Banque de beaux textes

Beauté de l’écriture : belles phrases, belles descriptions, savoir et sagesse
Extraits rencontrés au cours de lectures, d’ateliers d’écriture, de reportages journalistiques
Pierre Potvin 
 Réalisé en novembre 2017 et décembre 2018

Croyance

  • Puis nous campons sur des certitudes que rien n’ébranle, pas même le démenti quotidien du réel. (Chagrin d’école. Pennac, 2007)

Description d’un personnage

  • Elle était maigre et petite avec des yeux minuscules de souris, brusque, directe et sans habiletés sociale (Potvin, 2017)

  • À chaque coup de rein de son mari, elle se dit : est-il en train de m’en faire un autre (Louise Rioux 2017).

Description d’un lieu

  • Les bureaux restaient aussi silencieux qu’une église le lundi soir. (Connelly, M. sur un mauvais adieu, 2018)

  • Sitôt que je mis les pieds hors de la carlingue, l’haleine de ce territoire m’enlaça, caressa mes oreilles, frôla mes lèvres et j’eus la certitude que, par cet effleurement, le désert m’offrait une accolade de bienvenue (Schimtt, 2017 – La nuit de feu)

Développement personnelle

  • Nous sommes généralement définis soit par les histoires qui nous ont façonnées soit, au contraire, en opposition à ces histoires (James Hollis psychologue).

  • On passe sa vie à tenter de guérir son enfance
    (Jean-Guy Mongrain – octobre 2018 – émission – La vraie nature)

Émotion

  • Quand le cœur souffre, le corps pleure. (Bigras, Le temps des seigneurs, 2017)

  • Lui tenir la main dans le passage le plus éprouvant et solitaire que nous aurons tous à traverser un jour : mourir. (Bigras, Le temps des seigneurs, 2017)

  • (les enfants sécures). Les enfants tenus émotivement au chaud et rassurés par l’amour de leurs parents partent plus facilement et vont plus loin, plus longtemps, parce qu’ils savent qu’ils pourront revenir, se faire aimer et réchauffer le cœur. (Bigras, Le temps des seigneurs, 2017)

  • Grâce aux lignes que j’ai tracées à même ma souffrance (auteur inconnu).

  • Un vent de fraicheur et de jeunesse, comme un beau matin de printemps ensoleillé, m’envahit (Potvin, 2017)

  • Si un jour j’ai les yeux rougis (auteur inconnu).

  • Ce couple ayant vécu des jours plus heureux (auteur inconnu).

  • Ces réflexions sont accompagnées de plein d’émotions, ce qui ajoute une autre page à mon cahier de vie (Christiane Asselin.).

  • Les personnes calmes offrent au beau milieu des turbulences de la vie, un repos qui modère l’agitation de ceux qui les entourent (adaptation, auteur inconnu).

  • Elle savait ce que c’était que d’être triste et heureuse en même temps (auteur inconnu).

  • Mon cœur sauta dans ma poitrine. Je l’entendis taper à la porte de mon thorax. (Schimtt, 2017 – La nuit de feu, p 113)

  • Une joie abyssale. (Pierre Potvin)

  • Dans cet adieu, malgré l’émotion qui mouillait nos yeux, la joie l’emportait sur le chagrin : à la douleur de nous quitter, nous substituions le bonheur de nous être connus. (Schimtt, 2017 – La nuit de feu, p. 179)

  • Mon âme est dépeuplée… (Christiane Asselin, 2018)

  • Je porte les parents à bout de cœur (Christiane Asselin, 2018)

  • Tu seras aimé le jour où tu pourras montrer ta faiblesse sans que l’autre s’en serve pour affirmer sa force. (Cesare Pavese cité par Christophe André, 2018, p.156)

  • (relation parent-enfant). (…) dont la satisfaction est censée mesurer l’amour qu’on lui porte. (Chagrin d’école. Pennac, 2007)

  • L’entretien de cette douleur l’occupe davantage que le désir de la guérir. (Chagrin d’école. Pennac, 2007)

Empathie – bienveillance

  • Elle fait partie de ces gens très rares qui ont la capacité d’avoir mal aux autres. (Bigras, Le temps des seigneurs, 2017)

École – Éducation

  • Ce sourire qui a donné à un nombre incalculable de jeunes le goût de se choisir et de se rebâtir. (Bigras, Le temps des seigneurs, 2017)

  • Quand je n’étais pas dernier de ma classe, c’est que j’en était l’avant dernier. (Chagrin d’école. Pennac, 2007)

