoir contents
Ouvrons grandes nos fenêtres
Ensemble il faut renaître
On a évité le pire
Maintenant il faut sourire
Je salue mon voisin
On s’amuse au jardin
Enfin plein de caresses
Chasse la cruelle tristesse
Rouge, c’est l’automne en couleur
On retrouve nos ardeurs
Je garde ma porte ouverte
Peut-être que vous y êtes
Publié dans 3. Réflexion, Non classé
La société où nous vivons, l’adaptation aux changements
La société où nous vivons, l’adaptation aux changements
(Pierre Potvin 25 août 2020)
Quels sont les changements
En référence à : Potvin (2020). Onze défis à relever pour mieux vivre dans le monde d’aujourd’hui. Marcel Broquet Éditeur et Potvin (en développement). Un Regard sur le vieillissement et la société en changement.
Depuis les années 1940 et 1950 et la Révolution tranquille des années 60, ainsi que la révolution technologique et numérique, les changements dans notre société québécoise (comme ailleurs) ont été nombreux. De plus, le vieillissement comme tel apporte à son tour des changements. Ces changements demandent un effort d’adaptation de la part des personnes vieillissantes. Voici quelques-uns de ces changements.
Changements dans la société
- D’une culture collectiviste è une culture individualiste. Le Moi en priorité sur le Nous. Une perte du sens de la communauté.
- De l’emprise de la religion sur la société à une société laïque.
- De la famille nucléaire à la famille monoparentale, homoparentale, reconstituée avec plusieurs parents et grands-parents. Avant les parents avaient plusieurs enfants et maintenant les enfants ont plusieurs parents.
- Les technologies changent tout : le temps, l’espace, les relations interpersonnelles, la qualité de l’information.
- La pression de la publicité pour consommer est hypert présente
- Les jeunes générations présentent des valeurs fortement différentes des générations précédentes (Boomers et autres). Les notions d’autorité, d’expérience, de compétence, de droits acquis sont remises en question.
- Les valeurs liées aux relations de couple : fidélité, sexualité, engagement sont transformés.
- En éducation l’autorité des enseignants et leur compétence est remise en question par les élèves appuyés par leur parent.
- La performance, l’efficacité, la rapidité et la Vitesse GV sont de mise, ceux qui ne suivent pas sont mis sur la touche.
- ETC…
Changement chez la personne vieillissante
- Possibilité de problèmes de santé physique
- La réduction de l’énergie physique et psychologique
- Les multiples deuils (parents, ami.e.s, animaux de compagnie, etc.)
- Les déménagements, les nouveaux environnements physiques et relationnels, la réduction des espaces
- La perte possible du sentiment d’utilité
Vieillissement et adaptation
Définition de l’adaptation
- Processus par lequel un être ou un organe s’adapte naturellement à de nouvelles conditions d’existence (Lexilogos)
- Modification des fonctions psychiques de l’individu qui, sans altérer sa nature, le rendent apte à vivre en harmonie avec les nouvelles données de son milieu ou un nouveau milieu (Lexilogos)
- L’adaptation psychologique est la modification du comportement de l’individu qui maintient sa vie en relative harmonie avec les données du milieu, sans mettre en cause son identité. (Wikipedia)
Stratégies d’adaptation (DLO p. 545-546). Tiré de : Dr. Olivier De Ladoucette, (2014). Le nouveau guide du bien vieillir. Odile Jacob (DLO)
Réussir son vieillissement c’est savoir s’adapter. Il y a trois processus d’adaptation qui permettent de conserver un sentiment d’efficacité :
- La sélection (le savoir). C’est prendre connaissance qu’en vieillissant certaines choses sont plus difficiles à effectuer qu’avant. Il devient alors nécessaire de sélectionner les activités prioritaires adaptées à ses capacités, à ses motivations…
- La compensation (le pouvoir). Consiste à élaborer des stratégies pour neutraliser les conséquences négatives du vieillissement. Exemple – perdre son conjoint – tisser de nouveaux liens sociaux – profiter des progrès techniques – faire son épicerie en ligne (Internet) – progrès médicaux – appareils auditifs, etc.
- L’optimisation (le vouloir). Maintenir ou améliorer le potentiel physique ou intellectuel en effectuant des activités, des exercices.
C’est la capacité d’adaptation et non l’existence ou l’absence d’un handicap qui détermine alors la qualité du vieillissement.
La grande majorité des individus, tout en étant conscients de changements progressifs, ne réaliseront qu’ils ont vieilli que lorsque les processus en cause affecteront sérieusement leur activité quotidienne.
Nous sommes tout au long de la vie confrontés à la nécessité de faire le deuil d’une quantité de situations ou de relations sources de plaisirs et de satisfactions. Passé un certain âge, il faut faire le deuil : de ses parents; parfois de son conjoint; éventuellement de ses amis; accepter la perte de son activité professionnelle; le changement de statut social; supporter le déclin de sa vigueur physique.
Tiré de : Léandre Bouffard (2019). Homo Beatus. Petite somme sur la science du bonheur. Les éditions Percée.
- Les possibilités d’adaptation et les capacités d’affronter les tribulations (coping) diminuent considérablement avec le grand âge.
- Environ 90 % des personnes âgées de 85 ans et plus passent leurs derniers moments en CHSLD.
- La démotivation proviendrait de la perte de la maîtrise de sa vie – situation parente de la résignation acquise.
- La démotivation est un important déclencheur de la dépression.
- Le dysfonctionnement augmente avec l’avancement en âge.
- « À notre âge, nous prenons tout à cœur », un rien leur fait mal, un rien leur fait grand bien.
À quoi doit-on s’adapter, à quoi doit-on ne pas s’adapter?
Mon point de vue
- On ne doit pas s’adapter aux changements et aux événements qui vont à l’encontre de nos valeurs profondes.
- On doit s’adapter aux changements qui favorisent notre développement personnel.
- … autres
Publié dans b. Société
Message aux jeunes générations qui veulent faire la morale aux âgés concernant la protection de l’environnement.
Auteur inconnu
Publié sur Face book 4 août 2020
Adapté de ma part… j’ai enlevé certains passages… « irrespectueux »
A la caisse d’un supermarché, une vieille dame choisit un sac en plastique pour ranger ses achats.
La caissière lui reproche de ne pas se mettre à l’écologie et lui dit:
« Votre génération ne comprend tout simplement pas le mouvement écologique.
Seuls les jeunes vont payer pour la vieille génération qui a gaspillé toutes les ressources ! »
La vieille femme s’excuse auprès de la caissière et explique :
« – Je suis désolée, il n’y avait pas de mouvement écologiste de mon temps. »
Alors qu’elle quitte la caisse, la mine déconfite, la caissière ajoute :
« Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources à nos dépens.
C’est vrai, vous ne considériez absolument pas la protection de l’environnement dans votre temps ».
Alors, un peu énervée, la vieille dame fait observer :
-
qu’à l’époque on retournait les bouteilles de verre consignées au magasin. Le magasin les renvoyait à l’usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau : les bouteilles étaient recyclées.
Mais on ne connaissait pas le mouvement écologique.
-
Elle ajoute : De mon temps, on montait l’escalier à pied : on n’avait pas d’escaliers roulants et peu d’ascenseurs.
-
On ne prenait pas sa voiture à chaque fois qu’il fallait se déplacer de deux rues : On marchait jusqu’à l’épicerie du coin.
Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste. -
On ne connaissait pas les couches jetables : On lavait les couches des bébés. On faisait sécher les vêtements dehors sur une corde.
-
On avait un réveil qu’on remontait le soir.
-
Dans la cuisine, on s’activait pour préparer les repas, on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques spécialisés pour tout préparer sans efforts et qui bouffent des watts autant que les centrales électriques en produisent.
-
Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste, on utilisait comme rembourrage du papier journal ou de la ouate, dans des boîtes ayant déjà servi, pas des bulles en mousse de polystyrène ou en plastique.
-
On n’avait pas de tondeuses à essence autopropulsées ou auto portées : On utilisait nos bras et nos jambes pour tondre le gazon.
-
On travaillait physiquement; on n’avait pas besoin d’aller dans un club de gym pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l’électricité.
Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste. -
On buvait de l’eau à la fontaine quand on avait soif. On n’utilisait pas de tasses ou de bouteilles en plastique à jeter.
-
On remplissait les stylos dans une bouteille d’encre au lieu d’acheter un nouveau stylo.
-
On remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir entier après quelques utilisations.
Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste. -
Les gens prenaient le bus, le métro, le train et les enfants se rendaient à l’école à vélo ou à pied au lieu d’utiliser la voiture familiale et maman comme un service de taxi 24 H sur 24.
-
Les enfants gardaient le même cartable durant plusieurs années, les cahiers continuaient d’une année sur l’autre, les crayons de couleurs, gommes, taille- crayon et autres accessoires duraient tant qu’ils pouvaient, pas un cartable tous les ans et des cahiers jetés fin juin, de nouveaux crayons et gommes avec un nouveau slogan à chaque rue.
Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique ! -
On n’avait qu’une prise de courant par pièce, et pas de bande multiprises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables aux jeunes d’aujourd’hui.
MAIS C’EST VRAI, ON NE CONNAISSAIT PAS LE MOUVEMENT ÉCOLOGIQUE!
Publié dans b. Société
(COVID-19) nombre de décès dans le monde
Cmparaison du nombre de décès dans le monde selon les maladies et la COVID-19
Publié dans b. Société, Non classé
Entrevue avec André Lebon, vice-président de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse
Une très belle entrevue avec André Lebon Vice-président de la commission Laurent.
André Lebon a été l’un de mes collègues durant les années 1970 comme psychoéducateur au Centre de rééducation Boscoville à Miontréal (Qc Canada)
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Le confinement en période de pandémie peut être l’occasion de projets de famille
Voici un article sur des familles qui ont profité du confinement de la pandémie pour organiser un projet familiale. J’ai un l’occasion de commenter lors d’une entrevue.
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COVID-19 – Choix éthique difficile pour le gouvernement: investir dans les soins pour personnes âgées, mais pas au détriment des futures générations
Texte fort intéressant de mon ancien collègue Richard E. Tremblay qui présente un défi éthique important concernant les investissements futurs du gouvernement.
Investir dans les soins pour les personnes âgées (entre autres pour les baby-boomers rendus à la retraite), mais pas au détriment de l’investissement pour nos petits enfants et leur futur.
Ce sera un choix déchirant, un équilibre à trouver avec le manque de ressources…
https://plus.lapresse.ca/screens/6c8f9bcc-d8a3-4cf6-92ad-71859d04c0e7__7C___0.html?utm_medium=Drive&utm_campaign=internal%2Bshare&utm_content=screen
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Une histoire sur la mondialisation et l’ouverture des marchés
Voici une petite histoire pas si étrange…
Jean Boisvert a quitté son lit (fabriqué en Suède) tôt, ayant réglé son réveil matin (fabriqué au Japon) à 6 heures.
Pendant que sa cafetière (fabriquée en Chine) filtrait le café (du Brésil), il s’est rasé avec son rasoir (fabriqué à Hong Kong).
Puis il s’est habillé avec sa chemise (fabriquée en Turquie), ses jeans (fabriqués en Chine) et ses chaussures (fabriquées en Corée).
Après avoir cuit son petit déjeuner dans son nouveau poêlon (fabriqué en Inde) agrémenté de fraises (du Maroc) et de bananes (du Costa Rica), il s’est assis, calculatrice en main (fabriquée en Inde), pour calculer son budget de la journée.
En consultant sa montre (fabriquée à Taiwan), il a synchronisé sa radio (fabriquée en Chine), puis est monté dans sa voiture (fabriquée au Japon) pour continuer sa recherche d’emploi, entre deux fermetures d’usines (au Canada).
A la fin d’une autre journée décourageante, il décide de se verser un verre de vin (de Californie) pour accompagner ses légumes (produits en Espagne), met ses sandales (fabriquées au Pérou) et allume sa télévision (fabriquée en Indonésie), il regarde un match de soccer entre deux clubs canadiens (appartenant aux Emirats Arabes) (avec 80% de joueurs africains) et puis se demande pourquoi il n’arrive pas à trouver une job, ici au Canada ….
Auteur inconnu
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Lettre au virus COVID-19
Création du texte, de la musique et des photos: Éric Gourdon Un moment de réflexion en ce temps de pandémie...
https://youtu.be/bmY9xlxAdio
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Aller mieux en contexte de pandémie (COVID-19)
Lien du site du document
https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/coronavirus-2019/aller-mieux-en-contexte-de-pandemie-covid-19/#c56814
Aller mieux en contexte de pandémie (COVID-19)
(Document du Gouvernement du Québec – 12 mai 2020)
À propos
L’actuelle pandémie du coronavirus (COVID-19) constitue une réalité particulière et inhabituelle à laquelle personne n’est préparé à vivre sur une longue période. Celle-ci peut affecter les personnes sur le plan physique, psychologique et social. Dans un tel contexte, il est normal de vivre un certain déséquilibre dans différentes sphères de vie. De ce contexte, la gestion de ses pensées, ses émotions, ses comportements et ses relations avec les autres peut devenir plus difficile. Pour aller mieux, il est possible d’agir de différentes façons. Aussi, chacun peut faire une différence dans la vie des autres, par exemple en entretenant de saines relations, en étant attentif aux besoins de son entourage ou en dénonçant les situations de violence, par exemple.
Cette page vous présente divers moyens pour aider à votre mieux-être émotionnel et psychosocial.
Prenez soin de vous
- Ayez confiance en vos capacités.
- Demeurez attentif à vos sentiments, émotions et réactions, et donnez-vous la permission de les exprimer à une personne de confiance ou de les exprimer par le moyen de l’écriture, de l’activité physique ou autre.
- Pratiquez une activité physique qui vous permet d’évacuer votre stress et d’éliminer vos tensions.
- Limitez les facteurs qui vous causent du stress. Par exemple, bien qu’il soit important de vous informer adéquatement, limitez le temps passé à chercher de l’information au sujet de la COVID-19 et de ses conséquences, car une surexposition peut contribuer à augmenter les réactions de stress, d’anxiété ou de déprime.
- Accordez-vous de petits plaisirs (par exemple, écouter de la musique, prendre un bain chaud, lire, etc.).
- Rappelez-vous les stratégies gagnantes que vous avez déjà utilisées par le passé pour traverser une période difficile et misez sur vos forces personnelles.
- Posez vos limites (par exemple, refusez une tâche que vous ne voulez pas faire et qui n’est pas essentielle).
- Apprenez à déléguer et à accepter l’aide des autres (par exemple, demander aux enfants de faire la vaisselle).
- Contribuez à l’entraide et à la solidarité. Tout en respectant vos limites personnelles et les consignes de santé publique, le fait d’aider les autres peut contribuer à votre mieux-être et à celui des autres.
- Si c’est accessible, aller dans la nature et respirez profondément et tranquillement.
- Lorsque vous vivez des moments difficiles, utilisez les ressources d’organismes offrant de l’écoute ou du soutien téléphonique ou en ligne. Cela pourrait vous aider à gérer vos émotions ou à développer de nouvelles stratégies. Vous pouvez consultez les liens ci-dessous ou la section Aide et ressources au besoin.
Pour trouver d’autres solutions, vous pouvez consulter la page Stress, anxiété et déprime associés à la maladie à coronavirus COVID-19.
Prenez soin des jeunes
- Maintenez une routine. La routine et le maintien d’un milieu familial stable préservent le sentiment de sécurité tant pour vous que pour votre enfant.
