Abolition des commissions scolaires et les CA des Centres de services scolaires

Le gouvernement de la CAQ va abolir les Commissions scolaires pour les transformer en Centres de services scolaires. Je ne peux pas me prononcer sur cette transformation, car je ne me sens pas la compétence pour juger du bien fondé. Toutefois, je serais très surpris si le changement de structure permettrait une économie de quelque 40 millions de $. Habituellement les changements de structure aboutissent à des surplus de dépenses.

Là où je veux intervenir c’est sur la composition des CA des nouveaux Centres de services scolaires. Il est mentionné que les parents seront les plus représentés. Ainsi l’on mentionne que les CA seront composés de 8 parents, 4 enseignants et de 4 personnes de la communauté.

Je ne comprends pas cette sur-représentation des parents. La gestion et l’orientation de notre système d’éducation (ces centres de services scolaires – les écoles) ne peuvent pas être orientés – dirigés par des parents. Je trouve important que les parents soient présents (peut être 4), mais certainement pas la majorité (8).

La gestion de notre système d’éducation doit être principalement remise entre les mains des professionnels formés en sciences de l’éducation: enseignants – directions – professionnels de l’éducation. 

Est-ce qu’on accepterait que les hôpitaux soient orientés par les patients? Je ne comprends pas.

Une réflexion au sujet de « Abolition des commissions scolaires et les CA des Centres de services scolaires »

  1. PRÉTEXTES ET ILLUSIONS

    Ce que le gouvernement caquiste s’apprête à faire est une modélisation de l’administration des écoles publiques sur le modèle des écoles privées.
    Il oublie seulement que le succès du privé repose encore et toujours sur la sélection et la ségrégation.

    La Suède, entre autres, a expérimenté bien des recettes qui habitent « les penseurs » du parti et les chercheurs qu’il s’associe dans son vortex monolithique : cela a été catastrophique, en particulier pour ceux des jeunes les
    plus vulnérables.
    Dans les milieux fragiles, l’autoritarisme de certaines directions d’établissement scolaire, promues roitelets dans le processus de décentralisation, a anéanti la synergie professionnelle requise auprès des écoliers en difficulté.

    Il y a donc des risques importants à augmenter ou étendre les pouvoirs (en particulier discrétionnaires) des directions.

    En outre, les idées éculées de bonds d’éducation, de paie au mérite, d’embauche décentralisée, d’amoindrissement syndical, de privatisation, de prépondérance parentale sont toutes porteuses de maladies systémiques.

    Enfin le discours universitaire sur les données probantes mériterait de passer plus scientifiquement le crible des épreuves du terrain, dont celles de la pénurie permanente des ressources professionnelles et de la diminution de la maîtrise des savoirs de base chez les enseignants et leurs élèves qui ridiculisent les prétentions de la différenciation, falsifient tous les besoins dans les recensements des modèles de RAI. et plombent depuis toujours la tenue décente des plans d’intervention et de services.
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    49 ans dans le système scolaire québécois
    22 ans à la direction d’établissements scolaires
    13 ans d’enseignement
    34 ans de charges de cours universitaires
    13 ans de pratique privée en adaptation scolaire et sociale

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