Éducation – coupures – réinvestissement

État de situation

Le gouvernement a coupé dans les budgets de l’éducation afin d’atteindre son équilibre budgétaire. Les politiciens ont crié  » haut et fort » que cela ne touche pas les services… »

Petite précision sur les élèves qui fréquentent l’école publique au Québec. La grande majorité des élèves  d’origine de milieux moyennement ou hautement favorisés (on parle ici d’au moins 70% des élèves) réussissent à bien apprendre, se débrouillent bien et s’adaptent malgré certaines lacunes dans la qualité de l’enseignement et malgré les coupures de services. ‘e ne sont pas eux qui sont directement touchés.

Ceux qui sont directement touchés ce sont les élèves qui ont des besoins particuliers, qui ont besoin de ce petit ou grand « coup de pouce » qui fait la différence. Ce sont les élèves qui partent en retard dans leurs apprentissage, qui sont en milieu plus défavorisé. Ce sont ces élèves qui reçoivent des services particuliers et qui lorsque ces services sont réduits ou coupés, se trouvent « abandonnés ».

La réalité

Il est faux de croire ce que disent les politiciens. Non! les coupures du Gouvernement font une différence et touchent les services aux élèves et ce, surtout pour les élèves en difficulté.

Lors de mon passage au salon du livre de Trois-Rivières j’ai rencontré l’une de mes anciennes étudiantes de la maîtrise en psychoéducation qui travaille comme intervenante dans une école d’une CS. Elle me disait que depuis les coupures du Gouvernement, ont lui avait coupé des heures de travail pour intervenir auprès des élèves en difficulté qu’elle suivait.

De nombreuses CS ont mentionné qu’elles devaient couper des postes de « spécialistes ». Ceci signifie que des enfants en difficulté qui étaient suivis (en orthopédagogie, en éducation spécialisée ou en psychoéducation) du jour au lendemain ne l’était plus. Ceci signifie aussi, que la relation d,aide, la relation affective entretenu entre une intervenante et un jeune se trouvait arrêté ( avec tout le sens que cela veut dire)

Réinvestir ne répare pas les tords

Avec le nouveau budget, le Gouvernement annonce qu’il va réinvestir en éducation. Ce que les gestionnaires ne comprennent pas c’est que la « relation humaine » n’est pas une chaîne de montage qu’on arrête et qu’on repart sans conséquence. Il y a des conséquences énorme dans un milieu quand il y a des coupures, conséquences irréparables.

Dans mon accompagnement des milieux, j’ai observé que quand il y a des coupures, les milieux (CS, écoles, équipes) se retiennent de développer des projets en attendant que… J’ai observé aussi qu’il était difficile de développer une « culture » de projets car les équipes de professionnels changeaient à chaque année… on se projette plus dans le temps, dans l,avenir.

Conclusion

Les coupures ont des effets collatéraux dont on ne parle pas et qui sont très importantes.

2 réflexions au sujet de « Éducation – coupures – réinvestissement »

  1. Je vous remercie d’avoir écrit ceci… je ne comprends pas qu’on ne dénonce pas plus la situation. En même temps, il y a tant à améliorer et de manière plutôt simple! La pensée à court terme a assez sévi au Québec, une belle réforme sensée, basée sur les meilleures connaissances, c’est ce que ça nous prend!

    Voici de mon côté ce que j’avais écrit! http://ensemblemaintenant.com/2016/03/07/le-trou-entre-les-chaises-la-serie-laide-a-parfois-un-horaire/ Au plaisir de re-diner avec vous!

    Geneviève

    • Merci Geneviève pour ton commentaire, c,est apprécié. J’ai lu ton article Le trou entre les chaises… et c’est bien documenté, bien écrit et représente une triste réalité qu’il faut combattre.
      Pierre Potvin

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