- Soyez à l’écoute. Laissez votre enfant s’exprimer dans ses mots ou à travers le jeu. Écoutez ses inquiétudes et son besoin d’être rassuré. Répondez avec bienveillance à ses réactions et donnez-lui encore plus d’amour et d’attention.
- Soyez honnête : expliquez-lui la situation. Utilisez des mots simples et adaptés en fonction de son âge. Répondez à ses questions et n’hésitez pas à lui dire lorsque vous ne connaissez pas la réponse.
- Permettez à votre enfant de maintenir des liens virtuels avec ses amis et les autres membres de la famille
- Prenez soin de vous. Votre enfant vit les événements à travers votre regard. Demeurez attentif à vos sentiments, émotions et réactions. Au besoin, retirez-vous quelques minutes dans une pièce isolée pour retrouver votre calme.
Pour trouver d’autres solutions, vous pouvez consulter les publications suivantes :
Prenez soin de vos proches
- N’oubliez pas que vos proches et votre entourage vit la même situation que vous.
- Soyez attentif aux signes d’impatience et d’angoisse chez les autres. Prenez le temps de leur demander et de comprendre ce qui les dérange.
- Apportez du soutien aux autres en respectant les mesures de distanciation physique. Aider les autres, lors de situations difficiles, rapporte autant à la personne qui reçoit le soutien qu’à celle qui l’offre.
Adoptez de saines habitudes de vie
- Tentez de maintenir une certaine routine en ce qui concerne les repas, le repos, le sommeil et les autres activités de la vie quotidienne.
- Prenez le temps de bien manger.
- Couchez-vous à une heure qui vous permet de dormir suffisamment.
- Faites de l’exercice régulièrement, tout en respectant les consignes de distanciation sociale
- Réduisez votre consommation de stimulants : café, thé, boissons gazeuses ou énergisantes, chocolat.
- Buvez beaucoup d’eau.
- Diminuez ou cessez votre consommation d’alcool, de drogues, de tabac ou votre pratique des jeux de hasard et d’argent.
Le contexte de pandémie lié à la COVID-19 et ses conséquences possibles dans votre quotidien (anxiété due au ralentissement économique, sentiment d’isolement et de solitude, bouleversement de la routine habituelle, plus d’alcool et de cannabis à la maison après en avoir fait des réserves) peut avoir un effet sur votre consommation d’alcool et de drogue ou votre pratique des jeux de hasard et d’argent. Si vous avez des questions sur votre consommation ou votre pratique des jeux de hasard et d’argent ou si elle vous cause des difficultés, n’hésitez pas à en parler à quelqu’un de confiance ou à un professionnel. Pour ce faire, vous pouvez consulter la section Aide et ressources.
Bougez, même à l’intérieur de la maison
- Choisissez vos activités physiques en fonction de vos capacités. Il existe plusieurs façons de bouger.
- Créez-vous un espace pour bouger à l’intérieur. Si c’est possible, déplacez des meubles pour faire un plus grand espace.
- Intégrez les activités dans votre horaire de la journée.
- Faites vos activités à distance avec vos amis, au téléphone ou par appel vidéo.
- Bougez avec les enfants en les incluant dans vos activités
Entretenez votre réseau social
- Restez en contact avec les gens qui vous font du bien.
- Entretenez des relations positives avec votre entourage : membres de votre famille, amis, voisins, collègues de travail, etc.
- Pratiquez des activités qui vous plaisent et trouvez du temps pour vous y adonner, en respectant les consignes de distanciation sociale.
- Brisez l’isolement, surtout si vous vivez une situation particulièrement difficile comme un deuil ou une perte d’emploi. Contactez vos proches, une personne de confiance ou un organisme offrant de l’écoute ou du soutien.
Laissez les émotions s’exprimer
- Verbalisez ce que vous vivez. Vous vous sentez seul? Vous avez des préoccupations? Partagez-les à une personne de confiance, tout en observant les mesures de distanciation physique.
- Gardez en tête que votre entourage vit aussi une situation particulière liée à la pandémie.
- Faites de la place à vos émotions et aussi à celles de vos proches.
- Demandez de l’aide quand vous vous sentez dépassé. Ce n’est pas un signe de faiblesse, c’est vous montrer assez fort pour prendre les moyens de vous aider.
Utilisez judicieusement les médias sociaux
- Ne partagez pas n’importe quoi sur les réseaux sociaux. Les mauvaises informations peuvent avoir des effets néfastes et nuire aux efforts de tous. Concernant la COVID-19, assurez-vous que la publication est à jour puisque la situation évolue rapidement.
- Utilisez les réseaux sociaux pour diffuser des actions positives. Partagez vos trucs et astuces pour occuper les enfants, pour travailler de la maison, vos suggestions de séries, de vidéos, etc.
- Suivez les groupes de votre quartier ou ceux qui apportent des solutions ou qui visent l’entraide.
- Regardez des vidéos qui vous feront sourire.
Pour trouver d’autres solutions, vous pouvez consulter la publication On protège aussi sa santé mentale – Rester informé .
Apprivoisez le télétravail
- Créez-vous un espace confortable, réservé à vos activités professionnelles.
- Prenez des pauses pour vous détendre et être actif. Sortez à l’extérieur, tout en observant les mesures de distanciation recommandées.
- Prenez le temps de dîner.
- Maintenez des contacts quotidiens avec vos collègues en utilisant les outils mis à votre disposition comme le courriel, le Web, le téléphone, les appels vidéo ou le clavardage pour échanger avec eux quotidiennement.
- N’hésitez pas à reconnaître les efforts et les bons coups de vos collègues. Ils s’adaptent eux aussi à cette nouvelle réalité.
- Soyez indulgent envers vous et vos collègues. Il est possible que certaines journées soient moins productives que d’autres.
Pour trouver d’autres solutions, vous pouvez consulter la publication On protège aussi sa santé mentale – Organiser le télétravail .
Vivre un deuil autrement
Il est possible de vivre la perte d’une personne chère en tout temps, notamment en période de pandémie reliée à la COVID-19. Le décès d’un être estimé peut être un événement bouleversant et le contexte pandémique a une influence sur la façon de vivre le deuil. Les outils suivants présentent les réactions fréquentes en situation de deuil ainsi que des moyens pour vousadapter et aller mieux.
- Je suis en deuil d’une ou de personnes chères en raison de la pandémie
- Le deuil chez l’enfant et l’adolescent
- Guide pour les personnes endeuillées en période de pandémie réalisé par les Formations Montbourquette sur le deuil
À tout moment, vous pouvez demander du soutien auprès d’un proche ou de professionnels. Consultez la liste des ressources pouvant vous aider dans la section Aide et ressources.
Quand devient-il nécessaire de chercher de l’aide?
De façon générale, il est possible de préserver son mieux-être émotionnel et psychosocial, et ce, même dans le contexte actuel. Toutefois, malgré les moyens utilisés pour surmonter la situation, il est possible que vous ayez besoin de recourir à des services d’aide professionnelle. Soyez à l’écoute des signes de stress, d’anxiété ou de déprime et consultez les services d’un professionnel au besoin. Vous n’êtes pas seul à vivre cette situation. N’hésitez pas à demander de l’aide et à consulter la section Aide et ressources au besoin.
Aide et ressources
Ligne d’information du gouvernement du Québec destinée à la population sur la COVID‑19
- Téléphone : 1 877 644-4545
Info-Social 811
Service de consultation téléphonique psychosociale
Tel-jeunes
- Téléphone : 1 800 263-2266
- Site Web : www.teljeunes.com
LigneParents
- Téléphone : 1 800 361-5085
- Site Web : www.ligneparents.com
Ligne Aide Abus Aînés
Ligne téléphonique provinciale d’écoute et de référence spécialisée en matière de maltraitance envers les personnes aînées
- Téléphone : 1 888 489-2287
Info-aidant
Info-aidant est un service téléphonique professionnel, confidentiel et gratuit qui s’adresse aux proches aidants et à leur entourage, aux intervenants et aux professionnels de la santé.
- Téléphone : 1 855 852-7784
- Courriel : info-aidant@lappui.org
SOS violence conjugale
Services d’aide gratuit, anonyme et confidentiel 24/7 destiné aux victimes de violence conjugale et à l’ensemble des personnes concernées par cette problématique
- Téléphone : 1 800 363-9010
Ligne provinciale d’intervention téléphonique en prévention du suicide
- Téléphone : 1 866 APPELLE (277-3553)
Drogue : aide et référence
- Téléphone (24/7) :
- Montréal et environs : 514 527-2626
- Ailleurs au Québec : 1 800 265-2626
Jeu : aide et référence
- Téléphone (24/7) :
- Montréal et environs : 514 527-0140
- Ailleurs au Québec : 1 800 461-0140
Tel-Écoute – Ligne Le Deuil
- Téléphone : 1 888 LE DEUIL ou 1 888 533-3845
- Site Web : www.tel-ecoute.org/services
Deuil-jeunesse
Consultation téléphonique, interventions individuelles et familiales s’adressant autant aux adultes qu’aux enfants.
- Téléphone : 1 855 889-3666
- Site Web : www.deuil-jeunesse.com
Écoute Entraide
Organisme communautaire qui soutient les personnes aux prises avec de la souffrance émotionnelle :
- Téléphone : 1 855 EN LIGNE ou 514 278-2130
Centres d’écoute au Québec
Pour connaître les centres d’écoute au Québec, nous vous invitons à rechercher un centre d’écoute de votre région à www.lignedecoute.ca .
Dernière mise à jour : 6 mai 2020
Avis
L’information contenue sur le site ne remplace en aucun cas l’avis d’une ressource professionnelle de la santé. Si vous avez des questions concernant votre état de santé, consultez une ressource professionnelle.
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COVID-19 expliqué aux enfants… mais bon pour les adultes
Vraiment bien fait… pour les enfants, mais aussi pour les adultes. L’explication du déconfinement et la question de la peur et comment la gérer
Publié dans b. Société
Découvrir le côté positif du confinement
Vraiment un beau texte… de réflexion avec un regard différent sur le confinement
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Bio-éthique et COVID-19 -: principes s’il manque de matériel médical (ex: respirateur)
Bio-éthique et COVID-19 – au Québec
Tiré de l’émission de 24-60 à R-C portait sur le « Protocole national de triage » au cas ou les ressources seraient insuffisantes.
L’experte interviewée est: la Dre. Vardit Ravitsky – professeure agrégée au Département de médecine sociale et préventive de l’École de santé publique de l’U de Mtl.
Voici le lien de l’émission de 24-60 R-C du 26 mars 2020.
Résumé
Voici les principes bio-éthique possiblement à appliquer s’il manque de matériel médical aux soins intensifs (ex: respirateurs). Selon une médecin qui parle du comité qui étudie actuellement les règles bio-éthiques à appliquer au cas ou…
S’il manque de matériel, quel choix faire entre différents patients branchés sur un respirateur:
-
choisir à maximiser les bénéfices;
-
sauver le plus de vie possibles ou le plus d’années de vie possibles. Le patient de 30 ans à plus d’années à vivre devant lui que celui de 70 ou 80 ans;
-
choisir le patient dont le pronostic (capacité de survivre) est le plus prometteur – les meilleures chances de survivre et de combien d’années.
-
prioriser les personnels de la santé – qui peuvent sauver des vies – « utilité sociale »
-
choisir les personnes irremplaçables qui rendent des services à la société et qui gardent notre société fonctionnelle et en sécurité – qui? (selon moi: le personnel de la santé – les policiers – le premier ministre… etc.)
-
Chose importante, ces principes s’appliquent à tous les patients en soins intensifs que ce soit à cause du COVID-19 ou d’une autre maladie (note: c,est ce que j’ai compris).
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L’humanité ébranlée et la société effondrée par un petit machin (COVID-19)
Voici l’excellent texte sur les conséquences du COVID-19 écrit par Moustapha Dahleb la plus belle plume tchadienne
Un petit machin microscopique appelé coronavirus bouleverse la planète. Quelque chose d’invisible est venu pour faire sa loi. Il remet tout en question et chamboule l’ordre établi. Tout se remet en place, autrement, différemment.
Ce que les grandes puissances occidentales n’ont pu obtenir en Syrie, en Lybie, au Yémen, …ce petit machin l’a obtenu (cessez-le-feu, trêve…).
Ce que l’armée algérienne n’a pu obtenir, ce petit machin l’a obtenu (le Hirak a pris fin).
Ce que les opposants politiques n’ont pu obtenir, ce petit machin l’a obtenu (report des échéances électorales. …).
Ce que les entreprises n’ont pu obtenir, ce petit machin l’a obtenu (remise d’impôts, exonérations, crédits à taux zéro, fonds d’investissement, baisse des cours des matières premières stratégiques. ..).
Ce que les gilets jaunes et les syndicats n’ont pu obtenir, ce petit machin l’a obtenu (baisse de prix à la pompe, protection sociale renforcée…).
Soudain, on observe dans le monde occidental le carburant a baissé, la pollution a baissé, les gens ont commencé à avoir du temps, tellement de temps qu’ils ne savent même pas quoi en faire. Les parents apprennent à connaître leurs enfants, les enfants apprennent à rester en famille, le travail n’est plus une priorité, les voyages et les loisirs ne sont plus la norme d’une vie réussie.
Soudain, en silence, nous nous retournons en nous-mêmes et comprenons la valeur des mots solidarité et vulnérabilité.
Soudain, nous réalisons que nous sommes tous embarqués dans le même bateau, riches et pauvres. Nous réalisons que nous avions dévalisé ensemble les étagères des magasins et constatons ensemble que les hôpitaux sont pleins et que l’argent n’a aucune importance. Que nous avons tous la même identité humaine face au coronavirus.
Nous réalisons que dans les garages, les voitures haut de gamme sont arrêtées juste parce que personne ne peut sortir.
Quelques jours seulement ont suffi à l’univers pour établir l’égalité sociale qui était impossible à imaginer
La peur a envahi tout le monde. Elle a changé de camp. Elle a quitté les pauvres pour aller habiter les riches et les puissants. Elle leur a rappelé leur humanité et leur a révélé leur humanisme.
Puisse cela servir à réaliser la vulnérabilité des êtres humains qui cherchent à aller habiter sur la planète mars et qui se croient forts pour cloner des êtres humains pour espérer vivre éternellement.
Puisse cela servir à réaliser la limite de l’intelligence humaine face à la force du ciel
Il a suffi de quelques jours pour que la certitude devienne incertitude, que la force devienne faiblesse, que le pouvoir devienne solidarité et concertation.
Il a suffi de quelques jours pour que l’Afrique devienne un continent sûr. Que le songe devienne mensonge.
Il a suffi de quelques jours pour que l’humanité prenne conscience qu’elle n’est que souffle et poussière.
Qui sommes-nous ? Que valons-nous ? Que pouvons-nous face à ce coronavirus ?
Rendons-nous à l’évidence en attendant la providence.
Interrogeons notre « humanité » dans cette « mondialité » à l’épreuve du coronavirus.
Restons chez nous et méditons sur cette pandémie
Aimons-nous vivants !
Publié dans b. Société
COVID-19 Attention aux arnaques
Le COVID-19 est l’occasion idéal pour découvrir les belles qualités des humains en temps de crise: la solidarité, l’entraide, la compassion, etc. Malheureusement il est aussi l’occasion des « bas instincts animal » : la fraude, les arnaques, les pièges, etc.
