« Inquiétude rouge » – poème en temps de pandémie (Claude Pelletier)

 

J’ai grand ouvert la porte
Pour que le vent m’emporte
Grimpé sur un nuage
Suis parti sans bagages

Je voulais voir la mer
Aller jusqu’au désert
Plonger dans l’océan
Fuir dans le néant

Quitter le grand malaise
De ne pouvoir à l’aise
Respirer le bonheur
Car toujours avoir peur

La terre est inquiète
Car le virus la guette
Et nous en réclusion
Sommes en punition

Notre vaisseau spatial
A ceci de spécial
On y sera heureux
Si chacun de nous le veut

Je suis parti un moment
On vivait trop craintivement
J’espère un gros coup de vent
Pour vous revoir contents

Ouvrons grandes nos fenêtres
Ensemble il faut renaître
On a évité le pire
Maintenant il faut sourire

Je salue mon voisin
On s’amuse au jardin
Enfin plein de caresses
Chasse la cruelle tristesse

Rouge, c’est l’automne en couleur
On retrouve nos ardeurs
Je garde ma porte ouverte
Peut-être que vous y êtes

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