  • Tout le mal qu’on dit de l’école nous cache le nombre d’enfants qu’elle a sauvés des tares, des préjugés, de la morgue, de l’ignorance, de la bêtise, de la cupidité, de l’immobilité ou du fatalisme des familles. (Chagrin d’école. Pennac, 2007)

  • La solitude et la honte de l’élève qui ne comprend pas, perdu dans un monde où tous les autres comprennent. (Chagrin d’école. Pennac, 2007)

  • Les professeurs qui m’ont sauvé (…) étaient des adultes confrontés à des adolescents en péril. Ils se sont dit qu’il y avait urgence. Ils ont plongé. Ils m’ont raté. Ils ont plongé de nouveau, jour après jour, encore et encore… Ils ont fini par me sortir de là. Et beaucoup d’autres avec moi. Ils nous ont littéralement repêchés. Nous leur devons la vie.  (Chagrin d’école. Pennac, 2007)

  • Le futur (du cancre) comme un mur où seraient projetées les images démesurément agrandies d’un présent sans espoir, la voilà la grande peur des mères! (Chagrin d’école. Pennac, 2007)

  • Aucun avenir. Des enfants qui ne deviendront pas. (Chagrin d’école. Pennac, 2007)

  • Nous, les mauvais, nous n’allons nulle part mais au moins nous y allons. (Chagrin d’école. Pennac, 2007)

  • Nos « mauvais élèves » (élèves réputés sans devenir) ne viennent jamais seuls à l’école. C’est comme un oignon qui entre en classe : quelques couches de chagrin, de peur, d’inquiétudes, de rancœur, de colère, d’envies inassouvies, de renoncement furieux, accumulées sur fond de passé honteux, de présent menaçant, de futur condamné. (Chagrin d’école. Pennac, 2007)

  • Si l’on guérit parfois de la cancrerie, on ne cicatrise jamais tout à fait des blessures qu’elle nous infligea. (Chagrin d’école. Pennac, 2007)

  • …À ne s’envisager aucun futur, on ne s’installe pas non plus dans le présent. (Chagrin d’école. Pennac, 2007)

  • La présence du professeur qui habite pleinement sa classe. (Chagrin d’école. Pennac, 2007)

  • Le problème, c’est qu’on veut leur faire croire à un monde où seuls comptent les premiers violons. (Chagrin d’école. Pennac, 2007)

  • … mes élèves les plus abandonnés par eux-mêmes (Chagrin d’école. Pennac, 2007)

  • (cancre)… j’étais pas une flèche à l’école. (Chagrin d’école. Pennac, 2007)

  • (cancre). Il suffit d’un professeur, un seul, pour nous sauver de nous-mêmes. (Chagrin d’école. Pennac, 2007)

  • (un bon prof.). L’idée qu’il pût être chahuté n’avait jamais dû l’effleurer, et l’envie de nous moquer de lui ne nous serait jamais venue tant son bonheur d’enseigner était convainquant. (Chagrin d’école. Pennac, 2007)

  • (bon prof. sauveur). Ce n’était pas seulement leur savoir que ces professeurs partageaient avec nous, c’était le désir même du savoir. (Chagrin d’école. Pennac, 2007)

  • (élève en difficulté). Tu pourrais être comme mon vieux Pierre, le produit d’une tragédie familiale, et avoir trouvé ton unique salut dans tes études, y avoir plongé profondément pour oublier le retour à la maison.  (Chagrin d’école. Pennac, 2007)

Écriture (L’)

  • La richesse du vocabulaire permet de bien exprimer sa pensée. Plus l’on a de mots plus ça permet de nuancer sa pensée, ses sentiments. (Edouard Bair – L’art des mots).

Mort (la)

  • (la mort). S’allonger pour l’éternité

  • (le suicide – la mort). Il n’y aura plus de mois de mai

  • La mort ne m’apporterait pas une fin, mais un changement de forme. (Schimtt, 2017 – La nuit de feu, p. 142)

  • Pourquoi cette vie limité et cette mort infinie? (Schimtt, 2017 – La nuit de feu, p. 114)

Religion

  • Le voile signifie l’assujettissement des femmes à la volonté des hommes qui se sont emparée d’une religion. Malheureusement, c’est une utilisation de la religion pour dominer. (Yolande Potvin – octobre 2018).

