Mes croyances

Les croyances

Une partie de cet article puise dans mon livre : Comprendre l’apprentissage pour mieux éduquer. Une approche psychoéducative. Collection psychoéducation. Béliveau éditeur. 2015.  Le chapitre 8 : L’apprentissage, les valeurs, les croyances et les attitudes. Comprendre l’apprentissage

On ne se rend pas toujours compte à quel point nos croyances, conscientes ou inconscientes à l’instar de nos valeurs, influencent notre façon de vivre, de décider, de se comporter. Comme le mot l’indique, les croyances nous portent à « croire que… », comme si c’était une vérité — cela peut parfois l’être, mais bien souvent cela peut en être loin.

Les croyances sont en lien avec nos valeurs. Parfois il est même difficile de faire la différence entre les valeurs et les croyances. Certains auteurs comme  Rokeach, Ajzen et Fishbein vont considérer les valeurs comme des croyances profondes. Pour ma part, je vois les valeurs comme plus englobantes. Elles intègrent les croyances et les attitudes.

Il faut aussi faire la différence entre une connaissance, un savoir et une croyance. La connaissance et le savoir relèvent du domaine de la cognition et ont pour finalité une recherche de vérité qui s’appuie sur des fondements objectifs, la plupart du temps sur la science. Différemment, la croyance est une certitude subjective dans un domaine donné, parfois fondée sur la connaissance[1], mais parfois aussi considérée comme une vérité sans nécessairement faire l’objet d’une évaluation ou d’une vérification.

Les croyances représentent ce que nous pensons être la vérité. Ce sont des constructions mentales à partir des informations reçues de l’éducation, des expériences que nous vivons et qui nous amènent à penser de façon telle que nous considérons qu’il s’agit de la vérité Certaines croyances sont tout à fait fausses alors que d’autres peuvent être en partie ou en totalité vraies. Il arrive parfois que certaines croyances soient tellement fortes que malgré les preuves scientifiques on ne les abandonne pas.

Les croyances nous servent dans la vie de tous les jours, car on procède régulièrement à des évaluations en faisant des hypothèses sur le résultat de nos actions et en vérifiant si elles sont confirmées ou infirmées. Ces vérifications ne sont pas toujours portées à notre conscience. C’est une forme « d’apprentissage » par l’expérience.

Une autre fonction des croyances est de nous permettre une économie d’énergie en appuyant nos décisions ou nos actes de tous les jours sur ce que nous croyons être vrais, mais sans l’obligation de toujours vérifier. Disons que parfois cela nous joue des tours, mais c’est le prix à payer pour ne pas toujours douter et vérifier.

Mes croyances

Note : cette partie sera en développement. Il pourra s’ajouter des croyances nouvelles et possiblement que certaines croyances disparaîtront… et je crois que c’est normal, car selon moi, nos croyances changent avec le temps, l’expérience, l’âge.

Voici ce que je considère « actuellement – 2015» comme mes principales croyances. Ces croyances sont en évolution et changent avec l’expérience, la réflexion, le vieillissement. (Ajout de croyant novembre 2017)

Pour moi ce que signifie : « je crois que… » « je crois en… »  s’appuie sur mon histoire de vie, mon expérience professionnelle de psychoéducateur et de chercheur universitaire et aussi sur des intuitions, sur des hypothèses. Comme on le définit, les croyances ne sont pas des « Vérités ». Certaines peuvent s’en approcher  si elles sont influencées par la recherche, d’autres peuvent être loin de la vérité. D’une façon ou d’une autre, mes croyances  sont en lien avec mes valeurs et orientent mes attitudes et mes comportements.

Éducation : profession enseignante

  • Je crois que… d’une façon générale, les enseignantes et les enseignants au Québec, sont de bonne foi et se soucient du succès de leurs élèves.
  • Je crois que… au Québec nous ne valorisons pas assez la profession enseignante.
  • Je crois que… la profession enseignante devrait avoir un Ordre professionnel au même titre que les médecins, psychologues, psychoéducateurs. Cet Ordre professionnel favoriserait la valorisation de la profession et jouerait un rôle de surveillance et s’assurerait du perfectionnement continu des enseignants.
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Éducation : réussite éducative et scolaire et prévention du décrochage scolaire 

  • Je crois que…  les trois principaux acteurs qui peuvent faire la différence pour prévenir l’abandon des études, ce sont: le jeune lui-même, ses parents et les enseignants
  • Je crois que... de répondre tôt aux besoins particuliers des élèves en difficulté pour qu’ils réussissent dans les matières de base est l’une des actions les plus importante pour prévenir le décrochage au secondaire. 
  • Je crois que…l’attitude relationnelle enseignant-élève du Je crois en toi est gage de succès  

La culture universitaire

  • Je crois que… la culture universitaire est encore trop influencée par les sciences « purs »  et les méthodes de recherche expérimentale. On valorise trop les publications prestigieuses. Il serait très important de faire une nuance et une grande différence avec les disciplines (sciences humaines) qui forment des professionnels (éducation, psychologie, psychoéducation, etc.). Ces disciplines devraient pouvoir valoriser une recherche axée sur le travail des professionnels.

Vieillissement

  • Je crois que… le vieillissement s’accepte très bien et présente plusieurs avantages… pourvu que les problèmes importants de santé ne viennent pas tout « chambouler ».
  • Je crois… qu’il est possible de se sentir vieux très jeune et de se sentir jeune très vieux…

Jeunesse

  • Je crois que… lorsqu’on est jeune (de 20 à 50 ans), du moins c’est mon expérience, nous avons un mécanisme humain qui nous fait croire que notre vie sera éternelle ou du moins la maladie et la mort … ce sera très loin. On travaille à fond, on se valorise, on a une famille, des enfants, on consomme, on a du plaisir, on a des projets… comme si le temps, la vie étaient sans limites… puis… l’expérience, des événements de la vie (une maladie, la perte d’une amie, de nos parents) vient secouer ce mécanisme de vie éternelle…

Richesse et pauvreté

  • Je crois que… c’est inacceptable qu’il y ait un écart si grand entre les « très riches » et les « très pauvres ».
  • Je crois…qu’on peut s’habituer à être riche, mais qu’on ne s’habitue pas à être pauvre…

Sciences, Religions et Spiritualité

  • Je crois que…l’explication par la science de ce qu’est l’être humain fait référence au paradigme matérialiste et que c’est une grande part de « vérité ». Les neurosciences dévoilent comment la pensée et la conscience sont du ressort du cerveau. Il existe une autre vision qui ne relève pas de la science et du paradigme matérialiste et qui ne peut pas  s’accorder avec la vision matérialiste. C’est une autre dimension avec d’autres lois que celles qu’on connait. Pour l’instant je n’en sait pas plus.

Société

  • Je crois que… que la révolution numérique, technologique avec la robotique, l’Intelligence Artificielle (IA) va transformer notre vécu comme humain et qu’il est temps de voir comment nous allons nous y adapter.

[1] En discutant avec ma collègue et ami Marie-Martine Dimitri, sur le concept de croyance, elle me faisait remarquer  que lorsqu’une croyance s’appuie sur des résultats de recherche (la science),  elle perd alors son statut de croyance et devient une connaissance ou un savoir.  Cette interprétation est à vérifier.

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