Voici une vidéo de La Facture qui informe sur les dangers actuels des arnaques.
Publié dans b. Société
Le COVID-19 et L’importance de la science, de la recherche fondamentale
Le monde après
Bruno Canard est un chercheur de haut niveau du CNRS français établi à Marseille. Son équipe est spécialiste des coronavirus. En 2015, avec des collègues belges et néerlandais, il a sonné l’alarme sur les dangers des coronavirus.
Le Dr Canard, dont l’équipe a récemment décrypté le processus d’activation du virus de la COVID-19 avec l’équipe du chercheur de l’Université de Montréal Nabil Seidah s’est vidé le cœur récemment dans une lettre ouverte où il pourfend le peu de considération de son État pour la recherche fondamentale indépendante.
Le titre de la lettre de Bruno Canard dit tout : « Coronavirus : la science ne marche pas dans l’urgence ».
Extrait : « […] comment anticiper le comportement d’un virus que l’on ne connaît pas ? Eh bien, simplement en étudiant l’ensemble des virus connus pour disposer de connaissances transposables aux nouveaux virus, notamment sur leur mode de réplication. Cette recherche est incertaine, les résultats, non planifiables, et elle prend beaucoup de temps, d’énergie, de patience. C’est une recherche fondamentale patiemment validée, sur des programmes long terme, qui peuvent avoir des débouchés thérapeutiques. »
Dans son coup de gueule, le Dr Canard déplore ce que des chercheurs de partout en Occident ont déploré au cours des dernières années, des dernières décennies : le recul de la recherche fondamentale comme priorité budgétaire.
Le chercheur raconte le sort de ces collègues à statut précaire qui vivotent de contrat en contrat. Des projets de recherche qui doivent passer par un filtre de paperasse interminable et assommant. Des budgets étatiques qui rapetissent sans cesse… Comme les équipes de recherche.
***
Après tout ça, quand le virus aura été maté, quand on aura compté nos morts, nous en sortirons assurément changés. Comme nous sommes sortis changés du 11 septembre 2001, qui nous a fait accepter plein de mesures sécuritaires inimaginables la veille.
Après tout ça, il faudra bien s’interroger sur le rôle de la science, sur l’importance de la recherche fondamentale, dans nos vies…
Ai-je dit dans nos vies ? Pardon, je corrige : pour nos vies.
On le constate, tout s’accélère. Tout va vite. C’est vrai à hauteur d’humain. Et c’est vrai dans les stratosphères décisionnelles des États. Je cite Michael Sabia, quand il a quitté la présidence de la Caisse de dépôt, en parlant de la difficile coordination gouvernementale : « Le monde bouge trop vite. »
Mais la science ne bouge pas vite. Peut-être que les multitudes de chercheurs qui s’activent dans l’urgence pour trouver un remède contre la COVID-19 vont réussir un miracle et le trouver rapidement, plus rapidement que les 12 à 18 mois nécessaires d’ordinaire. Il faut l’espérer.
Peut-être que le monde d’après bougera moins vite. J’en doute, personnellement. Je crains que l’on ne revienne à nos mauvaises habitudes.
***
Mais dans le monde d’après, il faudra accepter que la science, cette chose lente, est plus importante qu’on ne le pensait, avant la pandémie.
J’ai sondé là-dessus la présidente de l’Association francophone pour le savoir (Acfas), Lyne Sauvageau, qui se réjouit que la science et le politique agissent actuellement de concert pour lutter contre la pandémie. Qu’espère-t-elle sur la place de la science dans nos sociétés, dans le monde post-pandémie ?
Réponse : « Pour pouvoir être utiles maintenant, de longues recherches fondamentales ont été réalisées, où on ne voyait pas toujours clairement, a priori, comment les résultats ou les nouvelles connaissances pouvaient ou allaient être utiles. Je souhaite qu’après la pandémie, l’importance de construire, dans toutes les disciplines, des connaissances dont on ne voit pas l’utilité immédiate soit mieux reconnue. »
Je surligne les mots de Mme Sauvageau, qui vont à contre-courant, dans un monde qui va trop vite, dans un monde qui valorise la vitesse et sa cousine, l’efficience : « Des connaissances dont on ne voit pas l’utilité immédiate… »
Les mots de Lyne Sauvageau font écho à ceux de Bruno Canard; Bruno Canard qui, en entrevue au Point, dit que si la recherche sur les coronavirus avait été mieux financée depuis le SRAS de 2003, on n’en serait pas là, aujourd’hui : « Au cours des 17 années qui se sont écoulées depuis le [SRAS], on aurait pu développer des médicaments, prêts à l’emploi sur les étagères, contre les coronavirus que nous connaissons. »
Pour le mot de la fin, le Dr Canard, encore, dans sa lettre ouverte : « Dès 2006, l’intérêt des politiques pour le [SARS-CoV-2] avait disparu; on ignorait s’il allait revenir. L’Europe s’est désengagée de ces grands projets d’anticipation au nom de la satisfaction du contribuable. »
Réflexion sur la recherche fondamentale, tirée de mon live:
Potvin (2016). Alliance entre le savoir issu de la recherche et le savoir d’expérience. Béliveau Éditeur (p. 59)
En tant que praticien sur le terrain comme psychoéducateur ou même comme jeune chercheur, je ne voyais pas l’utilité de la recherche fondamentale. L’expérience en recherche et en transfert de connaissances m’a démontré le contraire. J’ai constaté comment ce type de recherche pouvait finalement être d’une grande utilité pour :
-apporter un éclairage théorique sur un problème lié à une clientèle ;
-soutenir la justification d’une orientation d’intervention ;
-servir de cadre théorique au développement d’un programme d’intervention ;
-être utilisé et transformé pour le développement d’un outil de soutien à l’intervention.
Ce qui peut paraître étonnant, c’est que dans mes expériences de transfert de connaissances, de développement d’outils (guides d’intervention, logiciels de dépistage, etc.) la plupart de ces outils sont issus de recherches fondamentales (études longitudinales). Par exemple, la typologie des élèves à risque de décrochage scolaire, qui présente les caractéristiques de comportements et de besoins qui différencient les élèves à risque, est issue d’analyse statistique de la base de données d’une recherche fondamentale sur le décrochage scolaire.
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COVID-19 un poème – Claude Pelletier
MARS FRILEUX
POUR MADAME ET MONSIEUR
POURTANT PAS SI VIEUX
Claude Pelletier
Mars 2020
Bonjour madame, bonsoir monsieur
On se salue du coin des yeux
On n’a pas le droit d’être curieux
Bonjour madame, bonsoir monsieur
On se promène deux par deux
Mais évitons les mêmes lieux
Bonjour madame, bonsoir monsieur
On a les quatre l’air d’être vieux
On se balade pour être mieux
Bonjour madame, bonsoir monsieur
D’habitude j’suis pas très peureux
Mais j’veux pas vous rendre furieux
Bonjour madame, bonsoir monsieur
C’est trop facile d’être envieux
Mais si c’est la volonté des dieux
Bonjour madame, bonsoir monsieur
Il y en a des plus malheureux
Faudrait ensemble penser à eux
Bonjour madame, bonsoir monsieur
Espérons être tous assez chanceux
Pour ne pas être contagieux
Bonjour madame, bonsoir monsieur
C’est sans doute un autre adieu
On se souhaite d’être tous heureux
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David St-Jacques – Astronaute
Je présente ici quelques paroles de l’astronaute canadien David St-Jacques qui m’ont vraiment impressionné. Il parle de son voyage dans l’espace. (entrevue à TLMEP -R-C- 15-03-2020).
Qui il est
-
Astronaute – Ingénieur – Astrophysicien – Médecin – Père de trois enfants
L’émerveillement
» C’est vraiment touchant la terre qui est si belle, si gracieuse avec la petite couche bleu phosphorescente dans le vide. Complètement mort dans l’espace avec la lune qui est une roche, le soleil une boule de feu, les autres planètes qui sont complètement inhospitalières et la terre un oasis impossible…
C’est fou, il n’y a pas de nouvel air, de nouvel eau, c’est tout recyclé. On vit en circuit fermé… On est touché par la fragilité…
Oui les problèmes sont réels, mais l’invention humaine, le génie humain, la capacité de travailler ensemble, l’étendue de l’imagination, c’est ahurissant. On est capable de travailler ensemble et de trouver des solutions techniques innovantes à des problèmes qui peuvent paraître impossibles ».
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Les femmes et le patriarcat – Texte de Raynald Horth
Les femmes et le patriarcat
Raynald Horth Ph.D.
7 mars 2020
L’oppression étant la situation des gens opprimés, les femmes étant de ces opprimés-là et le patriarcat étant le système socio-politique qui organise l’oppression.
Le patriarcat est le système de subordination des femmes aux hommes dans les sociétés contemporaines.
Travail ménager
Le travail ménager, c’est le travail fait à la maison par les femmes : cuisine, lavage, repassage, couture, courses, nettoyage, faire le ménage, mettre les enfants au monde, les éduquer, en prendre soin et ce, tout à fait gratuitement.
La vie en couple
La vie en couple est l’institution par laquelle un travail gratuit est extorqué aux femmes. La gratuité du travail ménager ne dépend pas de sa nature puisque lorsque les femmes fournissent ce travail hors de la vie de couple, ce travail est rémunéré. Le même travail prend donc de la valeur – est rétribué – dès lors que la femme le fournit à des hommes avec qui elle n’est pas en couple.
Les femmes ne « servent » pas qu’à la reproduction des personnes humaines, elles produisent plus de 50% du travail de l’humanité ; et 75% de ce travail est gratuit et bénéficie aux hommes.
Femmes assassinées et violentées
Dans le monde
En 2017, 50 000 femmes ont été assassinées dans le monde par un partenaire intime ou un membre de la famille
En 2017, 700 millions de femmes ont été victimes de violence conjugale dans le monde.
Au Canada
En 2018, 80 femmes ont été assassinées par leur conjoint.
En 2016, 40608 femmes ont été victimes d’actes de violence commis par un conjoint ou un ex-conjoint
Au Québec
En 2018, 12 femmes ont été assassinées par leur conjoint.
En 2016, 15131 femmes ont été victimes de violence dans un contexte conjugal.
800 000 femmes au Québec, ont vécu au cours de leur vie la violence physique et/ou psychologique de leur conjoint.
C’est la domination sociale et collective des femmes par les hommes qui permet la domination individuelle d’un homme sur sa partenaire.
La violence envers les femmes découle de cette forme d’organisation sociale qu’est le patriarcat. Tant que le système patriarcal sera présent, il soutiendra et concentrera le pouvoir entre les mains des hommes.
La violence envers les femmes est un comportement appris et utilisé par les hommes comme moyen de contrôle et de domination.
RAYNALD HORTH. Ph.D. Professeur universitaire titulaire retraité du département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR). Il est auteur, poète, historien, artiste peintre et sculpteur, .
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Mon nouveau livre: Onze défis à relever pour mieux vivre…
Voici le résumé et la table des matières de mon nouveau livre publié à la maison d’éditions Marcel Broquet http://www.marcelbroquet.com/
Vous pouvez vous procurer mon livre: chez Marcel Broquet éditeur / dans les librairies du Québec / chez Amazon / sur mon site: www.pierrepotvin.com/wp/livres / en France : https://www.librairieduquebec.fr/
Résumé
Résumé du manuscrit – Onze défis … de Pierre Potvin
Tables des matières
Onze défis P.Potvin
Une vidéo de présentation
https://youtu.be/x8J5MjXSKIM
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Ce que cache les logos de publicité – fascinant
Le langage caché des logos : Intéressant Très surprenant…….regardez bien …. les publicitaires ont des idées parfois subtiles. Maintenant vous les regarderez différemment.
Vous voyez la flèche entre le « E » et le « x » (en blanc)?
Je ne l’avais jamais remarquée.
Le 2e et le 3ème « T » sont deux personnes qui partagent une tortilla et un bol de sauce.
Le « R » de Tour est un cycliste. Le cercle jaune est la roue avant et le « O » est la roue arrière.
La flèche signifie qu’Amazon a tout de “a” à “z”.
Il y a un ours qui danse au-dessus du « ble ».
Toblerone est fabriqué à Berne en Suisse dont l’emblème est un ours.
Vous voyez le « 31 » dans « BR »? = 31 parfums délicieux.
Vous voyez le gorille et la lionne face à face (en blanc) ?
Le « smiley » (sourire) moitié de visage est aussi un “g” pour « goodwill »
Mais la palme reste à celui du TGV qui, retourné, représente un escargot . . . semblant expliquer les fréquents retards….il est vraisemblable que ça n’était pas prévu au départ !!!
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Vieux, mais heureux – texte de Jean Bernatchez
Voici un très beau texte sur le vieillissement, écrit pas Jean Bernatchez professeur à l’UQAR.
Le lien à l’article original: https://www.moutonnoir.com/2020/01/vieux-mais-heureux
Vieux, mais heureux
25 janvier 2020 par
Je prétends, à l’instar du philosophe Edgar Morin, avoir tous les âges de ma vie : 61 ans, mais aussi 27 ans, voire 2 ans puisque j’ai des souvenirs de cet âge tendre. Le bonheur croît avec l’âge. L’indice du bonheur au Québec1 en témoigne : alors que les moins de 18 ans se déclarent heureux dans une proportion de 70 %, ceux et celles de plus de 75 ans disent l’être dans une proportion de 79 %. Entre ces deux groupes d’âge extrêmes, la tendance est à la hausse. Pourquoi?
Les âges de la vie
Le bonheur est une notion paradoxale. Certes, les conditions objectives d’existence y contribuent : la santé et l’autonomie; une réponse satisfaisante aux besoins matériels, de sécurité et de réalisation de soi; les liens familiaux, amicaux et sociaux. Mais, en bonne partie, le bonheur est dans la tête. Certaines personnes ont tout pour être heureuses mais ne le sont pas. En revanche, d’autres manquent cruellement de certaines ressources, mais elles sont néanmoins heureuses. Nos sociétés imposent d’être heureux ou de jouer le jeu du bonheur. Les livres de psycho pop avec leurs solutions clés en main se vendent très bien. Il n’existe pas toutefois de recettes du bonheur. Le bonheur se construit plutôt à la jonction des matins réinventés et des soirs crépusculaires.
Le bonheur est en effet une question d’aptitude et d’attitude. Vieillir est un privilège, car trop de gens meurent trop jeunes. Des vies sont interrompues à cause de maladies et d’accidents, mais aussi à cause de la bêtise humaine. Le psychoéducateur Jacques Ross2 présente les âges psychologiques de la vie adulte : l’âge de l’engagement (20 à 30 ans); celui de l’accomplissement (30 à 45 ans); l’âge de l’intégration (45 à 60 ans); puis ceux de la sérénité (60 à 75 ans) et du détachement (75 ans et plus). Le grand âge favorise la sérénité et le détachement, à cause de l’expérience de la vie qui permet de discriminer ce qui est important de ce qui ne l’est pas, mais aussi grâce au lâcher-prise qui caractérise les gens qui abordent cette période de leur vie sans amertume.