Richesse et pauvreté

  • Depuis la révolution industrielle, l’enfer des pauvres continue d’être le combustible dont se chauffe le paradis des riches (Jean-François Nadeau, 2018)

  • … des personnes qui vivent à l’écart, entre deux coups de rame à contre-courant (Isabelle Légaré. Le Nouvelliste – 15-12-2018).

  • Depuis son enfance dans des familles d’accueil à aujourd’hui, alors qu’il vit seul dans un petit appartement à prix modique, l’existence de cet homme est une série de coups durs qui ont fini par le fragiliser, tant physiquement que mentalement (Isabelle Légaré. Le Nouvelliste – 15-12-2018).

Sagesse

  • L’âge ride la peau, mais perdre son idéal ride l’âme (Gerald McArthur)

  • Les filles mal aimées devenues de très grandes beauté sont beaucoup plus consommées qu’aimées (Bigras, Le temps des seigneurs, 2017)

  • Malheur à celui qui n’est jamais tombé (Félix Leclerc)

  • Dans ce monde il faut être un peu trop bon pour l’être assez (Marivaux, cité par Pennac, 2007)

  • Il savait que les dynamiques familiales sont presque aussi uniques que les empreintes digitales. (Connelly, M. sur un mauvais adieu, 2018)

  • Il quitta le gouffre de ses souvenirs et la regarda. (Connelly, M. sur un mauvais adieu, 2018)

  • La seule chose qui permet au mal de triompher est l’inaction des hommes de bien. (Edmund Burke)

  • Ça prend toute une vie pour apprendre à vivre (Pierre Potvin)

  • Ce qu’il faut affronter de ténèbres pour trouver sa propre lumière (auteur ioncconu)

  • « Ce dont on ne sait pas parler, il convient de garder silence » (Ludwid Wittgentein, 1918 cité par buser, 2013 – introduction)

  • Consulter le livre de sa mémoire (auteur inconnu)

  • On ne peut pas choisir d’où on vient, mais on peut choisir où l’on va (auteur inconnu)

  • Je sais que nos histoires vieillissent avec nous et que nos photos seront toutes cornées et qu’on deviendra un jour à notre tour tous parents d’adolescents, mais pour l’instant ce ne sont pas encore des souvenirs. Présentement je vis, je suis là et je regarde la vie et elle est tellement belle. (Extrait du film : Le monde de Charlie (2012. Summit  Entertainment, LLC.)

  • « Ce qui est derrière nous et ce qui est devant nous est négligeable comparé à ce qu’il y a en nous » (Olivier Wendell Holmes – Médecin et écrivain nord-américain (1809-1881).

  • Je m’étais encombré de problèmes en négligeant de savourer un simple trésor, vivre. (Schimtt, 2017 – La nuit de feu)

  • La vie intérieure se fortifie du vide extérieur. (Schimtt, 2017 – La nuit de feu, p. 171)

  • Un auteur inconnu « les arbres qui poussent font moins de bruit que ceux qu’on abat ».

  • Tu sauras jeune homme qu’à mon âge on ne remet jamais à plus tard. (dans un film, auteur inconnu)

  • Il arrive dans nos cheminements professionnel et personnelle de vivre des moments très difficiles et sombres. Sache que souvent ces périodes très difficiles deviennent une source de croissance personnelle. (Potvin, 2017).

  • La vie. Des jours heureux et des jours sombres, changeants, qui ont charrié avec tant d’expériences du bien et du mal (Hans Kung, 2015 p. 126)

  • Les deux jours les plus importants de votre vie sont : le jour où vous êtes né et le jour où vous découvrez pourquoi (Mark Twain)

  • Parfois, il suffit d’une chandelle et l’obscurité fuit (Christiane Asselin)

  • La nostalgie nous apprend à accepter la dimension doucement tragique de la vie humaine, le temps qui passe et ne revient pas (Christophe André, 2018, p.177)

  • Le monde est dangereux à vivre! – Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, – mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. (Einstein)

Savoir, science

  • «Vous avez droit à votre propre opinion, mais pas à vos propres faits», a déclaré Paul Romer (prix co-Nobel d’économie 2018).

