Valorisation de l’éducation au Québec: Coupure des salaires des enseignants

Depuis de nombreuses années les acteurs de l’éducation et les chercheurs universitaires « crient haut et fort » que la réussite scolaire et éducative des élèves, la persévérance et la lutte au décrochage scolaire passe par une plus grande valorisation de l’éducation.

Valoriser signifie donner de l’importance à l’éducation, autant que de l’importance qu’on donne à la santé et à l’économie.

Valoriser l’éducation signifie aussi qu’on valorise les professionnels qui assument au premier plan l’éducation « scolaire » de nos enfants et de nos adolescents. Cela signifie reconnaître l’importance de leur travail et se concrétise par de bonnes conditions de travail et un salaire adéquat.

Et bien, voilà ce que fait notre gouvernement pour valoriser l’éducation – on veut « geler les salaires » – appauvrir les enseignants et autres acteurs de l’éducation. – Quel beau message de valorisation…

On a trouvé de l’agent ($) pour bien payer nos médecins, on a même trouvé un milliard trois cents milles $ pour soutenir les « Bons emplois » chez Bombardier… et on veut gèler les salaires des enseignants… on va les appauvrir.

Je n’ai jamais été fort au niveau de soutenir les syndicats et valoriser les conventions collectives, mais là je trouve que notre gouvernement fait fausse route et il y aura des conséquences sur la réussite de nos jeunes.


Entente de principe du Gouvernement et des syndicats

Extrait du Journal de Montréal (Régys Caron)

Mardi, 15 décembre 2015 11:25 MISE à JOUR Mardi, 15 décembre 2015 15:05

Selon la présidente de la Fédération des syndicats des enseignants (FSE), Josée Scalabrini, La Fédération des syndicats de l’enseignement du Québec estime à une soixantaine de millions $ par année les gains qu’elle a obtenus dans l’entente de principe qu’elle vient de conclure avec le gouvernement.

  • diminution d’un élève par classe de maternelle cinq ans
  • transformation de 400 postes d’enseignants à statut précaire en postes permanents à temps plein.
  • 60 millions liés à cette entente s’ajouteront au plan de réinvestissement de 80 millions (dont 70 millions pour les commissions scolaires) annoncé le mois dernier par le ministre de l’Éducation François Blais.
  • Québec a renoncé à augmenter les ratios maître-élève dans les groupes
  • les budgets voués aux élèves en difficulté ont été maintenus;
  • une bonification de 50% a été accordée à l’enveloppe réservée à l’intégration des élèves en trouble de comportement

 

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