Philosophie de la longévité
Le romancier et philosophe Pascal Bruckner3 aborde le défi de la longévité par le fait d’arbitrer entre la fatigue et la ferveur, deux états antagonistes, mais complémentaires. « Nous ne sommes domiciliés dans le temps qu’en étant en permanence expulsés, mis à la porte du présent », croit-il. Le grand âge permet de ralentir, alors que le monde actuel nous impose d’accélérer. « Si le temps est une remontrance, il peut devenir aussi une récompense quand il nous offre l’illusion, absurde mais nécessaire, de redémarrer chaque matin une existence nouvelle. » « La journée qui s’en vient est flambant neuve », comme le chante Avec pas d’casque. « Même un centenaire fait des projets et dit demain », ajoute Pascal Bruckner. « Une vie n’est digne d’être vécue que si elle embrasse des domaines plus vastes et croise ces absolus relatifs que sont l’amour, la vérité, la justice. » Bref, construire au quotidien « une vie bonne, avec et pour les autres, dans des institutions justes », selon cette fois la visée éthique du philosophe Paul Ricœur.
Plus prosaïquement, l’analyse des caractéristiques des « zones bleues », ces régions du monde où l’on vit mieux, plus heureux, plus en santé et plus longtemps, fournit son lot de pistes afin de dégager certaines causes d’une vie longue et heureuse. Le docteur Martin Juneau4 de l’Institut de cardiologie de Montréal en dresse les caractéristiques. L’île d’Okinawa au Japon, par exemple, est une de ces zones. C’est l’endroit dans le monde où il y a le plus de centenaires. Les personnes qui habitent les zones bleues font de l’activité physique modérée, mais de façon régulière; elles sont semi-végétariennes et se restreignent sur le plan calorique (la restriction calorique ralentit le vieillissement); elles consomment peu ou pas d’alcool; elles rejettent le stress; elles sont engagées dans une forme de spiritualité; elles tissent des liens étroits avec leur famille et leur communauté; elles donnent un sens à leur vie. Ce n’est pas là une recette de longévité et de bonheur, mais une philosophie pratique dont la fin est le bien-vivre et l’épanouissement.
1. Indice de bonheur Léger : indicedebonheur.com
2. Jacques Ross, Les âges psychologiques de la vie adulte, Fides, 2012.
3. Pascal Bruckner, Une brève éternité. Philosophie de la longévité, Grasset, 2019.
4. Martin Juneau, « Les Blues Zones : des régions où l’on vit mieux et plus longtemps », Observatoire de la prévention, 2019, observatoireprevention.org/2017/09/19/blue-zones-regions-lon-vit-mieux-plus-longtemps/
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Ma participation à un nouveau livre sur la violence
Le très beau livre (le collectif) La violence sous tous ses aspects. Approche multidimensionnelle vient de sortir en Algérie. C’est une réalisation internationale de plusieurs universitaires de cinq pays différents (Algérie, France, Mexique, Sénégal et Canada (Québec).
Je tiens à féliciter Zahia Bali de l’université d’Ouargla et Algérie d’avoir persévéré dans des conditions très difficiles pour éditer ce livre. Félicitation également aux membres de son équipe d’édition : Miriam Gutiérrez-Otero, François Thomas, Florent Sarnette et Fatiha Fodili
La violence est un enjeu mondial et ce livre par les recherches récentes qui y sont présentés apportera un éclairage tant aux chercheurs qu’aux intervenants et intervenantes du domaine.
Pour ma part, avec ma collègue et amie Denise Tremblay directrice de La Séjournelle (ressource d’aide et d’hébergement pour femmes et enfants victimes de violence conjugale – Québec Canada) je suis fier d’avoir contribué en présentant une approche d’intervention et d’évaluation en matière de violence conjugale.
Le titre de notre chapitre est: Outil d’évaluation de la sécurité des victimes de violence conjugale et de leurs proches (Pierre Potvin, Denise Tremblay et Shirley Carignan
En espérant que cet ouvrage sera diffusé dans les différents pays et utilisé dans les universités.
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Attention, nos croyances peuvent nous induire en erreur
Comme le mot l’indique, les croyances nous portent à « croire que… », comme si c’était une vérité — cela peut parfois l’être, mais bien souvent cela peut en être loin.
Il faut faire la différence entre une connaissance, un savoir et une croyance. La connaissance et le savoir relèvent du domaine de la cognition et ont pour finalité une recherche de vérité qui s’appuie sur des fondements objectifs, la plupart du temps sur la science. Différemment, la croyance est une certitude subjective dans un domaine donné, parfois fondée sur la connaissance, mais parfois aussi considérée comme une vérité sans nécessairement faire l’objet d’une évaluation ou d’une vérification.
Les croyances représentent ce que nous pensons être la vérité. Ce sont des constructions mentales à partir des informations reçues de l’éducation, des expériences que nous vivons et qui nous amènent à penser de façon telle que nous considérons qu’il s’agit de la vérité Certaines croyances sont tout à fait fausses alors que d’autres peuvent être en partie ou en totalité vraies. Il arrive parfois que certaines croyances soient tellement fortes que malgré les preuves scientifiques on ne les abandonne pas.
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Empathie, affection des animaux (chien) envers leur maître
Vraiment touchant l’affection de ces chiens pour leur maître.
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Deux vision opposées sur notre société : l’empire de l’ignorance ou l’empire du savoir
De la société du savoir à l’empire de l’ignorance
Réjean Bergeron
Essayiste et professeur de philosophie au Cégep Gérald-Godin
2 décembre 2019
Depuis des lustres, on nous annonce l’arrivée de la société du savoir. Force est de constater que notre monde est plutôt confronté à la montée fulgurante de l’ignorance.
Rappelons-nous l’optimisme qui planait sur le XVIIIe siècle. Ils étaient nombreux, parmi les penseurs de cette époque qui se disaient éclairés, à prévoir le recul inévitable du fanatisme religieux, des superstitions et des tyrannies politiques grâce au travail critique de la raison et au développement de la science qui, dorénavant, pourrait compter sur l’éducation pour la transmission du savoir à l’ensemble de la population.
Ce même vent d’optimisme a accompagné l’invention d’Internet et des réseaux sociaux. Grâce aux outils numériques, croyait-on, tout le savoir deviendrait accessible en un simple clic, les gens s’abreuveraient de connaissances et la bêtise, montrée du doigt par une horde d’internautes éclairés, occuperait de moins en moins d’espace dans l’esprit des gens. Certains ont même cru que ces outils allaient permettre le renforcement et l’extension de la démocratie dans le monde…
Aujourd’hui, il faut se rendre à l’évidence : l’ignorance et la crédulité sous toutes ses formes n’ont jamais été aussi présentes dans notre environnement à la suite de l’expansion d’Internet : fausses nouvelles, désinformation, pseudo-sciences, théories du complot, propagande, fanatisme religieux, sans parler de l’intimidation, du chantage, du piratage, de l’hameçonnage et autres formes de violence verbale.
Algorithmes et chambres d’écho
Comment expliquer un pareil dérapage ? Contrairement à ce qu’on a voulu et veut encore nous faire croire, Internet ne nous donne pas accès à des connaissances et encore moins à la science, c’est-à-dire à un ensemble de savoirs organisés en un tout structuré, mais bien plutôt à une myriade d’informations brutes et disparates dans laquelle l’internaute sélectionne les informations qui, bien souvent, viennent confirmer ou consolider ses croyances, ses opinions ou ses préjugés qu’il ose par la suite présenter comme la « vérité ».
Cette propension de plus en plus accentuée à succomber au biais de confirmation, qui consiste à sélectionner des informations qui viennent consolider ses croyances et à ne faire intuitivement confiance qu’à celles-ci, est grandement favorisée par les bulles de filtrage issues du travail des algorithmes, mais aussi par les chambres d’écho qui finissent par regrouper des « amis » qui partagent les mêmes points de vue, croyances ou préjugés.
Dans la vie de tous les jours, lorsqu’il baisse la garde, l’être humain est porté à être paresseux intellectuellement. Il succombe facilement, comme le dit Gérald Bronner, à « l’avarice cognitive ». C’est ainsi qu’il adhère à des croyances ou à des discours qui, bien que peu convaincants, ont le mérite d’être simples et faciles à comprendre.
Comment tout cela se manifeste-t-il dans la vie de tous les jours et sur le Net ? Par une croissance exponentielle des discours complotistes ou pseudo-scientifiques […]. Il suffit de parcourir la Toile ou de discuter avec les gens pour se rendre compte que l’ignorance, à la manière d’une tache d’huile sur un papier buvard, prend de plus en plus d’expansion.
Éducation nihiliste
Ce mépris à l’endroit des connaissances et de la science est encouragé par notre propre système d’éducation. Depuis la réforme, il est rarement question de connaissances, de savoirs et de vérités dans les documents officiels du ministère de l’Éducation.
On préfère parler d’informations, de contenus, de données numériques, d’apprentissage et surtout de compétences. C’est que pour les fonctionnaires, les pédagogues et les technopédagogues de ce joli monde, il n’est plus nécessaire d’apprendre et de retenir des connaissances puisque celles-ci, en plus d’être toujours changeantes, peuvent au besoin être récupérées sur le Net en un simple clic.
Pour vous en convaincre, il suffit de lire le Cadre de référence de la compétence numérique présenté en grande pompe en avril dernier par le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, ou encore le tout récent avis du Conseil supérieur de l’éducation où l’on peut lire que « les jeunes ne cherchent plus à se faire remplir de connaissances, ils souhaitent plutôt vivre des expériences pour apprendre plus concrètement comment agir. Pour eux, les connaissances sont en mouvement et elles changent sans cesse ».
Chers disciples d’Héraclite — ou de Donald Trump — pour qui tout est relatif, il est faux et surtout obscurantiste de proclamer que les connaissances changent continuellement. Ce sont les croyances, les opinions et les préjugés qui se métamorphosent selon l’air du temps et les modes pédagogiques. Pour ce qui est des savoirs rigoureux en mathématiques, en sciences humaines, en histoire, en sciences pures ou autres disciplines, ils forment un bloc solide sur lequel notre civilisation a pu se construire.
D’ailleurs, faut-il le répéter, un des grands objectifs de notre système d’éducation est de transmettre ce patrimoine de connaissances et de culture aux nouvelles générations et non pas de leur faire croire que toutes les connaissances se valent puisqu’elles sont en perpétuelle transformation.
*****
De la société de l’ignorance à l’empire du savoir
Kyao Assogba
Sociologue, professeur émérite de l’Université du Québec en Outaouais
6 décembre 2020
Dans son texte du 2 décembre dernier (« De la société du savoir à l’empire de l’ignorance »), le philosophe Réjean Bergeron affirme, d’entrée de jeu et sans nuance, que « notre monde est […] confronté à la montée fulgurante de l’ignorance ». Ce qui, selon lui, contredirait l’optimisme des philosophes des Lumières qui disaisent « prévoir le recul inévitable » des bêtises humaines grâce à l’éducation. On aurait nourri le même optimisme lors de l’invention d’Internet.
Comment peut-on affirmer, en ce XXIe siècle, que l’ignorance humaine n’a pas reculé et que le savoir n’a pas avancé depuis le XVIIIe siècle ? Au contraire, le savoir et la connaissance scientifique progressent.
Les « fausses nouvelles », la « désinformation », les « pseudo-sciences » qui circulent sur Internet ne sauraient être attribuées d’emblée à l’ignorance et à la crédulité. C’est une utilisation d’Internet à mauvais escient. Rabelais dirait : « Science sans conscience… » Certes, il y a plusieurs formes de violence sur Internet. Mais on n’a jamais autant condamné cette dernière. De plus, ce n’est pas nécessairement le signe d’une augmentation du phénomène.
L’opinion publique, plus éclairée et conscientisée, a une sensibilité plus forte à l’égard d’un problème social qui jadis était banalisé. Par ailleurs, les spécialistes en informatique, les criminologues, la police et les politiques mettent en application les connaissances pour contrer la violence sur la Toile.
Contrairement à ce qu’affirme M. Bergeron, Internet nous donne aussi accès à des connaissances scientifiques, et pas seulement à ce qu’il décrit comme une « myriade d’informations brutes et disparates » dans laquelle l’internaute est incapable de séparer le « bon grain de l’ivraie ». Par exemple, M. Bergeron pense-t-il vraiment que les chercheurs, les professeurs, les étudiants et d’autres usagers, d’ici et d’ailleurs dans le monde, liés au Réseau d’informations scientifiques du Québec (RISQ), n’ont pas accès aux savoirs scientifiques ?
Internet donne accès au savoir non seulement dans les pays développés, mais aussi dans les pays en développement. La bibliothèque numérique « Les classiques des sciences sociales » de l’Université du Québec à Chicoutimi a ainsi permis aux chercheurs, aux professeurs et aux étudiants de l’Afrique francophone d’avoir facilement accès à des ouvrages et à des revues scientifiques qu’autrement ils n’auraient pu consulter.
« Il suffit, selon M. Bergeron, de discuter avec les gens pour se rendre compte que l’ignorance, à la manière d’une tache d’huile sur un papier buvard, prend de plus en plus d’expansion. » Et s’il en est ainsi, c’est parce que le système d’éducation du Québec affiche un « mépris à l’endroit des connaissances et de la science » et que, de surcroît, il « encourage ce mépris ». Mais c’est de ce système d’éducation, dans lequel « les fonctionnaires, les pédagogues et les techno-pédagogues de ce joli monde » ont réduit l’enseignement à des « informations, [des] contenus, [des] données numériques, [des] apprentissages et surtout [des] compétences », que sortent des pépites humaines en sciences pures et appliquées, en sciences humaines et sociales, en lettres et en arts, etc.
Contrairement à ce qu’affirme M. Bergeron, les études publiées sur le site de l’Observatoire jeunes et société de l’UQ montrent que les jeunes québécois, loin de « baisser la garde » et « d’être paresseux intellectuellement », sont bien informés et engagés dans les causes de l’heure (environnement). Celles des chaires de recherche en développement communautaire montrent que les collectivités locales sont des foyers d’innovations sociales (cuisines collectives, insertion de jeunes exclus, etc.) qui donnent des réponses aux problèmes sociaux auxquels elles font face.
Comment expliquer qu’on tienne un discours qui est contredit par les faits ? La vie de tous les jours véhicule une foule d’informations qui nous servent à expliquer le quotidien. Étant donné leur caractère implicite et leur fréquence élevée, ces explications deviennent évidentes parce que nous y sommes habitués. C’est ce qu’on appelle le sens commun, par rapport auquel il faut prendre une distance méthodique pour appréhender la réalité. Le paradoxe ici, c’est que M. Bergeron a fait ce qu’il reproche aux « ignorants » : il a pris le sens commun pour la réalité.
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Alerte sur une tragédie silencieuse: beaucoup d’enfants sont en détresse psychologique – Une question d’éducation familiale
Alerte: On me signale que ce texte n’est pas écrit par le Dr Luis Roja Marcos, mais plutôt par: Victoria Prooday
Voici les avertissement de Luis Roja Marcos
« Cher collègue: Je ne suis pas l’auteur de l’article que vous mentionnez. L’auteur est Victoria Prooday, une ergothérapeute du Canada. Tout ce que vous pouvez faire pour clarifier cette mauvaise attribution sera apprécié. Je vous remercie! Meilleur Luis Roja Marcos »
« Dear colleague: I am not the author of the article you mention. The author is Victoria Prooday, an occupational therapist from Canada. Anything you can do to clarify this misattribution will be appreciated. Thank you! Best Luis Roja Marcos
Article écrit le 22 octobre 2019 -et tiré deFacebook le 2 janvier 2020
Ce texte existe aussi sur: https://desirdetre.com/enfance-une-tragedie-silencieuse/
http://www.planetemomes.ma/une-tragedie-silencieuse/
Autre origine du texte https://yourot.com/parenting-club/2016/5/16/why-our-children-are-so-bored-at-school-cant-wait-and-get-so-easily-frustrated
Note: c’est un texte traduit de l’espagnole je crois (pas terrible).
