La survalorisation du – vivre le moment présent –

Bonsoir chers et chères amis/amies.  

J’ai reçu d’une amie ce diaporama sur la « valorisation du moment présent – du aujourd’hui’. Il a déclenché en moi les quelques réflexions suivantes.

(Malheureusement le diaporama n’est plus accessible)

  • Aujourd’hui je me promenais en vélo sur la piste cyclable de TR (10km). C’était vraiment bon de sentir le soleil, pas trop chaud, une faible brise, l’odeur de l’herbe fraîchement coupé et la beauté de la verdure des arbres tout le long de la piste cyclable. J’étais bien dans mon corps et dans ma personne. J’appréciais le moment présent en ne pensant ni à hier, ni à demain. Je remerciais le créateur de l’Univers de cette beauté et de ces bons moments.

  • Tout en considérant l’importance de bien vivre le moment présent, je prends conscience d’une mode qui circule depuis quelques années et qui, selon moi, débouche sur une fausse piste, celle de ne donner de l’importance qu’au moment présent. En affirmant que le passé, est passé, et qu’on n’y peut rien et que le futur n’est pas encore arrivé et qu’on ne le contrôle pas.

  • Je suis en accord à pratiquer le fait de bien apprécier le vécu du moment présent, mais sans en faire un « dogme », sans le survaloriser.

  • Selon moi, on ne peut apprécier le moment présent que si l’on a pris la peine de bien intégrer son histoire passée. Qu’on ait fait la paix avec ce vécu. De plus, le moment présent prend du sens que si l’on est conscient de notre engagement significatif pour l’avenir. Que le passé, le présent forme un tout harmonieux avec nos projets d’avenir qui sont une continuité du sens qu’on donne à notre vie.

Alors, mes amies/amis, voilà une réflexion qui je l’espère, sera un catalyseur pour déclencher votre propre vison de l’importance du présent.

PS. Je dois avouer que le diaporama, comme plusieurs autres du genre, va à l’encontre de ma vision du monde. Je trouve le discours simpliste et manque de profondeur. Toutefois, je suis très ouvert à des visions contraires à la mienne – à une argumentation qui m’aidera à apprendre.

Au Grand plaisir de lire vos réactions

Une réflexion au sujet de « La survalorisation du – vivre le moment présent – »

  1. Voici quelques réactions au texte sur le moment présent. Par respect pour les personnes, je n’ai pas mis le nom des auteurs et autrices des commentaires.

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    Bonsoir Pierre,

    Je partage cette façon de vivre notre vie …. nous sommes la somme de ce que l’on a vécu …. le passé … aujourd’hui on le vit … le moment présent … et pour demain …l’avenir … on a des projets….. voilà pour moi c’est ma façon de voir la vie et de la vivre ….

    ***

    Cher Pierre,

    C’est très souvent le type de diaporama que j’arrête en cours de lecture, que je ne partage pas ou que je détruis tout simplement. Non pas, parce qu’ils ne sont pas beaux, mais trop souvent : ils sont trop longs, répétitifs et habillés de demis-vérités. Ils sont peut-être qu’une pétale de la rose que l’on aime : La vie !

    C’est vrai pour moi, qu’il faut savoir profiter du moment présent. C’est vrai aussi, qu’il ne faut pas rechercher ce qu’hier, nous offrait pour nous sécuriser. Il faut profiter du moment présent pour bien le savourer avec l’expérience d’hier et pour le devenir de demain.

    ***

    Bonsoir Pierre,

    Tes propos rejoignent les miens.

    Notre cerveau fonctionne dans trois dimensions en même temps.

    Selon notre vécu émotionnel relié à l’arrivée des pensées, certaines idées du passé peuvent prendre toute la place dans notre cerveau et peuvent en construire notre moment présent. Aussi, nos préoccupations actuelles peuvent nous envahir totalement et constituer le présent. Notre vécu de l’instant est constitué de nos états passés et des perspectives . Ainsi, toute activité intellectuelle et physique permet de maximiser le repos de l’esprit en permettant moins l’arrivée du passé et des perspectives d’avenir. L’activité intellectuelle est supérieure à l’activité physique, car on peut être actif physiquement et , comme on dit, avoir la tête ailleurs. Les personnes qui souffrent de troubles d’attention en témoignent.

    Merci de m’avoir offert ce beau moment présent.

    ***

    Merci Pierre de cette agréable réflexion avec laquelle je suis assez d’accord. D’après moi, ton expérience à vélo est bien ce dont il s’agit quand on parle de vivre le moment présent. Ce n’est pas renier le passé ou le futur, c’est sinvestir pleinement dans ce qu’on fait, même si on est en train de regarder le passé ou de planifier l’avenir. J’ai ensuite regardé l’attachement. Oh, quelle surprise ! Tout le texte commence par aujourd’hui mais est écrit au futur. Le moment présent n’est pas nécessairement aujourd’hui, c’est « maintenant », comme dans ton expérience en bicyclette.
    On ne s’attarde pas suffisamment au « maintenant ».
    Merci d’avoir partagé.

    ***

    Salut Pierre

    Tout à fait d’accord avec tes remarques…

    Diaporama psycho-pop,,,naif et inutile
    Sinon pour encourager l’effervescence des courants simplistes de psycho

    « Aujourd’hui…je réussirai..je défierai chaque obstacle »
    Quelle prétention et naïveté,,,

    Pierre P. réponse : Bien d’accord avec toi. C’est un manque d’humilité devant la complexité de la vie, de l’humain. Ce type de discours circule et devient de la « désinformation ».

    ***

    Bonjour Pierre,

    J’ai exactement le même type de réaction qu’Hélène et toi lorsque je reçois ce genre de vidéo mièvre : « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Pour moi, c’est loin d’une incitation à mieux vivre.

    Je suis tout à fait d’accord lorsque tu écris : « si on a pris la peine de bien intégrer son histoire passée, si on est conscient de son engagement significatif pour l’avenir, le moment présent forme un tout harmonieux dans le sens qu’on donne à sa vie ». Je crois que c’est dans le moment présent qu’on réinvente, qu’on redéfinit ce sens tout au long de notre vie.
    Il m’est cependant arrivé, comme à nous toutes et tous, que ce moment présent ressemble à un moment d’éternité où les contours du temps et de l’espace s’effacent, où toute mon énergie se retrouve concentrée dans un bref intervalle de bonheur ou de douleur que je décrirais comme absolus.

    Je viens de lire le commentaire de Simon (que je ne connais pas) mais que je remercie d’avoir ajouté cette dimension concernant travail intellectuel vs travail physique; d’après ce que j’ai déjà lu, c’est peut-être pour les raisons évoquées que l’activité intellectuelle «fatigue» 6 fois plus que le travail physique!

    Très beau dimanche à chacun(e)!

    ***
    Bonjour Pierre

    Dans la Grèce antique, il y avait deux termes pour désigner le temps: Kronos et Kaïros.
    Kronos étant le temps chronométré, le temps après lequel on court. Kaïros étant le temps intérieur.
    • C’est le temps des grandes poudreries d’antan,
    • puis c’est le temps du carême,
    • puis c’est le temps de Pâques,
    • puis le temps des semailles,
    • puis c’est le temps des sucres,
    • puis c’est le temps des labours,
    • puis le temps des jardins,
    • puis c’est le temps des fraises,
    • puis c’est le temps des foins,
    • puis c’est le temps des framboises, des bleuets, des pommes,
    • puis c’est le temps des patates, de l’avoine,
    • puis c’est le temps des morts,
    • et finalement c’est le temps des fêtes.

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