  • (expression). Plusieurs penseurs ont proposé des définitions de… au fil du temps . Celles-ci viennent s’inscrire dans différents paradigmes… (Bourgeois-Guérin, V. (2015)

  • Comme ils ne supportent pas l’ignorance, les hommes créent des savoirs. Ils inventent des mythes, ils inventent des dieux, (…) ils inventent des sciences. (Schimtt, 2017 – La nuit de feu, p. 71)

  • Ce soir, vous nous apportez le dernier cri de la science; cependant, vous le savez aussi bien que moi, votre thèse sera dépassée. La vérité demeure inaccessible, il n’y a que des vérités provisoires, des tentatives de vérité. Au fond, votre théorie expose la façon moderne d’habiter l’ignorance. (Schimtt, 2017 – La nuit de feu. p. 72)

  • Pourquoi l’énergie a-t-elle engagé un mouvement qui a conduit jusqu’à la vie? Pourquoi l’univers existe-t-il? Pourquoi n’est pas scientifique… un savant sait qu’il ne peut pas répondre scientifiquement au pourquoi. Il se limite au (Schimtt, 2017 – La nuit de feu, p. 74)

  • Pourquoi la nature aurait-elle accouché d’un poisson si elle n’avait pas inventé l’eau? (Schimtt, 2017 – La nuit de feu, p. 95)

  • Il se pourrait que j’ai tort, mais cela n’implique pas que tu aies raison. (Schimtt, 2017 – La nuit de feu, p. 100)

  • Si on me demande : Dieu existe-t-il?, je répond : Je ne sais pas… Cependant j’ajoute : Je crois que oui. La croyance se distingue radicalement de la science… Ce que je sais n’est pas ce que je crois. Et ce que je crois ne deviendra jamais ce que je sais. (Schimtt, 2017 – La nuit de feu, p. 185)

Temps (Le)

  • Gaspiller du temps à chercher un meilleur impossible (auteur inconnu)

  • Je ne suis qu’une seconde entre deux éternités, l’éternité d’avant moi, l’éternité d’après moi. Je ne suis qu’un bout de vie entre deux néants, le néants qui m’a précédé, le néant qui me succèdera. (Schimtt, 2017 – La nuit de feu, p. 113)

  • Reconnaître les signes du temps (Hans Kung, 2015 p. 126)

  • Le temps est un assassin (auteur inconnu)

 

Divers

  • Autant parler de corde dans une maison de pendu. (Chagrin d’école. Pennac, 2007)

  • On entendrait voler un doute. (Chagrin d’école. Pennac, 2007)

  • L’imprimante à l’autre bout de la pièce cracha les pages du texte.(Connelly, M. sur un mauvais adieu, 2018)

  • Au sujet d’un politicien à la Maison Blanche : «  la bonne nouvelle c’est qu’il pense comme ce qu’il dit et il dit ce qu’il pense. La mauvaise nouvelle, c’est ce qu’il pense. (NY Time – 23 mars 2018)

  • On va au delà de ce que la société québécoise peut payer (auteur inconnu)

  • Entrer dans la nuit par effraction (auteur inconnu)

  • Aujourd’hui j’écris pour me dire bonjour (auteur inconnu)

  • Ancré dans l’instant présent (auteur inconnu)

  • Une douce lumière vespérale (auteur inconnu)

  • Quel drôle de chemin il ma fallu pour arriver jusqu’à toi (Éric Émannuel Schmitt – La nuit de feu)

  • Chaque pas prodiguait une victoire. Chaque effort annonçait une défaite. (Schimtt, 2017 – La nuit de feu)

  • Qui m’a mis ici sur ce caillou rond. (Schimtt, 2017 – La nuit de feu, p. 113)

  • Mon regard changeait sur son attitude. Je la comprenais. Écrasé au sol, Abayghur se soumettait à l’infini, se remettait à sa modeste place d’animal éphémère, se purifiait des mesquineries et fatuités humaines. Il rendait grâce. Il remerciait Dieu d’être en vie. Lui réclamant la force de se comporter toujours mieux. (Schimtt, 2017 – La nuit de feu, p. 168)

  • Quand l’instance dénigrante de mon cerveau se taisait, je récupérais la joie, la paie et la béatitude. (Schimtt, 2017 – La nuit de feu, 178)

  • Depuis, romans, pièces, nouvelles, contes se sont succédés, tracés par ma plume sous un ciel de sérénité, avec difficulté parfois, facilité souvent, passion toujours. (Schimtt, 2017 – La nuit de feu, p. 182)

  • Face au questionnement sur l’existence de Dieu. Le croyant dit : Je ne sais pas, mais je crois que oui. L’athée dit : je ne sais pas, mais je crois que non. L’indifférent dit : Je ne sais pas et je m’en moque. (Schimtt, 2017 – La nuit de feu, p. 185)

  • Un monde ou tout est régi par la folle exigence de l’efficacité (Christian Bobin cité par Christophe André, 2018, p.21 )