On me signale que le texte n’est pas de Luis Rojas Marcos, je ne sais pas non plus le rôle que joue le Dr. Ovide. Le Dr. Ovide, neurologue pédiatre, alerte sur une tragédie silencieuse qui se développe aujourd’hui dans nos maisons.
Note à mes lecteurs et lectrices: Je trouve le texte suivant très intéressant, mais je ne peux pas garantir la validité scientifique de ce texte. Il est repris sur plusieurs sites Internet et cela m’inquiète, car je n’ai pas vraiment trouvé le lien entre le texte et son auteur le Dr. Luis Rojas Marcos.
Il y a une tragédie silencieuse qui se développe aujourd’hui dans nos maisons, et concerne nos plus beaux bijoux : nos enfants. Nos enfants sont dans un état émotionnel dévastateur ! Au cours des 15 dernières années, les chercheurs nous ont offert des statistiques de plus en plus alarmantes sur une augmentation aiguë et constante de la maladie mentale infantile qui atteint maintenant des proportions épidémiques :
Les statistiques ne mentent pas :
• 1 enfants sur 5 ont des problèmes de santé mentale
• Une augmentation de 43 % du TDAH a été observée
• Une augmentation de 37 % de la dépression adolescente a été observée
• Une augmentation de 200 % du taux de suicide chez les enfants de 10 à 14 ans
Qu’est-ce qui se passe et qu’est-ce qu’on fait de mal ?
Les enfants d’aujourd’hui sont sur-Stimulés et sur-donnés d’objets matériels, mais ils sont privés des fondements d’une enfance saine, tels que :
• Parents émotionnellement disponibles
• limites clairement définies
• responsabilités
• Nutrition équilibrée et un bon sommeil
• Mouvement en général mais surtout en plein air
• Jeu créatif, interaction sociale, opportunités de jeu non structurés et espaces pour l’ennui
Au lieu de cela, ces dernières années ont été remplies aux enfants de :
• Parents distraits numériquement
• Parents indulgents et permissifs qui laissent les enfants « gouverner le monde » et soient ceux qui mettent les règles
• Un sens de droit, de mériter tout sans le gagner ou être responsable de l’obtenir
• Sommeil inapproprié et nutrition déséquilibrée
• Un style de vie sédentaire
• Stimulation sans fin, baby-sitters technologiques, gratification instantanée et absence de moments ennuyeux
Que faire ?
Si nous voulons que nos enfants soient des individus heureux et sains, nous devons nous réveiller et revenir à la base. C’est encore possible ! De nombreuses familles voient des améliorations immédiates après des semaines de mettre en œuvre les recommandations suivantes :
• Fixez des limites et rappelez-vous que vous êtes le capitaine du bateau. Vos enfants se sentiront plus en sécurité en sachant que vous avez le contrôle du gouvernail.
• Offrez aux enfants un style de vie équilibré plein de ce dont les enfants ont besoin, pas seulement de ce qu’ils veulent. N’ayez pas peur de dire « non » à vos enfants si ce qu’ils veulent n’est pas ce qu’ils ont besoin.
• Fournissez des aliments nutritifs et limitez la malbouffe.
• Passez au moins une heure par jour en plein air en faisant des activités telles que : Cyclisme, randonnée, pêche, observation des oiseaux / insectes.
• Profitez d’un dîner familial quotidien sans téléphones intelligents ou technologie qui les distrait.
• Jouez à des jeux de table en tant que famille ou si les enfants sont trop petits pour les jeux de table, … (jouez à d’autres jeux de leur âge PPotvin).
• Impliquez vos enfants dans des tâches ou des travaux de la maison selon leur âge (plier les vêtements, ranger les jouets, accrocher les vêtements, déballer les vivres, mettre la table, donner à manger au chien etc. ).
• Mettez en œuvre une routine de sommeil cohérente pour s’assurer que votre enfant dorme assez longtemps. Les horaires seront encore plus importants pour les enfants d’âge scolaire.
• Enseigner la responsabilité et l’indépendance. Ne les protégez pas en excès contre toute frustration ou toute erreur. Se tromper les aidera à développer la résilience et apprendront à surmonter les défis de la vie.
•(… PPotvin) Ne faites pas les tâches à leur place, apprenez leur à les faire et à les assumer.
• Apprenez-leur à attendre et à retarder la gratification.
• Acceptez qu’ils vivent parfois (PPotvin) l' »ennui », car l’ennui est le moment où la créativité se réveille. Ne vous sentez pas responsable de garder toujours les enfants en état de divertissement.
• N’utilisez pas la technologie comme un remède pour l’ennui, ni l’offrir à la première seconde d’inactivité.
• Évitez l’utilisation de la technologie pendant les repas, dans les voitures, les restaurants, les centres commerciaux. Utilisez ces moments comme des opportunités pour socialiser en entraînant ainsi les cerveaux à savoir fonctionner quand ils sont en mode : « ennui »
• Aidez-les à créer un « Flacon de l’ ennui » avec des idées d’activités pour quand ils s’ennuient.
• Soyez émotionnellement disponible pour vous connecter avec les enfants et leur enseigner l’auto-régulation et les compétences sociales.
• Éteignez les téléphones la nuit quand les enfants doivent aller au lit pour éviter la distraction numérique.
• Devenez un régulateur ou entraîneur émotionnel de vos enfants. Apprenez-leur à reconnaître et à gérer leurs propres frustrations et colère.
• Apprenez-leur à saluer, à prendre des tours, à partager sans rester sans rien, à dire merci et s’il vous plaît, à reconnaître l’erreur et à s’excuser (ne les oblige pas), soyez un modèle de toutes ces valeurs.
• Connectez-vous émotionnellement – souriez, embrassez, embrassez, chatouillez, lisez, dansez, sautez, jouez avec eux.
Article écrit par le Dr. Luis Rojas Marcos, psychiatre.
(Tiré de Google – 11 janvier 2020) Le Dr Luis Marcos est psychiatre à New York, NY. Le Dr Marcos est un médecin spécialisé dans les soins aux patients en santé mentale. En tant que psychiatre, le Dr Marcos diagnostique et traite les maladies mentales. Le Dr Marcos peut traiter les patients par diverses méthodes, y compris des médicaments, une psychothérapie ou une thérapie par la parole, des interventions psychosociales et plus encore, selon chaque cas. Différents médicaments qu’un psychiatre pourrait prescrire comprennent des antidépresseurs, des médiations antipsychotiques, des stabilisateurs de l’humeur, des stimulants, des sédatifs et des hypnotiques. Le Dr Marcos traite des affections comme la dépression, l’anxiété, le TOC, les troubles de l’alimentation, les troubles bipolaires, les troubles de la personnalité, l’insomnie, le TDA et d’autres maladies mentales.
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Le Gala des Oliviers (Humour) OUCH!!!
Voici ma réaction au Gala des Oliviers de Radio-Canada.
Ce Gala remet des prix aux humoristes québécois
Le Gala des Oliviers (Humour) OUCH!!! Incroyable cette vulgarité (sacres, langage vulgaire, etc.). J’en reviens pas. Aucune intelligence, décevant ce gala des Québécois. J’ai vraiment honte.
Comment se fait-il que Radio-Canada produise un tel gala. Je suis vraiment déçu que R-C ait accepté de produire une émission aussi vulgaire.
Comment se fait-il que Radio-Canada produise un tel gala. Je suis vraiment déçu que R-C ait accepté de produire une émission aussi vulgaire.
Quel genre de modèle on offre aux jeunes avec une émission aussi vulgaire et qui massacre notre langue et dont l’humour est très discutable..
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Voici le résumé de Sophie Desrochers sur le Gala des Oliviers, elle exprime encore mieux ce que je voulais dire:
» Si vous avez manqué le Gala des Olivier 2019, je vous le résume. Des sacres, le mot « marde » servi à toutes les sauces, du bitchage, du criage, « fucking », « fuck you, fuck you », « fuck all », « fuck you », « gros jos » et « dildos dans le cul », des blagues que seuls les initiés pouvaient comprendre… et pas tant de rires que ça. «
Voici une très belle analyse du Gala des Olivier et surtout du cas de l’humoriste Mike Ward
https://www.lapresse.ca/arts/humour/201912/09/01-5252965-il-y-a-toujours-bien-des-limites.php
Une critique de Denise Bombardier
https://www.journaldemontreal.com/2019/12/10/lhumour-graveleux
L’affaire Mike Ward et Jérémy Gabriel
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Qui sommes, nous, nous les humains? (synthèse intégrative – chapitre 18)
Voici le chapitre 18, la synthèse intégratique de mon livre Qui sommes-nous, nous, les humains?
http://pierrepotvin.com/wp/index.php/2017/09/29/nouveau-livre-qui-sommes-nous-nous-les-humains/
Chapitre 18
Essai de synthèse intégrative
Nous sommes… d’une complexité magistrale…
« Le développement d’un monde intérieur toujours plus riche nous a donné un nombre croissant de facultés cognitives. Cela a conduit à l’évolution du langage, à une transmission du savoir de plus en plus avancée de génération en génération et enfin à la culture. La plupart des caractéristiques purement humaines proviennent fort probablement des mécanismes de nos mondes intérieurs » (55).
En m’inspirant de l’expression du grand auteur Hans Küng[1], je tente ici de développer une synthèse systématique, globale, cohérente et conduite de manière unifiée dans tous ses détails.
Nous avons ensemble, chère lectrice et cher lecteur, parcouru un long cheminement jalonné d’informations scientifiques, d’analyses et de réflexions afin de tenter de répondre à cette grande et profonde question : Qui sommes-nous, nous les humains ? De nombreuses réponses se sont présentées tout au long de ce parcours, mais plusieurs questionnements fondamentaux n’obtiennent pas de réponse. La science au sujet de ces questions n’a pas actuellement de réponse. Parfois, elle émet des hypothèses et d’autres fois elle reste silencieuse considérant que ce n’est pas de son ressort.
Ainsi, il n’y a pas de réponse concernant la naissance de l’Univers et la création de la vie sur Terre, mise à part la théorie du Big Bang, expliqué par certains scientifiques comme un phénomène dû au hasard. Pour expliquer cette naissance de l’Univers et de la Vie, les scientifiques font référence à d’autres lois émises par la physique quantique. Ces lois ont une autre perspective quant aux dimensions du temps et de l’espace. Une autre limite de la science et de la réponse à notre question, c’est la grande difficulté à expliquer ce qu’est l’esprit et la conscience. S’ajoute à ces limites de la science, et ce, malgré le très grand nombre de travaux de recherche sur les origines de l’espèce humaine, la difficulté à définir ce qu’est l’être humain. Comment se distingue-t-il vraiment des autres « espèces » comme les chimpanzés, les bonobos.
Heureusement, le cheminement entrepris nous a offert de nombreuses réponses à notre question : Qui sommes-nous ? Alors, voici un essai de synthèse intégrative de l’ensemble du parcours qui a consisté à mieux nous connaître et à tenter de répondre à la question de départ : Qui sommes-nous, nous les humains ?
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Nous vivons sur la planète Terre dont notre soleil et les étoiles proches font partie d’un vaste ensemble la Voie Lactée qui elle-même fait partie de milliards d’autres galaxies. Cet univers date d’environ 13,8 milliards d’années et notre planète Terre d’environ 4,55 milliards d’années.
La vie sur terre est apparue [2] il y a environ 3,6 milliards d’années et c’est l’ADN (Acide désoxyribonucléique) qui constitue l’élément clé de la vie qui serait issue de la « soupe chimique » des océans de la Terre. Les atomes qui composent les organismes vivants auraient pour origine une supernova qui a explosé et de gaz interstellaires. Ainsi nous serions issus de poussière céleste comprenant, entre autres, le carbone, l’hydrogène, l’oxygène et l’azote.
Nous sommes des Homo sapiens qui avons vu le jour sous sa forme moderne il y a 120 000 ans et comme humain, nous appartenons à l’espèce qui s’appelle les hominidés et notre sous-famille se nomme Homo, soit Homo sapiens. C’est par l’évolution qui résulte, entre autres, de l’interaction entre la sélection naturelle et la sélection sexuelle que s’explique notre origine. L’évolution des espèces serait le résultat à la fois de la compétition entre individus (sélection naturelle) et des modifications de l’environnement. Ce processus d’évolution a duré quelque 7 millions d’années.
Nous nous distinguons des autres espèces, et ce, malgré le fait qu’on a de la difficulté à définir ce qu’est l’humain. Nous nous distinguons, entre autres, par notre bagage génétique (quelques pourcentages de différence avec les grands singes), notre néocortex très développé, notre capacité de conscience supérieure, le raffinement de notre langage et de la culture.
Notre corps, comme les autres mammifères, se compose d’organes, de système et de processus biochimiques complexes. Ces diverses composantes participent au maintien en vie de l’organisme (en équilibre homéostatique) qui actuellement peut atteindre les 80 ans et plus. Cet organisme qu’est le nôtre se compose également d’un bagage génétique qui influe sur tout notre développement physique et psychologique dépendamment de son interaction avec notre environnement (l’épigénétique).
L’orchestration de notre vie physique et psychologique se fait grâce à notre système nerveux et à notre cerveau. Ils sont au centre de la régulation et de la communication de notre organisme, ils reçoivent l’information, la traite et l’interprète puis fournissent la réponse motrice qui active des muscles ou des glandes. Plus particulièrement notre cerveau est l’organe qui nous permet d’atteindre une conscience supérieure grâce, entre autres, à notre néocortex, à réaliser des activités intellectuelles et à ressentir des émotions. Faisant partie du cerveau, le système limbique, hérité de nos ancêtres lointains, contrôle nos réactions instinctives et émotionnelles (peur, colère, plaisir) et les associe aux zones les plus évoluées du cerveau, le cortex cérébral. C’est lui qui a la charge de surveiller l’environnement lorsqu’il détecte un danger ou une opportunité exceptionnelle pour la survie. Un autre système important de notre cerveau est celui de la récompense et de la punition qui soutient nos motivations.
Nous sommes des êtres de pensée et de conscience. Nous savons que nous savons et que demain existera, car nous avons cette capacité de réfléchir sur ce qui est ressenti, vécu, de le situer dans le temps (le passé, le présent et le futur). Nous sommes capables d’introspection. Nous sommes dotés d’un deuxième niveau de conscience, la conscience supérieure qui appartient à l’être humain.
Nous sommes des êtres d’apprentissage et d’adaptation. C’est cette grande capacité d’apprentissage et d’adaptation qui a permis à notre espèce de survivre. Nous apprenons constamment en alliant à notre bagage génétique le développement d’un savoir d’expérience qui intègre tous les types de savoirs (théoriques, savoir-faire, savoir-être). La génétique et l’expérience interagissent et influencent notre développement.
Nous sommes des êtres de motivation et d’émotions. C’est le ressenti de nos besoins fondamentaux de survie et de développement qui est à la base de nos motivations. Celle-ci devient une énergie dynamique tant psychologique que physique qui facilite notre engagement à répondre à nos besoins. Les émotions pour leur part, permettent de ressentir un état de bien-être ou de malaise et ainsi nous informent sur ce qui se passe dans notre vie et autour de nous, tout en communiquant aux autres ce que nous ressentons. Ce sont nos émotions qui nous révèlent si nos besoins sont satisfaits ou non et jusqu’à quel degré.
Nous sommes des êtres imprégnés de valeurs et de croyances qui orientent nos vies et contribuent à y donner un sens. Les valeurs et les croyances font partie de notre personnalité et orientent nos prises de décision ainsi que nos comportements. Les valeurs sont en lien avec la réponse à nos besoins, elles contribuent à notre identité, justifient nos comportements, nous servent de norme de référence. Les croyances, elles, sont associées à nos valeurs et représentent ce que nous pensons être la vérité (je crois que…). Elles nous permettent une économie d’énergie en appuyant nos décisions ou nos actes de tous les jours sur ce que nous croyons être vrais.
Nous sommes des êtres dotés d’une personnalité qui représente notre identité et la synthèse de qui nous sommes. Issue en partie de notre héritage génétique et de nos expériences de vie, la personnalité se caractérise par une force interne qui détermine comment nous allons ressentir les émotions, comment nous allons penser et nous comporter. Cette façon d’être s’exprimera par des traits de tempérament et de personnalité sur un continuum de l’extraversion, du névrosisme, de l’agréabilité et l’amabilité, de l’esprit consciencieux et de l’ouverture à l’expérience.
Nous sommes des êtres de famille et nous nous développons par l’entremise de l’éducation familiale et de l’éducation scolaire. La famille est l’un des systèmes de l’environnement qui influence le plus le développement de la personne humaine, de sa personnalité.
Dans la famille, les parents et les grands-parents transmettent une partie de leur bagage génétique à leurs enfants et leurs petits-enfants. Sans concevoir ce bagage génétique comme un « déterminisme » rigide, mais plutôt associé à l’influence de l’environnement. L’éducation familiale permet aux enfants et aux adolescents d’apprendre les diverses valeurs familiales et sociétales de la culture dans la société où ils vivent.
La richesse ou la pauvreté de notre environnement facilite ou nuit à notre développement. L’environnement dans lequel nous vivons peut nous favoriser ou au contraire nous défavoriser. Lorsqu’on vit en milieu favorisé, nous profitons des effets positifs du Cercle vertueux, le contraire peut se produire si nous sommes dans un environnement défavorisé en subissant les effets négatifs du Cercle vicieux. Les conséquences positives ou négatives peuvent toucher la santé physique et psychologique, le climat du milieu familial, la qualité de l’éducation scolaire, la justice et l’orientation des projets de vie.
La culture et les révolutions culturelles, dont la révolution numérique, conditionnent notre vécu. La culture qui fait partie de la société où nous vivons contribue à façonner notre personnalité en proposant des modèles à suivre, des modes de pensées et des façons d’exprimer nos sentiments. Les valeurs collectives, qui font partie de notre culture, sont des repères normatifs qui prescrivent ce qui est acceptable ou non comme comportement. Dans la réalité actuelle de notre culture, une révolution dite numérique et technologique transforme toutes les facettes de notre vie humaine, celle du travail, du loisir, de notre rapport au temps et à l’espace.
Parmi nos motivations d’être humain, la quête du bonheur et la quête de sens prennent une place fondamentale. La recherche du bien-être et du bonheur deviennent un incontournable pour la plupart des êtres humains. Le potentiel génétique, les processus neurobiologiques, les traits de personnalité, certaines valeurs et les caractéristiques de l’environnement sont les principaux facteurs qui vont favoriser ou défavoriser l’accès au bonheur. Enfin, le sens donné à sa vie et la spiritualité seront des éléments contributifs au bonheur.
En terminant cette synthèse, je vous présente comment Robinson (2010) (115) contribue à cette synthèse par sa vision du le vécu de la personne humaine :
« (…) Des bébés auront une constitution physique vigoureuse ; d’autres seront plus intelligents que la moyenne ; d’autres encore plus doués sur le plan artistique. Aucun ne possèdera tous les dons dans tous les domaines. Toute leur vie, où qu’ils aillent, ils porteront deux sacs sur le dos. Le premier contiendra leur bagage culturel : les limites imposées par leur époque, leur pays et la culture au sein de laquelle ils sont nés. Dans l’autre se trouvera leur bagage psychologique : les limites imposées par leurs gènes, leur éducation et les événements qui les ont affectés. Ils pourront alléger quelque peu leur charge, mais ne pourront jamais marcher sans ces sacs. Chaque personne doit avancer le plus loin possible, malgré ses limites, sur la route qui conduit à devenir l’individu unique qu’elle est capable d’être ».
Le tableau 6 présente les principaux éléments de la synthèse intégrative.
Tableau 6. Principaux éléments de la synthèse intégrative
o Ce lieu où nous vivonso Nous vivons sur la planète Terre qui existe depuis 4,5 milliards d’années et qui se situe dans l’Univers qui existe depuis 13,8 milliards d’annéeso La vie sur terre est apparue il y a environ 3,6 milliards d’années |
o Ce qui nous caractériseo Nous sommes des Homo sapiens, issus de l’espèce hominidés,o Nous nous distinguons des autres animaux par notre néocortex, notre conscience supérieure, notre langage et notre cultureo Notre corps de mammifère se compose d’organes, de systèmes et de processus biochimiques complexes,o L’orchestration de notre vie physique et psychique se fait grâce à notre système nerveux et à notre cerveau,o Nous sommes des êtres de pensée et de conscienceo d’apprentissage et d’adaptation,o de motivation et d’émotions,o imprégnés de valeurs et de croyances,o dotés d’une personnalité.o Parmi nos motivations d’être humain, la quête du bonheur et la quête de sens sont fondamentales. |
o Ce qui nous entoureo Nous sommes des êtres de famille et nous nous développons par l’entremise de l’éducation familiale et de l’éducation scolaire,o La richesse ou la pauvreté de notre environnement facilite ou nuit à notre développement,o La culture et les révolutions culturelles dont la révolution numérique conditionne notre vécu.
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[1] Hans Küng (1928- ), philosophe et grand théologien m’inspire par la sagesse de ses propos sur l’humain et la religion ainsi que sur la beauté, la précision et la clarté de son écriture.
[2] Il n’y a pas de réponse scientifique satisfaisante pour savoir où la vie est apparue, ni trop comment exactement.
Références
(55) Gardenfors, P. (2007). Comment Homo est devenu Sapiens. Sur l’évolution de la pensée. Éditions Sciences Humaines
(115) Robinson, G. (2010). Le pouvoir déviant. Les abus dans l’Église catholique. Novalis.
Publié dans 3. Réflexion
La beauté du vieillissement
Voici un texte inspirant sur le vieillissement de Jacques Tondreau – un ami Facebook. Il y a quelques jours, c’était son anniversaire de naissance : 60 ans.
Et voilà, j’y suis! 60 ans et un gros pan de vie derrière moi, et un peu moins devant bien sûr. Mais ce n’est qu’un effet d’optique, un trompe-l’œil, car plus je vieillis, plus je vis intensément le monde qui m’entoure et mes relations aux autres. Ce qui me donne l’impression forte de vivre plus en qualité et moins en quantité. Et cette valeur ajoutée liée au vieillissement me procure en quelque sorte le sentiment que mes années comptent pour double.
Je le dis et le répète à qui veut l’entendre, j’aime vieillir. J’ai l’impression que mes assises sont plus solides, les racines plus profondes, que la sérénité m’habite plus souvent et que mon amour de la vie, qui a toujours été là, grandit de jour en jour.
Pour paraphraser deux titres de roman de Romain Gary (et en les traficotant un peu), je me dis qu’au-delà de cette limite (mes 60 ans), mon ticket est toujours valide et que je regarde la vie devant moi. Merci à vous toutes et tous pour vos bons souhaits, ils sont comme ces flocons de neige qui sont venus recouvrir d’un beau manteau blanc la grisaille de l’automne.
Publié dans b. Société
Denise Bombardier: Catherine Dorion Prise 2
Ma chronique de mardi dernier a provoqué des réactions épidermiques et politiques qui en disent long sur la société dans laquelle nous vivons. Une société à vrai dire en perte de repères et minée de l’intérieur par la rectitude politique, qui, à la manière du lierre, pénètre en rampant jusqu’aux interstices de nos replis collectifs.
Chronique Prise 1 sur Catherine Dorion
https://www.journaldemontreal.com/2019/11/05/la-deputee-aux-longues-jambes
D’abord, il s’agit de la façon dont j’ai écrit les choses. J’ai nommé l’innommable, à savoir les intentions subconscientes sans doute du geste de la députée, déguisée en députée à la pose sexuellement évidente. Ce qui a été minimisé par la plupart des observateurs et commentateurs, des hommes presque exclusivement. Il est clair qu’une peur s’est emparée de ces derniers, et leur malaise était palpable.
« C’est une belle photo », affirmaient plusieurs, comme s’ils se refusaient à voir ce qu’ils avaient tous vu, c’est-à-dire son fond de culotte. C’est bien connu que l’homme québécois, qui n’est ni macho ni grossier, n’ose plus porter un jugement sur le comportement des femmes.
D’autres ont même prétendu avoir choisi de ne pas commenter ce « détail », alors que tant de dossiers politiques importants méritaient de faire la manchette dans les médias, disaient-ils. Belle rationalisation, n’est-ce pas ?
Trouble
Quant aux femmes, il suffit d’entendre les commentaires de la vice-présidente de l’Assemblée nationale et de la porte-parole des femmes parlementaires pour comprendre le trouble dans lequel les place Catherine Dorion, qui se f… des codes en se déguisant, comme elle voit ses consœurs, en tailleur et talons aiguilles, mais en ajoutant le côté quasi porno, ce qui n’est pas flatteur pour les élues.
Le président Paradis semble, lui, en perdre son latin. Or un groupe d’élus a refusé jeudi que la députée Dorion, habillée en coton ouaté cette fois, entre dans le Salon bleu.
Quelle désolation que ce micro-scandale suscité par une supposée féministe révolutionnaire, qui n’en finit plus de chercher les projecteurs qui la font exister !
Comment expliquer qu’une femme supposément intelligente déstabilise ainsi une institution avec des agissements que l’on observe chez les ados en mal d’affirmation personnelle ?
Message
Catherine « Fuck les codes » envoie un message à tous : ne respectez aucune contrainte personnelle, aucun règlement qui vous déplaît, aucun protocole qui vous empêche d’épanouir votre moi. Moquez-vous des traditions, ces vieilleries historiques de l’époque jurassique, qui ont écrasé l’humanité. Oubliez les idées et engouffrez-vous dans les apparences. Parlez d’abord aux réseaux sociaux avant de vous occuper du peuple et immergez-vous dans des distractions, façon d’oublier les raisons de l’engagement politique.
Cette désacralisation de l’institution parlementaire n’est pas un « détail ». Nous ne sommes donc pas à l’abri des dérapages. Le bien commun jadis glorifié a été emporté par la quête des intérêts personnels. Le « moi » a fait éclater le « nous ».
D’ailleurs, nous vivons dans le paradis des droits personnels. Chacun a sa charte, ses codes, son protocole, sa façon de parler, sa morale et ses vérités, sa tribu ou son clan.
Le sens des fonctions et les vertus politiques subissent les rires des têtes brûlées.
Publié dans b. Société
Laïcité et voile islamique
Le texte qui suit je l’endosse, je le trouve vraiment clair. Sur les réseaux sociaux on attribue ce texte à la journaliste Céline Galipeau. Étant dans le doute, je préfère le présenter comme issu d’un auteur inconnu.
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À la lecture des commentaires émis dans les journaux ou les réseaux sociaux, je crois que vous, mes amis musulmans, semblez avoir de la difficulté à comprendre le peuple québécois qui est non seulement en faveur de la charte de la laïcité, mais qui y tient mordicus.
Selon plusieurs d’entre vous et aussi quelques bien-pensants québécois, vous nous percevez comme un peuple xénophobe, à la limite raciste, alors que c’est totalement faux.
J’aimerais vous amener à réfléchir à quelques points qui pourraient nous rapprocher et vous aider à comprendre notre réaction vis-à-vis votre présence en sol québécois.
Je pense que vous serez d’accord avec moi que le Canada (incluant bien entendu le Québec) est, comparativement à votre pays d’origine, une des nations les plus pacifiques au monde. Souvenez-vous que les Casques bleus sont une création canadienne.
Le peuple québécois déteste la chicane et la confrontation. Il aime la paix. Il peut faire des concessions, mais pas n’importe lesquelles.
Le Québec a été sous l’emprise de l’Église catholique pendant 400 ans. J’exagère à peine en disant que l’Église était pour nous l’équivalent des talibans chez vous. Tout comme vos extrémistes islamistes, on nous obligeait à aller prier à l’église sous peine de brûler en enfer. L’alcool était fortement déconseillé, la musique et les films faisaient l’objet de censure. Si les jeunes femmes avaient des relations sexuelles avant le mariage, elles se faisaient renier par leurs parents et étaient jetées à la rue. On leur arrachait leurs enfants des bras pour les confier à des orphelinats dirigés par… l’Église. Pendants ce temps, des religieux abusaient des petits enfants à l’orphelinat ou à l’école.
Il a fallu 400 ans au peuple québécois pour briser cette domination et rejeter ces dogmes et croyances ridicules. Croyez-vous que nous allons laisser une autre religion entrer dans nos vies et dans l’espace public? Croyez-vous sincèrement que je suis à l’aise quand l’enseignante de ma petite-fille porte un voile pour lui démontrer de manière sans équivoque sa croyance religieuse: «Tu vois moi, je suis meilleure que toi, je pratique ma religion». Et comment pensez-vous que je vais réagir quand on lui imposera la nourriture halal au CPE ou à l’école? Nous sommes maintenant un peuple libre, libéré de la religion.
Noyé dans une mer de 375 millions de Nord-Américains qui parlent l’anglais, le peuple québécois est fier de dire, encore aujourd’hui, qu’il a conservé sa langue et sa culture. S’il faut se battre encore 400 ans pour avoir un Québec laïc, libéré de toute religion, nous nous battrons. Les Québécois ne se laisseront jamais imposer une culture ou croyance qui va à l’encontre de leurs valeurs. De là la nécessité de la charte des valeurs québécoises.
Alors, je vous tends la main, je vous demande à vous, mes amis musulmans, de vous joindre aux autres immigrants, italiens, chinois, grecs, vietnamiens, latino-américains, qui pratiquent eux aussi leur religion, mais discrètement à la maison. Pourquoi est-ce si facile pour eux et pas pour vous?
Pour beaucoup d’entre vous, vous avez quitté un pays en guerre, le Québec vous offre un pays d’accueil, de paix, sans guerre et sans conflit. Un pays où tout est possible. Il suffit de faire comme les autres immigrants et de vous intégrer au Québec. Vous avez tout à gagner. Bienvenues chez-nous!!!
Autre texte
Publié dans b. Société
Tu trouveras la paix dans ton cœur et pas ailleurs… surtout pas dans les réseaux sociaux
TU TROUVERAS LA PAIX DANS TON CŒUR ET PAS AILLEURS…
Tu trouveras la paix dans ton cœur
Et pas ailleurs, et pas ailleurs
La seule vraie tranquillité
Le grand repos, l’immobilité
https://www.youtube.com/watch?v=ctwvvoX8BaM&list=PLY7UmitvagRM3OOu3gbhF0gbHgWokDGvk
Quelle belle chanson de Stéphane Venne, interprétée dernièrement par plusieurs chanteuses québécoises[1] pour rendre hommage à Renée Claude atteinte de la maladie d’Alzheimer.
« Tu trouveras la paix dans ton cœur, et pas ailleurs », c’est le défi de toute une vie. Un défi très difficile à relever, car dans notre monde d’aujourd’hui tout nous convie à chercher ailleurs la paix, la tranquillité, la sérénité. Notre environnement nous pousse à sortir de nous-mêmes pour tenter de trouver ailleurs la satisfaction et la joie de vivre.
Non seulement sommes-nous poussés à chercher à l’extérieur de soi, à avoir comme norme évaluative le regard des autres, mais en plus, nous sommes constamment invités à la comparaison avec autrui. Et comble de malheur, nous alimentons nous-mêmes le système par la diffusion sur les réseaux sociaux des parties embellies de nos vies.
Ainsi, est étalée sur Facebook la réussite de nos voyages. À Cuba, en Grèce, au Vietnam ; on y voit aussi le paquebot de 12 étages de notre dernière croisière et les repas somptueux avec photos à l’appui ; le charme de nos amitiés entre filles ou entre gars au sourire éclatant de bonheur ; l’étalement de la joie de vivre de nos enfants, de notre fils qui vient de gagner le championnat au soccer, de notre fille virtuose en violon qui se voit attribuer le prix du Gouverneur général et, n’oublions pas les petits-enfants. Ha ! ces petits chéris qui nous aiment tant, nous les mamies et les papis. Une chance que nous sommes là pour leur transmettre les « vraies » valeurs et les secrets cachés du bonheur.
Ces étalages irréalistes envoient de faux messages stimulant la comparaison dévalorisante. Ces environnements artificiels particulièrement sur les médias sociaux sont délétères non seulement sur nous, adultes, mais ils semblent de plus en plus atteindre les jeunes générations accros aux écrans. Les effets sont désastreux sur leur vécu, au point de mettre en danger une bonne partie d’enfants et d’adolescents québécois qui développent de l’anxiété et se retrouvent en détresse psychologique. Même l’Association des psychiatres du Québec sonne l’alarme.
« Tu trouveras la paix dans ton cœur, et pas ailleurs » n’est vraiment pas au goût du jour et est loin d’être une pratique adoptée. Malgré tout, il est important de s’y accrocher et de combattre les conditionnements orchestrés par les vampires à la solde d’un capitalisme sauvage. Ces GAFA, qui utilisent les plus récentes découvertes en neurosciences pour accrocher aux écrans les internautes et les fidéliser. Il reste un espoir pour contrer ces nouvelles habitudes de vie efficacement conditionnées par nos environnements technologiques, soit l’éducation aux saines habitudes de vie auprès des jeunes générations.
________________
[1] Diane Dufresne, Ginette Reno, Louise Forestier, Isabelle Boulay, Luce Dufault, Laurence Jalbert, Ariane Moffatt, Marie-Denise Pelletier, Catherine Major, Marie-Élaine Thibert et bien entendu, Céline Dion
L’article a été publié dans Le Nouvelliste:
https://www.lenouvelliste.ca/opinions/tu-trouveras-la-paix-dans-ton-cur-et-non-sur-les-reseaux-sociaux-6df3c1f07f62e8227f365f144e6c4850
Publié dans b. Société
Mon nouveau site Internet: Productions Pierre Potvin
Présentation de mon nouveau site Productions Pierre Potvin

Il me fait plaisir de vous présenter mon nouveau site Internet
http://www.pierrepotvin.com/wp/livres
Ce site est dédié à la promotion de mes livres, mais également aux outils de soutien à l’intervention psychoéducative dont je suis auteur ou co-auteur.
Partagez la bonne nouvelle si vous trouvez cela pertinent.
Publié dans 1.Éducation, 2. La Psychoéducation, b. Société
Le passé oriente notre futur, mais l’on peut modifier le parcours
Dans le cadre de nos échanges dans le Groupe de codéveloppement, j’ai reçu un courriel avec une liste de phrases favorisant la réflexion. L’une de ces phrases disait:
Pourquoi est-ce que le pare-brise d’une voiture est-il si large et les rétroviseurs sont si petits? parce que notre passé n’est pas aussi important que notre futur! Alors, regarde vers l’avant et avance!
Voici ma réflexion sur cette phrase avec laquelle je ne suis pas en accord. Elle rejoint aussi un point de vue que j’ai déjà entendu avec laquelle je suis aussi en désaccord. Du genre: L’analyse paralyse. Voici la phrase:
Pour moi, « Le passé n’est pas aussi important que notre futur ». Au contraire, le passé est le socle d’orientation du futur. Tous nos circuits neuronaux sont construits à partir de notre bagage génétique et de l’action épigénétique venant de nos apprentissages, de notre environnement, de nos expériences, etc. Pour bien regarder vers l’avant, il faut être capable de comprendre, analyser ce passé afin de se libérer de certaines contraintes inscrites dans notre réseau neuronal. Pour bien orienter le futur, il faut bien comprendre le passé.
Une analogie. Lorsqu’on veut améliorer un programme d’intervention (peu importe lequel), il faut au départ bien comprendre le programme (comme bien se connaître), l’analyser dans ses détails et regarder ses forces et ses inefficacités. C’est en regardant ce qu’il a été et en améliorant ses failles qu’on pourra en faire un bon programme dans le futur.
Conclusion. Si personnellement je n’aurais pas regardé dans mon rétroviseur pour comprendre mon passé – ma façon de fonctionner, par les psychothérapies, par les échanges avec mon épouse, par l’analyse de mes journaux personnels, j’aurais possiblement beaucoup de difficulté à m’épanouir aujourd’hui et dans le futur et à ne pas répéter des conditionnements inscrits dans mon réseau neuronal.
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Une autre façon de voir l’application de cette phrase – Réflexion d’une participante du Groupe de codéveloppement:
Peut être que cette réflexion s’adresse à ceux et celles qui cherchent toujours à vivre dans leur passé, à retrouver ce qu’ils avaient hier et s’empêchent d’apprécier aujourd’hui pour réussir à avancer sereinement vers demain ?
Publié dans 3. Réflexion
Vieillir d’une façon sereine et teintée de bien-être
Ce texte se réfère au livre d’Olivier DeLadoucette (2014). Le nouveau guide du bien vieillir. Éditions Odile Jacob (670 p). Ce chercheur en gérontologie est psychiatre à l’hôpital Pitié Salpêtrière et président de la fondation IFRAD pour la recherche sur la maladie d’Alzheimer. Il est également professeur en psychologie du vieillissement à l’université Paris-V[1]. Ce texte, présente un compte rendu adapté de lecture de cet excellent Guide.
Le but que je poursuis est de mettre l’accent sur comment il est possible, tout en vieillissant, de mener une vie active et empreinte de bien-être. Dans ce compte rendu adapté de lecture, j’ai volontairement retenu les principaux aspects positifs du vieillissement et de des conditions pour bien vieillir.
Les différents types d’âge liés au vieillissement
L’âge lié au vieillissement varie selon le point de référence que l’on lui associe. Nous pouvons retrouver différents âges ayant différentes représentations du vieillissement: l’âge chronologique, comme d’avoir 70 ans qui correspond à l’âge à partir de sa date de naissance; l’âge des artères qui signifie l’âge biologique; l’âge administratif (bornes des temps sociaux) qui dit qu’à 65 ans, c’est l’âge de la retraite; l’âge des désirs qui est le fait de garder en soi suffisamment de complicité avec l’enfant que l’on fut; on n’a pas l’âge de ses artères, mais l’âge de ses désirs; l’âge social qui apporte un changement dans le statut social; l’âge de la jeunesse qui est le temps des apprentissages et des acquisitions; l’âge adulte, celui de la maternité ou du travail; l’âge de la vieillesse le temps de la retraite et du repos (17, 20).
La conscience de son vieillissement
C’est surtout à partir de 50 ans que l’on prend conscience qu’être en vie c’est précieux et que le temps nous est compté (11). Malgré le fait que l’on est conscient de changements progressifs dans notre corps, dans nos énergies, l’on ne réalise vraiment qu’on vieillit que lorsque les processus en cause affecteront sérieusement nos activités quotidiennes (19).
Avec les changements inhérents à l’avance en âge se produit alors graduellement une prise de conscience de sa propre finitude qui déclenche certains questionnements existentiels : Quel est le sens de ma vie? Quelle est la finalité? Comment accepter et comprendre ma disparition future? (171).
Les différents types de vieillissement
La recherche en gérontologie a fait ressortir trois types de vieillissement. Le Vieillissement normal qui correspond à une norme statistique de performance et d’activité pour un âge donné, en l’absence de maladie; le Vieillissement réussi (successful aging) qui se caractérise par une absence de maladie et une réduction des déficits liés au vieillissement avec une bonne adaptation aux transformations physiques et sociales dues à l’âge, ce sont des personnes âgées, heureuses, en bonne santé et satisfaites de leur existence; et enfin, le Vieillissement pathologique qui s’accompagne de maladies liées à l’âge, mais aussi non dues à l’âge (20).
Toujours selon les études en gérontologie, les personnes qui vieillissent avec succès possèdent en commun trois particularités fondamentales :
- Elles présentent très rarement des maladies, en particulier celles qui sont susceptibles d’entrainer des pertes d’autonomie;
- Elles maintiennent un niveau d’aptitudes intellectuelles et physiques élevé;
- Elles sont satisfaites de leur vie et conservent de bons investissements sociaux (539).
Il existe dans notre société moderne, avec la venue des baby-boomers, les progrès de la médecine et l’augmentation de l’espérance de vie, une promotion d’une idéologie du vieillissement, celui du vieillissement suractif qui se voudrait le « modèle des vieillissements ».
Cette promotion d’une vieillesse très active nous exhibe des nouveaux retraités qui font des marathons, grimpent les montagnes, sautent en parachute, font l’amour (avec ou sans viagra), réalisent des voyages en Chine et au Tibet tout en ayant une bonne pension, une bonne santé, de nombreux petits enfants qu’ils gardent régulièrement. OUF! (c’est de moi le OUF).
Cette conception de la réussite du vieillissement par le maintien ou la création d’activités à un rythme aussi soutenu que celui d’un adulte d’âge moyen peut convenir à certaines personnes, mais n’est pas réaliste pour la plupart des personnes vieillissantes. Cette hyper promotion par la publicité et les médias sociaux peut à la longue avoir des effets pervers sur une grande partie des personnes âgées qui faute des possibilités physiques, sociales, financières, intellectuelles ou autres, ne peuvent rester dans la course. De même, ceux qui aspirent à profiter plus tranquillement de la vie pourraient se sentir rejetés, car non conformes à l’idéologie en cours. Ce vieillissement suractif est une idéologie centrée sur le « faire » et « l’avoir » au détriment de sur « l’être » (162). C’est un choix de vie, mais pas nécessairement en soit le plus épanouissant.
Le bien-être et le vieillissement
Ce qui est important avant tout, c’est de vieillir en se sentant bien. Ne pas se laisser influencer par les pressions sociales qui prônent une idéologie du vieillissement « actif », « productif ». Que notre style de vie de personne âgée corresponde à nos désirs, nos valeurs, nos aspirations et non à la pression sociale du modèle « supposément idéal ».
L’on défini le bien-être comme pouvant être considéré comme un sentiment agréable qui résulte du fait d’être bien (154).
Selon plusieurs études, le degré de satisfaction par rapport à la vie varie peu en vieillissant, quel que soit le nombre d’années. Lorsque le sentiment de bien-être est évalué en fonction de la satisfaction à l’égard de la vie, il est préservé, voire accru avec l’avance en âge (155).
Les critères qui sont habituellement associés au bien-être chez les personnes âgées sont les suivants :
- La personnalité et la santé sont des variables déterminantes du bien-être (155).
- En ordre de rang d’importance. L’on retrouve : la santé, les considérations familiales, les problèmes économiques, le statut social et les conditions politiques (154).
- La perception subjective de l’état de santé est la variable la plus fortement corrélée au bien-être des personnes âgées (156).
- Le bien-être est capable d’épouser parfaitement les besoins et les moyens individuels au fur et à mesure de leur évolution (159).
- Le vieillissement réussi (dans le bien-être) est l’aptitude d’un individu à maintenir trois comportements fondamentaux : éviter les maladies, maintenir un haut niveau d’activité intellectuelle et physique, rester engagé dans la vie (540).
- Appartenir à un réseau relationnel, familial, amical ou social représente un des facteurs de santé et de longévité les plus fiables (543).
- Ce n’est pas tant la diversité ni l’importance des rôles sociaux qui comptent dans les activités, mais la satisfaction personnelle qu’elles procurent (544).
- Le sentiment d’utilité demeure un critère important pour avoir un sentiment de réussite et de bien-être (544).
Le vieillissement réussi est-il réservé seulement aux personnes en bonne santé?
La réponse c’est non! Certes, il est préférable de conserver le plus longtemps possible une bonne santé (intégrité corporelle), toutefois, il faut faire attention à la dérive du vieillissement réussi et disqualifier les individus qui n’auraient pas maintenu dans leur vieillesse des capacités physiques suffisantes (546).
La santé est une condition non obligatoirement, nécessaire et jamais suffisante pour réussir son avance en âge, et certains individus âgés malades conservent, malgré tout, une grande vitalité (539).
Il existe des personnes très âgées qui malgré des conditions d’existence difficiles, continuent à prendre plaisir à la vie. C’est la capacité d’adaptation et non l’existence ou l’absence d’un handicap qui détermine alors la qualité du vieillissement (547).
La générativité, la sérénité et la sagesse
Pour atteindre la sagesse et la sérénité lors du vieillissement, il faudra en arriver à comprendre et accepter les choix et les expériences qui ont fait notre vie. Accepter sans anxiété la perspective d’une fin prochaine (la finitude). Cette étape est le moment où, au terme d’une longue évolution, à la lecture des expériences positives et négatives du passé, il devient possible d’être ce que l’on est, d’affirmer une identité propre en dehors des repères sociaux, de donner un sens à sa vie et de mieux accepter l’idée de sa fin (126-127).
Pour parvenir à cet ultime degré de développement humain, il faudra accepter le bilan de son existence, en particulier ses choix de vie, assumer la responsabilité de ses échecs comme de ses réussites, et conserver sa dignité et son estime de soi. À cette étape, il y aura un intérêt détaché pour la vie et une acceptation de l’idée de sa propre finitude (180).
Conclusion
Vieillir peut se voir et surtout se vivre d’une façon intéressante en éprouvant du bien-être et de la sérénité. L’état d’une bonne santé, bien que souhaitable, n’est pas une condition essentielle. Ce qui semble ressortir des études en gérontologie sur le bien vieillir c’est avant tout la capacité d’utiliser les bonnes stratégies d’adaptation aux changements (physique, affectif, sociaux); rester actif physiquement, intellectuellement et dans ses relations sociales; avoir des projets de vie qui donnent un sens à sa vie et à son sentiment d’utilité. Enfin, s’ajoute à ces quelques conditions l’importance de développer une vie spirituelle qui permet de dépasser la seule centration matérialiste et consommatriste.
[1] Les numéros entre parenthèses réfèrent à la page du volume de DeLadoucette.
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Des réflexions profondes qui méritent notre attention
Voici des réflexions profondes qui méritent notre attention. Je les partage avec vous
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Nous ne sommes pas parfait, aucun de nous ne l’est. Nous nous trompons et ensuite nous pardonnons et c’est ce qui nous permet de nous améliorer (extrait du film La dernière chanson, auteur inconnu – 17-08-2019).
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Ce n’est pas ce que vous ne savez pas qui pose problème. C’est ce que vous savez avec certitude et qui n’est pas vrai (Mark Twain).
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Humilité. L’homme humble ne se croit pas inférieur aux autres, mais il a cessé de se croire supérieur (André Comte-Sponville, cité par Christophe André – 2019 – Liberté).
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L’âge ride la peau, mais perdre son idéal ride l’âme (Gerald McArthur).
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Malheur à celui qui n’est jamais tombé (Félix Leclerc).
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Dans ce monde il faut être un peu trop bon pour l’être assez (Marivaux, cité par Pennac, 2007).
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Il savait que les dynamiques familiales sont presque aussi uniques que les empreintes digitales. (Connelly, M. Sur un mauvais adieu, 2018).
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La seule chose qui permet au mal de triompher est l’inaction des hommes de bien. (Edmund Burke).
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Ça prend toute une vie pour apprendre à vivre (Pierre Potvin).
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Ce dont on ne sait pas parler, il convient de garder silence (Ludwid).
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Je m’étais encombré de problèmes en négligeant de savourer un simple trésor, vivre! (Schimtt, 2017 – La nuit de feu).
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Les deux jours les plus importants de votre vie sont : le jour où vous êtes né et le jour où vous découvrez pourquoi (Mark Twain).
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Le monde est dangereux à vivre! – Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, – mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire (Einstein).
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Nous sommes Québécois : le nationalisme et l’interculturalisme québécois
Les origines historiques du nationalisme québécois
Le nationalisme québécois s’est développé au cours des siècles à partir de la colonie de la Nouvelle-France et par la suite plus fortement suite à la Conquête britannique de 1760 avec un pique lors de l’arrivée de la Révolution tranquille.
Après la Conquête britannique, c’était avant tout une idéologie axée sur la survivance des canadiens-français au sein du Canada. Celui d’une nouvelle nation en terre d’Amérique et de sa résistance face à l’assimilation anglo-saxonne.
L’accent de survivance s’accentue après l’Union des Canada (1841). L’ancienne majorité franco-catholique du Bas-Canada bascule en infériorité et en position marginale dans le « Canada-Uni » où le nationalisme libéral s’accommode de l’impérialisme britannique et de l’ultramontanisme du clergé catholique.
Le rôle du clergé catholique d’ultramontanisme.
Les Patriotes prônaient des idées libérales, démocratiques et laïcistes tout à fait à l’opposition du clergé catholique et son approche d’Ultramontanisme et conservatrice qui condamnait bec et ongle le libéralisme et accordait une importance primordiale à la foi catholique et au devoir de soumission à l’autorité légitime anglaise. Ce fut alors une longue période (jusqu’à la Révolution tranquille) d’un puissant nationalisme catholique, qui domina la société québécoise durant un siècle.
Dans cette approche Ultramontanisme et conservatrice du clergé catholique canadien-français, face à la crainte de l’assimilation par la majorité anglophone, l’on renforce le modèle des sociétés de type traditionnelles en rejetant l’idée que le peuple est souverain et que l’Église et l’État doivent être séparés[1]. Les valeurs conservatrices sont renforcées et l’on censure toutes les idées et la littérature du siècle des Lumières et des communautés libérales et scientifiques de la France, des États-Unis et de la Grande-Bretagne.
L’idéologie de la survivance passe donc par l’obéissance à l’État, la censure, le contrôle des institutions sociales par l’Église (éducation, santé, etc.) et la promotion des valeurs traditionnelles et familiales dont le but est l’accroissement du nombre de Canadiens-français catholiques[2]. Cette censure de l’Église va affecter sévèrement le développement social, économique et culturel normal de la province de Québec jusqu’à la Révolution tranquille.
D’une idéologie de la survivance des canadiens-français à un nationalisme orienté vers la souveraineté
L’on prend conscience de notre identité de « colonisé ». Le peuple québécois a été culturellement aliéné et dépersonnalisé. La seule solution devient l’indépendance nationale afin de nous libérer de la domination coloniale du Canada anglais. C’est la naissance de la Révolution tranquille et du Parti québécois durant les années 1960-1970. Un vent de fraîcheur souffle sur le Québec et s’actualise en un processus de modernisation de l’État québécois. Émerge alors un nouveau nationaliste visant la libération nationale et la formation d’un pays.
Le pluralisme, la diversité, la majorité dominante,
Le Québec se transforme, l’immigration et l’intégration des différentes ethnies font leur œuvre et transforme le visage du Québec. Pointe alors des idées démocratiques qui inspirent une nouvelle façon de concevoir le nationalisme québécois. La nation québécoise comme entité politique doit pouvoir réunir diverses communautés socioculturelles afin de répondre au défi du pluralisme de la société québécoise.
Dans ce contexte, la culture québécoise doit s’appuyer sur un fondement symbolique (langue commune, valeurs, croyances, symboles, identités, traditions…). L’État quant à elle doit se soucier de maintenir et de protéger cette culture. De plus, ce fondement symbolique est forgé dans l’histoire, et est davantage associé à la culture fondatrice ou majoritaire.
L’interculturalisme québécois et le multiculturalisme canadien
Dans l’évolution de la société québécoise et canadienne, deux visions s’affrontent : le multiculturalisme canadien et l’interculturalisme québécois qui sont deux visions politiques et historiques diamétralement opposées.
L’origine de l’interculturalisme. Le Québec a rejeté la politique canadienne du multiculturalisme adoptée en 1971, le premier ministre Robert Bourassa ayant fait valoir que ce modèle ne convenait pas à la situation et aux aspirations du Québec.
L’interculturalisme québécois veut échapper aux dogmes du multiculturalisme canadien afin que la majorité historique de langue française au Québec[3] ne devienne pas un groupe culturel parmi d’autres comme c’est le cas avec l’approche du multiculturalisme canadien du gouvernement fédéral..
L’interculturalisme, contrairement au multiculturalisme canadien, reconnaît qu’au Québec il y a une majorité francophone et l’existence d’une culture commune. La culture québécoise. Cette culture doit servir de socle pour l’intégration des immigrants. Sans être assimilés, les immigrants s’intègrent et adoptent les valeurs de la culture québécoise et contribue à la nourrie.
La culture québécoise est bien vivante, elle n’est pas qu’histoire et origines, elle est moderne, distincte au sein de la francophonie et passablement métissée. Elle s’est nourrie des influences françaises, anglaises et américaines, de même que d’autres influences (irlandaises, grecs, italiennes, haïtiennes, etc.).
Le multiculturalisme canadien
Il faut donc reconnaître qu’a son origine, le multiculturalisme est une politique fédérale, conçue et mise en œuvre pour minoriser le Québec et briser l’élan qu’il avait pris depuis la Révolution tranquille.
Ce multiculturalisme fut mis de l’avant par le premier ministre Pierre-Eliott Trudeau, en 1971 et enchâssé dans la Charte canadienne des droits et libertés, en 1982. Ce multiculturalisme rabaisse le peuple québécois à un statut de gros groupe ethnique appelé à coexister avec d’autres groupes ethniques au sein d’une diversité dépourvue d’ancrage dans une culture commune. C’est impensable pour le peuple québécois.
Ma vision du nationalisme et de l’interculturalisme québécois
- Le Québec est une Nation distincte avec sa langue (le français) et sa culture;
- Tous les habitants du Québec sont des Québécois;
- Au Québec, il y a une majorité francophone et l’existence d’une culture commune;
- Cette culture sert de socle à l’intégration des immigrants. Il leur est demandé (aux nouveaux arrivés) de parler la langue officielle du Québec – le français et d’adhérer aux valeurs de la culture québécoises (démocratie, laïcité, égalité homme/femme, primauté du droit, l’exercice des droits et libertés de la personne se fait dans le respect de ceux d’autrui et du bien-être général, etc.) ;
- Il n’est pas demandé aux immigrants de s’assimiler. Ils peuvent conserver des aspects de leurs culture et de leurs valeurs à la condition que ce ne soit pas en contradiction avec la culture et les valeurs québécoises. Ainsi, les nouveaux arrivés, sans être assimilés, s’intègrent et adoptent les valeurs de la culture québécoise et la nourrissent.
- Contrairement à ce que prône le multiculturalisme, le peuple québécois n’est pas un peuple avec un statut de gros groupe ethnique appelé à coexister avec d’autres groupes ethniques au sein d’une diversité dépourvue d’ancrage dans une culture commune.
Certaines interdictions (selon mon point de vue –pas appliquées nécessairement actuellement)
- En aucune façon une pratique culturelle ou religieuse ne doit venir remettre en cause le bien-être général de la population;
- D’une façon générale il n’y n’a pas d’accommodement qui a pour motivation une pratique religieuse. Le Québec étant un État laïque;
- Il n’y n’a pas d’accommodement qui touche la valeur fondamentale d’égalité homme/femme (exemple, en santé, une femme qui demande d’être vue par un médecin homme);
- Le port du voile – Niqab et Burqa n’est pas accepté dans l’espace civique et publique, car il contrevient à la valeur fondamentale d’égalité homme/femme;
- Autres (à venir)
Références
Ce texte fut inspiré par les lectures des articles suivants :
Beaudry, B. (2015). Nationalisme francophone au Québec.
https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/nationalisme-francophone-au-quebec
Wikipédia. Nationalisme québécois.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Nationalisme_qu%C3%A9b%C3%A9cois
Fatima Houda-Pépin. Le PLQ. Le parti de l’interculturalisme. JDM 10 août 2019
https://www.journaldemontreal.com/2019/08/09/plq-le-parti-de-linterculturalisme
Robert Dutrisac. Jeunes Libéraux : division sur l’interculturalisme. 10 août 2019 Le Devoir
https://www.ledevoir.com/opinion/editoriaux/560411/jeunes-liberaux-divisions-sur-l-interculturalisme
Gérard Bouchard. Des malentendus autour de l’interculturalisme Le Devoir 15 août 2019.
https://www.ledevoir.com/opinion/idees/560626/des-malentendus-autour-de-l-interculturalisme?utm_source=infolettre-2019-08-15&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne
Autre texte intéressant
Gérard Bouchard. Des malentendus autour de l’interculturalisme Le Devoir 15 août 2019.
https://www.ledevoir.com/opinion/idees/560626/des-malentendus-autour-de-l-interculturalisme?utm_source=infolettre-2019-08-15&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne
Guillaume Rousseau. Des malentendus autour de la convergence culturelle (Le Devoir 16 août 2019
https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/560692/des-malentendus-autour-de-la-convergence-culturelle?utm_source=infolettre-2019-08-16&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne
[1] Il existe un pacte entre l’Église catholique et le colonisateur anglo-saxon. Laissez-nous le contrôle du peuple canadien-français par notre langue et notre religion et l’on vous assure la paix sociale par l’obéissance (Potvin, 2019).
[2] L’Église survalorise les grosses familles, la défense contre la contraception et l’avortement. La femme devient une génitrice (Potvin, 2019 – inspiré par ma conjointe Yolande Potvin Historienne des mentalités).
[3] Le Québec qui est la nation cofondatrice du Canada.
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Qu’est-ce qui nous distingue, nous les Québécois?
Un beau texte sur notre identité à l’occasion de la laïcité de l’État
Texte dans La Presse de Francis Vailles
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Connaissance de soi: profils de personnalité
Lors de l’écriture de mon livre Mon journal personnel. Un outil pour se connaître à tout âge, j’ai découvert une approche que je ne connaissais pas concernant les types de personnalités.
La méthode se nomme l’Ennéagramme qui permet d’identifier 9 typologies de profils de personnalités. Je suis un universitaire et un chercheur et je suis très prudent sur les théories et les outils en psychologie. Celui-ci, je dois le dire, n’est pas validé scientifiquement et cela me dérange un peu.
Toutefois, j’ai répondu au questionnaire et les résultats m’ont étonné. Je me suis vraiment reconnu dans un profil et même découvert certains aspects de ma personnalité que je n’arrivais pas à bien identifier. Ce n’est pas la première fois que je passe en ligne des tests de personnalité validés et je peux vous dire que celui-ci m’étonne.
Je me suis limité aux descriptions des profils et au test en ligne. Je ne suis pas à l’aise avec les origines et l’aspect « théorique » qui entoure l’instrument. Je recommande seulement le test et les 9 profils.
Voici le lien sur le résumé des 9 profils ou typologies. Vous avez aussi sur cette page en haut à gauche les 9 descriptions détaillées des profils.
https://www.eclecticenergies.com/francais/enneagramme/introduction
Voici le lien pour passer le test en ligne. C’est un peu long (+- 70 items : – Non – En partie – Oui )
https://www.eclecticenergies.com/francais/enneagramme/test
Le résultats vous donne votre profil principal de personnalité et aussi les autres tendances. Exemple: 2w5 et 5w3
Si vous décidez de répondre au questionnaire j’aimerais ça que vous m’écriviez un courriel afin de savoir si vous considérez l’outil valide pour vous.
Pierre.Potvin@uqtr.ca
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Notre identité québécoise, la laïcité, le point de vue d’une musulmane, etc.
Voici les liens avec de très bons textes qui touchent Notre identité québécoise, la laïcité, le point de vue d’une musulmane, etc.
Ma réflexion: Quand les personnes valorisent la différence, la beauté de la diversité, je partage seulement en partie cette valeur. Être Québécois suppose comme identité que l’on conserve un noyau dur de valeurs communes et que ce n’est pas dilué comme peut le faire le multiculturalisme survalorisé par les anglophones et le fédéral.
Le Québec de l’enfance de l’auteure (Sofia Alami ), était ce qu’il était parce qu’il y avait encore un équilibre des valeurs dans la population. Cet équilibre tant à disparaître avec la diminution démographique des québécois et les manifestations de plus en plus visibles de signes et de pratiques religieuses qui nous déséquilibre dans notre évolution identitaire.
Liens:
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www.ledevoir.com
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir «On ne peut comprendre une identité, fût-elle la nôtre, sans un regard sur son devenir, sur sa formation dans le temps», affirme l’auteur. J’ai lu, vendredi …
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https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/556207/j-ai-mal-a-mon-identite-quebecoise
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www.ledevoir.com
L’identité est une chose fascinante. Elle dépend de notre rapport à ce qui nous entoure et elle peut évoluer dans le temps. Le Québec de mon enfance m’a fait sentir pleinement québécoise.
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https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/556408/pour-une-meilleure-comprehension-mutuelle
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www.ledevoir.com
Réflexion proposée par Sofia Alami à la suite d’un texte publié le 7 juin.
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Pourquoi croit-on les fausses nouvelles
Je vous présente un excellent texte que m’a fait parvenir une membre de notre groupe de codéveloppement Lise Casaubon (qu’elle a reçu elle-même de son fils) au sujet des fausses nouvelles Pourquoi croit-on les fausses nouvelles? Une présentation de 10 raisons et aussi comment notre cerveau fonctionne et parfois nous joue des tours.
Le texte est un peu long, mais il vaut la peine d’être lu.
Je me suis déjà fait jouer un tour avec la fausse nouvelle sur le maire de Dorval, la viande de porc et les musulmans. L’auteur du présent texte cite cet exemple à la fin du document. De plus, il suggère quelques moyens pour éviter de se faire prendre par de fausses nouvelles.
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